Niger : une nouvelle société d’uranium créée après la nationalisation de la SOMAÏR

Bamako, 20 mai (AMAP) Le gouvernement nigérien a annoncé, lundi, la création d’une nouvelle société publique d’exploitation de l’uranium, baptisée « Teloua Safeguarding Uranium Mining Company » (TSUMCO SA), marquant une nouvelle étape dans la rupture entre Niamey et l’opérateur français ORANO. Dans un communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres, le gouvernement a indiqué que « la Société « Teloua Safeguarding Uranium Mining Company », en abrégé TSUMCO SA, est créée en lieu et place de la Société des Mines de l’Air nationalisée [SOMAÏR SA] ». Selon la même source, l’ensemble du patrimoine de la SOMAÏR, transféré à l’État après sa nationalisation, est désormais dévolu à la nouvelle société. Le gouvernement a précisé que l’appellation « Teloua » fait référence à une nappe aquifère souterraine située dans la zone d’Arlit, où étaient implantées les installations de la mine COMINAK, exploitée par Orano/Areva entre 1978 et 2021. Les autorités nigériennes affirment que cette exploitation a eu « des impacts dramatiques sur les sols, les eaux, la biodiversité et les écosystèmes sahariens autour d’Arlit ». Elles indiquent que le choix de cette dénomination a été fait « par devoir de mémoire pour les générations présentes et futures et par engagement résolu à poursuivre en justice les auteurs de cette entreprise criminelle ». L’uranium nigérien est exploité depuis 1970 par le groupe français AREVA, devenu ORANO, à travers ses filiales, la Société minière de l’Aïr (SOMAÏR) et la Compagnie minière d’Akouta (COMINAK). Cette dernière a cessé ses activités le 31 mars 2021 à la suite de l’épuisement de ses gisements. Les relations entre Niamey et l’opérateur français se sont fortement dégradées dans le contexte de la crise diplomatique entre le Niger et la France. En juin 2024, les autorités militaires nigériennes ont retiré à ORANO son permis d’exploitation de l’uranium. Un an plus tard, elles ont annoncé la nationalisation de la SOMAÏR. La création de TSUMCO SA intervient ainsi dans un contexte de réorganisation du secteur uranifère nigérien à la suite de la nationalisation de la SOMAÏR et du contentieux opposant l’État nigérien à ORANO. OS/KM(AMAP)
Sélectionneur des Aigles : cinq entraîneurs retenus par la FEMAFOOT

Bamako, 19 mai (AMAP)– La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a annoncé, mardi, que la commission ad hoc chargée de l’étude des candidatures au poste de sélectionneur national a retenu cinq entraîneurs à l’issue de l’examen de 28 dossiers. Les travaux de la commission ont débuté le 13 mai 2026. La liste restreinte comprend le Congolais Jean-Florent Ibenge (65 ans), le Malien Mohamed Magassouba (68 ans), le Marocain Badou Zaki (67 ans) ainsi que les Portugais Antonio Conceição Oliveira (65 ans) et Anthony Da Silva (48 ans). Selon la FEMAFOOT, les critères retenus portent notamment sur les licences CAF Pro ou UEFA Pro, l’expérience et le projet sportif présenté par les candidats. La fédération précise que les candidats présélectionnés seront auditionnés par la commission avant la transmission des profils retenus au Comité exécutif (COMEX), au plus tard le 24 mai 2026. La décision finale sera prise conformément aux principes de transparence, de crédibilité et de performance, indique le communiqué signé par le secrétaire général Sidi Békaye Magassa. CMT (AMAP)
Tombouctou : Des frappes contre des véhicules suspects

Bamako, 19 mai (AMAP)– L’état-major général des Armées a annoncé, mardi, des frappes aériennes menées contre des cibles terroristes dans le secteur de Tombouctou, à la suite d’une mission de reconnaissance conduite par les Forces armées maliennes (FAMa), a appris l’AMAP des sources militaires. Selon le communiqué, une opération de surveillance a permis d’identifier cinq véhicules pick-up chargés, accompagnés d’individus suspects, autour d’un point de stationnement. L’Armée indique que quatre frappes ont ensuite été effectuées sur les positions ciblées. Le bilan provisoire fait état de deux véhicules totalement détruits et de plusieurs individus neutralisés à proximité des engins visés. L’état-major énéral des Armées précise que les opérations de reconnaissance et d’évaluation des dégâts se poursuivent dans la zone concernée. KD/CMT (AMAP)
Actualité : Le Togo lève l’exigence de visa pour tous les ressortissants africains à compter du 18 mai 2026

