Covid-19 au Mali : 1954 guérisons, 114 décès sur 2552 cas positifs enregistrés
Bamako, 7 août (AMAP) Quelque 1954 patients sont guéris de la Covid-19 au Mali, 114 décès sur 2552 cas positifs enregistrés avec les 6 nouveaux découvert jeudi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 6 nouveaux cas enregistrés jeudi, 1 cas a été découvert en CII, 1 cas en CIII, 1 cas en CIV et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent par ailleurs que 146 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi, 06 Août 2020
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 06 août 2020, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. 1,A l’ouverture de la session, le Président de la République a remercié les membres de l’équipe gouvernementale sortante pour les efforts accomplis dans le cadre de l’exercice de leurs missions. Le Président de la République a félicité le Premier ministre pour sa reconduction et loué ses compétences techniques et sa loyauté. Il a également félicité les nouveaux membres du Gouvernement pour le choix porté sur leur personne. Le Président de la République a instruit au Gouvernement restreint, de manière volontariste et dans la plus grande solidarité : de travailler au retour de la normalité, de la concorde et de la paix sociale ; de créer les conditions propices à la formation d’un gouvernement d’union nationale ; de diligenter une enquête minutieuse et crédible sur les pertes en vies humaines ainsi que sur les atteintes aux biens publics et privés à Bamako, Kayes et Sikasso ; d’accélérer l’opérationnalisation des mécanismes de suivi de la mise en œuvre des recommandations du Dialogue National Inclusif ; d’étudier les voies et moyens de la mise en place d’un fonds d’indemnisation des victimes de la crise socio-politique ou leurs ayant-droit ; de mobiliser toutes les énergies et les ressources requises pour l’application immédiate et complète de l’article 39 du Statut des Enseignants. Le Premier ministre, en retour, a remercié le Président de la République pour la confiance renouvelée. Il a rassuré le Président de la République que le Gouvernement inscrira son action dans le sens de la réalisation des orientations données. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret relatif à la délivrance du passeport diplomatique et du passeport de service en République du Mali. Le passeport diplomatique et le passeport de service sont des documents de voyage permettant à leurs détenteurs de bénéficier de privilèges conférés par leur statut ou de mesures de courtoisie internationale. Le Décret n°04-135/P-RM du 27 avril 2004, modifié, réglemente la délivrance des passeports diplomatiques et des passeports de service. L’application de ce décret a montré des limites, notamment au niveau de la détermination des catégories de bénéficiaires. Le projet de décret adopté introduit dans la réglementation des innovations, notamment : l’extension du bénéfice du passeport diplomatique à certaines personnalités non visées par la réglementation en vigueur ; l’extension du passeport de service au personnel administratif et technique des services extérieurs autres que les missions diplomatiques et postes et aux magistrats en position d’activité ; l’octroi du passeport de service aux militaires désignés pour une formation ou des opérations de maintien de la paix à l’extérieur. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Secrétaire Général : Monsieur Abraham BENGALY, Professeur de l’Enseignement Supérieur. Chef de Cabinet : Madame Safiatou Modibo TRAORE, Spécialiste en Communication Institutionnelle. Procureur Général de la Cour Suprême : Monsieur Boya DEMBELE, Magistrat. Président de la Section judiciaire de la Cour Suprême : Monsieur Salikou DIARRA, Magistrat. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Premier ministre a informé le Conseil des Ministres de l’état de mise en œuvre des recommandations du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, tenu le 27 juillet 2020, sur la résolution de la crise socio-politique du pays. Le Chef du Gouvernement a informé le Conseil des Ministres de la poursuite des missions de bons offices auprès de l’ensemble de la classe politique et de la société civile en vue de trouver les voies et moyens permettant de sortir de la crise socio-politique. Le Conseil des Ministres a été informé de l’évolution de la situation épidémiologique et des actions entreprises suite à la pandémie de la maladie à Coronavirus. Le Président de la République a réitéré ses hommages au personnel soignant mobilisé dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Il a invité les populations et les agents de santé à éviter tout relâchement dans le respect des mesures de prévention et de contrôle de la maladie. 3. Le Président de la République a instruit au Gouvernement de prendre toutes les mesures adéquates pour la réussite d’une bonne campagne agricole. Le Conseil des ministres a été informé par le Président de la République de la nomination de Messieurs Wafi OUGADEYE et Hamet SAM Magistrats de grade exceptionnel respectivement en qualité de Président et Vice-président de la Cour Suprême. Ces nominations ont été faites sur avis conforme du Conseil Supérieur de la Magistrature réuni le 30 juillet 2020 à Bamako.
