Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 10 février 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 février 2021, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT Sur le rapport du ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction du Centre de Formation du Service national des jeunes à Sounsounkoro dans la Commune rurale de Sanankoroba, Cercle de Kati. Le Service national des jeunes est créé par la loi du 17 juillet 2016 et a pour mission de contribuer, avec d’autres structures à l’éducation et à la formation militaire, civique et professionnelle des jeunes âgés de 18 à 35 ans. Dans le cadre de l’exécution de cette mission, le Service national des jeunes est confronté au manque d’infrastructures adéquates pour accueillir les auditeurs en nombre suffisant et répondre au besoin croissant de formation. En vue de doter le service d’un centre de formation adéquat, une parcelle de terrain, d’une superficie de 50 hectares environ a été identifiée dans la localité de Sounsounkoro, Commune rurale de Sanankoroba. La réalisation des travaux de construction du Centre de formation du Service national des Jeunes sur cette parcelle empiète sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction de l’hôpital de Koulikoro. Le Programme de développement social et sanitaire prévoit le renforcement des infrastructures sanitaires à travers, notamment la construction d’hôpitaux modernes dans certaines régions du Mali dont la région de Koulikoro. Le nouvel hôpital de Koulikoro sera bâti sur une superficie de 15 hectares environ. Sa construction permettra d’améliorer la prise en charge sanitaire des populations de Koulikoro et de réduire le nombre d’évacuations sanitaires vers les hôpitaux de Bamako. La réalisation des travaux de construction empiète sur certaines propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. un projet de décret portant affectation au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°136 du Cercle de Mopti. La parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°136 du Cercle de Mopti, d’une superficie de 01 hectare 05 ares 00 centiare, sise à Sévaré, Commune urbaine de Mopti, est destinée à la construction de l’Antenne du Pôle judicaire spécialisé de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité transfrontalière à Mopti. Le projet de construction s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. La réalisation du projet bénéficie de la contribution de l’Union Européenne à travers le projet «Soutien à la composante Police de la Force du G5 Sahel». AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS Sur le rapport du ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction nationale de l’Industrie et des Directions régionales de l’Industrie. La Direction nationale de l’Industrie est créée par Ordonnance n°2012-015/P-RM du 19 mars 2012 et a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale de développement dans le domaine de l’Industrie et de veiller à sa mise en œuvre. Elle est représentée au niveau régional par des Directions régionales créées par le Décret n°2012-185/P-RM du 21 mars 2012. Les projets de décrets adoptés prennent en compte les nouvelles régions et ouvrent les cadres organiques à d’autres corps de la Fonction Publique pour tenir compte de la transversalité du secteur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Etablissement public hospitalier dénommé « CLINIQUE PERINATALE MOHAMED VI DE BAMAKO ». Dans le cadre de la coopération au développement, le Royaume du Maroc a construit, équipé et offert au Mali un hôpital spécialisé de troisième référence dénommé «Clinique Périnatale Mohamed VI de Bamako». Les projets de textes adoptés consacrent la création, l’organisation et les modalités de fonctionnement de la clinique sous la forme d’un établissement public hospitalier dont l’opérationnalisation contribuera à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Inspecteurs des Services judiciaires : Monsieur Adama SAMAKE, Magistrat Monsieur Lancine KEBE, Magistrat ; Monsieur Mahamoudou HAIDARA, Magistrat ; Monsieur