Message du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita aux travailleurs du Mali l’occasion du 1er mai

Travailleurs de notre pays, Comme vous le savez, depuis son accession à l’indépendance en 1960,  le Mali, dans la plus pure tradition des pays qui se reconnaissent dans la lutte des travailleurs et de leurs syndicats,  commémore cet événement avec la solennité et l’éclat requis, chaque fois que les circonstances le permettent. Cette année également, je voudrais vous dire le respect que j’ai pour votre combat et réitérer ici mon engagement à tout mettre en œuvre pour le bien-être des travailleurs du Mali. Le 1er mai 2020 s’inscrit dans un contexte particulier dont l’enjeu a été bien perçu par les syndicats dont je tiens à saluer ici le sens de la responsabilité. En effet la pandémie du Coronavirus défie, à un niveau sans précédent, tous les pays du monde. Des vies humaines sont fauchées,  les systèmes de production  sont menacés,  la libre circulation des biens et des personnes est restreinte, les bras valides et l’emploi s’effondre. Notre pays qui fait face au défi de la sécurité et du développement n’a pas d’autre choix pour sa survie, que de se lever comme un seul homme pour faire échec au fléau du COVID-19.  La partie est difficile mais elle est à la portée d’un pays qui comme le nôtre, a toujours su se mobiliser pour défendre ses intérêts supérieurs. La place et le rôle du monde du travail dans la victoire contre ladite pandémie sont décisifs. Je ne doute pas, qu’en ce temps de gravité, les travailleurs du Mali  entendront mon message de mobilisation sociale ainsi que mon appel pour une trêve sociale et cela pour un Mali qui gagne. Chers travailleurs, protégez-vous, protégez-vos familles, protégez-la nation ! Respectez les mesures-barrières et faites-les respecter, et ce au nom de l’amour pour la Patrie. Ramadan Kareem ! Qu’Allah bénisse le Mali !    

Covid-19 : Le PM préside une réunion interministérielle sur la pandémie

Bamako, 30 avril (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé a présidé mercredi à la Cité administrative, une réunion interministérielle sur la riposte contre le COVID-19, a constaté l’AMAP. L’objectif de cette réunion de haut niveau à laquelle ont pris part tous les chefs de département, était de faire le point de la situation de la lutte contre la pandémie du Covid- 19 au Mali. Les différents ministres ont exposé l’état du dispositif sanitaire mis en place par leurs départements respectifs, ainsi que les contraintes liées à l’optimisation des objectifs du plan national de riposte contre le Coronavirus. Les participants ont également fait la revue des dispositions gouvernementales et techniques concernant la mise en œuvre des mesures sociales annoncées par le Président de la République afin d’atténuer les conséquences de l’épidémie au Mali.  KM (AMAP)

Aïssata Cissé, doyenne de la presse malienne, ancienne animatrice de radio Soudan, de la RTM et de l’ORTM, n’est plus

Bamako, 30 avril (AMAP) Aïssata Cissé, doyenne de la presse malienne, ancienne animatrice de radio Soudan, de la RTM et de l’ORTM, est décédée ce jeudi des suites d’une maladie à Bamako, a appris l’AMAP de sources concordantes. Aïssata Cissé qui est arrivée très jeune à Radio Soudan, selon une source bien informée, en 1959, une année avant l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale, a vécu tous les changements de la seule chaîne publique du Mali (Radio Soudan, Radio Mali, Radio diffusion télévision du Mali et Office de Radiodiffusion télévision du Mali). Dévouée à la tâche et talentueuse, ses grandes qualités professionnelles ont dépassé les frontières de notre pays. La dame à la voix captivante avait séduit les auditeurs surtout quand elle présentait le journal parlé à la radio nationale ou à la télé et  pour de nombreux fans des émissions de l’ORTM, Aïssata était unique dans sa présentation. Lors de la cérémonie pour le départ des anciens de l’ORTM à la retraite, organisée le 19 avril 2007, le directeur général de l’ORTM de l’époque, Sidiki N’Fa Konaté, a dit ce ci : « Aïssata est une véritable bibliothèque ambulante et le témoin vivant de l’histoire des médias au Mali » avant de déclarer que Aïssata est « cette battante qui a ouvert la voix à la promotion de la femme dans les médias ». Après 45 ans de service dévoué pour le pays, les autorités ont décerné une Médaille pour missions accomplies à la  Nation à Aïssata comme l’appelait affectueusement ses proches, et Bozola (ORTM) l’avait déjà immortalisé en faisant porté son nom à la salle de rédaction du journal parlé. Les obsèques de la brave dame reconnue pour le travail, le courage, mais surtout l’ambition de vaincre feront l’objet d’un communiqué radio diffusé, selon une source proche de sa famille. KM (AMAP)