Covid-19 : Reprise des activités culturelles au Mali
Bamako, 06 août (AMAP) Le gouvernement malien autorise la reprise des activités culturelles dès ce jeudi, tout en respectant les mesures barrières contre la Covid-19, a appris l’AMAP de source officielle. Dans une correspondance, le directeur de cabinet adjoint de la Primature, Mahamadou Touré, invite le secrétaire général du ministère de la Culture « à procéder à la reprise des activités et à la réouverture des infrastructures culturelles relevant de (sa) compétence, à partir du jeudi 06 août 2020 dans le strict respect des mesures barrières de prévention de la Covid-19 recommandées par le Comité scientifique Covid-19 ». Cette autorisation fait suite aux lettres du ministère de la Culture relatives au sujet et des actions engagées par des organisations du monde de la culture. C’est ainsi qu’à la demande de la Fédération des artistes du Mali (FEDAMA) et des Associations faitières pour la défense des intérêts des acteurs de la culture, réunies au sein de l’Union des associations des artistes, des producteurs et des éditeurs du Mali (UAAPREM), un huissier a procédé à l’évaluation du manque à gagner de l’annulation du Bama-Art de ce weekend. Sur initiative des présidents de la FEDAMA, Alioune Ifra N’Diaye, et de l’UAAPREM, M’Baye Boubacar Diarra, les artistes maliens ont été conviés, mercredi, à la Place du cinquantenaire, à une Assemblée générale sur la problématique de la reprise des activités culturelles dans le pays. Le gouvernement avait procédé à la fermeture des espaces culturels et l’interdiction des activités depuis mars dernier dans le cadre de la prévention contre la propagation de la Covid-19. OD/MD (AMAP)
Kayes : La lutte contre le terrorisme, une question épineuse
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 06 août (AMAP) L’attaque perpétrée, mardi, contre le poste de contrôle de Sandaré, Cercle de Nioro, relance la problématique de la lutte contre l’insécurité et le terrorisme dans la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali. Cette région partage une frontière commune avec des zones du Centre du pays où sévissent le djihadisme et le terrorisme. Ce combat nécessite des efforts accrus dans les domaines de l’équipement et de la formation pour le renforcement des capacités d’opération de nos Forces armées et de sécurité et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. La question de la sécurité de la Région de Kayes avait été posée par le gouverneur, l’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé, lors de sa prise de contact avec les forces vives de la région de Kayes en 2019. Puis, il est revenu sur la question lors d’une conférence de presse, le 26 février dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat pour solliciter l’appui de toute la presse et des communicateurs pour accompagner l’administration et les Forces armées du Mali (FAMa) dans la lutte contre ce fléau qui sème la psychose dans nos villes et campagnes. « Faisons attention aux réseaux sociaux qui sont plus violents que les terroristes. Nous avons instruit aux Forces armées du Mali de prendre toutes les dispositions pour contrecarrer le terrorisme, pour empêcher les terroristes de s’organiser dans la région de Kayes. Des patrouilles sont en cours», avait déclaré le gouverneur Sidibé, faisant allusion à l’incident qui a eu lieu à Diéma, en février dernier. Lors de cette attaque contre le camp de gendarmerie, deux travailleurs d’une société de forage avaient trouvé la mort après le refus du chauffeur d’obéir aux forces de sécurité qui lui avait demandé de s’arrêter. L’intervention énergique de nos forces a pu mettre en déroute les assaillants qui, selon le gouverneur de la Région de Kayes, n’ont pas pu emporter leurs morts, comme d’habitude. Une autre attaque meurtrière avait été menée par des terroristes contre le poste de péage de Diéma et contre des agents des Eaux de Forêts. « Les gens doivent faire énormément attention. Ces bandits se cachent dans la brousse, surtout vers la frontière mauritanienne, avant de commettre leur forfait. Ils ne peuvent pas venir s’installer à Sandaré, de peur d’être démasqués par les habitants. Dans ce village qui a l’allure d’une ville, tout le monde se connaît. Après