La CEDEAO à la recherche d’une énergie durable et abordable pour la Région
Bamako 04 mars (AMAP) Les ministres en charge de l’Energie et des Finances de six Etats membres de la Communauté économique des Etat de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu, mardi, à Bamako, une réunion sur la sécurisation des échanges transfrontaliers d’énergie électrique dans le cadre du marché régional de l’électricité avec pour l’objectif principal d’échanger sur les nouveaux outils proposés et adoptés par les ministres sectoriels. «Ces instruments visent à assurer la solvabilité financière des sociétés d’électricité importatrices et exportatrices et à améliorer les échanges transfrontaliers avec pour effet de réduire les prix des tarifs. Les ministres des Finances devront tout particulièrement nous apporter l’éclairage nécessaire pour l’opérationnalisation de ces instruments dans les meilleurs délais», a expliqué le commissaire chargé de l’Energie et des Mines de la CEDEAO, Sediko Douka. Il a ajouté que l’organisation régionaleattend beaucoup de ces assises afin de renforcer le marché régional de l’énergie en Afrique de l’Ouest et faciliter l’accès des populations à une énergie durable, disponible et bon prix. Le commissaire chargé de l’Energie et des Mines de laCEDEAOa, ensuite, rappelé que l’un des handicaps majeurs au développement socio-économique dans l’espace commun aux 15 Etats, demeure l’insuffisance de l’offre d’électricité et le faible accès à cette ressource vitale. Malgré l’énorme potentiel énergétique de la région, le taux régional d’accès à l’électricité est de seulement 45% et des tarifs élevés. PRIORITÉS DE LA RÉGION – Les échanges transfrontaliers d’énergie électrique ne représentent que 8%.« Or, a souligné M. Douka, aucun développement économique durable ne peut se faire sans une énergie abondante, disponible, durable et abordable ». La Commission de la CEDEAO, en vue d’apporter une réponse durable à ce défi, a très tôt placé l’accès à l’énergie et la réduction du prix du kwh au rang des priorités de la Région. Dans cette optique, l’organisation régionale a axé sa stratégie sur la création d’un marché de l’électricité ouvert et compétitif, le développement des interconnexions et des échanges d’énergie électrique entre les États membres, la valorisation du gaz naturel pour accroitre l’offre de production d’électricité et la promotion des énergies renouvelables. Concernant le commerce de l’énergie au sein de la Région, le commissaire Energie et Mines a indiqué quedes actions concrètes ont été entreprises. Au rang desquelles, le lancement, en juin 2018, du marché régional de l’électricité et l’adoption, la même année, des textes communautaires notamment la Directive sur la sécurisation des échanges transfrontaliers d’énergie électrique du marché régional de l’électricité. Il a, aussi, souligné que la mise en œuvre de cette Directive est plus que nécessaire dans cette phase ultime de préparation du marché régional de l’électricité. Il a espéré ensuite que l’utilisation de l’aide budgétaire dans les Etats membres consacrera une part substantielle au secteur de l’énergie. Ce qui est d’ailleurs une des recommandations et souhaits exprimés par les ministres de l’Energie lors de la rencontre d’Abidjan. De son côté, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Soukeyna Kane,s’est réjouie des améliorations notables accomplies en matière d’accès à l’énergie en Afrique de l’Ouest, avec environ 50% de la population qui a accès à l’électricité. « Cependant, a-t-elle déploré, les taux d’accès restent encore trop faibles, particulièrement, dans les pays du Sahel ». Pour Soukeyna Kane, les défis du secteur restent nombreux, avec notamment une demande en forte augmentation, de 8 à 10% annuelle, une dépendance encore forte aux combustibles fossiles, coûteux pour la production d’électricité et volatile. Elle a réitéré l’engagement de la Banque mondiale à accompagner les acteurs du secteur de l’énergie au Sahel et dans la sous-région, pour répondre aux défis du secteur et accompagner les réformes entreprises par les différents pays. APPUI BUDGÉTAIRE – Dans ce cadre, l’institution financière prévoit d’accorder un appui budgétaire régional pour six pays : le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, dans un échéancier assez court, pour supporter les reformes visant à sécuriser le commerce d’électricité inspirées de la Directive de la