Kangaba : Cérémonie de sacrifice pour les victimes de l’éboulement sur le site de Bagama Mining
Kangaba, 04 fév (AMAP) Une cérémonie de sacrifice en hommage aux 12 morts dans l’éboulement survenu, le 29 janvier, sur le site de Bagama Mining, a eu lieu lundi, sous la présidence du préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, et en présence des légitimités traditionnelles de Danga et environs. Le bilan définitif est de 12 morts dont 11 femmes et 01 garçon de 02 ans. Les éléments de la protection civile, en accord avec le service local du Développement social et les bonnes volontés, après trois jours d’efforts, ont décidé d’arrêter les recherches. Les services sociaux ont alerté sur des risques sanitaires, environnementaux, de contaminations du sol, de l’eau et de l’air, sur les lieux de l’éboulement. Pour éviter ces risques, ils ont recommandé de renforcer la surveillance épidémiologique dans la zone, de mettre en place un réseau d’alerte et de renforcer des activités de sensibilisation. Les légitimités traditionnelles de Danga ont formulé des bénédictions et remercié les autorités de la Transition « dont l’appui a permis de faire des sacrifices pour les victimes. » Elles ont, également, prié « pour que de tels sinistres ne se produisent plus. » Pour sa part, le préfet du Cercle de Kangaba a, au nom des autorités nationales, invité les populations et les détenteurs de permis « à travailler dans la légalité en vue d’éviter de telles catastrophes. » SD/MD (AMAP)
Restauration des terres dégradées au Mali : 118 sous-projets signés
Bamako, 30 janv (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a présidé, jeudi, à Bamako, la cérémonie de signature de 118 sous-projets, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRDT-Mali), a constaté l’AMAP. Le PRDT cible les zones stratégiques du Mali comme le delta intérieur du fleuve Niger et le tracé de la Grande muraille verte dans les Régions de Kayes, Kita, Nioro (Ouest), Nara, , Ségou, Mopti, Douentza (Centre) et Koulikoro. C’est une initiative du gouvernement malien avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, qui reflète l’engagement du Mali en faveur de la durabilité environnementale et de la prospérité des communautés locales. Le projet concerne 87 communes bénéficiaires dans ces huit régions ci-dessus citées, d’un coût global de 90 milliards de F Cfa. Selon le général de division Abdoulaye Maiga, ce projet « cadre bien la lettre de cadrage du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, chef de l’État, adressée au gouvernement, à savoir la satisfaction des besoins de la population grâce à une économie forte et résiliente, l’amélioration du système éducatif et l’emploi, notamment l’emploi des jeunes, a fait remarquer le premier ministre. » Il a rappelé que la Muraille verte a pour objectif de réhabiliter environ cent millions d’hectares de terres d’ici 2030 « tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales grâce à la protection de l’eau, la création d’emploi et la préservation de la biodiversité et concerne tous les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). » La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Clara De Sousa, a précisé que ces 118 sous-projets communautaires soutiendront la restauration des paysages du delta intérieur du Niger et de la Grande Muraille verte au Mali, avec des actions telles que la réhabilitation des berges, le reboisement, l’aménagement de terres pour l’agriculture et la création de plans d’eau. Étaient présents le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, et plusieurs autres membres du gouvernement, le coordinateur du PRDT-Mali, Madou Diallo, le maire de la Commune III du district de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo. ST/MD (AMAP)
Kangaba : Une digue a cédé à Danga, aucun bilan pour le moment
