Bla : Les populations de Dougouolo financent les travaux d’entretien d’une piste sur fond propre

Bla, 20 février (AMAP) Les travaux d’entretien de la piste Soké-Dougouolo, estimé à plus de 10 millions de francs CFA, sur fond propre ont été lancés, lundi, sous la présidence du préfet de Bla, Boikary Traoré. Ce tronçon routier latéritique, qui sépare le village de Dougouolo de la Route nationale (RN), 6 d’une longueur de 9 km, est dégradé. Ce qui a amené le maire de la Commune rurale de Dougouolo, le chef de village, la jeunesse et les femmes à organiser une collecte de fonds, en vue de faire face aux travaux d’entretien de la voie et certaines pistes adjacentes. Après le mot de bienvenue du chef de village, le maire de la Commune rurale de Dougouolo, Salif Dao, a vivement remercié le préfet de Bla, pour son soutien à l’initiative de réfection de cette route. Il a, également, félicité les populations de Dougouolo pour le sacrifice  financier consenti. Le maire a, aussi, demandé au préfet de plaider, auprès du gouvernement, la nécessite du bitumage de cette route. Avant  de donner le premier coup de pioche a bord d’un gros engin de terrassement, Le préfet de Bla, a salué cette belle initiative du village de Dougouolo « qui doit servir d’exemple aux autres commues du Cercle de Bla ». « Ce sacrifice financier réalisé par les habitants du village est la preuve qu’ils vivent dans l’entente et dans une parfaite cohésion sociale », a dit M. Traoré. Le préfet a donné l’assurance au maire qu’il mettra tout en œuvre pour transmettre, à qui de droit, la sollicitation des populations. Les travaux seront exécutés par l’entreprise privée Issa Kansaye BTP Niono. Le village de Dougouolo, chef-lieu de la Commune du même nom, est situé au Sud–Est de Bla (Centre), à trois kilomètres de la Route nationale (RN) 8, à partir de Soké. Son  économie  repose, essentiellement, sur l’agriculture, l’élevage, le commerce et le transport. Chaque samedi, sa foire hebdomadaire, l’une des plus importantes de la Région de Ségou, accueille les forains en provenance de Ségou, Niono, San, Mopti, Koutiala, Sikasso. Souvent on y rencontre des forains venus du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. BK/MD (AMAP)

Yélimané : Les plans d’amélioration des services d’état civil à Guidimé en débats

Yéliminé, 20 février (AMAP) Une consultation publique sur les plans d’amélioration des services d’état civil(PASEC) dans la commune de Guidimé,  s’est déroulée mardi, à Yélimané, sous la présidence du préfet de Cercle, Zoumana Traoré, a constaté l’AMAP. Organisée par le programme d’appui au fonctionnement de l’état civil et à la mise en place d’un système d’information sécurisé au Mali (PAECSIS), elle avait pour objectif de présenter le fonctionnement du système de gestion de l’état civil local, de recueillir, d’analyser les avis, suggestions et recommandations des acteurs et de  débattre des activités prioritaires à mener. Le chef de l’exécutif local a remercié les partenaires pour la tenue de l’atelier avant de déclarer que l’exécution des plans d’amélioration des services d’état civil favorise le développement local. Le PAECSIS est un programme du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation financé par le fonds fiduciaire de l’Union Européenne. Une centaine d’acteurs de l’état civil dont des élus, des agents communaux, des agents des services techniques, des autorités traditionnelles et des représentants de la société civile ont pris part à la rencontre. AS/KM (Yélimané)

Commune rurale de Dio gare : Des villages décident d’abandonner l’excision et le mariage précoce