Kemaro KANAKOMO, Magistrat ; Monsieur Amadou TOURE, Magistrat ; Monsieur Dramane BARRE, Magistrat ; Monsieur Diakaridia Issa GOITA, Magistrat ; Monsieur Hamzata HAIDARA, Magistrat. Président de la Section Judiciaire à la Cour Suprême : Monsieur Fatoma THERA, Magistrat. Conseillers à la Section Judiciaire à la Cour Suprême : Monsieur Hamidou BANAHARI MAIGA, Magistrat ; Monsieur Aboubacar DIENTA, Magistrat ; Monsieur Issa TRAORE, Magistrat ; Monsieur Tiécoura MALLE, Magistrat ; Monsieur Amadou HAMADOUN, Magistrat ; Monsieur N’Gouan Tahirou DIAKITE, Magistrat ; Monsieur Youssouf FOFANA, Magistrat ; Monsieur Ibrahim Marga MAIGA, Magistrat. Président de la Section Administrative à la Cour Suprême : Monsieur Madassalia MAIGA, Magistrat ; Conseillers à la Section des Comptes à la Cour Suprême : Monsieur Mohamed Lamine COULIBALY, Inspecteur des Finances ; Monsieur Soumaïla TRAORE, Inspecteur du Trésor ; Monsieur Lamine KONATE, Inspecteur des Services économiques ; Monsieur Bakary DIARRA dit Bô, Inspecteur des Services économiques. Procureur Général à la Cour Suprême : Monsieur Mamadou TIMBO, Magistrat. Premier Avocat Général à la Cour Suprême : Monsieur Cheick Mohamed Chérif KONE, Magistrat. Avocat Général à la Cour
Crise au Mali : La protection des civils, maillon faible de l’action onusienne
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 10 fév (AMAP) Le 29 juin 2020, le Conseil de sécurité a prolongé le mandat de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour une année supplémentaire, en maintenant ses 13.289 soldats et 1920 policiers. Sa principale priorité stratégique reste l’appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, piloté par un Comité de suivi, lequel se réunira, ce jeudi, à Kidal, dans le Nord du Mali, pour la première fois. En prélude à cet événement inédit, l’AMAP fait un gros plan sur la Mission onusienne dont l’action devrait être considérable dans la protection des civils devenus la cible des groupes armés terroristes, particulièrement, dans les Régions de Mopti et Ségou, dans le Centre du Mali. Sans doute, la MINUSMA fait un travail remarquable de soutien au processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, qui prend en compte les dimensions politique et institutionnelle de la crise et les aspects touchant la gouvernance, la sécurité, le développement et la réconciliation. Ce qui a permis d’engranger des résultats sur le terrain. La prochaine session du Comité de suivi de l’accord (CSA), spécialement prévue à Kidal, sera certainement l’occasion de faire un bond en avant. Cependant, les acquis de ce processus de paix, en lequel tout le monde voudrait voir une panacée à la crise, sont quelque peu assombris par la situation sécuritaire dans les Régions de Mopti et Ségou. Nul besoin de rappeler que la MINUSMA n’est pas un outil de guerre et qu’à cet égard, ses éléments n’ont aucunement mandat d’aller au combat contre les groupes armés. Cependant, aujourd’hui, l’efficacité et l’efficience des efforts de la Mission onusienne devraient trouver dans le travail des Casques bleus leur expression la plus visible, à travers une réelle protection des civils contre des groupes armés qui recourent à des méthodes guerrières répugnantes. Tueries de masse, cheptel enlevé, rizières et champs de mil incendiés au moment des récoltes… font l’actualité des Régions de Mopti et de Ségou ces dernières années. Sans compter des milliers de personnes forcées à l’exode, abandonnant villages et champs. Le dernier rapport du Cadre harmonisé de novembre 2020 annonce, pour la période de soudure agricole (juin à août 2021), 955.000 personnes en insécurité alimentaire. L’ampleur du drame devrait amener à faire de la protection des civils une priorité. Et contribuer ainsi à atténuer l’exaspération de ces agriculteurs et éleveurs dans la précarité qui servent désormais de munitions au terrorisme. Hélas ! Le partenaire fait mine de battre sa coulpe à coup d’enquêtes, de communiqués de condamnation et de discours sur les responsabilités en matière de protection des populations. La rhétorique sur la