Chambre criminelle de la Commune IV : la première session ouverte sous le signe de la célérité et du respect des droits

Bamako, 19 mai (AMAP) La première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako s’est ouverte, mardi, à Hamdallaye, en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, marquant une étape majeure dans la réforme de la justice pénale malienne, a constaté l’AMAP. Cette session, qui se poursuivra jusqu’au 27 mai prochain, intervient après la suppression des cours d’assises et l’institution des chambres criminelles au sein des tribunaux de grande instance afin de rapprocher davantage la justice des justiciables et réduire les délais de traitement des affaires criminelles. Dans son discours d’ouverture, le président du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV, Niambé Michel Kéné, a qualifié cette journée de «date historique pour la justice malienne», estimant que cette réforme constitue «l’une des innovations majeures du nouveau Code de procédure pénale». «Les chambres criminelles des tribunaux de grande instance sont accueillies avec un grand ouf de soulagement pour laisser place à une justice moderne, efficace, respectée et respectable», a-t-il déclaré. Le magistrat a salué l’implication du ministère en charge de la Justice dans les réformes engagées depuis 2022, affirmant que les innovations apportées au Code pénal et au Code de procédure pénale offrent «des solutions concrètes aux difficultés liées à la lenteur et à la lourdeur» du système judiciaire. Selon lui, huit affaires impliquant douze accusés détenus sont inscrites au rôle de cette première session. Les dossiers portent notamment sur des faits d’assassinat, de meurtre, de coups mortels, de pédophilie, de viol, de vol qualifié, d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’armes à feu, d’enlèvement et de séquestration. «Toutes ces infractions ont pour dénominateur commun une volonté constante dans la commission des faits et la connaissance, par leurs auteurs, du caractère répréhensible de leurs actes», a souligné le président du tribunal. Il a, toutefois, insisté sur le respect strict des principes fondamentaux du procès pénal. «La présomption d’innocence reconnue à tout accusé aussi longtemps qu’il n’aura pas été déclaré coupable» ainsi que «le droit pour chaque accusé d’être assisté d’un avocat» doivent demeurer des garanties essentielles, a-t-il rappelé. Prenant la parole à son tour, le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune IV, Elhadi Idrissa Hamidou Touré, a estimé que la réforme judiciaire visait avant tout à garantir «une justice plus efficace et plus proche des citoyens». «Le rôle du président n’est pas seulement de trancher des litiges, mais aussi de veiller au respect du principe du délai raisonnable», a-t-il déclaré. Avant de déplorer les lenteurs liées à certaines enquêtes et instructions judiciaires. Le procureur a également appelé à une utilisation prudente de la détention provisoire. «La détention provisoire doit être ordonnée avec une grande prudence et bien réfléchie ; on ne doit pas en faire un réflexe systématique», a-t-il insisté. Selon lui, la justice doit préserver à la fois les droits de la défense et ceux des victimes. «La recherche de la vérité exige impartialité et rigueur», a-t-il affirmé, ajoutant que «la présomption d’innocence doit rester inviolable». Le bâtonnier Souleymane Soumountéra a, pour sa part, salué une réforme qui permettra de rapprocher la justice des populations et de réduire l’engorgement des maisons d’arrêt. «En confiant une part du contentieux criminel aux chambres criminelles des tribunaux de grande instance, le législateur a choisi la proximité, la continuité et la rapidité», a-t-il expliqué. Le représentant du Barreau malien a estimé que cette décentralisation constituait «une victoire pour les droits», notamment en matière de jugement dans des délais raisonnables. Il a également mis en garde contre les dérives du «tribunal médiatique» à l’ère numérique, rappelant que «l’opinion publique ne doit pas juger avant la fin de l’enquête préliminaire». Le rôle d’audience de cette première session comporte notamment des affaires de vol qualifié, d’association de malfaiteurs et de détention illégale d’armes à feu. KD/CMT (AMAP)
Zone Niono : la caisse Nyesigiso réalise un résultat estimé à 66 millions FCFA en 2025