Kangaba 30 janvier (AMAP) Une digue a cédé, mercredi, inondant des excavations sur le permis minier de Bagama Mining à Danga, dans la Commune rurale de Nouga, sans qu’il soit possible, pour le moment, d’en établir un bilan exact, a appris l’AMAP. Des femmes venues des villages voisins, qui travaillent quotidiennement dans des excavations faites par des pelleteuses, ont été toutes englouties par les eaux. Les autorités locales, aussitôt informées, ont déployé des équipes sur place pour aider les bonnes volontés à extraire les corps des décombres. Les recherches ont duré toute la journée du mercredi avec 11 pelleteuses sans qu’un seul corps ne soit trouvé. Jeudi matin, très tôt, une forte délégation conduite par le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, s’est rendue sur le lieu de l’accident. La mission du gouverneur a été consternée en voyant l’excavation toujours remplie d’eau boueuse sous laquelle se trouveraient plusieurs corps de femmes. Les recherches sont en cours avec les moyens de bord. Le gouverneur et sa délégation ont rencontré les autorités traditionnelles de Danga. Il leur a,, au nom des autorités du pays, présenté « les condoléances les plus attristées » et remis une enveloppe symbolique de 500 000 francs Cfa. Le chef de village de Danga, a informé le gouverneur de l’absence notée de 05 femmes dans son village. A part cela, aucun autre bilan n’est disponible. Les responsables de Bagama Mining ont donné la certitude au gouverneur de déployer rapidement les grands moyens pour vider l’excavation afin de retrouver tous les corps. Avant de quitter les lieux, le colonel Sanogo a invité les responsables de Bagama Mining à « prendre toutes les dispositions afin d’éviter de telles sinistres. » Il y a, à peine deux mois, un incident s’est produit, dans la même localité, entre les chasseurs et les orpailleurs clandestins faisant plusieurs blessés. SD/MD (AMAP)
Culture : la 12e édition du Festival international du « Didadi » à Bougouni
Bougouni, 25 mai (AMAP) La 12e édition du Festival international du « Didadi », placée sous le thème : « Traditions et cultures dans la consolidation du Mali Kura », a été lancée vendredi, à Bougouni (Sud), par le conseiller aux Affaireséconomiques et financières du gouverneur, Arouna Dembélé, a constaté l’AMAP sur place. « Ce festival installé dans l’agenda culturel du Mali et celle de Bougouni en particulier se donne pour objectif, depuis plus d’une décennie, de promouvoir le développement socio-économique, culturel et touristique de la Région de Bougouni », a rappelé le représentant du maire, Bani Touré a dans son intervention. Pour le directeur du festival, Seydou Coulibaly, le thème de cette année est évocateur et « cadre parfaitement avec la vision des autorités de notre pays. D’autant plus qu’elles ont décrété 2025 Année de la culture. » Il a ensuite dit merci à l’ensemble de la presse nationale audiovisuelle et écrite sans oublier la presse privée et en ligne pour leur « accompagnement inestimable. » M. Coulibaly a ensuite remercié les autorités administratives et politiques, les partenaires, parrain et marraine, le ministère de tutelle de la culture pour leur « accompagnement qui n’a jamais fait défaut. » Quant au Directeur régional de la Culture de Bougouni, M. N’Faly Diallo, il a appelé l’ensemble des acteurs de la Région « à s’approprier ce festival qui est un vrai outil de valorisation de la culture de la Région de Bougouni. » Dans son discours de lancement, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur a dit : « Le Festival Didadi n’est pas seulement une fête, c’est un espace de réflexion, de transmission et de créativité. C’est une tribune qui rassemble des hommes et des femmes de tous horizons pour célébrer l’unité dans la diversité. » Selon Arouna Dembélé, l’évènement « est, également, un outil de rayonnement culturel et économique pour la Région de Bougouni, contribuant au développement local et à la promotion de notre patrimoine à l’échelle internationale. » C’est pourquoi, il a vivement appelé « toutes les forces vives de notre Nation, autorités, partenaires, acteurs culturels et citoyens à s’investir davantage dans la sauvegarde de notre héritage commun. » Les organisateurs ont répondu à quelques questions pour édifier les acteurs culturels et les invités sur les grandes innovations de cette 12e édition. Le Directeur du festival monsieur Seydou Coulibaly a annoncé « l’arrivée de plusieurs grands artistes de notre pays et à l’international et une foire marchande qui offrira aux festivaliers des articles et produits de notre culture authentique. » On a noté la présence du préfet du Cercle de Bougouni, M. Hamadoun Tamboura, des autorités administratives et politiques et des démembrements de la société civile. BHT/MD (AMAP)
