Forum de Mercy Corps : Tirer profit des bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique

Bamako, 27 juin (AMAP) Des participants venus de plusieurs localités d’intervention du projet « Mercy Corps », ont échangé, pendant trois jours (25, 26 et 27 juin), à Bamako, pour dégager des recommandations sur l’adaptation et la résilience au changement climatique, la mutualisation et l’harmonisation des approches ainsi que les efforts au sein d’une coalition nationale au bénéfice des communautés partenaires. Ces participants de Bamako, Koulikoro, Ségou, San, Koutiala ont recommandé, entre autres, de vulgariser les bonnes pratiques identifiées lors de ce forum, faire des restitutions au sein des différentes organisations et prendre en compte les bonnes pratiques lors de la formulation de nouveaux projets, sensibiliser et informer les jeunes à l’utilisation responsable des ressources naturelles. Lors de la clôture des travaux, vendredi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), la représentante du ministre chargé de la Promotion de la Femme, Mme Bocoum Aoua Guindo, a fait remarquer que les femmes représentent plus de 70% de la main d’œuvre agricole au Mali. « Elle portent une grande part de la production et du travail quotidien dans nos champs, nos marchés et nos familles. Pourtant, alors qu’elles constituent le pilier de notre sécurité alimentaire, moins de 10% d’entre elles ont un accès effectif à la terre, Ce qui freine leur pleine contribution au développement rural, mais aussi à la stabilité et à la paix dans nos communautés », a-t-elle fait remarquer. « La réduction de cette inégalité est, non seulement, une question de justice sociale mais, aussi, un lien central pour prévenir les conflits, renforcer la cohésion et favoriser un développement harmonieux », a averti Mme Bocoum. Elle a également trouvé que les conclusions de ces travaux « confortent dans la conviction que la résilience agricole ne peut se construire sans justice sociale, sans égalité d’opportunités pour les femmes et la jeunesse, sans promotion active de leur leadership. » « A travers les actions du Programme justice et stabilité au Sahel (JASS), grâce à la mobilisation des autorités locales, des commissions foncières et de tous les partenaires, nous voyons des progrès réels », a fait savoir Mme Bocoum Aoua Guindo. Parmi les partenaires, il y a le Royaume Uni dont le représentant de l’ambassadeur, Robert Elsworth, a souligné que le changement climatique est une menace réelle. « Nous repartirons avec des idées concrètes pour une solution durable », a-t-il dit. Ces trois jours ont été consacrés au thème : « Forum de partage de connaissance et bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique. » ST/MD (AMAP)

Sikasso : Journée internationale de la lutte contre la drogue, une grande quantité de drogues incinérée

