Protection des civils : l’AES dénonce le terrorisme et les «narratifs mensongers» devant le Conseil de sécurité

Bamako, 22 mai (AMAP)– La Confédération des États du Sahel (AES) a réaffirmé, mercredi à New York, sa détermination à lutter contre le terrorisme et à assurer la protection des populations civiles, tout en dénonçant des «narratifs mensongers» relayés, selon elle, par certains médias étrangers, a appris l’AMAP de source diplomatique. La déclaration a été prononcée au nom de l’AES par l’ambassadeur représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies, Issa Konfourou, à l’occasion d’une réunion publique du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la protection des civils dans les conflits armés. Dans son intervention, l’ambassadeur malien a indiqué que le Burkina Faso, le Mali et le Niger font face depuis plus d’une décennie au terrorisme, à l’extrémisme violent et à d’autres formes de criminalité transnationale organisée. Selon lui, les groupes armés sont responsables de la mort de milliers de civils, ainsi que d’attaques contre les infrastructures publiques, les lieux de culte, les écoles, les centres de santé et les activités économiques. L’AES a rappelé que les trois pays avaient décidé de mutualiser leurs efforts dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement afin de faire face aux menaces sécuritaires dans l’espace sahélien. Le diplomate malien a salué l’engagement des forces de défense des pays membres de la Confédération et de la force unifiée de l’AES, affirmant qu’elles agissent pour protéger les populations civiles et préserver les droits fondamentaux. La Confédération des États du Sahel a, de plus, dénoncé ce qu’elle qualifie de «terrorisme médiatique quotidien» visant à discréditer les armées sahéliennes, tout en appelant à assécher les sources de financement du terrorisme, notamment le paiement de rançons. L’AES a, par ailleurs, pris acte de la déclaration publiée le 15 mai 2026 par le Conseil de sécurité condamnant les attaques terroristes coordonnées du 25 avril dernier contre plusieurs villes maliennes. La Confédération a réaffirmé son engagement à poursuivre la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans le respect des droits humains et du droit international humanitaire. KD/CMT (AMAP)
Bla : A l’approche de la fête, le prix du mouton évolue de jour en jour, les oranges money n’ont plus de crédit et la seule banque est fermée

Bla, 22 mai (AMAP) A l’approche de la grande fête du sacrifice, le vœu de chaque chef de famille reste le même , respecter la tradition en procurant un bélier à sa maison. Cependant, les prix évoluent de jour en jour. Selon les données que nous avons recueillies ce jeudi 21 mai 2026 sur le marché de Bla, Pour la race locale les prix oscillent entre 75 000 F CFA et 150 000 F CFA, alors que pur la Race améliorée (métissée), Il faut débourser entre 100 000 F CFA et 275 000 F CFA. Le prix des Boucs varie entre 32 500 F CFA à 102 500 F CFA. « Tout est cher cette année. On veut bien fêter, mais nos poches ne suivent pas », confie un habitant dépité, venu simplement tâter le terrain. Si la hausse des prix asphyxie les ménages, le coup de grâce vient de l’écosystème financier local. A Bla, avoir de l’argent dans son téléphone ne garantit plus de pouvoir acheter son mouton. Les opérateurs de services de monnaie électronique (Orange Money et Moov Money) font face à une pénurie de liquidités sans précédent. Les usagers s’agglutinent devant les kiosques, les boutiques, souvent pour s’entendre dire qu’aucun retrait n’est possible. Cette crise des services de transfert d’argent découle directement d’un problème structurel majeur, la fermeture de l’unique banque du cercle, l’agence de la BNDA (Banque Nationale de Développement Agricole). Voilà maintenant plus de neuf mois que les portes de la BNDA restent closes à Bla. L’institution financière avait suspendu ses activités au lendemain de l’attaque subie par le Commissariat de police de la ville, en septembre 2025. Depuis, les opérateurs de Mobile Money et les commerçants n’ont plus de point d’approvisionnement local pour effectuer leurs versements et leurs retraits massifs. A l’approche de la Tabaski, l’absence de la BNDA crée un véritable goulet d’étranglement économique. Sans réouverture rapide de la banque ou sans un plan de contingence des opérateurs de téléphonie pour approvisionner le cercle de Bla en cash, de nombreuses familles risquent de passer la fête sans le traditionnel sacrifice. Face à cette situation, la population de Bla lance un cri de cœur pressant aux autorités et aux responsables de la BNDA pour un retour rapide des services bancaires, indispensable pour insuffler un second souffle à l’économie locale. MO/KM (AMAP)