Niono, 17 mai (AMAP) – La caisse Nyesigiso zone de Niono a tenu, samedi, son assemblée générale annuelle exercice 2025 dans la salle de conférence de l’Office du Niger, sous la présidence du 4e adjoint au maire de la Commune urbaine de Niono, Tiécoro Sogodogo, en présence des sociétaires des six agences, des représentants de la Direction générale, des directions de zone de Markala, Bla et Ségou, ainsi que des autorités traditionnelles et religieuses, a cobstaté l’AMAP. La rencontre a porté sur la présentation et l’adoption des rapports d’activités et des comptes 2025, l’exécution du budget 2025, le budget prévisionnel 2026, la présentation des produits Syscofop et le renouvellement des mandats des organes. Les différents rapports ont été adoptés par les participants. La caisse Nyesigiso zone Niono a enregistré un résultat de 66.676.921 FCFA, soit un taux de réalisation de 358%. Ce qui la place au deuxième rang des caisses Nyesigiso du Mali. L’assemblée a également procédé au renouvellement des mandats de trois membres du Conseil d’administration, d’un membre du Comité de crédit et d’un membre du Comité de surveillance. Mme Suzanne Dembélé et Drissa Cissé, membres sortants, ont reçu des attestations de reconnaissance pour services rendus. Intervenant à l’ouverture, le chef de village de Niono, Boubacar Samaké, a salué le rôle de la caisse dans le cercle. Le président du Conseil d’administration, Boukari Goro, a demandé la mobilisation de l’épargne et le remboursement des crédits. Le 4e adjoint au maire a, pour sa part, souligné l’importance de la microfinance dans le développement économique et la lutte contre la pauvreté. Le représentant de la Direction générale, Boubacar Ouédraogo, a rappelé que Nyesigiso existe depuis 35 ans et est membre de la Confédération des Institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CIF). MS/CMT (AMAP)
FEMAFOOT : le projet du COMEX expliqué aux Aigles

Cette vision est axée sur le développement, l’innovation, la transparence et la réconciliation Bamako, 18 mai (AMAP) – Le président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Mahazou dit Baba Cisset, séjourne à Paris en compagnie du 1er vice-président Bassala Touré. Les deux responsables ont tenu lundi une séance de travail avec plusieurs cadres de la sélection nationale des Aigles du Mali, en présentiel et par visioconférence, a appris l’AMAP via un communiqué. La rencontre a regroupé notamment Hamari Traoré, Amadou Haïdara, Néné Dorgeles, Mamadou Sangaré et Kamory Doumbia. Djigui Diarra, Mamadou Samassa, Aliou Dieng, Lassine Sinayoko, Lassana Coulibaly et Mohamed Camara ont participé par visioconférence. Le Team manager de la sélection, Samba Sow, a également pris part aux échanges. Selon le communiqué de la FEMAFOOT, cette réunion intervient près d’un mois après l’élection du nouveau Comité exécutif. Elle vise à renforcer la place des joueurs dans la nouvelle dynamique de la sélection nationale. Les discussions ont, à cet effet, porté sur la situation du football malien, les conditions de travail au sein des Aigles ainsi que le projet du COMEX axé sur le développement, l’innovation, la transparence et la réconciliation. Les participants ont aussi évoqué les difficultés liées à la communication, à l’organisation des voyages et à la logistique. En marge de ce séjour, Mahazou dit Baba Cisset a rencontré l’ancien international malien Mohamed Lamine Sissoko, nommé le 14 mai 2026 conseiller chargé de l’international. Le président de la FEMAFOOT lui a remis officiellement sa décision de nomination. Le communiqué précise que cette désignation traduit la volonté du COMEX de renforcer sa présence sur la scène internationale en s’appuyant sur l’expérience d’anciens joueurs des Aigles du Mali. CMT (AMAP)
Actualité : La crise au Moyen-Orient menace des dizaines de millions d’emplois dans le monde, selon l’OIT

