Kadiolo : Echanges sur la mise en œuvre des activités du projet d’appui à la filière anacarde au Mali
Kadiolo, 24 avril (AMAP) Une mission d’appui et de suivi conduite par représentant du directeur national de l’agriculture, Alou Niangado s’est rendue jeudi à Kadiolo dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet d’appui à la filière anacarde au Mali (PAFAM), a constaté l’AMAP . L’objectif général de cette mission était de permettre à la direction nationale de l’agriculture (DNA) de recueillir à la source, les informations relatives à la mise en œuvre des activités du projet d’appui à la filière anacarde au Mali (PAFAM), de capitaliser ses acquis et d’apporter des solutions aux problèmes rencontrés sur le terrain . La mission a échangé avec les responsables chargés des activités sur le terrain (encadrement et bénéficiaires) afin de recueillir leurs avis, d’informer les acteurs sur la politique de l’État sur développement de la filière anacarde au Mali et Elle a également eu des entretiens avec les élus locaux (mairies, chambre locale d’agriculture) pour leur implication dans le cadre de la durabilité ainsi que les communautés sur les impacts du projet et la capitalisation de ses acquis. Les acteurs locaux ont évoqué, entre autres, les difficultés qu’ils rencontrent sur le terrain notamment le manque d’unités de transformation de l’anacarde, l’instabilité des prix la noix de cajou, les difficultés organisationnelles, l’intrusion des acheteurs ivoiriens et burkinabés sur les marchés du secteur de Kadiolo. La mission a recommandé entre autres, la restitution de cette rencontre auprès des différents acteurs locaux et cela en présence du chef secteur agriculture de Kadiolo, Ousmane Dembélé. Le Cercle de Kadiolo dispose de plus de 11 000 hectares d’anacardiers d’après une enquête réalisée en 2018. NIO/KM (AMAP)
Tombouctou : Deux éléments d’un groupe armé terroriste neutralisés par les Forces Armées Maliennes à Gossi
Tombouctou, 24 avril (AMAP) Deux éléments d’un groupe armé terroriste ont été neutralisés jeudi, par les forces loyalistes qui leur ont récupéré 2 pistolets mitrailleurs et un important lot de chargeurs garnis à Gossi, localité située dans le Cercle de Gourma Rharouss, région de Tombouctou, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que les forces loyalistes ont accroché au cours d’une patrouille à Gossi, deux éléments d’un groupe terroriste armé avant de les neutraliser et leur récupérer deux pistolets mitrailleurs et un important lot de chargeurs garnis. Notre source ne précise pas l’identité des assaillants, les moyens de transport qu’ils empruntent ou l’existence d’une de leurs bases dans cette localité située à 160 km au Sud ouest de la ville de Gao, au Nord du pays. KM (AMAP)
Message du président IBK à la communauté musulmane du Mali à l’occasion du début du mois sacré du ramadan 2020
Mes chers compatriotes, Mes chers coreligionnaires de l’Islam ! Notre pays, à l’instar de la Umma Islamique, s’apprête à observer le mois béni de Ramadan qui survient cette année dans un contexte particulier pour nous et le reste du monde. La pandémie du COVID-19 continue ses ravages. La communauté musulmane s’est vue imposer des scènes auparavant tout simplement inimaginables : la Kaaba et la mosquée de Médine vides, l’Oumrah et le Hadj hypothéqués pour cette année. Ce temps est d’une exceptionnelle gravité. Avec l’aide d’Allah (SWAT), nous pouvons cependant en relever les défis. Nous le ferons par notre foi et par nos prières. Nous le ferons par notre sens aigu de nos responsabilités. Car l’islam est aussi devoirs et responsabilités ; responsabilités individuelles vis à vis de nos familles et de nos communautés. Malgré les épreuves du jour, nous nous devons d’avoir à l’esprit ces valeurs qui ont toujours caractérisé notre espace, terre d’islam reconnu et salué de par le monde depuis le 11e siècle. Ce mois sacré est un mois d’amour, de tolérance et de pardon. Renforçons donc notre capacité à aimer, notre aptitude à tolérer et notre inclination à pardonner, à nous pardonner les uns les autres. A toutes, à tous, je souhaite un excellent mois de Ramadan. A nos malades, je souhaite prompt rétablissement. Pour nos morts, j’implore la bienveillance divine. Qu’Allah nous protège et bénisse le Mali ! Ibrahim Boubacar Keita