Ténenkou : Réunion du comité de pilotage de lutte contre les épidémies et les catastrophes sur le Covid -19

Ténenkou, 30 avril (AMAP) Une réunion du comité de pilotage de lutte contre les épidémies et les catastrophes sur le Covid-19 et l’exécution du plan d’action élaboré lors des précédentes rencontres pour contrer la pandémie, a été présidée mercredi à Ténenkou, par le Sous préfet de Toguéré coumbé, Mandé Sidibé, a constaté l’AMAP.  C’était en présence  du  maire de la commune urbaine de Ténenkou, Allaye Cissé, du chef de village, des représentants des ONG partenaires Médecin sans Frontière (MSF) et   IRC, du président du Haut conseil islamique local, des représentants de la jeunesse et de la CAFO. Le représentant du Chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour inviter les populations à la vigilance et au respect des gestes barrières avant d’appeler l’ensemble des membres du comité du pilotage à s’impliquer davantage pour la sensibilisation des  communautés qui,  dans la grande majorité des cas, ne croient pas à la réalité de la maladie. Les partenaires MSF et IRC ont réitéré leur engagement à accompagner les autorités dans la lutte contre cette épidémie. A cet effet, MSF a déjà commencé l’installation des kits de lavage des mains au savon au niveau des différentes mosquées de la ville, au  marché et à la gare routière de Ténenkou. L’ONG IRC s’est pour sa part, engagée à installer des dispositifs de lavage des mains au savon au niveau de toutes les aires de santé du district de Ténenkou et à organiser des sessions de renforcement de capacités des agents de santé sur la maladie covid 19. Le médecin chef  du Centre de Santé de Référence, Amadou Coulibaly a déclaré que son équipe est prête et qu’un  hangar a été aménagé pour recevoir d’éventuels patients à Ténenkou où aucun cas n’a été enregistré à la date d’aujourd’hui.  AS/KM (AMAP)    

Covid-19 : 58 cas positifs enregistrés ce mercredi, portant le total à 482 dont 25 décès et 129 guéris

Bamako, 29 avril (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré ce mercredi, 58 nouveaux cas de Covid-19, portant le nombre total à 482 au Mali dont 25 décès et 129 patients guéris,  a appris l’AMAP de source officielle. Le Communiqué du ministère de la Santé et des Affaires Sociales précise que sur les 58 cas enregistrés, un (1) cas a été découvert à Kita (région de Kayes), 3 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 2 cas à Mopti, 4 cas en CI, un (1) cas en CII, 3 cas en CIII, 17 cas en CIV, 14 cas en CV et 13 cas en CVI du district de Bamako. « A ce jour, 2039 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien » précisent les services sanitaires qui invitent les populations à la sérénité et aux respects des mesures préventives. KM (AMAP)

Culture : Arouna Racine Keïta, photographe et ancien cadreur au Centre national de cinéma du Mali tire sa révérence

De Amadou SOW  Bamako, 29 avril (AMAP) Arouna Racine Keïta, ancien instituteur, photographe et ancien cadreur au Centre national de cinéma du Mali, est décédé samedi dernier à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. La même source a déclaré que son enterrement a eu lieu le dimanche dernier à Bagadadji dans sa famille. Né à Bamako en 1948, il fut l’un des rares photographes qui ont immortalisé les événements du 26 Mars 91 dans notre pays et l’un de ses clichés a fait le tour du monde. Après une formation pédagogique, Arouna Racine Keïta devint vers 1975 instituteur dans un petit village à 80 km de Bamako. C’est à partir de cette période que l’instituteur de brousse embrassa le métier de la photographie pour réduire la peine des petits écoliers et des villageois qui étaient obligés de faire plusieurs kilomètres pour faire leur photo d’identité. Vers les années 1980, Arouna Racine Keïta décida d’abandonner l’enseignement pour se consacrer au métier de l’audiovisuel. Après quelques années de pratique, il s’investit dans à la vidéo et fonda la société «Espace Images». En 2000, il se consacra à la création contemporaine avec les photographes du Musée national, feu Alioune Ba et feu Aboubakrine Diarra. Les œuvres de Arouna Racine Keita ont été exposées au Mali, en France et dans plusieurs pays de l’Europe de l’Est. Ce grand professionnel de l’art visuel était un repère pour la jeune génération. C’est pourquoi la jeune photographe Kani Sissoko a écrit sur sa page Facebook : «c’est une perte énorme pour les jeunes artistes car ses conseils et orientations n’ont jamais fait défaut». Plusieurs artistes ont témoigné l’engagement de l’homme pour la promotion de l’art visuel. Pour le photographe Moustapha Traoré, Arouna Racine Keïta était un véritable centre de formation. AS (AMAP)