Bamako, 19 mai (AMAP) La crise au Moyen-Orient fait peser une menace croissante sur l’emploi et les revenus à l’échelle mondiale, avec un risque de destruction équivalant à 38 millions d’emplois à temps plein d’ici 2027, avertit l’Organisation internationale du Travail (OIT) dans un rapport publié lundi. Selon l’organisation, la hausse des prix de l’énergie, les perturbations des routes commerciales et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement découlant du conflit régional exercent une pression croissante sur les marchés du travail bien au-delà du Moyen-Orient, dans un contexte mondial déjà fragilisé par une croissance faible et des déficits persistants de travail décent. Dans un scénario illustratif, l’OIT estime qu’une hausse d’environ 50 % des prix du pétrole par rapport à leur niveau moyen du début de l’année 2026 provoquerait une contraction des heures de travail mondiales de 0,5 % en 2026, puis de 1,1 % en 2027 — soit l’équivalent de 14 millions, puis 38 millions d’emplois à temps plein perdus. Les revenus réels du travail reculeraient en parallèle de 1,1 %, puis de 3 %. « Au-delà de son coût humain, la crise au Moyen-Orient n’est pas une perturbation de courte durée. C’est un choc lent et potentiellement durable qui transformera progressivement les marchés du travail », a déclaré Sangheon Lee, économiste en chef de l’OIT et auteur du rapport. Les États arabes et la région Asie-Pacifique sont identifiés comme les zones les plus vulnérables, en raison de leur forte dépendance aux flux énergétiques du Golfe, aux routes maritimes et aux migrations de main-d’œuvre. Dans un scénario de forte escalade, les heures de travail dans les États arabes pourraient chuter jusqu’à 10,2 %, un recul supérieur à celui enregistré durant la pandémie de Covid-19. Le rapport pointe également les effets sur les travailleurs migrants et les économies tributaires des transferts de fonds. Les recrutements vers les pays du Golfe ont fortement ralenti dans plusieurs pays d’origine, tandis que les rapatriements s’accélèrent sous l’effet des tensions sécuritaires et du ralentissement économique régional. Face à ces risques, l’OIT appelle les gouvernements à mettre en place des politiques de protection centrées sur l’emploi, les revenus et les conditions de travail, en ciblant en priorité les travailleurs informels, les migrants, les réfugiés et les petites entreprises. OS/KM (AMAP)
Santé : l’OMS préoccupée par la progression de l’épidémie d’Ebola en RDC

Bamako, 19 mai (AMAP) Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré mardi « profondément préoccupé par l’ampleur et la rapidité » de l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC), annonçant la convocation d’un comité d’urgence chargé de proposer des recommandations temporaires. S’exprimant lors de la deuxième journée de l’assemblée annuelle des États membres de l’OMS, le responsable onusien a indiqué que cette instance examinera les mesures à prendre face à l’évolution de la situation sanitaire dans le pays. Cette annonce intervient deux jours après que l’épidémie a été classée au niveau d’« urgence internationale », soit le deuxième niveau d’alerte le plus élevé après celui d’urgence pandémique. Selon le ministre congolais de la Santé, Samuel Roger Kamba, le bilan de l’épidémie s’élève désormais à environ 131 décès. Il a également indiqué que quelque 513 cas suspects font actuellement l’objet d’un suivi sanitaire. Les précédentes données officielles faisaient état de 91 morts liés à la résurgence actuelle de la maladie. Face à cette situation, les États-Unis ont annoncé lundi un renforcement des contrôles sanitaires à leurs frontières pour les voyageurs en provenance des zones touchées en Afrique. Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont également fait savoir qu’une restriction temporaire serait appliquée à l’attribution de visas pour les personnes ayant récemment séjourné dans les régions concernées. Par ailleurs, Tedros Adhanom Ghebreyesus a évoqué le foyer d’hantavirus détecté à bord du navire de croisière MV Hondius. Il a précisé que les 27 personnes présentes à bord ne présentaient toujours aucun symptôme. Le directeur général de l’OMS a toutefois indiqué que l’organisation continuait d’évaluer le risque mondial lié à l’hantavirus comme étant « faible ». La République démocratique du Congo fait face à une résurgence de l’épidémie d’Ebola dont le bilan humain continue de s’alourdir. La situation a conduit l’OMS à relever son niveau d’alerte en classant l’épidémie au rang d’« urgence internationale ». Dans ce contexte, plusieurs pays ont commencé à adopter des mesures de prévention visant à limiter les risques de propagation transfrontalière, notamment par le renforcement des contrôles sanitaires aux points d’entrée. OS/KM(AMAP)
