Assassinat du banquier Aly Sissoko : Ses collègues réclament justice

Bamako, 7 février (AMAP) Plusieurs employés de banque ont réclamé justice, vendredi, pour leur collègue, le directeur adjoint de l’agence de la Banque nationale de développement du Mali (BNDA) de Gao, Aly Sissoko, assassiné, dans la nuit du lundi 3 janvier 2020, froidement assassiné par des bandits armés non identifiés. Aux environs de 8 heures, devant de la Banque malienne de solidarité (BMS) dans la zone ACI 2000, et en présence des manifestants, Mohamed Lamine Touré, un des membres du syndicat de la  BMS, a expliqué qu’à travers  ce rassemblement, il s’agissait de rendre hommage à «Aly Sissoko, victime de la barbarie humaine». «Face à la situation, nous sommes aujourd’hui endeuillés. Nous demandons que justice soit faite. Nous demandons que la sécurité des banquiers soit assurée partout où ils se trouvent», a-t-il dit. Le syndicaliste a, également, invité la population à ne pas céder à la panique car les causes réelles du drame ne sont pas pour le moment connues. Les employés de la Banque internationale pour l’industrie et le commerce au Mali (BICIM) étaient aussi dehors pour dire : «plus jamais ça dans notre pays». Le secrétaire général du comité syndical de la BICIM, Hamzata Ag Hamid, a lancé un appel aux autorités pour que de tels actes ne se reproduisent plus. Il a, également, invité les patrons des banques à prendre toutes les dispositions pour sécuriser leurs collaborateurs appelés à servir dans les zones d’insécurité du Mali. Il faut rappeler que depuis l’assassinat  de Aly Sissoko, les établissements financiers de Gao sont fermés jusqu’au 10 février prochain. AD/MD (AMAP)