Discours du président Ibrahim Boubacar Keita à la Visioconférence G5 Sahel et partenaires

Excellence Monsieur le Président en exercice du G5-Sahel Excellences Messieurs les Chefs d’Etat du G5 Sahel, Excellence Monsieur le Président du Conseil européen, Madame la Présidente de la Commission de l’Union Européenne, Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine, Madame le vice-Secrétaire Générale des Nations Unies Je me réjouis qu’à travers la présente réunion, le dialogue politique de haut niveau entre les pays du G5-Sahel et l’Union européenne élargi aux Nations Unies et à l’Union Africaine, se poursuive et se renforce. Il y a deux ans à Bruxelles, nous avons commencé à bâtir un nouveau partenariat entre les pays du G5-Sahel et l’Union Européenne avec l’ambition de placer le Sahel au coeur de l’agenda international. Ensemble, dans un esprit de solidarité, d’innovation et de responsabilité, nous avons réussi à rendre plus fort et plus efficient notre partenariat. Je voudrais saisir l’opportunité de notre réunion pour aborder deux sujets. D’abord, la problématique de la sécurité, elle reste au centre des préoccupations des pays du G5 Sahel particulièrement du Mali. Notre pays continue de faire face à des poches importantes d’insécurité au centre et au Nord, des actes de harcèlement des groupes terroristes contre les forces armées et de sécurité mais aussi contre les populations civiles. Cependant, avec l’appui et l’accompagnement de nos partenaires notamment la France, l’Union Européenne et les Nations Unies, l’espoir renaît avec des succès militaires et des dynamiques politiques positives. La tenue des élections législatives, le redéploiement des Forces Armées Reconstituées à Kidal, Tombouctou, Gao et Ménaka, suivie de la tournée du Premier ministre du 4 au 7 mars 2020 dans les localités de Kidal, Tessalit, Aguelhok et Ménaka constituent des avancées remarquables dans l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger et témoignent des progrès accomplis dans la quête de paix et de stabilité par l’ensemble des acteurs. Je voudrais, au sujet de la tenue des élections législatives, remercier tous nos amis et partenaires qui nous ont exprimé leur solidarité suite à l’enlèvement du Chef de file de l’opposition, Monsieur Soumaîla Cissé et aussi réaffirmer que tout est entrepris pour le ramener sain et sauf parmi nous. Pour la consolidation des progrès enregistrés, pour des avancées nouvelles dans la lutte contre le terrorisme, le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) doit être relancé avec vigueur. La démobilisation et le désarmement des forces de l’ancienne rébellion doivent être effectifs, mesurables et vérifiables. L’Armée reconstituée doit impérativement pouvoir jouer pleinement son rôle et assurer la sécurité des populations civiles et faciliter le retour effectif des services publics, tels que réclamé par les populations lors de la visite du Premier ministre. En vue de renforcer ces progrès vers la sécurité et la stabilité au Mali, le Gouvernement met en oeuvre le Plan de Sécurisation Intégrée des Régions du Centre (PSIRC) notamment les Pôles sécurisés de Développement et de Gouvernance (PSDG), et plus récemment le plan MALIKO. Les deux stratégies ont pour ambition d’accélérer le retour des services de l’Etat pour favoriser le développement et la gouvernance, plus spécifiquement ils sont destinés à rétablir l’Etat du Mali dans ses fonctions régaliennes dans certaines de ses régions, en s’appuyant sur l’action des Forces armées et de sécurité soutenues et accompagnées par une administration publique disponible et performante, afin de répondre aux aspirations légitimes du peuple malien. Ensuite, la crise sanitaire de COVID-19 qui touche toute la planète n’est pas de nature à améliorer la situation sécuritaire à cause des perturbations qu’elle occasionne dans le déploiement des forces sur le terrain, le renforcement des capacités des hommes et la livraison de matériels et équipements. Elle est de nature à renforcer les groupes terroristes. Eu égard à son caractère mondial, je reste convaincu que la meilleure réponse à cette crise mondiale passe nécessairement par le renforcement de la coopération internationale pour lutter contre le Covid-19 et en particulier le soutien indispensable, sinon impératif aux pays les plus vulnérables, en particulier en Afrique. Je me réjouis de toutes les initiatives prises au plan international pour soutenir les plans de riposte notamment le renforcement des structures de santé et la livraison de matériels et équipements. Au plan national, le Mali, à l’instar des autres pays du G5 Sahel, a adopté un plan de riposte comprenant : des mesures sociales avec une incidence financière de plus de 500 milliards de francs CFA ; la mise en place d’un fonds spécial de 100 milliards de francs CFA pour soutenir les familles les plus vulnérables qui sera mis en place dans 703 communes du pays ; la réduction des taxes sur les produits de première nécessité, notamment le riz et le lait, la prise en charge pour les mois d’avril et de mai 2020, des factures d’électricité et d’eau pour les ménages nécessiteux, la distribution gratuite de 56 mille tonnes de céréales et de 16 mille tonnes d’aliments pour bétail au profit des personnes vulnérables touchées par le Covid-19, – le lancement du programme « un Malien, un masque », avec la commande de « 20 millions de masques » dont 10 millions ont été déjà livrés. A ces différents défis s’ajoute, le risque d’insécurité alimentaire. A cet effet, le Gouvernement de la République du Mali sollicite un appui d’urgence alimentaire et nutritionnelle. La pandémie de COVID-19 affecte également nos fragiles économies et nos emplois, essentiellement informels, avec le risque de désagréger notre tissu social et de menacer la sécurité et la stabilité des Etats. Eu égard aux efforts considérables sur le plan budgétaire, j’appelle l’ensemble de nos partenaires à nous aider à faire face à la crise sanitaire du COVID-19 et à l’ensemble des défis auxquels nous sommes confrontés et aussi à jeter les bases d’une sécurité sociale indispensable au développement durable de chacun de nos pays et de l’ensemble du Sahel. L’annulation de la dette des pays les plus pauvres, notamment ceux du Sahel confrontés au terrorisme sera un acte politique fort de solidarité internationale et permettra à nos économies de résister aux conséquences de la pandémie. Vive le

