Kangaba: Réunion du comité local de sécurité
Kangaba, 17 juil (AMAP) La réunion ordinaire du Comité local de sécurité du Cercle de Kangaba (Ouest) s’est tenue ce jeudi 17 juillet 2025, dans la salle de réunion du Cercle, sous la présidence du préfet Abou Dao, autour de la question sécuritaire sur laquelle les responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), qui travaillent en commun ont tenu le même langage, a constaté sur place. « La situation sécuritaire est calme dans l’ensemble et les patrouilles de proximité et celles dans la ville de Kangaba sont régulièrement menées », ont-ils assuré. Cependant, les responsables des FDS invitent les populations à « une collaboration franche » avec eux. Ils demandent aussi, aux populations « de vérifier les renseignements et les données par téléphone et par non par les réseaux sociaux pour éviter de semer la panique au sein de la population. » Enfin, ils demandent aux populations « d’informer les maires avant tout mouvement de masse, notamment les cérémonies de mariage. » Le lieutenant Djibril Coulibaly de la Protection civile a indiqué que les cas d’accident de la circulation ont beaucoup diminué, « grâce à la campagne de sensibilisation initiée la veille de la Tabaski par le préfet du Cercle. » Selon le conseiller local du Secrétariat permanent pour la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (SP-CNLP) au cours de ce trimestre, les activités de sensibilisation ont été menées dans les écoles avant la fermeture des classes sur les dangers de la détention d’armes blanches. Le bureau local du SP-CNLP contribue également à la sécurité en donnant des renseignements aux FDS. Il s’attelle, aussi, au recensement des ateliers de fabrication d’armes traditionnelles. Les quatre fabricants d’armes sont d’ores et déjà sensibilisés sur l’interdiction formelle de fabriquer des pistolets artisanaux. Quant aux syndicats de tricycles et de moto taxis, il leur a été demandé de se faire recenser auprès des mairies. Ont participé à la rencontre les responsables des FDS (Gendarmerie, Police, Garde nationale), la Protection civile, les Eaux et Forêts, la Maison d’arrêt. La réunion a été élargie aux services techniques, aux syndicats de transport au Bureau local et communale du SP-CNLP et aux éleveurs. SD/MD (AMAP)
Kolondièba : Lancement de la campagne de lutte contre le paludisme
Kolondièba, 17 juil (AMAP) Les autorités locales de Kolondièba (Sud) ont procédé au lancement de la Campagne de chimio prévention contre le paludisme saisonnier (CPS) le 17 juillet, lors d’une cérémonie présidée par le sous-préfet central, Mme Traoré Maïmouna Keïta, au domicile du chef de village, a constaté l’AMAP. Ce lancement a regroupé plusieurs personnalités dont le chef de service local du Développement social, Boubacar Dioni, le chef de service local de la Promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Amadou Dembélé, le personnel de santé, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO,) la Fédération locale des associations de santé communautaire (FELASCOM), la Jeunesse, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) et les radios de proximité. Le représentant de l’État a administré la première dose à une fillette de 12 mois. Une foule nombreuse d’enfants accompagnés de leur mère était au rendez-vous. Cette campagne vise à administrer des comprimés à 11 556 enfants de 3 à 11 mois et 54 478 de 12 à 59 mois. Les équipes de campagne sillonneront les villages en faisant du « porte à porte » du 17 au 21 juillet 2025. Au total, quelque 66 034 enfants sont ciblés dans toutes les aires de santé du Cercle. Cette campagne de CPS vise à prévenir le paludisme en cette période hivernale. Siaka Togola du Centre de santé de référence (CSREF) a recommandé la prise correcte, par les enfants, de ces comprimés acquis avec l’appui des partenaires comme Catholique relief service (CRS). Dans la même mouvance, une réunion du Comité de pilotage du CPS présidée par Mme Traoré Maïmouna Keïta, sous-préfet central, s’est tenue. L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser la population, mettre tout le monde au même niveau d’information pour un bon déroulement de ces opérations. Pour atteindre cet objectif, tous les canaux sont utilisés : leaders communautaires, confessions religieuses, le Réseau des communicateurs traditionnels et les radios de proxmité. NK/MD (AMAP)