Bamako, 20 février (AMAP) Sept villages et dix-sept hameaux de la Commune rurale de Dio gare, (près de Bamako) ont décidé de mettre définitivement fin à la pratique de l’excision et du mariage des enfants, suite à des efforts de sensibilisation et d’information menés par l’ONG «Tagnè». La cérémonie organisée à cet effet a eu lieu dimanche dernier à Dio gare. Elle a été couplée avec la commémoration de la Journée internationale du 6 février dont le thème : «Investir dans les adolescents, filles et garçons, à travers la formation et l’information, afin d’assurer l’atteinte de l’objectif tolérance zéro aux mutilations génitales féminines en 2030». Le représentant de Misereor, Adegbola Faustin Adeye, a expliqué que l’ONG «Tagnè» est l’un de ses nombreux partenaires au Mali et dans la sous-région qui travaillent avec les communautés pour l’abandon de la pratique de l’excision et pour la promotion de l’égalité des genres. Le représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Youssouf Bagayoko,  a, pour sa part, rappelé que le Mali et ses partenaires travaillent d’arrache-pied à renforcer les mesures politiques, institutionnelles et juridiques en faveur de l’abandon des violences basées sur le genre. L’objectif étant de promouvoir l’autonomisation de la femme et l’épanouissement de l’enfant. Le temps fort de l’événement a été la signature du protocole d’abandon de l’excision et du mariage des enfants par les 7 villages et 17 hameaux. Il y a eu, aussi, un sketch et la lecture de poème axés sur l’abandon de l’excision et du mariage des enfants. L’ONG «Tagnè» intervient dans la lutte contre les Mutilations génitales féminines (FGM) et le mariage des enfants dans le Cercle de Kati, depuis presque 1998, en partenariat avec Misereor. Le représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille avait à ses côtés la présidente d’honneur de l’ONG « Tagnè », Konaté Masistan Keita et le maire de la commune rurale de Dio gare, M. Daouda Kané. Ce dernier dira qu’il collabore avec l’ONG « Tagnè » pour la lutte l’excision et le mariage des enfants depuis dix  ans. SST/MD (AMAP)  

Mopti : Un terroriste neutralisé et du matériel militaire récupéré par les Forces armées maliennes à Koro

Mopti, 20 février (AMAP) Un terroriste a été neutralisé mercredi par les Forces maliennes de défense qui ont récupéré du matériel militaire et un de leur véhicule qui avait été enlevé, entre Koro et Dinangourou, dans la région de Mopti, au Centre du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Les forces loyalistes ont neutralisé un terroriste, récupéré du matériel militaire et un de leur véhicule enlevé, au cours d’un accrochage avec des groupes terroristes, entre Dinangourou et Koro, dans la région de Mopti, selon la même source. Cette source ne précise pas les moyens de déplacement des terroristes, la direction prise par ceux qui ont échappé, des assaillants capturés au cours de l’opération, ou encore des blessés des deux côtés. En rappel, les Forces loyalistes ont tué plusieurs terroristes avant de capturer trois autres de nationalité étrangère mardi, au cours d’une opération avec des frappes aériennes entre Somadougou et le village de Diallo, sur la route de Bankass, dans la région de Mopti, au Centre du pays. KM (AMAP)

Lancement de la 20ème édition du Forum de Bamako, ce jeudi

Bamako, 20 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 20ème édition  du Forum de Bamako, sera présidée ce jeudi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, sous le thème : « L’Afrique à l’Horizon 2040 : entre mémoires et avenirs », a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Selon ses organisateurs,  la rencontre a pour objectif de favoriser le métissage de connaissances et le partage de savoirs et des meilleures pratiques dans une approche participative en quête de solutions aux défis démographiques, technologiques, climatiques et à la consolidation de la paix, de la sécurité et du développement inclusif et durable en Afrique. Plus de 300 participants composés de personnalités publiques, d’universitaires, d’étudiants,  d’experts, de leaders d’opinion et de responsables de mouvements associatifs, venus de la sous région, de l’Afrique, d’Europe et du monde entier, prennent part à l’évènement. Quatre sessions se dérouleront au cours de la rencontre sur «  Démographie, capital humain et villes durables », « Pour un État fort, un État stratège et un État social en Afrique à l’horizon 2040 », «  La culture : un enjeu du développement pour le continent » et  « Les déterminants prioritaires pour un décollage économique effectif de l’Afrique à l’horizon 2040 ». Le Forum de Bamako a été créé par le Président de l’Institut des hautes études en management (IHEM), Abdoullah Coulibaly, qui est par ailleurs son président. KM (AMAP)