Cercle de Nèguèla : Le sous-préfet de Daban, Alassane Ballo, installé
Kati, 25 janv (AMAP) Le tout premier sous-préfet, Alassane Ballo, du nouvel arrondissement de Daban, dans la Commune rurale du même nom, du nouveau Cercle de Nèguèla, Région de Koulikoro, a pris fonction, samedi 25 janvier 2025, lors d’une cérémonie couplée avec l’inauguration de la toute nouvelle sous-préfecture de la localité, a constaté l’AMAP. « Nous veillerons strictement au respect des textes de la République. Pour cela, je réaffirme tout mon engagement à soutenir les initiatives du développement de Daban », a déclaré le nouveau chef de l’exécutif local à Daban, dans son discours de prise de fonction. Alassane Ballo, qui s’est dit honoré par l’accueil de la population, a promis d’être « à l’écoute de ses administrés pour l’objectif commun de développement de la zone. » Le parrain de la cérémonie, Siraba Traoré, a expliqué que le combat mené par leurs ancêtres vient de voir son aboutissement. « Après 91 ans de lutte de nos ancêtres qui se sont battus corps et âmes pour que Daban soit ainsi, aujourd’hui, ce rêve est devenu une réalité », a dit M. Traoré, ancien technicien de l’ORTM installé en Allemagne. Il s’en est réjoui et a dit au sous-préfet : « Vous êtes chez vous ! ». « Soyez donc rassuré que nous vous accompagnerons dans cette mission. Ensemble, si nous nous donnons la main, nous pouvons aller loin », a lancé le parrain de cette cérémonie. De son côté, le maire de la Commune de Daban, M’piè Traoré, a invité les habitants de la zone à soutenir les décisions du nouveau sous-préfet « afin de faire face au développement de leur localité. » Prenant la parole, la présidente des femmes de l’arrondissement de Daban, Mme Fèrè Traoré, s’est félicité « du rapprochement de l’administration des habitants » de la localité. « C’est une nouvelle ère qui souffle à Daban. Nous nourrissons l’espoir que sous-préfet soit un représentant de l’Etat au service de toute la Commune de Daban », a poursuivi Mme Traoré. « Pour leur part, toutes les femmes des dix villages de l’arrondissement seront à l’écoute », a assuré leur présidente. L’événement, sous la présidence du préfet de Néguèla, Ousmane Keita, s’est déroulée en présence des 10 chefs de village de la commune, les maires des autres communes du Cercle de Néguèla, ainsi que de plusieurs notabilités mais aussi des femmes et jeunes de la zone venus apporter tout leur soutien au nouveau sous-préfet. Toute cette cérémonie d’inauguration de la nouvelle sous-préfecture de Daban et de prise de fonction du nouveau sous-préfet, s’est deroulée au son des musiques du terroir dont le Kotè, le Ngousoun et le Tibletiè. ALK/MD (AMAP)
Signature de convention entre la CMDT et la BDM : 150 milliards pour financer la campagne cotonnière 2024-2025
Bamako, 24 janv (AMAP) Une convention d’un montant de 150 milliards de Fcfa a été signée, vendredi, entre le pool bancaire représenté par la Banque de développement du Mali (BDM) et la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), dans un hôtel de la place. Ce financement la disponibilité et la s’est ré5iere 2024-2025: la campagneexibilité des banques partenaires en particulier la BDM dans lma mis permettra à la CMDT, qui table pour la campagne cotonnière 2024-2025 sur une production de 235 992 tonnes de coton graine, d’acheter le coton auprès des producteurs, de l’égrener dans ses usines et de l’acheminer vers les ports pour sa commercialisation sur les marchés internationaux. Dans son intervention, l’Administrateur directeur général de la BDM, Ibrahima N’Diaye, a exprimé au nom du pool bancaire, « l’engagement des établissements financiers dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement de la campagne cotonnière. » M. N’Diaye a aussi souligné que le partenariat de longue date entre la CMDT et la BDM-Sa témoigne d’une franche collaboration fructueuse et efficace, consolidée année après année. De son côté, le Président directeur général de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, s’est réjoui « de la conclusion de cette convention essentielle, à la fois, pour assurer la culture du coton et sa commercialisation » Il a salué « la disponibilité et la flexibilité des banques partenaires, en particulier la BDM, dans la mise à disposition des ressources indispensables à la campagne. La cérémonie de signature qui a rassemblé 13 banques installées au Mali et la BOA BMCE Group Maroc, partenaire stratégique, a été co-présidée par le Président directeur général de la CMDT et l’Administrateur directeur général de la BDM. AMK/MD (AMAP)