CEDEAO. Aussi, la Banque mondiale envisage la création d’un Fonds renouvelable de soutien aux liquidités (LERF), qui permettrait aux exportateurs d’électricité d’avoir accès à des liquidités en cas de non-respect des dispositions contractuelles des importateurs d’électricité et vice-versa. Pour sa part, le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a indiqué que la tenue de cette réunion est un témoignage supplémentaire de l’engagement de la CEDEAO à apporter des réponses concrètes aux problèmes posés pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations. Dr Boubou Cissé a, par ailleurs, souligné que la lutte contre la pauvreté, la quête du bien-être quotidien pour les populations et la prospérité économique des Etats ne pourraient aboutir sans que des jalons importants ne soient posés dans des secteurs cruciaux comme celui de l’énergie. Le chef du gouvernement s’est réjoui que la Cedeao ait porté le secteur de l’Energie au centre des priorités de la Communauté et compris la nécessité d’accroitre la coopération régionale dans ce secteur, à travers la mise en commun des ressources énergétiques et la commercialisation de l’électricité. Dr Boubou Cissé ajoutera qu’il compte sur l’extrême diligence des ministres pour éviter tout retard qui sera préjudiciable au processus en cours et qui pourrait mettre en péril l’accès à une électricité fiable et à moindre coût. ADS/MD (AMAP)
Goundam : Echanges sur l’emplacement des bureaux de vote situés dans des zones à risques à travers le Cercle
Goundam, 4 mars (AMAP) Le préfet de Cercle, Mamadou Konaté a présidé mardi à Goundam, une réunion sur l’emplacement des bureaux de vote situés dans les zones à risque à travers le Cercle afin de trouver des concessions sans enfreindre aux textes de la loi électorale, a constaté l’AMAP. Les participants ont échangé sur le problème de Tilemsi où les communautés Termoze ne pourront pas voter à Tilemsi et l’insécurité dans les communes du Faguibine notamment, Essakane, Tin-Aicha, M’Bouna, et Binyagoungou et surtout le déplacement massif des populations à l’intérieur du Cercle. Ils ont rejeté le vote des déplacés internes sur leur site d’accueil et une majorité s’est prononcée sur le maintien des bureaux conformément à la décision et trouver une solution de sécurisation de tous les centres de bureaux de vote. Le Chef de l’exécutif local a déclaré que le souci permanent de l’État est de rapprocher les bureaux de vote des électeurs avant de rappeler que la rencontre fait suite à une instruction des hautes autorités, pour faire le point des bureaux de vote situé dans les zones d’insécurité, le problème sécuritaire des électeurs, en vue de faire un meilleur maillage sécuritaire des bureaux de vote. Le Cercle de Goundam compte 86.730 électeurs répartis entre 331 bureaux de vote. La rencontre a regroupé les membres de l’administration, les élus locaux et les mandataires des partis politiques du cercle. AT/KM (AMAP)
Digitalisation des opérations bancaires : L’équation de la sécurité
Par Aminata Dindi Sissoko Bamako, 04 mars (AMAP) La troisième révolution industrielle continue de chambouler nos habitudes, en rendant possible ce que l’on croyait jusque-là irréalisable. La révolution numérique, après avoir supprimé les distances, promet de briser les liens physiques, qui existent encore, entre administrateurs et usagers, en dématérialisant tous les services de base. A partir de son Smartphone, nous pouvons accéder aux services de base nécessaires, depuis son bureau ou son domicile. Par ailleurs, tel un poison et son antidote, des cybercriminels développent des savoir-faire similaires visant à faire sauter les garde-fou et autres mesures de sécurisation pensées et mises en place par les établissements financiers. En effet, le digital banking, fruit de la révolution numérique, qui participe davantage à l’atteinte de l’inclusion financière, en permettant à chaque citoyen, là où il se trouve, d’avoir accès aux services financiers, se réinvente en permanence. Afin de sécuriser les opérations, s’adapter aux besoins nouveaux de la clientèle et la rassurer, par la même occasion, sur la fiabilité des services. Pour satisfaire ces exigences, de nombreuses structures bancaires implantées au Mali migrent vers le numérique. Résultats : UBA mobile banking App, Bim express, Internet banking, E-Banking, Cauris web sont entre autres services digitaux bancaires que proposent certaines