Lutte contre la COVID-19 : Barrick offre des équipements et 50 millions de Fcfa aux structures de santé de Kayes

Kayes, 22 juin (AMAP) La société Barrick et ses structures (Gounkoto et Loulo) ont offert, samedi, des équipements d’une valeur de 80 millions de Fcfa et un chèque de 50 millions de Fcfa à la Direction régionale de la Santé de Kayes, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19. Ces dons sont constitués de 20 climatiseurs, 5 000 flacons d’eau de Javel, 30 000 gants, 50 000 masque-nez et 40 lits avec matelas pour les salles d’hospitalisation et de confinement, sans oublier les thermomètres infra-rouges. « La société Barrick et ses structures ne sauraient rester en marge de cette lutte (contre la Covid-19), comme c’était le cas avec Ebola. Nous intervenons à trois niveaux (national, régional, local). Nous avons déjà offert 158 000 de Fcfa à l’Etat et, bientôt, nous allons organiser une cérémonie de ce genre à Kéniéba (base de la compagnie minière). Nous invitons les structures de santé à faire bon usage de ces équipements et matériels. Nous encourageons les populations à respecter les mesures barrières », a déclaré le directeur de Barrick, N’Golo Sanogo. Après avoir reçu ces dons, le gouverneur de la Région de Kayes, l’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé, qui a présidé la cérémonie, a, au nom des autorités, remercié la société Barrick pour « ce geste symbolique et significatif qui va droit à nos cœurs ». Pour lui, ces dons démontrent la volonté de Barrick de compatir aux douleurs de la population de Kayes. « J’invite le personnel de la Santé à utiliser ces équipements à bon escient et à faire en sorte que ces dons arrivent aux bénéficiaires. Je demande l’engagement du personnel de la santé (soldats de la première ligne) qui souffrent, en consentant des sacrifices pour sauver des vies, malgré les risques de contamination et de mort », a dit l’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé. Il a encouragé Barrick à multiplier les initiatives de ce genre. Il a invité les représentants des chefs traditionnels et religieux, présents à la cérémonie comme témoins, à véhiculer cette information dans leurs quartiers. La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur régional de la Santé, Dr. Cheick Tidiane Traoré, du directeur général de l’Hôpital Fousseini Daou de Kayes, Dr. Toumani Conaré, et du directeur régional du Développement social et de l’économie solidaire, Dramane Coulibaly, parmi tant d’autres invités civils et militaires. BMS/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 111 décès, 1266 guérisons sur un total de 1961 cas positifs enregistrés

Bamako, 22 juin (AMAP) Cent onze (111) personnes sont décédées de la Covid-19 au Mali avec les 28 nouveaux cas décelés dimanche, 1266 guérisons sur un nombre total de 1961 cas positifs enregistrés, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 28 cas enregistrés dimanche, 2 cas ont été découverts à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas à Niono (4ème région), 1 cas à Mopti, 1 cas  à Bandiagara (5ème région), 6 cas à Tombouctou, 1 cas à Gourma Rhassous, 4 cas en CI, 3 cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1612 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)          

Covid-19 au Mali : 10 nouveaux cas enregistrés samedi portant le total à 1933 avec 1255 guérisons et 109 décès

Bamako, 21 juin (AMAP) Dix(10) nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été enregistrés samedi au Mali, portant le total à 1933 avec 1255 guérisons et 109 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 10 cas enregistrés samedi, 1 cas a été découvert à Ségou, 1 cas à Markala (4ème région), 5 cas à Tombouctou, 1 cas à Gourma Rhassous et 2 cas au niveau des Maliens rapatriés de l’extérieur. Les services sanitaires précisent que 1795 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)          