Le Gouvernement porte plainte contre X pour diffusion de fausses nouvelles sur la contamination de hautes personnalités
Bamako, 24 avril (AMAP) Le Gouvernement du Mali a porté plainte contre X pour diffusion d’un faux communiqué attribué au ministère de la Santé et des Affaires sociales fait état de la contamination de hautes personnalités de la République, a appris l’AMAP de source officielle. La fausse nouvelle a été dénoncée par le gouvernement à travers un communiqué du ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré rendu public jeudi. “Le gouvernement rappelle que la diffusion intentionnelle par voie de presse et sur les réseaux sociaux d’informations fausses ou trompeuses est un acte délictuel punissable et passible de sanctions, depuis le vote de la loi sur la cybercriminalité”, précise le communiqué. Le communiqué annonce par ailleurs, qu’une plainte sera déposée au parquet “contre X pour faux et usage de faux, diffusion de fausses nouvelles en période de crise…” Le ministre Sangaré exhorte les populations à aider les autorités compétentes à démasquer les auteurs de ces « pratiques tendant à créer la confusion au sein de l’opinion publique, surtout en cette période de crise sanitaire ». KM (AMAP)
Covid -19 au Mali : 16 nouveaux cas positifs enregistrés ce jeudi, portant le nombre total à 309, 21 décès et 77 patients guéris
Bamako, 23 avril (AMAP) Seize (16) nouveaux cas positifs au Covid – 19 ont été enregistrés ce jeudi, portant le nombre total à 309 au Mali, 21 décès et 77 patients guéris, a appris l’AMAP de source officielle L’annonce a été donnée par les services sanitaires qui précisent que sur les 16 nouveaux cas, un (1) cas a été décelé à Kati (région de Koulikoro), 3 cas MINUSMA à Gao, 3 cas en CI, 5 cas dont 1 EUTM en CIV, 2 cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. « A ce jour 2031 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien et les recherchent se poursuivent pour retrouver toutes les personnes contact », précisent les services sanitaires qui invitent les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Corvée d’eau dans les quartiers périphériques de Bamako : Une quête quotidienne, épuisante
Par Oumar DIAKITE Bamako, 23 avril (AMAP) A Bamako, certaines populations ont de la peine à s’approvisionner en eau potable, toute l’année mais, surtout, en cette période de grande chaleur. A Lafiabougou Talko, Bougoudani et Tchétchénie (quartier adossé à une carrière de pierre où le bruit de la dynamite rythme la journée, comme les tirs d’armes lourdes en Tchétchénie, pendant la guerre), il est courant de voir des attroupements ou des files devant les rares bornes fontaines, pour se ravitailler en eau potable. Dans ces localités de la commune IV du District de Bamako, avoir un robinet chez soi est un privilège. C’est donc la ruée vers quelques bornes fontaines pendant la période de grande chaleur ou même durant toute l’année. Des populations passent plusieurs heures entre les points d’eau. Cette épreuve est le lot quotidien des femmes et des enfants de ces zones. Chaque famille a plusieurs bidons de 20 litres pour la réserve d’eau potable. Dans la famille Diarra, à Lafiabougou-Talko, nous comptons une dizaine de récipients contenant de l’eau pour la consommation et les autres usages courants. « Le benjamin de la famille, âgé de 16 ans, s’occupe de la corvée d’eau. Chaque jour, vers 15 heures, il va remplir les bidons vides à la borne-fontaine située à près d’un kilomètre de chez nous », confie Mme Diarra Mariam Coulibaly, du haut de ses 65 ans, en train d’assister une de ses filles qui fait la lessive. Selon elle, se ravitailler en eau potable est un problème récurent dans son quartier. « Il n’y a pas assez de robinets publics dans