Décentralisation : Le Comité de transfert de compétences et de ressources de l’État aux collectivités fait le point

Bamako, le 17 juil (AMAP) Le Comité de transfert de compétences et de ressources de l’État aux collectivités tient, du 17 au 18 juillet, à Bamako, sa première session, pour l’exercice de 2025, au cours de laquelle les participants examineront et procéderont à la validation technique des avant-projets de décrets fixant le détail des compétences de l’État aux collectivités territoriales, a constaté l’AMAP. Cette réunion statutaire regroupe les 19 Cellules d’appui à la décentralisation et à la déconcentration (CADD) des différents secteurs de compétence. Il s’agit de voir, pour chaque domaine, l’état de mise en application des 21 décrets adoptés par le gouvernement qui déterminent les compétences que l’État a transférées aux collectivités territoriales. Le Directeur général des collectivités territoriales, Abdrhamane Cissé, a rappelé que le gouvernement a initié, à partir de 2023, une réforme importante qui aide la réorganisation administrative et territoriale. « Il est important, deux ans après, selon lui, de se retrouver pour voir ensemble les projets de décret élaborés afin d’apprécier les niveaux appropriés pour lesquels les transferts ont été affiliés. » « Ces transferts auront pour incidence des missions opérationnelles qui vont être réalisées par les collectivités territoriales, des services qui vont être rendus aux populations », a expliqué M. Cissé. A titre d’exemple, il a cité, dans le domaine de la santé, le Centre de santé de référence (CSRéf), qui était géré par le Cercle, sera désormais soit transféré à la Commune, soit à la Région. Il s’agit d’acter ces transferts pour que le citoyen sache à qui s’adresser pour l’ensemble des 21 domaines transférés aux collectivités. Le représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Brahima Coulibaly, s’est réjoui des progrès réalisés, ces dernières années, dans la mise en oeuvre de la réforme et des résultats obtenus. OD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 16 juillet 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 16 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des ministres a adopté : un projet de décret portant institution et règlementation de la carte nationale d’identité biométrique ; un projet de décret portant institution du passeport national. En vue d’assurer la libre circulation des personnes dans le contexte sécuritaire du Sahel, les Chefs d’Etat des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel ont décidé de l’harmonisation des spécifications techniques des documents de voyage et d’identité dans l’espace confédéral. A la suite de la validation des spécifications techniques harmonisées par les ministres chargés de la Sécurité du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le 22 novembre 2024 à Bamako, le Président de la Confédération des Etats du Sahel a institué, par Décisions en date du 18 avril 2025, un document de voyage de la Confédération des Etats du Sahel dénommé «e-passeport AES» et une Carte d’Identité de la Confédération des Etats du Sahel dénommée «Carte d’Identité biométrique AES». Les documents de voyage et d’identité AES sont conformes aux normes de l’Organisation de l’Aviation civile internationale en matière de documents d’identité et de voyage. L’harmonisation des spécifications techniques des documents de voyage et d’identité permet de prendre en compte, dans le contrat de concession qui sera conclu pour la fabrication du passeport et de la carte d’identité nationale, les éléments graphiques liés à la Confédération AES. Les projets de décret, adoptés, permettront de mettre des documents de voyage et d’identité sécurisés à la disposition des populations en vue d’améliorer le contrôle de la libre circulation des personnes et d’assurer une meilleure traçabilité des mouvements des populations. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Bamako, le 20 février 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds africain de Développement, relatif au financement de la phase 2 du Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel. Par cet Accord, le Fonds africain de Développement consent au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 25 millions d’Unités de Compte, soit 21 milliards 340 millions 500 mille francs CFA environ. La mise en œuvre du Programme, objet du présent financement, permettra d’accroître durablement les revenus tirés des chaînes de valeurs agro-sylvo-pastorales et halieutiques, de renforcer les capacités adaptatives des populations par une meilleure maîtrise des risques climatiques et de contribuer à l’atténuation des effets du changement climatique. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret portant affectation au Ministère des Transports et des Infrastructures, des parcelles de terrain, objet des Titres fonciers n°10342 du Cercle de Kayes, n°1309 du Cercle de Sikasso, n°209 du Cercle de Ségou, n°341 du Cercle de Tombouctou et n°2612 du Cercle de Gao. Les parcelles de terrain, de superficies respectives de 31 ares 98 centiares sise à Kayes, de 78 ares 48 centiares sise à Sikasso, de 11 ares 49 centiares sise à Ségou, de 44 ares 54 centiares sise à Tombouctou et de 1 hectare 17 ares 99 centiares sise à Gao abritent les services de l’Institut géographique du Mali. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION, DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION Membre du Conseil de l’Autorité malienne de régulation, des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes, chargé des Technologies de l’Information et de la Communication: Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Spécialiste en Régulation numérique. Membre du Conseil de l’Autorité malienne de régulation, des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes, chargé des questions juridiques : Monsieur Issiaka ALHABIBOU, Juriste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative au document de Politique nationale de Sécurité et Santé au Travail et son Plan d’actions 2025-2029. La Sécurité et Santé au Travail est considérée comme un droit humain fondamental, un facteur d’amélioration des conditions de travail permettant de stimuler la compétitivité des entreprises et celle de l’économie nationale. Pour faire face au défi de la Sécurité et Santé au Travail, le Gouvernement a adopté, dès les premières années de notre accession à l’indépendance, la Loi n°62-67/AN-RM du 09 août 1962 portant Code du Travail en République du Mali et la Loi n°62-68/AN-RM du 09 août 1962 portant Code de Prévoyance sociale en République du Mali. L’application de ces textes a permis de réduire le taux des accidents de travail et maladies professionnelles et d’améliorer leur prise en charge. Cependant, plusieurs facteurs, dont les progrès technologiques, ont progressivement transformé le monde du travail en favorisant l’émergence de nouveaux risques tout en cristallisant les risques existants. Pour renforcer la prévention des risques professionnels et améliorer le cadre juridique de la protection des travailleurs, le Gouvernement a adopté plusieurs autres textes législatifs et ratifié la Convention n°155 de l’Organisation Internationale du Travail sur la Sécurité et Santé au Travail et le Protocole 2002 relatif à ladite Convention qui fait obligation à chaque Etat partie d’élaborer une Politique nationale de Sécurité et Santé au Travail. Le Gouvernement, pour satisfaire cette obligation et faire face aux déficits du travail décent en tout genre, a élaboré la Politique nationale de Sécurité