Mali : un faux communiqué dénoncé par les douanes sur une vente aux enchères de motocycles

Bamako, 22 mai (AMAP) La Direction générale des Douanes a dénoncé samedi la circulation d’un faux communiqué annonçant une prétendue vente aux enchères de motocycles au nom des Douanes maliennes, appelant les populations à la vigilance face à une tentative d’escroquerie en ligne, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué signé du Directeur général des Douanes, Cheickna Amala Diallo, l’administration douanière indique que des individus « organisés en bande criminelle » utilisent illégalement l’identité visuelle, le logo et le nom des Douanes afin de soutirer de l’argent aux populations à travers de faux paiements et inscriptions via des services de transfert d’argent. La Direction générale des Douanes précise qu’aucune vente aux enchères de motocycles n’est actuellement organisée selon les modalités diffusées dans le document incriminé. Elle souligne également qu’aucun paiement ou frais d’inscription ne doit être effectué sur des numéros privés via WhatsApp ou Orange Money au nom des Douanes maliennes. L’administration rappelle que ses communications officielles sont diffusées uniquement à travers ses canaux institutionnels reconnus et les médias habilités. Les Douanes invitent toute personne ayant reçu le faux communiqué ou ayant été contactée dans ce cadre à ne procéder à aucun paiement et à signaler les faits aux services compétents. Le communiqué réaffirme enfin l’engagement de la Direction générale des Douanes dans la lutte contre la fraude et la cybercriminalité. KD/KM (AMAP)
Marchés à bétail de Ségou : Ce n’est pas encore le grand rush

Ségou, 22 mai 2026 (AMAP)– La fête de Tabaski, ou Aïd al-Adha (fête du sacrifice) sera célébrée le mercredi 27 Mai dans notre pays. À quelques jours de cet important événement, les marchés à bétail de Ségou connaissent une faible fréquentation. Les clients se font toujours attendre. C’est le constat fait par notre équipe de reportage. Sous un ciel gris, débout, le regard posé sur ses moutons, Amadou Cissé guette patiemment l’arrivée d’éventuels clients en ce jeudi 21 mai. Ce vendeur de bétail rencontré au quartier Somonosso propose plusieurs races de moutons, dont les prix varient à partir de 100.000 Fcfa et plus. Amadou Cissé explique que l’activité est en baisse actuellement. «Nous recevons des visiteurs qui viennent surtout pour demander les prix des moutons. Les acheteurs restent peu nombreux, à cause, du manque de moyens financiers», déplore-t-il. Selon le président du marché à bétail de Médine, Oumar Traoré les prix des moutons connaissent une augmentation de 20% cette année. C’est le cas des moutons vendus à 100.000 Fcfa l’année dernière qui coûtent désormais 140.000 Fcfa. Oumar Traoré dira que la plupart des clients se plaignent de cette hausse. <<Pour avoir un mouton de taille moyenne, il faut débourser 120.000 Fcfa. Le prix le plus bas est de 85.000 Fcfa», fait savoir le président du marché à bétail de Médine. Comme difficulté, Oumar Traoré évoque le prix de l’aliment à bétail. Le sac de tourteau de 50 kg vendu auparavant à 12.500 Fcfa, coûte maintenant 13.500 Fcfa. Quant au son de riz (malo bou) son prix est de 6.000 Fcfa contre 2.500 Fcfa auparavant. Cette hausse a un impact direct sur le prix du mouton, soutient-il. Rabo Moussa, vendeur de moutons au marché de Médine depuis plusieurs années, se dit optimiste grâce à ses fidèles clients qui viennent souvent se procurer des moutons. «Il y en a pour toutes les bourses. De 75.000 Fcfa à 200.000 Fcfa toutes races races confondues», rassure-t-ik. Du côté des clients, on ne se bouscule pas encore aux portillons des vendeurs de moutons. Selon Cheickné Dembélé, chef du quartier de Somono, il est difficile de se procurer un mouton cette année à cause de la morosité économique et de la hausse des prix. Le chef traditionnel espère que le prix des moutons sera revu à la baisse dans les jours à venir. Souleymane Maïga, un artisan confie qu’il est dans l’incapacité d’acheter un mouton pour la Tabaski. Il déplore l’augmentation des prix et s’en remet à Dieu. Quant à Amadou Djiré, un autre client, il a finalement renoncé à l’achat d’un mouton pour la Tabaski et opté pour un bœuf. <<Les membres de la concession et moi avons décidé de mettre notre argent en commun pour acheter un bœuf», confie-t-il. Pour Amadou Djiré, le mouton reste l’animal le plus privilégié et symbolique pour la fête de Tabaski. Néanmoins, il déplore le fait que les prix de certains moutons aient atteint un niveau tel qu’ils rivalisent avec ceux des bœufs. MS/CMT (AMAP)
