Communiqué du Conseil des ministres du jeudi, 30 avril 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 30 avril 2020 par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. A l’ouverture de la session, le Président de la République a fait observer une minute de silence à la mémoire de Madame Aïssata CISSE, Journaliste à la retraite, décédée le mercredi, 29 avril 2020. Le Président de la République a rendu un vibrant hommage à la défunte et présenté ses condoléances les plus émues à sa famille. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’Avenant au marché relatif au recrutement d’un Bureau d’Ingénieur-conseil, en vue d’assurer la maitrise d’œuvre déléguée auprès de l’Unité de Gestion du Projet de Développement rural intégré du District de Kita et de ses environs, Phase II (PDRIK II). L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le bureau d’études CIRA SAS pour un montant de 228 millions 358 mille 730 francs CFA, Hors Taxes, Hors Droits de Douanes et un délai d’exécution de 11 mois. Il proroge la mission de suivi et de contrôle des travaux de réalisation d’un pont sur le Daroumé et d’autres travaux en cours, pour tenir compte du retard accusé dans le démarrage des travaux. La réalisation de ces infrastructures contribuera à l’amélioration des conditions de vie des populations des zones bénéficiaires. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES Le ministre de la Santé et des Affaires sociales a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la situation épidémiologique et des actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus au Mali. Face à la propagation du COVID-19, le Président de la République appelle les populations au respect scrupuleux des mesures de prévention, notamment le port systématique du masque, le respect de la distanciation sociale et le lavage des mains au savon. Le Président de la République a donné des orientations aux membres du Gouvernement pour une meilleure prise en charge des malades du COVID-19 et un meilleur suivi des personnes contacts. Le Président de la République a réitéré ses hommages au personnel de la santé mobilisé pour le dépistage, la prise en charge des malades et le suivi des personnes contacts. ​​​​ ​ Bamako, le 30 avril 2020. Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Commandeur de l’Ordre national  

Fête du 1er mai : L’UNTM renonce à l’organisation de son défilé traditionnel

Bamako, 30 avril (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a renoncé à l’organisation de son défilé traditionnel qu’elle organise le 1er mai de chaque année, Journée internationale des travailleurs, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée, mardi à la Bourse de travail au cours d’un point de presse animé par le secrétaire général de la centrale syndicale, Yacouba Katilé qui précise que la pandémie du coronavirus a changé les habitudes du monde entier et  qu’un rassemblement massif humain peut contribuer à la propagation du Covid-19. Le patron de la centrale syndicale a déclaré que suite à la trêve sociale demandée par le chef de l’État aux syndicats notamment au niveau du front social, l’UNTM a décidé de ne pas déposer un nouveau cahier de doléances sur la table du gouvernement pour cette année. Pour autant, Yacouba Katilé a précisé qu’il était impératif de faire le suivi de la mise en œuvre de l’accord signé avec le gouvernement en janvier 2019. À ce sujet, il a indiqué qu’après une analyse des acquis de 2014, avec une augmentation de la valeur indiciaire, la multiplication par deux du SMIG, la baisse de l’ITS de 8 à 13%, l’augmentation de plus de 100% des allocations familiales, il y a toujours des efforts à faire pour améliorer les conditions des travailleurs. C’est pourquoi, le secrétaire général de la plus grande centrale syndicale du Mali a souhaité que le gouvernement revoit le statut général des fonctionnaires pour, dit-il, mettre fin à la disparité entre les fonctionnaires. Yacouba Katilé a souligné que l’UNTM a entrepris des démarches pour que ces éléments d’informations soient portés à la connaissance des militants au niveau des structures de base. Sur l’épidémie du covid -19, il a déploré la gestion chaotique du côté des travailleurs de la santé. «Nous avons été saisis par les agents de santé atteints par le coronavirus. Leurs conditions de confinement et de restauration laissent à désirer», a-t-il décrié, avant d’exhorter le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour ne pas arriver au pire. Car, selon lui, c’est le personnel de la santé qui se trouve en première ligne dans la lutte contre cette pandémie. Le secrétaire général de l’UNTM a enfin insisté sur le respect des mesures barrières énoncées par les autorités afin de limiter la propagation du Covid-19  au Mali. AKC/KM (AMAP)

