Koulikoro : Le document du cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable en discussions

Koulikoro, 31 décembre (AMAP) Un atelier sur la dissémination du Document du cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREED) 2019-2023 et de son dispositif de suivi évaluation a pris fin vendredi à Koulikoro, sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur de  région,  Sékou Samaké,  a constaté l’AMAP. Organisé par le ministère de l’Economie et des Finances à travers la Cellule Technique du Cadre Stratégique de lutte contre la Pauvreté en collaboration avec le gouvernorat de Koulikoro, il avait pour objectif de procéder à une large diffusion du document CREED 2019/2023 et de son dispositif de suivi évaluation. Les participants ont échangé sur entre autres, la non prise en compte de l’artisanat  et de la fluctuation du carburant dans le document du CREED, les critères de choix des indicateurs du CREED, le rôle du CREED dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de la réconciliation. « Le CREED 2019/2023 constitue le cadre de référence à moyen terme pour la conception, la mise en œuvre et le suivi des différentes politiques et stratégies de développement, tant au niveau national que sectoriel » a rappelé Sékou Samaké. Le CREED 2019-2023 vise principalement à trouver une réponse pertinente et proactive aux problématiques de développement identifiées par le diagnostic stratégique. Il s’agira entre autres de combler le déficit de gouvernance, d’assurer la paix et la sécurité et de restaurer le bon climat de vivre ensemble qui a toujours caractérisé la société malienne L’atelier était destiné aux représentants de l’administration, des collectivités territoriales, des services techniques régionaux et locaux des régions de Kayes, Koulikoro et du district de Bamako. AM/KM (AMAP)

Koulikoro : Inauguration de la nouvelle salle de délibération de la mairie

Koulikoro, 31 décembre (AMAP) La cérémonie d’inauguration de la nouvelle salle de délibération de la Mairie a été présidée lundi à Koulikoro, par l’Honorable Président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du maire de la Commune, Ely Diarra, du Gouverneur de région, le général Débérékoua Souara, des autorités administratives et militaires, des responsables des collectivités territoriales, du patriarche de la famille fondatrice de Koulikoro, Djibrill Diarra, du coordinateur des chefs de quartiers et d’une population en liesse. Financé par le Conseil régional à près de 45 millions de francs CFA, le joyau qui est composé d’une grande salle de 100 places équipée d’un  appareil de sonorisation et en réseau internet, d’une petite salle équipée avec douche intérieure, est bâti dans  la cours de la mairie sur une superficie de 875m2  dans la cour de la mairie. « L’infrastructure que nous inaugurons aujourd’hui et l’ensemble des réalisations de la mairie ont été possible grâce au climat d’entente qui règne à Koulikoro entre les responsables des différentes structures et  grâce à la confiance dont  ils jouissent  auprès des populations. C’est ce climat serein qui permet de développer la ville et en temps que responsable je m’y emploierai à cela » a déclaré Issaka Sidibé qui a également invité les populations à s’acquitter de leurs impôts Le maire de Koulikoro, Eli Diarra a saisi l’occasion pour  remercier le conseil régional pour cet appui précieux, le président de l’Assemblée Nationale pour sa disponibilité permanente, les contingents UETM allemands et espagnols pour la constance de leur partenariat fécond. «Le rêve est devenu une réalité, cette salle sera à la disposition de tous les usagers des collectivités, des associations de jeunes et de femmes, des sportifs entre autres », a souligné le maire de la Commune. La cérémonie a été marquée également par la projection des  infrastructures réalisées par la mairie, le lancement officielle de la brigade d’hygiène de la mairie,  la remise des clefs d’un véhicule 4/4 Toyota et 4 motos achetés par la mairie sur fond propre à l’administration communale, et la remise des gilets de sauvetage aux exploitants de sable et de gravier. AM/KM (AMAP)

Allégations de disparition de civils dans le Cercle de Tenenkou : Le gouvernement annonce l’ouverture d’une enquête

