Une trentaine de terroristes neutralisés par les Fama à la Frontière du Burkina

Bamako, 16 mai (AMAP) Les Forces Armées Maliennes (Fama) ont neutralisé une trentaine de terroristes vendredi, à la Frontière du Burkina Faso, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que dans l’après –midi du vendredi, une trentaine de terroristes ont été neutralisés par les forces loyalistes dans la zone frontalière du Burkina Faso. Selon notre source les Forces Armées Maliennes (Fama) ont récupéré aux terroristes 25 motos et d’importants matériels et équipements. KM (AMAP)

Ténenkou : Réhabilitation et équipement du bâtiment abritant les urgences

Ténenkou, 16 mai (AMAP) La cérémonie d’inauguration du bâtiment abritant les urgences réhabilité et équipé entièrement par l’ONG Médecins sans frontières France (MSF) a été présidée jeudi à Ténenkou, par le sous préfet de Toguéré coumbé, Mandé Sidibé, a constaté l’AMAP. Le représentant du chef de l’exécutif local a remercié MSF pour cette œuvre humanitaire avant d’inviter l’ensemble des agents de santé à s’investir pleinement pour la satisfaction des besoins des patients. Le médecin chef du Csréf, Dr Amadou Coulibaly a déclaré que cette unité qui vient à point nommé va non seulement renforcer le plateau technique mais aussi diminuer le taux de référencement. Le représentant de MSF, Dr Keita, s’est dit très heureux avant de réaffirmer l’engagement de sa structure à accompagner les populations pour leur plein épanouissement. L’annonce a été faite que la prise en charge sera gratuite comme pour les femmes enceintes et les enfants, pour tous les patients qui seront admis aux urgences. Dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents de santé et des patients, MSF a déjà commencé les travaux de construction du village maman pour accueillir les femmes enceintes mais aussi la réhabilitation du bloc opératoire et du laboratoire. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du 2e adjoint au maire Soumaïla Coulibaly, du chef de village de Ténenkou, du président de la Felascom, des représentants du Haut conseil islamique local, de la CAFO et de la jeunesse. AS/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 27 nouveaux cas positifs enregistrés, 19 patients guéris et zéro décès vendredi sur un total de 806 cas décelés

Bamako, 16 mai (AMAP) Vingt sept (27) nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été enregistrés vendredi, 19 patients guéris et zéro décès sur un total de 806 cas décelés au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public par  l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 27 cas enregistrés vendredi, 2 cas ont été découverts à Kati, 1 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas à San (région de Ségou), 1 ca à Koutiata (région de Sikasso), 3 cas à Gao, 1 cas en CI, 4 en CII, un (1) cas  en CIII,  5 cas en CIV, 1 cas en CV et 7 cas CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1749 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Communiqué du gouvernement de la République du Mali suite à l’assassinat du Chef du MOC de Gao

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que le Chef du Mécanisme Opérationnel de Coordination (M.O.C) de Gao, le Colonel Oumar ABBA SOUMARE, agressé par des inconnus à bord de son véhicule, ce jeudi 14 mai 2020 a finalement succombé à ses blessures. Le Gouvernement de la République du Mali condamne énergiquement cet acte barbare et crapuleux. Une enquête a été ouverte et les forces de sécurité de la région sont mobilisées pour rechercher les coupables et les traduire devant la justice. Le Mali perd en Le Colonel Soumaré l’un de ses dignes fils, un militaire patriote et engagé pour la paix. En la circonstance, le Gouvernement du Mali s’incline respectueusement devant la mémoire de l’illustre disparu et présente ses condoléances les plus attristées à sa famille. Le Gouvernement réaffirme son engagement indéfectible aux côtés des FAMa dans l’accomplissement de leur mission régalienne de sécurisation des citoyens maliens et de protection de l’intégrité du territoire national. Bamako, le 15 mai 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré Officier de l’Ordre National 

Covid-19 : Une délégation du Conseil national de la société civile reçue par le PM