Coopération Allemagne-Mali : Plus de six milliards pour des pistes et Infrastructures pour la paix dans les Régions de Kayes et de Kita (Ouest)
Kita, 17 juil (AMAP) Le Programme pistes et infrastructures pour la paix (PIP), entièrement financé par la coopération allemande, à travers la KFW, pour plus 6,5 milliards de francs CFA, au profit des Régions de Kayes et Kita, dans l’Ouest du Mali, a été lancé, mardi 15 juillet, par le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maiga, lors d’une cérémonie officielle dans la salle de conférence du Gouvernorat, a constaté l’AMAP sur place. Le PIP est mis en oeuvre par Welthungerhilfe (WHH) Mali . Il vise globalement, selon les intervenants, à « contribuer à la stabilisation des régions sud du Mali à travers le développement économique par le biais de constructions de pistes rurales, infrastructures économiques, des investissements dans les activités génératrices de revenus. Et, également, dans des coopératives et associations visant à renforcer la création d’emplois ainsi que la cohésion sociale dans les deux Régions. Ce programme bien accueilli par les bénéficiaires des deux regions a une durée de quatre ans. Harouna Diallo, maire de Liberté Dembaya/Kayes qualifie d’« historique » cette coopération Allemagne-Mali, en présence des représentants des acteurs et bénéficiaires des deux régions, et du représentant de l’ambassade d’Allemagne au Mali. « L’intervention de l’Allemagne au Mali date de très longtemps car l’histoire nous enseigne que ce pays a été le premier à reconnaitre l’indépendance du Mali. Le premier jumelage de Kayes a été établi avec les Allemands. Nous ne pouvons que remercier ce grand pays », a dit M. Diallo. Par rapport à ce projet, l’élu de Kayes reconnait signale qu’il y a beaucoup de projets structurants dans ce programme « pour un développement local réel. » Il a appelé « à la synergie d’actions de tous pour la réussite totale de programme qu’il qualifie d’inclusif à travers les cibles, à savoir toutes les couches socioprofessionnelles. » « Sans les pistes, pas de développement local ! » Voilà pourquoi, il dit avoir adressé ses remerciements à tous ceux qui ont oeuvré pour l’avènement de ce programme. Selon Bienvenu Vuvalya, l’Area Manager, le projet est un programme ouvert « cela signifie, dit-il que les différentes mesures individuelles ne sont pas finies mais sont sélectionnées, suivant les critères bien définies. Il a fait une présentation détaillée du programme qui a facilité la compréhension des activités prévues et les modalités d’intervention du projet. En effet, ce programme se déroulera dans 14 localités des deux Régions de Kayes et Kita, avec 70% du budget à consommer à Kita « pour renforcer l’autorité locale de la Région. » Le rôle la communauté rassure le Manager, puisque ce sont les communautés qui vont identifier les activités prioritaires que les différents Comités régionaux d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) vont valider. M. Vuvalia a expliqué aux participants les différentes composantes du programme. Il a indiqué que la principale est la réhabilitation des pistes rurales et la réhabilitation ou construction des infrastructures d’ordre économique, en utilisant, au maximum, une approche Haute intensité de main d’œuvre (HIMO). Les activités à impact socioéconomique et de renforcement des capacités des cibles constituent les autres composantes de ce programme. Dans son intervention, Eré Alain Dioundo, expert chargé du secteur Décentralisation de la Banque de développement (KFW KFW) représentant l’ambassade d’Allemagne, indiqué que « ce programme émane de la volonté de la République fédérale d’Allemagne de contribuer au développement socio-économique de la partie Sud du Mali. » Selon lui, « c’est le fruit de la disponibilité des plus hautes autorités à