Lutte contre le terrorisme : Le Marocain Abou Abderhaman al Maghrébi tué

Bamako, 06 novembre (AMAP) Le terroriste marocain, Abou Abderahman al Maghrebi, alias Ali Maychou, a été tué par la force française Barkhane, a annoncé, mardi, la ministre française des Armées, Florence Parly, en visite a Bamako, dans le cadre d’une tournée au Sahel. La mort du terroriste remonterait à environ un mois, en début d’octobre, mais n’a été révélée qu’à l’occasion de la visite de la ministre française au Mali. A l’occasion de son séjour, elle a rencontré le chef de l’Etat et annoncé que la France va augmenter son appui au Mali dans la lutte contre le terrorisme. L’homme abattu était le n° 2 de la coalition terroriste qui sème la terreur au Sahel. En outre, les troupes maliennes ont démantelé, lundi dernier, une base logistique entre Kobou et Boulkessi (au Centre). MS/MD (AMAP)
Bandiagara : L’ONG Harmonie du développement au Sahel lance le Projet résilience et sécurité alimentaire

Bandiagara, 06 novembre (AMAP) LeProjet Resilience et Sécurité alimentaire dans les Régions de Mopti et Tombouctou, financé par la coopération allemande (BMZ)à plus de 393 millions de Fcfa,à travers BORDA, une ONG allemande, a été lancé, récemment, à Bandiagara, sous la présidence du sous-préfet central, Abdoulaye Traoré, en présence des maires des communes bénéficiaires, les chefs de village, les services techniques et les ONG partenaires. L’objectif du projet est derenforcer la résilience et contribuer à la sécurité alimentaire des populations et des coopératives locales dans le Nord du Mali. Il est articulé autour de 4 composantes, à savoir la composante Sécurité alimentaire et services de base, la composante (Ré) aménagement des infrastructures de production et de restauration de sols, la composante Education et formation des communautés et des producteurs touchés et la composante Développement de la société civile et des structures sociales des collectivités. Il est mis en oeuvre par l’ONG Harmonie du Développement au Sahel (HDS), pour une durée de 4 ans (2019-2023) dans 14 communes du Cercle de Bandiagara (Dandoli, Dourou, Barasara, Soroly, Sangha, Bandiagara, Doucombo, Pelou, Muetoumo, Kendé, Kendié, Dogani-Bèrè, Ondougou et Wadouba). Le suivi est assuré par le réseau RLD. Pour le directeur de l’ONG HDS, Korka Lougué, le projet permettra d’aider les populations à surmonter les difficultés auxquelles elles sont confrontées. Pour cela, il a sollicité l’accompagnement de tous pour sa réussite. La représentante de BORDA, Mme Bintou Traoré, a remercié les autorités et l’ensemble des acteurs du cercle. Dans son discours de lancement, le sous-préfet a remercié les responsables de la mise en oeuvre du projet et leur a donné l’assurance de l’accompagnement de l’Administration. Il a, aussi, invité les populations à s’impliquer pour que les actions qui seront menées sur le terrain leur soient bénéfiques. L’occasion était opportune pour le directeur de HDS de faire une présentation succinte du projet et le representant du service du développement social, Bourema Kodio, de présenter la situation des déplacés et des sociétés coopératives. Ces présentations ont permis aux participants de poser des questions de compréhension. Le projet intervient dans un contexte de crise sécuritaire, de conflits violents et de propagation d’une économie violente ainsi que d’insécurité alimentaire et de crises provoquées par des phénomènes météorologiques extrêmes résultant du changement climatique qui se renforcent mutuellement. Les conséquences de cette situation sont la faim, le chômage, la pauvreté et la rareté des ressources naturelles continuent d’alimenter les conflits violents, et l’État et ses organes de sécurité n’existent plus dans des zones rurales. La détérioration de la situation sécuritaire dans ces zones rurales, depuis 2015, s’est accentuée en 2019. Les attaques contre la population civile ont, aussi, augmenté localement. Le nombre de personnes déplacées a doublé depuis le début de l’année. Selon le rapport du Haut commisariat aux refugiés (HCR) du 17 janvier 2019, les Régions de Mopti et Tombouctou abritent 60% des personnes déplacées et rapatriées du pays. C’est dans ce contexte que BORDA a établi des relations de travail avec les ONG locales ADAZ et HDSet les a consolidées, grâce à des projets communs. OG/MD (AMAP)
Education : Bientôt un nouveau projet dans les Régions de Mopti et du Nord