responsabilité première de l’État n’est certes pas dénudée de sens, mais il n’en demeure pas moins que c’est aussi le devoir de la communauté internationale de prévenir la violence dans les zones où les forces nationales sont dans l’incapacité de le faire. RÉDUIRE LES VIOLENCES – Les différentes résolutions du Conseil de sécurité rappellent cette part de responsabilité. On parlait, par exemple, dans la Résolution 2423 (2018) de « patrouilles énergiques et efficaces dans les zones où les civils sont en danger », et on en vient à prioriser en 2019 (Résolution 2480) des « mesures évolutives, souples, énergiques et proactives pour protéger les civils ». Puis dans la résolution 2531 (2020), le Conseil demande, « instamment aux autorités maliennes de prendre rapidement des mesures pour protéger les civils… Et à la MINUSMA, une protection des civils sous une menace imminente de violence physique…» Le progrès dans le discours est tout à fait considérable, chacun doit en convenir ! Dans la pratique, soutient-on au sein de la Mission, plusieurs opérations militaires ont été lancées pour contribuer à réduire les violences sur les populations et à ramener le calme dans les zones où les tensions communautaires sont signalées. Durant les six derniers mois (jusqu’au 26 janvier 2021), plus de 691 patrouilles auraient été réalisées dans le cadre de l’opération Buffalo. En plus de ce dispositif, les Casques bleus ont conduit une série d’opérations dites proactives qui auraient permis de desserrer l’étau des groupes armés terroristes sur les populations civiles. On souligne, également, le déploiement de moyens pour dissuader les attaques et protéger les civils, notamment à la suite d’alertes reçues à travers la ligne verte gratuite qui a été lancée à Mopti, depuis le 16 janvier 2020. Pour autant, la MINUSMA ne demeure pas moins, aux yeux de la majorité des populations de Mopti, qu’un adepte du faire semblant. « Les Casques bleus ne répondent presque jamais aux alertes. On les informe des menaces, mais ils ne font rien » », fulmine Mamadou Goudienkilé, membre du groupe d’autodéfense Dana Ambassagou. Dramane Yalkouyé de l’Association Ginna Dogon renchérit : « Les organisations de la société civile ont plusieurs fois rencontré la MINUSMA sur la question de protection. Mais, il n’y a pas de suivi. Il n’y a jamais de retour même quand on leur donne des informations vérifiables sur le terrain. A la limite, je crois que ces rencontres sont justes organisées pour la forme ». Ces sentiments sont largement partagés dans la région. Une combinaison de facteurs – que ce soit le manque de réactivité de la Mission, réel et perçu, ou une manipulation politique délibérée – a eu pour résultat que les civils détestent les Casques bleus. D’où la récurrence des manifestations contre la Mission. On se souvient, notamment, du spectacle dramatique de pillards portant sur la tête le butin provenant des containers éventrés de la MINUSMA, en octobre 2019 à Sévaré (Centre). Et depuis janvier 2020, plusieurs associations de Bandiagara et de Bankass demandent à la Mission onusienne d’évacuer son personnel de la région. Les récriminations en disent long sur le décalage entre la demande et l’offre de sécurité, particulièrement dans le plateau Dogon. Il convient, cependant, de noter que la MINUSMA est tributaire des contributions en matériel et en hommes que lui apportent plusieurs pays. Or, chaque pays
Covid-19 au Mali : 11 nouveaux cas enregistrés mardi
Bamako, 10 février (AMAP) Onze nouveaux cas positifs à la Covid- 19 ont été enregistrés mardi au Mali, portant le nombre total de la contamination sur le territoire national à 8.192 dont 6.090 guérisons et 339 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Ces 11 nouveaux cas dans notre pays, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Koulikoro (près de la capitale), Mopti (Centre) et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare, par ailleurs ,que 922 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien, avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP) <!– [if gte mso 9]> Name= »List Conti