structures bancaires maliennes. Les banques maliennes ont, ainsi, embarqué dans le train de la révolution numérique en développant de nombreuses possibilités de transactions en ligne. Grâce à ces produits, il est possible, aujourd’hui, de faire des transactions financières. Cela, grâce à un partenariat entre des institutions bancaires et des services de transfert d’argent, comme Orange Money. Coopération qui permet au client d’interconnecter ses comptes bancaires et Orange Money pour ainsi faire des transactions, régler ses factures d’électricité et d’eau, et même renouveler ses abonnements télé. TRANSFERT – La Banque de développement du Mali (BDM) est à la pointe de cette mutation technologique, selon sa directrice chargée du marketing et du digital. «Il s’agit, pour le client, d’être domicilié à la BDM mais aussi d’avoir un compte Orange Money. Une fois que vous souscrivez, vous pouvez à travers les menus Orange Money avoir votre solde bancaire, le mini révélé. Vous pouvez, également, transférer de l’argent de votre compte bancaire vers votre compte Orange Money et vice versa. Cette solution permet d’avoir accès à votre argent depuis votre quartier. Etant donné qu’il n’y a pas d’agences bancaires dans tous les coins de rue, mais il y a des kiosques Orange Money », explique Mme Doucouré Assan N’Diaye. Elle souligne que la BDM travaille sur ce chantier depuis plus de cinq ans et que ces projets ont connu un essor à partir de 2017. « En plus des transactions via le mobile, la banque met à la disposition de ses clients d’autres offres. Certaines sont conçues pour toute la clientèle, d’autres pour une clientèle ciblée comme les grandes entreprises ou des particuliers », spécifie-t-elle. Conçu pour les grandes entreprises, le « E-Banking » est, par exemple, dédié exclusivement à la consultation et à l’édition de coordonnées de compte. Le e-payement, lui, permet à une entreprise d’ordonner un virement à partir de son bureau. « Il n’y a plus de papiers qui circulent, plus de longue file d’attente pour pouvoir déposer des ordres de virement et attendre qu’ils soient exécutés. Depuis leur bureau, les clients peuvent télécharger les états de virement et, automatiquement, c’est intégré au niveau de la BDM », commente Mme Doucouré Assan N’Diaye. Les particuliers ne sont pas oubliés. « Une fois que vous avez des cartes bancaires, vous êtes automatiquement enrôlés sur Cauris web qui est comme un guichet automatique ambulant dans votre poche, à travers votre téléphone. Grâce à Cauris web, vous pouvez avoir accès à plusieurs transactions. Comme consulter vos soldes et avoir des mini-relevés, ou activer et désactiver votre compte», explique Mme Doucouré. Notre interlocutrice précise que sa structure considère cette année comme celle de la digitalisation. De ce fait, d’autres produits innovants seront lancés. Ils permettront à ceux qui n’ont pas de compte à la BDM d’avoir accès à certains services bancaires, à travers un portemonnaie électronique. A la question de savoir si ces offres ont un coût, elle répond : « Toute offre a des coûts qu’on le dise ou pas. Mais, ces coûts sont bien étudiés pour permettre au maximum de clients de les supporter ». CULTURE DU CASH – Toutefois, le défi est la familiarisation des clients avec ces offres. « Nous sommes dans une culture du cash, du contact physique. C’est toute une sensibilisation qui sera faite pour que le client comprenne l’importance de la digitalisation qui est un processus auquel on ne peut pas échapper. Ou vous êtes dans le train ou vous restez derrière les autres », soutient-elle. La Banque internationale pour le Mali(BIM) est, elle aussi, entrée de plain-pied dans la numérisation. « Depuis quelques temps, nous avons le SMS banking qui permet de consulter son compte via le mobile et permet de consulter le solde du compte en temps réel. A chaque fois qu’il y a une opération de débit ou de crédit, le client reçoit instantanément une alerte lui spécifiant qu’une opération est en cours sur son compte », dit le directeur adjoint des marchés des particuliers et des productions libérales à la BIM et chargé du volet formation E-banking et SMS banking, Daouda Sissoko. Et d’ajouter : « Nous avons, également, Adria ou BIM net qui permet de consulter son compte via internet. Cette offre est mieux adaptée aux entreprises. Ces deux offres permettent, également, de télécharger l’extrait de compte en formant PDF par mois pendant douze mois. Ils fonctionnent 24 heures sur 24 tant que le réseau fonctionne normalement ». Ces innovations, somme toute nécesssaires, ne ne serviraient à rien si les banques ne disposaient pas de mesures de sécurité visant à protéger les clients et les opérations.La digitalisation a comme corollaire la multiplication des attaques informatiques contre les banques, le développement de la cybercriminalité. Attaques malveillantes contre lesquelles les banques ont l’obligation de trouver des parades. A ce propos, Mme Doucouré assure que les solutions numériques de la BDM sont protégées par plusieurs niveaux de validation. « Les