Processus de DDR : Quelque 45 ex-combattants rejoignent les rangs de l’Armée

Bamako, 21 juin (AMAP) La phase de rattrapage du processus du désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) des anciens combattants au sein des Forces armées maliennes (FAMa), a commncé, jeudi dernier, au camp Général Abdoulaye Soumaré de Kidal, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué rendu public sur le site de l’Armée, cette opération a enregistré 22 ex-combattants, qui viendront remplacer numériquement les éléments qui avaient été jugés inaptes sur le plan médical. Le premier à être enregistré est un ancien combattant de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), Moussa Ag Amassara. « C’est un plaisir de voir l’Armée nationale et les autres mouvements signataires de l’accord de paix et de réconciliation se mettre autour de la table pour que notre pays retrouve la paix et la quiétude », a-t-il dit. Une situation qui rassure les acteurs dont le chef de l’antenne régionale de la commission nationale du DDR à Kidal, Abdoul Karim Matafa. Pour ce dernier, cette phase va consister, d’une part, à orienter les éléments aptes à intégrer les FAMa et, d’autre part, à amener les éléments inaptes vers des projets socio-économiques qui permettront leur réinsertion au sein de la société et dans leur communauté respective. En outre, ajoute le communiqué, M. Matafa se dit, également, très satisfait du bon déroulement de l’opération, car n’ayant pas encore rencontré de difficultés pouvant mettre en cause cette phase de rattrapage du DDR accéléré. “Nous estimons honnêtement, poursuit-t-il, que les travaux démarrent dans la sérénité et que tout se passe normalement avec la présence des forces de sécurité et des unités qui doivent recevoir les combattants pour suivre la procédure du DDR”. Les responsables de la commission nationale du DDR, les membres de la section désarmement de la Minusma et de nombreuses autres personnalités ont pris part à cet événement. Pour rappel, cette opération est coordonnée par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à travers sa section régionale du DDR et de la réforme du secteur de la sécurité (DDR/SSR). SS/MD (AMAP)  

Communiqué de presse de la Mission ministérielle de la CEDEAO sur la situation sociopolitique au Mali

