Le préfet de Ouélessébougou célèbre l’Aïd El Fitr avec les forces vives et appelle à la solidarité

Ouélessébougou, 2 avr (AMAP) Le préfet du cercle de Ouélessébougou, Moussa Sagara, a présidé, ce mercredi 2 avril 2025, une cérémonie de présentation des vœux, à l’occasion de l’Aïd El Fitr, qui s’est tenue dans la salle de délibération de la mairie. L’événement, destiné à promouvoir la paix, le pardon et le vivre-ensemble au sein des populations locales, a réuni des représentants de l’État, des Forces de défense et de sécurité (FDS), des leaders religieux, des services techniques, ainsi que des acteurs de la société civile, notamment la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et la jeunesse. Dans son discours, M. Sagara a remercié les participants pour leur mobilisation, soulignant que cette rencontre est devenue une tradition après les fêtes religieuses. Il a présenté ses vœux de prospérité, imploré le pardon des uns et des autres et salué le patriotisme des commerçants locaux qui ont stabilisé les prix des produits de première nécessité durant le Ramadan. Il a également évoqué les initiatives gouvernementales, telles que le soutien aux personnes vulnérables et déplacées, ainsi que les fonds issus des taxes sur les télécommunications, appelant la population à en comprendre l’esprit et à les soutenir. Il y a eu plusieurs intervenants dont le maire, Bakary Samaké, et le représentant du chef de village, Daba Samaké, qui ont ouvert la cérémonie, en adressant leurs vœux. Le Dr Abdrahamane Dicko, médecin-chef du district sanitaire, a exprimé des souhaits de bonne santé au nom des services techniques. Le sous-lieutenant Modibo Koné, commandant de la brigade de gendarmerie, a insisté sur la nécessité du soutien populaire aux FDS, tandis que Mme Kontao Aminata Fofana, présidente de la CAFO, a salué cette initiative de communion. Le préfet a conclu en rendant hommage aux efforts des FDS et en encourageant une collaboration étroite pour relever les défis du cercle, malgré sa récente création. La cérémonie s’est achevée par une prière et des bénédictions de l’imam Mory Doumbia. AC/OS/MD (AMAP)

𝐆𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐧𝐝𝐚𝐩𝐞́, près de B𝐚𝐟𝐨𝐮𝐥𝐚𝐛𝐞́ : U𝐧 𝐛𝐢𝐯𝐨𝐮𝐚𝐜 𝐛𝐫𝐮̂𝐥𝐞́.

𝐁𝐚𝐟𝐨𝐮𝐥𝐚𝐛𝐞́, 2 avr (AMAP) U𝐧 𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐝𝐢𝐞 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞̀𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐛𝐫𝐮̂𝐥𝐞́ 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐢𝐥𝐥𝐨𝐭𝐞𝐬 d’un 𝐛𝐢𝐯𝐨𝐮𝐚𝐜, 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 à 𝐆𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐧𝐝𝐚𝐩𝐞́, 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐧𝐠𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐤𝐢𝐥𝐨𝐦𝐞̀𝐭𝐫𝐞𝐬 au Nord de 𝐝𝐞 𝐥𝐚 C𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐮𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐟𝐨𝐮𝐥𝐚𝐛𝐞́, a appris l’AMAP. 𝐏𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐨𝐝𝐞 𝐬𝐞̀𝐜𝐡𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐝𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐫𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐭𝐬 dans la zone, notamment  dans les infrastructures  𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞s ou les domiciles d’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬. D𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 Ce𝐫𝐜𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐚𝐟𝐨𝐮𝐥𝐚𝐛𝐞́, 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 un 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭 général, s𝐢 𝐜𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐬𝐞𝐬 𝐝’𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐞𝐧𝐬e𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐛𝐫𝐮̂𝐥𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞𝐬, 𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐡𝐚𝐧𝐠𝐚𝐫𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬. BM/MD (AMAP)

Un drone des FAMa s’est écrasé près de Tin-Zawatene (Communiqué de l’état-major des Armées)

