Législatives à Kayes : Le taux de participation demeure la grande inconnue du scrutin
Kayes, 30 mars (AMAP) Les populations de la région de Kayes se sont rendues, dimanche, dans les urnes pour élire leurs députés au cours d’un scrutin qui se déroule au moment où le pays est sous couvre-feu à cause de la pandémie du coronavirus. Au Centre du Groupe scolaire Khasso2 où le gouverneur de Kayes, l’inspecteur général Mahamadou Zoumana Sidibé, a voté, comme partout dans la région, les élections ont débuté dans le calme. L’Etat a pris des mesures sanitaires afin de protéger les citoyens contre cette pandémie. Cependant, les dispositifs sanitaires n’existent pas dans tous les Centres de vote de Kayes. Mais à Légal-Ségou, les électeurs et électrices étaient servis en bavette (cache-nez), dès l’entrée de leur centre. « Nous demandons d’abord aux gens de sortir et de respecter les consignes sanitaires avant et après le vote. Ce qui est très important pour nous », a déclaré le gouverneur. Les présidents de certains bureaux de vote n’ont pas répondu à l’appel. Dans la cité des rails, il y a peu d’engouement autour de ce scrutin. Le vote s’est également bien déroulé à Khouloum, une commune rurale du cercle de Kayes. « Il y a peu d’affluence car, les gens ont peur du COVID-19. Les électeurs viennent au compte-gouttes. Nous avons reçu tous les matériels électoraux et les dispositifs sanitaires pour la tenue du scrutin. Les gens lavent leurs mains avec le gel hydro alcoolique avant et après le vote », a indiqué Habib Sissoko, le maire de la commune rurale de Kassama (cercle de Kéniéba) que nous avons joint au téléphone. « Vers 11h, le total de votants des trois bureaux de vote est de 257 sur 1 181 votants soit 21.76%. Mais, les électeurs viennent petit à petit », a indiqué à l’AMAP un électeur du village de Faléa, chef-lieu de la commune rurale de Faléa, (Kéniéba). BMS/MD (AMAP)
Des électeurs clairsemés à Goundam
Goundam, 30 mars (AMAP) Le deuxième adjoint au préfet de Goundam, Mamadou Couloubaly, a jugé très satisfaisant l’organisation du scrutin législatif de dimanche, au niveau des cinq centres de vote de la Commune urbaine de Goundam, car tous les matériels et documents étaient disponibles, les agents électoraux, les présidents de bureaux de vote, les délégués des candidats, les observateurs de la CENI étaient tous sur place. Le constat est le même dans tous les autres centres visités par la délégation officielle composée du second maire de la Commune urbaine de Goundam, Hamadoun Diaouré, du chef coutumier de Goundam, des responsables administratifs et politiques, des représentants des forces armées et de sécurité, des responsables des forces étrangères présentes à Goundam. Il faut noter, quand même, qu’à dix heures encore l’affluence des électeurs était très timide. Si à Goundam les opérations de vote se passent bien, dans certaines communes, ce n’est pas le cas, précisément à Tonka, Yourmi et Tamachkot et dans la commune de Aljounoub où on parle de disparation d’urnes. Des dispositions sont prises pour trouver une solution idoine au problème. A Goundam 86 527 électeurs sont conviés aux urnes, à l’occasion 75 749 Cartes d’électeurs ont été retirées à la date du 27 MARS 2020 soient 87,54 0/0 de taux de retrait de cartes. Les forces de l’ordre assurent la sécurité au niveau de tous les bureaux de vote. Aucun incident majeur n’a été signalé dans les centres de vote estimés à 331 couvrant les 16 communes du cercle de Goundam. AAT/MD (AMAP)
Mali : Les cas testés positifs au Coronavirus passent de 18 à 20