Actualité : Le Niger et la Chine signent plusieurs accords dans le secteur pétrolier

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Niger et la Chine ont signé, lundi à Niamey, plusieurs protocoles d’accord dans le secteur pétrolier, marquant une relance de leur coopération après des tensions liées à la révision des accords encadrant l’exploitation du pétrole nigérien, rapporte le média d’état nigérien lesahel.org. Le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, a indiqué avoir présidé la cérémonie de signature de ces accords avec les partenaires chinois du Niger. Selon lui, cette étape « marque une nouvelle dynamique » dans les relations entre les deux parties. « Ces accords traduisent des avancées majeures pour le Niger, notamment la réduction significative des coûts de transport du pétrole brut à travers le pipeline d’exportation, générant des économies substantielles pour l’État », a déclaré le chef du gouvernement dans un message publié sur sa page Facebook. D’après les termes annoncés, le coût du transport du pétrole brut nigérien via le pipeline d’exportation sera ramené de 27 à 15 dollars par baril. Selon l’Agence nigérienne de presse, cette réduction permettra au Niger de réaliser plus de 106 millions de dollars d’économies par an. Les accords prévoient également une participation accrue du Niger au sein de la société WAPCO, chargée de la commercialisation du pétrole brut sur le marché international. Le pays détiendra désormais 45 % des actions de cette société, alors qu’il ne disposait jusque-là d’aucune participation effective. Ali Mahamane Lamine Zeine a également indiqué que les revenus tirés des exportations pétrolières seront rapatriés afin de contribuer au renforcement de l’économie nationale et des institutions du pays. Les nouveaux protocoles ouvrent en outre la voie à de nouveaux investissements dans les projets pétroliers de Dinga Deep et d’Abolo-Yogou. Les autorités nigériennes ambitionnent ainsi de porter la production nationale à 145 000 barils par jour d’ici à 2029. Le Niger exploite le pétrole du bloc d’Agadem, situé dans la région de Diffa, depuis 2011 en partenariat avec la China National Petroleum Company (CNPC). La production initiale était de 20 000 barils par jour. En 2024, la production a atteint 90 000 barils quotidiens, permettant au pays de commencer l’exportation de son pétrole brut sur le marché international grâce à un oléoduc d’environ 2 000 kilomètres construit par la CNPC entre Agadem et le port béninois de Sèmè-Podji. La signature des nouveaux accords intervient ainsi dans un contexte de normalisation des relations entre Niamey et ses partenaires chinois dans le secteur pétrolier. OS/KM(AMAP)
Culture : L’appel est lancé pour la 15ème édition des Rencontres africaines de la Photographie

Bamako, 19 mai (AMAP) La 15è édition des rencontres africaines de la photographie se tiendra du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 à Bamako et les candidatures restent ouvertes jusqu’au 20 juin prochain. La présente ambitionne de faire de la photographie un outil de résistance, de créativité et de transformation des imaginaires et valoriser les récits de l’Afrique authentique. La cérémonie officielle de lancement a été présidée jeudi dernier à la Maison africaine de la photographie, par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé en présence de la directrice artistique de l’événement, Mme Armelle Dakoua et le délégué général des Rencontres El hadj Amadou Diop. Étaient aussi présents les anciens directeurs des Rencontres, des membres du Conseil national de Transition, des diplomates accrédités au Mali et plusieurs auteurs de la photographie. Le thème retenu pour cette édition est sous la « Réfabulation » qui consiste à réinventer les récits africains à travers l’image, la créativité et le dialogue des cultures. Le ministre Daffé a noté l’engagement du Président de Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta et le Chef du gouvernement pour l’organisation de cet événement majeur de notre pays. Il a invité les artistes à la « Réfabulation », faire le récit d’une Afrique engagée et réécrire le nouveau récit du continent, à travers les images. Il a salué la direction artistique et invité les artistes à participer massivement en