Bamako, 30 décembre (AMAP) Le gouvernement a dépêché une équipe à Malimana, dans la Commune de Dioura, Cercle de Tenenkou (Région de Mopti) pour faire la lumière sur des “allégations non encore fondées” faisant état de disparition de civils, précédemment interpellés par les Forces armées du Mali (FAMa),a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué, le gouvernement précise,qu’en attendant les conclusions de cette enquête, il “invite les populations au calme et à la collaboration” pour situer les faits. Il “encourage les FAMa dans leur mission de sécurisation des populations et les autorités locales pour leur implication et leur accompagnement”. En outre, “le commandement militaire réaffirme sa détermination à faire toute la lumière sur les allégations”, indique un autre communiqué de Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA). Selon les informations émanant de la DIRPA, le 19 décembre 2019, une patrouille des FAMa a interpellé des suspects à Malimana. « Suite à une intervention du maire de Dioura, Mamadou Coulibaly, les intéressés avaient été libérés par les éléments de la patrouille », a précisé la DIRPA Des éléments de la gendarmerie ont été dépêchés sur les lieux en vue de faire toute la lumière sur cette affaire. Selon le chef de mission, dans son rapport officiel, les suspects interpellés ont été immédiatement relâchés sur place, suite à l’intervention du maire qui a confirmé connaître les suspects. Toujours selon la DIRPA, le commandant du théâtre centre de l’opération Dambé s’est, également, rendu à Malimana, le 28 décembre 2019, en vue de s’enquérir des enquêtes de gendarmerie en cours. Une seconde mission de gendarmerie a, aussi, été dépêchée à Dioura auprès des FAMa pour être escortée sur un puits, situé à N’Doukâla commune Karéri à 10 Km côté ouest de Kologuiri, supposé contenir les corps Ce site serait les vestiges d’un village et « aucun indice n’y a été  découvert’, a indiqué la même source citant les enquêteurs. OD/MD (AMAP)

Commune urbaine de Mopti : Un projet d’infrastructures routières de 34 milliards de Fcfa