Le PM lance les travaux de la rencontre sur la sécurisation des échanges transfrontaliers d’énergie électrique en Afrique de l’Ouest
Bamako, 4 mars (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé a présidé mardi à Bamako, la cérémonie d’ouverture de la rencontre sur la sécurisation des échanges transfrontaliers d’énergie électrique en Afrique de l’Ouest, a constaté l’AMAP. L’objectif de la rencontre est de trouver un mécanisme durable de paiements des factures d’achats d’électricité par les importateurs et la garantie d’une énergie disponible et fiable et de veiller à ce que chaque partie prenante joue pleinement son rôle « La lutte contre la pauvreté, la quête d’un bien être quotidien pour nos populations, et la prospérité économique de nos Etats ne pourraient aboutir sans que des jalons importants ne soient posés dans des secteurs cruciaux comme celui de l’énergie. C’est pourquoi je me réjouis que la CEDEAO ait porté le secteur de l’Energie au centre des priorités de la Communauté et ait compris la nécessité d’accroître la coopération régionale dans ce secteur à travers la mise en commun de nos ressources énergétiques et la commercialisation de l’électricité à travers des échanges transfrontaliers» a déclaré Dr Cissé. Le Chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité d’entreprendre toutes les actions idoines pour renforcer le commerce de l’électricité et de mettre en place des règles claires de gestion des contrats dans le cadre de ce commerce avant de saluer la banque mondiale pour sa constante sollicitude et pour la qualité de sa coopération avec les pays de la CEDEAO notamment dans le secteur de l’énergie. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres en charge de l’Energie et des Finances du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Liberia, du Mali et de la Sierra Léone, des experts des pays concernés, de la Banque mondiale, du Système d’échanges d’énergie électrique ouest africain (WAPP) et de l’Autorité de Régulation Régionale du secteur de l’Electricité de la CEDEAO (ARREC). KM (AMAP)
Koulikoro : Echanges sur les élections législatives
Koulikoro, 03 mars (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Ba, a présidé, lundi, à Koulikoro, une rencontre d’échanges, d’informations et de sensibilisation sur les prochaines élections législatives avec l’ensemble des acteurs. Dans la salle de conférence du gouvernorat, en présence du gouverneur de la Région de Koulikoro, e général Débérékoua Soara, le ministre, dans son exposé liminaire, a évoqué l’audit du fichier, les procurations et les assesseurs. Faisant le point de l’organisation du scrutin, M. Ba a déclaré : « Les informations fournies par les collaborateurs de la défense et de la sécurité, les gouverneurs et les préfets assurent que toutes les dispositions sont prises pour que les élections se tiennent normalement et que la population sera sécurisée pendant le processus électoral. Le gouverneur Soara a précisé, qu’au niveau de la Région de Koulikoro, après la révision du fichier électoral, on dénombre 1.179.404 électeurs et 3.544 bureaux de vote. Concernant les candidatures, la région a enregistré 60 listes dont 31 regroupements de partis, 25 listes uniques de partis politiques et 4 listes de candidatures indépendantes. «Dans le cadre de l’organisation des élections, nous pouvons affirmer que les préparatifs vont bon train, les besoins en matériels électoraux ont été évalués par l’ensemble des cercles et communiqués au département», a rappelé le gouverneur. A propos de la sécurité, le ministre a, particulièrement, insisté sur les cas de Nara, Kolokani, Banamba et une partie de Koulikoro. «Nous avons établi une carte de sécurité, circonscription par circonscription, qui tienne compte des dangers mais, aussi des solutions