Sikasso, 26 juin (AMAP) L’Office centrale des stupéfiants (OCS) de Sikasso (Sud) a procédé, le 26 juin dernier, à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les drogues, à l’incinération d’une importante quantité de drogues, d’une valeur de près de 260 millions de francs CFA, saisies dans la Région, a constaté l’AMAP. Les produits incinérés étaient composés de la cocaïne, du cannabis, du tramadol, du diazépam, du rivotril, de l’amphétamine, du rizzila, de la cigarette de contrefaçon, du mirage (serpent), de boissons frelatées et des produits pharmaceutiques contrefaits. Ces produits ont été saisis entre juillet 2022 et juin 2025. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Sikasso, Moussa N’Tji Coulibaly, qui a présidé la cérémonie, s’est réjoui de l’incinération de cette importante quantité de drogue. Il a félicité l’initiative de l’OCS pour le travail realisé dans le cadre la lutte contre le fléau dans la région. « Je profite de l’occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué à la lutte contre le phénomène », a-t-il souligné. S’adressant à la jeunesse, M. Coulibaly l’a prévenu : « Tous ceux qui seront présentés devant la justice pour consommation de drogues feront face à la loi dans toute sa rigueur. » Cette incinération est une manière de montrer à la population le travail titanesque abattu par l’antenne de l’OCS de Sikasso. Ainsi, le chef de l’antenne OCS, le Lt-colonel Tourou Kanouté, a affirmé : « Les produits saisis au cours de nos enquêtes ont été incinérés au vu et au su de tout le monde (population et autorités). » « Ces produits ont été saisis à Sikasso et des localités voisines. Les personnes impliquées ont été arrêtées et mises à la disposition de la justice », a-t-il fait savoir. Le chef de l’antenne OCS de Sikasso a placé la Journée de la lutte contre la drogue sous le signe de la résilience contre ce mal au Mali. Selon lui, il faut intensifier la sensibilisation de la couche juvénile pour qu’elle puisse se retirer des activités liées à la drogue (vente, consommation…). Auparavant, le représentant du maire, Abdramane Sidibé, s’était réjoui de la tenue de l’activité dans sa Commune. Il a remercié l’équipe de OCS pour sa vigilance dans la saisie de ces produits. M. Sidibé a fait remarquer la recrudescence du phénomène. Toute chose qui, selon lui, a été démontré lors de recrutements dans l’Armée. Il a, enfin, appelé les parents et la jeunesse à redoubler de vigilance. Plusieurs autorités ont pris part à la cérémonie AD/MFD/MD (AMAP)

Une quantité importante de produits prohibés incinérés à Kita, lors de la Journée internationale de lutte contre les drogues

Kita, 26 juin (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kita (Ouest), Daouda Maiga, a présidé l’incinération de 8, 516 tonnes de drogues et produits prohibés, estimées à 130 613 200 de Fcfa, lors d’une cérémonie au village de Makodji, dans la Commune rurale de Bendougouba, à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, édition 2025, a constaté l’AMAP. Selon le Lt-colonel Ousmane Mamadou Sissoko, chef de l’antenne régionale de l’Office central des stupéfiants (OCS) de Kita, à l’initiative de l’opération, les stupéfiants inclue de la cocaïne, du chanvre indien, de la Methamphetamine 900 g, des produits pharmaceutiques contrefaits et périmés et d’autres types de drogues, illustrant l’ampleur du trafic illicite à Kita. Ces produits destinés à la consommation et à la commercialisation ont été saisis par les services de contrôle de l’OCS de Kita de la douane, de l’agriculture, du service vétérinaire. Le Lt-colonel Ousmane Mamadou Sissoko a indiqué que les auteurs de ces infractions, au nombre de 57 interpellés, ont été tous présentées devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kita. Sur le site de l’incinération, le substitut du Procureur près le Tribunal de grande instance de Kita, Solo Fatogoma Ouattara, a appelé à « plus d’effort pour éviter à la jeunesse son péril car la nation a beaucoup besoin d’elle pour sa construction. « Le directeur régional de la Douane, Oumar Tangara, dont les services ont été d’un apport important dans les saisies, a abondé dans le même sens. Devant cette importante quantité, le président du Conseil régional de la jeunesse de Kita, Moussa N’Diaye, a qualifié les auteurs de « honte » et a appelé la couche juvénile « a soigner son image. » La présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO). Mme Macalou Aissata Sacko, a aussi exprimé son « désarroi face à ce comportement de la génération actuelle qui se meurt avec la consommations » de toutes sortes de psychotropes . Pour le gouverneur Daouda Maiga, cette destruction de drogues à Makodji, dans la Commune de Bendougouba, à Kita, « constitue un pas important dans la lutte contre le trafic de stupéfiants au Mali. »  « Elle démontre la détermination des autorités à renforcer les efforts pour sécuriser le pays et protéger ses citoyens contre les effets dévastateurs des drogues illicites », a-t-il ajouté. MF/MD (AMAP)              

Journée internationale de lutte contre les drogues :  Plusieurs tonnes de drogue d’une valeur de deux milliards de Fcfa incinérées à Dioila.