collaborer aussi parfaitement avec la République fédérale d’Allemagne. » Il a adressé ses remerciements au gouverneur de la Région de Kita pour ses efforts, ses orientations et recommandations « qui favoriseront selon lui l’atteinte des résultats escomptés. » Enfin, il a réaffirmé « la constante volonté de la République fédérale d’Allemagne à s’engager auprès du peuple malien dans son inlassable quête de paix, de renforcement de la cohésion sociale, de stabilité et de développement. » Selon le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maiga, qui a présidé le lancement, ce projet qui bouclera en février 2029, « est en adéquation avec les orientations et les besoins exprimés par le gouvernement. » Pour lui, le ciblage des secteurs concernés apporte une grande cohérence et permettra de renforcer la synergie des actions prioritaires, à la fois des départements en charge de la Décentralisation, des Affaires étrangères et de l’Economie. Le chef de l’Exécutif régional a exhorté tous les acteurs « à relever le défi de finaliser toutes les activités programmées pour le plus grand bonheur de nos populations. » Daouda Maiga, a conclu son intervention par des remerciements, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, le gouvernement allemand « pour cet appui hautement appréciable. » Signalons que ce programme se déroulera précisément dans les Cercles de: Kita, Sebekoro, Sirakoro et Sagabary pour la Région de Kita et deux Cercles de Kayes qui sont Kayes et Ambidedi. Ce nouveau programme découle du Programme pistes pour la paix dont la première et la deuxième phase sont mises en oeuvre dans la Région de Gao, dans le Nord du Mali. Jigiya Mohamed Fabrice AMAP-KITA
Diéma : Démarrage de la campagne de Chimio prévention du paludisme saisonnier
Diéma, 17 juil (AMAP) Les autorités locales de Diéma ont donné, ce jeudi 17 juillet 2025, le coup d’envoi de la campagne de Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS), lors d’une cérémonie au domicile du chef de village, Gabougou Sissoko, a constaté l’AMAP. La campagne concerne les tranches d’âges de 3 à 59 mois au nombre 68 564 enfants, ceux de de 3 à 11 mois, 11 999 et de 12 à 59 mois, 56 565 enfants. Souhaitant la bienvenue, sous la présidence du 2e adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, représentant le préfet et en présence des responsables des services techniques impliqués ainsi que des éléments des Forces de défense et de sécurité, le représentant du chef de village Fousseny Sissoko, s’est montré « fortement engagé » dans les activités de mobilisation sociale. Le chef du service du Développement social et de l’Economie solidaire, Kalifa Diarra, a, quant à lui, demandé « indulgemment aux parents de donner les médicaments CPS » à leurs progénitures durant les deux jours qui suivent le passage des équipes afin de rendre plus efficace le système de prévention. Il a, aussi, expliqué la particularité de cette campagne qui inclut le dépistage des cas de malnutrition chez les enfants concernés. Pour sa part, le premier adjoint au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Toure, il a salué l’organisation de cette campagne CPS dont « l’importance ne fait l’ombre d’aucun doute. » L’élu a invité les parents à laisser de côté leurs occupations quotidiennes, y compris les travaux champêtres intenses en cette période d’hivernage, « pour faire face aux exigences de la campagne » Prenant la parole, le 2e adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, a invité les parents à maintenir à la maison leurs enfants « afin que tous ceux qui sont concernés reçoivent leurs doses de médicaments. » Il a remercié le Fonds mondial pour son soutien à l’organisation de cette campagne qui permettra de renforcer les mécanismes de prévention et de lutte contre le paludisme dans notre pays. Ce qui va réduire « significativement la prévalence » de cette pathologie reconnue pour sa dangerosité, et qui tue chaque année des milliers d’enfants à travers le monde. Il a mis l’accent sur l’information et la communication afin que tous comprennent mieux le sens de l’organisation de ces différentes campagnes qui visent le bien-être de tous. La stratégie adoptée est du « porte à porte » à travers l’ensemble du.district sanitaire de Diéma. En donnant le coup d’envoi de la campagne CPS dans le cercle de Diéma, le 2e adjoint au préfet, a administré a un enfant, Mahamadou Sissoko, âgé de 10 mois, la première dose de médicament CPS. OB/MD (AMAP)
