Lutte contre le terrorisme : En patrouille avec Barkhane dans le Liptako
Reportage d’Issa DEMBELE Bamako, 03 mars (AMAP) «Ce n’est pas trop tôt !», réagit tout de go un soldat au grésillement de la radio du blindé n°34, annonçant un «personnel armé d’un AK47, en visuel ». A l’arrière du véhicule, ses frères d’armes n’en sont pas moins stimulés. Les regards se figent et les oreilles se tendent pour capter les détails sur cet ennemi circulant à « moto et habillé d’un tee-shirt bleu ». Il est 11 h 25, ce 17 février 2020. Le ratissage de la forêt d’Awagate, à environ 200 km, à l’est de Gao, dans le Liptako, vient juste de commencer. A l’invitation de la force Barkhane, qui maintient la pression sur les Groupes armés terroristes (GAT) dans le Liptako, afin de les priver de leurs moyens de combat et de l’espace pour s’organiser, nous avons embarqué aux côtés des soldats pour être au plus près des actions. Cette opération, d’une dizaine de jours, mobilise environ 150 hommes de la Légion étrangère française, deux militaires maliens qui jouent le rôle de pisteur, 41 véhicules, deux chiens et un drone. De quoi troubler le calme de cette forêt, devenue un repaire pour des katiba affiliées à l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS)et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Elles y cachent des quantités importantes d’armements, de munitions, d’explosifs et de moyens de communication. Durant cette mission, le capitaine Frédéric et ses hommes tenteront de dénicher les caches des terroristes. «Il ne s’agira pas de grands face-à-face», avait prédit, la veille, l’officier. Les terroristes préfèrent, en effet, la pose d’explosifs aux affrontements directs avec la force française. Et, lorsque certains d’entre eux sont repérés, ils abandonnent leurs armes et se font passer pour de simples bergers. Une fourberie que notre « homme armé » maîtrise à la perfection. Il lui aura fallu moins de dix minutes pour se débarrasser de son AK47 et disparaître des radars. «C’est un Usain Bolt ou quoi ?», ironise le sergent Karim. Son arme et son blouson, qui contenait un téléphone avec carte SIM, sont récupérés dans les sous-bois par les éléments du génie. Ils sont d’abord accrochés à des fils et tractés à distance pour « s’assurer qu’ils ne sont pas piégés », explique le lieutenant Mathieu, le chef de section du génie. Son équipe, munie de détecteurs de métaux et appuyée par deux chiens, se met aussitôt à fouiller les lieux pour trouver d’autres armes. Rapidement, le détecteur d’un soldat s’affole, mais c’est juste un morceau de fer. Et au bout de plusieurs minutes de recherche, aucune cache dénichée. Pas de trace non plus de notre présumé terroriste. Les soldats découvrent une moto, qui ne présente cependant aucun signe suspect. «On sait reconnaitre les engins des GAT», explique, plus tard, le colonel Nicolas, commandant du Groupement tactique désert n°2 (GTD-2). INVISIBLE – Sur plusieurs kilomètres, les soldats arpenteront, à pied, un terrain sablonneux clairsemé de quelques épineux. Des troupeaux de bœufs et quelques ânes tentent d’y trouver à paître. Pour le commun des mortels, la zone doit peu de choses à un enfer : le mercure monte jusqu’à 40 °C à l’ombre. La « marche » est encadrée par des véhicules blindés à la silhouette menaçante et surmontés de tourelles qui virevoltent parfois. Mais ici, comme dans tout le Liptako, l’ennemi est quasiment invisible. Et pourtant, les renseignements font état de la présence d’au moins trois motos équipées de 12.7 et d’une trentaine de terroristes dans ce secteur. Pour cette première journée, la troupe doit se contenter d’une seule arme, d’un téléphone avec sa carte et quelques munitions. Un butin bien maigre, mais encourageant puisque « certains font des semaines, sans rien trouver », se console l’officier Etienne. «Aujourd’hui, la moisson sera abondante», espère un sous-officier, avant d’embarquer dans son blindé, au deuxième jour de l’opération. Quelques heures plus tard, les contrôles de motos s’enchaînent. Dans ce contexte de guérilla, la vigilance doit rester de mise. Difficile, en effet, de distinguer le suspect du simple passant ou le simple citoyen du poseur d’Engins explosifs improvisés (IED). Pire, ici, les Français ne sont pas les bienvenus. Et celui qui ose se rapprocher d’eux, devient systématiquement une cible pour les GAT qui ont une emprise réelle sur la zone. La troupe s’en est rendue compte, dès le premier jour de l’opération, dans un hameauoù les habitants s’étaient montrés moins accueillants. « Ça ne veut pas forcément dire qu’ils sont tous des terroristes, mais ça prouve que la zone est sous emprise terroriste », confirme le colonel Nicolas. Aussi, l’argent des trafics, notamment de stupéfiants, permet aux GAT de s’attirer les faveurs des populations. La pose d’un IED peut rapporter, selon une source anonyme, plus de 250.000 Fcfa. Une petite fortune dans une zone où la misère se lit sur les visages. Ces explosifs, essentiellement fabriqués à partir