vue de faire Bamako un véritable pôle d’attraction de la création contemporaine. Mme Armelle Dakoua a présenté le thème : «Refabulation», qui invite les artistes africains et de la diaspora à réinventer les récits à travers l’image et la photographie contemporaine. Elle a remercié Mamou Daffé avant de soutenir que l’événement demeure le principal rendez-vous international dédié à la photographie africaine contemporaine depuis plus de 30 ans. Elle a annoncé une programmation culturelle ambitieuse dans plusieurs espaces de Bamako ainsi que l’ouverture officielle de l’appel à candidatures destiné aux artistes photographes, vidéastes et plasticiens du continent africain et de sa diaspora. Le délégué général a remercié le ministre pour la confiance placée en sa personne. « Après ma nomination, je me suis posé deux questions à savoir : Quelle biennale voulons-nous et quelle biennale pouvons-nous dans le contexte actuel»? Il a enfin exprimé sa détermination pour la réussite de la présente édition malgré le contexte de notre pays. Le directeur général de la MAP, Tidiane Sangaré a surtout évoqué le rôle que joue son institution dans la réalisation des expositions. Il a remercié le ministre et exprimé sa disponibilité pour la réussite des Rencontres africaines de la Photographies qui demeurent l’une des missions majeure de sa structure. AS/KM (AMAP)
Musique : Le Mystère Jazz et le Diaba Régional, des mystères de la Cité des 333 Saints

Tombouctou, 19 mai (AMAP)Avec l’avènement des instruments modernes de musique, il y a eu la formation des groupes de musique appelés orchestres. C est ainsi que les 1eres formations orchestrales du Mali ont été le Mystère jazz de Tombouctou, le Kanaga de Mopti, le Super Biton C’était sous le régime de Modibo Keita. Le Mystère Jazz, un orchestre qui a fait la fierté des Tombouctiens Dans son élan patriotique, l’Etat a encouragé cette politique culturelle visant à revaloriser notre riche patrimoine culturel. Le Mystère jazz de Tombouctou de 1960 à 1970 a joué un rôle important dans la diffusion des rythmes songhaï, arabe, touareg, peulh entre autres. Il interprète le folklore de ces ethnies ci-dessus citées en le transposant sur les instruments modernes de musique (guitare, saxophone, trompette, percussion entre autres) associé souvent aux instruments traditionnels (luth, violon, flute, kolo, toubal entre autres). Le Mystère jazz de Tombouctou est connu pour ses mélodies sahéliennes et désertiques, les influences touarègues et sonrhaï, des chants et danses inspirés de la poésie traditionnelle et des récits historiques de Tombouctou. le Mystère Jazz devient le Djaba régional en 1980 Il faut rappeler que le Mystère jazz a participé à toutes les semaines et biennales de la jeunesse du Mali au compte de la région de Gao dont relevait et à de nombreux festivals. Cet orchestre qui a fait la gloire et la fierté de Tombouctou devient le Djaba régional en 1980 à la faveur du nouveau découpage qui a créée la région de Tombouctou en 1978. Parlant de l’orchestre, certains anciens musiciens et followers que nous avons, se rappellent des titres phares comme Apolo, Lalliyoro, Tarikh, Idjé, Djaanba Sibori, Teydou Houma entre autres. M. Ousmane Chirfi ancien musicien des années 1970 se rappelle encore de Hamidou Maiga, Badou chirrfi, Tijani ould Alhousseyni, Baba Téndé, Baba Napoléon, Baba Abocar Bellé, Youssouf Traoré, Cheikna Sidi, Sidi Bouhaya, Hasseye Sarré, Kalifa Djitteye, Ag Milili, Bocar Hamdalahy, entre autres. La plupart de ces musiciens de leur vivant ont préparé la relève. Le Djaba régional chantait aussi en dogon, senoufo, bobo, Soninké Le Djaba régional a continué a vulgarisé la culture de la région et du Mali en interprétant même des chansons dogon, senoufo, bobo, Soninké. Certaines radios de la place jouent encore les anciens titres. On se rappelle encore comme hier, sur son initiative personnelle, le Djaba est passé partout dans les villages et hameaux pour precher la paix et la cohesion sociale (de Léré à Ndaki frontières du Burkina). Certains anciens musiciens sont encore en vie, entre autres Ousmane Chirfi, Ag Milili, Chabane Barka, Albakaye Adiawiakoye, Sidna Moulaye, Moulaye Sayah. Les anciens se rappellent encore du prestigieux titre remporté lors du festival Kibaru à Bamako. Une pensée pieuse pour les chanteurs Chaibani Kattra, Abou Bouya, Abba Tandina, Khaira Arby, kiya Maouloud Coulibaly, Elhaj Mahalmadane, Bocar Hammedalahi, Maman Touré. De nos jours, de l’orchestre, il ne reste que le nom. Au moment des biennales, on fait une sélection des artistes pour représenter la région. Les petits groupes de musique, la technologie, l’IA ont fortement ébranlé les orchestres modernes. MS/KM (AMAP)