Sous les mains des artistes du tatouage au henné

Par Fadi CISSE Bamako, 7 février (AMAP) Ce jeudi matin, une foule de jeunes filles crée une atmosphère de fête autour de la tatoueuse au henné, Fatim Sidibé. Ces jeunes célibataires et futures mariées font la queue pour se faire tatouer les mains et les pieds. Nous sommes arrivés vers 10h30mn, au quartier de Djicoroni-Para chez l’artiste. Elle est installée sous un hangar dont l’intérieur est éclairé par des rayons de soleil qui transpercent le toit. Il y fait chaud et le thermomètre marque 30 degrés. Les clientes sont impatientes d’être prises en main par l’artiste. Elles seront belles demain lors du mariage ou le baptême. Le tatouage moderne au henné indien exige de la praticienne beaucoup de dextérité, contrairement au produit traditionnel. La jeune cliente, d’une vingtaine d’années, à la taille fine, Aminata Kebé, prépare le baptême de l’enfant d’une amie. La fête aura lieu ce dimanche. Elle veut en mettre plein la vue aux autres filles invitées. Tout le monde doit sentir, à travers son tatouage cher, qu’elleest proche des parents du nouveau-né. Elle attire les regards des autres femmes, lors des cérémonies de mariage ou de baptême de tous ses proches, de mariage ou de baptême, en apparaissant dans des parures dont la qualité est rehaussée par l’éclat des tatouages au henné malien. Comme elle, les femmes mariées et les filles célibataires ornent leurs pieds et leurs mains en utilisant la poudre magique. Certaines personnes utilisent d’autres produits qui s’apparentent au henné naturel local. Il est vraiment difficile, pour une profane, de faire la différence entre le vrai et le faux henné. Selon la tatoueuse Fatim, autrefois, seules les nouvelles mariées et les femmes adultes se tatouaient avec le henné. Autrefois, les valeurs culturelles étaient respectées dans tous les terroirs. L’enfant qui n’avait pas l’âge de faire le tatouage, n’osait pas en parler à ses parents. « De nos jours, déplore Fatim, les mamans encouragent les petites, en leur achetant la poudre de henné ». « Mais, nous avons l’impression de vivre dans un monde à l’envers, avec une nouvelle génération qui fait fi de nos traditions », déplore la dame. A une certaine époque, aujourd’hui révolue, selon nos coutumes africaines, seules les femmes mariées, et les jeunes filles fiancées, prêtes à convoler en noces étaient autorisées à utiliser la pâte de henné. Elles l’étalaient, de façon artistique, sur les pieds et les mains pour les tatouer. Cette tradition est encore observée lors des grands événements : mariages, baptêmes, fêtes religieuses et voyages. Mais, de nos jours, le caractère sacré, qui justifiait l’interdit aux pucelles, aux adolescentes, aux femmes célibataires endurcies, a disparu. Les femmes de tout âge utilisent aujourd’hui le henné pour le simple plaisir de se faire belle. Rien de surprenant ou d’étonnant, « car même les mères ne se souviennent plus de nos anciennes coutumes, encore moins de les transmettre à l’enfant », se désole la vieille Aminata Oueleguem, marraine d’une future mariée. « Il est du devoir des parents d’expliquer nos us et coutumes à l’enfant, afin de lui donner des bonnes normes et valeurs sociétales », ajoute-elle. Chez Fatim, les prix des modèles varient entre 1.500 et 15 000 Fcfa. « Ce métier est difficile, depuis mes débuts, à plus forte raison maintenant. Je suis courbée, toute la journée, pour dessiner sur des dizaines de pieds et de mains. C’est un travail éreintant », avoue-t-elle. Fatim tatoue une dizaine de clientspar jour, sauf le dimanche. A la fin de la journée, elle rentre tard à la maison, souffrant de courbatures et d’autres douleurs sur tout son corps. La flore du Mali renferme des arbustes aux multiples vertus esthétiques. C’est le cas du henné ou « lawsonia inermis ». Le dictionnaire français le décrit comme un arbuste de la famille des lythracées. De par la disposition de ses feuilles, le henné ressemble à un buisson. Les petites feuilles vertes de cet arbuste sont très riches en molécules actives. Ces feuilles cueillies, elles seront séchées au soleil avant d’être pilées. La poudre recueillie est mélangée à une certaine quantité d’eau dans une calebasse ou tout autre récipient pour obtenir une pâte colorante. L’ocre du départ se transforme en une sorte de noir brillant agréable au regard. Les élégantes femmes s’en servent pour colorer leurs pieds et leurs mains. Certaines dessinent des figures artistiques sur ces parties de leur corps. D’après certains récits très anciens, les femmes égyptiennes, les premières, ont intégré l’usage du henné dans leurs rituels de beauté. A présent, il existe plusieurs variétés de poudre sous cette appellation. En Bambara, la poudre de henné est connue sous des appellations populaires. Les vendeuses proposent le « indou diabi » importé et/ou la variété locale, le « farafin diabi ». La palette de choix va du henné indien au henné traditionnel de chez nous. FC/MD (AMAP)    