Dioila, 26 juin (AMAP)  L’antenne régionale de l’Office central des stupéfiants (OCS) a, au cours de l’année 2024, réalisé a des saisies de plusieurs tonnes de produits stupéfiants et psychotropes prohibés, d’une valeur de deux milliards de Fcfa incinérés, jeudi, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée chaque année le 26 juin, a constaté l’AMAP. En une année de présence à Dioila, l’antenne régionale de OCS a détruit 02 ha de champ de cannabis, saisi 91 briques et 619 doses de skunks, 10,5 boules et 280 doses de kusch, 18 briques et 1 316 doses de chanvre indien, 1 051paquets de rizla, 82 564 comprimés de tramadol, 79 598 comprimés de diazépam, 21 320 comprimés d’éphédrine « 14 », 11 507 cachets de mirage communément appelés « serpent », 1 010 paquets de cigarettes de contrefaçon de marque « SIR », 01 appareil à chicha et 42 tonnes 873 kg de produits pharmaceutiques contrefaits retirés de la circulation. Le capitaine Soma Aboubacar Diarra, chef d’antenne de l’OCS a, au nom de sa hiérarchie, présenté la saisie au gouverneur, accompagné des religieux, des maires, les Forces de défense et de sécurité, la Société civile, les légitimités traditionnelles et les hommes de culture avant l’incinération. Le chef d’antenne a, par la suite, sollicité l’implication et la dénonciation des individus qui se livrent à cette activité malsaine. Quant au gouverneur de Dioila, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly, le Mali a besoin de tous ses jeunes enfants. Elle a. alors, invité « la jeunesse à mener une vie saine sans drogue. » Les chefs religieux, le procureur de la République auprès du Tribunal de Dioila, Sarafilou Coulibaly, le maire de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, tous ont invité les populations « à la vigilance » et  les jeunes à éviter la tentation « car la drogue n’a jamais été la solution à un souci. » La date du 26 juin 2025 célèbre la Journée Internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues dont le thème de la campagne mondiale cette année s’intitule : « L es faits sont là : Investissez dans la prévention » Elle a été mise á profil pour incinérer cette grande saisie afin de sensibiliser davantage la destination finale des produits sur laquelle des gens s’interrogeaient. Le thème national de l’édition 2025, « Prévention et résilience communautaire : un rempart contre la drogue au Mali » est une vision éclairée des autorités du Mali. L’activité s’inscrit dans le cadre du respect de l’article 134 de la Loi sur les stupéfiants qui prévoit la destruction de toutes drogues ou produits prohibés saisis. DF/MD (AMAP)  

Le président Assimi Goïta a regagné Bamako ce vendredi matin

Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Bamako, 27 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, après six jours de visite officielle en Fédération de Russie, a regagné Bamako ce vendredi matin où son avion, a atterri à 9h05, à l’aéroport international Modibo KEITA Senou. Il a été accueilli à sa descente d’avion par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maiga, les présidents d’institutions et les membres du Gouvernement. La visite officielle a permis au président de la Transition d’avoir un tête-à-tête avec son homologue russe Vladimir Poutine. Les rencontres élargies ont permis d’approfondir les discussions sur les voies et moyens d’intensifier la coopération notamment sur le plan économique. Trois accords ont d’ores et déjà été signés sur place dans ce sens. Dans le cadre du renforcement de la coopération économique russo-malienne appelée à être vite hissée au niveau de partenariat militaire, le général d’Armée Assimi Goïta s’est rendu en République du Tatarstan, une composante de la Fédération de Russie. À Kazan, capitale tartare, il a visité des unités industrielles de fabrication d’hélicoptères de type Mi, de véhicules de transports militaires et civils. Le Mali entend tirer tout le bénéfice de l’expertise russe et tartare. Déjà le groupe tartare  Yadran est partenaire stratégique du Mali sur le projet de construction de la Raffinerie d’or. À l’issue de cette visite officielle, le chef de l’Etat s’est entretenu avec la presse nationale sur le bilan général de ce grand rendez-vous diplomatique entre le Mali et son partenaire stratégique russe. AS/MD (AMAP)