Produits périmés : Bon prix, mais dangereux pour la santé

Reportage d’Anne Marie KEITA Bamako, 20 février (AMAP) Vendre un produit dont la date limite de consommation a expiré est interdit et réprimé par la loi malienne. Pourtant, nos marchés sont inondés de produits alimentaires impropres à la consommation. Ces produits sont vendus à vil prix par certains commerçants peu soucieux du danger qu’ils font courir aux consommateurs. La santé du consommateur malien est, donc, constamment menacée, surtout quand on sait que les commerçants ont les moyens de modifier la date de péremption des produits et souvent même, les emballages. Il suffit de faire un tour au grand marché de Bamako pour se convaincre que les produits périmés sont vendus partout et même prisés par les consommateurs. C’est làque la plupart des commerçants s’approvisionnent en produits périmés. Certains clients aussi. Des magasins existent, également, dans d’autres marchés et dans certains quartiers. La prolifération de ces magasins inquiète Ibrahima Diallo, gérant d’une boutique d’alimentation au marché «Dabanani». Pour lui, certains commerçants disposent aujourd’hui de machines leur permettant de falsifier les dates sur les emballages des produits périmés. « Le prix de ces produits défie toute concurrence, ce qui attire forcément la clientèle », souligne notre interlocuteur. Aminata Coulibaly est vendeuse de petit pois en conserve et pattes alimentaires et bien d’autres produits de consommation. Ici, la boîte de petit pois est cédée à 300 Fcfa, alors que le prix normal est de 500 Fcfa. L’explication est simple : parce que le produit est périmé. Si certains clients savent que ce sont des produits périmés et les achètent à leur risque et péril, d’autres non. C’est le cas de Rokia Diarra que nous avons rencontrée dans un marché et qui nous a confié : «J’ai acheté les boîtes de petits pois parce que c’était bon prix, mais je ne savais pas que le produit était périmé». « Lorsque j’ai ouvert la première boite, la dégradation du produit crevait les yeux, c’est à ce moment que j’ai vérifié la date de péremption et c’était écrit à consommer avant le 20/11/2019», a témoigné Rokia Diarra. Dans le même marché, nous avons suivi un livreur de marchandises. Son pousse-pousse rempli de cannettes de boissons et d’autres produits attirait les regards. Abordé, le jeune livreur se montre peu bavard. «Ces produits ne m’appartiennent pas, je me contente de les livrer», lâche-t-il. Le propriétaire, Baba Sylla que nous rencontrerons, plus tard, a expliqué que certains de ses produits alimentaires sont périmés mais que cela ne veut pas dire qu’ils sont impropres à la consommation. Le commerçant a ajouté qu’il n’a jamais enregistré de plaintes de ses clients. «Nous les vendons à bon prix pour ne pas perdre nos bénéfices», a expliqué Baba Sylla. Les services de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), n’ont pas souhaité parler, mais on peut s’autoriser à dire qu’il ne se passe pas un seul mois sans qu’ils ne  saisissent des produits impropres à la consommation, à Bamako comme à l’intérieur. Parmi les produits périmés qui inondent les marchés, on peut citer lesboissons,l’huile et les pâtes alimentaires, le lait,  les boîtes de sardine et de petit-pois, les pâtes dentifrices. QUE DIT LA LOI ? Il existe une loi interdisant la vente des produits périmés sur le territoire malien. Il s’agit de la loi n° 2015-036 du 16 juillet 2015 portant protection du consommateur, qui, dans son article 48, stipule qu’il est interdit d’exposer, de détenir en vue de la vente, de mettre en vente, de vendre ou d’utiliser comme matière première tout bien avarié périmé, falsifié ou contaminé. L’article 49 stipule que la détention en vue de la vente, la vente ou l’utilisation de biens toxiques nocifs ou dangereux pour la santé du consommateur, en dehors des dispositions règlementaires, sont interdites. Malheureusement, on constate que, dans la plupart des cas, les agents des services chargés du contrôle se contentent simplement de retirer ces produits dangereux et de les brûler. L’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA) met surtout l’accent sur la sensibilisation de la population sur les conséquences de la vente et de la consommation des produits  périmés et impropres. Pour sa présidente, Mme Coulibaly Salimata Diarra, le consommateur doit être protégé contre ces produits et l’ASCOMA a déjà entrepris plusieurs actions dans ce sens. Des investigations approfondies sur l’utilisation du bromate de potassium et la collecte d’éléments irréfutables sur sa dangerosité, des enquêtes sur le terrain et des analyses de laboratoire des aliments de rue pour évaluer leurs qualités et les règles et normes d’hygiène appliquées, sont quelques actions qui ont été menées, ces dernières années, par l’ASCOMA. AMK/MD (AMAP)  

Gaz butane subventionné: Le prix a-t-il baissé chez les revendeurs ?