Sur instructions du Président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), une délégation Ministérielle s’est rendue au Mali, du 18 au 20 juin 2020 pour une mission de bons bureaux dans le cadre de la situation socio politique du pays. Cette mission s’inscrit dans le cadre des dispositions du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance. La Mission ministérielle a été conduite par SEM Kalla ANKOURAO, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur de la République du Niger, Président du Conseil des ministres de la CEDEAO et compris SEM Ally COULIBALY, Ministre des Affaires Étrangères de la République de Côte d’Ivoire et SEM Geoffrey ONYEAMA, Ministre des Affaires Étrangères de la République Fédérale du Nigéria. SEM Jean Claude Kassi BROU, Président de la Commission de la CEDEAO et le Commissaire Affaires Politiques, Paix et Sécurité, Monsieur Francis BEHANZIN, ont également participé à cette mission. La Mission a bénéficié du soutien du Haut Représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, SEM Pierre BUYOYA et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, SEM Mahamat Saleh ANNADIF. La mission intervient dans un contexte marqué essentiellement par la persistance de l’insécurité qui se manifeste par la récurrence des attaques terroristes et la crispation de la situation sociopolitique. Celle-ci a été principalement créée par l’Arrêt de la Cour constitutionnelle sur les résultats des élections législatives de mars et avril 2020. La CEDEAO voudrait d’abord présenter ses condoléances aux Autorités de la République du Mali et aux familles des soldats des Forces armées et de sécurité du Mali, décédées lors de l’attaque terroriste perpétrée le 14 juin à Bouki-wèrè, dans le secteur de Diabali. La CEDEAO souhaite un rétablissement rapide aux bénédictions et s’incline devant la mémoire de toutes les victimes que connait le pays depuis quelques années. La Mission réitère également le soutien et la solidarité de la CEDEAO au gouvernement du Mali et à la famille de l’Honorable Soumaïla CISSE, président de l’Union pour la République et de la Démocratie, chef de file de l’Opposition, enlevé depuis le mois de mars 2020. Elle invite le gouvernement malien à poursuivre les efforts pour obtenir, sans délai, sa libération. Au cours de son séjour, la délégation ministérielle a été reçue en audience par le Président de la République du Mali, SEM Ibrahim Boubacar KEITA et le Premier ministre, Dr Boubou CISSE. Elle a aussi rencontré les représentants des organisations suivantes: – le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces patriotiques; – l’Imam Mahamoud DICKO et sa délégation; – la Majorité présidentielle au Parlement (EPM); – le Cadre d’actions, de médiation et de veille des confessions religieuses et des organisations de la société civile; – le Réseau des Femmes parlementaires; – la Convergence des Forces Républicaines. En outre, la Mission a rencontré une délégation d’Ambassadeurs accrédités à Bamako (Union Européenne, France, Etats Unis d’Amérique). La mission a noté la convergence de vues de tous les acteurs maliens sur les nombreux défis auxquels le Mali est confronté, notamment le défi sécuritaire, sanitaire (Covid-19) et économique et la nécessité d’œuvrer, de toute urgence, à sortir le pays de la situation actuelle. La mission a rappelé qu’il est donc important d’éviter une autre crise qui engendrerait des complications additionnelles. Tout en rappelant les dispositions pertinentes du Protocole ci-dessus mentionné de la CEDEAO, la Mission invite toutes les parties prenantes à privilégier le dialogue et la concertation comme mode de règlement des différends. La CEDEAO est disposée à se porter garant du respect des décisions et recommandations précisées aux paragraphes 10 et 11 ci-dessous afin de trouver une issue à la crise qui préserve la paix et la stabilité du Mali et de la sous-région. Dans ce contexte, la Mission rappelle l’importance du respect des Institutions de la République, fondement de la stabilité du pays. La Mission note que l’Arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle dans le cadre du contentieux des dernières élections législatives est à la base de la crispation socio –politique actuelle. Elle invite donc le Gouvernement de la République du Mali à reconsidérer les résultats de toutes les circonscriptions ayant fait l’objet de révision par l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle. De nouvelles élections partielles pour les circonscriptions concernées devraient être organisées dans les meilleurs délais. En outre, la Mission insiste spécifiquement sur la nécessité de : a) œuvrer pour le rétablissement d’un climat de confiance renouvelée entre les parties maliennes ; b) éviter la violence comme moyen de règlement de crise et privilégier le dialogue;    c) préserver les Institutions de la République afin de maintenir la stabilité du pays et d’éviter le chaos institutionnel aux conséquences imprévisibles et désastreuses pour la paix et la stabilité du Mali et de la sous-région ; d) mettre en place un Gouvernement consensuel d’union nationale tenant compte des recommandations du Dialogue National Inclusif ; e) accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ; f) poursuivre résolument la mise en œuvre des conclusions du Dialogue National Inclusif ; g) mettre en œuvre les réformes prévues concernant la Constitution et le Code électoral; et h) envisager une relecture des textes régissant la Cour Constitutionnelle. Un mécanisme de suivi de la mise en œuvre des décisions et recommandations ci-dessus sera mis en place avec la participation de la Commission de la CEDEAO. La délégation ministérielle exprime sa profonde gratitude aux Autorités et au Peuple Maliens pour l’accueil chaleureux réservé à la mission. Elle associe à ces remerciements et reconnaissance à la Représentation de l’Union africaine à Bamako et à la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) pour le soutien et toutes les facilités accordées à la Mission. Fait à Bamako, le 19 juin 2020 SEM Kalla ANKOURAO, Président du Conseil des Ministres  