Bamako, 1er avr (AMAP) Un aéronef sans pilote appartenant aux Forces armées maliennes (FAMa) s’est écrasé, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, à proximité de Tin-Zawatene, dans la Région de Kidal (Nord), annonce, mardi, l’état-major général des Armées, dans un communiqué. « L’appareil était en mission ordinaire de surveillance du territoire, dans le cadre des opérations de sécurisation des personnes et des biens », dit le communiqué. Il « a impacté une zone non habitée. Les dispositifs et protocoles de sécurité ont permis d’empêcher toute explosion de l’armement embarqué. La chute de l’appareil n’a causé aucun dommage aux personnes et aux biens au sol », assure l’etat-major « Une enquête a immédiatement été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cet événement, identifier les causes et déterminer les responsabilités éventuelles. L’opinion sera tenue régulièrement informée des résultats de l’enquête », poursuit le communiqué de l’état-major général des Armées. L’état-major général des Armées rassure les populations que cet événement « n’aura aucun impact sur la volonté et la capacité des FAMa à assurer leurs nobles missions de protection du Mali et des Maliens. » ST/MD (AMAP)  

Mali-Guinée : Interdiction de transhumance à partir du 15 avril

Bamako, 1er avr (AMAP) Le gouverneur de Kankan, le colonel Moussa Condé, a instruit aux préfets de sa juridiction, de prendre les dispositions nécessaires pour faire partir les animaux maliens du territoire guinéen, a appris l’AMAP dans une lettre en date du 28 mars 2025 et signée du colonel Condé. « Tous les animaux surtout Zébus maliens doivent quitter d’ici mardi, le 15 avril 2025, délai de risquer », indique la lettre adressée aux préfets de Kankan, Kouroussa, Kérouané, Mandiana et Siguiri. Et de poursuivre : « en cas de récidive, le coupable s’exposera à des sanctions plus sévères ». Dans le cadre des clauses de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Guinée et le Mali ont ratifé un protocole Inter-état pour réglementer la transhumance. « Ce protocole est mis en cause compte tenu des difficultés rencontrées de part et d’autre », affirme le colonel Moussa Condé. En conséquence, le gouverneur de Kankan instruit aux Préfets « de l’interdiction formelle de toutes opérations de transhumance jusqu’à nouvel ordre ». OS/MD (AMAP) .

Des organisations de la presse malienne dénoncent un appel à candidature « controversé » de l’Autorité de régulation (Communiqué)