Par Dieudonné DIAMA Envoyé spécial Mopti, 30 décembre (AMAP) Le chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé,a annoncé, dimanche, à Mopti, un projet d’infrastructures routières de plus de 34 milliards de Fcfa destiné à améliorer la mobilité urbaine dans les villes de Mopti et Sévaré. Ce projet, soumis au financement de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), va concerner l’aménagement du tronçon Sévaré-Mopti en 2×2 voies, d’un autre tronçon en 2×1 voies, l’aménagement en 2×1 voies du tronçon pour le contournement de l’aéroport de Mopti Ambodedjo et de dix kilomètres de voiries urbaines. M. Cissé, qui intervenait, à l’occasion de la célébration du centenaire de la Venise malienne, a précisé que ces réalisations rentrent dans le cadre de la stratégie de stabilisation de la 5è Région en proie à l’insécurité. « Au cœur de la stratégie de stabilisation du gouvernement, se trouvent, en bonne place, les activités de développement endogène à travers la réalisation d’infrastructures structurantes », a expliqué Dr Boubou Cissé. Pour lui, Mopti a besoin d’un souffle nouveau pour se relever et de rayonner comme jadis puisque « sa situation géographique stratégique le permet ». « La stratégie de stabilisation de la Région de Mopti est, également, centrée sur des actions de renforcement de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de réconciliation », a indiqué le Premier ministre qui a salué les initiatives prises dans le cadre du centenaire de la Commune urbaine par les autorités régionales, municipales et la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Malgré la situation difficile, voire critique de la Région de Mopti, Dr Boubou Cissé a promis que le gouvernement ne baisse pas les bras. « Des actions seront amplifiées dans le cadre du programme de réduction de la violence communautaire, destiné à démobiliser les combattants enrôlés dans des groupes d’autodéfense, a-t-il annoncé. Dr Boubou Cissé a souhaité que la célébration du centenaire de Mopti, coïncidant avec le nouvel an, apporte à la Commune et, « plus largement à notre pays la paix, la stabilité et la quiétude, socles de la cohésion sociale, du redressement national et du progrès économique et social ». C’est aux environs de 9 heures que l’avion, transportant le chef du gouvernement et l’ancien président, Amadou Toumani Touré, a atterri á l’aéroport de Mopti. Les deux personnalités ont été accueillies par le gouverneur de la Région, le général Abdoulaye Cissé et le maire de la Commune urbaine de Mopti, Issa Kansaye. Ensuite, le cortège s’est ébranlé vers le terrain scolaire de Gangal où se tenait la cérémonie du centenaire. Les habitants sont sortis massivement pour être témoins de cet événement qui marquait le retour au bercail du président Amadou Toumani Touré. Le maire Issa Kansaye a indiqué que la célébration du centenaire exprimait la volonté de la municipalité de promouvoir des actions concrètes pour la relance de l’économie locale. Pour l’édile, il s’agit de montrer un nouveau visage de la ville aux partenaires techniques et financiers et au monde entier. « En plus, c’est un moment de retrouvailles et d’union sacrée autour du patrimoine commun », a précisé M. Kansaye, ajoutant que le choix du Dr Boubou Cissé pour présider cet événement traduit son engagement personnel et le rôle capital qu’il joue dans le développement économique du pays. « La signature, récemment, d’accords de financement et la tenue du Dialogue national inclusif en sont des illustrations », a fait remarquer l’édile qui a déploré la situation sécuritaire difficile que traverse la Région de Mopti, ces dernières années. « L’insécurité a durement éprouvé les activités principales sur lesquelles repose l’économie locale », a indiqué Issa Kansaye qui a sollicité, au nom de ses mandants, l’ancien président Amadou Toumani Touré « pour une mission d’apaisement des tensions, de retour définitif de la paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble entre les communautés ». Pour sa première prise de parole en public, depuis son retour de Dakar, après 7 ans d’exil, Amadou Toumani Touré, a rappelé qu’il a déjà effectué des missions de bons offices dans des pays lointains. S’il n’a « pas refusé d’aller s’occuper des conflits dans des pays frères, il ne refusera jamais de s’occuper des tensions dans (son) propre pays et surtout celles qui concernent Mopti », a-t-il souligné, avant d’assurer au maire qu’il est totalement acquis à la sollicitation. Promettant de revenir, spécialement. pour parler aux jeunes, il a invité ses cousins et neveux qui sont de l’autre côté du fleuve, dans les montagnes, dans le Seno, dans le Bourgou et partout afin qu’ils se mettent ensemble pour la paix et la cohésion sociale. Au confluent du fleuve Niger et de son affluent le Bani, Mopti, capitale de la 5è région administrative du Mali, était, il y a peu, une ville rayonnante grâce à l’élevage, l’artisanat, la pêche et le commerce et surtout le tourisme. Toutes ces activités, qui faisaient la fierté et la renommée de la Venise malienne ont, de nos jours, fortement périclité, du fait de la crise sécuritaire dont la Région est devenue un épicentre. La Commune urbaine de Mopti fête, cette année ses 100 ans. Les manifestations ont débuté depuis le 21 décembre et prendront fin demain. La cérémonie de dimanche a été marquée par la remise de distinctions honorifiques à des personnalités ayant contribué au développement de la Commune urbaine de Mopti, à l’ancien président Amadou Toumani Touré, au Premier ministre Boubou Cissé et au gouverneur de Mopti, le général Abdoulaye Cissé. Elle a pris fin par la coupure du gâteau du centenaire et la visite guidée des stands au niveau de la foire organisée dans le cadre de la célébration. Avant de regagner Bamako, Dr Boubou Cissé a procédé à l’inauguration du monument érigé en l’honneur de feu député Aly Maïga à Sévaré. DD/MD (AMAP)