Journée internationale de lutte contre la drogue : Plus de 76 Tonnes de stupéfiants incinérées par l’OCS à Dio-Gare

Bamako, 26 juin (AMAP) L’Office central des stupéfiants (OCS) a procédé, jeudi, à l’incinération de plus 76 tonnes de produits stupéfiants à Dio-Gare, dans le Cercle de Kati, près de Bamako, a l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée chaque année le 26 juin, a constaté l’AMAP. Selon le directeur général de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta, « cette année, l’incinération porte sur une grande quantité estimée à plus de 128 tonnes saisies, du 27 juin 2024 à juin 2025, par les antennes OCS Bamako rive droite, gauche, la Cellule aéroportuaire anti-trafic (CATT) ». S’y ajoutent les antennes régionales de Koulikoro, Dïoila, Sikasso, Kita, Douentza et celles de la Police, la Gendarmerie et la Douane nationales et du Conseil régional des ordres des pharmaciens. Pour le District de Bamako seul, a précisé le Colonel-major Keïta, l’opération porte sur 76, 605 tonnes de drogues. Les produits détruits, sont entre autres, de la cocaïne, du cannabis et ses dérivés (hachisch et skunch), des produits pharmaceutiques contrefaits, du crack, du Off d’héroïne, du tramadol, du Diazépam, du prototyde, de l’azote, ainsi que des appareils chicha et des goûts d’arôme. La valeur marchande est estimée à plusieurs dizaines de millards de Fcfa. Cette édition 2025 est placée sous le thème international : « Les faits sont là: Investissez dans la prévention ». Au plan national le thème s’intitule « Prévention et résilience communautaire : un rempart contre la drogue au Mali ». La cérémonie a été présidée par le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta, en présence de la représentante de l’Office des Nations-unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Agaïcha Wallet Ahmadou, du maire de Dio, Daouda Kané, des représentants d’organisations de la société civile engagées dans la lutte contre le fléau. La célébration de cette journée est une occasion de sensibiliser la population mondiale sur les dangers liés à l’abus et au trafic illicite de drogues à travers des campagnes. Elle vise également à alerter le grand public sur les risques liés à la consommation de ces substances nocives afin de renforcer l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues. AT/MD (AMAP)

La Société des mines de Komana veut renforcer le contenu local pour un développement durable

Bamako, 26 juin (AMAP) La Société des mines de Komana (SMK), dans la région de Bougouni (Sud), a organisé, ce jeudi 26 juin à Bamako, un atelier sous le thème « Renforcer la collaboration, la transparence et le contenu local » pour promouvoir l’intégration des entreprises maliennes dans sa chaîne d’approvisionnement. « Nous croyons fermement au développement des fournisseurs locaux et au respect de la politique du contenu local », a déclaré Allen Pereira, responsable régional de la chaîne d’approvisionnement de SMK. L’atelier, qui a réuni des acteurs clés du secteur minier et des Petites et moyennes entreprises (PME), a dévoilé une nouvelle vision de la chaîne d’approvisionnement de SMK, axée sur la fluidité, la résilience et l’utilisation des données pour une croissance durable. Siaka Coulibaly, responsable de la chaîne d’approvisionnement, a souligné l’urgence d’adapter les pratiques face aux évolutions rapides du marché : « Notre chaîne actuelle, bien qu’efficace par le passé, doit évoluer pour répondre aux défis et opportunités d’aujourd’hui. » Un accent particulier a été mis sur le renforcement du contenu local, en ligne avec le Code minier 2023, qui accorde jusqu’à 35 % des parts aux acteurs maliens. En janvier 2025, SMK a signé un accord historique avec le gouvernement malien, établissant des paramètres opérationnels pour un développement durable. Cet accord favorise l’intégration des PME locales via la sous-traitance, créant des emplois et réduisant la dépendance aux importations. Moumine Diabaté, représentant de la Direction nationale des petites et moyennes entreprises, a précisé : « La sous-traitance est un facteur d’intégration dans le système productif, encourageant l’investissement local et la montée en gamme des prestations. » Costa Panidis, directeur général de SMK, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise : « Nous envisageons de travailler avec les fournisseurs locaux pour être en règle avec le contenu local. » L’atelier a également exploré des solutions comme le facturage inversé et le renforcement des capacités des PME en gestion et digitalisation pour maximiser leur compétitivité. En 2023, la mine de Komana a produit 83 965 onces d’or, avec des réserves estimées à 493 000 onces, contribuant significativement à l’économie malienne. SMK ambitionne de créer un centre logistique à Bamako pour servir l’Afrique de l’Ouest, renforçant l’autonomie locale et soutenant les communautés de Bougouni. OS/MD (AMAP)