Bamako, 06 novembre (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a reçu, mardi, en audience, la responsable pays de la Fondation Dubaï Cares au Mali, Sinda Ouertani, accompagnée de ses collaborateurs, a constaté l’AMAP. La représentante de cette organisation caritative a, à sa sortie d’audience, révélé avoir échangé avec le chef du gouvernement sur l’intention de sa structure de soutenir l’éducation des enfants du Mali, notamment dans la Région de Mopti et dans les régions du Nord. « Car, des écoles ont été fermées au niveau de ces régions-là, privant ainsi des milliers d’enfants d’éducation », a-t-elle justifié. « Aujourd’hui, on évalue le nombre de ces enfants à 285.000. On essaie de voir comment remédier à cela et accroître l’accès à une éducation de qualité, tout en renforçant la gouvernance des structures locales », a précisé Sinda Ouertani. Rappelons que la Fondation Dubaï Cares a mené des activités au Mali entre 2012 et 2014. Elle a, durant cette période, financé un grand projet de réalisation de points d’eau et d’infrastructures d’hygiène dans des écoles. « Depuis, la Fondation Dubaï Cares avait quitté le pays », a rappelé sa représentante, sans en expliquer les raisons. L’organisation caritative a signé son retour avec le lancement, récemment, « d’un tout nouveau projet d’alphabétisation financière et sociale pour les adolescents dans le cadre d’un projet international ». Le projet d’éducation des enfants des régions de Mopti et du Nord, qu’elle espère lancer d’ici fin 2019, complète donc son retour au Mali. CMT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 06 novembre 2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 06 novembre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté : – des projets de texte ; – et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°2 au contrat de concession du service public de l’électricité. Dans le cadre de l’organisation du service public de l’électricité, un contrat de concession a été signé le 21 novembre 2000 entre la République du Mali, le Maître d’Ouvrage, et la Société Energie du Mali-SA (EDM-SA) le concessionnaire pour une durée de vingt ans renouvelable. Le présent avenant porte sur la suppression de la subvention sur les frais de branchement pour la clientèle qui utilise la moyenne tension. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’étude sur la restructuration de la Société EDM-SA relatives aux mesures nécessaires pour l’atteinte de son équilibre financier. Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au contrat de concession relatif à la fourniture d’un système informatisé de production de documents sécurisés au Mali pour le compte du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société IDEMIA France. Il vise à préciser davantage les aspects techniques et financiers du contrat de concession initial relatifs aux conditions d’établissement, de production et de délivrance de visas sécurisés. L’exécution de cet avenant permettra de renforcer la sécurité des opérations de contrôle des voyageurs aux frontières du Mali, de filtrer les entrées sur le territoire malien et de lutter efficacement contre le terrorisme et le banditisme transfrontalier. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES Sur le rapport du ministre de la Santé et des Affaires sociales, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi relatif au sang humain et ses dérivés. Le Centre national de Transfusion sanguine est un établissement public à caractère scientifique et technologique chargé de collecter, d’analyser, de préparer, de conditionner et de conserver le sang humain et ses dérivés en vue de leur distribution aux établissements sanitaires publics et privés agréés ainsi qu’aux particuliers. Le présent projet de loi vise à renforcer le cadre juridique national par la prise en compte des nouvelles connaissances scientifiques en matière de transfusion sanguine. Il encadre le prélèvement, la qualification biologique, la préparation, l’importation, l’exportation, la conservation, la distribution, la dispensation, la délivrance et l’utilisation du sang humain et ses dérivés. Le projet de loi adopté permettra notamment d’améliorer la disponibilité du sang humain et ses dérivés à l’échelle nationale et de clarifier les rôles des différents acteurs. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification de l’accord de financement, signé à Bamako, le 20 septembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement relatif au financement additionnel au titre du projet de systèmes hybrides d’électrification rurale. Par cet accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 18 millions d’Euros, soit 11 milliards 807 millions 226 mille francs CFA. Le Projet, objet du financement, vise à améliorer l’accès aux services d’électricité modernes et à accroître la production d’énergie renouvelable dans les zones rurales du Mali. Des projets de texte relatifs à la ratification de l’accord concernant la promotion et la protection réciproque des investissements, signé à Bamako, le 02 mars 2018, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Turquie. L’accord signé s’applique aux investissements réalisés par les investisseurs des parties contractantes. La ratification de cet accord permettra entre autres : – de contribuer à la croissance économique et à la prospérité du pays ; – de protéger les investisseurs nationaux contre les pratiques contraires au droit international dans le pays d’accueil ; – de promouvoir et de stimuler le flux de capitaux étrangers ; – de contribuer au financement des politiques de développement, de création d’emplois et de réduction de la pauvreté ; – de bénéficier de transfert de ressources et de compétences en matière de gestion, d’administration, de technologie et de renforcement des capacités. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES – Inspecteurs à l’Inspection de la Santé : Monsieur Mohamadou HACHIMI, Médecin ; • Monsieur Amadou SOGODOGO, Médecin ; • Monsieur Mahamadou KAYA, Ingénieur des Constructions civiles • Colonel-major Sékou TRAORE ; • Monsieur Abdoulaye KONE, Attaché de recherche ; • Monsieur Sominé DOLO, Enseignant-chercheur. • Madame Toula TOURE, Administrateur de l’Action sociale. – Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales : Monsieur Ousmane KONATE, Administrateur de l’Action sociale. AU TITRE DU MINISTERE DU DIALOGUE SOCIAL, DU TRAVAIL ET DE LA FONCTION PUBLIQUE – Chef de Cabinet : Monsieur Harouna BARRY, Ingénieur en développement local. – Chargés de Mission : Monsieur Bakary DENA, Professeur ; • Madame Aïssata DIALLO, Professeur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA PROSPECTIVE – Conseiller technique : Madame M’Batogoma Aminata SOGOBA, Ingénieur en Informatique. – Chargé de Mission: Monsieur Mamourou Sidiki KONATE, Gestionnaire immobilier. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur Chaka TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; • Docteur Aliou MAIGA Bamamou, Enseignant-chercheur ; • Monsieur Malick SY, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; • Madame KEITA Adama DEMBELE, Planificateur. AU
DDR accéléré : 324 soldats prêts à servir

Ségou, 06 novembre (AMAP) Trois cent vingt-quatre éléments, qui ont suivi la formation accélérée correspondant à leurs catégories dont 15 officiers formés à l’EMIA de Koulikoro, 80 sous-officiers à l’ESO de Banancoro et 229 militaires du rang à Tiby, sont prêts à servir, à l’issue de la formation de la 2è vague des éléments issus du désarmement, démobilisation et réinsertion accéléré (DDR), dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, représentant son collègue en charge de la Défense et des Anciens combattants, a présidé, vendredi dernier, au Centre d’instruction de Bafo (Ségou), la cérémonie de fin de formation, en présence du chef d’état-major de l’armée de terre, le général de brigade Kéba Sangaré, du représentant du chef d’état-major général des armées, Moustapha Drabo, du président de la Commission nationale du désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR), Zahabi Ould Sidi Mohamed, des ambassadeurs accrédités dans notre pays et de plusieurs autres hauts gradés de l’Armée. Selon le chef d’état-major de l’Armée de terre, l’Accord pour la paix et la réconciliation traite, dans son titre 3, des questions ayant trait à la défense et à la sécurité, notamment le cantonnement, l’intégration et le processus de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR). En somme, la démarche cohérente pour l’unicité des Forces armées et de sécurité du Mali, relevant organiquement et hiérarchiquement de l’autorité de l’Etat. Le général de brigade Kéba Sangaré a précisé que le programme d’instruction élaboré pour chaque catégorie était bien adapté au contexte spécifique de l’heure et a été dispensé en systèmes modulaires. Cela a permis d’atteindre le résultat escompté à travers à travers les efforts louables des différents encadrements. S’adressant aux nouveaux membres des FAMa, il a fait savoir qu’ils doivent, toujours, garder à l’esprit que le drapeau national, emblème de la Patrie est, d’abord, le symbole de notre Nation. A ce propos, le général de brigade Kéba Sangaré a dit que les éléments issus du DDR accéléré doivent servir la patrie avec honneur, loyauté et fidélité, participer, en tout temps et en toutes circonstances, à la défense de l’intégrité du territoire national et protéger les populations civiles et leurs biens. Et d’ajouter que les connaissances acquises, pendant cette formation, permettront à