Reportage d’Amadou B. MAÏGA Bamako, 20 février (AMAP) La Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) a, récemment, annoncé que les prix indicatifs plafonds du gaz butane subventionné sont fixés à 2.910 Fcfa pour la bonbonne de 6 Kg et à 1.335 Fcfa pour celle de 2,75 Kg. Ce qui correspond, respectivement, précise un communiqué de la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers, à une baisse de 590 Fcfa et de 270 Fcfa. Rappelons que la bouteille de 6 kg était vendue à 3.500 Fcfa, contre 1.605 Fcfa pour la bouteille de 2,75 Kg. Cette réduction du prix du combustible domestique survient après une crise entre opérateurs gaziers et le gouvernement. Les importateurs de gaz, qui réclamaient des impayés, avaient décidé de rompre toute collaboration avec l’Etat. Conséquence : les prix avaient flambé, au grand dam des consommateurs. C’est pourquoi la DGCC a, dès l’entrée en vigueur de cette décision, invité les consommateurs à signaler auprès de ses structures déconcentrées, les cas de non-respect des prix plafonds indiqués. «Les manquements seront sanctionnés conformément à la règlementation en vigueur», a indiqué le communiqué dont nous avons reçu copie. Qu’en est-il véritablement sur le terrain ? Dimanche 16 février, l’horloge affiche 10 heures. L’air frais matinal dégagé par le fleuve Djoliba souffle sur Badalabougou, un quartier de la Commune V du district de Bamako. Une ballade au marché nous conduit chez Moussa Dicko, revendeur de gaz butane et de divers produits. Assis devant sa boutique, son fils Mohamed s’occupe des clients. Interrogé, notre interlocuteur affirme sans transiger que le prix indicatif plafond fixé par le gouvernement ne marchera pas. D’après lui, ces tarifs sont mal pensés. Il dit payer à 3.000 Fcfa la bouteille de 6 Kg. «Quelqu’un qui achète une marchandise à 3.000 Fcfa, est-ce qu’il peut la revendre à 2.910 Fcfa ? Ce n’est pas possible», dit le commerçant. Après un long moment de discussion, une dame vient payer une bouteille de 6 Kg, sans poser de problème. Elle semble plutôt heureuse d’avoir le gaz. «Il y a quelques semaines, j’achetais la bombonne de 6 Kg à 5.000 Fcfa voire plus souvent. A un moment donné, je ne parvenais plus à en trouver sur le marché», confie-t-elle. Lundi 17 février. En cet après-midi, le marché Dibida grouille de monde. Boutiquiers, vendeurs ambulants et autres usagers se démènent pour se frayer un chemin. La chaleur est suffocante. Là, la quasi-totalité des revendeurs interrogés affirment céder la bouteille de 6 kg à 3.500 Fcfa au lieu de 2.910 Fcfa fixés comme prix indicatif plafond par la DGCC. Pour eux, le prix de 2.910 Fcfa est un faux prix, car il ne prend pas en compte les difficultés d’accès à ce produit. Amadou Kida, l’un d’eux, révèle avoir acheté la bombonne de 6 kg à 3.000 Fcfa chez Sodigaz. « Avant la fixation des prix indicatifs plafonnés », précise le négociant. Pour espérer m’en sortir « je suis obligé de revendre une bouteille à 3.500 Fcfa», avance-t-il. Au même marché de Dibida, le revendeur Birama Diarra est le seul qui cède la bouteille de 6 Kg à 3.000 Fcfa au lieu de 3.500 Fcfa. Arrondissant ainsi les 2.910 Fcfa à 3.000 Fcfa. Cela, précise celui dont la marchandise s’arrache, « dans le but d’éviter le souci de jeton qui risque de se poser avec les 2.910 Fcfa. En attendant l’arrivée de nouveaux stocks, il promet de maintenir ce prix jusqu’à nouvel ordre. Contacté à ce propos, le directeur général de Sodigaz, Oudiari Diawara, a expliqué, lundi, qu’au niveau de sa société, la bombonne de 6 Kg est vendue entre 2.450 Fcfa à 2.500 Fcfa aux distributeurs. Précisons que ce sont ces intermédiaires (les distributeurs) qui revendent le gaz aux revendeurs qui ont alors la charge de céder à 2.910 Fcfa la bouteille de 6 Kg et à 1.335 Fcfa celle de 2,75 Kg. Pour le patron de Sodigaz, la réduction des prix du gaz subventionné risque d’augmenter la subvention de l’Etat qui s’élève cette année à près 7 milliards de Fcfa. Alors qu’il n’a pas encore, à l’en croire, payé tous les arriérés de 2019. Pour s’assurer que les prix fixés sont respectés par les revendeurs, la direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence a mis à la disposition du public des numéros verts que les utilisateurs peuvent appeler pour signaler tout manquement à cette directive. Il s’agit pour la Commune I du numéro 66 81 04 59, Commune II, 16 49 22 91, Commune III, 76 13 50 47, Commune IV, 66 71 79 57, Commune V, 66 46 42 80 et Commune VI, 76 45 01 69. ABM/MD (AMAP)                                                