La BCEAO ouvre une agence auxiliaire à Kayes (Ouest)
Kayes, 24 janv (AMAP) La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a ouvert, jeudi, une agence auxiliaire à Kayes, dans l’Ouest du Mali afin de booster l’économie dans la capitale de la 1ère région administrative du Mali. Cette agence auxiliaire, qui accompagnera le développement de la région à travers un meilleur soutien à la distribution des services bancaires et la création d’activités et d’emplois directs et indirects, est la quatrième au Mali après celle de Bamako, de Mopti (Centre), Sikasso (Sud). « C’est avec une immense fierté que j’ai procédé à la coupure du ruban symbolique marquant l’inauguration de la quatrième agence de la BCEAO au Mali. L’ouverture de cette agence accompagnera le développement de la région à travers un meilleur soutien à la distribution des services bancaires Elle contribuera à embellir la ville de Kayes et à favoriser l’expansion de toute la région qui connait déjà un regain de vitalité avec la réalisation récente ou en cours d’infrastructures sanitaires, sportives, socio-éducatives, universitaires et de transport », a déclaré le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséini Sano. M. Sanou, qui a présidé l’inauguration avait à ses côtés son homologue de la Côte d’Ivoire, président en exercice du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Adama Coulibaly, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou et le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré. Le ministre malien a invité les institutions financières de la place (banques et structures de microfinance) à bien accompagner les opérateurs économiques de la région en réponse aux besoins des industries minières et culturelles, de l’agriculture et de l’élevage en droite ligne de la Vision du Mali 2063. Alousséini Sanou a rappelé que le gouvernement vient d’adopter les documents prospectifs de la Vision du Mali 2063 et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033 réalisées de façon inclusive. « Pour atteindre les objectifs de cette vision, les chefs d’entreprises opérant dans la région doivent, selon le ministre de l’Économie et des Fiances, poursuivre la définition de projets pertinents qui bénéficieraient d’un accompagnement adéquat de l’État et de financements bancaires appropriés notamment le bénéfice du Dispositif de soutien au financement des PME/PMI de la BCEAO et l’accompagnement des Structures d’appui et d’encadrement (SAE) agréées par elle, à savoir l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), le Bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles (BRMN), le Centre du secteur privé (CSP) et le Réseau malien des petites et moyennes entreprises (REMAP). Selon Jean-Claude Kassi Brou, l’ouverture de l’agence auxiliaire de Kayes s’inscrit dans le cadre du programme d’extension du réseau des agences de la Banque centrale. « L’objectif visé par ce programme est d’accompagner le système bancaire et des Systèmes financiers décentralisés de l’Union monétaire ouest-africaine qui regroupe le Mali, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Togo, le Bénin », a-t-il indiqué. « Le choix de la ville de Kayes, communément appelée cité des Rails, se justifie par les importantes potentialités économiques de la ville et des régions aux alentours. En effet, première région administrative du Mali, avec une superficie de 63 210 km2 et une population de près de 2 millions d’habitants, la Région de Kayes contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 15% environ, avec une prépondérance pour le secteur secondaire (33%)», a dit le gouverneur de la BCEAO. Kayes abrite deux grandes sociétés de production d’or de taille mondiale comme Fékola ou encore le complexe Loulo-Gounkoto. La production d’or de la région s’est élevée à environ 45 tonnes en 2024, soit 79% de la production industrielle du pays. La région compte également trois barrages hydroélectriques sur le fleuve Sénégal (Manantali, Félou