Mali : l’IA au cœur d’un débat stratégique sur la souveraineté des États du Sahel

Bamako, 22 mai 2026 (APS) – L’intelligence artificielle (IA) constitue à la fois une opportunité de résilience et un risque pour la souveraineté des États du Sahel, ont estimé mercredi à Bamako chercheurs, universitaires et professionnels des médias réunis à l’École nationale d’administration du Mali (ENA) lors d’un colloque scientifique consacré aux enjeux du développement de cette technologie dans la région, a constaté l’AMAP. La rencontre, organisée par le Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques (CNAP) en collaboration avec le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), visait à favoriser les échanges sur les impacts sécuritaires, économiques et politiques de l’IA dans les pays sahéliens. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité pour les États de mieux encadrer cette révolution technologique afin d’en faire un outil de développement et de stabilité. Selon la directrice du CIAR-Mali, Pr Sogoba Jacqueline Konaté, l’intelligence artificielle représente «un paradoxe» pour le Sahel. «Elle est d’une part un levier de résilience exceptionnel pour nos économies, notre sécurité et notre gouvernance. Mais elle porte aussi en elle des risques ainsi que des menaces hybrides que nous ne pouvons ignorer», a-t-elle déclaré. Elle a souligné que la mission du CIAR-Mali est de veiller à ce que cette technologie soit «maîtrisée et non subie», en liant innovation technologique et alerte stratégique pour mieux protéger les populations. De son côté, le directeur du CNAP, le Colonel-major Oumar Niguizié Coulibaly, a rappelé que sa structure collecte et analyse des informations relatives aux menaces contre la gouvernance, la sécurité et la paix au Mali. Il a estimé que la question de l’IA est devenue «cruciale», la technologie étant désormais considérée comme un facteur de puissance, de gouvernance et de souveraineté touchant tous les secteurs d’activité. Selon lui, la révolution de l’intelligence artificielle marque une transformation comparable à celle de la révolution industrielle. BT/CMT (AMAP)
Region de Koulikoro : le couvre-feu prolongé jusqu’au 23 juin dans toute la région

Koulikoro, 21 mai (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, a décidé de proroger d’un mois, du 25 mai au 23 juin, le couvre-feu instauré dans la région, suite à la décision du 25 avril 2026, a appris l’AMAP de source officielle. Selon la nouvelle décision signée jeudi, les horaires du couvre-feu varient désormais selon les localités. Dans plusieurs communes proches de Bamako, notamment Kalaban-Coro, Mandé, Sangarébougou, Moribabougou, N’Gabacoro, Dilakorodji et Dogodouman, la circulation est interdite de minuit à 5h30 du matin. Les villes de Koulikoro, Banamba, Kangaba et Kolokani sont soumises à un couvre-feu de 23h à 6h, tandis que dans les autres localités de la région, il s’applique de 21h à 6h. La décision maintient également l’interdiction temporaire de circulation des camions-bennes conformément à une précédente mesure prise le 15 mai 2026. Les autorités administratives, les maires ainsi que les responsables des Forces de défense et de sécurité ont été chargés de l’application stricte de ces dispositions dans l’ensemble de la région. Le Gouverneur de région justifie cette prorogation par les nécessités sécuritaires et administratives dans un contexte marqué par le renforcement des mesures de prévention et de protection des populations dans la Région de Koulikoro. CMT (AMAP)
Bandiagara : l’opérationnalisation de l’Université au centre d’une rencontre