Région de San : Plus de 40 % d’admis au Diplôme d’études fondamentales (DEF)
San, 17 juil (AMAP) À San (Centre), sur un total de 10 554 candidats présents à la session de juin 2025 de l’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF), quelque 4 677 ont été officiellement déclarés admis, soit un pourcentage d’admission de 44, 31 %, selon les résultats publiés, ce jeudi, 17 juillet, dans tous les Centres d’animation pédagogique (CAP), des Académies d’enseignement (AE) du territoire national. Les filles ont enregistré un taux de réussite de 42 %, tandis que les garçons sont à 46, 7% précisent les résultats officiels. Pour l’option classique, sur 9 873 candidats, 4 430 ont décroché le précieux diplôme, soit un pourcentage d’admission de 44, 87 %. Les filles sont à 42,94% contre 46,86% de réussite pour les garçons. S’agissant de l’option arabe, sur 681 candidats présents, 247 sont déclarés admis, soit 36,27 % de réussite. Les filles sont à 27, 27 % et les garçons 44,73 % de réussite. Le premier de l’AE de San s’appelle Paul Zié Dembélé avec 17,07 de moyenne. Il est du Complexe scolaire DéV, au CAP de San. Les moyennes des 10 meilleurs candidats varient de 17,07 à 15 ,61. Dans ce top 10, nous retrouvons 5 candidats du CAP de San, 03 de Tominian et 02 de Fangasso. Les CAP de Kimparana et Yangasso ne sont pas représentés dans ce classement des 10 meilleures performances. Rappelons que le pourcentage d’admission de cette année est supérieur à celui de l’année dernière (44,31% contre 40,38% pour l’année dernière). NC/MD (AMAP)
La Region de Bandiagara (Centre) tient sa 1ʳᵉ session extraordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement
Bandiagara, 17 juil (AMAP) Le gouverneur de la région de Bandiagara (Centre), le colonel-major Olivier Diassana, a présidé ce jeudi 17 juillet 2025, à Dandoli, chef-lieu de la Commune du même nom, la première session extraordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD). L’objectif principal de cette session était double : impulser un nouvel élan de développement socio‑économique dans la Région, tout en assurant le suivi et la pérennisation des initiatives existantes pour améliorer les conditions de vie des populations. Après les mots de bienvenue du maire de Dandoli, Allaye Ambemo Tembely, le représentant de l’ONG APIDEV, Issa Kassogué, a rappelé l’importance de cette session destinée à doter la Région d’un document stratégique de référence. Il a, aussi, réaffirmé l’engagement et le soutien technique et financier de son organisation dans la mise en œuvre des activités. Dans son discours d’ouverture, le gouverneur Olivier Diassana a « chaleureusement remercié la population de Dandoli pour son accueil », insistant sur le caractère historique et stratégique de cette session, une première pour la commune. Il a également évoqué la résilience de la Région, « toujours en reconstruction après une crise majeure », et salué l’occasion offerte aux participants d’examiner en profondeur les défis liés à la survie, la relance et le développement. Il a remercié les partenaires de l’UNICEF et de l’APIDEV pour leur soutien technique et financier. Mais avant, le gouverneur a rendu un hommage émouvant à feu Malèye Diop, ancien chef du Bureau régional de l’UNICEF à Mopti (Centre), décédé récemment, rappelant « son dévouement aux causes sociales. » Cette rencontre a regroupé les préfets des Cercles, les maires des Communes, les chefs de services techniques régionaux et subrégionaux, le bureau régional de l’UNICE, l’ONG APIDEV, diverses organisations de la Société civile et la presse. OG/MD (AMAP)
Décentralisation : Le Comité de transfert de compétences et de ressources de l’État aux collectivités fait le point