La Chine fait don de matériels à la presse malienne

Bamako, 30 décembre (AMAP) L’ambassade de la République populaire de Chine au Mali a fait un don à la presse nationale, jeudi dernier, de caméras, d’appareils photos, d’imprimantes, lors d’une réception que l’ambassadeur Zhu Liying a offerte aux hommes de médias, dans les locaux de la représentation diplomatique, à Bamako. Ce geste entre dans le cadre de la coopération entre le Mali et la Chine depuis le début des années 60. Une relation bilatérale, dont le renforcement est, en partie, dû à la presse, selon le diplomate chinois. « C’est d’ailleurs grâce à vous, les amis de la presse, que la population malienne apprend toujours, davantage, les nouvelles de cette coopération exemplaire et que l’amitié sino-malienne s’enracine, toujours, plus profondément dans le cœur des Maliens, partout dans le pays», a indiqué Zhu Liying devant les responsables des organes de presse publics et privés. Au nom de la presse, le directeur de l’Office de la Radio et Télévision du Mali (ORTM), Salif Sanogo, a remercié la Chine pour ce geste, souhaitant que le partenariat entre ce pays et la presse malienne, à travers son ambassade, puisse se aller de l’avant. Sur le dossier de la paix et de la sécurité, Zhu Liying a souligné que la Chine est en train de mettre en œuvre une coopération militaire avec les cinq pays du Sahel et avec la force conjointe du G5 Sahel. Ce, selon le diplomate, dans le cadre de la coopération Chine-Afrique, annoncée en septembre 2018 lors du sommet de Beijing. «La Chine se met toujours aux côtés du Mali pour des moments d’épreuve, notamment la lutte anti-terroriste et la sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité territoriale», a-t-il assuré. Zhu Liying est revenu sur la préoccupante question de visa d’entrée dans son pays. Selon lui, depuis un an, la situation a complètement changé. «Cette année, 4.300 visas ont été délivrés, soit une croissance de 66% par rapport à l’année dernière. Mieux, la nouveauté, c’est que plus de 1.300 visas de longue durée, avec multiples entrées, ont été délivrés à des Maliens qui ont l’habitude de voyager en Chine, soit 10 fois plus que l’année dernière », a-t-il précisé. Et de réaffirmer sa volonté de favoriser «les échanges économiques entre nos deux pays, et ceci pour le bien de nos deux peuples». Par ailleurs, Zhu Liying a rappelé les acquis de la coopération sino-malienne avant de signaler que le Mali fait, désormais, partie des 140 pays participants de la «Nouvelle route de la soie», pour la coordination des politiques économiques stratégiques, le renforcement des liens du commerce et des investissements et la connexion des réseaux de communication. La Chine a récemment accordé au Mali, selon son ambassadeur, un don de 20 milliards de Fcfa pour des projets d’infrastructures et un don de kits scolaires d’une valeur de 3 milliards de Fcfa. Sans oublier les dizaines de bourses que ce pays ami octroie, chaque année, aux jeunes talents maliens. BD/MD (AMAP)

Lutte contre la fraude : La hiérarchie douanière en visite de terrain

Sikasso, 30 décembre (AMAP) Le Directeur général des douanes, l’inspecteur général Mahamet Doucara, et ses proches collaborateurs ont effectué, du jeudi au dimanche, une visite de terrain dans les services de lutte contre la fraude dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Sikasso, a constaté l’Amap. A chaque étape, la délégation a échangé avec les douaniers pour recueillir leurs difficultés et apporter les réponses idoines. « Mes collaborateurs et moi avons entrepris une visite de terrain de 4 jours qui a commencé dans la région de Kayes jusqu’à Sikasso, aujourd’hui, en passant par celles de Koulikoro et de Ségou. Nous sommes, ici, sur le terrain pour motiver davantage les agents des douanes que nous avons placés sur les chemins de la fraude avec comme mission de barrer la route à la fraude sauvage qui pollue l’environnement économique », M. Doucara. Récemment, les services douaniers ont opéré des saisies d’or, de devises et de produits pharmaceutiques de tous genres, dans le cadre de leur mission de lutte contre le trafic de ces produits. « Comme vous le savez, notre pays traverse des moments difficiles, notamment en termes de sécurité. Ce qui fait que la présence douanière se limite, pratiquement, aux seules régions du Sud. C’est justement pourquoi, nous avons estimé important de déployer des efforts supplémentaires sur les versants guinéen et mauritanien pour faire échec à cette source d’approvisionnement qui met en mal les recettes douanières », a analysé l’inspecteur général Mahamet Doucara. Et d’ajouter : « C’est dire que l’administration des douanes n’a pas que la mobilisation des recettes comme mission, bien que la plus prépondérante. Elle a, également, une mission de protection des consommateurs à travers diverses saisies de produits pharmaceutiques contrefaits,  d’or, d’alcool frelaté, de drogue de tous genres, de viande de volailles et autres aliments impropres à la consommation ». A Sikasso, dernière étape de cette tournée au pas de charge, Mahamet Doucara a précisé à ses hommes sur le terrain qu’il était venu « pour recueillir leurs difficultés, mesurer leurs performances et les encourager à persévérer ». « Les défis sont certes grands mais nous sommes résolument engagé à mener nos missions à bon port », a leur a-t-il dit. AC/MD (AMAP)   