Les bonnes affaires des vendeuses de henné

Par Aminata Anawodi Barry Bamako, 7 février (AMAP) Il est 9 heures et demi à la Maison des artisans, à la limite du Grand marché de Bamako. Le sol d’une grande partie de la cour est couvert de poudre de henné. Déjà, de nombreux récipients remplis du produit fétiche sont prêts pour être acheminés sur les aires de vente dans les quartiers. Plusieurs vendeuses couvertes de poudre de henné appellent les clients. Elles sont convaincantes dans leur méthode d’approche pour ferrer le client. « Vous voulez du henné ? » ; « Ma chérie, viens acheter du henné. Je te ferai des remises ». « Ne me dépassez pas ! », nous lance la vendeuse Aye Sow, sans chercher à connaitre le but de notre présence sur les lieux. Cette dame, au teint clair, la quarantaine dynamique, vend le henné depuis plus de trois ans. Les habits totalement couverts du produit, elle affirme acheter le sac de 50 kilos à 31.500 Fcfa. Elle cède le kilo à 900 Fcfa. Elle vend de petits paquets au détail à 100 Fcfa. Elle trouve le marché assez florissant car elle peut gagner 6.000 Fcfa par jour. Les Ivoiriens, les Burkinabè et les Nigériens constituent ses clients grossistes. « Les Maliens se contentent d’acheter au détail », précise-t-elle, sereine. Une cliente, Djènèba Sangaré, exprime son attachement au henné. « J’utilise le henné uniquement lors des fêtesou quand mon mari rentre de l’étranger», affirme-t-elle, en souriant. Elle s’approvisionne toujours chez Aye Sowa dont le henné est dit de très bonne qualité. La vendeuse Aissata Mariko a abandonné l’école pour se consacrer au commerce de henné. Ses fournisseurs arrivent du village de Sirakola. Elle gagne entre 3,000 et 3500 Fcfa, par jour, dans le commerce de détail et de gros ». Selon Aïssata, le marché est rentable, pendant toute l’année, particulièrement pendant les saisons des vagues de mariages. Sa voisine, Mariam Traoré, est également commerçante de henné. Elle exerce le métier depuis huit ans, en face de l’Institut national des Arts (INA). « Nous nous approvisionnons à Banamba. Un sac de 50 kg de henné coûte 32.500 Fcfa, la boite est à 1.000 Fcfa. Je détaille à 100 Fcfa », explique-t-elle. Ses bénéfices  atteignent environ 5000 Fcfa par jour. Le henné est cultivé dans les localités de Banamba, Boro et Sirakola, dans la région de Ségou. « Je suis vendeuse de henné depuis une quinzaine d’années. Il ya de l’affluence sur le marché, surtout à l’approche des mariages », explique Badjèneba Dembélé. Elle cède le kilo à 900 Fcfa et le vend au détail à partir de 100f. Awa Tounkara, elle, exerce depuis une dizaine d’années au Marché rose de Bamako. « Je peux avoir une trentaine de clientes ou plus par semaine. Je vends au détail le sachet à 100 Fcfa et la boîte à 1.000 Fcfa», précise-t-elle. Une explication religieuse à l’utilisation du henné révèle le pouvoir magique de la poudre de henné. La religieuse Kadiatou Siby (Malimatou) affirme qu’ « une jeune mariée doit toujours avoir du henné sur ses mains et ses pieds. Cela renforce son charisme et diminue les petites querelles ». Ainsi, le henné favoriserait-il la bonne entente entre époux et la paix dans l’entourage. Kadiatou Siby soutient que les vœux d’une femme qui applique, fréquemment, le henné seront rapidement exaucés. Dans les familles musulmanes, le henné est appliqué sur les mains et les pieds des défuntes avant de les porter en terre. Pour les musulmans, le henné est une plante du paradis. Originaire du sud de l’Iran et de la Mésopotamie, le henné est un arbuste épineux.Il est, certainement, la plus emblématique des plantes tinctoriales, la plus connue. Il est utilisé depuis près de 5.000 ans. Il rentre dans la composition de presque toutes les colorations végétales et constitue un signe de bénédictions. Il symbolise la fécondité pour les mariés. Il constitue une sorte de rite de passage entre le statut de célibataire à celui de l’épouse. C’est un rituel pour la mariée. Le henné est très important dans notre tradition ou dans la religion musulmane. Il représente la fête, le bonheur et la joie. Il fait partie de l’arsenal d’élégance des femmes maliennes, lors des cérémonies sociales. Pour leur bonheur. Il renferme d’autres vertus pour le corps et les cheveux. Les feuilles de cet arbuste, réduites en poudre, contiennent une molécule particulière.Elles produisent desteintes rouges, jaunes, orangées rose. Son application est symbole de bonheur et de joie. Au Mali, les femmes l’utilisent pour embellir leurs pieds et mains lors des cérémonies de mariage et baptêmes. C’est pourquoi, de nos jours, de nombreuses commerçantes de henné se frottent pas mal les mains. AAB/MD (AMAP)

Barouéli: Lancement du projet de développement et de diversification des moyens de subsistance stables et résiliants aux changements climatiques