Le ministre Mahmoud Ould en charge de l’Agriculture à l’écoute des acteurs de la Région de Tombouctou (Nord)
Envoyés spéciaux Aminata Dindi SISSOKO Bounama MAGASSA Bamako, 9 fév (AMAP Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Mahmoud Ould Mohamed, s’est rendu, jeudi dernier, dans les localités de Tintelout et Niafunké où il s’est imprégné des préoccupations des paysans, éleveurs et pêcheurs, après l’étape de Tombouctou. Il était accompagné de son collègue commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Mali et du gouverneur de région, le commissaire divisionnaire de police, Bakoum Kanté. La première étape de cette immersion a ete le périmètre dénommé Inalkari de Tintelout, à 35 km à l’Ouest de Tombouctou, dans la Commune rurale d’Alafia. La délégation, qui a constaté l’impact des inondations sur l’ensemble du périmètre, a visité le magasin de stockage de la localité d’une capacité de 500 tonnes. Les producteurs ont jugé nécessaires la réhabilitation de la digue de ceinture, des équipements, l’appui en intrants et l’accompagnement des victimes en vivres. De ce champ, le ministre Mahmoud Ould Mohamed a mis le cap sur Niafunké où il a visité le Centre de traitement et de conditionnement de poisson. Réalisée dans le cadre du Projet d’appui au développement de la pêche continentale (Padepeche), l’infrastructure est la propriété de l’Office de développement de la pêche et de l’aquaculture dans le Delta intérieur du Niger (ODPA-Din). Elle est bâtie en remblai, partiellement dans le lit du fleuve, sur un hectare. En phase d’achèvement, les travaux ont été stoppés en 2012 suite à l’insécurité. Elle a été occupée par les terroristes, avant d’être pillée. Le talus a été dégradé par le courant d’eau. Sa réhabilitation, est évaluée à 238.449.525 Fcfa. De cette infrastructure, le visiteur s’est rendu sur le chantier de construction du magasin de stockage de Ousmane Macinanké et ses stocks à l’Opam. Au terme de ce périple, le ministre a rencontré les paysans et autres acteurs du Cercle de Niafunké. Prenant la parole, le maire de la Commune de Soboundou, Samba Bah, a déploré le manque d’infrastructures et de surfaces aménagées. L’édile a sollicité l’aménagement de certaines mares, l’installation d’étangs piscicoles et des appuis en équipements pour faciliter le développement de la circonscription. Le préfet Namakan Touré, quant à lui, a établi un bilan sommaire de la campagne agricole marquée, selon lui, par une pluviométrie jugée assez satisfaisante mais mal répartie dans l’espace et dans le temps. «181 ménages soit 1.086 personnes touchées par les inondations provoquées par la pluie. 55,5 hectares ont été infectés durant la campagne», a révélé l’administrateur civil. Le porte-parole des agriculteurs, Boubacar Tangara, a insisté sur les pertes dues aux inondations, au niveau notamment des périmètres en maîtrise totale d’eau. « D’où la nécessité de la poursuite des aménagements hydro agricoles pour sécuriser les productions agricoles, de la consolidation des digues de ceinture, de la réalisation d’infrastructures, l’équipement des organisations paysannes, de l’exécution des actions de résilience, du développement de l’irrigation d’appoint pour minimiser les effets de la sécheresse, a préconisé M. Tangara. Le représentant de l’Union des éleveurs, Moustaphe Ouane, a sollicité la construction d’un abattoir semi-moderne, d’une unité de lait à Niafunké et à Léré ainsi que la réhabilitation des pâturages dunaires (cram-cram). En réponse, le ministre a assuré avoir pris bonne note des doléances soumises. Il a ajouté qu’il faut trouver des solutions, dans la mesure du possible, à certains problèmes pour accroître dans l’immédiat la production et la productivité. Cela dans toutes les régions du pays où le potentiel existe. ADS/MD (AMAP)
Sécurité alimentaire au Mali: La situation nutritionnelle reste préoccupante par endroits
