Covid-19 au Mali: Tombouctou, cet autre épicentre de la maladie  

Bamako, 02 juin (AMAP) Tombouctou (Nord), après Bamako et la région de Kayes (Ouest), est en passe de devenir le nouveau foyer de contamination à la Covid-19, apprend-t-on de sources officielles. Sur la base de 271 échantillons testés, les services de santé ont enregistré, ce mardi, 36 nouvelles infections au virus dont 17 ont été identifiées dans la capitale de la 6è région administrative du Mali, annonce le ministre de la Santé et des Affaires sociales. Ces prélèvements ont également révélé 25 nouvelles guérisons contre zéro décès ce mardi. Selon le ministère, les nouveaux cas positifs du jour sont identifiés, en plus de Tombouctou, dans les Régions de Kayes où on note une première infection à Bafoulabé (Ouest) et Koulikoro (Kalabancoro). Au niveau de la capitale, les Communes l, II, V et VI ont aussi enregistré de nouvelles infections. A ce jour, la situation cumulée est de 1351 cas positifs, 769 patients guéris de la Covid-19 pour 78 dont 30 survenus en dehors des centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)

Cercle de Kadiolo : Boycott général de la réouverture des classes d’examen

Kadiolo 02 juin (AMAP) Les syndicats d’enseignants signataires du 16 octobre ont boycotté la réouverture des classes d’examen, ce mardi matin, à Kadiolo, a constaté l’AMAP. Dans toutes les écoles, élèves et enseignants ont répondu présents à l’appel mais les derniers ne sont pas entrés dans les classes aménagées en respectant les mesures barrières, distanciation, etc. Le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), Ousmane Mady Kanouté, et ses conseillers ont sillonné les différentes écoles pour se rendre compte de l’effectivité de la rentrée. Sur place, ils se sont rendus compte du boycott des cours. Tout était fin prêts : les masques ont été distribués aux élèves et aux enseignants, les kits de lavage étaient disponibles ainsi que les gels hydro-alcooliques. Quant aux enseignants, ils ont reçu les emplois du temps reformés, en tenant compte des effectifs de 25 élèves par classe . Au niveau du lycée public, le même scénario a été observé. Les enseignants ont tenu dans la salle des professeurs une rencontre d’information et projettent un grand meeting jeudi 04 juin. Par contre, dans les écoles privées (mission catholique, medersa), les cours se sont normalement déroulés. NIO/MA (AMAP)