Campagne agricole 2025 : Des objectifs ambitieux et des conditions prometteuses

Bamako, 26 juin (AMAP) Les objectifs de production du Mali sont fixés à 11,6 millions de tonnes de céréales sur 6,6 millions d’hectares par le ministère de l’Agriculture pour la campagne agricole en 2025 qui démarre dans un contexte jugé favorable à plus d’un titre, a appris, mercredi, l’AMAP de source officielle. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au cours d’une conférence de presse, dans les locaux du département, a fait l’état d’avancement de la campagne, en particulier sur le volet de la production végétale, à la date du 20 juin 2025. En présence du directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba, et du président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré, les échanges avec le ministre de l’Agriculture ont porté sur la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, l’évolution des emblavures, le paiement du coton graine, la situation phytosanitaire, les principales difficultés et les pistes de solutions. La souveraineté alimentaire reste le pilier central de la Politique de développement agricole (PDA). Dans ce cadre, le ministère élabore chaque année, en concertation avec les acteurs du secteur, un plan de campagne consolidé avec des objectifs harmonisés en matière de production céréalière, cotonnière, fruitière et maraîchère. Pour l’année 2025, le plan a été approuvé lors de la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture, tenue le 6 mai dernier. Il prévoit une production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs mesures sont prévues, notamment la mise à disposition d’intrants et d’équipements agricoles subventionnés, le contrôle de qualité des intrants, la protection phytosanitaire renforcée, le paiement du reliquat du coton graine aux producteurs et le maintien du prix d’achat du coton à 300 Fcfa le kilogramme. La subvention des intrants concerne cette année les engrais chimiques et organiques, les semences de maïs hybrides et le biostimulant Ovalis. Deux programmes majeurs soutiennent cet effort. Le Programme de développement de la productivité et de la diversification agricole des zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM) prévoit la mise en place de 10 500 tonnes d’urée, 6 000 tonnes de DAP (Di-amoniaque phosphate) et 5 043 tonnes de NPK pour un montant total de 9,83 milliards de Fcfa. À la date du 20 juin, 6 095 tonnes, soit 28,3 %, ont déjà été livrées. Le Programme d’urgence pour la production agricole de saison sèche et d’atténuation des effets de l’insécurité alimentaire (PUPSAN) prévoit, quant à lui, 1 335 tonnes d’urée, 200 tonnes de DAP et 684 tonnes de NPK pour un coût de 1,2 milliard de Fcfa. Pour accompagner cet effort, le gouvernement a inscrit 17,6 milliards de Fcfa dans la Loi de finances 2025 pour soutenir la subvention des intrants dans les zones hors coton. Pour les zones cotonnières, l’enveloppe s’élève à 35 milliards de Fcfa. «  21 453 tonnes d’engrais minéraux sont déjà acquises via un projet financé par la Banque mondiale. À cela s’ajoutent 1.335 tonnes attendues d’un autre programme