Barouéli, 7 février (AMAP) Le lancement du projet de développement et de diversification des moyens de subsistances stables et résiliants aux changements climatiques, a été présidé mardi à Barouéli, par le Gouverneur de région, Biramou Sissoko, a constaté l’AMAP. L’objectif du projet est de promouvoir de nombreuses pratiques agricoles intelligentes innovantes permettant d’augmenter la productivité et de développer la résilience des communautés face aux changements climatiques. Financé à plus  de 473 millions par le gouvernement du Mali et la Norvège dans le cadre du fonds climat, le projet, sous la conduite de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture  (FAO), s’inscrit dans une dynamique de contribution aux efforts déployés par le Mali et ses partenaires dans le cadre de l’adaptation et d’atténuation des effets néfastes du changement climatique. Le projet dont la mise en œuvre est assuré par un consortium d’ONGs nationales, ADICO, ADJI, et GAAS-MALI  intervient dans les cercles de Bandiagara (communes rurales de Borgo et Dogani-Béré) et Barouéli (Boidié, Konobougou, Kalaké et Sanando) dans les régions de Mopti et de Ségou. Il couvre 60 villages repartis entre les deux cercles avec plus de 4.080 bénéficiaires directs repartis entre 680 ménages, et les bénéficiaires indirects estimés à, au moins,  52.800 personnes sur l’ensemble des 6 communes pour une durée de trois ans (2019-2022). La cérémonie s’est déroulée en présence des partenaires techniques et financiers, des présidents des Conseils régionaux, des directeurs régionaux des services techniques, des préfets et sous préfets, des élus et des bénéficiaires du projet. JC/KM (AMAP)

Ansongo : Trois morts dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés à Ouatagouna

Ansongo, 7 février (AMAP) Trois personnes ont été tuées et une voiture brûlée par des hommes armés non identifiés jeudi à Ouatagouna, localité située à seulement un kilomètre de la ville d’Ansongo, région de Gao, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Des hommes armés non identifiés qui sont arrivés dans les environs de 11Heures à Ouatagouna, se sont dirigés vers le domicile du Chef de village avant de brûler le  véhicule de ce dernier à son absence. Les terroristes ont tué le premier conseiller du Chef de village avant de se diriger vers le domicile du directeur de l’école qu’ils ont abattu, selon les mêmes sources qui précisent qu’une autre personne a trouvé la mort au cours de cette attaque. Les mêmes sources qui déclarent que l’attaque a duré quelques heures et que les assaillants sont repartis après leur forfait, ne précisent pas les moyens empruntés par les terroristes, leur motivation ou encore le déploiement des forces de défense dans la localité. En rappel, au cours d’une précédente attaque dans la même localité, il y a quelques mois seulement, les terroristes avaient encore ciblé le chef de village. KM (AMAP)