Système d’écriture : Le n’ko a fait du chemin  

Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 30 décembre (AMAP) Le n’ko, cette écriture créée en 1949 par Solomana Kanté, un chercheur guinéen, est aujourd’hui enseigné dans nos universités et dans plusieurs centres d’enseignement dans le monde, y compris à Harvard et Indiana (Etats-Unis) et en Egypte. L’hiéroglyphe a acquis droit de Cité au Mali, depuis sa création, en 1949, par Solomana Kanté. Le n’ko, dans l’imaginaire populaire, renvoie à une introspection, à la connaissance du passé et de notre culture, mais c’est une écriture qui a connu beaucoup d’évolutions. Le créateur de cette écriture a ouvert la voie, en écrivant des documents dans différents domaines, notamment la géographie, l’histoire, les mathématiques et autres. Depuis, le n’ko a fait du chemin car des documents sur les nouvelles technologies de la communication et la santé sont transcrits dans ce système d’écriture. La promotion du n’ko continue, à travers la multiplication de formations informelles, la publication de livres et l’apprentissage en ligne, notamment sur les réseaux sociaux. Sur la base d’un constat empirique, on peut confirmer un regain d’intérêt pour le n’ko et, même, sans donner de statistiques précises, les maîtres de cette écriture attestent avoir, maintenant, un grand nombre d’adhérents. CHEMIN PARCOURU – L’écriture n’ko a été introduite dans l’enseignement supérieur, notamment au niveau des universités. Solomana Kanté serait fier de voir le chemin parcouru, notamment en termes d’acceptation du n’ko. Si le n’ko n’utilisait, au départ, que les dialectes madenkan, dioula, bamanankan, mandengo ou khassonké, cette écriture peut se faire, maintenant, dans toutes les langues nationales. C’est dans cette logique que le Forum pour la généralisation internationale du système d’écriture n’ko a vu le jour en 2018. Yaya Konaté, membre de ce forum, explique, tout d’abord, que « l’objectif de cette association est de persuader les adeptes du n’ko que toutes les langues africaines doivent être écrites pour réaliser le rêve de son initiateur, c’est-à-dire trouver une écriture propre à l’Afrique ». C’est pourquoi, le Forum pour la généralisation internationale du système d’écriture n’ko est en train de conquérir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Guinée, la Gambie et le Sénégal pour que les locuteurs des langues nationales de ces pays adoptent le système d’écriture n’ko. M. Konaté a, déjà, à son actif, six livres rédigés en n’ko. Ces ouvrages abordent des thématiques liées à l’islam et la vie associative. D’autres écrivains se sont intéressés à l’électricité, l’informatique, aux vertus des plantes et la mécanique. « La médecine traditionnelle n’est pas un secret pour moi. Il y a beaucoup de livres de « Karamako » Solomana Kanté qui expliquent les vertus des arbres et parlent des maladies », se réjouit le tradi-thérapeute Konaté. Il rend hommage à ce savant. Solomane Traoré, lui aussi, est membre de l’association « Lawada » qui signifie en français la connaissance et le développement du n’ko. Le sexagénaire explique que le n’ko a des avantages. En ce moment précis de notre entretien, il exhibe son téléphone muni d’un système d’exploitation mobile android. Tous les