de ressources locales disponibles, sont la principale menace pour Barkhane. Ils ont couté la vie à plus d’une dizaine de soldats, depuis 2013. Les populations locales ne sont pas épargnées. En 2019, 48% des victimes d’IED étaient des civils, contre 39% en 2018, selon les Nations unies. Pour briser l’emprise terroriste et rassurer les populations, Barkhane mise sur les actions civilo-militaires. A Gao, le capitaine Christine, la responsable de ce volet, est persuadée que c’est l’absence de projets qui grossit les rangs des terroristes. Ainsi, lors des opérations, en particulier avec les Forces armées maliennes (FAMa), des aides médicales gratuites sont proposées à la population. Barkhane agit, également, en conduisant ou en soutenant des projets qui apportent une aide directe aux populations : accès à l’eau, à l’énergie, à la santé ou à l’éducation. En 2019, plus de 75 projets civilo-militaires ont été menés, dont 35 dans la zone du Liptako-Gourma. Actuellement, l’essentiel des efforts de Barkhane est concentré sur cette région, depuis le Sommet de Pau. Alors que le capitaine Fréderic fouillait la forêt d’Awagate, de fond en comble, deux autres sous groupements de Barkhane opéraient avec trois sections des FAMa dans le Liptako. Utilisant des modes d’actions variés pour surprendre l’ennemi, ils ont mis, du 12 au
Kidal : L’ambassadeur d’Allemagne prend part à l’inauguration des radiers construits par la MINUSMA
Kidal, 2 mars (AMAP) L’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Dietrich Pohl, est arrivé à Kidal, lundi, dans le cadre de l’inauguration des radiers construits par la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a appris l’AMAP, de source proche de la mission onusienne. Le diplomate allemand, qui a été accueilli par le chef de bureau par intérim de la MINUSMA à Kidal, Djibril Ndime, et le commandant du secteur Nord, le Général Hamed Nassour Soye, s’est rendu, après l’inauguration des radiers, sur le chantier de construction de la nouvelle piste d’atterrissage qui bénéficie d’une importante contribution financière de son pays. Dietrich Pohl a rencontré les travailleurs du bureau de la MINUSMA, les autorités intérimaires de la ville, les autorités coutumières et religieuses, les officiers de l’Armée reconstituée arrivée récemment à Kidal. les représentants de la société civile et des ONG partenaires, selon la même source. Le diplomate allemand et ses hôtes ont échangé sur, entre autres, les questions relatives à la paix, à la sécurité, à la réconciliation, à la cohésion sociale et au développement. Dietrich Pohl a déclaré que son pays, tout comme la MINUSMA, sera toujours aux côtés des populations avant de rappeler les liens historiques qui lient l’Allemagne au Mali. Le projet, dont le coût est estimé à plus de 313 millions de FCFA, a été financé par le Canada, à travers le Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la Paix et la Sécurité au Mali. Les trois radiers insubmersibles situés dans les quartiers Aliou, Tazarghaft et à l’entrée du camp Général Abdoulaye Soumaré, construits par la MINUSMA pour sécuriser et désenclaver la ville, sont, à ce jour, le plus grand projet piloté par la MINUSMA dans la Région de Kidal. KM (AMAP)
Tominian : Onze listes retenues pour les élections législatives
Tominian 02 mars (AMAP) Onze listes ont été retenues par la Cour constitutionnelle, pour les prochaines élections législatives, dans la circonscription électorale de Tominian qui, à l’instar des autres localités du Mali, prépare ces consultations. Parmi ces candidatures on compte trois partis politiques et 8 groupements de partis politiques Le 30 février 2020, le Préfet du cercle de Tominian avait réuni l’ensemble des acteurs pour une large information sur le scrutin. L’ensemble des listes ont respecté le quota de 30% des femmes. Les bureaux de vote dans la circonscription électorale de Tominian sont au nombre de 368, pour 97.421 électeurs dont 46.316 femmes et 51.105 hommes. ST/MD (AMAP)
Douentza : Six soldats tués et plusieurs blessés dans une opération de destruction de bases de groupes terroristes à Mondoro
Douentza, 2 mars (AMAP) Six militaires maliens ont été tués et plusieurs autres blessés dans une opération de destruction de deux sites de groupes terroristes, dimanche à Mondoro, localité située dans le cercle de Douentza, région de Mopti, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que six militaires ont été tués, plusieurs blessés et des engins endommagés dans les environs de 22 heures, dans une opération de destruction de deux bases de regroupement des groupes terroristes. Les frappes aériennes des Forces loyalistes ont tué plusieurs terroristes et permis de récupérer un important lot de matériels aux assaillants, selon la même source qui précise que les militaires maliens blessés ont été acheminés à l’Hôpital régional de Mopti avant de déclarer que la zone est sous le contrôle des Fama. KM (AMAP)
Points de course en direct : folle ambiance au royaume des parieurs !