Processus de paix au Mali : Soutien ferme des États-Unis et de la France

Bamako, 7 janvier (AMAP) Le sous-secrétaire d’Etat aux Affaires politiques des États-Unis, David Hale, en tournée en Afrique de l’Ouest, a été reçu, jeudi, en début de soirée, en audience par le président de Ibrahim Boubacar Keïta. Le voyage de M. Hale est axé sur le renforcement des partenariats régionaux pour la paix et la sécurité. Ces sujets ont au cœur de l’audience qui a été élargie au directeur général des Affaires politiques et de sécurité du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Errera, et trois membres du gouvernement. Pendant plus d’une heure, ces personnalités ont discuté des efforts visant à accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, de l’organisation des prochaines élections législatives et des efforts consentis pour améliorer la situation sécuritaire. A l’issue de la rencontre, le sous-secrétaire d’Etat américain a réitéré le soutien de son pays au Mali dans la mise en œuvre de l’Accord, tout en saluant les progrès réalisés grâce à l’engagement du gouvernement et des autres parties prenantes. David Hale a, également exprimé le soutien des Etats-Unis au Mali pour une organisation réussie des prochaines législatives. Son pays souhaite ces échéances électorales « transparentes et crédibles ». Les autorités américaines sont, aussi, « prêtes à aider le Mali dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré M. Hale qui a souligné l’importance d’œuvrer à « l’amélioration des rapports entre les militaires et les civils pour préserver les droits humains ». Le responsable américain a magnifié le rôle capital que joue la France au Mali et a insisté sur l’urgence de « renouveler nos efforts » pour l’atteinte des objectifs fixés en matière de lutte contre le terrorisme. Les États-Unis accordent également une attention particulière aux questions de développement, convaincus que tout progrès en matière de sécurité sera éphémère si les causes profondes du conflit ne sont pas traitées. On rappelle que les États-Unis contribuent pour plus de 200 millions de dollars, par an, dans des programmes d’aide au Mali et environ 60 millions dans l’aide humanitaire. Pour sa part, le Français Philippe Errera a précisé que cette rencontre avec le président du Mali s’inscrit dans la suite du sommet de Pau. Il a remercié le président Keïta pour son implication personnelle dans le suivi des engagements pris lors du sommet. « Par cette rencontre conjointe, a-t-il poursuivi, nous avons voulu faire un état des lieux très précis de la mise en œuvre des critères de la résolution 2480 du Conseil de sécurité et des engagements de Pau qui ont pour objectif commun la mise en œuvre de l’Accord pour la paix ». Ainsi, Lors de cetet audience, les avancées significatives enregistrées ont été évoquées mais, aussi, ce qui reste à faire, notamment le redéploiement des Forces armées maliennes (FAMa) reconstituée au Nord et l’opérationnalisation du Fonds de développement durable. « Nous encourageons le gouvernement et toutes les parties signataires à poursuivre leurs efforts », a déclaré M. Errera, soulignant qu’il reste un chemin important à faire, dans les prochaines semaines, avec en perspective les réunions de suivi du sommet de Pau et le renouvellement du mandat de la Mission intégrée et multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au mali (MINUSMA). ID/MD (AMAP)        

Ibrahim Boubacar Keïta attendu à Addis-Abeba pour le 33è sommet de l’Union africaine 

Envoyé spécial Cheick M. TRAORE Addis-Abeba, 6 février (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta participera, du 9 au 10 février, à Addis-Abeba, à la 33èConférence des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Ce 33è sommet de l’UA, qui s’est ouvert, depuis le 21 janvier dernier dans la capitale éthiopienne, intervient à un moment particulier pour le continent. En effet, l’Afrique est plus que jamais assaillie par des conflits armés de tous genres : terrorisme au Sahel, dans la Corne de l’Afrique, au Soudan et en Centrafrique, guerre de clan qui menace la survie même de la Libye, etc. Le thème de ce 33è sommet est évocateur : «Faire taire les armes, créer des conditions propices au développement de l’Afrique » Pour faire face à ces tragédies humaines et humanitaires, l’UA essaie, avec plus ou moins de réussite, de s’imposer en tant qu’institution leader et incontournable dans la résolution des crises du continent. C’est pourquoi elle continue d’insister auprès du Conseil de sécurité de l’ONU pour la désignation d’un médiateur conjoint de l’UA et des Nations unies dans la crise libyenne.Il s’agira, alors, pour les chefs d’Etat et de gouvernement africains de parler d’une seule et même voix pour espérer se faire entendre au sein du Conseil de sécurité. Le développement passera par la mobilisation de ressources propres aux Africains et nécessaires pour financer la paix et la sécurité sur le continent. Cette problématique était d’ailleurs au centre des interventions à l’ouverture du sommet, le mardi 21 janvier, au siège de l’UA à Addis-Abeba. La rencontre, qui avait débuté par la 39esession ordinaire de la conférence du Comité des représentants permanents (COREP), était présidée par le vice-président de la Commission de l’UA, Kwesi Quartey. La création «des conditions propices au développement de l’Afrique» suppose aussi une intégration commerciale réelle et sans barrières douanières imposées aux produits originaires de nos Etats. La diligence dans la mise en œuvre progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC), lancée en juillet dernier à Niamey, au Niger, pourrait monopoliser les discussions à Addis-Abeba. Pour y arriver, les ministres des Affaires étrangères des 55 Etats membres de l’UA ont déblayé le terrain, jeudi. Le passage de témoin (un autre enjeu de ce sommet) entre le président en exercice sortant, l’Egyptien Abdel Fattah al-Sissi et son successeur, le chef de l’Etat Sud-Africain, Cyril Ramaphosa, permettra sans doute d’insuffler une dynamique nouvelle à l’organisation continentale. CMT/MD (AMAP)  