notre zone. C’est pourquoi, on a du monde ici », explique Ousmane Traoré, gérant d’une borne-fontaine à Lafiabougou Talko, au milieu des clients. Une scène pénible à Tchétchénie. A la borne-fontaine, à côté du marché, deux jeunes filles, de 6 à 7 ans, se démènent pour pousser une brouette contenant des bidons de 20 litres remplis d’eau. Alors que l’une pousse, en tenant les manches, l’autre tire par devant. « C’est pour notre maman…Nous apportons cette eau à la maison », nous répond la plus grande, essoufflée. « Ici, c’est le seul point d’eau qui sert les habitants des environs », soutient le gérant Daouda Bouaré. Selon lui, la localité connait une pénurie d’eau au mois d’avril de chaque année. « En cette période, on peut attendre 24 heures sans voir la moindre goutte d’eau tomber du robinet. Les femmes n’arrivent pas à s’approvisionner pendant la saison chaude à cause des coupures intempestives des robinets », témoigne Bouaré, entouré de bidons jaunes de 20 litres, de clientes et de revendeurs-distributeurs d’eau. Son enfant au dos, une dame fait signe au gérant pour l’aider à porter sur sa tête sa bassine d’eau. « On se demande quand est-ce que cette corvée d’eau sera un mauvais souvenir pour nous. Chaque année, c’est le même triste sort », nous lance-t-elle, en partant. De son côté, Mahamadou Dembélé, distributeur-vendeur d’eau, nous dit passer, souvent, des jours entiers au cours desquels le robinet peut être coupé de midi jusqu’au lendemain matin. Lui, son métier, consiste à charger des bidons de 20 litres pour vendre à des clients à domicile. Il charge sa brouette de 8 bidons de 20 litres pour faire le vendeur ambulant. « Je cède un bidon d’eau de 20 litres à 75 Fcfa. Des clients m’appellent, souvent, sur mon téléphone pour je leur livre de l’eau », dit-il. A Tchétchénie, tout comme lui, beaucoup de ses collègues gagnent leur pain quotidien avec ce travail. Toujours dans le même quartier, au flanc de la colline, des femmes passent la moitié de la journée, l’après-midi en général, à se ravitailler à partir du château d’eau d’un forage réalisé par un particulier. Là-bas, les femmes se bousculent jusqu’au crépuscule pour apporter de l’eau dans leur maison. A la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), qui ne gère pas les bornes-fontaines, on soutient de ne pas connaître de pénurie d’eau. «Il peut y avoir des raretés d’eau, suite à des perturbations de distribution », soutient Abdoul Karim Koné, chef du département communication de la société qui rappelle que « c’est la mairie qui gère les installations de bornes-fontaines». Tout le monde peut installer une borne fontaine publique dans les quartiers populaires, sauf les porteurs d’uniforme (militaires et paramilitaires). Il y a des instructions à respecter. Selon Bakary Fané, le responsable de la Brigade urbaine de protection de l’environnement (BUPE) de la mairie de la Commune IV, celui qui est intéressé doit adresser au maire une demande d’autorisation d’installation de borne-fontaine. A ce niveau, quatre services sont chargés de faire le constat de la zone afin de s’assurer que le lieu indiqué est adéquat pour un robinet public. La mairie, après son constat, envoie le dossier à la police la plus proche du quartier pour enquête de moralité sur le demandeur. « Les frais de constat à la mairie sont de 12000 Fcfa, dont 3000 Fcfa par service concerné, pour effectuer le déplacement sur le terrain », informe M. Fané. Après l’avis favorable de la police, le dossier sera encore renvoyé à la mairie. « Lorsque la police nous retourne le dossier avec son accord, on paie 18000 Fcfa à la mairie comme frais d’autorisation. Ainsi, le dossier d’installation de la borne fontaine sera transmis à la SOMAGEP », a expliqué le responsable de la BUPE en Commune IV. Au terme de cette procédure, la SOMAGEP va installer la borne fontaine au lieu indiqué. OD/MD (AMAP)
Covid -19 au Mali : 293 cas positifs enregistrés avec les 35 nouveaux cas découverts mercredi, 17 décès et 73 guéris