et Gouina) qui alimentent en électricité le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. La Région de Kayes reçoit de nombreux flux financiers en provenance de sa diaspora. En moyenne, 28% des migrants internationaux du Mali viennent de la Région de Kayes qui est le premier réceptacle d’envois de fonds (près de 100 milliards de Fcfa par an) et d’nvestissements sociaux de la diaspora malienne. Ces investissements visent notamment des infrastructures socio-sanitaires et économiques qui contribuent à améliorer les conditions de vie de la population. L’écosystème bancaire et financier compte 13 banques et 12 institutions de microfinance qui sont actives dans la région Ouest qui comprend Kayes et les Régions voisines de Nioro et Kita. Dans cette région, on dénombre 37 agences bancaires et 124 agences d’institutions de microfinance, soit un total de 161 agences pour accompagner le financement des activités locales. Après la coupure du ruban symbolique suivie de la remise de la médaille inaugurale au ministre Alousséini Sanou et à d’autres officiels par le gouverneur de la Bceao, les officiels ont visité les locaux de l’imposant bâtiment érigé sur une superficie de 2 hectares. Le public (responsables administratifs et politiques, chefs de services régionaux, cadres d’institutions financières, opérateurs économiques de la place, les légitimités traditionnelles et la société civile) a assisté à une projection vidéo sur la nouvelle agence auxiliaire. BMS/MD (AMAP)
Corruption, enrichissement illicite : L’Etat malien a perdu plus de mille milliards de 2005 à 2019 (Rapports)
Kayes, 23 janv (AMAP) « L’Etat malien a perdu 1 266 milliards de Fcfa à la suite de détournements de derniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillage et de détournements de biens de l’Etat de 2005 à 2019 », d’après des rapports de structures de contrôle, a appris l’AMAP en marge de deux ateliers d’information et de sensibilisation, organisés par l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) les 14 et 15 Janvier 2025 à Kayes (Ouest). Or, d’après le représentant du président de l’OCLEI, Seidina Oumar Diarra, « ce manque à gagner aurait pu servir à financer des projets structurants d’intérêt collectif. » « Ces moyens financiers, spoliés à l’Etat, pouvaient lui permettre de construire 264 hôpitaux de haut standing, 1 767 centres de santé de référence », a-t-il ajouté. Selon une étude de l’OCLEI, publiée en 2021, le niveau de perception de l’amplitude de l’enrichissement illicite est le plus élevé à Kayes avec 50,70%, suivi de Ségou et de Bamako avec respectivement 41,80% et 40,90%. D’où la nécessité pour l’OCLEI d’organiser les 14 et 15 Janvier 2025 deux ateliers d’information et de sensibilisation à Kayes sur la corruption et l’enrichissement illicite. La première session était destinée aux acteurs de l’administration, de la justice et des finances. Tandis que la seconde concernait les collectivités territoriales et la société civile. Le président du Conseil régional de Kayes, Bandiougou Diawara, le représentant de l’OCLEI et le directeur de Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (LUCEG), Dramane Yacouba Diallo, reconnaissent, tous, que la culture d’une conscience collective et citoyenne face aux biens publics est l’une des conditions indispensables à satisfaire pour l’émergence de notre pays. Ces ateliers étaient respectivement présidés par Adama A. Maïga, conseiller aux Affaires économiques du gouverneur de la Région de Kayes, et du président du Conseil régional de Kayes. Les rencontres s’inscrivent dans le cadre des activités d’information, d’éducation et de sensibilisation, initiées par l’OCLEI à travers son pôle « Prévention et Déclaration de biens ». Pour l’organisation de ces deux ateliers, l’OCLEI a bénéficié du soutien du LUCEG, financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par l’ENAP au Mali. Ce projet, d’après son directeur, Dramane Yacouba Diallo, accompagne, dans leurs missions, les efforts des autorités de la Transition, ainsi que ceux de l’OCLEI, du Bureau du vérificateur général (BVG), de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), le Contrôle général des services publics, parmi tant d’autres, L’OCLEI est créé sous la forme d’une autorité administrative indépendante