Urgent :  Des obus et un drone kamikaze lancés en direction du second Camp militaire de Goundam (Nord)

Goundam, 15 juil (AMAP) Des individus non identifiés ont lancé, mardi, entre 19h-19h30, des obus et un drone kamikaze en direction du second Camp militaire de Goundam (Nord), situé à cinq kilomètres de la ville, sur la route de Tonka, selon des sources locales. Selon nos informations, le drone kamikaze a été abattu par Forces armées maliennes (FAMa), et aucun des obus n’a atteint le Camp. Actuellement, les FAMa intensifient les patrouilles à travers la ville et en périphéries. Un grand silence couvre la ville. Toute la population reste terrée dans les habitations. AAT/MD (AMAP)

Tenenkou : C’est reparti pour la campagne agricole 2025-2026 !

Tenenkou, 15 juil (AMAP) Les paysans de Tenenkou (Centre) ont repris le chemin des champs pour une nouvelle campagne 2025-26 qu’ils espèrent plus concluante que celle de l’année dernière, 2024-2025, en demi-teinte, marquée par une récolte mitigée due aux fortes pluies et des inondations de milliers de parcelles dans le Cercle, a constaté l’AMAP. Le Cercle de Tenenkou, zone Aaro pastorale par excellence, dispose de milliers d’hectares cultivables et le ton de l’année, comme le disent les anciens, dépend du succès de la campagne agricole, Celle-ci, à son tour, est tributaire de la bonne volonté du ciel. Le riz et le mil sont les cultures phares dans cette zone inondée du delta intérieur du fleuve Niger qui dispose aussi d’une zone exondée dans une partie des Communes de Diaka, Sougoulbé et Diafarabé où le mil est principalement cultivé. Dans le casier rizicole de Tenenkou qui compte plus de 4 000 hectares, le démarrage de la campagne agricole est jugé « poussif », selon le chef du casier rizicole Amadou Coulibaly. Selon lui, la campagne agricole « commence à s’installer et nous sommes à la phase de traitement des mauvaises herbes. » Cette situation s’explique par le retard des pluies et l’affaiblissement des boeufs de labour qui souffrent énormément pendant la saison sèche de l’insuffisance de pâturages. Ce qui fait qu’au moment de démarrer la campagne agricole, les charrues, très majoritairement utilisées pour le labour des champs, manquent cruellement de boeufs performants capables de soutenir le rythme. En plus de ces difficultés, il faut aussi noter l’insuffisance de tracteurs dans le Cercle de Tenenkou. Autre difficulté notoire pour améliorer le rendement des agriculteurs, la dotation en engrais qui se réduit d’année en année. Le chef du casier rizicole invite donc « les paysans à labourer très tôt les champs afin d’éviter tout désagrément puisque le casier rizicole de Tenenkou est reparti en trois zones : une zone basse où il faut labourer avant le 25 juillet, une zone moyenne et haute où on peut commencer les travaux à partir du 25 juillet et ce jusqu’au 25 août. » Il a rappelé que face aux changements climatiques, « il est impératif que les paysans changent de comportement. » Dans les autres zones, notamment, les hors casier, la campagne agricole a également débuté. Selon le chef sous-secteur central de l’agriculture, Allassane Kamanta, 200 mm de pluies ont été