Bamako, 30 mars (AMAP) Le nombre de cas testé au Coronavirus est passé de 18 à 20 dimanche au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. La majorité des cas se trouve à Bamako et Kayes vient en 2ème position, selon les services sanitaires qui déplorent un mort, un homme de 71 ans dont le décès a été constaté à l’arrivée au Centre de Santé de référence de la Commune VI, le 26 mars dernier, après un séjour médical en France. Le résultat du prélèvement post-mortem s’est révélé positif au Covid 19, deux jours plus tard, et les personnes entrées en contact avec le défunt ont été mises en auto-isolement et sous surveillance médicale, selon les services de santé. « Toutes les personnes infectées sont actuellement prises en charge dans les centres de soins » a précisé le ministre de la Santé et des affaires Sociales, Michel Sidibé. Le coordinateur national de la lutte contre le Coronavirus, Pr Akory Ag Iknane a, pour sa part, précisé que 32 prélèvements sont en train d’être analysés avant de déclarer que les recherches sont en cours pour retrouver toutes les personnes qui ont été en contact avec les malades. Pr Akory Ag Iknane a enfin invité la population à rester séreine et à observer les mesures de prévention. FN/KM (AMAP)
Tombouctou : Plusieurs personnes arrêtées en possession de 10 urnes de vote
Tombouctou, 29 mars (AMAP)Les Forces armées du Mali (FAMa) ont arrêté, dimanche après-midi, 19 personnes en possession de 10 urnes de vote, à Tombouctou-Sanfil, a appris l’AMAP de source militaire. La patrouille militaire qui a mené l’opération était commandée par le chef du Bataillon reconstitué des FAMa. Après identification, les intéressés seront remis au commissariat de police pour enquête. Le matin, les opérations de vote avaient commencé dans le calme à Tombouctou. Il était 8h quand le gouverneur de la Région de Tombouctou, Koïna Ag Ahmadou et sa délégation composé des autorités administratives locales, du superviseur national de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) et des membres de la Commission régionale des élections sont arrivés au centre de l’école Mahamane Fondogoumo du quartier Abaradjou, qui compte 11 bureaux de vote. Le gouverneur a voté dans le bureau N°1. Koïna Ag Ahmadou a, ensuite visité le bureau N°2 où il a pu constater, comme dans le bureau N°1, la présence du matériel de vote, des présidents de bureaux, des assesseurs, des mandataires des candidats des partis en lice, des observateurs etc. Compte tenu de l’enjeu et du contexte sécuritaire, les forces de défense et de sécurité, la protection civile et la Mission intégrée multidimensionnelle des mations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) étaient déployées dans tous les centres mais aussi à travers la ville. Après le centre de l’école Mahamane Fondogoumo, la délégation s’est rendue à l’autre bout de la ville, à l’école A.B. Santao où le maire de la ville a accompli son devoir civique. Sur place, le gouverneur a pu constater que toutes les conditions étaient réunies pour un bon déroulement du scrutin et pour des élections transparentes, apaisées et crédibles. Seule ombre au tableau, l’affluence était très faible dans les bureaux, surtout dans la matinée. Pourtant, dans leur QG de campagne, tous les partis politiques ont mis les moyens à la disposition de leurs militants pour les inciter à voter. La région de Tombouctou compte 381.199 électeurs, repartis en 1523 bureaux de vote. Le nombre de candidats en lice est de 43. MS/MD (AMAP)
Couvre-feu : La patrouille est dissuasive