Bamako, 1er avr (AMAP) Des organisations professionnelles de la presse s’élèvent contre un appel à candidature de la Haute autorité de la communication (HAC) pour attribuer 113 fréquences radios et 15 autorisations de télévisions, annoncent-elles dans un communiqué daté du 1er avril 2025. Elles expriment « leur vive inquiétude  » après la publication, dans la presse et sur les réseaux sociaux, d’un appel à candidature de la HAC qui s’appuie sur des arrêtés interministériels portés par l’instance de régulation, que les organisations rejettent « catégoriquement et contestent avec vigueur. » Malgré des discussions engagées avec le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances, dans le but de trouver une solution consensuelle, aucune avancée notable n’a été enregistrée, selon  les auteurs du communiqué. Les organisations soulignent avoir été avec leurs faitières, également reçues par le Premier ministre, chef du gouvernement, pour évoquer la question. Cependant, la HAC persiste dans une posture de « mépris habituel envers les médias », faisant fi des échanges tenus et en lançant précipitamment cet appel à candidature pour l’acquisition de services privés de communication, selon les organisations professionnelles qui dénoncent cette attitude Face à cette escalade, elles en appellent aux autorités nationales pour qu’elles assument leurs responsabilités et mettent fin aux agissements d’une HAC jugée « rétrograde. » Selon elles, « ces agissements remettent en cause tous les acquis issus de la bonne collaboration entre l’équipe sortante et les organisations professionnelles de la presse. » Les organisations réaffirment leur engagement indéfectible à défendre les intérêts vitaux des médias, garants d’une information libre et indépendante, essentielle à un Mali stable, sécurisé et en paix. OS/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 28 mars 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 28 mars 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à une nomination ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement du Projet d’Appui pour la Sécurité de l’Eau au Mali, signé à Bamako, le 07 février 2025, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 92 millions 200 mille euros, soit 60 milliards 479 millions 235 mille 400 francs CFA. Le Projet, objet du présent financement, porte sur la construction de systèmes d’alimentation en eau dans les centres urbains et secondaires avec des forages, des stations de pompage, des réservoirs d’eau, des réseaux de distribution, des branchements sociaux et des bornes fontaines, l’achat d’équipements de détection et de gestion de fuites d’eau et du réseau de distribution pour accroître l’accès à un approvisionnement amélioré en eau potable et renforcer la conservation des sources d’eau dans les localités concernées. Il couvre les villes de Bamako, Bafoulabé/Mahina, San, Dioïla et Ouéléssebougou. La Paierie générale du Trésor a été créée par l’Ordonnance n°02-032/P-RM du 04 mars 2002 avec pour mission l’exécution des dépenses ordonnancées et sans ordonnancement préalable de l’ordonnateur principal, des ordonnateurs secondaires ministériels du budget national, l’exécution des recettes et des dépenses des comptes spéciaux, la centralisation et l’intégration des opérations des postes comptables des Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par le Décret n°02-130/P-RM du 15 mars 2002 et le Décret n°02-236/P-RM du 10 mai 2002. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement de l’administration publique et à la non prise en compte des innovations introduites par les normes communautaires et internationales en matière de comptabilité publique. Par ailleurs, l’étude diagnostique réalisée par le Ministère de l’Economie et des Finances courant 2022 a recommandé la réorganisation de la Paierie générale du Trésor par la création des Paieries spécialisées du Trésor auxquelles une partie de ses missions sera confiée en vue d’une déconcentration progressive de la fonction comptable et de son désengorgement. Les projets de texte, adoptés, créent sous forme de services rattachés à la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique des Paieries spécialisées du Trésor avec pour mission d’exécuter les dépenses, au titre du budget de l’Etat, des budgets annexes et des comptes d’affectation spéciale d’une ou plusieurs Institutions et d’un ou plusieurs départements ministériels ou de tout autre démembrement de l’Etat qui lui sont confiées. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique des Paieries spécialisées du Trésor. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur général de l’Administration des Biens de l’Etat : Monsieur Ousmane Christian DIARRA, Administrateur civil/Membre du Corps préfectoral. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la Journée mondiale de l’Eau, édition 2025. A l’instar de la communauté internationale, le Mali célèbre, le 22 mars de chaque année, la « Journée mondiale de l’Eau » à travers des actions d’information, de sensibilisation, de diffusion de documentaires, d’organisation de conférences et d’expositions en mettant l’accent sur l’importance de la gestion durable des ressources en eau. Au plan international, le thème de cette année était : « La préservation des glaciers ». Il s’inscrit dans le cadre de l’Année internationale de la préservation des glaciers, proclamée par les Nations unies pour sensibiliser sur l’importance cruciale des glaciers dans la régulation du climat global et leur influence directe sur le cycle de l’Eau. Les thèmes nationaux retenus pour l’édition 2025, étaient : « Effets de la fonte des glaciers sur le cycle de l’eau au Mali » et « Problématique de la pollution des cours d’eau au Mali : causes, conséquences, mesures prises et perspectives ». La Journée mondiale de l’Eau a été l’occasion de rappeler que la préservation de nos ressources en eau est une responsabilité collective nécessitant des actions concertées pour une gestion durable et inclusive. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres : a. du démarrage de la seconde phase des opérations de collecte du Recensement général Agricole. Les opérations de collecte dans le cadre du Recensement général Agricole ont débuté dans la plupart des régions à partir du 15 juillet 2024 et se sont étendues sur quatre mois. Durant cette période, les agents ont procédé au dénombrement des exploitations et entreprises Agricoles, des effectifs du cheptel sédentaire, transhumant et nomade, des équipements et infrastructures Agricoles, des sites horticoles et des campements de pêche/d’aquaculture et leur géoréférencement. A la date du 04 février 2025, les principaux résultats portent sur un total de 28 866 sections d’énumération ou zones de dénombrement parmi lesquelles 21 218 soit 73,5% ont été touchées. En prélude de cette seconde phase, des rencontres régionales se sont tenues en vue de faire l’état d’exécution des activités du Recensement, d’échanger sur les difficultés rencontrées et de proposer des solutions pour la poursuite de la collecte. La seconde phase des opérations de collecte démarrera le 07 avril 2025. du processus de fusion-absorption de la Compagnie

Tominian/Fangasso : Pour renforcer les capacités des humanitaires locaux dans des situations d’urgence