Reportage : Oumar DIAKITE Bamako, 02 mars (AMAP) Au Point de courses en direct (PCD) de Djikoroni Para, on trouve des personnes de toutes les couches sociales de la population malienne. Les cris des turfistes, leurs commentaires sur les différents chevaux susceptibles d’être parmi les numéros gagnants, animent les PCD. Si certains parieurs ont tiré profit des courses en direct, en faisant des réalisations notoires, d’autres turfistes acharnés courent toujours derrière la chance. Ce mercredi, du début de mois de février 2020, est un jour de course pour le quinté+ dans les PCD du Pari mutuel urbain qui enregistrent une affluence inhabituelle. Déjà, à 12 heures 30 mn, le parking motos, à l’entrée des lieux déborde d’engin. Ceux qui arrivent à la dernière minute prennent le soin de garer leurs motos de l’autre voie de la route, côté fleuve. Une vendeuse de brochettes, tout près de l’entrée de la cours, mène son business. A première vue, la cour du PCD en dit long sur l’atmosphère de la salle. Des groupuscules se sont formés, ici et là, selon les affinités. Ils ne parlent que de numéros. On rencontre toutes les catégories socioprofessionnelles de la population malienne. Des militaires en tenue correcte, des mécaniciens habillés aux habits tachés d’huile noire, d’autres personnes en costume se faufilent par-ci, par-là. Tout porte à croire que certains ont déserté leur bureau pour venir tenter leur chance. Il n’y a pas que des désœuvrés qui fréquentent le site. Dans la cour jonchée de mégots de cigarette, les fumeurs dévissent, chacun parle de sa base, de ses chevaux favoris. A 12 heures 55 mn, tout le monde afflue vers la salle de course. C’est une salle remplie comme un œuf. On y trouve des hommes (jeunes et vieux) et quelques femmes. Ici, c’est à la limite du confort. Certains jeunes ne se gênent pas pour fumer. Les regards tendus sur les écrans plats fixés au mur, sur fond de bourdonnements. « Le 11 va lâcher ! Vas-y, le cheval numéro 2 ! Eeeh, le 3 recule ! » les parieurs supportent de la voix leur combinaison. Ils se sont tous levés des quatre bancs métalliques fixés au sol dans la salle. Ils se tiennent débout. Un vieux au fond de la salle, la soixantaine révolue, ne tient plus sur place. On dirait un jockey, ses gestes et mouvements sont accompagnés de cris d’encouragement. Tout d’un coup : « Ho, ça nous a massacré… ! » lâche-t-il, désappointé. C’est la fin de la course du quinté+. Parallèlement, des turfistes, de hauts cadres, suivaient la course dans une salle VIP, différente de celle réservée au grand public. L’atmosphère y est plus feutrée. Les numéros gagnants s’affichent sur les écrans : 11-2-4-13-12. Tout d’un coup, la salle se vide des parieurs. Sur les visages, on lit qu’il y a eu moins de gagnants. Des figures froissées, des yeux rouges, les perdants ne manquent pas de mots pour justifier leur manque de pot du jour. « C’est toi qui m’a conseillé le cheval numéro 8 au détriment de mon numéro 2 », un homme d’une trentaine d’années accuse son compagnon. A peine quelques minutes, plus tard, les rapports de la course du quinté+ s’affichent sur les écrans et sont disponibles chez les guichetiers. le gagnant dans l’ordre, touche gros : 18.370.400 Fcfa contre 79.500 Fcfa pour les gagnants dans le désordre. Le bonus a fait gagner 5.300 Fcfa. Ainsi de suite…. ATTRAYANTE CAGNOTTE – Selon la cheffe d’agence de Djikoroni Para, Nana Touré, l’affluence de la course du mercredi 5 février 2020 est due à la mise en jeu d’une cagnotte. « La cagnotte dépend de la course précédente. S’il n’y a pas eu de gagnant dans l’ordre, le gain sera remis pour la prochaine course. Il n’y a eu aucun gagnant dans l’ordre au quinté + du lundi dernier, c’est pourquoi on avait une cagnotte aujourd’hui. Ce sont des cas imprévisibles», nous explique-t-elle après la course. Les courses en direct commencent à 8 heures du matin jusqu’à 18 heures du soir, sur différents Hippodromes. Selon les précisions de la première responsable de l’agence de Djikoroni Para, elles sont intercalées de 30 minutes, des fois de 15 minutes. Les courses en direct rapportent de l’argent rapide. « Et les mises vont de 500 Fcfa à des millions », révèle Mme Touré. La