Youwarou : consommation de l’eau du sachet dans le Delta Central du Niger, une aubaine pour les populations

Youwarou, 19 mai (AMAP) Au cœur du Delta central du Niger, sur les périphéries du Lac Débo, les ruraux achètent cher le sachet d’eau potable, a constaté l’AMAP. L’unité du sachet d’eau est vendu à 50 f CFA au frais contre 25 f CFA non frais .C’est une mode de payer le sachet d’eau potable ou disons bien un changement de comportements des cultivateurs, des Eleveurs, des pêcheurs et faucheurs de bourgou s’entremêlant à cause de leurs activités quotidiennes tout autour du Lac Débo. La consommation de l’eau potable par les riverains du fleuve Niger est, de nos jours, une réalité dans le cercle du grand lac Débo, Youwarou. Grâce à la sensibilisation des autorités maliennes sur la consommation de l’eau du fleuve pouvant engendrer beaucoup de maladies comme le choléra, l’eau du fleuve se consomme de moins en moins en tant que boisson. Le Mali a connu de nombreux cas de choléra, en 1970, 1971, 1984,1985, 1995,1996, 2001, 2002,2003, 2004. A partir de 2001, les épidémies de choléra ont été constantes et non pas épargné la région du centre, Mopti. Les populations étaient soumises à des mesures strictes d’hygiène dont l’interdiction de la consommation de l’eau du fleuve sans traitement. Conscient de ces réalités, Youwarou a obtenu son adduction d’eau potable en 1999 avec 18 bornes fontaines au démarrage pour le chef-lieu du cercle. Actuellement, le nombre a atteint 31 bornes avec la naissance de 4 unités d’eau potable. Après usage, les sachets sont, le plus souvent, jetés en plein air dans les rues, les marchés, les aires de jeux des enfants et des adolescents. La population de Youwarou qui est de 106 768 habitants répartie entre 182 villages pour 7 communes rurales s’étendant sur 7 139 km2 dans le Delta intérieur du Niger, vit surtout de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche. Toutes les activités quotidiennes des paysans nécessitent l’usage des eaux de surface (fleuve, lac) d’où des risques d’épidémies de maladies liées à l’eau. Le changement de comportement ou l’abandon de l’eau du fleuve au profit du sachet d’eau potable est aujourd’hui est perceptible même au niveau des Bozos pêcheurs. Nous assistons à un conflit de générations, tendant à s’émousser avec la multiplication des canaux de communication et le progrès notoire de la scolarisation des 2 sexes. Certaines vieilles personnes, pour des considérations religieuses, soutenaient que les eaux de surface sont régulièrement nettoyées par des anges, donc elles ne présentent aucun danger pour l’homme. D’autres personnes, par contre, pour des mesures sanitaires, comprennent aisément que de nombreux microbes nuisibles pullulent dans les eaux de surface que nous utilisons tous les jours. Le sachet d’eau potable n’est donc plus un lux dans le cercle du grand lac Débo mais une aubaine pour les communautés. SC/KM (AMAP)
San : 376 candidats prennent part aux épreuves écrites du CAP

San, 18 mai (AMAP)– À San, 376 candidats dont 156 filles composent dans deux centres, l’Institut de formation professionnelle (IFP) et l’Institut de formation Django Tounkara (IFDT) dans le cadre des épreuves écrites pour l’obtention du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) session 2026, a cobstaté l’AMAP. Les épreuves ont été lancées ce lundi par le gouverneur de la Région de San, le Colonel-major Ousmane Sangaré. C’était à l’IFP de San, en présence du directeur de l’Académie d’enseignement de San, Cheick Haïdara, du préfet du Cercle de San, Souleymane Tembély, ainsi que du maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra. Les candidats sont répartis dans cinq filières : employé de bureau, aide-comptable, électricité, maçonnerie et dessin bâtiment. Avant le début des épreuves, le gouverneur a encouragé les candidats et rappelé l’importance de la formation professionnelle pour le développement national. NC/CMT (AMAP)