Bandiagara, 22 mai ‘AMAP) Le Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile du Gouverneur de la Région de Bandiagara, le Colonel Yaya Diarra, a présidé, ce jeudi à Bandiagara, une rencontre entre la mission chargée de l’opérationnalisation de l’Université Polytechnique de Bandiagara, les services techniques et les acteurs de la société civile, a constaté l’AMAP. Cette activité s’inscrit dans la continuité des concertations déjà engagées avec les différentes composantes de la communauté, notamment les autorités administratives, les élus locaux, les chefs de quartier, les notabilités traditionnelles et coutumières, les responsables scolaires ainsi que les élèves. Après le mot de bienvenue du Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, le Coordinateur des activités de l’opérationnalisation de l’Université de Bandiagara, le Professeur Abdoulaye Guindo, a rappelé que cette mission s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour le démarrage effectif de l’Université Polytechnique de Bandiagara. Il a insisté sur l’importance de l’implication des communautés dans la réussite de ce projet structurant pour la région. Prenant la parole au nom du Gouverneur de la Région, le Colonel Yaya Diarra a salué la forte mobilisation des participants, qui traduit l’engagement des populations aux côtés des plus hautes autorités du pays pour faire de l’Université Polytechnique de Bandiagara une réalité au service du développement, de la formation de la jeunesse et du rayonnement de la région. Les échanges ont principalement porté sur le recueil des avis et contributions des populations concernant les filières à ouvrir, les stratégies de sensibilisation pour renforcer l’adhésion communautaire ainsi que les actions à entreprendre afin d’accélérer le démarrage effectif des cours. Au cours de la rencontre, les participants ont suivi une communication détaillée sur les différents aspects liés à la future université. Plusieurs questions essentielles ont été abordées, notamment la vision de création de l’Université Polytechnique de Bandiagara, les défis liés à sa mise en place, les infrastructures nécessaires à son fonctionnement, l’extension du site destiné à l’accueillir ainsi que son importance pour l’avenir socio-économique de la région. À l’issue des échanges, l’initiative a suscité un accueil favorable et un grand espoir auprès des participants. À l’unanimité, ceux-ci ont priorisé, pour l’ouverture prochaine, la Faculté du génie civil et du génie industriel ainsi que la Faculté des arts, de la culture, de l’hôtellerie et du tourisme. Pour rappel, les filières prévues au sein de l’Université Polytechnique de Bandiagara comprennent la Faculté des zones arides, la Faculté du génie civil et du génie industriel, la Faculté de médecine et de pharmacie ainsi que l’Institut de tourisme et de l’hôtellerie. OG/KM (AMAP)
Formation professionnelle : Promouvoir la Citoyenneté et l’emploi à partir des centres agréés

Bamako, 21 mai (AMAP) Mme le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a effectué ce jeudi, une visite au Centre d’Orientation Professionnelle de Coupe et Couture (COPCC) et à l’École de Santé Bucco-Dentaire Tamadian Nianbélé (EDTN), dans le cadre d’une rencontre de sensibilisation avec les responsables des centres de formation professionnelle agréés, a constaté l’AMAP. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les récentes attaques du 25 avril 2026 à Bamako et vise à mobiliser les acteurs de la formation professionnelle autour des valeurs de citoyenneté, de patriotisme et de cohésion sociale. Au COPCC, le directeur du centre, Sambou Fané, a rappelé que l’établissement, créé en 1972, accueille chaque année 1.000 apprenantes, réparties entre les sessions du matin et de l’après-midi. Selon lui, le centre a pour mission d’offrir aux jeunes filles et aux femmes dont la scolarité a été interrompue, la possibilité d’apprendre un métier afin d’assurer leur autonomie économique. Saluant le parcours du fondateur, la ministre a mis en avant son engagement en faveur de la jeunesse et de la résilience nationale. « Nous sommes venus parce que nous savons que vous êtes l’un des piliers parmi ceux qui croient en leur nation, qui défendent leur nation et qui, dans les moments difficiles, innovent et restent résilients », a déclaré Mme Sall Seck. La délégation ministérielle s’est ensuite rendue à l’École de Santé Bucco-Dentaire Tamadian Nianbélé (EDTN), spécialisée dans la formation des professionnels de la santé dentaire. Le directeur de l’établissement, le Dr Boubacar Nianbélé, a présenté les différentes filières proposées par l’école, notamment celles d’odontologiste, de prothésiste et d’hygiéniste dentaire. Il a souligné que