44è anniversaire de l’armée de l’Air : Plus de 2000 activités aériennes en 2019

Bamako, 6 février (AMAP) En 2019, l’armée de l’air a effectué 2.084 activités aériennes en 2.997 heures de vol dans des missions d’appui feu (escorte, riposte aux attaques) et assuré le transport effectif de 12.253 passagers, a révélé, jeudi, son chef d’État-major, le général Daouda Dembélé, à l’occasion des festivités du 44è anniversaire de la création de l’armée de l’air. La cérémonie était présidée, à la Base aérienne 100 de Bamako, par le chef d’État-major général adjoint des Armées, le général Abdrahamane Baby, en présence de plusieurs hauts gradés et anciens responsables de l’armée, ainsi que beaucoup d’autres invités. Après la revue des troupes, et la minute de silence à la mémoire des victimes civiles et militaires de la crise qui secoue notre pays, le chef d’État-major de l’armée de l’air, a indiqué que la présente cérémonie a été voulue sobre et symbolique pour convenir avec la situation sécuritaire du pays. « Oui, l’armée de l’air peut être optimiste pour les échéances à venir car elle s’appuie sur un bilan très acceptable en 2019 », a laissé entendre l’officier général, visiblement fier. Pour lui, avec le renforcement du parc avion par l’acquisition de nouveaux vecteurs au cours de l’année dernière et la reprise des activités des avions d’appui feu et de transport, l’armée de l’air continue efficacement à contribuer au rayonnement des Forces armées maliennes (FAMa) face au défi sécuritaire. «Concernant l’entrainement opérationnel, l’armée de l’air a enregistré au cours de l’année 2019 plusieurs formations de pilotes, d’ingénieurs, de techniciens, de fusiliers commandos, de guidages aériens tactique avancée et de renseignement d’origine image », a détaillé le général Dembélé. Malgré ce tableau fort riche en activités, l’armée de l’air, tempèrera son premier responsable, a aussi rencontré d’énormes difficultés pendant la même période. Il s’agit, entre autres, des questions relatives au carburant, aux infrastructures techniques et sociales ainsi qu’au système de surveillance et de moyens de défense antiaérienne. En 2020, de l’analyse du général Daouda Dembélé, le contexte pourrait être sans doute rude, difficile et imprévisible. « Nous allons continuer à répondre aux sollicitations de l’opération ‘’Maliko’’. Ainsi, fort de notre savoir-faire, nous allons persévérer et nous engager avec volontarisme, combativité pour affronter les nombreuses sollicitations et les exaltants défis », a rassuré l’officier général d’aviation. L’évènement a aussi été marqué par la remise de médailles du mérite militaire à quatre soldats dont une femme (un sous-lieutenant, un adjudant-chef, et deux adjudants) et la coupure du ruban symbolique de la place d’armes réhabilitée de la première base aérienne de l’armée de l’air (Base aérienne 100) par les généraux, Abdrahamane Baby et Daouda Dembélé. D’une superficie de 2.700 mètres carrés, la place d’armes de la Base 100, est constituée d’une tribune bétonnée, d’une bretelle d’accès et d’une place d’armes proprement dite avec un mât de drapeau. AT/MD (AMAP)

Fonds de développement durable : Réunion de validation du manuel de procédures administratives, financières et comptables