apportées pour que le processus se déroule dans les meilleures conditions», a assuré Boubacar Alpha Ba. Plusieurs questions ont été soulevées lors des débats, à savoir la distribution des cartes d’électeurs, les procurations, la sécurité, la prise en compte des déplacés, les menaces à l’endroit de certains candidats, entre autres. Sur ces questions, le ministre a rappelé la responsabilité de tous dans le déroulement de ces élections.Il a instruit les préfets et sous préfets à inviter les présidents de Conseil de cercles, les maires et chefs de village afin qu’ « ils s’impliquent correctement pour faire de ce processus une véritable réussite et un véritable acte de citoyenneté ». AM/MD (AMAP)
Banamba : Attaque contre une agence de banque à Touba
Banamba, 03 mars (AMAP) Cinq hommes armés, sur trois motos, ont attaqué, lundi, aux environs de 17 h 45 mn, l’agence de la Banque de développement du Mali (BDM) de Touba, en tirant en l’air, sans faire de victimes en vies humaines. Les bandits, qui étaient enturbannés, ont aussi brulé le véhicule d’un pharmacien, à côté de l’agence bancaire et tiré dans l’ordinateur du guichetier caché dans la banque. Ils ont rencontré, dans son bureau, le directeur de l’agence, sans échanger de mots avec lui. Ils ont, encore, criblé de balles quelques équipements, le mur et le portail extérieur pour, ensuite, prendre la direction du village de Kérouané, emportant la moto d’un agent sanitaire. La brigade territoriale de la gendarmerie alertée, le commandant de brigade Souleymane Koné et son équipe se sont rendus sur le site pour constater les dégât, avant d’ouvrir une enquête. Le détachement des Forces armées maliennes (FAMa) et la garde nationale se sont mis à la poursuite les bandits armés. Selon nos sources, il y aurait eu, avant l’arrivée des renforts des échanges de tirs, pendant quelques minutes, entre les assaillants et un garde de l’agence, les empêchant d’atteindre leur objectif. Le garde, qui croit avoir vu 12 bandits sur six motos, aurait récupéré deux armes des agresseurs et une moto. AT/MD (AMAP)
CEDEAO :Réunion des ministres en charge de l’Energie et des Finances à Bamako
Bamako, 03 mars (AMAP) La Réunion des ministres en charge de l’Energie et des Finances de six Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), s’ouvre ce mardi, à Bamako, au Mali pour discuter de la sécurisation des paiements relatifs aux échanges transfrontaliers de l’énergie électrique en Afrique de l’Ouest. En prélude à cette réunion des ministres du Mali, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, de la Sierra Leone, du Burkina-Faso et du Libéria, les experts passé au peigne fin, lundi, les aspects techniques et financiers de la sécurisation des paiements relatifs aux échanges transfrontaliers de l’énergie. La CEDEAO s’est engagée, ces dernières années, dans une vaste réforme structurelle en la matière et qui est axée sur sa vision 2020 : une CEDEAO des Etats vers celle des peuples. Ainsi, l’organisation a créé un marché régional de l’électricité qui a été lancé en 2018. Il a été suivi d’une directive régionale sur la sécurisation des échanges transfrontaliers d’énergie électrique, adopté en 2018 par la CEDEAO. Cette directive a obtenu le soutien financier de la Banque mondiale, à travers une aide budgétaire et la création d’un fonds renouvelable. Dans son allocution d’ouverture, le ministre malien de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué, qui a présidé cette session technique, en compagnie de la ministre déléguée auprès du Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, chargée du Budget, Mme Barry Aoua Sylla, a rappelé que ces instruments proposés par la Banque mondiale ont fait l’objet, le mois dernier, à Abidjan (Côte d’Ivoire), d’une Réunion des ministres en charge de l’Energie des six pays de la CEDEAO. « A l’issue de cette rencontre, les ministres des six Etats ont approuvé l’application des ces instruments, assortie de conditions préalables et d’un fonds renouvelable », a ajouté le ministre malien de l’Energie et de l’Eau. Ainsi, sur la période 2019-2033, la CEDEAO, à travers son marché régional de l’électricité, envisage de réaliser des lignes d’interconnexion électriques et de construction de centrales électriques. Le montant total prévu pour la période 2018-2033 s’élève à environ 36,392 millions de dollars (environ 18,2 milliards de Fcfa). « Sur ce montant, 25,912 millions de dollars (environ 13 milliards de Fcfa) seront dédiés à la production d’électricité et 10,480 millions de dollars (environ 5 milliards de Fcfa) pour le transport de l’énergie », a précisé, de son côté, le Directeur du Département de l’Énergie de la Commission de la CEDEAO,Dabiré Bayaornibè. «Pour la réussite des échanges commerciaux électriques entre nos Etats, a poursuivi le représentant du président de la commission de la CEDEAO, il nous faut donc trouver des solutions qui serviront de retour d’expérience pour les autres contrats dans le cadre du fonctionnement adéquat du marché régional de l’électricité». ABM/MD (AMAP)