Par Mohamed TRAORE Bamako, 29 mars (AMAP) Le pays vit sous couvre feu depuis la semaine dernière. Pandémie du coronavirus oblige. Les policiers mènent des patrouilles de nuit pour faire respecter la décision destinée a freiner la propagation du Covid-19 d au sein de la population. C’est à partir de 21 heures que le couvre-feu entre en vigueur sur toute l’étendue du territoire. Un millier d’agents des forces de défense et de sécurité sont été mobilisés pour la circonstance. Ils sont policiers du Groupement mobile de sécurité, de la Brigade spéciale d’intervention, de la Brigade anti-criminalité auxquels s’ajoutent des gardes. Ces agents des forces de défense et de sécurité étaient massivement déployés, dans la nuit du vendredi au samedi, pour la deuxième fois consécutive, à travers le District de Bamako. Mission : faire respecter la décision des autorités. Peu avant de prendre la route pour sillonner les quartiers de Bamako, la Cité des trois Caïmans, les patrouilleurs ont été rejoints par le directeur régional de la police nationale du District de Bamako, le contrôleur général de police Siaka Bouran Sidibé. C’est sous le monument de la paix, à quelques encablures de la Cité administrative que le départ de cette deuxième nuit de patrouille a été donné. L’officier supérieur de police avait à ses côtés outre le directeur régional de la protection civile, le lieutenant-colonel Adama Diatigui Diarra, les commissaires de tous les arrondissements de la capitale ou leurs représentants. Siaka B. Sidibé était non seulement venu constater l’effectivité de la présence de ses hommes mais surtout leur rappeler les consignes à respecter et la conduite à tenir durant la patrouille dont la durée s’étend de 21 heures à 5 heures du matin. L’officier de police a tenu à attirer l’attention de ses éléments sur la difficulté de cette mission nocturne et aussi son utilité pour tous les citoyens, y compris les policiers eux-mêmes. « Les consignes sont claires. A partir de 21 heures, plus personne ne doit être aperçue dans la rue. C’est un couvre-feu, pas de complaisance. Mais pas de brutalité non plus. Vous êtes en mission de l’Etat certes mais aussi au service du citoyen », a rappelé le contrôleur général de police Siaka B. Sidibé devant plusieurs dizaines de policiers visiblement pressés d’en découdre avec les récalcitrants qu’ils rencontreront dans la rue sans motif valable. « Nous comptons sur vous et nous n’allons pas dormir jusqu’à 6 heures du matin. Nous vous demandons de faire preuve de beaucoup de professionnalisme », a-t-il lancé à ses hommes qui répondirent, en chœur : « Attaquez et bougez… Au boulot ». A 21 heures précises, les barrières sont posées de part et d’autre du pont Fahd Ibn Abdoul Aziz. Des dizaines de pick-up remplis d’hommes en uniforme ont démarré en trombe pour essaimer sur les deux rives du fleuve. Le chef des policiers, Talkie-Walkie en main, communique et coordonne tout sur place. De temps à autre, son convoi s’ébranle pour faire le tour de certaines zones susceptibles d’abriter des récalcitrants. Parlant de la première nuit de patrouille, le directeur régional de la police a souligné quelques écueils qui ont été vite surmontés. Selon ses estimations, la mesure a été respectée à 70%. Les patrouilleurs ont procédé à l’interpellation de plus de 300 personnes et saisi environ 200 engins. Pour cette deuxième nuit, les choses semblaient évoluer positivement. Déjà à 21 heures 30, les rues de la capitale étaient totalement désertes. Les consignes étaient respectées par les populations. C’est pourquoi, le directeur régional de la police nationale du District de Bamako a fait part de sa satisfaction quant à la nécessité et toute l’utilité d’une telle mesure, vu la montée fulgurante de la pandémie du Covid-19 dans notre pays. Il a invité nos compatriotes à la compréhension, pour l’intérêt de tous, les policiers y compris. MT/MD (AMAP)
Législatives : Une affluence timide et un bon déroulement sur la rive droite du District de Bamako