recueillies de mai à la première décade de juillet 2025. Au niveau du hors casier, on est également à la phase de traitement avec apport de semi organique et épandage de fumier organique. En certains endroits, la phase de labour a commencé avec semi en volée pour les submersions libres et l’installation et le repiquage de pépinières pour la maîtrise totale de l’eau. Face aux changements climatiques, M. Kamanta invite, aussi, les paysans à adopter les semences améliorées adaptées au phénomène. Comme difficultés à ce niveau, selon notre interlocuteur, il faut noter, entre autres, l’insuffisance de matériels agricoles, notamment de tracteurs dont le nombre n’atteint pas vingt sur l’ensemble du territoire du Cercle. Autre difficulté notoire : l’insuffisance d’intrants dont le nombre diminue chaque année. Les agents de l’agriculture ont, tout aussi, des difficultés pour le suivi sur le terrain à cause de l’insécurité en certains endroits et du manque de moyens de déplacement. Au nombre des obstacles, également, l’insuffisance de personnel pour le service de l’agriculture dont le nombre total d’agents est de quatre pour l’ensemble des 8 Communes du Cercle. Pour une bonne campagne agricole, le chef sous-secteur central de l’agriculture et le chef du casier rizicole invitent en chœur, « les paysans à respecter le calendrier agricole et à suivre les conseils des techniciens. » Si une majorité des paysans du cercle a commencé à labourer leurs champs, ceux de Kara, Darou, Thilembeya, dans la Commune rurale de Diafarabé n’ont pas, pour l’instant, démarré à cause du déguerpissement de leurs villages, sur ordre de groupes armés, depuis plusieurs semaines maintenant. MD (AMAP)

Kolondièba : Distribution de 121 tonnes d’engrais subventionnés

Kolondièba, 15 juillet (AMAP) – Les autorités locales de Kolondièba ont commencé, ce mardi 15 juillet,  la distribution de 121 tonnes d’engrais subventionnés par l’État, destinés aux agriculteurs de la commune, a constaté l’AMAP sur place « Ce geste de l’État témoigne de l’engagement des plus hautes autorités pour soutenir l’agriculture, principale activité de notre population », a déclaré Mme Traoré Maïmouna Keïta, 2e adjointe au préfet du cercle de Kolondièba, qui présidait la cérémonie. La cérémonie, organisée sous l’égide de la préfecture, a réuni le 3e adjoint au maire de Kolondièba, Oumar Diètiè Koné, ainsi que le personnel du secteur agricole. Cette première phase de distribution comprend 24 tonnes de DAP, 39 tonnes de NPK, tandis que 58 tonnes d’urée sont attendues prochainement. Oumar Diètiè Koné a salué l’initiative, soulignant son importance pour les agriculteurs en cette période cruciale de la campagne agricole. « Ce soutien arrive à point nommé pour soulager les paysans, mais je les exhorte à faire un usage strictement agricole de ces engrais subventionnés », a-t-il insisté. Les techniciens agricoles, Massiré Koné et Mme Goundo Fofana, ont dispensé des conseils pratiques aux bénéficiaires pour optimiser l’utilisation des engrais. Cette opération vise à renforcer la productivité agricole dans la commune, où l’agriculture constitue le pilier économique. NMK/OS/MD (AMAP)