Reprise des cours pour les classes d’examen : Les élèves répondent présents

Reportage : Oumar DIAKITE Bamako, 02 juin (AMAP) Les élèves, qui doivent faire les examens du Diplôme d’études fondamentales (DEF), du baccalauréat, du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), Brevet de technicien (BT1 et BT2), ont afflué ce mardi matin dans quelques écoles de la Commune III du District de Bamako. Les élèves ont répondu à la décision du gouvernement de rouvrir les établissements scolaires ce jour 02 juin 2020. En respectant certaines mesures barrières et sanitaires face à la maladie à Coronavirus. Un groupuscule de jeunes candidats au bac en tenue scolaire se tiennent devant l’entrée du Lycée Tièba Traoré, au Badialan I à notre passage. D’autres élèves se promènent dans la petite cour, tandis que certains suivent les cours en classe. A vue d’œil, toutes les mesures barrières sanitaires sont là contre la Covid-19, à l’image du respect du port du masque par des lycéens. Mais, Mme Traoré Raba Diallo, le Censeur du lycée ne se réjouit point de la décision de réouverture des classes. Selon elle, toutes les dispositions ne sont pas réunies. « Je ne sais pas pourquoi ils ont fait rouvrir les classes alors que le taux de contamination de la pandémie ne diminue pas», dit-elle, en faisant remarquer : « l’Académie n’a offert des masques qu’aux élèves, en ignorant le corps des enseignants ». « Vous voyez vous-même qu’il n’y pas de kits de lavage des mains au savon », se plaint Mme Traoré. « A notre niveau, souligne-t-elle, nous allons contribuer, à nos frais, pour installer les kits de lavage des mains au savon ». « Néanmoins, soutient notre interlocutrice, l’emploi du temps est respecté par nos enseignants et les élèves ». « J’ai deux classes d’examens ici, une Terminale littérature et langues (TLL) avec 23 candidats et une Terminale en sciences économiques (TSECO) de 20 élèves. Les professeurs et les élèves ont répondu présents ce matin », dit-elle. Elle assure que son établissement avait presque fini avec les programmes du deuxième trimestre de l’année scolaire. « La date des compositions était d’ailleurs fixée », ajoute Mme Traoré. Au second cycle N’Tomi I, les candidats au DEF et le personnel de l’administration scolaire animent le lieu. Ici, aussi, pas de kits de lavage des mains au savon. Toutefois, les visages sont à moitié cachés couverts par un protège-nez. Les 100 élèves, partagés entre quatre classes, attendent, en vain, l’arrivée de leurs enseignants. La mesure de distanciation est la norme. C’est un élève par table-banc et chacun porte son masque offert par le gouvernement. Après avoir relevé la non-prise en compte du personnel enseignant dans la dotation en masque par le département de l’Education, Salia Bagayoko, le directeur du 2ème cycle I signale qu’il a été instruit de placer 25 élèves par salle. Le responsable estime que l’absence des enseignants est peut être due au bras de fer entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants grévistes. Dans la grande cour du Groupe scolaire des seconds cycles de l’enseignement fondamental de Darsalam, on note l’absence de kits de lavage des mains au savon. Les enfants sont là. Certains portent le cache-nez. Nous arrivons au moment des retrouvailles entre élèves, après plus de deux mois de congés forcés. Dans les effusions, on ne se soucie guère de la menace de la Covid-19. Ici aussi, même son de cloche. On accuse les autorités éducatives de ne pas avoir pris toutes les mesures idoines pour l’ouverture des classes d’examens. « Pourquoi est-ce que les élèves sont dotés en masque et pas les maîtres ? », nous dit le coordinateur du Groupe scolaire, Modibo Fomba, en guise de mots d’accueil interrogateurs. Il relève aussi l’inexistence d’affichages de sensibilisation sur la maladie à Coronavirus dans son établissement. « Pourtant, ils avaient communiqué à la télévision que toutes ces dispositions seront prises pour minimiser le risque de contamination…Malgré tout, les élèves ainsi que les enseignants sont venus. Je peux dire que l’ouverture des classes est effective chez moi », dit-il. Quelques élèves du lycée Askia Mohamed venus pour la reprise des cours, retournent contrariés vers 10 heures. Pour cause, les professeurs ont brillé par leur absence. « Nous voulons réellement reprendre les cours. Malheureusement, nos maîtres ne se sont pas présentés. J’ai appelé notre professeur de Géographie pour en savoir un peu plus. Il m’a informé qu’il faut attendre jusqu’après leur rencontre avec des député qui se tiendra le jeudi prochain. Nos professeurs sont toujours en grève», nous raconte Aminata Guindo, candidate au baccalauréat, au lycée Askia Mohamed. Tout comme elle, ses collègues retournent à la maison. Pas de signe de reprise des classes. A la surveillance générale de ce lycée, le surveillant se refuse à nous donner des explications. Il nous renvoie à sa hiérarchie qui n’était pas sur place. Rappelons que le gouvernement avait fermé les écoles depuis le mois de mars pour raison de pandémie de la maladie à Coronavirus. OD/MD (AMAP)