Incendie au marché à bétail de Faladié 

Bamako, 28 avril (AMAP) Un incendie dont l’origine n’est pas connue s’est déclarée, mardi après-midi, au marché à bétail de Faladié, à Bamako. Les sapeurs pompiers se sont déployés en nombre sur zone et n’étaient pas parvenus à contenir les flammes. Même s’il est impossible, à ce stade, d’évaluer les dégâts, il est aisé de constater leur étendue. Rappelons que cet espace, situé à quelques mètres d’un dépôt d’ordures, abrite des centaines de têtes d’animaux (bœufs, moutons, chèvres) destinées à la vente. Le lieu sert, aussi, de camp d’hébergement à de nombreux déplacés fuyant les affrontements dans le Centre du Mali. « C’est du camp de réfugiés que le feu serait parti. Il s’est propagé aux animaux dont la plupart étaient attachés », raconte un témoin qui évoque des scènes de vol de bétail et de litiges entre commerçants de bétail. MT/MD (AMAP)

Sikasso : Le Conseil régional planche sur son budget additionnel et le plan opérationnel 2020

Sikasso, 28 avril (AMAP) Les membres du Conseil régional de Sikasso et les représentants de certains services techniques ont planché, du 22 au 24 avril dernier, sous la présidence du premier responsable de la collectivité territoriale, Yaya Bamba, sur le budget additionnel et le plan opérationnel 2020 de la région de Sikasso. A l’entame des travaux, le président du Conseil régional a vivement remercié les conseillers membres de la collectivité régionale, les agents techniques du Conseil et les représentants des services techniques déconcentrés de l’Etat pour leurs efforts dans le cadre du développement de la 3e région Le budget additionnel 2020 a été conçu en tenant compte des résultats du compte administratif 2019 et vise à apporter certaines corrections au budget primitif 2020. Les recettes de fonctionnement, qui s’élèvent à plus de 507 millions de Fcfa, sont essentiellement constituées des ajustements et des reports en addition au budget primitif 2020. Les recettes d’investissements qui s’élèvent à plus de 3 milliards sont aussi constituées des ajustements et des reports de l’exercice précèdent. Selon le rapport du Conseil régional, les dépenses d’investissement se rapportent à la construction et à la réhabilitation d’ouvrage de franchissement, de pistes agricoles et à la réalisation d’installations techniques et d’acquisition de matériels. La Région de Sikasso possède d’énormes atouts, entre autres, une pluviométrie relativement bonne (700 à 1500 mm de pluie par an), l’existence d’un potentiel de productions agro-sylvo pastorales ainsi qu’un potentiel touristique et culturel. Mais la Région est confrontée à 10 problèmes prioritaires conformément à son Plan stratégique de développement régional (PSDR). Il s’agit, entre autres, de l’insuffisance d’aménagements agro-sylvo-pastoraux et piscicoles, d’unités de transformation, de conservation et commercialisation des produits. Le Conseil régional de Sikasso a élaboré un plan stratégique de développement couvrant la période 2011-2020. Ce plan stratégique constitue le cadre de référence pour les investissements socio-économiques, culturels et un instrument de pilotage, de coordination qui fait office de porte d’entrée de l’ensemble des acteurs intervenant dans le développement régional et local de Sikasso. Dans le cadre du plan opérationnel 2020, le Conseil régional de Sikasso envisage de choisir des investissements dont les études de faisabilité sont déjà réalisées. Les critères de sélection de ces investissements en fonction de leur nature (aménagement hydro-agricole, piste rurale, équipements marchands, technologies de transformation des produits agricoles) seront définis par les plateformes Développement Economique Régional (DER) et Développement Economique Local (DEL), ils seront validés par le Conseil régional, en collaboration avec les services techniques déconcentrés de l’Etat. Les investissements qui seront réalisés soutiendront la dynamisation des espaces économiques partagés. Le processus de mise en œuvre participative et inclusive du DER de l’année 2020 est soutenu par le financement des projets territoriaux et des projets productifs d’intérêt régional portés par des acteurs privés. Ces financements sont assurés par les contributions de la coopération suisse, de l’ambassade du royaume de Danemark, de l’Etat et du Conseil régional. FD/MD (AMAP)

Covid-19 et garde à vue policière : Les commissariats adaptent leurs pratiques

Bamako, 28 avril (AMAP) Plusieurs mesures préventives ont été mises en place pour éviter la propagation du Covid-19 dans les cellules de garde-à-vue des commissariats de la ville de Bamako. Nombre restreint de prévenus en garde-à-vue, nettoyage des cellules, mesure privative de liberté par nécessité, déferrement au jour le jour… « Des gestes nécessaires », dit le commissaire Santigui Kamissoko, en charge du 9ème arrondissement. Même si, pour le moment, aucun cas de coronavirus n’a été recensé parmi les personnes qui sont en garde-à-vue, les commissariats semblent se préparer en conséquence. Pour réduire les risques, les autorités policières ont décidé, conformément à la réglementation en la matière, de ne pas avoir plus de six personnes ensemble en cellule et la détention privative de liberté ne dépasse pas une durée minimale de 24 heures. « C’est par nécessité qu’on les garde à vue », confie un officier judiciaire. Cette nécessité s’explique par le risque de contamination lié aux entassements en cellule. De plus en plus, les prévenus d’infractions mineures se voient confiés à des personnes qui se portent garantes d’eux dans le secteur ou les faits ont eu lieu. « En cas d’infractions mineures, comme un abus de confiance dont la somme est minable, le prévenu est confié à quelqu’un, après avis du procureur avant la fin de la procédure. Une fois la procédure terminée, la personne garante est appelée à se présenter avec le prévenu tel jour à telle heure», explique le commissaire Kamissoko. « Les personnes garantes sont des personnalités connues et respectées dans le secteur », dit-il. « En cas d’infractions criminelles, dit-il, ces prévenus sont gardés à vue et déférés le même jour ». « Avec ces gens là, personne ne se porte garant », ajoute-t-il. Au commissariat du 14ème arrondissement, les mêmes précautions sont prises. Tous les entrants sont soumis à un lavage de main au savon. La divisionnaire Kady Tounkara s’en tient au déferrement quotidien des prévenus pour désengorger les cellules de garde-à-vue. « Le nombre est limité, pas plus de 4 à 5 personnes. Et le même jour, ils sont déférés », explique-t-elle. Face aux risques de contamination dans les cellules de garde-à-vue, les commissariats assurent rester vigilants en adoptant les mesures de préventions. TC/MD (AMAP)