chacun de tenir une fonction au sein d’une unité de combat. Le chef d’état-major de l’Armée de terre a poursuivi qu’en acceptant de venir dans l’Armée, les nouvelles recrues n’ont pas choisi la facilité, car, le métier des armes et l’état de militaire exigent d’eux, en tout temps et lieu, la discipline, la loyauté et l’esprit de sacrifice. Le général de brigade Kéba Sangaré a adressé une mention particulière aux commissions DDR et de réintégration « pour leurs efforts multiformes ayant conduit à ce jour mémorable, et le retour dans le giron de la République de ce millier d’ex combattants épris de paix ». Animé d’un sentiment de réconfort et de fierté, le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, a déclaré que cette cérémonie est la preuve que l’Accord et le processus de sécurisation avancent. Saisissant l’occasion, il a affirmé que ces éléments constituent les premières unités de l’armée reconstituée, afin de faire face au vide sécuritaire en l’occurrence dans les Régions du Nord, tout en indiquant que l’étape prochaine concerne le profilage des détenteurs d’armes pour voir qui respecte les critères afin de faire face aux enjeux sécuritaires. Pour le président de la Commission nationale du désarmement, démobilisation et réinsertion, la fin de formation de 324 éléments marque un pas décisif dans l’unicité des FAMaetdans le processus de paix. Zahabi Ould Sidi Mohamed a souligné que le gouvernement est résolument engagé et respecte ses engagements pour un Mali en paix. La remise des attestations et la parade militaire ont marqué la fin de la cérémonie. MS/MD (AMAP)
Dengue : Des cas confirmés

Bamako, 06 novembre (AMAP) Le système de surveillance sanitaire malien a permis de découvrir des cas de dengue enregistrés, le 31 octobre dernier, en Commune VI, et dans le district sanitaire de Kalabancoro (Cercle de Kati), a confirmé, mardi, le ministère de la Santé et des Affaires sociales lors d’un point de presse sur la question à la Cité administrative. A la date du 5 novembre dernier, 14 cas suspects ont été notifiés (11 à Yirimadio, 2 à Niamana et 1 à Banankabougou), dont 6 testés positifs dans les laboratoires du Centre universitaire de recherche clinique (UCRC) et du Centre d’infectiologie Charles Mérieux (CICM) de Bamako, révèle le secrétaire général du ministère de la Santé et des Affaires sociales, Mama Coumaré, qui a animé le point de presse, en présence de grands spécialistes en infectiologie « Sur les 6 cas positifs, 3 concernent la tranche d’âge de 3 à 20 ans. Deux autres concernent deux enfants de 2 et 3 ans. Enfin, le dernier confirmé est celui d’un adulte de 49 ans », a expliqué Mama Coumaré. M. Coumare a assuré que tous les cas ont été pris en charge gratuitement, et les personnes touchées se portent bien. « On ne déplore aucun mort », a-t-il indiqué. Les dispositions requises ont été prises,, notamment l’investigation, la prise en charge des cas déclarés, la pulvérisation intra et extra domiciliaire dans les localités concernées, l’activation des comités de gestion des épidémies et catastrophes à tous les niveaux du système de santé. « Le renforcement des capacités du personnel, des stocks d’intrants, de la surveillance épidémiologique sur toute l’étendue du territoire national et l’information et la sensibilisation des populations sur les mesures de prévention de la maladie y figurent aussi pour mener «la guerre » contre la dengue » a expliqué le conférencier. Il a, aussi, invité les populations à observer les mesures de prévention, notamment l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticides, de crèmes répulsives, le port d’habits amples avec des manches longues. Il a également insisté sur l’assainissement de notre cadre de vie. Le Pr Sounkalo Dao, infectiologue et enseignant à la Faculté de médecine et d’odontostomatologie a invité la population à se débarrasser des eaux stagnantes et autres saletés qui favorisent la multiplication des agents pathogènes. Il a souhaité que tous les cas suspects soient référés aux structures de santé. Par définition, la dengue est une maladie épidémique virale. Cette maladie infectieuse est transmise à l’homme par un moustique du genre « AEDES ». Elle se manifeste par des maux de tête, des douleurs musculaires et au niveau des articulations, des nausées et des vomissements dans un contexte de forte fièvre. Parfois, la dengue peut provoque des taches sur la peau. Elle peut, aussi, occasionner la perte d’une grande quantité de sang. Elle est mortelle, mais peut, aussi, se guérir en quelques jours. SYW/MD (AMAP)
Communiqué du Ministère de la Santé et des Affaires sociales sur la situation de la dengue au Mali.