Message du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita aux travailleurs du Mali l’occasion du 1er mai

Travailleurs de notre pays, Comme vous le savez, depuis son accession à l’indépendance en 1960,  le Mali, dans la plus pure tradition des pays qui se reconnaissent dans la lutte des travailleurs et de leurs syndicats,  commémore cet événement avec la solennité et l’éclat requis, chaque fois que les circonstances le permettent. Cette année également, je voudrais vous dire le respect que j’ai pour votre combat et réitérer ici mon engagement à tout mettre en œuvre pour le bien-être des travailleurs du Mali. Le 1er mai 2020 s’inscrit dans un contexte particulier dont l’enjeu a été bien perçu par les syndicats dont je tiens à saluer ici le sens de la responsabilité. En effet la pandémie du Coronavirus défie, à un niveau sans précédent, tous les pays du monde. Des vies humaines sont fauchées,  les systèmes de production  sont menacés,  la libre circulation des biens et des personnes est restreinte, les bras valides et l’emploi s’effondre. Notre pays qui fait face au défi de la sécurité et du développement n’a pas d’autre choix pour sa survie, que de se lever comme un seul homme pour faire échec au fléau du COVID-19.  La partie est difficile mais elle est à la portée d’un pays qui comme le nôtre, a toujours su se mobiliser pour défendre ses intérêts supérieurs. La place et le rôle du monde du travail dans la victoire contre ladite pandémie sont décisifs. Je ne doute pas, qu’en ce temps de gravité, les travailleurs du Mali  entendront mon message de mobilisation sociale ainsi que mon appel pour une trêve sociale et cela pour un Mali qui gagne. Chers travailleurs, protégez-vous, protégez-vos familles, protégez-la nation ! Respectez les mesures-barrières et faites-les respecter, et ce au nom de l’amour pour la Patrie. Ramadan Kareem ! Qu’Allah bénisse le Mali !    

Covid-19 : Le PM préside une réunion interministérielle sur la pandémie

Bamako, 30 avril (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé a présidé mercredi à la Cité administrative, une réunion interministérielle sur la riposte contre le COVID-19, a constaté l’AMAP. L’objectif de cette réunion de haut niveau à laquelle ont pris part tous les chefs de département, était de faire le point de la situation de la lutte contre la pandémie du Covid- 19 au Mali. Les différents ministres ont exposé l’état du dispositif sanitaire mis en place par leurs départements respectifs, ainsi que les contraintes liées à l’optimisation des objectifs du plan national de riposte contre le Coronavirus. Les participants ont également fait la revue des dispositions gouvernementales et techniques concernant la mise en œuvre des mesures sociales annoncées par le Président de la République afin d’atténuer les conséquences de l’épidémie au Mali.  KM (AMAP)

Aïssata Cissé, doyenne de la presse malienne, ancienne animatrice de radio Soudan, de la RTM et de l’ORTM, n’est plus

Bamako, 30 avril (AMAP) Aïssata Cissé, doyenne de la presse malienne, ancienne animatrice de radio Soudan, de la RTM et de l’ORTM, est décédée ce jeudi des suites d’une maladie à Bamako, a appris l’AMAP de sources concordantes. Aïssata Cissé qui est arrivée très jeune à Radio Soudan, selon une source bien informée, en 1959, une année avant l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale, a vécu tous les changements de la seule chaîne publique du Mali (Radio Soudan, Radio Mali, Radio diffusion télévision du Mali et Office de Radiodiffusion télévision du Mali). Dévouée à la tâche et talentueuse, ses grandes qualités professionnelles ont dépassé les frontières de notre pays. La dame à la voix captivante avait séduit les auditeurs surtout quand elle présentait le journal parlé à la radio nationale ou à la télé et  pour de nombreux fans des émissions de l’ORTM, Aïssata était unique dans sa présentation. Lors de la cérémonie pour le départ des anciens de l’ORTM à la retraite, organisée le 19 avril 2007, le directeur général de l’ORTM de l’époque, Sidiki N’Fa Konaté, a dit ce ci : « Aïssata est une véritable bibliothèque ambulante et le témoin vivant de l’histoire des médias au Mali » avant de déclarer que Aïssata est « cette battante qui a ouvert la voix à la promotion de la femme dans les médias ». Après 45 ans de service dévoué pour le pays, les autorités ont décerné une Médaille pour missions accomplies à la  Nation à Aïssata comme l’appelait affectueusement ses proches, et Bozola (ORTM) l’avait déjà immortalisé en faisant porté son nom à la salle de rédaction du journal parlé. Les obsèques de la brave dame reconnue pour le travail, le courage, mais surtout l’ambition de vaincre feront l’objet d’un communiqué radio diffusé, selon une source proche de sa famille. KM (AMAP)