Bamako, le 17 juil (AMAP) Le Comité de transfert de compétences et de ressources de l’État aux collectivités tient, du 17 au 18 juillet, à Bamako, sa première session, pour l’exercice de 2025, au cours de laquelle les participants examineront et procéderont à la validation technique des avant-projets de décrets fixant le détail des compétences de l’État aux collectivités territoriales, a constaté l’AMAP. Cette réunion statutaire regroupe les 19 Cellules d’appui à la décentralisation et à la déconcentration (CADD) des différents secteurs de compétence. Il s’agit de voir, pour chaque domaine, l’état de mise en application des 21 décrets adoptés par le gouvernement qui déterminent les compétences que l’État a transférées aux collectivités territoriales. Le Directeur général des collectivités territoriales, Abdrhamane Cissé, a rappelé que le gouvernement a initié, à partir de 2023, une réforme importante qui aide la réorganisation administrative et territoriale. « Il est important, deux ans après, selon lui, de se retrouver pour voir ensemble les projets de décret élaborés afin d’apprécier les niveaux appropriés pour lesquels les transferts ont été affiliés. » « Ces transferts auront pour incidence des missions opérationnelles qui vont être réalisées par les collectivités territoriales, des services qui vont être rendus aux populations », a expliqué M. Cissé. A titre d’exemple, il a cité, dans le domaine de la santé, le Centre de santé de référence (CSRéf), qui était géré par le Cercle, sera désormais soit transféré à la Commune, soit à la Région. Il s’agit d’acter ces transferts pour que le citoyen sache à qui s’adresser pour l’ensemble des 21 domaines transférés aux collectivités. Le représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Brahima Coulibaly, s’est réjoui des progrès réalisés, ces dernières années, dans la mise en oeuvre de la réforme et des résultats obtenus. OD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 16 juillet 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 16 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des ministres a adopté : un projet de décret portant institution et règlementation de la carte nationale d’identité biométrique ; un projet de décret portant institution du passeport national. En vue d’assurer la libre circulation des personnes dans le contexte sécuritaire du Sahel, les Chefs d’Etat des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel ont décidé de l’harmonisation des spécifications techniques des documents de voyage et d’identité dans l’espace confédéral. A la suite de la validation des spécifications techniques harmonisées par les ministres chargés de la Sécurité du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le 22 novembre 2024 à Bamako, le Président de la Confédération des Etats du Sahel a institué, par Décisions en date du 18 avril 2025, un document de voyage de la Confédération des Etats du Sahel dénommé «e-passeport AES» et une Carte d’Identité de la Confédération des Etats du Sahel dénommée «Carte d’Identité biométrique AES». Les documents de voyage et d’identité AES sont conformes aux normes de l’Organisation de l’Aviation civile internationale en matière de documents d’identité et de voyage. L’harmonisation des spécifications techniques des documents de voyage et d’identité permet de prendre en compte, dans le contrat de concession qui sera conclu pour la fabrication du passeport et de la carte d’identité nationale, les éléments graphiques liés à la Confédération AES. Les projets de décret, adoptés, permettront de mettre des documents de voyage et d’identité sécurisés à la disposition des populations en vue d’améliorer le contrôle de la libre circulation des personnes et d’assurer une meilleure traçabilité des mouvements des populations. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Bamako, le 20 février 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds africain de Développement, relatif au financement de la phase 2 du Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel. Par cet Accord, le Fonds africain de Développement consent au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 25 millions d’Unités de Compte, soit 21 milliards 340 millions 500 mille francs CFA environ. La mise en œuvre du Programme, objet du présent financement, permettra d’accroître durablement les revenus tirés des chaînes de valeurs agro-sylvo-pastorales et halieutiques, de renforcer les capacités adaptatives des populations par une meilleure maîtrise des risques climatiques et de contribuer à l’atténuation des effets du changement climatique. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret portant affectation au Ministère des Transports et des Infrastructures, des parcelles de terrain, objet des Titres fonciers n°10342 du Cercle de Kayes, n°1309 du Cercle de Sikasso, n°209 du Cercle de Ségou, n°341 du Cercle de Tombouctou et n°2612 du Cercle de Gao. Les parcelles de terrain, de superficies respectives de 31 ares 98 centiares sise à Kayes, de 78 ares 48 centiares sise à Sikasso, de 11 ares 49 centiares sise à Ségou, de 44 ares 54 centiares sise à Tombouctou et de 1 hectare 17 ares 99 centiares sise à Gao abritent les services de l’Institut géographique du Mali. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION, DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION Membre du Conseil de l’Autorité malienne de régulation, des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes, chargé des Technologies de l’Information et de la Communication: Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Spécialiste en Régulation numérique. Membre du Conseil de l’Autorité malienne de régulation, des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes, chargé des questions juridiques : Monsieur Issiaka ALHABIBOU, Juriste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative au document de Politique nationale de Sécurité et Santé au Travail et son Plan d’actions 2025-2029. La Sécurité et Santé au Travail est considérée comme un droit humain fondamental, un facteur d’amélioration des conditions de travail permettant de stimuler la compétitivité des entreprises et celle de l’économie nationale. Pour faire face au défi de la Sécurité et Santé au Travail, le Gouvernement a adopté, dès les premières années de notre accession à l’indépendance, la Loi n°62-67/AN-RM du 09 août 1962 portant Code du Travail en République du Mali et la Loi n°62-68/AN-RM du 09 août 1962 portant Code de Prévoyance sociale en République du Mali. L’application de ces textes a permis de réduire le taux des accidents de travail et maladies professionnelles et d’améliorer leur prise en charge. Cependant, plusieurs facteurs, dont les progrès technologiques, ont progressivement transformé le monde du travail en favorisant l’émergence de nouveaux risques tout en cristallisant les risques existants. Pour renforcer la prévention des risques professionnels et améliorer le cadre juridique de la protection des travailleurs, le Gouvernement a adopté plusieurs autres textes législatifs et ratifié la Convention n°155 de l’Organisation Internationale du Travail sur la Sécurité et Santé au Travail et le Protocole 2002 relatif à ladite Convention qui fait obligation à chaque Etat partie d’élaborer une Politique nationale de Sécurité et Santé au Travail. Le Gouvernement, pour satisfaire cette obligation et faire face aux déficits du travail décent en tout genre, a élaboré la Politique nationale de Sécurité
Urgent : Des obus et un drone kamikaze lancés en direction du second Camp militaire de Goundam (Nord)
Goundam, 15 juil (AMAP) Des individus non identifiés ont lancé, mardi, entre 19h-19h30, des obus et un drone kamikaze en direction du second Camp militaire de Goundam (Nord), situé à cinq kilomètres de la ville, sur la route de Tonka, selon des sources locales. Selon nos informations, le drone kamikaze a été abattu par Forces armées maliennes (FAMa), et aucun des obus n’a atteint le Camp. Actuellement, les FAMa intensifient les patrouilles à travers la ville et en périphéries. Un grand silence couvre la ville. Toute la population reste terrée dans les habitations. AAT/MD (AMAP)
Tenenkou : C’est reparti pour la campagne agricole 2025-2026 !