Dans le cadre de la surveillance épidémiologique, le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales informe l’opinion nationale et internationale de la notification, le jeudi 31 octobre 2019, de cas de dengue en Commune VI du district de Bamako et dans le district sanitaire de Kalabancoro. Face à cette situation, un dispositif robuste de riposte a été mis en place. A la date du 5 novembre 2019, quatorze (14) cas suspects ont été notifiés et répartis comme suit : – 11 cas suspects à Yirimadio, – 2 cas suspects à Niamana, – 1 cas suspects à Banankabougou. Parmi ces cas suspects, six (6) ont été testés positifs aux laboratoires du Centre Universitaire de Recherche Clinique (UC RC) et du Centre d’Infectiologie Charles Mérieux (CICM) de Bamako. Sur les six (6) cas positifs, trois (3) sont de Yirimadio, âgés de 3, 16, et 20 ans, deux (2) de Niamana, âgés de 2 et 13 ans et un (1) de Banankabougou âgé de 49 ans. Tous les cas ont été pris en charge et se portent bien. On ne déplore aucun cas de décès. Ainsi, les actions suivantes sont en cours : – l’investigation et la prise en charge des cas, – la pulvérisation intra et extra domiciliaire dans les localités concernées, – l’activation des comités de gestion des épidémies et catastrophes à tous les niveaux du système de santé, – le renforcement des capacités du personnel et des stocks des intrants, – le renforcement de la surveillance épidémiologique sur toute l’étendue du territoire national, – l’information et la sensibilisation des populations sur les mesures de prévention de la maladie. Le Ministre de la Santé et des Affaires Sociales invite les populations à observer les mesures de prévention ci-après : – mesures individuelles : l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticides ; les crèmes répulsives ; le port d’habits amples et à manches longues ; – mesures collectives : l’assainissement de l’environnement (l’hygiène et la salubrité quotidienne, le désherbage, la destruction des sources d’eaux stagnantes, la pulvérisation domiciliaire, des espaces verts). Le Ministre de la Santé et des Affaires Sociales invite les populations à rester sereines, et les rassure que toutes les mesures sont prises pour maintenir notre pays indemne de toute épidémie. Bamako, le 5 novembre 2019 P/Le Ministre/PO Le Secrétaire Général
Boulkessy : Les FAMa détruisent une base logistique de terroristes
Bamako, 06 novembre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont détruit, lundi dernier, aux environs de 11 heures, une base logistique de terroristes, entre Kobou et Boulkessy (Centre), a-t-on appris de source militaire. Relayée par le compte twitter de l’Armée, cette information indique un bilan de 25 fûts de carburant détruits, cinq motos et quatre pistolets mitrailleurs récupérés. La moisson concerne, aussi, un fusil de chasse, des minutions, des tonnes de vivres, des produits chimiques, une machine à coudre, des équipements militaires (tenues, sacs à dos…), un poste radio VHF, plusieurs cartes d’identité étrangères de la sous-région, des plaques solaires, des batteries, une bombonne de gaz, des clés de dépannage. Un suspect a été remis aux structures compétentes à toutes fins utiles. MS/MD (AMAP)
« La France souhaite renforcer son appui au Mali, dans la mesure du possible » (dixit Florence Parly)