Bamako, 29 mars (AMAP) La rive droite du District de Bamako où le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a voté, dans la matinée de dimanche, a enregistré, dans certains centres, un bon déroulement des opérations de vote et une affluence timide. Le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a voté hier au groupe scolaire du quartier Mali sur la rive droite du District de Bamako. Il a respecté les instructions sanitaires avant de voter dans le bureau numéro 1 du centre en commune V du District de Bamako. Lors de son vote, il a constaté que toutes les mesures barrières sanitaires sont respectées. « Comme vous voyez, je me suis lavé les mains au savon, ensuite j’ai utilisé le gel hydro alcoolique à l’entrée de mon bureau de vote. Aussi je me suis identifié avant de voter et j’ai encore lavé mes mains après le vote. J’attends sereinement la clôture des bureaux de vote » dit le ministre. Sur la rive droite, l’affluence timide à notre passage dans certains centres de vote avant midi. Cependant, la présence des agents de sécurité (police, gendarmerie, garde nationale), la disponibilité du matériel électoral et le respect des mesures barrières contre la propagation de coronavirus étaient notables. Ce n’était pas la grande foule au groupe scolaire du Quartier-Mali. Les quelques électeurs venus ne s’attroupaient pas. Certains électeurs, n’ayant pas enlevé leur carte d’électeur, la cherchaient devant les bureaux de vote. « J’ai vraiment constaté que les mesures sanitaires sont aux normes. C’est bien organisé ici. Je suis rentré sans difficulté. J’ai voté après avoir respecté les mesures sanitaires. Ils n’ont qu’à continuer comme ça », a apprécié Youssouf Maïga, de l’encre sur le bout de doigt. Selon le directeur coordinateur dudit centre, Dramane Camara, le groupe scolaire du Quartier-Mali compte 19 bureaux de vote pour un peu plus de 9.000 électeurs inscrits. « Ici, il y a le gel dans tous les bureaux, le lavage des mains se fait avec deux bocaux installés dans la cour. Tous nos matériels électoraux sont au complet. Nous avons procédé à quelques remplacements concernant les agents électoraux qui se sont absentés », a assuré M. Camara Au groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga de Baladabougou, des forces de l’ordre assuraient la sécurité dans l’enceinte. La présence du dispositif sanitaire mettait davantage en confiance les électeurs. Dans le bureau numéro 13, la présidente, Marie Coulibaly, a noté le peu d’affluence, aux environs de 10h30. En revanche, tous les assesseurs ainsi que les matériels électoraux étaient présents. Cependant, nous n’avons remarqué la présence d’aucun membre de la CENI ni d’une organisation d’observateurs indépendants. En commune VI, précisément au Centre de vote 1 de Sogoniko, nous avons constaté des attroupements. Selon le coordinateur, Mamadou Sidibé, cet incident est survenu suite aux remplacements des assesseurs qui se sont portés absents. Sur place, le dispositif sanitaire et les agents de sécurité étaient bien visibles. OD/MD (AMAP)
Coronavirus : La pandémie pousse à faire des provisions
Par Fatoumata Napho Bamako, 29 mars (AMAP) Les Maliens se sont bousculés aux portes des grands magasins de denrées alimentaires et des marchés de vente de condiments pour se constituer un stock dans la hantise d’un éventuel confinement.L’opinion publique malienne voir, à travers les médias, le confinement de millions de gens dans les pays durement affectés par le coronavirus, notamment l’Italie, la Chine, l’Espagne et la France. Même dans ces pays, où les gens ont le sens de l’organisation et de la planification, la difficulté à s’approvisionner en denrées alimentaires de première nécessité dans un contexte de coronavirus est une triste et navrante réalité. Quid du Mali qui a révélé ses premiers cas de Covid-19, la semaine dernière ? Le peuple malien ne boxe pas dans la même catégorie que les Européens et les Asiatiques, en termes d’organisation et de gestion des ressources financières. Le citoyen lambda ne nourrit plus l’illusion de voir les pays contenir la pandémie du coronavirus dans un proche avenir. A cet effet, il entend prendre les dispositions utiles pour se mettre à l’abri du besoin en cas de confinement de