Kangaba : Formation des acteurs de la chaîne budgétaire des communes partenaires du Programme décentralisation et bonne gouvernance

Kangaba, 15 juil (AMAP) Les acteurs de la chaîne budgétaire des communes partenaires du Programme décentralisation et bonne gouvernance (PADRE) III du Cercle de Kangaba (Ouest) participent à une session, qui s’est ouverte lundi et durera 05 jours, du 14 au 18 juillet 2025, pour former sur le logiciel Ressources des collectivités décentralisées (ReCoDe), a constaté l’AMAP. Ce logiciel interfacé avec l’application COLLOC, intègre le module sur le contrôle financier Cette formation, de façon spécifique, portera sur l’installation, la mise à jour et la formation des acteurs de la chaîne budgétaire des communes partenaires sur les modules du contrôle financier, des ⁠budgets, des ⁠recettes, des dépenses, la paie-salaire-personnel, la ⁠fiscalité locale et la ⁠comptabilité matière La formation est assurée par une mission de la Direction générale des collectivités territoriales (DGCL) conduite par Bourama Diarra, Sous-directeur Finances locales à la DGCT. SD/MD (AMAP)

Ouélessébougou : Remise d’un véhicule au peloton de la Garde nationale

Ouélessébougou, 15 juil (AMAP) Un véhicule flambant neuf a été remis, mardi,  au peloton de la Garde nationale, par les autorités locales dans le cadre des efforts continus du gouvernement, pour renforcer la sécurité et la mobilité des forces de défense et de sécurité, a constaté l’AMAP. La remise symbolique s’est déroulée, à la préfecture, en présence du préfet du Cercle de Ouélessébougou, Moussa A. Sagara, du maire, Bakary Samaké et des responsables des services de sécurité de la ville. Le chef de l’exécutif local a adressé remerciements a »ux plus hautes autorités », notamment, le ministre en charge de la Sécurité et de la Protection civile, le Chef d’état major général des Armées, et le Chef d’état major général  de la Garde nationale, le général de Brigade Famouké Camara, « pour leur sefforts visant à équiper les forces de défense et de sécurité. » Il a souligné l’importance de ce véhicule qui contribuera à améliorer les conditions de travail et l’efficacité opérationnelle des hommes du peloton de la Garde nationale de Ouélessébougou. « Il permettra à nos gardes d’intervenir plus rapidement sur le terrain, de mieux protéger nos concitoyens, de faciliter les patrouilles, les missions de surveillance et les interventions d’urgence dans les communes du Cercle », a-t-il déclaré, avant d’inviter « à un bon usage du véhicule  » par les éléments de la Garde nationale. Enfin, le préfet de Cercle a invité la population à accompagner et soutenir les forces de l’ordre. En retour, Le Commandant du peloton de la Garde nationale de Ouélessébougou, l’adjudant-chef  Zoumana Samaké, a exprimé toute sa gratitude à la hiérarchie militaire, pour ce soutien matériel, tout en donnant l’engagement à en faire bon usage, pour assurer la sécurité des populations.  AC/KM (AMAP)  

Journées scientifiques de Kayes : Une Tribune de partage de connaissances et d’expériences pour l’amélioration des conditions de santé des populations