Tominian, 28 mar (AMAP) Le Projet de renforcement des acteurs humanitaires locaux, en tant que répondants de première ligne dans les Cercles de Tominian et de Fangasso, dans la Région de San, d’un coût de 775 669 153 Fcfa, pour une durée de 18 mois, soit d’octobre 2024 à juin 2026, a été lancé le 18 mars 2025, lors d’un atelier, dans la salle de réunion de la mairie de la Commune rurale de Tominian. Les résultats attendus de cet atelier qui est mis en œuvre par les ONG Adventist Developement Relief Agency (ADRA Mali) et Association de formation et d’appui au développement (AFAD) sont : autorités administratives, locales, coutumières, les services techniques et les acteurs locaux sont informés sur le projet ; les interventions prévues et les approches de mise en œuvre dans le cadre du projet sont partagées avec les parties prenantes pour une meilleure appropriation et accompagnement ; les autorités administratives, locales, coutumières, les services techniques et les acteurs locaux sont mobilisés pour la mise en œuvre effective du projet. Le directeur national d’ADRA Mali, Kouassi Dido Fabrice, au nom des deux ONG, a dit que le projet financé par le Ministère allemand des Affaires étrangères, German Federal Foreign Office (GFFO), vient en soutien au projet Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) Humanitaire, Développement, Paix (Nexus) Adventis Developement Relief Agency Burkina Faso et le Mali (BFA) financé par le BMZ, en cours d’exécution dans les Cercles de Tominian et Fangasso. Selon lui, il vise à renforcer le pouvoir d’action des femmes, des filles, des garçons et des personnes ayant des besoins spécifiques vivant dans les zones de crise du Burkina Faso, du Mali et du Mozambique. Ainsi, ils pourront « participer activement à la prise de décisions concernant des mesures d’alerte précoce inclusives et équitables grâce à des interventions ciblées dans les domaines de la réduction des risques de catastrophe (RRC), de la sécurité alimentaire et de l’eau, l’assainissement, et l’hygiène (WASH) ». Dans son discours, le préfet du Cercle de Mandiakuy, Kalifala Coulibaly, intérimaire au préfet du Cercle de Tominian, qui a présidé le lancement du projet, dira que « les Cercles de Tominian et Fangasso font face à des défis multiples qui mettent à l’épreuve la résilience des populations. » « Et face à ces enjeux, il est impératif de renforcer la capacité des acteurs locaux qui sont les premiers à intervenir en situation d’urgence. C’est dans cet esprit que ce projet a été conçu pour outiller nos organisations locales, renforcer leurs capacités d’intervention et leur permettre d’agir efficacement en première ligne aux côtés des décideurs », a-t-il indiqué. Avant de déclarer le projet lancé, le préfet Coulibaly a remercié tous ceux qui ont contribué à la conception de ce projet, notamment les partenaires « ADRA Allemagne, ADRA Mali et l’ONG AFAD. Par la même occasion, il a tenu à remercier le Ministère allemand des Affaires étrangères (German Federal Foriegn Office (GFFO). Ont pris part à cette cérémonie : le représentant du préfet du Cercle de Fangasso, le commissaire de police Dramane Sery, les sous-préfets des arrondissements de Koula, Timissa, Fangasso, Tominian, les maires des Communes rurales de Tominian, Fangasso, Koula, Lanfiala, Timissa, les représentants des services techniques comme le service local de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, du Développement social et de l’Economie solidaire, le Plan et les Statistiques et le Centre de santé de référence (CSRéf). Tout comme le 1er adjoint au maire de la Commune rurale de Tominian, Esdras Keïta, du maire de la Commune rurale de Koula, Rémy Coulibaly, président de l’Association des Municipalités du cercle de Tominian, du Directeur exécutif de l’ONG Association de formation et d’appui au développement (AFAD), Ahmed Sékou Diallo. Les représentants de plusieurs autres organisations communautaires de bases (OCB) étaient également présents, à savoir des personnes âgées, des personnes vivants avec un handicap, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et le Conseil communal de la jeunesse de Tominian. ST/MD (AMAP)

Ségou : Helen Keller international vole à nouveau au secours des victimes des inondations de Bla