Bamako, 9 fév (AMAP) La situation nutritionnelle reste préoccupante dans certaines parties du Mali « à cause, entre autres, de mauvaises pratiques alimentaires, du déficit alimentaire, de l’insécurité civile limitant l’accès aux services sociaux de base et de la prévalence élevée des maladies liées aux mauvaises conditions d’hygiène», a déclaré, lundi, le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali. Le ministre commissaire, qui intervenait par visioconférence lors de la 16è session ordinaire du Comité de coordination et de suivi des politiques et programmes de sécurité alimentaire (CCSPSA), a ajouté que les résultats du cadre harmonisé ont donné pour la période de soudure, 957.751 personnes en insécurité alimentaire dont 33.848 en phase urgence et 923.903 personnes en crise. Redouwane Ag Mohamed Ali a expliqué que la campagne agricole 2020-2021 a été jugée bonne dans l’ensemble. « Toutefois, a-t-il dit, il faut signaler des baisses importantes de productions dues surtout aux inondations, aux conflits intercommunautaires et autres formes d’insécurité ayant limité l’accès aux champs. Et, aussi, une baisse significative de la culture du coton et des revenus qui y sont liés. Par ailleurs, le ministre commissaire a souligné que les pâturages et les conditions d’abreuvement du bétail sont bons dans l’ensemble. Même si l’accès à certains pâturages reste limité dans les zones de conflit du Centre et du Nord du pays. Selon lui, la production de lait et de produits laitiers est globalement moyenne à bonne dans le pays. Cependant, des difficultés de vaccination du cheptel sont signalées dans les zones d’insécurité. Cette rencontre, en présence de plusieurs représentants des différents départements ministériels, a été une occasion pour les parties prenantes d’examiner, analyser et approuver les activités de sécurité alimentaire notamment l’état de mise en œuvre des recommandations de la 15è session du Comité, les résultats de l’évaluation provisoire de la situation alimentaire faite par le Système d’alerte précoce à travers le Cadre harmonisé et le bilan du Plan d’opération 2020 du Dispositif national de sécurité alimentaire (DNSA), la programmation de 2021 et son budget d’exécution axés sur les résultats du DNSA. Au nombre des points inscrits à l’ordre du jour, il y avait également le partage du bilan du Plan national de sécurité alimentaire 2020 et son planning provisoire 2021 d’atténuation des difficultés identifiées auprès des couches vulnérables. La mise en œuvre du Plan d’opération et du Plan national de réponses 2020, s’est déroulée dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante au Nord et au Centre du pays ainsi que la pandémie de la Covid-19 sur l’ensemble du pays. Malgré cette situation de crise, selon le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, la mise en œuvre du Plan d’opération et du Plan national de réponses 2020 a permis d’obtenir des résultats probants dont la réalisation d’une analyse du système de vulnérabilité alimentaire qui a identifié 1.340.741 personnes en phase 3 et 4 en insécurité alimentaire et nutritionnelle. A ces résultats, s’ajoutent l’apport d’une réponse d’atténuation à 2.766.653 personnes en insécurité alimentaire et nutritionnelle, suite à la distribution alimentaire gratuite de 48.977 tonnes de céréales, le transfert monétaire à 1.612.427 personnes sous-forme de cash et aussi l’amélioration d’une gouvernance et le renforcement de la coordination des acteurs intervenant dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Redouwane Ag Mohamed Ali a remercié les donateurs du dispositif qui continuent de soutenir le Mali dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. FC/MD (AMAP)
Office Riz Mopti : 13.720 tonnes de riz supplémentaires pour la consommation