Tombouctou : Reprise partielle des cours

Tombouctou, 02 juin (AMAP) Les enseignants grévistes, qui ont respecté les consignes de leur centrale syndicale, ont boycotté la reprise des cours au lycée Mahamane Alassane Haidara de Tombouctou où seuls quelques volontaires et stagiaires ont donné des cours ce matin de mardi 2 juin 2020. Toutes les écoles de la ville ont rouvert leurs portes. L’administration de ces établissements est présente. Les élèves des classes d’examen sont aussi présents en nombre considérable. Dans la cour, on remarque des kits de lavage et autres mesures barrières. Le gouverneur Koïna Ag Ahmadou s’est rendu dans les établissements, accompagné de certains membres de son cabinet et des autorités scolaires de l’Académie et du Centre d’animation pédagogique (CAP). Il ressort de cette visite que toutes les dispositions sont réunies pour une bonne reprise des cours mais beaucoup d’enseignants manquent à l’appel. La distanciation sociale est respectée de 8 classes on est passé à 14 classes soit un élève par table-banc. Le gouverneur a assisté à une leçon modèle sur la Covid19 au second cycle Essayouti. Au second cycle Yehya Alkaya, le constat est le même : les cours sont timides. Seul un enseignant a donné des cours. Les autres ont boycotté la reprise des classes. Le directeur de cet établissement a aussi pris toutes les dispositions par rapport à la distanciation sociale mais se plaint par l’absence de kits de lavage, savon, gel. Les élèves ont chacun un masque. Ici, les parents d élèves et élèves continuent à espérer que les choses vont s’améliorer dans les jours à venir. Un enseignant de la Synergie (gréviste), à quelques encablures de l’école, comme un guetteur dit : «  Nous soutenons et continuons à soutenir les consignes de nos chefs à Bamako ». MS/MD (AMAP)  

Douentza : Réouverture des classes d’examen

Douentza, 02 juin (AMAP) Les classes d’examen du second cycle, des écoles professionnelles et le lycée de Douentza ont ouvert leurs portes ce mardi 2 juin 2020, après plusieurs mois de fermeture à cause de la grève des enseignements et le confinement dû à l’apparition de la malade à COVID-19. Une délégation des autorités administratives, communales, scolaires, des forces de défense et de sécurité conduite par le préfet de Douentza, Mansa Sangaré, s’est rendue dans les trois second cycle de Douentza, au lycée et dans les établissements scolaires privés pour constater l’effectivité de la réouverture des classes. La délégation a pu noter la présence des élèves et des enseignants à l’école, la non disponibilité des kits de lavage des mains répondant aux normes. Seul des petits seaux, des bouilloires et du savon étaient disponibles. L’acheminement des masques pour les élèves et les enseignants a pris du retard pour arriver dans les établissements. Les enseignants au niveau des trois seconds cycles de la ville n’ont pas pris le risque de commencer les cours ce matin. Selon les directeurs de ces écoles, les élèves ont été répartis selon la norme de 25 par classe et toutes les dispositions sont réunies pour que les cours reprennent normalement le mercredi 3 juin. Par ailleurs, au lycée public de Douentza, la délégation a pu contacter la présence des élèves de Terminales. Quant aux enseignants, il n’y a eu que deux enseignants qui se sont présentés à l’école, les autres ont suivi le mot d’ordre de grève de leurs syndicats et ont boycotté la réouverture des classes de terminales. Au lycée public de Douentza, tous les kits de lavage de mains avec du savon ont été installés devant les salles de classe et dans la cour de l’école. Les masques étaient disponibles. Presque toutes les consignes pour éviter la contamination de la malade à COVID-19 étaient respectées.. AD/MD (AMAP)

Mopti : Reprise des cours dans les classes d’examen

Mopti, 2 juin (AMAP) Une ouverture partielle des classes concernant les niveaux d’examen est effective depuis ce mardi à Mopti, après plus d’un mois de fermeture des établissements d’enseignement afin de contenir la propagation de la pandémie de Covid 19, a constaté l’AMAP. Selon les autorités scolaires, cette décision vise à donner une chance aux élèves de passer les différents examens de fin d’année pour amoindrir l’impact de la pandémie sur le secteur de l’éducation. L’administration scolaire de la région rassure qu’en plus de cette reprise des classes d’examen que les efforts des pouvoirs publics pour atténuer l’impact de la fermeture des écoles à travers l’apprentissage à distance, seront renforcés par la sensibilisation et l’information des parents d’élèves pour qu’ils s’impliquent davantage dans le suivi Un démarrage timide des cours est constaté dans les différents établissements de la Venise du lycée Hamadoun Dicko de Sévaré au groupe scolaire Robert Cissé de Mopti en passant par les groupes scolaires Boucary Ouologuem, l’école « B », le lycée privé Mohamed El Moctar de Sévaré et le lycée public de Mopti. Si au niveau des écoles privées, le personnel enseignant a répondu à l’appel on note le contraire dans les établissements publics pour cause le syndicat de la synergie continue son bras de fer de boycott. « La reprise se fera dans le strict respect des mesures barrières aussi bien dans les salles de classe que dans les lieux de regroupements des élèves et des enseignants. Les écoles seront dotées de dispositif de lavage de main, le port du masque obligatoire et distanciation sociale sera respectée » ont-elle précisé. Pour le respect des mesures barrières, les salles de classe sont bien aménagées tenant compte de la distanciation sociale avec des dispositifs de lavage de main et de gel alcoolique. Au niveau des établissements publics,  la distribution des masques attend la rentrée des élèves. Au lycée privée El Moctar, tout est dans l’ordre. Maîtres et élèves tous sont masqués et respectent les gestes barrières. Le proviseur Aly Cissé a déclaré que le gouvernement a tenu sa promesse de doter les écoles d’équipements de protection contre la Covid 19 avant de préciser que la reprise est une bonne alternative pour sauver l’année scolaire. DC/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 50 nouveaux cas enregistrés lundi portant le total à 1315 avec 744 guéris et 78 décès

