Restitution des macarons et véhicules de service du Mali : Les opérations se déroulent normalement

Par Aboubacar TRAORÉ Bamako 8 sept (AMAP) Lundi, à l’entrée de l’immeuble abritant direction générale de l’administration des biens de l’État (DGAB), à Hamdallaye ACI 2000, l’ambiance était nettement différente de celle d’un jour ordinaire de travail. Devant le bâtiment, notre chauffeur a eu de la peine à se frayer un passage. La raison ? L’endroit grouillait de monde au point de créer un petit embouteillage dont le caractère inhabituel sera confirmé, sous couvert de l’anonymat, par l’un des vigiles que nous avons croisé à l’entrée principale du bâtiment. Une fois dans l’enceinte de la DGAB, un organigramme géant, visible de loin, nous indique le secrétariat particulier du directeur général, à l’étage. Dans le couloir, nous avons croisé quelques visages connus de la 6è législature de l’Assemblée nationale dissoute. Aucune des personnalités n’accepte de répondre à nos questions sur l’objet de leur présence. Pour le directeur général de l’administration des biens de l’État, l’inspecteur des finances Ousmane Diarra, les opérations d’enregistrement du dépôt des macarons et des véhicules de services se déroulent normalement, aussi bien dans son service, qu’au niveau du Garage administratif pour la réception des véhicules. «Suite au communiqué passé hier (Ndlr, dimanche) à la télévision nationale, nous avons mis en place, depuis ce matin, deux équipes opérationnelles qui vont nous permettre, ici, à la direction générale de procéder à la réception de l’ensemble des macarons que les ex députés vont mettre à notre disposition», a précisé Ousmane Diarra. Il s’agit, non seulement, des macarons concernant les véhicules, mais aussi ceux que les députés arborent. Le directeur général de l’administration des biens de l’État a ajouté que dès lundi, son service a ouvert la liste de l’ensemble des anciens députés qui ont déjà remis ces objets liés à leur fonction. « Commencées lundi, les opérations se poursuivront mardi, conformément au communiqué du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) », a assuré Ousmane Diarra. En ce qui concerne les moyens de locomotion, le patron de l’administration des biens de l’État a souligné que des véhicules des ministres sortants, comme ceux des ex députés sont tous, en cours d’acheminement au Garage administratif. À ce sujet, M. Diarra a rappelé que la GDAB avait, auparavant, réalisé une opération similaire avec les véhicules neufs acquis par l’État. «Au moment où les manifestations étaient en cours, il était très judicieux pour nous de récupérer les véhicules qui se trouvaient au Garage administratif pour les mettre à l’abri», a-t-il dit. Selon notre interlocuteur, cette opération d’anticipation a permis, effectivement, de sécuriser l’ensemble des véhicules neufs de l’État acquis au cours de l’exercice 2019, au niveau du Groupement mobile de sécurité (GMS) de la police nationale. Dans le même état d’esprit, le DGAB a annoncé qu’il va procéder, de la même façon, avec les véhicules des anciens dignitaires, car au niveau du Garage administratif, il n’y a pas suffisamment de places pour les accueillir. Il nous a confié avoir adressé une correspondance au directeur général de la police nationale pour demander que ces véhicules puissent être accueillis au GMS, en attendant les instructions. A notre passage, lundi vers 12h 30mn, au moins cinq anciens députés avaient fait enregistrer le dépôt de leurs macarons portatifs ainsi que ceux pour leurs véhicules. On rappelle que Le CNSP a publié, dimanche, un communiqué appelant les anciens députés et ministres à rendre les macarons et les véhicules de service de l’État mis à leur disposition, au plus tard, mardi, à la direction générale de l’administration des biens de l’État (DGAB).   AT/MD (AMAP)