Kayes, 15 juil (AMAP) La Direction régionale de la santé de Kayes (Ouest), en collaboration avec le Projet Yellen et la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, a organisé, du 9 au 10 juillet 2025, la 6ème édition des Journées scientifiques de Kayes (JSK) sous la présidence du Lt-colonel Adama Bamba, Conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur de la Région, a constaté l’AMAP sur place. Cette édition, qui a eu lieu dans la salle de conférence de la délégation régionale de la CCIM de Kayes, a porté autour du thème : « Santé reproductive et crise sécuritaire : renforcer la résilience, l’accès aux soins et services de santé ». « Ce thème se justifie par le contexte sécuritaire actuel avec le défi d’accès aux soins des établissements de santé. La recherche est un outil indispensable du praticien. L’évaluation, la supervision, le diagnostic, l’audit et le monitorage des actions de santé publique se font selon des méthodologies rigoureuses faisant appel aux outils de l’épidémiologie et de la méthode statistique qui sont évolutifs d’où la nécessité de se mettre à jour pour être en phase avec la réalité de l’heure », a expliqué le Lt-colonel Bamba. A travers ces JSK, les organisateurs ont voulu contribuer à la résolution de cette problématique car, elles leur ont offert l’opportunité d’échanger et de partager les expertises afin de renforcer les connaissances des participants sur les meilleures pratiques permettant d’améliorer la santé maternelle, néo natale et infantile. Spécifiquement, il s’est ag, pour les présentateurs de partager les résultats des recherches et de leurs expériences avec les participants, de susciter l’engouement du personnel des Districts sanitaires et de la Région toute entière pour la recherche opérationnelle. Ces Journées scientifiques ont, aussi, été une tribune pour l’assistance d’approfondir ses connaissances dans le domaine de la santé, particulièrement la santé maternelle et infanto-juvénile et d’être informée sur les bonnes pratiques dans le cadre de la science, l’innovation et de la technologie. Le Directeur général de l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes, Dr. Samou Diarra, a animé une conférence sur les recherches relatives à la gestion des projets, dont la nutrition. Selon lui, la réussite de ces projets nécessite l’appui de la communauté, des collectivités locales et de l’administration. Mamadou Lamine Danté, de la clinique Santé Plus et promoteur de l’Ecole de santé de Kayes (ESK), a aussi amplement édifié l’assistance à travers sa communication sur les différentes formes du diabète, y compris la tension. « La qualité des documents présentés et le niveau de connaissances atteint permettent d’affirmer la pertinence des objectifs assignés par les présentes assises. Nous devons, à présent, nous mettre au travail, afin de traduire les perspectives, les approches et les résultats que vous avez passés en revue, en actions concrètes sur le terrain », a dit le Coordinateur du Projet Yellen à Kayes, Dr. Soumaïla Diakité, en clôturant les travaux des JSK. BMS/MD (AMAP)  

Kangaba : Causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans le Mandé

Kangaba, 14 juil (AMAP) Environ 150 maires, légitimités traditionnelles, représentants d’associations de femmes et de jeunes venues de 13 Communes du Mandé ont participé, dimanche 13 juillet 2025, à Kangaba, à une causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans leur terroir, a constaté l’AMAP. En organisant cette causerie, l’Union des associations et coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDDD) vise comme objectif général à rassembler les actrices et acteurs du terroir du Mandé pour échanger sur les problèmes de l’extraction aurifère qui détruit les éco-agro-systèmes et déstabilise les communautés tant socio-culturellement qu’économiquement. Ce grand rassemblement a permis d’avoir un premier échange sur l’état des lieux de l’exploitation aurifère (dragage, mines, orpaillage) commune par commune, d’avoir un état des lieux des mesures prises au niveau des autorités administratives et coutumières et résultats sur le terrain et d’obtenir un renforcement de la mobilisation autour d’actions collectives. Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants en vue de mettre en commun les efforts pour mettre fin au dragage sur les cours d’eau et obtenir une réorganisation de l’orpaillage. Cette activité, organisée par l’UACDDDD, se situe dans le cadre du Projet de renforcement pour sécuriser et protéger le terroir Mandé, avec l’approche holistique de l’Agroécologie paysanne (AEP) dans le cadre du processus interactif de mise en place des Commissions foncières villageoises (COFOV) en 10 étapes. Selon le secrétaire général de l’UACDDDD, Massa Koné l’Union, dans sa vision et programme de sécurisation foncière a coconstruit avec les communautés un processus interactif de mise en place des COFOV en 10 étapes. Agissant notamment dans tout le terroir Mandé, de Bamako à la frontière guinéenne, un problème commun est ressorti : l’extraction aurifère aux conséquences dramatiques, menaçant l’environnement, la cohésion sociale, le développement et le bien-être des communautés. Ainsi, pour faire appliquer la loi portant interdiction du dragage, à la demande des communautés, une forte sensibilisation a été menée, le 22 décembre 2025, lors d’un Forum communautaire à Kirina, rassemblant tant les communautés, que les autorités coutumières administratives locales et nationales, pour trouver ensemble des solutions. Au fléau du dragage s’ajoute les mines et l’orpaillage. C’est à la suite de ce Forum communautaire de Kirina et en cohérence avec son processus de protéger les ressources naturelles avec le développement des terroirs en Agroécologie Paysanne et pour une économie locale saine, solidaire, prospère et partagée, que l’UACDDDD a organisé cette causerie. Il s’est agi d’échanger avec l’ensemble des actrices et acteurs sur l’exploitation aurifère qui gangrène les communes du terroir du Mandé. Le secrétaire général de l’UACDDDD s’est dit comblé de la tenue de cette causerie communautaire au cours de laquelle les participants se sont franchement parlé. SD/MD (AMAP)