Bamako, 6 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly qui a entamé lundi une tournée au Sahel, a été reçue mardi par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta à l’Ex base B, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’Etat et son hôte ont échangé sur entre autres, le renforcement de la coopération bilatérale, la sécurité au Mali et dans le Sahel notamment les récentes attaques meurtrières au Mali et au Faso, la Force conjointe du G5 Sahel et l’Opération ‘’Bourgou IV’’ qui sera sous le commandement de Barkhane et qui va associer les Forces maliennes et burkinabè. Les deux personnalités ont également évoqué la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation et le Dialogue national inclusif qui est en cours. « J’ai présenté mes condoléances au président Keïta. Je lui ai renouvelé la détermination de la France à poursuivre ce combat qui est mené très courageusement et avec une très grande détermination par les armées maliennes contre le terrorisme», a déclaré Florence Parly. La ministre française des Armées qui a confirmé que la situation sécuritaire est difficile aujourd’hui en attestent les récentes attaques et la récente découverte d’une réserve d’armements, de carburant et de matériels appartenant aux terroristes par les Forces armées maliennes près de Boulkessi, a affirmé qu’elle a fait part au chef de l’Etat du souhait de son pays, dans la mesure du possible, de renforcer son appui au Mali. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, du commandant de la Force Barkhane, général Pascal Facon, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré et de celui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah. DD/KM (AMAP)
Véhicules non dédouanés : Le passe-droit de privilégiés

Bamako, 06 novembre (AMAP) Porteurs d’uniformes, élus, célébrités de la musique, des sports et de la presse, hauts fonctionnaires… nombre de nos compatriotes s’arrogent le droit de circuler dans des véhicules qui n’ont pas fait l’objet d’une procédure de mise en consommation. Gare aux policiers ou aux douaniers qui osent les interpeller. Béret posé sur le tableau de bord, siège avant ostensiblement recouvert par un uniforme dont les pattes d’épaulettes exhibent deux bandes verticales (indiquant le grade de lieutenant du porteur), Oumar (ce n’est pas son vrai nom) garer son véhicule non immatriculé devant une salle de gym de la capitale. Les indices ont été mis en évidence par lui dans la voiture pour dissuader les agents chargés de la circulation de le siffler, même si son automobile n’affiche comme immatriculation que les quatre premiers chiffres du numéro de châssis. Oumar est loin d’être le seul porteur d’uniforme à se comporter ainsi. Parmi ceux, qui servent sous le drapeau, beaucoup utilisent ce passe-droit. Notre officier circule en toute tranquillité à bord de sa voiture japonaise qui n’empruntera, certainement, jamais la route menant à l’Office national des transports (ONT) du Mali, ni celle des impôts. Notre homme n’envisage pas une régularisation qui concernerait la pose d’une plaque d’immatriculation ou l’acquisition d’une vignette. Il serait cependant injuste de jeter la pierre au seul jeune officier. Dans les rues de la capitale et des grandes villes de l’intérieur, cet incivisme permanent des propriétaires de véhicules non dédouanés se retrouve même chez des magistrats, des élus et… des journalistes. Comme en témoigne cet épisode survenu près du stade Mamadou Konaté : un reporter d’un journal de la place, sifflé par un policier, alors qu’il téléphonait au volant, a essayé d’intimider l’agent en exhibant sa carte de presse. La manœuvre a été payante. L’incivisme se banaliserait-il dans le pays ? s’interrogent de nombreux compatriotes. En tout cas dans la circulation urbaine, le mal s’enracine. La police et la douane sont débordées. Comme en témoigne, sous le couvert de l’anonymat, cet agent de la Compagnie de circulation routière (CCR). « Le pire est que ces personnes laissent leurs femmes et leurs enfants adopter le même comportement. Le comble est que quand on essaye de saisir le véhicule, lors des contrôles, ces gens ne se gênent pas pour nous faire remarquer qu’ils sont en position d’autorité. Ils nous demandent si nous