par l’Ordonnance N°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, ratifiée par la Loi n°2016-017 du 9 juin 2016. Elle a pour mission de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l’enrichissement illicite. BMS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du 22 janvier 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 janvier 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret instituant les redevances au titre des prestations de la Direction générale des Transports et de ses services régionaux et subrégionaux. La Direction générale des Transports est chargée d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transports routier, ferroviaire, maritime et fluvial et d’assurer la coordination, le contrôle des services extérieurs, régionaux, subrégionaux, rattachés et des organismes publics et privés qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. Dans le cadre de l’exécution de cette mission, elle est responsable de la délivrance des plaques d’immatriculation, du contrôle technique des véhicules et de la production des documents de transport. Ces prestations engendrent le paiement de redevances par les usagers en échange des services fournis. Les redevances payées par les usagers bénéficiant desdites prestations sont instituées par le Décret n°07-075/P-RM du 08 mars 2007 qui ne prend pas en compte certaines prestations fournies par la Direction générale des Transports. Le projet de décret, adopté, intègre conformément aux nouvelles attributions de la Direction générale des Transports, les prestations fournies sans contrepartie financière et fixe les modalités de leur perception. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère des Transports et des Infrastructures, d’une parcelle de terrain. La parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°8371 du Cercle de Sikasso, sise à Sikasso, Commune urbaine de Sikasso, d’une superficie de 26 ares 63 centiares, est destinée à la construction des bureaux de l’Antenne régionale de l’Agence nationale de la Sécurité routière. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Directeur du Centre d’information gouvernementale du Mali : Monsieur Ibrahima TRAORE, Journaliste-Réalisateur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Directeur général de la Construction citoyenne : Monsieur Lahamiss AG OYATT, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENEURIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Directeur général de l’Institut national d’ingénierie de la formation professionnelle : Monsieur Tidiane Youba DIAKITE, Ingénieur Agronome. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Chef de Cabinet : Monsieur Bréhima dit Féfé KONE, Juriste. – Chargés de mission : Monsieur Soungalo SANOGO, Banquier ; Monsieur Lassine COULIBALY, Banquier ; Monsieur Ibrahim Ahamadou TOURE, Economiste ; Monsieur Aliou AG MOSSA dit INTAGDA, Spécialiste en Relations publiques et Communication ; Madame Tabara KEITA, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur général des Domaines et du Cadastre : Monsieur Hammadoun MAIGA, Ingénieur des Constructions civiles. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution du Conseil communal de la Commune rurale de Yélékébougou, Région de Koulikoro. La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi « Le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle… ». Le Conseil communal de la Commune rurale de Yélékébougou se caractérise depuis un certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi, notamment des morcellements irréguliers du domaine privé de l’Etat, des malversations financières et du non-respect des délais légaux de tenue des sessions budgétaires ayant entrainé la rupture de la fourniture de services sociaux de base aux populations et des troubles graves à l’ordre public. Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été adressée audit Conseil communal. A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, le Conseil communal de la Commune rurale de Yélékébougou est dissout conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des Collectivités territoriales. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres du bilan des activités de la célébration de la 3ème édition de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. Dans le cadre de la célébration de la 3ème édition de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée, plusieurs activités se sont tenues dans les Régions administratives, dans le District de Bamako ainsi que dans les missions diplomatiques et postes consulaires du Mali. La Conférence de clôture de cette 3ème édition, tenue le 18 janvier 2025, a vu la participation des membres du Gouvernement, des présidents de Commissions du Conseil national de Transition, des membres de la haute administration d’Etat, du Haut commandement militaire, des Autorités administratives indépendantes, des Autorités administratives et coutumières de Bamako, des représentants des Organisations de la Société civile, du Secteur privé et de la Presse publique et privée. Le Burkina Faso et le Niger, pays membres de la Confédération des Etats du Sahel, Invités d’Honneur, et les représentants des Communautés africaines vivant au Mali ont également participé à la Conférence de clôture. La célébration de cette Journée a permis de promouvoir nos valeurs positives et patriotiques comme sources de motivation des jeunes générations. Le ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des ministres des conclusions de la rencontre ministérielle de la Confédération
Ségou : les médias et Organisations de la société civile se forment à l’apaisement des tensions sociopolitiques en périodes électorales
Ségou, 22 janv (AMAP) La Maison de la presse, en partenariat avec l’ambassade des États-Unis au Mali, a organisé à l’intention des médias et Organisations de la société civile (OSC) de la région de Ségou, des sessions de formation sur : « Le rôle des médias dans la prévention et l’apaisement des tensions sociopolitiques en périodes électorales », qui s’est tenue du 21 au 22 janvier et sur : « L’éducation aux médias et à l’information », du 23 au 24 janvier. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Ségou, Yamadou Keïta. C’était en présence du maire de la Commune urbaine, Nouhoun Diarra et du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté. Ces sessions de renforcement de capacités interviennent après celles organisées dans la région de Sikasso et dans le District de Bamako. Elles étaient animées par les doyens de la presse, Mahamane Hamèye Cissé et Sadou Abdoulaye Yattara. Ces rencontres visaient à former les journalistes et OSC, notamment les jeunes et les femmes afin de prévenir les conflits liés aux élections et contribuer à l’apaisement du climat politique en période électorale. Dans son intervention, le maire de la commune urbaine de Ségou a salué l’organisation de ses sessions. Nouhoun Diarra a particulièrement remercié le président de Maison de la presse et l’ensemble de ses collaborateurs pour les efforts déployés dans l’amélioration des conditions de travail des professionnels des médias. Quant au président de la Maison de la presse, il a déclaré que ce rendez-vous du donner et du recevoir permettra de renforcer les capacités des acteurs de médias et de la société civile, sur des missions pertinentes qui touchent au processus électoral. Bandiougou Danté a émis le vœu de voir cette formation s’étendre à l’échelle des autres régions du pays avec le soutien des partenaires. Il a enfin invité les hommes de médias au respect des règles d’éthique et de déontologie. De son côté, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Ségou a remercié la Maison de la presse pour le choix porté sur les professionnels des médias et acteurs des organisations de la société civile, notamment les jeunes et les femmes de Ségou pour bénéficier de ces renforcements de compétences. Pour Yamadou Keïta, les deux thématiques choisies pour ces sessions résonnent, profondément avec la situation actuelle de notre pays. Par ailleurs, il a souligné que la formation des journalistes au fact-checking (vérification des faits) et à la méditation sociale, permettent de désamorcer des crises électorales et post-électorales. «Ces thématiques choisies, qui s’inscrivent dans la volonté des professionnels de l’information et de l’espace civique que vous êtes, contribuent à la mise en place d’un environnement médiatique propice au développement harmonieux de la citoyenneté et à la consolidation de la démocratie dans notre pays», a-t-il indiqué. MS/MD (AMAP)