contacts de son répertoire sont écrits en n’ko. « Tout cela est faisable grâce à une application conçue à cet effet », explique-t-il, avec une pointe d’enthousiasme mêlé de fierté. Dans le domaine de l’informatique, le système d’écriture n’ko est représenté dans l’Unicode, un standard informatique qui permet des échanges de textes dans différentes langues, à un niveau mondial. Boubacar Diakité, docteur en linguistique, fait partie de ces hommes qui mènent des recherches dans le sens de la généralisation du système d’écriture n’ko. Lors d’une de ses conférences, tenue en août dernier, le linguiste avait présenté à l’assistance quelques-unes de nos langues nationales qui peuvent, désormais, être écrites en n’ko. «Nous avons pu créer les sons qui n’existaient pas dans le système mais qui sont dans les dialectes comme le bamanakan, le khassonkan, le dafinkan et d’autres», avait expliqué l’universitaire qui a ajouté que leurs recherches ont permis d’ajouter de nouveaux sons au système n’ko et de simplifier son système tonal. Précisons qu’auparavant, l’alphabet du n’ko comptait 27 lettres. On y a rajouté des lettres pour le ramener à 34 actuellement. AVANCÉE IMPORTANTE – Pour Dr. Diakité, l’objectif de ces recherches est de contribuer à développer l’alphabet du n’ko au profit de toutes les langues africaines. Il a assuréque ses recherches ne s’écartent pas de la trajectoire tracée par le créateur du système n’ko qui, selon lui, consiste à toujours faire des recherches et adapter cette écriture aux nouvelles découvertes.« Une autre avancée importante a été enregistrée par le n’ko. Il est devenu un système d’écriture international car l’alphabet phonétique international est totalement traduit en n’ko », a encore expliqué le chercheur. Adama Coulibaly, président du Forum pour la généralisation du système d’écriture n’ko au Mali, enseigne le n’ko à la Faculté des sciences administratives et politiques (FSAP). Nous l’avons rencontré dans une petite librairie à Banconi. Dans ses rayons, on trouve plusieurs ouvrages écrits en n’ko, notamment des livres d’initiation à l’écriture n’ko, des dictionnaires, des documents sur les termes administratifs et juridiques et des livres de grammaire. Il révèle qu’en plus de quelques institutions supérieures au Mali, le n’ko est enseigné dans plusieurs universités dans le monde, y compris Harvard et Indiana (Etats-Unis) et une autre en Egypte. Le Forum souhaite sortir des formations informelles et mettre en œuvre un curriculum. « Nous avons entamé les travaux pour l’élaboration de ce curriculum qui nous permettra d’offrir des formations mettant l’accent sur la spécialisation », a annoncé le président du Forum. Il a indiqué, également, que le n’ko est une discipline enseignée à la FSAP, depuis deux ans. Selon lui, certains étudiants ont été ajournés à leur examen pour des insuffisances en n’ko. Lassana Camara attend la reprise des cours pour débuter la deuxième année à la FSAP. L’étudiant de 23 ans est motivé à apprendre cette écriture car il est certain qu’elle sera indispensable dans les années à venir. « J’ai opté pour le n’ko afin de mieux comprendre ma langue maternelle et son importance », justifie-t-il, avant de préciser que grâce à cette écriture, il est possible de parler sa langue