leur forfait, ils peuvent quitter Diéma ou Sandaré pour regagner la localité mauritanienne de Tenaha, via Diongaga et Yélimané, sans tomber dans les filets des Forces de sécurité », soutient T. S, un habitué de l’axe Kayes-Mauritanie qui a préféré garder l’anonymat. Les terroristes et autres bandits armés peuvent accéder à la région, en passant par Diabali (Centre) qui n’est pas loin de Nioro du Sahel. Pourtant, les questions liées à la sécurité dans notre sous-région ouest-africaine figurent parmi les principales préoccupations de nos autorités, comme l’atteste la tenue régulière des rencontres tripartites regroupant des éléments des Forces armées et de sécurité du Mali, du Sénégal et de la Mauritanie. L’idée de cette initiative procède de la volonté de nos Etats à œuvrer ensemble afin d’assurer la quiétude de nos populations respectives. Le but étant de prévenir, sinon réduire, l’insécurité dans le secteur de la tri-jonction à travers la mutualisation des efforts dans la lutte contre les menaces transfrontalières, le terrorisme et la grande criminalité. La commune de Sandaré est composée de 23 villages. Le chef-lieu de la commune, Sandaré, est situé à 140 kilomètres de Kayes sur la route nationale 1 (Rn1). Située dans le Kaarta, cette commune est essentiellement peuplée par les Bambara auxquels s’ajoutent les Sonikés et les Peulhs. L’activité principale est l’agriculture, le maraîchage et l’élevage. Les produits agricoles sont l’arachide, le mil, le sorgho, le maïs. Le maraîchage donne l’oignon et la pomme de terre. BMS/MD (AMAP)
Tabaski à Gao : Le secret de la grillade traditionnelle
Par Mohamed TOURÉ Gao, 05 aout (AMAP) La communauté musulmane a célébré, vendredi dernier, l’Aïd el Kébir ou la fête de la Tabaski. Cette célébration musulmane est marquée par l’immolation de certains animaux domestiques comme le mouton, la chèvre, le bœuf ou le chameau « pour les fidèles qui en ont les moyens », comme le précise le Saint Coran. La conservation de la grande quantité de viande accumulée lors de cette commémoration peut poser problème dans certains milieux. Mais à Gao, dans le nord du pays, les familles perpétuent une tradition séculaire: la grillade. Le jour de la Tabaski, la cité des Askia respire l’odeur des grillades de viande. Presque dans toutes les familles, des fours de grillade sont fabriqués avec tout ce qu’on peut avoir sous la main : un vieux lit métallique, des barriques renversées ou encore des barres de fer. Dans un coin de la cour familiale, Faiçal Ibrahim s’active, tel un chef d’orchestre. Entouré de ses trois neveux, l’apprenti rôtisseur de circonstance attise le feu sous cinq carcasses de béliers installées sur un lit métallique transformé en grillage. «Je m’occupe de la grillade des moutons de la famille depuis 2009. A l’enfance, j’ai appris cette pratique avec mes oncles. Je suis entouré par mes neveux pour leur transmettre la technique», explique le jeune homme. Selon les vrais connaisseurs, cette pratique très ancienne consiste à conserver la viande, tout en lui donnant un bon goût. Selon le cuistot amateur, cette grillade permet de rendre la chair moelleuse, donc facile à déguster. «Quand nous égorgeons les bêtes, certaines parties (le foie, le cœur, les reins) sont rôties sur le petit grillage et mangées directement», détaille-t-il. Ces parties enlevées, le reste de l’animal est étalé au soleil, environ une heure, avant la mise au feu. La chair est ensuite assaisonnée avec une mixture à base de vinaigre, d’huile, de sel. «Cette sauce accélère la cuisson de la viande et lui donne bon goût», commente Faiçal Ibrahim. La viande est conservée plusieurs mois. Les techniques qu’explique Faiçal relèvent d’un savoir-faire transmis à travers les générations. «La grillade de viande pendant la Tabaski est une ancienne pratique à Gao. Les parents le faisaient déjà avant notre naissance», témoigne Alassane Touré, un septuagénaire à la retraite. Le patriarche confirme que la pratique permet de conserver la viande tout en lui donnant un bon goût. Les mêmes raisons sont avancées par Salamata Maïga, une enseignante à la retraite. Pour cette grand-mère, certaines familles abattent plusieurs moutons, dont il faut conserver une partie avec la technique de grillage. «Avant, la