paie se fait sur place, en moins d’une heure. Ce paiement spontané attire les turfistes qui sont présents à tout moment et, ce, tous les jours. « On effectue les paiements, quelques minutes après les rapports finaux de chaque course, du matin au soir. Nos clients sont des personnes des deux sexes (des majeures) et de différentes catégories des couches sociales. Certains parieurs passent toute la journée ici. Ils jouent jusqu’au soir…Nous, on aime ça », dit Mme Touré. Elle ajoute que seuls les guichetiers ont leur jour de repos. Les difficultés ont trait aux agissements de certains parieurs. « Des fois, certains joueurs attendent la dernière minute. Si le guichetier ou la guichetière fait un erreur, bonjour les grossièretés, les injures…sans même chercher à comprendre nos agents », se plaint la chef d’agence. DES FORTUNES DIVERSES – Les turfistes en parlent. C’est les deux extrémités. Depuis leur introduction par le PMU, il y a plus de dix ans, les courses en direct au Mali ont fait des heureux parmi certains acharnés des salles de jeux. D’autres, au contraire, ont été ruinés. Aujourd’hui, on compte plus d’une vingtaine de PCD beaucoup de quartiers de la capitale, Bamako. Les parieurs, notamment les malheureux en jeu, parlent mais dans l’anonymat. « J’ai commencé à jouer dans les points de courses en direct, il y a à peine 5 ans. Je suis de ceux dont la vue a été changée par les PCD. Grâce aux courses en direct, j’ai eu un chez-moi. Je me suis procuré un lot d’habitation avant de le construire en étages », dit Abdoulaye Coulibaly, policier de son état. Il affirme avoir remporté des millions de francs CFA à deux reprises. « J’ai gagné 18 millions dans un premier, avant de ramasser 5 millions de francs CFA. Personne ne peut me déconseiller de miser
Mali : Le rapport final du Dialogue National Inclusif remis au président de la République
Bamako, 2 mars (AMAP) Le rapport du Dialogue National Inclusif a été remis dimanche par les membres du Triumvirat accompagné des experts, au Chef de l’Etat dimanche au cours d’une audience à Koulouba, a constaté l’AMAP. Des étapes décentralisées à la réunion nationale, le document fait le point de l’ensemble du processus et on y retrouve la quintessence des discussions aux niveaux commune, cercle et région, les résultats finaux de la réunion nationale, ainsi que les résolutions et recommandations sorties des travaux. «C’est un rapport global où on trouve le tout», a déclaré Pr Baba Akhib Haïdara avant de préciser que les participants à ce débat national ont retenu 117 recommandations et 4 résolutions principales. Le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, a déclaré que le Dialogue national inclusif a été un exercice salutaire et qu’il est salué par tous nos amis, tous ceux-là qui s’étaient portés au chevet du Mali dans la crise multidimensionnelle qu’il continue de traverser. Selon le président Keïta, ce Dialogue a convaincu du sérieux de ce que les Maliens ont entrepris de faire pour réhabiliter leur pays, pour le requalifier. «Chaque jour, ce Dialogue convainc davantage de sa pertinence», a déclaré le président Keïta avant de souligner que même les plus sceptiques ont compris aujourd’hui quel en était l’objet, à savoir «remettre le pays en confiance en lui-même et faire en sorte que les démons de la division puissent s’éloigner de nous». Le Triumvirat était composé de Baba Akhib Haïdara, Ousmane Issoufou Maïga et Aminata Dramane Traoré, et le comité d’organisation présidé par CheiCk Sidi Diarra. Les cérémonies d’ouverture, le 14 décembre 2019 et de clôture le 22 décembre 2019, de la phase nationale du Dialogue National Inclusif ont été présidées par le Président de la République. ID/KM (AMAP)
Visite de Yaya Sangaré en Arabie saoudite : Des hôtes à l’écoute des préoccupations maliennes