n’avons pas prêté attention à leur macaron. Et si nous nous entêtons à faire notre travail, ils appellent la hiérarchie. Du coup, le chasseur devient le chassé.”, nous fait-il savoir. PERTES DE RECETTES – A la direction nationale des douanes, à la Compagnie de circulation routière, comme à l’ON), on sent percer une inquiétante résignation, malgré de nombreux véhicules saisis. Ce paradoxe se constate au guichet unique de dédouanement des véhicules à Bamako. Ici, la cour est encombrée par des véhicules non dédouanés qui affichent seulement CH. suivi d’un numéro comme toute immatriculation. ¨Parmi leurs propriétaires, on compte un fort pourcentage de douaniers, de policiers, de gendarmes et d’élus », indique un officier des douanes. Il assure : « Aucune de ces voitures ne sortira d’ici sans une régularisation totale ». Mais d’aussi bonnes prises, les douaniers en réussissent en y laissant souvent des plumes. « L’une des difficultés de ce travail, souligne notre interlocuteur, est la saisie de véhicules de porteurs d’uniforme qui se croient, vraiment, au-dessus de la loi ». « Une fois, un colonel de la police a foncé sur un agent des douanes quand ce dernier a tenté de lui retirer la clef de la voiture. Nous étions tous stupéfaits devant le comportement violent de cet officier. Malheureusement, des situations pareilles ne sont pas rares sur le terrain.” déplore-t-il. Un autre douanier, qui assiste à notre échange, rapporte que sa voisine de quartier est une porteuse d’uniforme qui circule, depuis belle lurette, dans un véhicule non dédouané. Il s’est aventuré, un jour, à lui demander pourquoi elle ne se mettait pas en règle. La dame a paru étonnée par la question et elle lui aurait, tout simplement, rétorqué à quoi lui servirait son uniforme, si elle doit rouler en ville comme le citoyen lambda ! Pour le chef du Guichet unique de dédouanement des véhicules à Bamako, le lieutenant-colonel Baye Ag Assoni, il y a des propriétaires de véhicules qui roulent sous CH, après avoir bouclé les procédures de dédouanement et obtenu une carte grise temporaire. Ceux-là n’attendent que leur plaque d’immatriculation. Il pointe du doigt les CH qui n’ont pas fait l’objet de mise en consommation et n’ont, donc, pas le sésame que constitue la carte temporaire. Cette dernière catégorie représente un vrai danger, car ces véhicules roulent sans aucun signe d’identification. Pour lutter contre une tendance qui représente un manque à gagner de plusieurs centaines de millions pour l’Etat, douanes et police organisent des patrouilles bihebdomadaires. « Les propriétaires de véhicules saisis lors de ces opérations sont sommés de se mettre en règle et sont astreints au paiement d’une amende. Ce sont, souvent, des personnalités bien connues. Mais les douaniers se montrent intraitables lors des opérations de saisies », précise le chef du guichet unique. « La loi est la même pour tout le monde. Il n’y a pas de raison que les hommes servant sous le drapeau, les élus ou même les hauts responsables ne se mettent pas en règle », souligne-t-il. AVANTAGES FISCAUX – Pour cet agent de la CCR que nous avons rencontré, l’Etat doit accompagner l’effort d’intransigeance des policiers et dissuader ceux qui veulent s’attribuer un statut particulier. « Prenons le Sénégal voisin comme exemple, poursuit-il, on n’y voit pas de véhicules CH en circulation, parce que l’Etat a fait ce qu’il faut.” Le jeune agent ne peut, cependant, pas s’empêcher de prêcher pour sa propre chapelle pour regretter ce qu’il estime être le montant exorbitant des frais de dédouanement. Il croit, aussi, savoir que l’exonération consentie par l’Etat aux porteurs d’uniforme suit un processus long et compliqué. Au ministère de l’Economie et des Finances, ces arguments sont battus en brèche par

