Gounzourey : Mobilisation générale pour réparer la route Gao-Wabaria
Bamako, 6 avr (AMAP) La population et les bonnes volontés des environs de la Commune rurale de Gounzourey, dans le cercle de Gao (Nord) ont répondu favorablement, dimanche, à l’appel à mobilisation générale du maire, Abdoul Kader Inoussa Maiga, pour réparer la route reliant Gao à Wabaria, gravement endommagée par les eaux, a appris l’AMAP de source officielle. « Cette voie, devenue difficile et dangereuse, nécessite une intervention rapide » soutient le maire, selon qui, tout le monde compte sur l’Etat. « Toutefois, nous avons décidé de réhabiliter cette route gravement endommagée et emportée par les eaux, rendant son utilisation difficile et dangereuse pour les usagers », a dit M. Maiga. Par ailleurs, il rappelle que cette route est empruntée par les Forcés armées maliennes pour assurer « leurs missions régaliennes de sécurisation. » Le coordinateur régional de Alafia TV, Abdoul Nassir Idrissa, a répondu à l’appel du maire. « La communauté se mobilise avec ses propres moyens bien que rudimentaires. La digue a cédé et en cette période de décrue, c’est le moment idéal pour effectuer ces travaux intenses » a-t-il dit. La réparation de la route est présentée comme une priorité pour désenclaver la zone et sécuriser les déplacements. Cette mobilisation fait suite à l’appel lancé par le maire de la commune rurale de Gounzourey invitant « tous les habitants de la commune et les communautés voisines à se joindre à cette initiative citoyenne pour restaurer cette voie essentielle à la circulation et à la vie économique. » OS/MD (AMAP)
Finale du tournoi féminin inter-écoles de Ouélessébougou : L’école fondamentale de Mana remporte la première édition
Ouélessébougou, 05 avr (AMAP) L’équipe de Mana s’est imposée, samedi, sur un score de 4 à 0, aux tirs aux buts, à l’école fondamentale de Seguessona, en finale de la compétition féminine organisée à travers « Girl project » de l’ONG Mali Rising Foundation, sur le terrain de football de la mission catholique de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP, Pour cette première édition, à l’issue d’un match bien tendu, les deux sélections ont réalisé un nul vierge, zéro but partout. C’est donc à la série des penalties que le sort de la rencontre s’est décidé. Les objectifs de ce tournoi, en collaboration avec « For a Better Tomorrow » et le bureau du sous district de sport de Ouélessébougou, sont d’initier les filles à l’esprit de leadership féminin et au travail d’équipe, renforcer la confiance en soi chez les jeunes apprenantes, avoir une bonne santé mentale et physique et les maintenir à l’école jusqu’à l’obtention du Diplôme d’étude fondamental (DEF). Cet événement a réuni les responsables scolaires, les élus locaux, et les représentants de l’ONG donatrice, sous la présidence de la sous-préfète centrale de Ouélessébougou, Mme Mounkoro Koura Koné. Mme Koniké Mariam Diawaram 3ème adjointe au maire, dans ses mots de remerciements, a salué l’initiative de l’ONG d’avoir organisé « un événement sportif favorisant l’intégration des jeunes filles, reconnaissant leurs efforts et accompagnements en faveur de l’éducation, dans la commune de Ouélessébougou. » « L’ONG Mali Rising Foundation, seule, a construit plus d’une dizaine d’écoles dans notre commune », a-t-elle fait savoir. Pour sa part, la coordinatrice du projet des filles, Mme Hindaty Traoré, s’est réjouie de l’implication des partenaires « pour la réussite de cette première édition », et a félicité l’équipe gagnante, tout en encourageant la perdante. Mme Traoré a exprimé sa volonté « d’accompagner toutes initiatives allant dans le sens du maintien des jeunes filles à l’école. » Quant à la sous-préfète centrale, Mme Mounkoro, elle a félicité Mali Rising Foundation pour la bonne organisation de cette compétition, et assuré de « l’accompagnement de l’administration pour la cause des enfants. » « Bien que le sport soit un facteur de distraction, j’invite également les filles à étudier pour assurer la relève de demain », a-t-elle conclu. La remise du trophée et des médailles aux deux équipes finalistes a mis fin à la rencontre. AC/MD (AMAP)
Mali : frappes aériennes contre des regroupements terroristes dans plusieurs régions