Un couple français offre 15 tableaux au Musée national du Mali
Bamako, 03 mars (AMAP) Le couple français, Patrick et Marie Colette Defontaine, a offert au Musée national du Mali 15 tableaux photographiques de format poster dont la valeur financière est difficile à évaluer. La cérémonie de remise, la semaine dernière, a été présidée par la ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, en présence du fils adoptif du couple, Jean Bakir Bertet, et du directeur général du Musée national, Daouda Kéita. «Cette action est un coup de cœur pour le Mali», a dit Jean Bakir Bertet. Ces images représentent une mise en scène de vie de la société africaine. Elles ont été réalisées entre 1970 et 1985, lors des nombreux voyages du couple à Bamako, en passant par le Burkina Faso. Elles représentent des événements du quotidien, transformés en stéréotypes accessibles à tous, notamment les masques dogon, la traversée des bœufs, le port de l’eau au pays dogon, l’ambiance dans une famille africaine… Bref, le photographe est un véritable ethnographe et historien qui a retracé la vie de la communauté malienne pendant une période bien définie. A travers ces images, il montre les caractéristiques de la communauté, sans autre ambition que de porter un témoignage sur son passage au Mali. La ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo, qui s’est dit très touchée, a salué, au nom du président de la République, champion pour les arts, la culture et le patrimoine pour l’Afrique, ce geste généreux des amis du Mali, tout en exprimant sa profonde reconnaissance pour la haute valeur patrimoniale des œuvres. Elle a rassuré le donateur que ces œuvres seront bien gardées et utilisées à des fins éducatives et dans le domaine de la recherche scientifique. « Cet acte d’une grande générosité montre l’amour d’un Mali qui avance », a poursuivi Mme N’Diaye. «Le grand mérite du Dr Patrick et Marie Colette Defontaine, est d’avoir saisi l’ampleur de ce phénomène culturel et d’avoir agi en conséquence», a dit pour sa part le directeur général du Musée national. Pour Daouda Keita, c’est une manière de participer à rehausser la valeur artistique, éducative, historique et mémorielle des œuvres du Musée national. Ces photographies des années 1970 montrent le professionnalisme des auteurs dans la conservation, la sauvegarde de ces chefs d’œuvre photographiques en péril. Selon Jean Bakir Bertet, ces photographies prises dans les années 1970, sont issues d’anciens appareils avec des pellicules argentiques et des diapositives. Ce qui explique la qualité extraordinaire des tableaux. Patrick Defontaine a été fait chevalier de la Légion d’honneur par la France et a reçu au Mali la médaille du Mérite de l’Ordre national. Le couple a travaillé, de 1970 à 1978, au Mali, au service de la population. Patrick Defontaine était médecin anesthésiste-réanimateur au Point G et Marie Colette Defontaine, gynécologue chargée des consultations dans la Protection maternelle et infantile (PMI). Tous deux ont enseigné à l’Ecole de médecine d’alors, tout en assurant une formation continue pour les infirmiers et sages femmes. Actuellement à la retraite, ils séjournent, régulièrement, au Mali et s’intéressent à toutes actions allant dans le sens de la promotion de la culture malienne. AS/MD (AMAP)
Grève des enseignants : Reprise des cours dans certains établissements