Mopti, 9 fév (AMAP) La production a dégagé un excédent de 13.720 tonnes dans la zone de l’Office Riz Mopti (ORM), au regard de la population encadrée, estimée à 747.410 habitants et de leurs besoins de consommation en riz évalués à 56.055 tonnes, a appris l’AMAP, en marge de la 31è session ordinaire du Conseil d’administration (CA) de l’Office Riz Mopti (ORM) tenue, vendredi. La production obtenue a été de 130.781 tonnes, soit 69% des prévisions. Pour le riz paddy, la production est de 99.678 tonnes, soit 69,82% des prévisions. Pour les cultures sèches, il ressort un déficit de 77.452 tonnes dans la zone ORM qui sera couvert par la production en zone exondée. le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Lassine Dembélé, qui a présidé cette session, dans la salle de conférence de la direction régionale de l’agriculture de Mopti, a cependant souligné que l’ORM a réalisé ces performances dans un contexte très difficile marqué, entre autres, par l’installation tardive des pluies, la montée rapide de la crue au niveau des fleuves Niger et Bani, la persistance de l’insécurité, la pandémie de la Covid-19. La dégradation des infrastructures et des réseaux hydrauliques, la vétusté des moyens de déplacement de l’encadrement, le sous-équipement des producteurs et le faible niveau de la subvention des intrants agricoles par l’état sont aussi des facteurs qui ont limitant les performances de l’ORM. La 31è session ordinaire du CA de l’ORM, en présence du directeur général de l’ORM, Yaya Amadou Téssougué, a arrêté, le budget prévisionnel de 2021 à environ 1,849 milliard contre 1,599 milliard Fcfa l’exercice précédent, soit un taux d’accroissement de 15,62%. Les administrateurs ont, également, planché sur le programme d’activités. Ils ont examiné le procès-verbal de la 30è session, l’état d’exécution des recommandations et des tâches de la précédente et adopté le rapport d’activités, le niveau d’exécution du budget de l’exercice 2020. Les administrateurs ont apprécié le soutien de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), du Commissariat à la sécurité alimentaire et de la coopération allemande (GIZ) aux producteurs, à travers la mise à leur disposition de 100,3 tonnes de semences certifiées de riz, 6 tonnes d’engrais organique (Fertinova), 500 g de semence de tomate et 5 kg de gombo. L’objectif recherché au titre de la campagne agricole 2020/2021 est de produire, à terme, 188.355 tonnes de céréales toutes spéculations confondues, dont 143.013 tonnes de riz paddy. Pour l’atteinte de cet objectif, les mesures envisagées sont la recherche de financement pour les travaux d’urgence, la mise en œuvre des bonnes pratiques agricoles notamment le SRI et le PPU et le renforcement de la collaboration avec l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du plan de campagne agricole. « Pour ce faire, l’Office aura besoin d’un budget prévisionnel de 1,849 milliard Fcfa contre 1,599 milliard pendant l’exercice précédent, soit un taux d’accroissement de 15,62% », a indiqué le président du CA, Lassine Dembélé. Le directeur général de l’ORM, Yaya Amadou Téssougué, a expliqué cette augmentation par le financement des travaux d’aménagement de 250 hectares en maîtrise totale d’eau de la plaine de Togobéré, dans le casier de Sofara, Cercle de Djenné. DC/MD (AMAP)
Exportation et réexportation du bois transformé : Règlementation du secteur
Bamako, 9 fév (AMAP) La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Bernadette Keïta a animé, vendredi dernier, un point de presse sur la réglementation de l’exploitation des forêts et des massifs forestiers, la promotion, la valorisation et la commercialisation des produits forestiers. Cette session d’information, en présence du directeur national des Eaux et Forêts du Mali, l’Inspecteur général Ousmane Sidibé, et du président de la Fédération des exploitants forestiers du Mali, Moussa Koné, a eu lieu à l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD). Elle s’inscrit dans le cadre de l’application de l’arrêté interministériel n°2021-0079/MEADD-MEF-MICPI-SG du 1er février 2021, déterminant les modalités d’exportation et de réexportation du bois transformé. En effet, l’article 4 du cet arrêté précise que peuvent faire l’objet d’exportation « les bois transformés sous forme de frises, parquets, planches, chevrons, meubles, parquets contrecollés, papier, carton, porte », a expliqué l’Inspecteur général Ousmane Sidibé Pour lui, « l’exploitation de nos forêts se faisait de façon anarchique ». « Cet arrêt permettra de valoriser nos