les diplômés de la filière odontologie sont rapidement intégrés dans les structures de santé du pays. La ministre a salué les efforts de l’école en faveur de l’employabilité des jeunes ainsi que l’octroi de bourses à des enfants de militaires. « Vous faites des choses qui contribuent aujourd’hui non seulement à l’employabilité des jeunes, mais aussi au développement du pays », a-t-elle déclaré, promettant un accompagnement du département pour mieux faire connaître certaines filières encore peu sollicitées. Pour sa part, le directeur national de la Formation professionnelle, Yacouba Garba Maïga, a relevé les performances des établissements visités en matière d’insertion professionnelle. Il a également invité les jeunes à faire preuve de vigilance face aux défis sécuritaires et à lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux. Cette visite s’inscrit dans les efforts du gouvernement visant à renforcer le rôle des centres de formation professionnelle dans l’insertion des jeunes et la consolidation de la cohésion nationale. OS/KM (AMAP)
Rharous : lettre à mon cousin, agaly, vendeur ambulant de cigarettes, allumettes, « woro » et bonbons, à Bamako

Rharous, 21 mai (AMAP) Jusqu’à l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), notamment, l’internet, via les réseaux sociaux, la communication interpersonnelle se faisait par le biais d’échanges épistolaires. La lettre-papier ou le télégramme postal étaient les seules passerelles qui liaient les parents, amis et autres alliés qui se donnent des nouvelles. C’était aussi, l’âge d’or, des écrivains publics ou épistoliers, ces personnages discrets, confidents muets, détenteurs de mille secrets jamais éventés. Ils personnifient, sans exagération, « le secret professionnel ». On les trouve devant les bureaux de poste et aux abords de certaines administrations publiques. Leur matériel de travail est composé d’une table, des chaises et bancs, une machine à écrire, une pile de papiers à lettres et une panoplie de stylos et crayons. Il existe encore de nos jours, des nostalgiques de ce proche passé qui continuent encore de conserver avec soin, ces lettres-papiers, comme de précieuses reliques. À l’heure de WhatsApp, Messenger et autres messageries électroniques, peut-on redonner à la lettre-papier son âme et au service postal, son lustre d’antan ? Nouvelles de la famille et du village- Cher, cousin, je t’envoie cette lettre pour te donner les nouvelles de la famille et du village. Nous nous portons tous bien, en famille, malgré que nous sommes encore, sous le choc, des attaques terroristes dont le village a été victime le mercredi 29 avril et le 1er mai derniers. Comme l’adage le dit, chez nous : « raconter un fait est maigre ». Que dois-je te dire pour narrer, la réalité de ces violentes attaques qui ont sèmé, une totale psychose, dans les esprits ? La première a débuté aux environs de 12 heures passées, quand, les premiers fracas d’armes lourdes et légères ont commencé a faire trembler les murs, trouvant la population entrain de vaquer tranquillement à ses occupations, sans douter un seul instant, qu’elle allait vivre une journée de cruelle angoisse. Vecteurs aériens– Venus en surnombre sur des motos et dans des pick-up, les assaillants ont ciblé, simultanément, les deux compagnies des FAMAS (garde nationale) qui sécurisent la ville. Cette situation a tout de suite créée la panique. Chacun s’est réfugié, là, ou il peut. Pendant ce temps, l’intensité des combats croit. Les fracas d’armes lourdes et le staccato des kalachnikovs dechirent l’air sans interruption. Cette séquence d’enfer à duré plus d’une heure. Nos cœurs ne se sont apaisés que quand, le vrombissement des vecteurs aériens ont déchiré le ciel. Dès cet instant, un calme à couper au couteau, s’est abattu sur la ville, comme une chappe de plomb. Cet intermède silencieux est juste coupé par des tirs intermittents et le mouvement de nos FAMAS, dans les rues. Ceci nous a mis du baume au cœur, car, nous avons compris à partir de nos cachettes que les nôtres ont pris le dessus. Défaite cinglante– C’était le cas. Nos hommes se sont battus comme des lions et ont infligé une défaite cinglante a l’ennemi, malgré son nombre et ses équipements. Abou, le boute-en-train de notre « grin » de thé, jure qu’il a vu l’entrée de l’ennemi en ville, à travers un trou de sa cachette et qu’ils sont aussi nombreux que les sauterelles de l’invasion acridienne