pratique n’était pas très répandue. Mais, aujourd’hui, dans une même famille, il arrive que cinq à six moutons soient sacrifiés», argue la pédagogue, pour qui la conservation d’une telle quantité de viande pousse les familles à se tourner de plus en plus vers la rôtisserie domestique. Dans la pratique courante, la grillade est la première phase du processus de consommation de la viande dans de nombreuses familles. «Généralement à Gao, le premier jour de la fête est consacré à la grillade de la viande. Au deuxième jour, la viande grillée est dépecée et des parts sont envoyées aux voisins, parents et personnes en nécessité», explique Salamata. Cependant, une grande partie de la viande grillée sera découpée en petits morceaux qui seront frits à l’huile pour être conservés encore plus longtemps. «Ces petits morceaux sont alors partagés entre les membres de la famille. Et même ceux, qui vivent dans d’autres villes ou même à l’étranger, auront leur part», confie la vieille maman. MT/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 3 nouveaux cas enregistrés mercredi, portant le total à 2546
Bamako, 6 août (AMAP) Trois (3) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés mercredi au Mali, portant le total à 2546 dont 1950 patients guéris et 114 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 3 nouveaux cas enregistrés mercredi, 1 cas a été découvert à Mopti (Centre du pays), 1 cas en CII et 1 cas en CV du district de Bamako. Les services sanitaires précisent par ailleurs que 196 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)
Services publics et privés : Retour progressif aux horaires habituels de travail
Bamako, 05 août (AMAP) Les horaires habituels de travail, qui avaient été modifiés par les autorités du Mali pour éviter la propagation de la Covid-19, ont été rétablis sur toute l’étendue du territoire national, depuis samedi dernier, a appris l’AMAP de source officielle. La baisse progressive du nombre de victimes du coronavirus, ces derniers temps, a amené nos autorités à rétablir le temps normal de travail, à travers le décret n° 2020-0324/PM-RM du 24 juillet 2020 portant réouverture des frontières et rétablissement des horaires de travail. Ainsi, comme pendant la période d’avant Covid-19, du lundi au jeudi, le travail commence à 7h30 pour finir à 16 h, avec une pause observée entre 12h30 et 13h. Et de 7h30 à 17h 30, le vendredi, avec une pause allant de 12h30 à 14h30. Depuis mars, les services publics au Mali, tournaient de 7h30 à 14h, du lundi au jeudi, sans pause. Vendredi, le temps de travail était compris entre 7h30 et 12h30, sans arrêt. Cependant, certains services privés avaient fait des aménagements, tout en se conformant à ce temps de travail. Il était environ 14h30 quand, pour constater le respect de cette mesure, notre équipe de reportage est arrivée, lundi dernier, à l’agence de l’Energie du Mali (EDM) du Quartier du fleuve. Ici, tous les agents étaient sur place. Les guichets de paiement de factures tournaient à plein régime. Visiblement heureux d’être servi, Ousmane Minta a confié avoir payé sa facture d’électricité sans aucune difficulté. Toutefois, il a affirmé n’avoir pas pu régler sa facture d’eau à la Somagep de Baco-Djicoroni ACI, arguant que certains disaient que ce service n’était pas fonctionnel à cause des manifestations consécutives à la désobéissance civile. Assurément, cette psychose a dû pousser nombre de travailleurs présents à la Cité administrative à anticiper le départ, aux environs de 15h00. A notre passage en ce haut lieu de l’administration malienne – précisément au ministère des Maliens de l’Extérieur- les travailleurs se donnaient des conseils pour rentrer à la maison. Ils craignaient de rencontrer sur la route des manifestants « coupeurs de route ». Autre lieu, autre atmosphère, à la direction de la police aux frontières, sise à Hamdallaye ACI 2000, les agents étaient présents à leurs postes. A l’accueil, deux porteurs d’uniforme orientaient les usagers. « Je suis venue pour prendre le laissez-passer », nous a confié une jeune dame, patientant dans la file. A Orabank, non loin du monument Kwamé Nkrumah à Hamdallaye ACI 2000, les agents rivalisaient d’ardeur dans l’après-midi pour donner satisfaction aux nombreux