Bamako, 23 avril (AMAP) Les services sanitaires ont découvert mercredi 35 nouveaux cas positifs au Covid -19, portant le nombre total à 293 dont 17 décès et 73 patients guéris au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée mercredi par le ministère de la Santé et des Affaires Sociales qui précise par ailleurs que sur les 35 nouveaux cas , un (1) cas a été découvert à Kati, un (1) à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 3 cas en CI, un (1) cas en CII, un (1) cas en CIII, 5 cas en CIV, 3 cas en CV, 8 cas en CVI, 7 cas à Gao et 5 cas à Kidal. Les services sanitaires déclarent qu’à ce jour 2023 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien et que les recherchent se poursuivent pour retrouver toutes les personnes contact, avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Coronavirus : Panne sèche pour des motos taxi !
Par Oumar DIAKITE Bamako, 22 avril (AMAP) Une centaine de motos taxi dans la cour de la direction générale de l’entreprise Teliman, à Sogoniko, sur la rive droite, dans la capitale malienne. Les engins sont immobilisés à cause de la maladie à coronavirus et des mesures pour y faire face. Le ministre des Transports a sorti une directive, le 27 mars dernier, face à la menace de la pandémie du coronavirus, pour interdire les transports en moto de plus d’une personne, afin de limiter la propagation du virus au Mali. Mercredi 15 avril 2020, à la direction de l’entreprise Teliman, spécialisée dans le transport des personnes en moto. Sous une fraîcheur à la faveur de la pluie qui s’est abattue sur la ville de Bamako, dans la nuit du mardi au mercredi. A l’entrée de la grande cour, nous nous prêtons au contrôle de sécurité de notre moyen de déplacement avant d’être soumis, nous-mêmes, au contrôle sanitaire qu’impose la maladie à coronavirus. Nous nous lavons les mains au savon, en utilisant le kit installé là. Dans la cour, un constat : une centaine de motos taxi. Les engins à deux roues sont alignés avec chacun deux casques dont un accroché au guidon et l’autre à l’arrière. Les quelques rares conducteurs qui traînent à l’entrée des bureaux de la direction inspirent l’empathie des personnes sensibles. Les mines froissées, d’autres se tiennent la tête entre les deux mains. Les regards inexpressifs. Ils ont, d’ailleurs, de la peine à répondre à un simple bonjour même répété plusieurs fois. Quand nous nous sommes adressé à ces hommes et femmes, aucun d’eux n’a daigné lever la tête. Un silence qui en dit long sur l’ambiance des lieux. Sans réponse de leur part, nous décidons, quand même, de nous introduire dans les bureaux. Dans la salle d’accueil, un jeune apparaît. Il se présente comme le responsable chargé de la mobilité. Ce jeune homme croyait à faire à un client venu pour demander une livraison. PERTE DE CHIFFRE D’AFFAIRES – Ce n’est pas la grande forme chez la directrice. Elle nous rejoint dans le salon d’accueil, très nonchalamment. Pour cause, ses activités sont au pas de caméléon, en cette période de propagation de la maladie à coronavirus dans notre pays. Après les salamalecs moins chaleureux, elle se prête à nos questions. A peine, peut-on entendre sa voix. A l’en croire, l’arrivée de la maladie à coronavirus dans notre pays a eu un impact dramatique sur ses activités. « Vous voyez dans la cour, il y a énormément de motos qui sont garées. D’habitude, toutes ces motos sont en ville pour transporter les gens ou faire des courses », indique-t-elle. Selon elle, la situation est très difficile à tenir. « On a perdu à peu près 95% de notre chiffre d’affaire parce que notre activité est, principalement, basée sur le transport des personnes. On faisait aussi des courses et de la livraison mais ce n’était pas beaucoup », révèle la co-promotrice de cette société évoluant dans le transport urbain par deux roues. « Nous avons voulu appliquer la directive ministérielle c’est pour cela que nos motos sont arrêtées ici. J’ai dit formellement à mes chauffeurs de ne plus transporter de passager», dit Hawa Traoré tout en déplorant ce qu’elle appelle « une injustice ». « On se sent vraiment lésé parce qu’on voit que les gens ne l’appliquent pas dans la ville, surtout nos concurrents qui sont dans l’informel. Et nos clients ne sont pas tout à fait d’accord avec ça. Ils sont en train d’aller dans l’informel pour être transporté parce qu’il est difficile de se déplacer au quotidien », dénonce-t-elle. « On a l’impression d’être le seul à appliquer la mesure et le seul impacté par cette mesure. On comprend la décision, mais elle inflige un impact énorme sur nos salariés et nos chauffeurs qui sont nos collaborateurs », dit-elle. Selon elle, il y a plus de 200 personnes dont des chefs de famille parmi ses employés et collaborateurs (chauffeurs). « Sans revenu, ils se demandent comment faire face aux charges de leurs familles, si l’Etat a pris cette mesure-là en contrepartie, a-t-il donné de l’argent pour les dépanner? », rapporte leur directrice qui ajoute que, pour l’instant, il n’y a pas eu d’aide de l’Etat. Pis, elle se dit être contrainte de prendre des mesures drastiques. « On va mettre tout le monde soit à mi-temps soit au chômage technique et, en contrepartie, on n’a pas a payer leur rémunération. C’est très, très difficile pour moi en ce moment », confie-t-elle, visiblement abattue par cette situation de quasi arrêt des activités de son entreprise. STRATEGIE DE SAUVETAGE – Cependant, notre interlocutrice envisage tout sauf s’asseoir et attendre la faillite ou cautionner le désastre. Elle a une autre stratégie pour ne pas tout perdre. Elle consiste à miser sur la livraison et les courses. Il s’agit, pour la patronne, de s’adapter à la réalité du terrain et de se lancer sur d’autres marchés. « On veut s’associer avec les commerçants, les restaurateurs de la capitale pour pouvoir livrer les gens qui restent chez eux, Ceux qui ne veulent pas se déplacer pour aller dans les marchés par exemple », explique-t-elle Elle indique avoir lancé « depuis deux semaines, une campagne de livraison à bas coût». « Nous travaillons avec des grossistes qui veulent bien vendre leurs produits à la population à des prix accessibles. Il y a des denrées alimentaires comme la tomate, l’oignon, le poulet, par exemple, mais il y a aussi le gel hydro-alcoolique, le masque, entre autres », détaille-t-elle. D’après elle, cette initiative décolle petit à petit. Toutefois, elle reconnait que ce n’est pas suffisant pour occuper tous ses chauffeurs. « Nous allons vers les restaurateurs, les commerçants qui veulent écouler leurs produits rapidement, dans ce contexte, et en sécurité. Même les services de l’Etat aussi, en cas de confinement, par exemple, ou de restriction plus difficile pour les familles, nous proposons notre collaboration », poursuit-elle. Cela pourrait prendre la forme du transport rapide du personnel soignant ou de la livraison à domicile ds denrées alimentaires de première nécessité. « C’est la solution qu’on est en
Douentza : 12 soldats maliens blessés dans l’explosion d’une mine
Douentza, 22 avril (AMAP) Douze soldats maliens ont été blessés lundi dans l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI), posé par des hommes armés non identifiés entre Tanal et Débéré dans le Cercle de Douentza, région de Mopti, au centre du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Cette source précise qu’un véhicule blindé des forces loyalistes transportant des soldats a sauté sur une mine entre Tanal et Débéré, faisant 12 blessés et provoquant un endommagement léger de l’engin. Notre source déclare que les blessés ont été acheminés au Centre de santé de Douentza pour des soins appropriés et qu’un renfort a été dépêché sur les lieux pour retrouver et traquer d’éventuels assaillants ou leurs complices. BD/KM (AMAP)
Le ministre Bah annonce la création de commissions de mise en place des autorités intérimaires et l’élection des députés dans des régions et cercles du nord