Moussa DIARRA Envoyé spécial Ryad, 02 mars (AMAP) Le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Porte parole du gouvernement, Yaya Sangaré, a bouclé, vendredi, une visite de cinq jours au Royaume d’Arabie saoudite, avec le sentiment que les hôtes saoudiens ont été à l’écoute du Mali, pronostiquant de belles perspectives de coopération entre les media publics des deux pays. « Les responsables des structures maliennes, ont pu, dans un langage très franc et très direct, exprimer tous les besoins au niveau de leur structure », a déclaré M. Sangaré a la tête d’une délégation comprenant son directeur de cabinet, Ousmane Bamba, du Directeur de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Bréhima Touré, du Directeur général de l’Office de radiodiffusion et télévision malienne (ORTM), Salif Sanogo, et du Président directeur général de la Poste, Ibrahim Haidara. Cette visite a permis de prospecter toutes les opportunités de coopération entre les structures chargées de l’information et de la communication de l’Arabie saoudite et du Mali. « A l’occasion, nous avons eu la chance de rencontrer les responsables de la télévision saoudienne, les responsables de l’Agence de presse saoudienne et, également, ceux de la Poste. Toutes les structures qui sont impliquées dans l’information et la communication », a expliqué Yaya Sangaré. « Déjà au niveau de l‘Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), il y a beaucoup d’axes de coopération qui sont déjà lancés dans le cadre des échanges d’information, de la formation… », a poursuivi le ministre. Les discussions ont porté sur tout ce qui peut amener à un meilleur partage d’informaticien entre les deux pays, dans le cadre, non seulement religieux mais, aussi, tout ce qui est la connaissance des deux pays. « Au niveau de la télévision, nous avons constaté qu’il y a de bonnes dispositions au niveau de l’Arabie saoudite pour appuyer l’ORTM, en terme de formation, de logistique et, aussi, de partage d’informations. Pour la Poste, nous avons pu rencontrer les responsables saoudiens qui ont annoncé des appuis conséquents en terme de stages pratiques, d’appuis en équipements et de gestion des pèlerins maliens du hadj, notamment de leur surplus de bagages », ajouté le ministre en charge de la Communication. Il a jugé le séjour « très fructueux dans l’ensemble » par ce que, de part et d’autre, chacun a pu mettre sur la table ses préoccupations et « des intentions sont là ». « Nous avons pu relever, également, dans les propos de nos hôtes qu’ils sont vraiment engagés, déterminés à aider le Mali parce que c’est un pays frère, parce que nous partageons, tous, la grande Oummah islamique, parce que le Mali est un pays en qui les partenaires commencent à faire confiance. C’est à nous de mériter cette confiance ». « Maintenant, il nous appartiendra, à notre pays, à la délégation qui est venue, de voir quel mécanisme de suivi il faut mettre en place afin que tout ce qui a été annoncé, puisse se réaliser », a dit M. le ministre. Pour ce qui de ce mécanisme de suivi, l’Arabie saoudite a déjà choisi les points focaux et le Mali, aussi. A charge pour cette petite structure de réfléchir à la suite, de faire un plan, un chronogramme pour la mise en œuvre des activités. « Dans un second temps, il faudrait qu’au niveau des deux départements, on puisse communiquer de façon plus soutenue »,a indiqué le ministre. Le troisième temps, sera l’étape du suivi des documents remis au niveau de l’Arabie saoudite, pour que ceux-ci « soient plus explicites sur nos besoins en matériels, spécifiques en formation et en logistiques ». Le ministre a remercié son homologue d’Arabie saoudite pour l’avoir invité « à la suite d’une mission qui a été effectuée par l’Agence malienne de presse et de publicité ». Il a, par la même occasion, transmis, les salutations du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, du gouvernement et de la délégation malienne, à son Altesse, Serviteur des Lieux saints de l’islam, le Roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud MD (AMAP)
Barouéli : Le mariage précoce, la planification familiale et le rapport de capitalisation au menu