Bamako, 18 mai (AMAP) Le gouvernement togolais a annoncé lundi l’exemption de visa d’entrée sur le territoire national pour l’ensemble des citoyens africains détenteurs d’un passeport en cours de validité, une décision prise par le Président du Conseil et effective immédiatement. Cette mesure, qui s’applique à compter du 18 mai, vise à promouvoir l’intégration africaine, faciliter la libre circulation des personnes et des biens, et renforcer la coopération entre les États et les peuples du continent, selon un communiqué du ministère de la Sécurité. « Cette mesure traduit la volonté constante des plus hautes autorités togolaises de promouvoir l’intégration africaine, de renforcer la libre circulation des personnes et des biens et de favoriser une coopération accrue entre les États et les peuples du continent », indique le communiqué signé du colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité. L’exemption, d’une durée maximale de trente jours, ne dispense pas les voyageurs du respect des exigences de sécurité, d’immigration et de santé publique. Les formalités d’enregistrement préalable sur la plateforme gouvernementale dédiée restent en vigueur. Les ressortissants africains doivent effectuer leur déclaration de voyage sur https://voyage.gouv.tg au moins vingt-quatre heures avant leur arrivée, afin d’obtenir un bordereau de voyage à présenter aux postes frontaliers. Le ministre rappelle que cette mesure ne fait pas obstacle à l’application des dispositions légales relatives à l’entrée irrégulière, au séjour illégal ainsi qu’aux mesures de police administrative et de sécurité nationale. Les services compétents ont été instruits de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la mise en œuvre effective de cette réforme à l’ensemble des points d’entrée terrestres, aériens et maritimes. En s’inscrivant dans une dynamique d’ouverture, de modernisation et d’attractivité, cette décision ambitionne de faire du Togo un hub régional de services, d’affaires, de culture et d’échanges humains au cœur de l’Afrique. OS/KM(AMAP)
Ligue 1 Pro Orange (Mali) : la 21e journée débute ce mardi avec plusieurs affiches

Bamako, 19 mai (AMAP) – La 21e journée de la Ligue 1 Pro Orange du Mali saison 2025-2026 débute ce mardi avec un programme étalé sur trois jours, a appris l’AMAP des sources proches de la Fédération malienne de football. Cette nouvelle journée s’annonce dense avec plusieurs rencontres prévues dans le stade Mamadou Konaté et le stade Ouezzin Coulibaly. La journée s’ouvre à 16h30 avec le match entre ASKO et Binga FC, suivi à 18h30 de la rencontre opposant AS Bakaridjan à Derby Académie. Dans le même temps, deux autres affiches sont programmées : Onze Créateurs face à US Bougouba, ainsi que FC Malicoura contre Marela Packo. Le mercredi 20 mai sera marqué par deux rencontres majeures. Djoliba AC affrontera l’USFAS à 16h30, tandis que l’AS Réal croisera le fet avrc le FC Diarra à 18h30. La journée du jeudi 21 mai mettra aux prises le Stade Malien et l’US Bougouni au stade Mamadou Konaté à 16h30, clôturant ainsi cette 21e journée. À ce stade de la compétition, chaque point devient crucial dans la course au titre et dans la lutte pour le maintien, alors que la saison entre dans sa dernière ligne droite. KD/CMT (AMAP)
Le procureur Touré plaide pour une justice plus efficace et respectueuse des droits

Bamako, 19 mai (AMAP) Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako, Elhadj Idrissa Hamidou Touré, a plaidé, mardi, pour une justice plus efficace, respectueuse des droits de la défense et des victimes, lors de l’ouverture de la première session ordinaire de la Chambre criminelle de cette juridiction, a constaté l’AMAP. Dans son intervention, le magistrat a estimé que la justice devait «corriger les inégalités, réparer les injustices et sanctionner lorsque cela est nécessaire», rappelant que la souveraineté nationale a confié au pouvoir judiciaire la mission de «tracer la frontière entre le juste et l’injuste». Le procureur Touré a insisté sur le respect du principe du délai raisonnable dans le traitement des dossiers judiciaires. Il a évoqué la nécessité d’améliorer les enquêtes policières et de limiter les longues détentions provisoires. Selon lui, la réforme judiciaire de 2022, ayant institué les chambres criminelles au sein des Tribunaux de Grande Instance, vise à rendre la justice pénale «plus efficace, plus accessible et plus sereine». Le magistrat a également rappelé que le procès équitable impliquait à la fois «la protection des droits de la défense et le respect des droits des victimes». «La vérité judiciaire ne peut être construite sur les préjugés ou les soupçons», a-t-il déclaré, appelant les juges à confronter leurs convictions «à l’épreuve des faits et des preuves». Au cours de son intervention, Elhadj Idrissa Hamidou Touré a dénoncé la dégradation des valeurs éducatives et sociales, qu’il considère comme l’une des causes de la montée de la délinquance. «Beaucoup ont démissionné de leur rôle éducatif et ont laissé à la justice seule la mission de corriger les comportements sociaux», a-t-il regretté. Le procureur a aussi attiré l’attention sur les conditions de vie de certains détenus, affirmant que plusieurs d’entre eux sont abandonnés par leurs familles et vivent dans une grande précarité. A l’en croire, tous les six mois depuis plusieurs années, il achète des vêtements pour des détenus à hauteur d’ environ 600.000 FCFA. S’agissant de la détention provisoire, il a estimé qu’elle devait être «mûrement réfléchie» et ne pas devenir «un automatisme». Le procureur Touré a, par ailleurs, dénoncé «la promotion de la médiocrité» dans l’administration publique, qu’il juge démotivante pour les cadres compétents. Malgré ces difficultés, il a salué les efforts des magistrats maliens dans le traitement des affaires judiciaires au sein de sa juridiction. Il a indiqué qu’en 2024, 675 affaires avaient été jugées sur 788 enregistrées. La première session de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV se poursuivra jusqu’au 27 mai prochain avec plusieurs affaires inscrites au rôle, notamment pour assassinat, meurtre, viol, pédophilie, enlèvement, séquestration et vol qualifié. KD/CMT (AMAP)
Bamako : Oumou Sall Seck sensibilise les jeunes à la vigilance et à la citoyenneté