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 19 février 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 19 février 2020 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°09-687/P-RM du 29 décembre 2009 fixant les taux de redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public, des produits des ventes des dossiers d’Appels d’Offres versés à l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des délégations de Service public et des frais d’enregistrement des recours non juridictionnels. L’Autorité de Régulation des Marchés publics et des délégations de Service public est une autorité administrative indépendante créée par la Loi n°08-023 du 23 juillet 2008 ayant pour mission d’assurer la régulation du système de passation des marchés publics et des conventions de délégation de service public en vue d’en accroitre la transparence et l’efficacité. Elle perçoit à ce titre la redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public dont les taux sont fixés par décret pris en Conseil des Ministres. Le projet de décret adopté modifie la base de prélèvement de cette redevance. Son adoption permettra entre autres de rétablir l’équilibre financier de l’Autorité. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE Sur le rapport du ministre de l’Intégration africaine, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant création du Centre national pour la Coordination du Mécanisme d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques. La 45ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, tenue le 14 juillet 2014 à Accra au Ghana, a recommandé la création, dans chaque Etat membre, d’un mécanisme d’alerte précoce pour gérer et régler les conflits locaux de faible intensité et renforcer l’architecture de paix et de sécurité. Le Règlement communautaire relatif à la mise en place de mécanismes nationaux d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques de la CEDEAO prévoit un Centre national de coordination dans chaque Etat membre. Dans ce cadre, le Gouvernement avait institué auprès du Premier ministre par Décret n°2016-006/PM-RM du 15 janvier 2016, modifié, le Mécanisme national d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques. L’adoption du présent projet d’ordonnance vise à harmoniser le statut du centre avec les engagements communautaires. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DE L’EQUIPEMENT Sur le rapport du ministre des Infrastructures et de l’Equipement, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Cellule d’Exécution des Travaux routiers d’Urgence (CETRU). La CETRU a pour mission : l’exécution des travaux d’entretien routier et d’aménagement nécessaires ; la réparation des dommages causés aux routes et aux ouvrages d’art par les intempéries et les calamités. Le projet de décret adopté vise à doter, pour les cinq (05) prochaines années, la Cellule en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Abidjan : Monsieur El Boukhari BEN ESSAYOUTI, Professeur Principal de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION Chargé de Mission : Madame CISSE Oumou Ahmar Boubacar TRAORE, Spécialiste en Genre. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Conseiller technique : Monsieur Hamidou MORBA, Maître-Assistant. Directeur National de l’Enseignement Normal : Monsieur Amidou Issoufi MAIGA, Professeur de l’Enseignement Supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE Directeur Général de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte : Madame KANOUTE Fatoumata KONE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE Directeur National de l’Emploi : Monsieur Mohamed Abdoulahi CHEIBANI, Ingénieur de la Statistique. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DE LA MOBILITE URBAINE Sur le rapport du ministre des Transports et de la Mobilité urbaine, le Conseil des Ministres a pris acte de la Stratégie nationale de la Sécurité routière 2020-2029 et son Plan d’Actions 2020-2024. Les questions liées à la sécurité routière touchent toutes les couches sociales et constituent une préoccupation majeure aussi bien pour les usagers que pour les pouvoirs publics. En dépit des actions engagées par le Gouvernement notamment la formation des acteurs et la sensibilisation des usagers de la route, les accidents de la circulation routière ont pris une ampleur préoccupante occasionnant fréquemment des pertes en vies humaines. C’est dans ce contexte que la Stratégie nationale de la Sécurité routière est élaborée. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Charte africaine sur la sécurité routière approuvée par la 26ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, tenue le 31 janvier 2016 à Addis-Abeba. L’objectif visé par la Stratégie nationale de la Sécurité routière est de réduire le taux de mortalité des accidents de la route de 50% à l’horizon 2029. La présente stratégie est assortie d’un premier plan d’actions 2020-2024 déclinées dans les axes stratégiques ci-après : – la sécurisation des 2 et 3 roues motorisées ; – la sécurité des piétions ; – la réduction des accidents des véhicules légers ; – le renforcement de la sécurité des usagers âgés de 15 à 34 ans ; – la sécurisation du transport professionnel. Bamako, le 19 février 2020 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Commandeur de l’Ordre national  