Bamako, 6 avr (AMAP) L’état-major général des Armées a annoncé, dans un communiqué publié le 6 avril 2025, de plusieurs opérations aériennes d’envergure menées le 4 avril 2025 dans différentes régions du Mali, dans le cadre de la surveillance de l’espace de la Confédération des États du Sahel de l’Alliance des États du Sahel (AES). Selon la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), ces actions visaient « à neutraliser » des regroupements terroristes identifiés. À Hourara, dans le Gourma (Nord), des vecteurs aériens de la Confédération « ont été déployés pour vérifier des informations faisant état d’un regroupement de terroristes. » « Une observation prolongée a permis de confirmer ces renseignements », aboutissant à des frappes qui ont neutralisé plusieurs terroristes et détruit leurs moyens logistiques, précise le communiqué. Le même jour, une quinzaine de refuges terroristes ont été détruits dans les forêts proches des localités de Nouh-Bozo, Diafarabé, Diohou et Mamba, provoquant d’importantes explosions. Par ailleurs, dans la région de Sikasso (Sud), des frappes ont ciblé et détruit plusieurs refuges dans la forêt de Farako. Le communiqué précise: « les opérations de recherche et de neutralisation des terroristes se poursuivront sur l’ensemble du territoire malien. » OS/MD (AMAP)
Kayes : Démarrage du Concours direct de recrutement dans la fonction publique de l’Etat
Kayes, 4 avr (AMAP) Les épreuves du concours direct de recrutement dans la Fonction publique de l’État ont commencé pour les 1 913 candidats de cette année, ce samedi 5 avril 2025 Lycée Dougokolo Konaré de Kayes (LDKK), a constaté l’AMAP. Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade de Moussa Soumaré, s’est rendu dans ce centre d’examen pour ouvrir la 1ère enveloppe contenant les sujets. Le gouverneur a donné des conseils aux postulants, tout en les invitant à travailler et à compter sur eux-mêmes. Toutes les filières n’étaient pas concernées par cette compétition. Des titulaires du Brevet de Technicien, spécialité chef de chantier, ont vu leurs dossiers rejetés pour non-conformité de diplômes. Ces diplômés de l’Institut de formation professionnelle industrielle (IFPI) avaient dessin-bâtiment, une spécialité qui s’apparente à celle de chef chantier, compte tenu des similitudes entre les matières. BMS/MD (AMAP)
Concours de la Fonction publique : plus de 50 000 postulants pour 773 postes à Bamako
Bamako, 05 avril (AMAP) Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, a lancé, ce samedi 05 avril 2025, au Lycée Askia Mohamed, les épreuves des concours directs, au titre de l’exercice 2024, de recrutement dans la Fonction publique de l’État de 57 910 postulants pour 773 postes à pouvoir, a constaté l’AMAP sur place. Pour le Centre Askia Mohamed où le concours est lancé, par Le ministre Fassoun Coulibaly accompagné de son collègue chargé de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et du gouverneur du District de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, les candidats inscrits sont au nombre 57 909 répartis entre 124 spécialités. Au nombre de 1.735, les candidats des corps de l’Agriculture et du Génie sont répartis entre les 36 salles du lycée Askia Mohamed. Pour cette année, ces concours se poursuivront jusqu’au 26 avril prochain à Bamako et dans les régions de Kayes (Ouest), Sikasso (Sud), Ségou, Mopti (Centre), Gao et Tombouctou (Nord). Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a affirmé que son département « a engagé des réformes portant sur la codification des copies de concours et le changement des choix des sujets. » Cela, dans le but d’assurer le bon déroulement des concours dans de bonnes conditions et permettre à ce que les candidats aient confiance en eux-mêmes. » Fassoun Coulibaly a promis que les concours seront transparents comme l’année précédente. Il a souligné que le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta insiste sur l’égalité de chances des citoyens devant l’emploi public. « Nous pouvons effectivement dire que le concours de la Fonction publique a un nouveau visage », a affirmé le chef du département en charge de la Fonction publique. OD/MD (AMAP)
Mali : L’anesthésiste Broulaye Samaké en liberté provisoire