Barouéli, 2 mars (AMAP) Le sous préfet de Cercle, Ibrahima Ongoïba a présidé vendredi à Barouéli, la cérémonie de présentation des supports conçus notamment les films documentaires sur le mariage précoce, la planification familiale et le rapport de capitalisation, par le programme Debbo Alafia, dans le cadre de la promotion de la santé de la reproduction et des droits reproductifs, a constaté l’AMAP. Après cinq années de mise en œuvre du programme Debbo Alafia, les organisations chapeaux, l’ASDAP dans la région de Ségou, le Consortium MSH–CAEB dans la région de Mopti, le consortium AEN- AMSS à Tombouctou et l’AEN dans les régions de Gao et de Ménaka, ont réalisé des films documentaires et une étude de capitalisation afin de renforcer les capacités de lutte et promouvoir la visibilité des effets et impact indus par le Programme sur les groupes cibles en matière de santé de la reproduction et droits reproductifs. La projection des films sur le mariage précoce, la planification familiale et le rapport de capitalisation ont permis aux participants d’entendre des témoignages sur l’impact des pratiques néfastes sur les jeunes filles mariées avant l’âge requis et l’exclusion sociale de certaines d’entre elles avec des conséquences psychologiques importantes. Les participants ont pu constater également les contributions majeures du programme notamment dans la prise en charge médicales des conséquences des pratiques néfastes, l’octroi des activités génératrices de revenus à certaines pour leur l’épanouissement tant physique que financier. Le programme Debbo alafia, dénommé programme « Keneya ni maya hakew » en bambara a été financé par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas durant la période 2014-2019. La cérémonie s’est déroulée en présence des élus locaux, des responsables des services techniques, des représentants des ONGs et Associations partenaires, des leaders religieux et de la jeunesse. JC/KM (AMAP).
Kayes : Commémoration de la Journée internationale de la Protection civile
Kayes, 1er mars (AMAP) La commémoration de la Journée internationale de la Protection civile a été marquée à Kayes ce dimanche, par la lecture du Saint Coran par des responsables de la représentation régionale du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) et des imams en présence du directeur régional de la Protection Civile, le Lieutenant-colonel Tioukiri Dao et ses éléments, a constaté l’AMAP. Des prières et des bénédictions ont été faites au cours de la cérémonie pour la paix et la sécurité au Mali, un pays en guerre du fait de la persistance des attaques et menaces terroristes. Selon les statistiques des calamités de 2019, cette direction régionale a effectué 1003 sorties au cours desquelles elle a enregistré 60 morts et 2 791 blessés dans les accidents de la circulation. S’agissant des incendies, pendant 113 déplacements, les agents de la Protection civile de Kayes ont relevé 24 cas, dont 4 morts et 20 blessés. Cette journée marque l’entrée en vigueur de la constitution de l’OIPC (Organisation internationale de la Protection civile) en tant qu’organisation intergouvernementale le 1er mars 1972. BMS/KM (AMAP)
Doïla : Tout est prêt pour des consultations correctes, transparentes et crédibles (l’adjoint du Préfet de Cercle)
Doïla, 1er mars (AMAP) L’adjoint du préfet de Cercle, Adama Togola, a déclaré samedi à Doïla, qu’après la validation des listes des bureaux de vote avec les partis politiques, tout est presque prêt pour aller à des consultations correctes, transparentes et crédibles, a appris l’AMAP de source officielle. La déclaration a été faite au cours de la rencontre de concertation qui a regroupé l’administration, les partis politiques, les leaders religieux, les représentants de la jeunesse, de la société civile, des forces de défense et de sécurité, de la CENI et de plusieurs élus sur les préparatifs des élections législatives. Le représentant du chef de l’exécutif a déclaré que les 6 listes de sa circonscription ont été déposées, transmises et provisoirement validées par la cour constitutionnelle avant de préciser que les matériels électoraux et les autres documents ont été acheminés à Doïla. « Quant aux assesseurs et les présidents des 678 bureaux de vote, toutes les dispositions ont été prises » a affirmé, pour sa part, le sous préfet central, Virginie Traoré. Le président de la CENI, Mamadou Sidibé, qui a déclaré que sa commission n’a rien à signaler par rapport à l’organisation dans cette circonscription, a laissé entendre que Doila a été un exemple dans la bonne organisation des élections. DF/KM (AMAP)