Sikasso : L’UNICEF offre 17 motos aux services du développement social et de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille

Sikasso, 19 février (AMAP) La cérémonie de remise de la donation  de 17 motos par l’UNICEF aux directions régionales  du développement sociale et de l’économie solidaire et de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille a été présidée par le Conseiller au Gouverneur de région, Daniel Dembélé, a constaté l’AMAP. La donation s’inscrit dans le cadre du suivi du paquet intégré des activités communautaires qui sont  entre autres, la santé, la nutrition, l’éducation et la protection de l’enfant. Le représentant du  chef de l’exécutif régional  a remercié l’UNICEF pour tous les efforts en faveur des populations de la région avant de déclarer que le don  permettra de renforcer le système de collecte des données de routine en temps réel de la mise en œuvre des interventions et de mesurer les progrès à travers le partage des données. Le directeur régional du développement social, Mamadou Mama Dioné a également  remercié l’UNICEF pour ce don qui sera d’un apport inestimable dans la réalisation des activités relatives à la lutte contre la malnutrition à travers le renforcement des capacités opérationnelles des prestataires sur le terrain. Le représentant de l’UNICEF, Dr Aimé Namululi a déclaré que la donation s’inscrit dans le cadre de la mise à l’échelle des interventions communautaires et multisectorielles à travers les groupes de soutien aux activités de nutrition et les plateformes de coordination pour une réponse intégrée aux droits des enfants et des femmes dans la région de Sikasso. « Cette remise coïncide avec le démarrage du nouveau cycle de coopération entre le Mali et l’UNICEF qui s’étendra sur la période 2020-2024. Ces engins permettront aux prestataires des services locaux du développement social et de la promotion de la femme, de suivre 150.000 ménages dans 303 villages de la région » a-t-il conclu. La cérémonie a regroupé  les autorités régionales, les élus,  les chefs des services techniques et les représentants de la société civile.  FD/KM (AMAP)

Le président Ibrahim Boubacar Keïta reçoit le directeur général des opérations de la Banque mondiale

Bamako, 19 février (AMAP) Le directeur général des opérations de la Banque mondiale, Axel Van Trotsenburg, en visite au Mali dans le cadre d’une tournée dans les pays du G5 Sahel, a été reçu, lundi, en audience par le président Ibrahim Boubacar Keïta. A sa sortie d’audience, M. Van Trotsenburg, a indiqué avoir félicité le président Keïta pour les bonnes relations entre son institution financière et le gouvernement du Mali. Selon lui, les deux partenaires ont réussi à développer, pendant les trois dernières années, un  programme d’environ 1,2 milliard de dollars (600 milliards de Fcfa).  « Je lui ai indiqué que la Banque mondiale a l’intention d’augmenter son programme pour les pays du Sahel pour les trois prochaines années et le Mali va bénéficier de cet effort», a annoncéle directeur général des opérations de la Banque mondiale. Axel Van Trotsenburg a, aussi, déclaré avoir abordé avec le président de la République les grands axes d’intervention ainsi que la situation  générale et comment la Banque mondiale va continuer à accompagner le Mali. « Nous sommes solidaires du Mali et nous sommes déterminés à rester un partenaire de long terme», a assuré le directeur général des opérations de la Banque mondialequi s’est dit heureux de la collaboration et du travail des équipes de la Banque avec la partie malienne. Avant d’être reçu par le chef de l’Etat, le haut responsable de la Banque mondiale a eu une séance de travail avec le Premier ministre, au cours de laquelle il a fait le point du programme de la Banque mondiale au Mali. Avec le chef du gouvernement, il a été également question de comment traduire l’engagement que la Banque mondiale, dans les prochaines années, en actions concrètes. A cet effet, Axel Van Trotsenburga dit avoir instruit l’équipe de la Banque au Mali d’entrer  en discussions avec  le gouvernement pour définir concrètement le programme. Car pour lui, il est important de vite préparer ce programme pour assurer son exécution. « Malgré tous les engagements financiers, ce qui est le plus important, c’est l’effet de ce programme sur la population », a-t-il soutenu. DD/LN/MD (AMAP)