Dans le cadre de son projet Transforming Lives Through Nutrition (Transformer les vies à travers la nutrition, TLTN), Helen Keller international vient de remettre des kits de première nécessité en soutien aux victimes de l’inondation de Bla. La cérémonie de remise s’est déroulée le jeudi 27 mars à Bla dans la région de Ségou sous la présidence représentant du sous-préfet, Emmanuel Baya. C’était en présence du coordinateur du Projet Transforming lives, Ousmane Camara, du 3ème adjoint au maire de Bla, Birama Ouologuem du directeur régional du Développement social et de l’Economie solidaire de Ségou Dramane Coulibaly, des responsables des services techniques de l’Etat et des bénéficiaires. Financé par Last Day Saint Church (LDSC) le don d’une valeur marchande d’environs 10 millions était composé de riz, de mil, de sucre, d’huile et de kits sanitaires, nattes, couvertures, ensemble ustensiles de cuisine, sel, moustiquaire, bâche. Courant le mois de juillet 2024, la ville de Bla, l’un des districts sanitaires d’intervention de Helen Keller International a été victime d’inondations. Ces catastrophes naturelles ont causé des dégâts considérables (effondrement de maisons infrastructures, pertes de bétails destruction de vivres), laissant plusieurs familles dans une situation désespérée. Les bénéficiaires au nombre de 80, touchés par ces inondations vivent des dons des partenaires, du gouvernement et de quelques particuliers. Les conditions d’hygiène sont précaires en raison de la rareté de l’eau potable et des installations sanitaires infectées ou insalubres. C’est suite à une évaluation en partenariat avec les services techniques et en réponse aux victimes touchés par l’inondation que Helen Keller International à travers le programme Transformer des vies par la nutrition (TLTN) a décidé d’apporter ce soutien aux sinistrés. Le coordinateur du projet TLTN a précisé que cette donation à l’endroit des victimes de l’inondation de Bla s’inscrit en ligne droite de la vision de Helen Keller, à savoir porter assistance aux communautés. Ousmane Camara a rappelé que dès les premiers instants de ces catastrophes naturelles Helen Keller International a dépêché une équipe qui a porté assistance au CSREF de Bla qui était durement touché. D’autres actions ont également suivi en toute modestie dans ce district bénéficiaire du projet TLTL. Au nom de la directrice de Helen Keller International, il a remercié les différentes autorités, les services les bénéficiaires pour leur accompagnement pour la réussite de cette cérémonie. Le directeur régional du Développement social et de l’Economie solidaire a, au nom de toutes les autorités de la région de Ségou, remercié HKI pour ce geste qui leur va droit au cœur : « En plus que tout ce qu’il fait surtout dans l’amélioration de la santé nutritionnelle de la population, HKI vient de prouver une fois encore, qu’il intervient aussi dans l’humanitaire » a-t-il-dit. Dramane Coulibaly a invité les bénéficiaires à utiliser à bon escient ces dons rassurant que les services techniques veilleront à cela. Au nom des bénéficiaires Siaka Samaké a joint sa voix à celle du maire et du Chef de village pour remercier HKI pour ce geste qui vient à nommer en cette veille de la fête : « Nous nous réjouissons à plus d’un titre de cette donation. Nous remercions HKI pour ce geste qui nous enlève une épine des pieds » a-t-il-confié. Pour rappel, le projet Transforming Lives Nutrition (Transformer les vies à travers la nutrition) pour la promotion de la nutrition maternelle infantile, financé par Helen Keller International (HKI) en partenariat avec d’autres ONGs, s’inscrit dans le cadre de la stratégie de HKI d’améliorer la nutrition en générale et particulièrement celle des femmes et des enfants. Il s’agit de sauver et transformer des vies grâce à une bonne nutrition à travers cinq interventions essentielles : la nutrition prénatale avec la supplémentation en micronutriments multiples des femmes enceintes ; l’administration de la vitamine A et le traitement vermifuge ; l’alimentation complémentaire des enfants ; l’allaitement maternel et la prise en charge et la prévention de la malnutrition aiguë et stratégie de changement de comportement pour soutenir et améliorer l’allaitement maternel. La phase III en cours dans notre pays s’étend du 01 Mai 2024 au 30 Avril 2025. Elle intervient après les résultats satisfaisants de la phase I et II du projet et concerne les régions de Kayes (District sanitaire de Kayes et Bafoulabé), Koulikoro (District sanitaire de Fana et Banamba). Aminata Dindi SISSOKO AMAP-Ségou  