Ténenkou : Réunion du comité de pilotage de lutte contre les épidémies et les catastrophes sur le Covid -19

Ténenkou, 30 avril (AMAP) Une réunion du comité de pilotage de lutte contre les épidémies et les catastrophes sur le Covid-19 et l’exécution du plan d’action élaboré lors des précédentes rencontres pour contrer la pandémie, a été présidée mercredi à Ténenkou, par le Sous préfet de Toguéré coumbé, Mandé Sidibé, a constaté l’AMAP.  C’était en présence  du  maire de la commune urbaine de Ténenkou, Allaye Cissé, du chef de village, des représentants des ONG partenaires Médecin sans Frontière (MSF) et   IRC, du président du Haut conseil islamique local, des représentants de la jeunesse et de la CAFO. Le représentant du Chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour inviter les populations à la vigilance et au respect des gestes barrières avant d’appeler l’ensemble des membres du comité du pilotage à s’impliquer davantage pour la sensibilisation des  communautés qui,  dans la grande majorité des cas, ne croient pas à la réalité de la maladie. Les partenaires MSF et IRC ont réitéré leur engagement à accompagner les autorités dans la lutte contre cette épidémie. A cet effet, MSF a déjà commencé l’installation des kits de lavage des mains au savon au niveau des différentes mosquées de la ville, au  marché et à la gare routière de Ténenkou. L’ONG IRC s’est pour sa part, engagée à installer des dispositifs de lavage des mains au savon au niveau de toutes les aires de santé du district de Ténenkou et à organiser des sessions de renforcement de capacités des agents de santé sur la maladie covid 19. Le médecin chef  du Centre de Santé de Référence, Amadou Coulibaly a déclaré que son équipe est prête et qu’un  hangar a été aménagé pour recevoir d’éventuels patients à Ténenkou où aucun cas n’a été enregistré à la date d’aujourd’hui.  AS/KM (AMAP)    

Covid-19 : 58 cas positifs enregistrés ce mercredi, portant le total à 482 dont 25 décès et 129 guéris

Bamako, 29 avril (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré ce mercredi, 58 nouveaux cas de Covid-19, portant le nombre total à 482 au Mali dont 25 décès et 129 patients guéris,  a appris l’AMAP de source officielle. Le Communiqué du ministère de la Santé et des Affaires Sociales précise que sur les 58 cas enregistrés, un (1) cas a été découvert à Kita (région de Kayes), 3 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 2 cas à Mopti, 4 cas en CI, un (1) cas en CII, 3 cas en CIII, 17 cas en CIV, 14 cas en CV et 13 cas en CVI du district de Bamako. « A ce jour, 2039 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien » précisent les services sanitaires qui invitent les populations à la sérénité et aux respects des mesures préventives. KM (AMAP)

Culture : Arouna Racine Keïta, photographe et ancien cadreur au Centre national de cinéma du Mali tire sa révérence