Mouvement du 5 juin : Deuxième vendredi de contestation à Bamako

Par Mohamed Touré Bamako, 19 juin (AMAP) « Non à l’augmentation du prix des engrais », revendique une pancarte tenue par un jeune homme en sueur. C’est une préoccupation relative aux difficultés des agriculteurs. Les slogans du genre sont légion. Comme le 5 juin, date de la dernière sortie, la chaleur suffocante n’a pas découragé les manifestants. Encore moins le coronavirus. Ce vendredi, comme annoncé par les leaders du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur le boulevard de l’Indépendance de Bamako pour réclamer le départ du régime en place. Sous un soleil accablant, toutes les astuces sont bonnes pour s’abriter. Certains manifestants s’aspergeaient d’eau fraîche pendant que d’autres cherchaient des coins d’ombre pour se cacher des rayons de soleil. Des chants, des danses et des multiples va-et-vient agrémentaient la manifestation, pour d’autres groupes. Les vendeurs d’eau, de boissons, de vuvuzela, de teeshirts, ayant aussi investi les lieux, se frottaient les mains. Il en est de même des gérants de multiples parkings improvisés tout autour du boulevard. Depuis la matinée, certains manifestants, parmi les plus déterminés étaient sur place. Comme la fois précédente, un imam a même conduit la prière du vendredi sur le boulevard. A entendre les manifestations, les raisons du mécontentement sont multiples. En plus de l’augmentation du prix des engrais que dénonce le jeune à la pancarte, la question de la corruption, l’insécurité, l’organisation des dernières législatives sont, entre autres, les raisons invoquées par certains manifestants. Ces doléances les ont amenés à répondre à l’appel lancé par plusieurs hommes politiques rassemblées autour l’Imam Mahmoud Dicko. Ces leaders étaient visibles sur une tribune installée pour l’occasion. Des têtes connues de la scène politique étaient sur place. On pouvait apercevoir, entre autres, le Dr Oumar Mariko, Choguel Maiga, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé ou encore Mme Sy Kadiatou Sow. Cheick Oumar Sissoko, cinéaste et ancien ministre de Culture s’est adressé en premier à la foule. Suivi par Issa Kaou N’djim, porte-parole de l’iman Mahmoud Dicko. Les deux ont réaffirmé les raisons de la mobilisation, en proposant aux manifestants d’aller au Palais de Koulouba (présidence) pour l’occasion. Mahmoud Dicko, prenant la parole en dernière position, va calmer les ardeurs. Il demandera que des représentants désignés partent à Koulouba et non toute la foule. Il a rappelé l’engagement pris sur l’honneur de gérer la crise sans dégâts et sans casse. « On ira chez personne pour vandaliser », a-t-il lancé. Plus tard, au retour des émissaires envoyés à Koulouba, sans réponse satisfaisante, l’imam demandera à la foule de rentrer pacifiquement à la maison, en attendant le prochain appel du mouvement. MT/MD (AMAP)  

Gossi : La Force Barkhane et les Fama neutralisent plusieurs combattants terroristes

Gossi, 19 juin (AMAP) Plusieurs combattants terroristes ont été neutralisés et d’importants lots de logistiques découverts entre le 13 et le 14 juin au cours d’une série d’opérations menée par la force française Barkhane et un détachement des Forces de défense du Mali (Fama) dans le secteur de Gossi, région de Tombouction, au nord du pays, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite par la force française dans un communiqué dont nous avons reçu copie. «Une unité de Barkhane, opérant aux côtés d’une section des unités légères de reconnaissance et d’intervention des FAMa de Gossi, alors engagée dans une manœuvre de harcèlement zonal, a détecté un mouvement de groupe armé terroriste dans le Gourma malien», selon le communiqué qui précise que les soldats ont saisi un pick-up, 4 motos, , une grande quantité de matériel de confection d’engin explosif et du matériel de communication. Selon notre source, une autre unité a saisi plusieurs motos et un important lot d’armement à la suite d’échanges de tirs avec un groupe armé djihadiste dans la région d’Amalaoulaou, dans le Liptako Gourma. KM (AMAP)