de 2004. Il exagére, mais, ses pitreries nous font toujours rire aux éclats. Le seul point noir au tableau de ce jour, a été, la désertion du sergent-chef qui a trahi la troupe, en s’évadant avec une pick-up équipée d’une arme lourde. Tu te rappelles, quand nous étions petits, notre tante Hawoye, citait, souvent, ce proverbe de notre terroir : « nourris le serpent au sein et tu seras, la première personne qu’il mordra ». L’indigne comportement de cet élément en est la parfaite illustration. Pourtant, voici, un monsieur dont la bonhomie a trompé la vigilance de tous. Parfaitement intégré à la population, ce bougre a même pris une femme, ici. Jour de foire– Au lendemain de cette attaque, jeudi, notre jour de foire, comme tu le sais, pendant que les gens vaquaient à leurs affaires au marché et se perdaient en commentaires sur la bravoure de nos FAMA, une folle rumeur commence à parcourir la ville. L’ennemi a encore été aperçu, à quelques encablures de la ville. Cette funeste nouvelle sème encore la panique. Toute la population regagne ses pénates, la peur au ventre. Nous allons encore vivre, sous cloche. L’appétit manquant, peu de personnes ont dîné. Le lendemain vendredi, peu de mouvements étaient perceptibles en ville. La psychose a pris ses quartiers, dans les esprits. L’ennemi n’a pas digéré sa défaite et n’a pas dit son dernier mot, non plus. Qu’elle n’a été encore la surprise de la population d’entendre de violents tirs, après la prière de Asr, ce vendredi. Cher cousin, et voilà, un déluge de feu commence à s’abattre de nouveau sur la ville. Comme le mercredi, nous voilà encore terré, au fond de nos maisons, à reciter et à marmoner, prières et bénédictions. Le combat a duré, deux heures d’horloge, environ. Deux heures d’angoisse. Comme tout le monde, j’avais l’impression que mon cœur sortait de mes entrailles. Le fracas des armes résonnait jusque, dans le corps. Courage et professionnalisme– Pour la deuxième fois, le courage et le professionnalisme des FAMAS ont eu raison de l’ennemi. Aux environs de 18 heures, vaincus, les assaillants s’estompent dans la nature, dans une débandade totale ; laissant derrière eux, d’énormes dégâts humains et matériels. Cher cousin, à ces chers héros (FAMAS), on doit jouer « Tamala ». À l’heure où je t’envoie ces nouvelles, nous ne nous sommes pas encore remis de notre frayeur. Toutes les activités sont à l’arrêt. Songes à nous envoyer un peu d’argent par Orange Money, pour payer les médicaments de ta grand-mère Sohoye. Ces derniers temps, sa tension artérielle monte fréquemment. J’espère que tu seras là, pour les labours ? Cette année, nous risquons de manquer de main d’œuvre pour la saison agricole, car, la majorité des jeunes est allé vers les mines d’or de Intahaka, pour chercher fortune. Je m’arrête là, en espérant lire la réponse de cette lettre très
Sanankoroba : la mairie récompense les meilleurs villages payeurs d’impôts

Kati, 21 mai (AMAP) – La mairie de la Commune rurale de Sanankoroba, dans le Cercle de Kati, a organisé ce jeudi une cérémonie de restitution publique de l’exercice 2025 animée par le maire, Mamadou Zan Traoré. La rencontre, présidée par le 1er adjoint au préfet du cercle de Kati, Issa Pléa, a réuni les représentants des 26 villages de la commune ainsi que plusieurs acteurs locaux, a constaté l’AMAP. Selon le bilan présenté, les recettes réalisées s’élèvent à 280.625.358 FCFA sur une prévision de 374.917.792 FCFA, contre 111.763.500 FCFA de dépenses. Le représentant du préfet a rappelé que cette restitution publique s’inscrit dans le cadre de l’article 222 du Code des collectivités territoriales relatif à la redevabilité citoyenne, saluant au passage les efforts du Conseil communal dirigé par Mamadou Zan Traoré dans la gestion administrative et financière de la commune. La cérémonie a également été marquée par la remise d’attestations de reconnaissance et de sacs de riz aux villages distingués pour le paiement des impôts et taxes. Touréla a remporté le premier prix du meilleur village payeur, suivi de Niengue-coura, Tamala, Toyan, Sinsina, Niengue-coro, Falani-Coungo et Sicoro. Les responsables des 18 autres villages ont été invités à s’inspirer de ces exemples de civisme fiscal et ont chacun reçu un sac de riz ainsi qu’une attestation de félicitations. Un sketch de sensibilisation sur le paiement des impôts et taxes a mis fin à cet espace de redevabilité citoyenne. ALK/CMT (AMAP)