Bamako, 3 avr (AMAP) Le Pr Broulaye Samaké, anesthésiste-réanimateur, a été placé en liberté provisoire ce jeudi 3 avril 2025, selon une source syndicale du Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré. « Nous avons reçu dans la matinée un appel des autorités nous informant qu’il est libre », a indiqué cette source, précisant que son jugement est fixé au 24 avril prochain. Le médecin était détenu à la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako depuis plusieurs jours, accusé d’être impliqué dans un litige foncier l’opposant à un officier de l’armée. \ Cette incarcération avait déclenché une forte mobilisation des professionnels de la santé. Le Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF), ainsi que le personnel du CHU Gabriel Touré, avaient suspendu toutes nouvelles admissions de patients dans les hôpitaux du pays, à partir du 28 mars, suivis par les comités syndicaux de l’Hôpital du Mali dès le 1er avril à 12h00. Cette libération provisoire apaise temporairement les tensions entre les autorités judiciaires et le corps médical qui dénonçait une injustice. Le Pr Amadou Maiga, secrétaire général du syndicat du CHU Gabriel Touré, a rapporté que « le préfet de Kati a présenté ses excuses, qualifiant l’incident d’erreur administrative. » OS/MD (AMAP)
Grève au Lycée public de Niamakoro : les syndicats dénoncent des conditions de travail intenables
Bamako, 3 avr (AMAP) Les syndicats de la Synergie locale du Lycée public de Niamakoro (L. Niama), signataires de l’accord du 15 octobre 2016, ont annoncé un arrêt de travail à compter de mardi 2 avril 2025, pour protester contre les conditions de fonctionnement jugées « désastreuses » de l’établissement, a appris l’AMAP auprès du syndicat. Cette décision, prise « en toute responsabilité », vise à obtenir des solutions concrètes aux nombreux problèmes qui paralysent l’école depuis près de quatre ans, selon la même source. Le principal motif de cette grève, qui ne concerne que Bamako, est le manque criard d’infrastructures. Avec un effectif d’environ 2 000 élèves, le lycée souffre d’une pénurie récurrente de salles de classe et de tables-bancs, obligeant certains apprenants à errer entre les salles dans l’espoir de trouver une place. « Cette situation perturbe gravement le déroulement des cours. À cela s’ajoute une insalubrité record, des salles non électrifiées – mettant en danger la santé des élèves et des professeurs, surtout en période de forte chaleur – et un forage en panne, privant l’établissement d’eau potable », indiquent nos sources. Les conditions de travail des enseignants ne sont pas en reste. La salle des professeurs, qualifiée de « taudis », manque de chaises, tandis que les toilettes, en état de délabrement avancé, sont inutilisables. Par ailleurs, les syndicats déplorent une quasi-absence de l’administration, notamment de la comptabilité, ainsi qu’un déficit chronique de matériels pédagogiques adéquats. Face à cette « impasse sans précédent », les syndicats exigent des mesures immédiates et conditionnent la reprise des activités à la satisfaction totale de leurs revendications. OS/MD (AMAP)
Banques : Le Syndicat menace d’une grève de 72 heures à partir du 17 avril 2025
Bamako, le 03 avr (AMAP) Le Bureau exécutif du Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers, microfinances, entreprises pétrolières et commerces du Mali (SYNABEF) a lancé un préavis de grève de 72 heures, à partir du 17 avril 2025, reconductible à 120 heures, du 22 au 26 avril 2025, a appris, mercredi, l’AMAP de source syndicale Dans une lettre datée du même jour, adressée au directeur national du travail, signée par son secrétaire général, Hamadoun Bah, le SYNABEF énumère 15 points de revendication dont « la relaxe immédiate et l’abandon des poursuites à l’encontre des camarades Biram Diop et Alassane Touré d’Ecobank-Mali, placés sous mandat de dépôt « pour avoir agi conformément aux procédures et à la réglementation bancaire ». « Faute d’avoir satisfaction entière aux doléances, le SYNABEF observera une grève de 72 heures reconductible à 120 heures sur toute l’étendue du territoire national », prévient Hamadoun Bah dans sa lettre. On rappelle que les deux cadres d’Ecobank-Mali sont incarcérés depuis quelques semaines pour « leur implication présumée dans une affaire de malversation financière » liée à la Société énergie du Mali (EDM). OD/MD (AMAP)
Mali : 40 journalistes formés à Bamako sur la communication en temps de crise dans le cadre du PAFEEM