la population. Certains se préparent au pire. Ainsi, la semaine dernière, les consommateurs se bousculaient aux portillons des grands magasins de produits alimentaires et dans les marchés de vente de condiments. Après la confirmation des cas de coronavirus sur les antennes de nos confrères de l’ORTM 1, mercredi matin, les choses se sont accélérées dans l’après-midi. Les alimentations et autres supermarchés grouillaient de monde. Chacun voulait s’approvisionner avec l’idée de se mettre à l’abri, en cas de confinement ou d’une éventuelle flambée des prix de denrées alimentaires (parce que nos compatriotes sont coutumiers du fait, à la moindre crise, les prix prennent l’ascenseur par la faute des spéculateurs). Dans les magasins visités par notre équipe de reportage, les clients qui ne portaient pas de cache-nez pouvaient être comptés du bout des doigts. Ces moyens de protection individuels étaient divers et variés. D’autres clients portaient, en plus, des gants. Piétons, motocyclistes conducteurs de voitures s’étaient tous mis en mode prévention et lutte contre la pandémie du coronavirus. A «Niono placi» (place de Niono), il y avait une large gamme de produits alimentaires avec des céréales, poissons fumés, oignons, épices et pommes de terre. Ce marché pourvoit aussi en ustensiles de cuisine. Il était pris d’assaut par la clientèle qui voulait se constituer un stock pour d’éventuels jours difficiles. Des bagagistes fonctionnaient à plein régime. Ils chargeaient et déchargeaient les marchandises des clients. Mme Keita Aminata et son amie étaient venues prospecter le marché et s’approvisionner. Les deux femmes portaient, chacune de bavettes par peur du coronavirus. L’une d’entre elles expliquera être déjà venue dans le même marché, la semaine dernière. Elle est revenue pour renforcer son stock de condiments. Devant l’étal d’une vendeuse, elle acheta un sac d’oignons de 25 kg, un autre de pommes de terre, un sachet de l’ail et du tamarin. Son amie qui n’avait pas suffisamment d’argent, acheta un sac d’oignons, en indiquant qu’elle de revenir, dès le lendemain. Au marché «wonida», la foule était compacte. Même les piétons avaient de la peine à se frayer un chemin. Les véhicules et autres motocyclistes étaient pris dans un embouteillage monstre. Ce qui compliquait d’avantage l’accès à ce marché bien apprécié des ménagères du fait du prix des condiments. Les marchandes avaient occupé toutes les artères. «L’heure est grave, il faut tout prévoir parce qu’on ne sait jamais», confie Mme Maïga Coumba qui venait se garer. La bonne dame explique aussi avoir acheté un sac de pommes de terre et d’oignons mais aussi 5kg de viande dans un autre marché. Elle redoute une décision de confinement général et une flambée des prix. «Je suis venue m’approvisionner, parce que toutes les hypothèses sont désormais possibles», nous confie-t-elle. Au niveau du «rail-da», un homme avait sa moto chargée de deux gros sacs d’oignons. Un peu plus loin avant d’arriver au marché de Médine, une boutique d’articles divers était remplie de monde. Un jeune homme du nom de Cheick était occupé à lire un bout de papier qu’il tenait à la main. Sur cette liste de denrées à chercher on pouvait lire : huile, pommes de terre, oignons, poisson, viande, poulet, riz, sucre, lait, tomate céleri et persil. Il nous explique que ceux-ci sont des prévisions en cas de confinement. Dao est un client qui semble avoir les grands moyens. Il est habitué à faire des provisions au premier trimestre de l’année. «J’ai acheté du riz, du sucre et du lait. Et je donne annuellement l’argent de la popote à mon épouse», dira-t-il. Quant à Thierno Coulibaly, un autre client, il était venu chercher des céréales, notamment le riz. Il indiquera que son épouse s’est occupée des autres condiments. Benoit Diarra lui, prévoyait cette situation