Bamako, 6 février (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a présidé,  jeudi, à la Primature, la première session du comité de pilotage du Fonds de développement durable (FDD), un mécanisme de financement des projets et programmes pour un développement équilibré de l’ensemble des régions institué par l’Etat dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation Cette session, qui a porté sur l’examen et la validation du manuel de procédures administratives, financières et comptables, a réuni autour du chef du gouvernement, plusieurs ministres, les gouverneurs des régions et du District de Bamako, les présidents des conseils régionaux et les partenaires techniques et financiers dont l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer. Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, ouvrant les travaux, a souhaité que la réunion  débouche, une fois le manuel de procédures validé, sur l’utilisation des fonds disponibles pour le relèvement du niveau de vie des populations des régions du Nord. Se réjouissant de la présence des gouverneurs des différentes régions du Mali, des présidents des conseils régionaux et des partenaires, le chef du gouvernement a dit que cela témoigne de l’importante que ceux-ci accordent à ce fonds. Dr Boubou Cissé a rappelé le contexte de création du fonds en lien avec l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, la délimitation des zones de développement durable et la stratégie spécifique de développement des régions du Nord. Il précisera ensuite que les ressources permettront de financer cette stratégie spécifique dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Il n’a pas manqué de saluer l’ensemble des acteurs qui ont œuvré à sa création et surtout à son opérationnalisation. UN MILLIARD DE FCFA PAR PROJET – Dans la présentation du fonds, le directeur national de la planification du développement, Bamoussa Koné,  a précisé que les ressources sont destinées au financement des projets et programmes pour un développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali. Il s’agira, à cet effet, de doter les régions d’infrastructures adéquates, de favoriser la création de richesses dans toutes les régions et de réduire les disparités régionales. Les projets financés doivent être soumis à travers les ministères, les conseils régionaux, locaux et communaux. Et le coût du projet doit avoir obligatoirement un montant supérieur ou égal à un milliard de Fcfa, compte non tenu des coûts des études et du suivi-contrôle qui ne peuvent excéder 10% du coût total du projet. Il ressort de la présentation du directeur national de la planification du développement que le choix des projets éligibles au financement est fait par le comité de pilotage qui délibère (approuve ou refuse) le financement à partir des recommandations du comité de gestion. Aussi, les ressources du Fonds de développement durable sont octroyées en fonction de trois axes d’intervention à savoir l’amélioration de la gouvernance globale, le développement des infrastructures et le développement économique. A l’issue des travaux qui se sont déroulés à huis clos, le président du Conseil régional de Ségou, et non moins président de l’Association des régions du Mali, Siaka Dembélé, a souligné que le Fonds de développement durable a été mis en place par les autorités maliennes pour booster le développement des territoires. « Il est en phase avec les ambitions de développement exprimées par les populations, surtout à travers l’Accord pour la paix et la  réconciliation qui demande à ce que le niveau de vie des populations du Nord soit relevé », a-t-il indiqué. Selon lui, cette réunion sera suivie par celle du comité de pilotage qui va valider les projets présentés par les différentes régions et les départements ministériels. Le président du Conseil régional de Ségou a dit que, lors des travaux, les points exprimés l’ont été de façon globale au niveau des départements ministériels et des collectivités. Ils portent sur la révision à la baisse du coût proposé dans le manuel de procédures, soit un minimum d’un milliard de Fcfa par projet. « Car, a-t-il fait remarquer, des projets structurants peuvent ne pas atteindre ce niveau ». Siaka Dembélé a, aussi, estimé que l’exigence d’un milliard de Fcfa, peut alourdir les procédures d’approbation et d’exécution des projets. C’est pourquoi, il a souhaité que ce niveau soit revu à la baisse de façon à simplifier les procédures. DD/MD (AMAP)

Des individus armés tuent deux personnes à Ouatagouna (Nord)

Gao, 6 février (AMAP) Des individus armés non identifiés à motos ont tué, jeudi, le petit frère du chef de village de Ouatagouna, localité située à environ 76 km au sud d’Ansongo, a la frontière du Mali et du Niger, a appris l’AMAP de sources locales Selon les mêmes sources, les assaillants, sur six motos, auraient fait irruption dans le village, vers 12 h 45 h. Ils ont fouillé la maison du maire adjoint, Mahaman Bakala, qui est resté introuvable. C’est après qu’ils ont intercepté et tué « à bout portant » Hamida Zeyya, petit frère du chef de village et le directeur du second cycle, Yacouba Issiyaka Touré, tous arrivés d’Ansongo par un car de transport. Le mobile de ces crimes reste, pour l’instant, inconnu. MD (AMAP)