Examen pour le Diplôme d’études fondamentales : Reporté à une date ultérieure

Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 8 sept (AMAP) L’examen pour l’obtention du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2020, initialement prévu, lundi, pour s’achever mercredi, a été annulé et la session reportée à une date ultérieure et aucun calendrier officiel n’a été annoncé, a constaté l’AMAP. Des candidats se sont présentés dans certains centres d’examen pour apprendre, sur place, avec consternation, le report qui était plus ou moins prévisible, en raison du boycott des activités pédagogiques par les syndicats de l’éducation. Ceux-ci qui exigent l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Nos reporters ont fait le tour des centres d’examen des groupes scolaires «Mamadou Diarra» N° 2 de Médine-Coura, «Bahaben Santara» de Korofina sur la Rive gauche (du fleuve Djoliba qui divise Bamako, la capitale malienne en deux) et le centre d’examen de «Sabalibougou» sur la Rive droite pour jauger la situation. Globalement, les candidats n’étaient pas informés du report de l’examen et se sont présentés, tôt le matin et en nombre, dans les centres d’examen. A Mamadou Diarra N° 2, le portail principal de cet établissement scolaire était grandement ouvert. Les va-et-vient des candidats au DEF attestaient de leur désarroi mais surtout de leur déception à ne pas pouvoir composer. Le président du centre n’était pas sur place encore moins les surveillants. On pouvait, également, constater l’absence des listes des candidats et des numéros devant les salles de classes. La cour de l’établissement était envahie d’eaux stagnantes. Toutes les salles de classes étaient fermées à clé. Au centre d’examen du Groupe scolaire «Bahaben Santara», quelques candidats consultaient leurs noms sur deux listes affichées au tableau. Ces candidats avaient été repartis entre les centres d’examen de Fadjiguila I et II et Koforina I et II. Mais les salles de classes étaient aussi scellées. Dès l’arrivée de certains postulants au centre «Bahaben Santara», un professeur de mathématiques et de physique-chimie se donnait la peine de les orienter vers la liste affichée pour vérification de leurs noms. Le pédagogue s’est empressé de préciser que la liste des candidats a été affichée par simple précaution. Si le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et les syndicats de l’éducation trouvaient un compromis sur l’application de l’article 39, le centre serait déjà prêt à accueillir ses candidats. Quelques élèves avaient commencé à s’exercer, en groupe, certainement pour ne pas oublier certaines notions apprises. A l’exception des vendeuses de nourriture à l’entrée, le centre d’examen du Groupe scolaire de «Sabalibougou» était aussi vide. Rien n’indiquait qu’un examen se tenait en ces lieux. Là où on pouvait constater la présence de candidats, ceux-ci exprimaient, à qui voulait l’entendre, leur mécontentement de ne pas pouvoir faire la session du DEF. «Je m’exerçais à la maison avec ma petite sœur, depuis mars dernier, pour préparer cet examen. J’étais psychologiquement prête pour affronter les épreuves. Mais, à ma grande surprise, j’ai appris que l’examen a été annulé», a déploré Mlle Mariam Dolo, élève de 9è année, gorge nouée et visage triste. SYW/MD (AMAP)  

Mali: Ultimatum de la CEDEAO au CNSP pour désigner un président et un Premier ministre de transition civils, avant le 15 septembre

Bamako, 7 sept (AMAP) Les Chefs d’État et de Gouvernement des États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont exigé, lundi à Niamey, au Niger, que le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) désigne, au plus tard, le 15 septembre 2020, un président et Premier ministre civils pour conduire la Transition au Mali. Les dirigeants des pays membres de l’organisation sous régionale, réunis dans la capitale nigérienne, pour les travaux de leur 57è sommet ordinaire sur l’évolution de la situation malienne, «prennent acte» des consultations inter-maliennes, lancées, samedi, mais décident de maintenir les sanctions prises antérieurement contre le pays. Le président du Niger, Issoufou Mahamadou, président en exercice sortant de la CEDEAO, s’exprimant devant le sommet à Niamey, a déclaré : « Le Mali a plus que jamais besoin de stabilité pour que les aspirations fortes du peuple Malien pour la sécurité et le développement soient pleinement satisfaites. Il est du devoir de notre communauté d’assister les Maliens en vue d’un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques ». MD (AMAP)

Mali : Le CNSP somme les anciens députés et ministres de restituer les véhicules de service

Bamako, 7 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), a invité les anciens parlementaires et ministres à rendre les macarons et les véhicules de service à la Direction nationale des biens de l’État, au plus tard le mardi 08 septembre prochain, selon un communiqué rendu public dimanche soir. Dans sa première déclaration, mercredi 19 août, au lendemain de l’arrestation de l’ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, le CNSP a promis « de redresser le pays en luttant contre la corruption ». AT/MD (AMAP)

Mali : Un bus saute sur une mine et fait plusieurs blessés à Gao (Nord)

Bamako, 7 sept (AMAP) Les populations de Gao ont été réveillées, tôt lundi matin, par une forte déflagration qui s’est produite quand un bus de transport en commun a sauté sur un engin explosif improvisé, aux environs de 6 heures, non loin du village de Kadji, à 15 km de Gao. Le véhicule quittait Gao, dans le Nord, pour Bamako, la capitale du Mali, Selon des témoins, l’explosion n’a pas provoqué de perte en vie humaine. Néanmoins, un premier bilan fait état de plusieurs blessés, tous admis à l’hôpital régional de Gao. MT/MD (AMAP)

Crise scolaire au Mali : Des élèves marchent contre « l’année blanche »