De Amadou SOW  Bamako, 29 avril (AMAP) Arouna Racine Keïta, ancien instituteur, photographe et ancien cadreur au Centre national de cinéma du Mali, est décédé samedi dernier à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. La même source a déclaré que son enterrement a eu lieu le dimanche dernier à Bagadadji dans sa famille. Né à Bamako en 1948, il fut l’un des rares photographes qui ont immortalisé les événements du 26 Mars 91 dans notre pays et l’un de ses clichés a fait le tour du monde. Après une formation pédagogique, Arouna Racine Keïta devint vers 1975 instituteur dans un petit village à 80 km de Bamako. C’est à partir de cette période que l’instituteur de brousse embrassa le métier de la photographie pour réduire la peine des petits écoliers et des villageois qui étaient obligés de faire plusieurs kilomètres pour faire leur photo d’identité. Vers les années 1980, Arouna Racine Keïta décida d’abandonner l’enseignement pour se consacrer au métier de l’audiovisuel. Après quelques années de pratique, il s’investit dans à la vidéo et fonda la société «Espace Images». En 2000, il se consacra à la création contemporaine avec les photographes du Musée national, feu Alioune Ba et feu Aboubakrine Diarra. Les œuvres de Arouna Racine Keita ont été exposées au Mali, en France et dans plusieurs pays de l’Europe de l’Est. Ce grand professionnel de l’art visuel était un repère pour la jeune génération. C’est pourquoi la jeune photographe Kani Sissoko a écrit sur sa page Facebook : «c’est une perte énorme pour les jeunes artistes car ses conseils et orientations n’ont jamais fait défaut». Plusieurs artistes ont témoigné l’engagement de l’homme pour la promotion de l’art visuel. Pour le photographe Moustapha Traoré, Arouna Racine Keïta était un véritable centre de formation. AS (AMAP)

Discours du président Ibrahim Boubacar Keita à la Visioconférence G5 Sahel et partenaires