Bamako, 03 mars (AMAP) Des enseignants ont répondu favorablement à l’appel à la suspension de l’arrêt de travail lancé par le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC), au grand soulagement des élèves et des parents, a constaté l’AMAP, lundi, à Bamako. Le SNEC a décidé, à la suite de sa réunion extraordinaire tenue le 23 février dernier, de «suspendre sa participation à l’observation du mot d’ordre de grève de 480 heures, soit 20 jours, à compter du 28 février 2020, décrété par la synergie, évoquant le contexte sécuritaire». Par la même occasion, il a suggéré aux autres organisations syndicales de la synergie des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, un changement de stratégies afin de rapprocher les points de vue du gouvernement et des syndicats et d’éviter une nouvelle année de crise. Pour ce faire, le SNEC a fait des propositions de sortie de crise, notamment l’alignement de la grille des enseignants sur l’indice plafond 1100 à compter de mars 2020 pour la catégorie A avec deux mois de rappel (janvier et février 2020), de la grille des enseignants sur l’indice 1200 à compter de janvier 2021 pour la catégorie A, le paiement par tranches des rappels de douze mois de l’année 2019, en fonction des moyens de l’Etat et la saisine des juridictions compétentes sur l’application de l’article 39. Ces propositions du SNEC ont été rejetées par les autres syndicats signataires du 15 octobre 2016. Pour autant, le secrétaire général du SNEC tient à un changement de stratégie pour arriver à l’atteinte des objectifs. «Nous avons longtemps appliqué la négociation positionnelle qui a, jusque-là, montré ses limites. Nos multiples grèves, meetings, assemblées générales et marches pacifiques depuis décembre 2019 n’ont pas pu aider à satisfaire les doléances. Chaque partie reste campée sur sa position. Cela ne fait pas bouger les choses. Quand le gouvernement propose, nous, syndicats de l’éducation, devons aussi faire une proposition pour rapprocher les positions. Si nous ne bougeons pas, le gouvernement ne bougera pas aussi», a déclaré Moustapha Guitteye, à l’endroit de ses camarades. Au regard des avancées constatées et compte tenu de la situation sécuritaire du pays, le SNEC a demandé à ses militants et à tous les enseignants de reprendre normalement le travail à partir de lundi 2 mars 2020 pour ne pas compromettre l’avenir des enfants. Un parent d’élève, qui a requis l’anonymat, a remercié le SNEC pour son sens de la responsabilité. Il a invité les autres syndicats à emboiter le pas au SNEC. «Si les enfants deviennent des victimes collatérales des grèves des enseignants, nous ne pouvons pas avoir les meilleurs cadres de demain», a-t-il laissé entendre. Dans certains établissements scolaires, les cours n’ont pas repris. Au groupe scolaire Mamadou Konaté et à l’Ecole publique fondamentale «Place de la République», notre équipe de reportage a constaté que le mot d’ordre de grève était bien observé. Par contre, les enseignants affiliés au SNEC ont bel et bien repris les cours, lundi, dans les écoles de Banconi, Djélibougou et Sébénikoro. Le secrétaire aux revendications de la synergie, Adama Bengaly, a fait savoir que le SNEC n’avait pas besoin d’envoyer une lettre pour proposer une autre stratégie de lutte. « Son secrétaire général aurait, a-t-il dit, pu simplement rencontrer ses homologues pour en discuter ». Depuis quelque temps, les huit syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 multiplient les grèves et les marches pour exiger l’application de l’article 39 de la loi n°007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. SYW/MD (AMAP)
Sikasso : Trois blessés, 2 motos et une importante somme d’argent emportées par des bandits dans un cambriolage
Sikasso, 3 mars (AMAP) Trois personnes ont été blessées, deux motos et une importante somme d’argent emportées dans le cambriolage d’une boutique Orange Money et d’une station d’essence, par des bandits armés, samedi, dans la capitale du Kénédougou, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Des bandits armés, qui sont arrivés dans les environs de 21h dans une boutique d’Orange Money, dans le quartier Sanoubougou, non loin de la direction régionale des Douanes, ont tiré sur l’opérateur, le blessant avant d’emporter sa moto et une importante somme d’argent. Les assaillants ont pris la fuite, après des tirs de sommation de la sentinelle stationnée au poste de l’entrée des bureaux de la Douane, selon nos sources qui précisent que les mêmes bandits ont cambriolé, dans le même quartier, la station « SOMAYAF » sur la route de Bobo Dioulasso, blessant deux personnes et emportant une moto et une importante somme d’argent. Des enquêtes ont été ouvertes par la police afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque, identifier et retrouver les assaillants et leurs complices. FD/KM (AMAP)