Bamako, 19 mai (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a entamé lundi à Bamako une série de visites d’échanges avec les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle. Objectif : sensibiliser les jeunes à la vigilance, à la responsabilité citoyenne et à la cohésion sociale après les récentes attaques terroristes survenues dans le pays, a appris l’AMAP. La première étape de cette tournée s’est déroulée au Centre de formation professionnelle (CFP) de Missabougou, en présence de la directrice du centre, Touré Zahara Touré, et du chef de quartier de Missabougou, Abdoul Karim Sangaré. La délégation ministérielle s’est ensuite rendue au complexe scolaire Rosey Abantara puis au CFP de Sénou. S’adressant aux apprenants et aux encadreurs, Mme Oumou Sall Seck a affirmé que l’État reste aux côtés des jeunes et des responsables des centres de formation professionnelle malgré les défis économiques et sécuritaires. Elle a insisté sur l’importance de la formation professionnelle dans le développement du pays, soulignant que ces centres accueillent des jeunes issus de parcours variés, notamment des non-scolarisés, des décrocheurs et des diplômés sans emploi. La ministre a invité les jeunes à valoriser les métiers techniques et professionnels et à prendre leur apprentissage au sérieux. Évoquant la situation sécuritaire du Mali et les événements du 25 avril, la ministre a exhorté les citoyens à renforcer leur engagement pour la paix et l’unité nationale. Elle a plaidé pour le dialogue et la sensibilisation dans les familles et les communautés, tout en appelant les formateurs à transmettre aux apprenants des messages liés à la citoyenneté, au patriotisme et au vivre-ensemble. Selon elle, l’éducation familiale et scolaire doivent être complémentaires dans la formation des jeunes. Prenant l’exemple d’entrepreneurs maliens ayant réussi dans les métiers et l’industrie, Oumou Sall Seck a cité Seydou Nantoumé, promoteur des entreprises Toguna, pour illustrer les opportunités offertes par la formation professionnelle et l’entrepreneuriat. Elle a encouragé les jeunes à créer leurs propres activités après leur formation afin de contribuer à la création d’emplois et au développement économique du pays. Selon une note du département, cette tournée vise à échanger avec les jeunes apprenants et les acteurs socioprofessionnels sur la situation sécuritaire et à renforcer la vigilance et la responsabilité citoyenne. OS/CMT (AMAP)
Dioila : un jeune homme retrouvé mort entre Domi et la ville de Dioila

Dioila, 19 mai (AMAP) Le corps sans vie d’un jeune homme de 25 ans a été découvert mardi matin entre le village de Domi et la ville de Dioila, à environ trois kilomètres de la capitale régionale, a cobstaté l’AMAP. Marié et père d’un enfant, il était originaire du village de Korokoro, dans la commune rurale de N’Garadougou. Sa moto neuve de marque Apsonic de couleur noire ainsi que son téléphone portable restent introuvables. Selon des sources locales, il avait quitté Korokoro lundi vers 18 heures pour se rendre à Dioila afin de ramener un parent aux funérailles d’un proche au village. Le drame s’est produit sur une piste traversant deux vergers. Alerté, le maire de la Commune de Kaladougou, Yacouba Dowele Marico, a saisi les autorités judiciaires. La police et un médecin légiste ont été dépêchés sur les lieux pour les constatations et l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les circonstances de la mort du jeune homme. DF/CMT (AMAP)
Éliminatoires CAN 2027 : le Mali dans le groupe K aux côtés du Cap-Vert, du Rwanda et du Liberia