Excellence Monsieur le Président en exercice du G5-Sahel Excellences Messieurs les Chefs d’Etat du G5 Sahel, Excellence Monsieur le Président du Conseil européen, Madame la Présidente de la Commission de l’Union Européenne, Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine, Madame le vice-Secrétaire Générale des Nations Unies Je me réjouis qu’à travers la présente réunion, le dialogue politique de haut niveau entre les pays du G5-Sahel et l’Union européenne élargi aux Nations Unies et à l’Union Africaine, se poursuive et se renforce. Il y a deux ans à Bruxelles, nous avons commencé à bâtir un nouveau partenariat entre les pays du G5-Sahel et l’Union Européenne avec l’ambition de placer le Sahel au coeur de l’agenda international. Ensemble, dans un esprit de solidarité, d’innovation et de responsabilité, nous avons réussi à rendre plus fort et plus efficient notre partenariat. Je voudrais saisir l’opportunité de notre réunion pour aborder deux sujets. D’abord, la problématique de la sécurité, elle reste au centre des préoccupations des pays du G5 Sahel particulièrement du Mali. Notre pays continue de faire face à des poches importantes d’insécurité au centre et au Nord, des actes de harcèlement des groupes terroristes contre les forces armées et de sécurité mais aussi contre les populations civiles. Cependant, avec l’appui et l’accompagnement de nos partenaires notamment la France, l’Union Européenne et les Nations Unies, l’espoir renaît avec des succès militaires et des dynamiques politiques positives. La tenue des élections législatives, le redéploiement des Forces Armées Reconstituées à Kidal, Tombouctou, Gao et Ménaka, suivie de la tournée du Premier ministre du 4 au 7 mars 2020 dans les localités de Kidal, Tessalit, Aguelhok et Ménaka constituent des avancées remarquables dans l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger et témoignent des progrès accomplis dans la quête de paix et de stabilité par l’ensemble des acteurs. Je voudrais, au sujet de la tenue des élections législatives, remercier tous nos amis et partenaires qui nous ont exprimé leur solidarité suite à l’enlèvement du Chef de file de l’opposition, Monsieur Soumaîla Cissé et aussi réaffirmer que tout est entrepris pour le ramener sain et sauf parmi nous. Pour la consolidation des progrès enregistrés, pour des avancées nouvelles dans la lutte contre le terrorisme, le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) doit être relancé avec vigueur. La démobilisation et le désarmement des forces de l’ancienne rébellion doivent être effectifs, mesurables et vérifiables. L’Armée reconstituée doit impérativement pouvoir jouer pleinement son rôle et assurer la sécurité des populations civiles et faciliter le retour effectif des services publics, tels que réclamé par les populations lors de la visite du Premier ministre. En vue de renforcer ces progrès vers la sécurité et la stabilité au Mali, le Gouvernement met en oeuvre le Plan de Sécurisation Intégrée des Régions du Centre (PSIRC) notamment les Pôles sécurisés de Développement et de Gouvernance (PSDG), et plus récemment le plan MALIKO. Les deux stratégies ont pour ambition d’accélérer le retour des services de l’Etat pour favoriser le développement et la gouvernance, plus spécifiquement ils sont destinés à rétablir l’Etat du Mali dans ses fonctions régaliennes dans certaines de ses régions, en s’appuyant sur l’action des Forces armées et de sécurité soutenues et accompagnées par une administration publique disponible et performante, afin de répondre aux aspirations légitimes du peuple malien. Ensuite, la crise sanitaire de COVID-19 qui touche toute la planète n’est pas de nature à améliorer la situation sécuritaire à cause des perturbations qu’elle occasionne dans le déploiement des forces sur le terrain, le renforcement des capacités des hommes et la livraison de matériels et équipements. Elle est de nature à renforcer les groupes terroristes. Eu égard à son caractère mondial, je reste convaincu que la meilleure réponse à cette crise mondiale passe nécessairement par le renforcement de la coopération internationale pour lutter contre le Covid-19 et en particulier le soutien indispensable, sinon impératif aux pays les plus vulnérables, en particulier en Afrique. Je me réjouis de toutes les initiatives prises au plan international pour soutenir les plans de riposte notamment le renforcement des structures de santé et la livraison de matériels et équipements. Au plan national, le Mali, à l’instar des autres pays du G5 Sahel, a adopté un plan de riposte comprenant : des mesures sociales avec une incidence financière de plus de 500 milliards de francs CFA ; la mise en place d’un fonds spécial de 100 milliards de francs CFA pour soutenir les familles les plus vulnérables qui sera mis en place dans 703 communes du pays ; la réduction des taxes sur les produits de première nécessité, notamment le riz et le lait, la prise en charge pour les mois d’avril et de mai 2020, des factures d’électricité et d’eau pour les ménages nécessiteux, la distribution gratuite de 56 mille tonnes de céréales et de 16 mille tonnes d’aliments pour bétail au profit des personnes vulnérables touchées par le Covid-19, – le lancement du programme « un Malien, un masque », avec la commande de « 20 millions de masques » dont 10 millions ont été déjà livrés. A ces différents défis s’ajoute, le risque d’insécurité alimentaire. A cet effet, le Gouvernement de la République du Mali sollicite un appui d’urgence alimentaire et nutritionnelle. La pandémie de COVID-19 affecte également nos fragiles économies et nos emplois, essentiellement informels, avec le risque de désagréger notre tissu social et de menacer la sécurité et la stabilité des Etats. Eu égard aux efforts considérables sur le plan budgétaire, j’appelle l’ensemble de nos partenaires à nous aider à faire face à la crise sanitaire du COVID-19 et à l’ensemble des défis auxquels nous sommes confrontés et aussi à jeter les bases d’une sécurité sociale indispensable au développement durable de chacun de nos pays et de l’ensemble du Sahel. L’annulation de la dette des pays les plus pauvres, notamment ceux du Sahel confrontés au terrorisme sera un acte politique fort de solidarité internationale et permettra à nos économies de résister aux conséquences de la pandémie. Vive le

Incendie au marché à bétail de Faladié 

Bamako, 28 avril (AMAP) Un incendie dont l’origine n’est pas connue s’est déclarée, mardi après-midi, au marché à bétail de Faladié, à Bamako. Les sapeurs pompiers se sont déployés en nombre sur zone et n’étaient pas parvenus à contenir les flammes. Même s’il est impossible, à ce stade, d’évaluer les dégâts, il est aisé de constater leur étendue. Rappelons que cet espace, situé à quelques mètres d’un dépôt d’ordures, abrite des centaines de têtes d’animaux (bœufs, moutons, chèvres) destinées à la vente. Le lieu sert, aussi, de camp d’hébergement à de nombreux déplacés fuyant les affrontements dans le Centre du Mali. « C’est du camp de réfugiés que le feu serait parti. Il s’est propagé aux animaux dont la plupart étaient attachés », raconte un témoin qui évoque des scènes de vol de bétail et de litiges entre commerçants de bétail. MT/MD (AMAP)