Bamako, 21 avril (AMAP) Le ministre de l’administration Territoriale, Boubacar Alpha Bah a annoncé la création de commissions de mise en place des autorités intérimaires et pour la préparation de l’élection des députés à l’Assemblée nationale au niveau des Régions de Taoudénit et Ménaka et des Cercles d’Almoustrat et d’Achibogho, a appris l’AMAP de source officielle. Ces mesures ont été prises par décision n°000148/ MATD-SG du 15 avril 2020, du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation qui annonce également que des commissions régionales et de cercles ont été créées au niveau des régions et des cercles auprès des gouverneurs et préfets concernés. La commission nationale a pour mission de proposer au ministre les actions à entreprendre pour la mise en place des autorités intérimaires aux niveaux cercle et commune et pour la préparation de l’élection des députés dans les régions et cercles concernés. À ce titre, elle est chargée de planifier les activités, d’appuyer et suivre l’organisation des concertations préparatoires à l’installation des autorités intérimaires, de superviser les travaux relatifs à l’organisation de l’élection des députés, de proposer à la suite de concertations les membres des autorités intérimaires et/ ou des collèges transitoires. Ladite commission qui est présidée par le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale ou son représentant est également chargée de proposer les mesures nécessaires pour l’accompagnement des différentes autorités des circonscriptions administratives et des collectivités territoriales, de mener toute activité en rapport avec sa mission, à la demande du ministre. Les missions de la commission régionale, consistent à proposer au gouverneur les actions à mener pour la mise en place des autorités intérimaires aux niveaux cercle et commune et pour la préparation de l’élection des députés à l’Assemblée nationale dans les régions et cercles concernés. Cette commission est donc chargée de contribuer à la planification des activités; de contribuer à l’organisation des concertations régionales pour l’installation des autorités intérimaires et la préparation de l’élection des députés, d’appuyer la collecte et la transmission des données pour la création des collectivités territoriales dans les cercles. Elle propose également les membres des collèges transitoires et/ou des autorités intérimaires dans la région, de contribuer à la sensibilisation pour le recensement des populations et pour l’établissement des listes électorales, de contribuer à l’organisation des opérations électorales pour l’élection des députés. Il s’agit également de proposer les mesures nécessaires pour l’accompagnement des différentes autorités des circonscriptions administratives et des collectivités territoriales ; de mener toute activité en rapport avec sa mission à la demande du gouverneur. Cette instance est présidée par le gouverneur ou son représentant. Les commissions de cercle sont chargées de proposer au préfet les actions à mener pour la mise en place des autorités intérimaires aux niveaux cercle et commune et pour la préparation de l’élection des députés à l’Assemblée nationale dans les régions et cercles concernés. Leurs missions consistent à contribuer à la planification des activités, à l’organisation des concertations aux niveaux cercle et commune pour l’installation des autorités intérimaires et pour la préparation de l’élection des députés. Il s’agit également d’appuyer la collecte et la transmission des données pour la création des collectivités territoriales dans les cercles, de proposer les membres des collèges transitoires et/ou des autorités intérimaires dans le cercle, de contribuer à la mobilisation pour le recensement des populations et l’établissement des listes électorales dans le cercle. Ces commissions ont d’autres missions qui consistent à proposer les mesures nécessaires pour l’accompagnement des différentes autorités des circonscriptions administratives et des collectivités territoriales, à mener toute activité en rapport avec sa mission à la demande du préfet. Elles sont présidées par le préfet ou son représentant. DD/KM (AMAP)