depuis longtemps. C’est pour cette raison qu’il avait fait ses provisions ainsi que celles de sa maman. Il a expliqué avoir pris le devant parce qu’il est convaincu que tôt ou tard, il y aura un confinement général de la population. Notre interlocuteur a assuré disposé déjà d’un stock pour au moins 45 jours de confinement. Le propriétaire d’une alimentation à Djélibougou se frotte les mains. Le commerçant détaillant reçoit un grand nombre de clients. Malgré la circulation alternée, les usagers avaient du mal à trouver un passage dans les environs de ce magasin bien connu des populations de la Commune I. FN/MD (AMAP)
Bon démarrage du scrutin à Dioila
Dioila, 29 mars (AMAP) Le préfet de Dioila, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu dans tous les centres de vote de la ville, pour s’assurer du bon démarrage des élections législatives du 29 mars 2020. Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures dans les 678 lieux indiqués et sans incident. Les quelques assesseurs absents lors de l’appel avant 8 heures ont été, immédiatement, remplacés conformément aux dispositions prévues par la loi. L’affluence était moyenne. Vers 11 heures, le taux dépassait, en certains endroits, 30%. Partout où la délégation a passé, on pouvait constater l’existence des kits sanitaires Signalons que 222.973 électeurs sont appelés à s’exprimer dans les 678 bureaux de vote du Banico. DF/MD (AMAP)
Législatives à Ténenkou : Démarrage des opérations de vote à 8 heures
Ténenkou, 29 mars (AMAP) Le vote a débuté dans les 17 bureaux de la commune urbaine de Ténenkou, localité située dans la Région de Mopti, au Centre du pays, dimanche à 8 heures, a constaté l’AMAP) Les autorités administratives ont fait le tour de plusieurs bureaux pour s’enquérir de l’évolution du vote et tous les agents électoraux et plusieurs observateurs et délégués des partis politiques sont présents dans tous les bureaux de vote de la Commune. Sur place tout le matériel électoral est au complet et les électeurs viennent pour s’acquitter de leur devoir civique sous la vigilance des forces de défense et de sécurité. Devant tous les bureaux de vote, le dispositif de lavage des mains au savon est disponible compte tenu du contexte marqué par la propagation de la pandémie du Covid 19. Les opérations électorales, compte tenu de l’insécurité, n’ont pas pu se dérouler dans plusieurs localités, néanmoins les bureaux de vote ont ouvert à Diondiori, Diafarabé, Dia mais à Toguéré Coumbé, malgré l’arrivée des forces de sécurité, les bureaux de vote n’avaient pas ouvert à cause des menaces proférées par les groupes armés. KM
Macina : Le scrutin a débuté à l’heure
Macina le 29 mars 2020 (AMAP) Les élections législatives du 29 mars 2020 débuté dans tous les bureaux de vote du Cercle de Macina, dès 8 heures, sauf à Komara, dans la Commune rurale de Macina, où les opérations ont démarré à 10 heures suite à une menace des bandits. Le préfet du Cercle, Karimou Coulibaly, accompagné d’une délégation comprenant le président de la Commission électorale locale, Seydou Keïta, du Commandant de la Brigade territoriale de la gendarmerie, du chef de peloton, du Commandant de la base militaire des FAMA à Macina, s’est rendu au groupe scolaire « Moussa Sissoko » qui enregistre 16 bureaux de vote. Le préfet, après avoir voté au bureau N°3, et sa délégation se sont rendus à Kolongo, Boky-wéré, Kokry-Centre. Partout, l’affluence était moyenne et le vote se déroulait normalement. Dans tous les bureaux de vote les agents électoraux étaient au complet. Compte tenu de la pandémie du Covid-19, toutes les dispositions sanitaires et les kits de lavage de mains et les gels hydro alcooliques étaient sur disponibles. Le Cercle de Macina compte 110.799 électeurs, pour 360 bureaux de vote. Douze listes sont en lice, soient 24 candidats. AOK/MD (AMAP)