Bamako, 7 sept (AMAP) Plusieurs élèves ont marché, lundi, à Bamako, duu Palais de la culture Amadou Hampaté Ba en destination du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour réclamer la tenue des examens de fin d’année, a constaté l’AMAP. Sur les affiches des jeunes marcheurs, on pouvait lire les slogans comme :  » Nous réclamons nos examens » et « Non à l’année blanche ». La porte parole du Comité des élèves maliens aux examens (CEME) a indiqué que cette marche est le témoignage de leur souffrance liée à la crise qui paralyse l’école malienne. Les manifestants ont remis une Déclaration au secrétaire général du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, Kinane Ag Gadeda, Ce dernier leur a indiqué que des efforts sont en cours pour la résolution de la crise scolaire. Le secrétaire général du ministère en charge de l’Education nationale a, également, promis que l’année sera sauvée. MD/MD (AMAP)

57è sommet de la CEDEAO à Niamey : Le président nigérien demande au CNSP d’« aider à aider le Mali »

Bamako 7 sept (AMAP) « La junte militaire doit nous appuyer à aider le Mali. Nous fondons l’espoir qu’elle répondra favorablement aux mesures prises par notre communauté. D’autres partenaires stratégiques du peuple malien fondent le même espoir. Ne les décevons pas. », a déclaré, lundi, à Niamey, le président en exercice la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le président nigérien Issoufou Mahamadou S’exprimant devant les Chefs d’État et de Gouvernement des 15 États membres de la CEDEAO réunis\ dans la capitale du Niger pour les travaux de leur 57è sommet ordinaire, avec comme point d’orgue de leur agenda la situation politique, sécuritaire et économique de la sous-région et l’évolution de la situation au Mali, Issoufou Mahamadou a rappelé les décisions prises par la CEDEAO lors des trois sommets virtuels sur ce pays. Le président du Niger, a ajouté : « Le Mali a plus que jamais besoin de stabilité pour que les aspirations fortes du peuple Malien pour la sécurité et le développement soient pleinement satisfaites. Il est du devoir de notre communauté d’assister les Maliens en vue d’un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques ». À la situation malienne, s’ajoute l’examen des rapports sur l’état de la Communauté, le plan d’action pour la sécurité régionale, le programme de coopération monétaire de la CEDEAO et la situation de la Covid-19. Ce Sommet sera, également, l’occasion d’élire le nouveau Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la communauté régionale. À l’ouverture des travaux, dans la matinée, le président en exercice, Issoufou Mahamadou, a rappelé les domaines sur lesquels il a mis l’accent durant son mandat. Notamment la sécurité régionale, la consolidation des institutions démocratiques et l’intégration économique. Sur la question de la monnaie unique, Issoufou Mahamadou a souligné la modification de l’agenda, précisant que le présent sommet doit prendre en considération cette situation et élaborer une nouvelle feuille de route. « L’occasion sera mise à profit pour clarifier la controverse née de l’annonce du lancement de l’Eco, la nouvelle monnaie, par les pays membres de l’UEMOA », a-t-il ajouté. Par ailleurs, Selon le président nigérien, de manière plus générale, le sommet doit définir les orientations nécessaires pour l’élaboration d’un plan régional de relance économique post COVID-19 car, a-t-il dit, tous les programmes ont été frappés négativement par la COVID-19. Cette 57è sommet a vu la désignation du président ghanéen Nana Akufo-Addo, comme nouveau Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, en remplacement du Président Mahamadou Issoufou. TC/MD (AMAP)    

Militaires morts à Guiré : L’hommage de la Nation

Bamako, 7 sept (AMAP) Le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goïta, a présidé, dimanche, sur la place d’arme de Kati, la cérémonie des funérailles collectives des dix militaires du Groupement tactique interarmes (GTIA) Waraba tués, jeudi, lors d’une attaque terroriste à Guiré, Cercle de Nara, dans le Centre du Mali. A travers les autorités militaires et les secrétaires généraux de différents départements ministériels, la nation malienne a rendu un vibrant hommage « à ces vaillants soldats tombés au champ de l’honneur ». A la fin de la cérémonie, le président du CNSP et sa délégation se sont rendus au chevet des soldats blessés admis à l’hôpital de Kati. On rappelle que, lors de cette même attaque, les forces armées nationales ont abattu plus d’une vingtaine de terroristes. L’information a été confirmée par l’Armée dans un communiqué. OD/MS/MD (AMAP)