clients. A quelques encablures de là, se trouve la Banque nationale de développement agricole (BNDA) où les agents étaient également présents. Un travailleur de cette institution financière a révélé que la semaine dernière, une note de service de la direction générale a informé le personnel du retour effectif des horaires normaux. « Cela a commencé depuis ce lundi matin. Et ça se passe plutôt bien », a laissé entendre notre interlocuteur. Pour lui, en termes d’amélioration du travail, cette nouvelle a été bien accueillie par le personnel. « Parce qu’avec la restriction du temps, la gestion n’était pas aussi aisée, compte tenu du volume du travail», a-t-il relevé. BD/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas mardi
Bamako, 5 août (AMAP) Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas positif à la Covid-19 au Mali mardi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise cependant que le nombre total de pandémie enregistré dans notre pays a atteint 2543 dont 1946 guérisons et 114 décès Les services sanitaires déclarent que 211 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)
Démission des députés dont l’élection est contestée: Le ministre Bah concerte la classe politique
Bamako, 05 août (AMAP) Le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a eu une série de rencontres, du mercredi 29 au jeudi 30 juillet 2020, avec les présidents et représentants de partis politiques, pour échanger, notamment, sur la mise en œuvre diligente de la recommandation relative à la démission des députés, dont l’élection est contestée Ces discussions ont eu lieu dans le cadre de l’apaisement du climat socio-politique et conformément à la mise en œuvre des mesures prises par les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) pour résoudre la crise malienne. Le ministre Bah a initié ces rencontres afin de partager avec tous les présidents des partis politiques et regroupements de partis politiques les voies et moyens pouvant conduire à des solutions de sortie de crise. Les présidents et représentants de partis politiques ont salué la démarche du ministre de consulter la classe politique sur toutes les questions qui touchent la paix et la stabilité du Mali. Ils ont assuré le ministre de leur disponibilité à trouver des solutions idoines pour une sortie de crise. En félicitant Boubacar Alpha Bah pour sa reconduction à la tête du département de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, les responsables politiques et de groupements de partis politiques lui ont promis de ne pas ménager leur effort pour trouver des solutions politiques partagées afin de sortir notre pays de cette situation. Ces rencontres entre le ministre Bah et les présidents des partis politiques et regroupements des partis politiques se poursuivront. MK/MD (AMAP)
Bamako-Gao par la route : Avec la peur au ventre
Par Mohamed TOURÉ Bamako, 05 août (AMAP) La crise sécuritaire que traverse le pays frappe de plein fouet certains secteurs comme le transport. Auparavant, 20 heures suffisaient pour rallier Bamako à Gao via la Route nationale (RN 16). Aujourd’hui, il faut compter, en moyenne, trois à quatre jours pour le même trajet. Les attaques systémiques, les enlèvements ciblés, l’état dégradé de la route sont, entre autres, problèmes auxquels sont confrontés les candidats au voyage vers le Nord du Mali. Avec la dégradation de la route qui ralentit la progression des véhicules, les attaques contre les bus de transport ont augmenté d’une manière exponentielle. Un phénomène nouveau prend de l’ampleur : les enlèvements ciblés de travailleurs des services étatiques. Du coup, la peur et l’anxiété gagnent les candidats à ce périple de 1200 km. Sogoniko (plus grande gare routière de Bamako, la capitale mlaienne), 4 heures du matin, la pénombre réduit encore la visibilité sur la ville À l’autogare d’une compagnie de transport de la place, une cinquantaine de passagers attendent stoïquement devant un bus. Les voyageurs, qui s’apprêtent à embarquer pour Gao, sont à l’écoute de l’appel de la liste des passagers. Déjà, les histoires d’attaques quotidiennement perpétrées sur la route qui mène à leur destination animent les discussions. « Un de nos bus a été attaqué, hier soir, entre Gossi et Gao. Les bandits