Bamako, 3 avr (AMAP) Un atelier de deux jours s’est ouvert ce jeudi à Bamako pour renforcer les compétences de 40 journalistes en communication de crise, une initiative de l’UNICEF dans le cadre de la Composante 3 du Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), sous le leadership du ministère de l’Économie et des Finances. Cet atelier est la première d’une série de quatre visant à former 140 journalistes à Bamako, Mopti, Tombouctou et Gao. Le PAFEEM, structuré en cinq composantes, cible notamment les femmes et les jeunes des régions Centre et Nord à travers des Activités génératrices de revenus (AGR) et des Travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre (TP-HIMO). Il est financé par la Banque mondiale à hauteur de 60 millions de dollars US (environ 35 milliards FCFA), à travers un prêt (50 %) et un don (50 %) depuis avril 2021. Lors de l’ouverture, Alssouna Barry, représentant de la Coordinatrice du PAFEEM, a souligné le rôle clé des journalistes. « Votre présence est essentielle pour une communication alignée sur les objectifs du projet, qui soutient l’inclusion financière, le financement des micro-entreprises et la création d’emplois », a-t-il dit. Le Représentant adjoint par intérim de l’UNICEF au Mali, Thierno Abdoul Bah, a insisté sur l’enjeu de la communication en période de crise en déclarant : « Dans un monde interconnecté, elle peut faire la différence entre paix et conflit. Les journalistes sont des sentinelles et des bâtisseurs de ponts. » Il a précisé que la formation vise à doter les participants d’outils pour une communication sensible au conflit, un usage responsable des réseaux sociaux et la promotion du vivre-ensemble. Animé par des experts de la Haute autorité de communication (HAC), de la Maison de la presse et de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), l’atelier aborde la vérification de l’information et la mise en place de cellules locales de communication de crise. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités maliennes de renforcer la cohésion sociale et l’information des populations dans un contexte de crise humanitaire et sécuritaire prolongée. OS/MD (AMAP)
Réactions après l’enlèvement du préfet et de son chauffeur sur l’axe Ansongo-Gao
Ansongo, 3 avr (AMAP) Ce matin du 2 avril 2025, un nouvel incident sécuritaire a frappé le cercle d’Ansongo, dans le Nord du Mali. Le préfet Ahmed Ag Aklini et son chauffeur, Attafa Haidara, ont été enlevés par des hommes armés non identifiés alors qu’ils se rendaient à Gao, le chef-lieu de Région. L’enlèvement a eu lieu aux environs de 8 heures, entre les villages de Nonia et Dawoga, sur l’axe en direction de Gao. Cette information a été confirmée par des sources officielles contactées par la rédaction de Radio Coton FM d’Ansongo. L’axe Ansongo-Gao, souvent qualifié de « route de tous les dangers » par les usagers, est régulièrement le théâtre d’incidents sécuritaires. Ce n’est pas la première fois que des personnalités publiques d’Ansongo sont ciblées. Il y a à peine cinq mois, le Commandant de la brigade de la gendarmerie d’Ansongo avait été victime d’une tentative similaire alors qu’il transportait un prisonnier à Gao. Heureusement, il n’avait pas été identifié par les assaillants. CHOC – Pour l’heure, aucune revendication n’a été formulée. L’identité des assaillants reste inconnue. Les forces de défense et de sécurité ont immédiatement engagé des poursuites pour tenter de retrouver les victimes. Cependant, au moment de la rédaction de cet article, le préfet et son chauffeur n’ont pas encore été localisés. Cet énième incident met en lumière l’urgence de renforcer la sécurité sur cet axe routier vital pour les activités socioéconomiques de la région. Une synergie d’actions et des mesures concrètes sont nécessaires pour protéger les usagers et prévenir de tels drames à l’avenir. La nouvelle de cet enlèvement a plongé Ansongo dans la consternation. La veille encore, le préfet Ahmed Ag Aklini formulait ses vœux de bonne fête à l’occasion de l’Eid El Fitr sur les ondes de Radio Coton FM. Connu pour son humilité, sa courtoisie et son dévouement, il est très apprécié de la population. Les habitants prient pour son retour sain et sauf, ainsi que celui de son chauffeur. Cet incident tragique rappelle une fois de plus les défis sécuritaires auxquels la région est confrontée et l’importance d’une mobilisation collective pour y faire face. (AMAP) avec Coton infos