Crise politique au Mali: La CEDEAO entame une médiation

Bamako, 19 juin (AMAP) Une mission d’information ministérielle de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par le ministre nigérien des Affaires étrangères, Kalla Ankouaro, est arrivée, jeudi à Bamako. La délégation sous régionale, qui comprend aussi le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Brou, le ministre ivoirien des Affaires étrangères , Aly Coulibaly, l’ambassadeur Zubairu Dada.Ministre délégué nigérian aux Affaires étrangères, a d’abord été reçue par le Premier ministre Boubou Cissé. Ensuite, la délégation a rejoint son hôtel où les diplomates de la CEDEAO ont ouvert leur série d’entretiens avec le M5 RFP, mouvement politique né après la manifestation du vendredi 5 juin, regroupant des associations religieuses et des partis politiques de l’opposition, sous la conduite de l’imam Mahmoud Dicko. Ces derniers ont formé une délégation de 5 membres composée des ténors du mouvement. Une heure durant, négociateurs et opposants politiques ont passé au crible la situation. Les uns ont cherché à mieux comprendre les doléances et revendications pendant que les seconds ont essayé de convaincre du bien-fondé de leur révolte. « La CEDEAO n’est pas là en juge mais elle s’évertue à mieux comprendre pour trouver une solution politique », a expliqué à sa sortie, un observateur qui assisté aux échanges. Les médiateurs sous régionaux ont entendu l’imam Dicko, figure emblématique de la contestation. « Les membres de la délégation de la CEDEAO sont venus nous écouter, nous demander les raisons qui nous motivent à demander la démission du président de la République ils veulent savoir su cela va aggraver la situation du pays. Nous avons argumenté avec ces documents que nous leur avons remis. Ils disent qu’ils ont pris bonne note de tout ce que nous leur avons dit. Notre démarche n’est pas contre IBK mais contre son régime », a déclaré, Issa Kaou Djim, le porte parole de l’iman Mahmoud Dicko. La délégation régionale s’est ensuite entretenue avec la majorité présidentielle. Bouclant la série de rencontres avec les acteurs maliens, la délégation de la CEDEAO a eu de longs échanges avec les membres du cadre d’actions, de médiation et de veille des confessions religieuses et organisations de la société civile. Dans la matinée de jeudi, à Niamey, au Niger, le président Issoufou Mahamadou, président en exercice de la CEDEAO, avait reçu en audience la délégation qu’il a dépêchée au Mali, dans le cadre de la résolution de la crise politique que connait ce pays. ‘’L’objet de cette rencontre concerne le Mali où il y a, en ce moment, des défis politique et social, et en tant que Président en exercice de la CEDEAO, le président Issoufou nous a chargés de nous y rendre pour une médiation’’ avait déclaré le diplomate nigérian membre de la délégation. « Nous faisons face à plusieurs défis dans notre sous-région, bien sûr il y a les questions de terrorisme, il y a maintenant la Covid-19 et puis les problèmes sociaux, donc aucun pays ne doit encore ajouter d’autres types de problèmes’ Aujourd’hui, c’est le Mali, demain ce sera un autre pays, et cela va complètement détruire toute notre sous-région, a mis en garde le diplomate nigérian. AC/MD (AMAP)    

Covid-19 au Mali : 16 nouveaux cas enregistrés jeudi portant le total à 1906 avec 1190 guérisons et 107 décès

Bamako, 19 juin (AMAP) Seize(16) nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été enregistrés jeudi au Mali, portant le total à 1906 avec 1190 guérisons et 107 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 16 cas enregistrés jeudi, 1 cas a été découvert à Kéniéba (région de Kayes),10 cas à Tombouctou, 3 cas à Goundam et 2    cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1885 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)          

Une mission d’information ministérielle de la CEDEAO reçue par le PM

Bamako, 19 juin (AMAP)  Une mission d’information ministérielle de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite le président du Conseil des ministres de la CEDEAO, ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaines et des Nigériens de l’Extérieur, Kalla Ankouaro, a été reçue jeudi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP. La délégation comprenait également le président de la commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, ministre ivoirien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur Ally Coulibaly, le ministre délégué aux Affaires étrangères de la République fédérale du Nigéria l’Ambassadeur Zubairu Dada et plusieurs hauts cadres de l’organisation. La mission d’information a été mandatée par le Président nigérien, président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou, afin de s’informer sur les tensions qui secouent actuellement le Mali, pays membre fondateur de l’organisation. La CEDEAO s’appuie en cela sur des instruments juridiques dont le Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance adopté en décembre 2001. Le Premier ministre a saisi l’occasion pour remercier l’organisation sous régionale qui a toujours été aux côtés du Mali depuis l’éclatement de la crise multiforme qui le secoue depuis 2012. La délégation va rencontrer successivement les différents acteurs de la vie politique et de la société civile maliennes impliqués dans cette,  les partis de la majorité présidentielle, le Cadre d’actions, de médiation et de veille des confessions religieuses et des organisations de la société civile.  KM (AMAP)