ont tiré sur les pneus du bus, mais heureusement personne n’a été touché », souffle un apprenti au cours d’une discussion avec un groupe de voyageurs. Les regards inquiets et la peur au ventre, ces derniers grimpent dans le bus pour le trajet séparant la capitale de la Cité des Askia. DE NOMBREUX CANDIDATS AU VOYAGE – Malgré l’état dégradé de la route et l’insécurité de plus en plus grandissante, les voyageurs sont au rendez-vous. Ibrahim Touré, la trentaine, professeur d’université a Bamako, se rend à Gao, chaque année, pour fêter la Tabaski en famille. Mais cette année, l’enseignant reconnait voyager le ventre noué par la peur, compte tenu de son profil de professeur d’université, une cible potentielle pour un enlèvement. « Avant de venir, j’avais eu échos des enlèvements de certaines personnes ciblées. Cette année, c’était compliqué de venir par avion. Mais je voulais aussi expérimenter et voir de visu tout ce que j’entendais sur l’état délabré de la route et l’insécurité », explique Touré. Bien que conscient du danger sur la route, il a pris le risque, avec femme et enfant, de faire le voyage. «Je suis bien sûr inquiet, mais je me suis, aussi, dit que personne ne pouvait m’enlever ma liberté de me déplacer, chez moi, au Mali », soutient l’enseignant. En plus des voyageurs qui partaient fêter à Gao, nombre de jeunes originaires de pays voisins (Guinée, Côte d’ivoire, Burkina Faso) étaient du voyage. Ils se ruent vers le nouvel Eldorado des sites d’orpaillage récemment ouverts dans le Nord du pays. Pour certains, l’objectif est de tenter leur chance pour l’Europe via le Sahara, en passant par le Niger ou l’Algérie. David, jeune Guinéen, est de cette catégorie. Il arbore des cheveux peroxydés et une coiffure avec de petits « dreadlocks ». Accompagné de son ami, guinéen lui aussi, il est en route pour Gao. «Mon objectif est clair dans ma tête. Gao ne sera qu’une étape, je compte aller jusqu’en Italie», se projette le jeune homme. Mais il ne souhaite pas en dire plus sur la manière dont il va procéder, laissant tout de même comprendre qu’il a de la famille dans le pays transalpin. Ne dit-on pas que tous les chemins mènent à Rome ? Quelques jours plus tard, il nous indiquera que son bus n’a pas subi d’attaque sur le trajet. ATTAQUES SYSTEMATIQUES – L’aventurier Guinéen a de la chance car les attaques et les braquages de bus sont devenus presque systématiques ces dernières semaines sur le trajet Bamako-Gao. « Notre bus a été attaqué à deux reprises, à l’entrée et à la sortie de Hombori. Ils étaient une dizaine d’hommes armés circulant à motos. Ils fouillent les passagers et les bagages les uns après les autres. Les gens qui nous ont arrêtés, n’ont rien pris avec personne, mais avaient horreur de voir les symboles de l’Etat sur les pièces d’identité ou autres documents des voyageurs », relate Issa Maïga, étudiant à la faculté de Droit, venu à Gao pour des vacances. Ce genre de témoignages est monnaie courante ces derniers temps. Plusieurs témoins confirment qu’il n’est pas rare que certaines personnes suspectées d’être des militaires ou des agents de l’Etat soient enlevées. « Dans les alentours de Hombori, le plus sûr est de se débarrasser de sa carte professionnelle ou de tout autre signe d’appartenance à une structure de l’État », témoigne l’étudiant. Cette situation préoccupe les organisations professionnelles de chauffeurs et transporteurs routiers de Gao. De leur côté, les routiers confient s’efforcer de faire leur travail en respectant les conditions qui leur sont imposées sur la route. « La solution au problème ne peut être trouvée que dans le cadre d’un dialogue avec les groupes auteurs des actes, évoque un responsable syndical », qui ajoute : « Après tout, nous sommes tous entre Maliens, seuls des pourparlers peuvent nous aider à résoudre nos problèmes ». En attendant un début de solution à la situation, l’angoisse continue d’être le compagnon de route des voyageurs, au moment de traverser les zones à risque. « Chaque fois qu’on aperçoit des conducteurs de motas et des véhicules s’approcher, un calme de cimetière s’installe dans le bus. Tout le monde a peur de voir des hommes armés surgir de derrière un buisson ou une dune », décrit l’étudiant Issa Maïga. MT/MD (AMAP)