et plus de 12.100 tonnes sur le budget national. Les livraisons sont en cours, et l’ensemble devrait être disponible au plus tard le 10 juillet », a annoncé le directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba. Concernant la pluviométrie, le ministre Kelema a indiqué que les pluies sont normales à excédentaires dans la plupart des zones agricoles, hormis le Centre, le Nord et certaines localités de l’Ouest (Kayes) où elles restent déficitaires. Comparées à la même période en 2024, les précipitations sont généralement supérieures, sauf dans des zones localisées comme Gao (Nord), Mopti (Centre) et le sud de Kayes (Ouest). Le niveau des eaux est aussi en progression, avec des niveaux supérieurs à ceux enregistrés l’an dernier à la même période. Les semis sont en cours, grâce aux pluies déjà enregistrées. Pour le riz, 49 280,5 hectares sont emblavés contre 47 760 ha en 2024, sur un objectif de 912 442 ha, soit un taux de réalisation de 5,4 %. Pour les céréales sèches (maïs, sorgho, mil, fonio), 307 663,75 ha sont emblavés contre 259 596 ha à la même période l’année dernière. Pour les légumineuses, 33 211,5 ha sont déjà semés sur les 535 782,65 ha prévus pour l’arachide et 3 530,75 ha sur les 494 173,98 ha pour le niébé. Le sésame enregistre 41 ha sur 104 829,15 ha prévus et le soja, 3 377 ha sur 37 512,5 ha attendus. Selon le ministre Kelema, la situation phytosanitaire reste calme. Parmi les difficultés, on note l’insécurité dans certaines zones de production, le retard dans l’approvisionnement en intrants dans le système coton et le retard dans le paiement du coton graine. Le ministre a toutefois assuré que des mesures sont en cours pour résoudre ces problèmes. « La campagne agricole 2025 se poursuit dans de bonnes conditions, avec une pluviométrie globalement favorable et des emblavures en progression comparée à 2024 », a-t-il résumé. Concernant la campagne cotonnière, le PDG de la Compagnie malienne de developpment des textiles (CMDT), Dr Kouloumégué Dembélé, s’est montré confiant. Il a indiqué que les emblavures prévues sont de 672 000 ha, dont 255 548 ha déjà réalisés, soit 38,03 %, un taux supérieur à celui de 2024 (28,90 % à la même date). Il a rappelé qu’en 2024, les semis avaient dû se poursuivre au-delà du 20 juillet en raison du retard pluviométrique. Sur la question du paiement du coton graine, il a signalé que 63,88 % des paiements ont été effectués, contre 63,38 % à la même date l’an dernier. Le paiement complet a été bouclé le 30 août 2024. Cette année, il espère clore les paiements dès la première semaine de juillet. Concernant la livraison des intrants, Dr Kouloumégué Dembélé a indiqué que le taux de livraison pour les engrais minéraux est de 43,23 % pour le complexe coton, 38,93 % pour le complexe céréales et 19,89 % pour l’urée. Des difficultés logistiques persistent, notamment liées à l’insécurité et aux restrictions de circulation des camions transportant les engrais, nécessitant des escortes. Ces

Bandiagara : Une trentaine de sous-projets soumis au Comité régional d’analyse des sous projets du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel

Bandiagara, 26 juin (AMAP) Un total de 33 sous-projets dont 6 avec fiche, entrant dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et du commerce ont été soumis à la deuxième session du Comité régional d’analyse des sous projets (CRAP),  tenue, jeudi, à Bandiagara, dans le cadre du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel (PCRSS), a constaté l’AMAP. Cette session analysera, aussi, 27 sous-projets simples d’hydraulique, tirés des Plans de développement communal (PDC) de Bandiagara, Dimbal Habé, Kani Bonzon, Koro, Kendié, Madougou, Wadouba et Youdiou. Le gouverneur de la Région de Bandiagara (Centre), le colonel major Olivier Diassana, qui a présidé la session, a, dans son discours d’ouverture, félicité les participants pour la tenue de la première session du CRAP le 12 juin 2025. Celle-ci s’est soldée par des résultats encourageants, présentés au Comité national de validation des sous-projets Pour cette deuxième session, il les a exhortés « à apporter leur expertise, en engageant des échanges fructueux afin d’améliorer les conditions de réalisation et d’exploitation des sous-projets au profit des communautés bénéficiaires. » Cette rencontre passe en revue ces deux catégories de sous-projets communautaires, en s’appuyant sur l’expertise des services techniques et la connaissance des sites par les bénéficiaires. Cette initiative, portée par le département chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, est porteuse d’une stratégie nationale visant à renforcer la résilience des populations affectées par la crise, tout en luttant efficacement contre la pauvreté et le chômage. La spécificité de ce projet réside dans le fait que ce sont les communautés elles-mêmes qui sont placées au cœur de cette initiative.. Après les mots de bienvenue du 1er adjoint au maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Youssoufi Tembely, le chef de l’antenne régionale du PCRSS de Bandiagara, Mahamane Touré, a remercié les participants dont la présence « témoigne de l’importance qu’ils accordent à cette réunion. » OG/MD (AMAP)

Bamako : Clôture des États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille

Bamako, 25 juin (AMAP) Les États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille, qui a eu lieu, au gouvernorat du district de Bamako du 23, 24 et 25 juin 2025, se sont achevés, ce mercredi, sur plusieurs propositions et recommandations en faveur de l’amélioration des conditions de la femme, de l’enfant et de la famille. Pendant trois jours de concertations, les participants, repartis en cinq groupes de travail sur cinq axes et thématiques, ont travaillé sur la gouvernance le genre et l’autonomisation ; la protection et la promotion de l’enfant ; la promotion de la famille ; les violences faites aux femmes et aux filles ; et des questions transversales. Selon la directrice régionale de la Femme, de l’Enfant et de la Famille du district de Bamako, Mme Traoré Djelika Coulibaly, ces propositions et recommandations sont, entre autres, faire l’état des lieux des conditions de la protection de l’enfant ; le diagnostic de la participation de l’enfant et de l’autonomisation de la fille ; le cadre législatif et réglementaire, institutionnel, socio culturel et économique des violences basées sur le genre ; la problématique de la prise en charge des violences basées sur le genre, formuler des recommandations afin de garantir la mise en œuvre efficace des actions. « Durant 72 heures, par le concours d’éminents experts, des présidents et rapporteurs et à travers des discussions en travaux de groupes et en plénière, vous venez d’explorer les cinq axes ou thématiques des États Généraux en faisant un diagnostic minutieux des problèmes en lien avec la situation de la femme, de l’enfant et de la famille », a dit le gouverneur, Abdoulaye Coulibaly. « Les interventions enregistrées en séance plénière et en Groupes de travail ont permis de formuler un certain nombre de propositions spécifiques relatives à l’amélioration de la situation de la femme, de l’enfant et de la famille au Mali, d’une manière générale et dans le District de Bamako, en particulier », a ajouté le gouverneur qui a présidé la cérémonie de clôture de l’atelier. Sans doute, « ces trois jours de travaux n’ont pas été suffisants pour épuiser l’ensemble des sujets en débat, encore moins pour écouter tous les participants qui auraient souhaité apporter plus de contributions à ces assises », a relevé Abdoulaye Coulibaly. Il a assuré que le rapport de l’atelier, « qui a mis en évidence un grand nombre d’aspirations des femmes (…), sera transmis à qui de droit pour la phase nationale. » Étaient présent la présidente de la Commission nationale d’organisation, Mme Sina Demba, les représentants des structures techniques, des organisations de la Société civile, les autorités et légitimités traditionnelles, des sous-préfets du district de Bamako. ST/MD (AMAP)