Bamako, 2 juin (AMAP) Cinquante (50) nouveaux cas ont été enregistrés lundi, portant le nombre total à 1315 avec 744 guéris et 78 décès,  a appris l’AMAP de source officielle. L’information   a été donnée dans un communiqué rendu public par  l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 50 nouveaux  cas enregistrés lundi, 1 cas a été découvert à Kayes, 9 cas à Koutiala (région de Sikasso), 34 cas à Tombouctou, 2 cas en CI, 2 cas en CIV, 1cas en CV et 1 cas en CVI  du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2534 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 716 guéris, 77 décès sur 1265 cas positifs enregistrés

Bamako, 1er juin (AMAP) Quelque 716 patients sont guéris du Covid-19, 77 décès sur un nombre total de 1665 cas enregistrés au Mali avec les 15 nouveaux cas découverts  dimanche, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce   a été faite dans un communiqué rendu public par  l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que les 15 nouveaux  cas enregistrés dimanche, ont été à Kati (région de Koulikoro), Mopti (5ème région), Tombouctou,  en CI  en CIV et en CV du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2519 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Tombouctou : Deux gardes tués dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés

Tombouctou, 30 mai (AMAP) Deux gardes ont été tués et un autre porté disparu vendredi à Tombouctou, au cours de l’enlèvement de leur véhicule de livraison de repas  à leurs camarades déployés au domicile du Gouverneur de région, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés ont attaqué dans la matinée le véhicule de livraison de repas de la Garde Nationale aux éléments déployés  au domicile du Gouverneur, tuant deux gardes avant d’enlever l’engin et de disparaitre dans la nature. Un garde a été porté disparu au cours de l’opération selon nos sources qui précisent que des enquêtes ont été ouvertes par les forces nationales de défense et le mécanisme opérationnel de coordination (MOC) pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque et de retrouver d’éventuels assaillants ou leurs complices. KM (AMAP)            

Soupçons de détournement de vivres destinés aux personnes affectées par la Covid-19 

Bamako, 29 mai (AMAP) Le ministère de la Santé et des Affaires sociales a assuré que les vivres destinés aux personnes affectées par la Covid-19 et présumés détournés ont été retrouvés et feront l’objet d’une distribution transparente dès aujourd’hui (vendredi), a appris l’AMAP. Dans un communiqué daté du 28 mai 2020, le département a indiqué que ces vivres, destinés aux personnes affectées par la Covid-19 et au personnel soignant, devraient être livrés sur les sites de prise en charge et dans les Centres de référence de Bamako, Kati et Kalaban-coro. « Mais les camions de livraison ont été aperçus devant des magasins privés au marché de Ngolonina », ajoute le communiqué. A la suite d’investigations, le commissariat de police du 3ème arrondissement a alerté le ministre de la Santé et des Affaires sociales de l’implication d’un chargé de mission de son cabinet. C’est ainsi le ministre a instruit des actions nécessaires pour faire la lumière sur la situation. Et le chargé de mission impliqué a été suspendu de ses fonctions. OD ?MD (AMAP)