Bamako, 16 mai (AMAP) Une délégation du Conseil national de la société civile, conduite par son président, Boureima Allaye Touré a été reçue jeudi par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, à la Cité administrative, a constaté l’AMAP. Le Chef du Gouvernement a salué la mobilisation du Conseil National de la Société Civile avant de  solliciter une forte mobilisation des citoyens dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Le  Premier Ministre et ses hôtes ont échangé sur entre autres, le Plan national de Riposte contre le Covid-19 mis en place par le Gouvernement et les contributions de l’organisation faitière dans le cadre de la gestion des conséquences de la pandémie. Dr Cissé  a saisi l’occasion pour exposer les différentes actions menées par le Gouvernement pour faire face à la maladie et atténuer ses conséquences avant d’évoquer les conséquences de la pandémie sur le plan économique et social. Le Chef du Gouvernement a également présenté les dispositions en cours pour la mise en œuvre de l’ensemble des mesures annoncées par le président de la République dont   le soutien aux couches les plus vulnérables de la population ainsi que l’apurement accéléré de la dette intérieure pour permettre de desserrer les contraintes de liquidités des entreprises en difficulté. Le Premier ministre a enfin  annoncé la création du comité de Gestion du « Fonds Spécial COVID-19 » dans lequel le Conseil national de la société civile sera représenté ainsi que dans toutes les autres commissions mises en place dans la lutte contre le COVID-19. Le Président du Conseil National de la Société Civile a remercié le Premier ministre pour cette rencontre d’échanges et pour toutes les mesures qui ont été mises en place par le Gouvernement  avant d’informer que le Conseil National de la société Civile a mis en place une commission de suivi sur la mise en œuvre de mesures annoncées contre le Coronavirus au Mali. Boureima Allaye Touré a saisi l’occasion pour saluer la tenue des élections législatives malgré la pandémie, pour le respect des échéances institutionnelles et a affirmé l’engagement de son organisation à œuvrer pour une meilleure appropriation dans la mise œuvre des mesures du gouvernement auprès des services des populations dans le cadre de ses missions de veille citoyenne. KM (AMAP)    

Ramadan : Les produits alimentaires toujours chers

Par Lassana NASSOKO Bamako, 15 mai (AMAP) Les prix de certains produits alimentaires ont grimpé en ce mois de ramadan. Cela, au grand dam des ménages les plus démunis dans ce contexte de marasme économique consécutif à la pandémie du coronavirus. C’est ce qui résulte du tour qu’on a effectué dans certains marchés de la capitale. Le souk de Bagadadji a été la première étape de notre visite. En cette matinée, il est le théâtre d’une grande animation. Des vendeurs ont les yeux rivés sur leurs marchandises et sur la foule qui passe et repasse. Moussa Dicko, boucher, est l’un d’eux. Sous un hangar, il découpe avec une hache la viande de bœuf. Sa main s’abat de façon fracassante sur la table qui vibre. Un client ne le quitte pas des yeux au moment où il dépose des morceaux sur une balance qui bascule aussitôt. « Deux kilos », ordonne ce dernier en tendant un billet de 5.000 Fcfa au boucher. Interrogé sur l’état du marché pendant le carême, le boucher Moussa reconnaît que les prix ont changé. « Avant le ramadan, on vendait le kilo de la viande à 2.100 Fcfa. Maintenant, nous le prenons à 2.150 à l’abattoir et le revendons à 2.200 Fcfa », se désole-t-il. Non loin de là, une voix dissonante. Celle de Madou Berthé. Lui aussi est boucher. Pour cet homme, cette hausse est due au fait que le bœuf coûte cher maintenant au Mali. Son prix varie entre 300.000 et 400.000 Fcfa. C’est ce qui explique cette légère fluctuation, un nécessaire réajustement permettant de satisfaire tous ceux qui dépendent de cette activité. C’est-à-dire, ceux qui abattent les animaux, ceux qui le dépècent et ceux qui le transportent et les distribuent dans les différents marchés, précise-t-il. MEVENTE – Kadi Diallo, tête voilée, marche en tenant un pan de son burnous. Dans nos échanges, la trentenaire, tout sourire, informe qu’elle est venue acheter un kilogramme de viande pour le dîner. Mais, après examen de son porte-monnaie, elle devra changer de stratégie. Faute de moyens, la voilà obligée de se limiter à un demi kilogramme. « Mon mari m’a dit que les temps sont durs. On ne peut plus se permettre certaines dépenses », explique-t-elle. A quelques marches de là, une vendeuse d’huile de palme « N’tentulu ». Chez elle, les prix n’ont pas changé. Un litre de cette huile est toujours vendu à 1.150 Fcfa. Mais, elle affirme être confrontée à la mévente au quotidien. « Parfois, je me décide à rester à la maison. Mais ce n’est pas possible. Il faut que je vienne au marché. Même si maintenant il n’y a rien », fait-elle savoir. Après nous avons visité le marché de Djélibougou, un quartier de la commune I. Là aussi, c’est le même décor. Une forte affluence. Les commerçants rivalisent d’ardeur pour attirer la clientèle. Seydou Dolo est un des négociants de ce marché. Dans sa boutique, des sacs de pomme de terre, des sacs de riz, des sacs de haricots, sont superposés les uns sur les autres. A côté des cartons de pâte alimentaire « macaroni ». Chez lui aussi, le même son de cloche persiste. Les prix ont pris l’ascenseur en cette période importante du calendrier musulman. Ainsi, le kilo de la pomme de terre, qui était vendu à 250 Fcfa, voire 300, est fixé maintenant à 350 Fcfa. Le kilo du gingembre, autrefois vendu à 500 Fcfa, est cédé actuellement à 650 Fcfa. L’oseille de Guinée (dableni) se vend aujourd’hui à 750 Fcfa et même 1.000 Fcfa dans certains endroits, ajoute-t-il. Résultats : faible clientèle, maigres activités journalières et bénéfices jugés insuffisants. Il est convaincu d’une chose : à part le riz, tous les produits alimentaires connaissent une augmentation au niveau des prix. Quant à Mamadou Traoré, vendeur de pâtes alimentaires, il confirme aussi que le marché est devenu cher. Ainsi, le carton de certaines marques de macaroni spaghetti (Douba), qui coûtaient 5.000 Fcfa, se vend désormais à 5.100 Fcfa. Pour lui, la raison en est que les frontières avec certains pays sont fermées. Du coup, le marché est moins ravitaillé en ces produits comestibles. Les commerçants, qui en possèdent des stocks importants, se permettent de les vendre à des prix exorbitants. Sac en bandoulière, seau d’eau vide en main, cette clientèle mécontente de la cherté des prix clame sa colère. Trop, c’est trop, déclare-t-elle. A ses yeux, au Mali, ramadan est synonyme de cherté. Cela est connu de tous. Il est temps qu’on arrête de torturer les Maliens. Surtout dans ce contexte de vaches maigres où les choses tournent au ralenti. LN/MD (AMAP)  

Filière apicole : Les acteurs misent sur une meilleure promotion

Par Anne-Marie KEÏTA Bamako, 15 mai (AMAP) Le Mali dispose d’une flore abondante et diversifiée qui permet aux abeilles de s’approvisionner en nectar et pollen et de produire un miel de qualité. En outre, les producteurs de miel du pays disposent, aujourd’hui, de nouvelles techniques pouvant leur permettre d’accroitre et d’améliorer leur production. L’apiculture offre des opportunités à saisir pour résoudre le problème d’emplois, améliorer les revenus des ménages et assurer la sécurité alimentaire. Elle est, selon ses acteurs, une activité d’intérêts multiples, notamment, économique, écologique, alimentaire et thérapeutique. C’est pourquoi, le gouvernement accorde beaucoup d’importance à cette filière émergente. Déjà, les objectifs de production de miel pour les campagnes agricoles 2019, 2020, 2021 sont estimés, respectivement à 850, 1.520 et 1.670 tonnes de miel (9è session du Conseil supérieur de l’agriculture, mars 2019, ndlr). Selon ces prévisions, on peut affirmer que l’apiculture est une filière qui se professionnalise et qui figure déjà en bonne place parmi les filières émergentes, grâce à l’engagement des autorités et aux soutiens des partenaires techniques et financiers. Pour accroître la production et améliorer la qualité du miel et de la cire, le gouvernement, à travers le ministère de l’Elevage et de la Pêche, a mis l’accent sur l’amélioration des techniques de production, de récolte, de transformation et de conditionnement du miel et l’équipement des apiculteurs. L’accès des producteurs à la formation et l’acquisition des kits d’apiculture ont permis aux apiculteurs d’augmenter la production de miel et la qualité, répondant ainsi aux normes standard pour l’exportation. Les apiculteurs ont, désormais, entre leurs mains toute la technologie qui leur permettra de fournir un produit labélisé, qui pourra être vendu dans les supermarchés des plus grandes villes. Avec ces équipements, ils peuvent produire plus de miel et de cire tout en préservant les colonies d’abeilles qui étaient auparavant exterminées par le feu du fait de l’extraction traditionnelle du miel. L’acquisition des équipements offerts par l’Etat a permis à Seydou Dolo de produire plus de miel que d’habitude. Ce producteur écoule sur le marché local plus de 50 litres de miel par jour. L’activité constitue pour lui une véritable source génératrice de revenus pour toute sa famille. Les effets positifs de la consommation du miel ne sont plus à démontrer. « Mais, cet aliment nutritif fait souvent l’objet de fraudes qui le dénaturent, notamment par ajout de sucre par les revendeurs », fait remarquer Assétou Diarra, une revendeuse. Pour Boubacar Ballo, un autre revendeur, les lignes sont en train de bouger puisque notre pays est très avancé dans l’exportation du miel vers les pays européens. «L’apiculture a un lendemain meilleur, car, il y a la volonté d’aller de l’avant et dans l’intérêt de beaucoup de producteurs», dira-t-il, avant d’ajouter que le secteur peut être mieux valorisé, s’il bénéficie d’investissements adéquats et d’une bonne organisation des acteurs. Pour améliorer la production, certains producteurs s’organisent en groupement, association et coopérative. Ces différents groupements créent des réseaux de distributions dans les alimentations et grandes boutiques à travers la ville de Bamako. Avec l’implication de toutes les parties prenantes, l’appui du Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA), à travers le projet «Abeilles», a permis au Mali de mettre en place une plateforme apicole nationale. Cette plateforme a pour objectif de contribuer au développement de l’apiculture pour faciliter la mobilisation des acteurs, la mise en œuvre des décisions de la Plateforme apicole africaine. Elle pourra, aussi, rassembler et coordonner les actions et les intérêts des parties prenantes, en tant que mécanisme national. Malgré ces atouts de la filière apicole, les professionnels évoquent certaines difficultés. Selon Bouba Diarra, les producteurs de miel sont désorganisés et cette mauvaise organisation joue sur le développement de la filière. A cela s’ajoute le manque de financement des projets apicoles. Bouba Diarra explique que pour faire de l’apiculture, il faut disposer de moyens nécessaires et suivre une formation professionnelle. Or, l’accès à ce financement est très difficile et ce, malgré les efforts du ministère de l’Elevage et de la Pêche. « Aussi, souligne-t-il, la filière apicole n’a pas beaucoup de partenaires techniques et financiers ». Bouba Diarra demande le soutien des autorités pour inciter les jeunes à faire la filière apicole. Une chose est de produire et une autre est de tirer des bénéfices de la production. Ainsi, les acteurs évoquent également des contraintes liées à la commercialisation, les produits apicoles n’étant pas bien commercialisés. Selon Mamadou Fomba, producteur de miel, le secteur apicole fait face à un problème d’organisation des acteurs impliqués dans la production. «Chacun agit de son côté et vend à son prix. Certains vendent le litre à 1500 Fcfa, d’autres à 1000 Fcfa, toute chose qui ne permet pas aux producteurs de profiter de leur activité. Et d’ajouter que les autorités et les partenaires techniques et financiers doivent en tenir compte afin d’y apporter des solutions. Mais ces difficultés, renchérira Mamadou Fomba, l’apiculture malienne a des lendemains meilleurs. AMK/MD (AMAP)

Coopération Mali- France Covid -19 : Signature d’une convention d’1, 3 milliard de FCFA pour une assistance alimentaire d’urgence

Bamako, 15 mai (AMAP) La cérémonie de signature d’une convention d’assistance alimentaire entre l’Ambassadeur de France au Mali, la Représentante du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et la Représentante de l’ONG Action contre la Faim (ACF), a été présidée jeudi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP. Cette aide va profiter à plus de 60 000 personnes, impactées par l’insécurité dans les régions du Nord et du Centre de notre pays. Le Chef du Gouvernement a remercié le Gouvernement français pour cette aide ainsi que les organismes chargés de sa mise en œuvre. L’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer a saisi l’occasion pour annoncer que son pays mobilisera deux millions d’euros supplémentaires pour le Mali  (environ 2,6 milliards de FCFA) dans le cadre de la deuxième tranche de son aide alimentaire.  KM (AMAP)

Covid-19 : Les soirées de lutte traditionnelle du ramadan n’auront pas lieu cette année

Ténenkou, 15 mai (AMAP) Les traditionnelles soirées de lutte pendant le mois de ramadan avaient bien démarré, la première soirée du mois de jeûne, ont été suspendues, compte tenu des mesures prises par les autorités pour enrayer la propagation du Covid-19, notamment l’interdiction des regroupements de plus de 50 personnes. Les autorités administratives ont invité les jeunes à sursoir à cette activité. Les jeunes ont accepté mais sont tous déçus de cette situation. La lutte traditionnelle est l’une des activités traditionnelles les plus prisées par les populations de Ténenkou. Ici, elle suscite passion et engouement. Chaque année, tout au long du mois de ramadan, les jeunes hommes issus de la communauté des « rhimaïbé » des quartiers Ouro Ameri et Loumorde s’affrontent tous les soirs. Malgré le fait que ces compétitions se déroulent pendant le carême, elles mobilisent énormément de monde. Plus qu’un jeu, ces soirées de lutte sont des moments de communion où l’on retrouve toutes les générations parmi les spectateurs (hommes, enfants et jeunes filles) qui chantent et font les louanges des lutteurs pour les galvaniser. Il n’y a ni trophée, ni prime pour les lutteurs mais le lutteur peut gagner la notoriété, la gloire qui lui permettront d’être cité chaque fois qu’on parlera de lutte traditionnelle dans la ville. C’est pour cela que tous les lutteurs mettent tout en œuvre pour gagner le maximum de combats. Des marabouts et des charlatans en tout genre sont fortement sollicités par les lutteurs et leurs parents en cette période parce que personne ne souhaite être la risée des autres. C’est la première fois, depuis plus de cent ans, que la lutte traditionnelle du mois de ramadan ne se tient pas. Même la crise sécuritaire qui frappe le cercle, depuis huit années, n’a pas eu raison de cette lutte traditionnelle que tout le monde connaît ici et appelle le « sipirowel ». AS/MD (AMAP)  

Campagne agricole 2020/2021: Le prix du kg de coton est de 200 Fcfa (PDG de la compagnie cotonnière)

Dioila, 15 mai (AMAP) Le président directeur général de la Compagnie malienne de développement du textile (CMDT), Baba Berthé, a annoncé le prix de base du coton de la campagne agricole 2020/2021 qui est de 200 Fcfa. M. Berthé, en visite à Dioila et Fana, dimanche dernier, pour expliquer aux acteurs la conjoncture économique mondiale qui a influencé le prix du coton, a indiqué que cette baisse de prix est due à la situation mondiale difficile en raison des guerres commerciales et de la pandémie du Coronavirus. « Cette nouvelle situation difficile est, tout simplement, liée aux cours mondiaux du coton, eux-mêmes liés à la maladie du Covid-19 », a-t-il dit. En compagnie de plusieurs membres de son service et certains responsables des producteurs de coton, Baba Berthé a, également, annoncé que l’engrais ne sera plus subventionné. L’État va aider les cotonculteurs à hauteur de dix milliards de Francs cfa. Cette somme, selon M. Berthé, a permis aux responsables de majorer le prix du kilo du coton à 215 Fcfa. Comme moyens de sortir la tête de l’eau, M. Berthé a proposé aux paysans d’augmenter le rendement à l’hectare. Le PDG de la CMDT a invité les cotonculteurs « à garder espoir ». Les cotonculteurs, qui ont promis de continuer la production du coton au Mali, ont sollicité une augmentation de la subvention de dix milliards de l’État. En réponse, le premier responsable de la CMDT a promis de transmettre la requête des cotonculteurs. La rencontre présidée par le premier adjoint au préfet de Dioila, Adama Togola, avait été précédée par une visite de courtoisie aux autorités coutumières de la ville. DF/MD (AMAP)