Tenenkou, 15 juil (AMAP) Les paysans de Tenenkou (Centre) ont repris le chemin des champs pour une nouvelle campagne 2025-26 qu’ils espèrent plus concluante que celle de l’année dernière, 2024-2025, en demi-teinte, marquée par une récolte mitigée due aux fortes pluies et des inondations de milliers de parcelles dans le Cercle, a constaté l’AMAP. Le Cercle de Tenenkou, zone Aaro pastorale par excellence, dispose de milliers d’hectares cultivables et le ton de l’année, comme le disent les anciens, dépend du succès de la campagne agricole, Celle-ci, à son tour, est tributaire de la bonne volonté du ciel. Le riz et le mil sont les cultures phares dans cette zone inondée du delta intérieur du fleuve Niger qui dispose aussi d’une zone exondée dans une partie des Communes de Diaka, Sougoulbé et Diafarabé où le mil est principalement cultivé. Dans le casier rizicole de Tenenkou qui compte plus de 4 000 hectares, le démarrage de la campagne agricole est jugé « poussif », selon le chef du casier rizicole Amadou Coulibaly. Selon lui, la campagne agricole « commence à s’installer et nous sommes à la phase de traitement des mauvaises herbes. » Cette situation s’explique par le retard des pluies et l’affaiblissement des boeufs de labour qui souffrent énormément pendant la saison sèche de l’insuffisance de pâturages. Ce qui fait qu’au moment de démarrer la campagne agricole, les charrues, très majoritairement utilisées pour le labour des champs, manquent cruellement de boeufs performants capables de soutenir le rythme. En plus de ces difficultés, il faut aussi noter l’insuffisance de tracteurs dans le Cercle de Tenenkou. Autre difficulté notoire pour améliorer le rendement des agriculteurs, la dotation en engrais qui se réduit d’année en année. Le chef du casier rizicole invite donc « les paysans à labourer très tôt les champs afin d’éviter tout désagrément puisque le casier rizicole de Tenenkou est reparti en trois zones : une zone basse où il faut labourer avant le 25 juillet, une zone moyenne et haute où on peut commencer les travaux à partir du 25 juillet et ce jusqu’au 25 août. » Il a rappelé que face aux changements climatiques, « il est impératif que les paysans changent de comportement. » Dans les autres zones, notamment, les hors casier, la campagne agricole a également débuté. Selon le chef sous-secteur central de l’agriculture, Allassane Kamanta, 200 mm de pluies ont été recueillies de mai à la première décade de juillet 2025. Au niveau du hors casier, on est également à la phase de traitement avec apport de semi organique et épandage de fumier organique. En certains endroits, la phase de labour a commencé avec semi en volée pour les submersions libres et l’installation et le repiquage de pépinières pour la maîtrise totale de l’eau. Face aux changements climatiques, M. Kamanta invite, aussi, les paysans à adopter les semences améliorées adaptées au phénomène. Comme difficultés à ce niveau, selon notre interlocuteur, il faut noter, entre autres, l’insuffisance de matériels agricoles, notamment de tracteurs dont le nombre n’atteint pas vingt sur l’ensemble du territoire du Cercle. Autre difficulté notoire : l’insuffisance d’intrants dont le nombre diminue chaque année. Les agents de l’agriculture ont, tout aussi, des difficultés pour le suivi sur le terrain à cause de l’insécurité en certains endroits et du manque de moyens de déplacement. Au nombre des obstacles, également, l’insuffisance de personnel pour le service de l’agriculture dont le nombre total d’agents est de quatre pour l’ensemble des 8 Communes du Cercle. Pour une bonne campagne agricole, le chef sous-secteur central de l’agriculture et le chef du casier rizicole invitent en chœur, « les paysans à respecter le calendrier agricole et à suivre les conseils des techniciens. » Si une majorité des paysans du cercle a commencé à labourer leurs champs, ceux de Kara, Darou, Thilembeya, dans la Commune rurale de Diafarabé n’ont pas, pour l’instant, démarré à cause du déguerpissement de leurs villages, sur ordre de groupes armés, depuis plusieurs semaines maintenant. MD (AMAP)