Culture : « la Résidence  » de Gourma Rharous, un symbole et une œuvre architecturale, en péril  

Par Mohamed GAKOU Gourma Rharous, 28 mar (AMAP) La Résidence, comme son nom l’indique, est le bâtiment où tous les commandants de Cercle de Gourma Rharous (dans le Nord du Mali) logent, depuis la création de la circonscription, le 26 décembre 1926, jusque vers le début des années quatre-vingt-dix qui marque le début de la deuxième rébellion armée. C’est à partir de cette époque que commence le déclin de ce majestueux bâtiment qui, comme une armoirie, symbolise le cercle de Gourma Rharous, aux yeux des populations locales. Elle est l’une des principales curiosités touristiques du cercle, à cause de l’originalité de son architecture et de sa position géographique dignes d’un palais. Dépêché par sa hiérarchie, le capitaine Gaston Mourgues quitte Hombori, accompagné par une importante suite, composé de gardes cercle, porteurs, cuisiniers, maçons, menuisiers, etc. Le but de sa mission était de sécuriser le trafic fluvial, sur un important tronçon situé entre Gao et Tombouctou (Nord). Le courrier postal et toutes les autres embarcations qui pratiquent ce trajet sont fréquemment attaqués par des bandits qui sévissent depuis la rive gauche du fleuve. Après moult bivouacs sur différents sites en bordure du fleuve, il jette son dévolu sur l’actuel place de la ville de Rharous. Le cercle de Gourma Rharous naît donc, le jour de son arrivée sur ces lieux, dans l’après-midi du 26 décembre 1926. Il débute et termine les travaux de sa résidence en 1927. Elle est bâtie sur un promontoire sablonneux qui culmine à 30 mètres, au-dessus des eaux bleues-turquoises du fleuve Niger, dans lesquelles, elle se mire. À cette hauteur, on a une vue panoramique de 30 kilomètres à la ronde. Le choix de ce lieu n’est pas fortuit, puisque que le capitaine Mourgues est topographe de l’armée coloniale française. Cette position stratégique permet de sécuriser une grande partie de la bande du fleuve. Le bâtiment est coiffé de deux tours rectangulaires qui jouent le rôle de miradors. Dans l’intervalle de son édification en 1927, à l’année 1973, la Résidence a subi plusieurs aménagements intérieurs et extérieurs. Le bâtiment initial a été construit avec des matériaux locaux à base d’argile. Les briques de la structure ont été confectionnées avec de l’argile tirée du lit du fleuve, connue pour sa résistance à l’eau. La même matière a servi d’enduit pour recouvrir les murs intérieurs. Quant au crépissage (revêtement) des murs extérieurs et l’adhérence des briques de la structure, il a été fait avec du pisé, un mélange d’argile et de paille finement coupée et modérément imbibé d’eau. Plus tard, les murs extérieurs du bâtiment seront couverts par une terre rare, poudreuse et compacte, de couleur ocre presque phosphorescente, appelée « terre de Bourem », exploitée uniquement, dans la localité du même nom. Celle-ci donne aux murs un aspect esthétique très attirant et visible de loin. MERVEILLE D’ARCHITECTURE – La partie du bâtiment qui fait face au fleuve a été aménagée en jardin, prolongé par une série d’escaliers qui descendent en pente douce jusqu’aux abords du rivage. Ce jardin est planté d’une multitude d’arbres, arbustes et fleurs exotiques, ramenés par le maître des lieux : orangers, citronniers, bananiers, palmiers nains de méditerranée, nefliers du Japon, diverses variétés de rosiers et de fougères, bégonias, frangipaniers et hibiscus (source : Archives du cercle). Malheureusement toutes ces plantes sont depuis détruits qui faisaient de ce jardin une véritable œuvre d’art, que les autochtones aimaient bien venir contempler à distance et en sentir les effluves. En 1973, le commandant de Cercle, Modibo Sidibé, apporta à la Résidence, sa dernière rénovation. Il fit recouvrir entièrement les murs du bâtiment, avec de la brique cuite, donnant à celui-ci plus de prestance. Ce bâtiment colossal et majestueux incarne aux yeux des populations locales, la force et la beauté. Semblable à un vaisseau échoué sur le sable, la perception de l’architecture du bâtiment, donne plusieurs impressions, selon l’angle sous lequel, on l’observe. De face, avec ses deux tours et ses murs crénelés, il ressemble à un château Périgourdin. De profil, il fait penser à un palais mauresque de l’Atlas marocain. Aucun étranger de passage dans la ville, ne peut rester de marbre, devant la beauté de cette impressionnante œuvre architecturale. Hélas ! Son déclin débute au début des années quatre-vingt-dix, suite à l’éclatement de la deuxième rébellion armée qui amena les locataires du lieu à ne plus en faire usage, au profit d’un modeste bâtiment en béton construit par l’Etat, à quelques mètres de là, et qui fait désormais, office de résidence préfectorale. LENTE DEGRADATION – Depuis cette funeste époque, commence la décrépitude de ce vénérable « monument », qui n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, sous le regard indifférent des décideurs locaux. Selon un témoignage recueilli auprès d’un ancien dignitaire politique local, sous le couvert de l’anonymat, « En son temps, la coopération allemande, à travers la GTZ, a proposé de réhabiliter le bâtiment mais, hélas, des voix contraires se sont levées et finalement, les fonds destinés à ce projet, ont été dirigés vers d’autres infrastructures de moindre importance ». Une chose est sûre, le déclin de ce symbole fait mal à l’habitant lambda impuissant. Mais, chacun y va de son rêve de voir renaître un jour ce trésor commun. Un acteur culturel local trouve que c’est un lieu idéal pour organiser des festivals et d’autres grandes manifestations culturelles. Un professeur du lycée public de Rharous y voit un musée, un espace de créations artistiques ou une résidence d’écriture. En privé, d’autres trouvent que le lieu peut être transformé en établissement hôtelier, quand le tourisme connaîtra de meilleurs jours. L’idée de porter à l’attention du département chargé de la Culture, l’état avancé de décrépitude de ce joyau architectural est portée par plusieurs acteurs de la société civile, sans que cela ne se concrétise. Pour l’instant, du haut de sa splendeur d’antan, la Résidence semble toiser la ville, s’effondrant chaque jour, un peu plus. Peut-être que, dans l’avenir, comme le sphinx, la Résidence renaîtra de ses décombres. MG/MD (AMAP)    