Démarrage de la 21ème Semaine nationale de la sécurité routière : Focus sur la lutte contre l’excès de vitesse

Bamako, 14 juillet (AMAP) – La 21ème édition de la Semaine nationale de la sécurité routière, prévue du 14 au 19 juillet 2025, a démarr, ce lundi, à Markaforo, sur l’axe Bamako-Koulikoro (RN27), sous le thème « Excès de vitesse : un danger mortel sur la route », a constaté l’AMAP sur palce. « Parmi les chiffres, nous constatons que 43 % des accidents sont causés par l’excès de vitesse, ce qui justifie le choix de ce thème », a déclaré Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, lors de la cérémonie d’ouverture. L L’événement, présidé par la ministre des Transports et des Infrastructures, en présence de son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, vise à sensibiliser les usagers de la route, notamment les chauffeurs professionnels et les conducteurs d’engins à deux et trois roues, sur les dangers de l’excès de vitesse. Selon les statistiques validées le 24 avril 2025 par l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), 7 673 accidents ont été recensés en 2024, causant 8 828 blessés et 682 morts, dont 27 % attribués à l’excès de vitesse, principal facteur d’accidents mortels. Le général Daoud Aly Mohammedine a salué l’initiative et l’appui matériel de l’ANASER, notamment la remise d’équipements tels que des radars, des testeurs de drogue, des alcootests, des cônes de balisage et des bâtons lumineux. « Je tiens à remercier ma collègue du Transport, l’ANASER, la gendarmerie, la police et la protection civile pour leur engagement », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de la sensibilisation pour réduire l’incivisme routier. La ministre Sissoko a souligné l’impact dramatique de l’excès de vitesse : « Un conducteur roulant à 50 km/h qui heurte une personne donne à cette dernière 80 % de chance de survivre, mais à 80 km/h, ces chances tombent à 10 %. » Elle a appelé au respect strict du code de la route, qui fixe les limites de vitesse à 50 km/h en agglomération et 90 km/h en rase campagne, et à une conduite adaptée aux conditions de circulation. Le président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, a appelé les chauffeurs à reduire les accidents. « Dans les années précédentes, il y a eu beaucoup d’accidents sur cet axe. Je lance un appel aux chauffeurs pour réduire les dégâts », a-t-il déclaré. Cette semaine s’inscrit dans la Stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030, qui ambitionne de réduire le taux de mortalité routière de 50 % d’ici 2030, passant de 25 à 12 tués pour 100 000 habitants. Des campagnes de sensibilisation seront menées par des équipes mixtes comprenant l’ANASER, la police, la gendarmerie et des associations, avec des supports médiatiques (télévision, radio, réseaux sociaux) et physiques (T-shirts, flyers, banderoles). Des contrôles de vitesse à l’aide de nouveaux radars seront également effectués tout au long de la semaine. OS/MD (AMAP)