Macina fait le point des dégâts des pluies diluviennes dans le cercle

Macina, 7 Septembre (AMAP) Le Comité local de veille et de Gestion des catastrophes s’est réuni mercredi dernier à Macina, sous la présidence de l’adjoint du préfet de cercle, Tiemoko Diaguri Magassa, a constaté l’AMAP. Il s’agissait de faire le point du sinistre causé par les fortes pluies de ces derniers temps dans les différentes localités du Cercle. Il a été constaté que de fortes pluies ont causé d’importants dégâts sans perte en vie humaine, dans les localités de Tongué, Tongolo-coura, N’Golomazana, Saboula, Kolongo, Niaro et N’Gomidjila. A cet effet, il a été enregistré, 1191 personnes sinistrées, 307 maisons détruites,132 Latrines effondrées, 7 puits endommagés et 3 cimetières inondés. A l’issue de la rencontre, les participants ont recommandé entre autres, la création, d’une Unité de Sapeurs-Pompiers basée à Macina, l’interdiction des constructions dans les bas-fonds, l’utilisation de l’eau potable par les ménages et strict respect des mesures barrières en ce temps de la COVID-19. AOK/KM (AMAP)

Concertation nationale : Ambiance !!!  

Par Issa DEMBELE Bamako, 7 sept (AMAP) L’atelier de validation des termes de référence de la concertation nationale fut un véritable cadre d’échanges, très animé voire quelquefois agité. Diatribes contre le régime déchu, chauvinisme en bandoulière, propos conciliateurs… il y avait de l’ambiance samedi au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Champions auto-proclamés du changement, anciens dignitaires du pouvoir déchu, citoyens neutres mais engagés pour l’avenir du pays… chaque catégorie de participants s’est fait violence pour se parler, après quelques moments de frictions. Les Maliens ont fait la démonstration que malgré les clivages, souvent très profonds, ils étaient capables d’échanger pour le bien du pays. Les organisateurs de l’atelier de validation ont pu se rendre compte que réunir nos compatriotes, moins d’un mois après la chute du président Keïta, n’était pas sans risque de dérapages. Mais au bout, le pari de mener des discussions fécondes a été gagné ! Même si ce ne fut pas facile par moments. Des participants ont échangé parfois des amabilités dans les couloirs du CICB et au sein des différents groupes de travail. Ce qui n’a pas empêché toutes les sensibilités de s’exprimer librement et de proposer ce qu’elles estimaient utiles pour parvenir à des termes de référence qui prennent en compte les préoccupations de l’ensemble du peuple. Quasiment toutes les interventions tendant à améliorer le document étaient acceptées, pourvu qu’elles ne fassent pas référence à l’ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. L’évocation du nom de l’ex chef de l’État suffisait parfois à faire sortir certains jeunes du M5-RFP de leurs gonds. Des intervenants l’ont appris à leurs dépens. Au niveau du groupe n° 4 par exemple, les travaux ont été interrompus lorsqu’un intervenant s’est présenté comme étant le président du Mouvement Mali-IBK. Les organisateurs ont dû intervenir pour calmer les tensions. Et le groupe n° 3 a connu la même scène de remue-ménage, quand un ancien député a essayé de proposer une méthodologie de travail. Tout au long de la journée, les jeunes du M5-RFP ont tenu à démontrer que la transition en vue est d’abord leur «affaire». Pour eux, ce Mouvement est le seul partenaire crédible du CNSP et doit, à cet effet, jouer un rôle de premier plan dans le processus de changement que devrait impulser cette transition. Toutes choses que les experts leur concèdent implicitement dans le projet de TDR, en mettant en exergue les manifestations populaires qui ont amené les « militaires à prendre leurs responsabilités». Ainsi, tous les acteurs qui s’étaient affichés en fervents défenseurs de l’ancien chef de l’État, étaient plus ou moins considérés comme des «faux patriotes pour avoir assisté, sans broncher, à la descente aux enfers du pays», selon Youssouf Sangaré, un jeune se réclamant du M5-RFP. Il faisait partie de ceux qui ont mis en mal le dispositif de sécurité du CICB pour filtrer les entrées. «On ne peut pas nous empêcher de participer à cet atelier, sous prétexte qu’on ne dispose pas d’invitation ou d’accréditation. Et qu’au même moment, des anciens ministres du régime déchu sont acceptés», a-t-il soutenu. Cet acte était le début du déploiement d’une stratégie de forcing qui leur permettra, par la suite, de prendre la tête de certains groupes de travail, notamment le n° 3. «Allons-y dans une autre salle», se chuchotaient certains jeunes du Mouvement après avoir réussi à faire élire (par vote) Dr Mahamadou Konaté comme président de ce groupe. La volonté affichée était de placer leurs militants à la tête des cinq groupes de travail mis en place. Ces agitations ont retardé le démarrage des travaux dans certains groupes. À 13 heures 10 minutes, les salles n° 3 et 1 n’avaient pas encore commencé les travaux, alors que les n° 4 et 5 étaient déjà dans le vif du sujet. Au même moment, des délégués cherchaient encore désespérément un groupe à intégrer. ID/MD (AMAP)