Plus de 1 800 migrants maliens expulsés de Mauritanie dans des conditions inhumaine (ministre)

Bamako, 27 mar (AMAP) Les migrants maliens déjà rapatriés de la Mauritanie sont, à ce jour, au nombre de plus de 1 800 dont 1 578 sur le site de Kayes (Ouest) et plus de 560 sur le site de Nioro, a révélé, mercredi, à Bamako, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher Ag Attaher, qui intervenait lors d’un point de presse au Centre d’information gouvernemental du Mali (CIGMA), pour partager l’évolution de la situation de ses compatriotes expulsés de la Mauritanie, a assuré que le gouvernement a pris « les mesures dès le début des évènements pour la protection et l’accompagnement des ressortissants maliens. » Il a ajoute que  ces mesures « seront renforcées en vue d’apporter un soutien humanitaire à travers notamment une assistance matérielle et financière aux compatriotes en difficulté ». Le ministre a rappelé que Bamako a fait un communiqué pour s’indigner de la situation. Dans le même communiqué le gouvernement du Mali dit suivre « avec une attention particulière ces évènements (…) dénonce avec la dernière rigueur les traitements subis par (ses) ressortissants en Mauritanie ». Selon ce communiqué, « le gouvernement du Mali regrette les conditions d’arrestation en violation flagrante des droits humains et des droits des migrants en particulier, invite les autorités mauritaniennes à la retenue et rappelle à la cessation immédiate des violences à l’endroit des ressortissants maliens ». Le chef du département en charge des Maliens de l’extérieur avait effectué une mission dans la Région de Kayes (Ouest) accompagné de son cabinet, le président de la Commission des Maliens établis à l’extérieur du Conseil national de la Transition (CNT), Aboubacar Koné  et le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla, pour exprimer  l’accompagnement du gouvernement du Mali aux expulsés. ST/MD (AMAP)