282 milliards FCFA pour le Programme gouvernemental d’aménagement de 70.000 hectares sur la période 2019-2023 (dixit secrétaire d’Etat à l’Agriculture)

Bamako, 30 décembre (AMAP)  Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture, chargé de l’Aménagement et de l’Équipement rural, Adama Sangaré a déclaré vendredi à Bamako, qu’un Programme gouvernemental d’aménagement (PGA) de 70.000 hectares est en train d’être mis en œuvre sur la période 2019-2023 pour un investissement de 282 milliards de francs CFA, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite vendredi au cours de la 55è session ordinaire de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), tenue dans les locaux l’institution consulaire en présence de son président, Mohamed Ag Mohamed El Moctar. Le ministre Sangaré a précisé que cet investissement permettra, entre autres, une production additionnelle annuelle estimée à 420.000 tonnes de céréales et 32.000 tonnes de produits maraîchers. Le président de l’APCAM a, pour sa part,  souligné que l’année 2020 sera marquée, entre autres, par des événements majeurs notamment la bourse nationale aux céréales que l’APCAM organise chaque année à Ségou,  la participation au Salon international de l’Agriculture de Paris, l’organisation de la 8è édition du Salon international de l’Agriculture du Mali (SIAGRI), l’organisation de la Journée du paysan et la participation des éleveurs au Salon international des ressources animales de Rennes (France). S’ajoutent à ces événements, d’autres non moins importantes comme l’organisation de la Journée mondiale du lait, l’organisation de la Journée de la femme rurale et enfin la campagne nationale de vaccination du cheptel, selon Mohamed Ag Mohamed El Moctar. Les participants  à la 55ème session de l’APCAM ont également échangé sur  le nouveau projet d’appui à la transition agro-écologique (AgrEco) financé par l’Agence française de développement (AFD), qui va appuyer la productivité de la filière coton au Mali BC/KM (AMAP)

Koulikoro : Dissémination des résultats du profil de pauvreté des 703 communes

Koulikoro, 30 décembre (AMAP) Les travaux de dissémination des résultats du profil de la pauvreté des 703 communes, édition 2018 se sont achevés vendredi à Mopti, sous la présidence du conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Alassane Issoufiana Maïga, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur Général de l’Observatoire du développement Humain Durable et de lutte contre la pauvreté (ODHD /LCP), Bouréma B  Ballo, du chef d’Unité Statistique à L’ODHD/LCP, Mody Simpara. La rencontre avait pour objectif de procéder à une large diffusion du document afin de permettre à l’ensemble des acteurs de la région d’avoir une meilleure connaissance de ce rapport et de mieux partager son contenu. Les participants ont échangé sur entres, la catégorisation des communes, la création d’indices, les sept composantes qui synthétisent l’ensemble des variables, la classification des communes par rang de pauvreté, les résultats concernant les quatre catégories de communes, les critères de choix de la pauvreté et  la prise en compte de l’énergie domestique. Le représentant du Chef de l’exécutif régional  Abdoulaye Issoufiana Maïga a salué l’esprit de la rencontre avant d’inviter les  participants à tirer le maximum du contenu du rapport, en vue d’apporter une contribution de qualité aux travaux de groupes. Le directeur de l’ODHD /LCP a déclaré que l‘objectif ultime de ces études est de contribuer à améliorer la compréhension des questions de pauvreté et à orienter la prise de décision en vue d’améliorer le Profil de la Pauvreté des communes, ce qui contribue à la planification, au suivi et à l’évaluation des politiques et stratégies de développement conçues par le pays. L’ODHD/LCP  dans le cadre de ses missions, réalise des études et des recherches sur la Pauvreté et le Développement Humain Durable au Mali et parmi celles ci figure le Profil de Pauvreté  des 703 communes du Mali. Cet atelier qui a été organisé par l’ODHD/LCP et le Projet d’amélioration du système statistique national du Mali, a regroupé les représentants des conseils de cercle de Koulikoro Nara et Banamba, les directeurs des services techniques régionaux, les sous préfets des cercles de Kolokani et Koulikoro et la société civile. AM/KM (AMAP)

Communiqué du Gouvernement sur des allégations non fondées faisant état de la disparition de civils dans la commune de Dioura

Le gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que depuis quelques jours, des allégations non encore fondées font état de disparition de civils précédemment interpellés par les FAMa à Maliemana, dans la commune de Dioura, cercle de Teninkou, région de Mopti. Le gouvernement a dépêché une équipe dans la zone et une enquête est en cours pour situer les faits. Le commandement militaire réaffirme sa détermination à faire toute la lumière sur les allégations. En attendant les conclusions de cette enquête, le gouvernement invite les populations au calme et à la collaboration pour faire la lumière sur cette affaire. Le gouvernement encourage les FAMa dans leur mission de sécurisation des populations et les autorités locales pour leur implication et leur accompagnement. Bamako, le 29 décembre 2019 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré