Audition de Clément Dembélé : Liberté provisoire et procès le 1er juillet prochain

Bamako, 22 mai (AMAP) Le procès du président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (PCC), Clément Dembélé, se tiendra le 1er juillet prochain devant le tribunal de Grande instance de la commune I du district de Bamako, a appris l’AMAP, vendredi, de source judiciaire. Le procureur, à la suite de son audition, a remis en liberté provisoire Clément Dembélé. Il a été inculpé des chefs d’accusation d’incitation à la désobéissance civile et d’appel à la désobéissance des militaires et des hommes de troupes. Clément Dembélé a été conduit au parquet après le travail de l’unité d’enquête du camp I de la gendarmerie de Bamako. « Après son audition, le procureur a estimé qu’il va être poursuivi étant non détenu. Il est passé en citation directe pour une audience qui est prévue pour le 1er juillet prochain », explique son conseil, Me Abdramane Touré. « D’ici là, on a beaucoup d’autres formalités à accomplir. Je pense qu’on aura beaucoup de temps pour pouvoir organiser la défense de Clément Dembélé dans cette procédure », a-t-il dit. Cette audience a permis au parquet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de M. Dembélé et de programmer ainsi son procès. Quelques supporters de M. Dembélé et/ou membres de la PCC, plus de rares journalistes, attendaient la fin de l’audition. La sécurité était maintenue par les forces de l’ordre puisque l’audience n’était pas publique. Après trois heures d’attente, les agents des forces de l’ordre ont regagné les casernes. Dans une certaine ruée, on a annoncé que l’audition est terminée et que Clément Dembélé a été mis en liberté. Devant la porte du tribunal, se tenait M. Dembélé. Ses partisans poussaient des cris de joie dans un tohu-bohu général. Me Abdramane Touré et Me Drissa Doumbia ont assuré la défense de Clément Dembélé à cette audience. Selon Me Touré, une procédure est intentée contre son client pour incitation à la désobéissance civile et appel à la désobéissance des militaires et des hommes de troupes. « C’est une seule vidéo compromettante contre lui qui a été retenue », a-t-il révélé. OD/MD (AMAP)      

Covid-19 au Mali : 558 guérisons et 60 décès sur 947 cas positifs enregistrés

Bamako, 22 mai (AMAP) Quelque 558 patients sont guéris du Covid-19 et 60 décès  sur un total de 947 cas décelés avec les 16 nouveaux cas découverts jeudi au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’information  a été donnée dans un communiqué rendu public par  l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 16 cas enregistrés jeudi, 2 cas ont été découverts à Kénieba (région de Kayes), 2 cas à Ségou, 1 cas à Gao, 2 cas à Goundam (région de Tombouctou), 1 cas en CI, 2 cas en CII, 1 cas en CIV et 5 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1852 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Fête d’Eïd El Fitr : Malgré la crise, les tontines de viande demeurent

Par Oumar DIAKITE   Bamako, 22 mai (AMAP) A Bamako, dans les ruelles, devant les concessions, dans l’enceinte des services, des bœufs sont attachés, prêts à être abattus pour les besoins de la célébration de la fin du mois de jeûne des fidèles musulmans. C’est devenu une tradition et un signe de la fin du mois de pénitence : quand on voit les gens égorger des bœufs et se partager la viande, le lendemain sera la fête. Ce vendredi, dernier jour de la période de la privation, marque, probablement, la fin du mois de jeûne pour les musulmans du Mali. Car, depuis plus de dix ans, la Commission d’observation e croissant lunaire scrute le ciel à partir du 29e jour du mois sacré. Cette année, la fête de l’Eïd El Fitr intervient dans un contexte particulièrement difficile suite à la pandémie du Coronavirus qui sévit dans le pays et dans le monde. Ce qui complique sérieusement les préparatifs de la fête du Ramadan. Cependant, les Bamakois n’ont pas renoncé à la tradition de l’abattage de bœufs pour ravitailler en viande leur famille. Les tontines de viande créés à cet effet sont au rendez-vous. Dans les services, les ‘grins’, les familles ou entre proches, les personnes de même profession, entre autres, cotisent pour acheter un ou des bœufs. La tradition est respectée au Mali cette année en dépit de la crise consécutive au Covid-19. « Nous cotisons chaque dimanche 1000 Fcfa dès la première semaine qui suit la dernière fête de ramadan. C’est avec cet argent que notre groupe achète chaque année notre bœuf dont on partage la viande entre les membres de notre ‘grin’ », explique Seydou Traoré en train de donner à manger au ruminant à notre passage. L’animal est solidement attachement à côté du lieu où se réunit leur ‘grin’, à N’tomikorobougou. « Chacun de nous apporte ainsi de la viande dans sa famille sans sentir le coût », ajoute Moussa Bâ, un autre membre de la bande, au complet dans leur coin habituel de causerie. « Il faut venir à l’heure, vers 08h du matin, pour assister à l’abattage de notre bœuf. Ça aura lieu le vendredi 22 mai 2020, au niveau du marche aux bétails, non loin de l’usine SOMAPIL, au quartier Sans-fil », c’est le message reçu par un confrère d’un journaliste. A l’en croire, leur groupe est au nombre de cinq. Ils ont reçu d’un partenaire un bœuf dans le cadre de la célébration de la fête de Ramadan. A l’image de ce groupe, des associations et autres organisations de la presse privée au Mali bénéficient d’aides venant de structures étatiques et/ou non gouvernementales. C’est ainsi que l’Association des éditeurs de la presse (ASSEP) distribue d la viande à ses membres à l’occasion de chaque de fête l’Eïd El Fitr. A l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), la direction finance l’achet de bœufs au profit des bénévoles et autres jeunes gens qui lavent les véhicules des travailleurs de l’entreprise. « Le chef du parc automobile nous a recensés, mardi dernier, dans le cadre de la distribution gratuite de la viande. Ce sont ces animaux qui sont au coin là-bas », se réjouit Mlle Doumbia, une stagiaire, tout en nous montrant les bœufs attachés vers l’entrée du service. « Nous avons acheté un bœuf à 200 000 Fcfa que nous allons nous partager entre quatre personnes », signale Papa Diabaté, au parking de vente de véhicules d’occasion au quartier Badialan. Selon lui, chacun à contribuer 50 000 Fcfa. Par contre, Souleymane Diakité n’apprécie pas la viande de tontines. « Moi, j’ai arrêté de participer aux tontines depuis trois ans. Je préfère me procurer de la viande au marché, dans les boucheries. C’est plus avantageux », dit M. Diakité, domicilié à Koulouba village, prétextant que les tontines ne sont pas intéressantes. OD/MD (AMAP)  

Presse malienne en deuil : Moussa Hari Maïga et Kolsia Ngarsou sont décédés à Bamako

Bamako, 22 mai (AMAP) L’ancien  journaliste -réalisateur à la Télévision nationale,  Moussa Hari Maiga, et l’ancien journaliste présentateur sur Africable TV,  Korsia Ngarsou sont décédés jeudi, des suites d’une maladie, à Bamako, a appris l’AMAP. Né en 1956 dans le Cercle d’Ansongo, Moussa Hari Maïga, ancien journaliste réalisateur à l’ORTM qui a eu un parcours plus qu’élogieux a intégré l’Office de radio Télévision nationale en 1993. Sur le plan académique, après son baccalauréat obtenu en série sciences philo littérature au lycée Franco-arabe de Toumbouctou en 1975, Moussa Hari Maiga entre le l’École normale supérieure de Bamako( ENSup), d’où il sort avec une maîtrise en lettres en 1983. Après quelques années dans l’enseignement à l’IPEG et à l’INSEC comme professeur titulaire de lettres, il décide alors d’approfondir ses connaissances en s’inscrivant de l’ISTCI de l’Université d’Abidjan où il obtient un diplôme post universitaire de 3è cycle en journalisme en 2000. Parallèlement, Moussa Hari Maiga a suivi plusieurs autres formations au Mali et à l’étranger, toutes sanctionnées par des certificats notamment à Cologne en Allemagne en 1997, Cotonou au Bénin 1998. Avide de connaissance, l’homme de médias était malgré son âge un doctorant à l’ISFRA. Sur le plan professionnel, Moussa Hari Maiga fut respectivement chef de division du mouvement Pionnier au ministère en charge de la jeunesse de 1986 à 1989, directeur régional de la jeunesse de Ségou 1989 à 1991, même fonction qu’il occupera à Gao 1991 à 1993, avant d’entamer une riche et longue carrière professionnelle à l’ORTM à partir de 1993 où il fut chef de la section production de la radio nationale, avant d’être successivement directeur régional des stations ORTM Kayes, Mopti et Ménaka. Il était également chef de cabinet du ministre des Mines, du Commerce et de l’Industrie. Il fut aussi chargé de mission au ministère de la Réconciliation nationale. Depuis décembre 2017, il a fait valoir ses droits à la retraite, et la même année Moussa Hari Maiga fut décoré chevalier de l’ordre national du Mali. Il est décédé ce mercredi à 23h45 à l’hôpital du Mali, à l’âge de 64 ans lassant derrière lui une famille et des collaborateurs épleurés. Le deuxième journaliste que la presse malienne pleure aujourd’hui est Kolsia Ngarsou. Le public malien l’a connu sur les plateaux d’Africable TV, où il présentait des éditions d’information et animait des émissions de débats. De nationalité tchadienne, Kolsia Ngasou est originaire de la ville de Bongor. Il a effectué des études d’histoire et de géographie à l’Université de N’djamena. Il fit ses débuts à Africable en 2006, occupant plus tard le poste de rédacteur en chef de la chaine. En 2017, il quitte Africable TV mais continuait à collaborer avec d’autres télévisions privées nationales. Il était âgé de 46 ans. AT/ MT (AMAP)

Une délégation de Ménaka reçu par le PM

Bamako, 22 mai (AMAP) Une délégation de Ménaka conduite par le gouverneur de  région, Daouda Maïga, et comprenant entre autres, le Général Gamou et l’honorable député Bajan Ag Hamatou, a été reçu jeudi par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé à la Cité administrative, a appris l’AMAP de source officielle. Dr Boubou Cissé et ses hôtes ont eu des entretiens sur entre autres, les préoccupations de la région notamment la sécurité, la réconciliation, la paix et la sécurité, le désenclavement de la région, le développement des infrastructures et  le développement local. Le porte-parole de la délégation, Moussa Acharatoumane a renouvelé l’engagement de l’ensemble des populations de la région à œuvrer pour la réconciliation, la paix et la sécurité. Moussa Acharatoumane a saisi l’occasion pur évoquer le projet d’organisation d’une mission dans les semaines à venir dans la région, pour permettre à l’ensemble des populations d’appuyer l’Etat dans ses efforts de sécurisation et de cohésion sociale afin de garantir la paix et la réconciliation. Le Premier ministre a félicité les ressortissants de la région pour leur esprit d’unité et de réconciliation, préalable à toute amélioration des conditions de vie de l’ensemble des populations de Ménaka. Le Chef du gouvernement s’est engagé à accompagner toutes les démarches concourant à la Paix et à la réconciliation au Mali de façon générale avant d’inviter les membres de  la délégation à l’union sacrée afin de ramener la sécurité à Ménaka et permettre ainsi l’instauration d’un environnement propice au développement. KM (AMAP)

Le PM et la directrice des opérations de la Banque Mondiale au Mali échangent sur le Covid -19 et les appuis budgétaires d’urgence

Bamako, 22 mai (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé et la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale au Mali, Mme Soukeyna Kane, ont passé en revue jeudi, par visioconférence, l’évolution du projet de lutte contre la Covid 19, la mise à l’échelle du projet des filets sociaux, les appuis budgétaires d’urgence et de soutien au secteur de l’énergie ainsi que le programme d’urgence en faveur des régions du nord et du centre, a appris l’AMAP de source officielle. Les deux personnalités ont réaffirmé la nécessité d’une meilleure synergie entre les interventions de la Banque et celles prévues sur le Budget national, notamment dans le cadre de la mise en œuvre des actions de ripostes économique et sociale contre le Coronavirus. L’entretien entre le PM Directrice des Opérations de la Banque Mondiale au Mali  s’inscrivait dans la droite ligne des précédentes discussions entre les deux personnalités. KM (AMAP)

Kéniéba : Le village de Massakama dévasté par un incendie

Kéniaba, 21 mai (AMAP) Le village de Massakama, sites d’orpaillage, situé à 70 km de la ville de Kéniéba et de Sadiola a été dévasté mercredi par un incendie, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Massakana qui servait de lieu d’abris  de fortune pour les orpailleurs des sites miniers de la zone a été dévasté dans la nuit par un incendie selon les mêmes sources qui ne précisent pas le bilan du sinistre encore moins les origines du drame. Les autorités locales se sont rendues sur les lieux pour constater de visu les dégâts avant d’ouvrir une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’incendie, selon les mêmes sources. TC/ KM (AMAP)

Kangaba : Le préfet de Cercle entame une mission de sensibilisation sur le Covid-19

Kangaba, 21 mai (AMAP) Le Préfet de Cercle, Mahamadou Maïga, accompagné du médecin chef du centre de santé de référence, Dr Moussa Soumana Maïga, du chef de service local de l’hydraulique, Luc Diarra, a entamé ce jeudi une mission d’information et de sensibilisation sur le Covid -19 dans sa circonscription, a constaté l’AMAP. La mission s’est rendue respectivement dans les communes de Karan, Naréna et Benkadi où elle a rencontré les conseils communaux, les notabilités, les leaders féminins et de la jeunesse sur la pandémie du coronavirus notamment son évolution et les mesures de prévention. Le Chef de l’exécutif local qui a donné l’exemple en se lavant les mains au savon et utilisant le gel, a saisi l’occasion pour insister sur l’application des gestes barrières et les mesures préventives notamment le port du masque, le lavage régulier des mains au savon, éviter les regroupements de plus de 50 personnes, le respect de la distanciation sociale et éviter de se serrer les mains, entres autres. Le médecin chef a, pour sa part, insisté sur les dangers que le Coronavirus fait courir, notamment l’abandon des centres de santé par la population et la réticence à la vaccination de routine. Dr Maïga a invité les populations à fréquenter les centres de santé et à faire vacciner les enfants pour éviter la réapparition d’autres épidémies comme la rougeole et la méningite. Il a précisé qu’aucun autre vaccin n’est disponible pour le moment et a appelé les populations à se méfier des réseaux sociaux qui véhiculent souvent des fausses informations. Le médecin chef a enfin saisi l’occasion pour rappeler les maires au paiement des quottes parts dans le cadre de la référence évacuation. A l’issue de la rencontre, les élus qui se sont dits comblés, se sont engagés à poursuivre la sensibilisation jusque dans les confins de leur commune afin que chacun fasse du Covid-19 son problème. La tournée d’information et de sensibilisation va se poursuivre dans les autres communes du Cercle après la fête de ramadan, selon une source proche de la préfecture.  SD/KM (AMAP)

Club de Paris : le Mali bénéficie d’une suspension temporaire du service de sa dette pour 23 milliards de Fcfa.

Bamako, 20 mai (AMAP) Le Club de Paris a approuvé la suspension du service de la dette du Mali envers les pays créanciers membres du Club de Paris, du 1er mai au 31 décembre 2020, permettant d’économiser 23 milliards de Fcfa dont le paiement sera échelonné sur quatre ans, à partir de la fin de la suspension du service de la dette, a appris mardi l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué, le ministère malien de l’Economie et des Finances indique que « si tous les autres créanciers bilatéraux du Mali adhéraient à l’initiative, le montant total du report de paiement serait de 33,2 milliards de Fcfa ». Ce report de paiement intervient au titre de l’initiative du G-20 relatif au moratoire sur le service de la dette, selon la même source. « Cet accord intervient dans le cadre de la facilité accordée par les pays du Club de Paris et du G-20 à 77 des pays les plus pauvres du monde pour leur permettre de faire face à la crise de Covid-19 », explique ministère malien de l’Economie et des Finances. « Grâce à la réactivité des services du ministère de l’Économie et des Finances, le Mali est avec la République de Dominique, les deux premiers pays à bénéficier de cette mesure, qui soulage, à sa juste valeur, la trésorerie de l’Etat ». MD (AMAP)  

Kangaba : 20 morts et 11 blessés dans un accident de la circulation entre Solabougouda et Naréna

Kangaba, 21 mai (AMAP) Vingt personnes ont été tuées et 11 autres blessées dans un accident de la circulation, mercredi, entre un minicar de transport de personnes en provenance de Bamako et un camion remorque circulant dans le sens inverse, sur le tronçon Solabougouda-Naréna, sur la RN 5, dans le Cercle de Kangaba, a appris l’AMAP de source officielle. Un camion remorque venant de la direction de Kourémalé a percuté le véhicule de transport public circulant dans le sens inverse vers 20H, entre Solobougoula et Naréna, faisant 20 morts dont 9 femmes et 11 blessés, précise un communiqué du Ministre des Transports et de la Mobilité urbaine. Les blessés ont tous été évacués à l’Hôpital Gabriel Touré pour leur prise en charge dans les services d’urgence médicale, selon le communiqué qui précise qu’aussitôt après  l’accident, les équipes techniques de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) appuyées par la Gendarmerie nationale se sont rendues sur les lieux pour constater l’ampleur de l’accident. La source, qui précise que la défectuosité du cardan et l’excès de vitesse du camion remorque sont les causes probables de cet accident tragique, « invite les conducteurs et usagers de la route au respect strict des règles de la circulation routière surtout en cette période de veille de fête de Ramadan où la mobilité sera très importante sur les routes des villes et des campagnes ». Le Ministre des Transports et de la Mobilité urbaine présente « aux familles endeuillées ses sincères condoléances et souhaite prompt rétablissement aux blessés ». KM (AMAP)