Bamako, 19 mai (AMAP) Les Aigles du Mali évolueront dans le groupe K des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027, aux côtés du Cap-Vert, du Rwanda et du Liberia, selon le tirage au sort effectué mardi par la Confédération africaine de Football (CAF) au siège de la Fédération égyptienne de football au Caire, a appris l’AMAP des sources sportives. La CAN 2027 sera co-organisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. Ce tirage place donc le Mali dans une poule relativement équilibrée, avec trois adversaires issus de différentes zones du football africain : l’Afrique de l’Ouest pour le Liberia, l’Afrique de l’Est pour le Rwanda et l’archipel du Cap-Vert pour la zone Atlantique.
Chambre criminelle de la Commune IV : la première session ouverte sous le signe de la célérité et du respect des droits

Bamako, 19 mai (AMAP) La première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako s’est ouverte, mardi, à Hamdallaye, en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, marquant une étape majeure dans la réforme de la justice pénale malienne, a constaté l’AMAP. Cette session, qui se poursuivra jusqu’au 27 mai prochain, intervient après la suppression des cours d’assises et l’institution des chambres criminelles au sein des tribunaux de grande instance afin de rapprocher davantage la justice des justiciables et réduire les délais de traitement des affaires criminelles. Dans son discours d’ouverture, le président du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV, Niambé Michel Kéné, a qualifié cette journée de «date historique pour la justice malienne», estimant que cette réforme constitue «l’une des innovations majeures du nouveau Code de procédure pénale». «Les chambres criminelles des tribunaux de grande instance sont accueillies avec un grand ouf de soulagement pour laisser place à une justice moderne, efficace, respectée et respectable», a-t-il déclaré. Le magistrat a salué l’implication du ministère en charge de la Justice dans les réformes engagées depuis 2022, affirmant que les innovations apportées au Code pénal et au Code de procédure pénale offrent «des solutions concrètes aux difficultés liées à la lenteur et à la lourdeur» du système judiciaire. Selon lui, huit affaires impliquant douze accusés détenus sont inscrites au rôle de cette première session. Les dossiers portent notamment sur des faits d’assassinat, de meurtre, de coups mortels, de pédophilie, de viol, de vol qualifié, d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’armes à feu, d’enlèvement et de séquestration. «Toutes ces infractions ont pour dénominateur commun une volonté constante dans la commission des faits et la connaissance, par leurs auteurs, du caractère répréhensible de leurs actes», a souligné le président du tribunal. Il a, toutefois, insisté sur le respect strict des principes fondamentaux du procès pénal. «La présomption d’innocence reconnue à tout accusé aussi longtemps qu’il n’aura pas été déclaré coupable» ainsi que «le droit pour chaque accusé d’être assisté d’un avocat» doivent demeurer des garanties essentielles, a-t-il rappelé. Prenant la parole à son tour, le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune IV, Elhadi Idrissa Hamidou Touré, a estimé que la réforme judiciaire visait avant tout à garantir «une justice plus efficace et plus proche des citoyens». «Le rôle du président n’est pas seulement de trancher des litiges, mais aussi de veiller au respect du principe du délai raisonnable», a-t-il déclaré. Avant de déplorer les lenteurs liées à certaines enquêtes et instructions judiciaires. Le procureur a également appelé à une utilisation prudente de la détention provisoire. «La détention provisoire doit être ordonnée avec une grande prudence et bien réfléchie ; on ne doit pas en faire un réflexe systématique», a-t-il insisté. Selon lui, la justice doit préserver à la fois les droits de la défense et ceux des victimes. «La recherche de la vérité exige impartialité et rigueur», a-t-il affirmé, ajoutant que «la présomption d’innocence doit rester inviolable». Le bâtonnier Souleymane Soumountéra a, pour sa part, salué une réforme qui permettra de rapprocher la justice des populations et de réduire l’engorgement des maisons d’arrêt. «En confiant une part du contentieux criminel aux chambres criminelles des tribunaux de grande instance, le législateur a choisi la proximité, la continuité et la rapidité», a-t-il expliqué. Le représentant du Barreau malien a estimé que cette décentralisation constituait «une victoire pour les droits», notamment en matière de jugement dans des délais raisonnables. Il a également mis en garde contre les dérives du «tribunal médiatique» à l’ère numérique, rappelant que «l’opinion publique ne doit pas juger avant la fin de l’enquête préliminaire». Le rôle d’audience de cette première session comporte notamment des affaires de vol qualifié, d’association de malfaiteurs et de détention illégale d’armes à feu. KD/CMT (AMAP)