produits », a ajouté le directeur national des Eaux et Forêts du Mali. En la matière, les exploitants forestiers ne pourront plus exporter le bois à l’état brut. Ils vont devoir le transformer sur place, en installant au Mali des usines qui transformeront le bois pour produire des poteaux, plots, planches… « Aussi, l’exploitant doit-il avoir un agrément pour l’exportation et déposer une caution de 100 millions de Fcfa », a précisé l’Inspecteur général Ousmane Sidibé, assurant que les exploitants forestiers seront d’abord sensibilisés avant l’entrée en vigueur de ces mesures. Toute chose qui permettra de protéger nos forêts. En effet, « l’analyse de l’évolution des surfaces boisées au Mali montre une diminution drastique et continue du couvert végétal », avait, d’entrée de jeu, souligné la cheffe du département en charge de l’Environnement. « Cette situation est consécutive à la coupe abusive de bois, au surpâturage, à l’orpaillage, aux défrichements incontrôlés, à la persistance des feux de brousse, à l’occupation illicite des domaines forestiers classés et des aires de conservation de la biodiversité », a décrit Mme Bernadette Keïta Conséquence : le Mali perd, chaque année, plus de 100.000 hectares de forêts, selon des études. « Ainsi, sur les 32 millions d’hectares de forêts recensées au Mali, en 1985, il reste environ 17,4 millions hectares actuellement », a-t-elle déploré. Cette situation est, selon elle, aggravée par l’exploitation du bois d’œuvre destiné à l’exportation et l’exécution incorrecte des divers plans d’aménagement et de gestion par les titulaires des contrats d’exploitation. « Le remplacement des quotas prélevés n’est pas également assuré », a déploré la ministre en charge de la Protection de l’environnement. « Des pratiques qui constituent une véritable menace pour nos écosystèmes sahéliens connus pour leur grande vulnérabilité », a-t-elle prévenu. Ces fléaux constituent une menace pour notre pays, en ce sens qu’ils risquent de détruire nos écosystèmes qui sont des moyens de subsistance pour nos communautés, faire perdre à notre pays son statut de puits de carbone, c’est-à-dire pays émettant moins de gaz à effet de serre. Ils remettent ainsi en cause notre crédibilité auprès de nos partenaires régionaux et internationaux, a alerté la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Pour elle, il urge alors de prendre les dispositions idoines nécessaires pour préserver les acquis et conforter notre position. BBC/MD (AMAP)
Accord pour la paix et la réconciliation : Les parties maliennes se concertent sur le volet défense et sécurité
Bamako, 9 fév (AMAP) Une réunion de niveau décisionnel des parties maliennes à l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger se tient depuis lundi, sur les aspects de défense et de sécurité. Elle a pour objectifs d’harmoniser les compréhensions sur les aspects Défense et Sécurité de l’Accord et, surtout, de répondre partiellement et efficacement aux attentes des populations. L’ouverture des travaux de cette rencontre de deux jours, qui se tient dans un hôtel de Bamako, était présidée par le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag Iknane, en présence du chef d’État-major général des Armées, le général Oumar Diarra et des représentants des mouvements signataires de l’Accord. Dans son intervention, le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale a indiqué que l’Accord se présente comme un cadre de construction de l’édifice de paix au Mali, ouvrant aux acteurs de nouvelles perspectives de cohésion et d’échanges, de recherche de solutions justes à des problèmes communs. Et ce, afin de bâtir, selon Attaher Ag Iknane, une nation forte et réconciliée avec elle-même Rappelant l’engagement du gouvernement de Transition dans la mise en œuvre du document, le représentant du ministère de la Réconciliation nationale a signalé que le rétablissement de la stabilité et de la sécurité est gage d’un développement harmonieux. En vue de l’éradication de la pauvreté à travers l’accès pour tous aux services sociaux de base. « Il incombe aux experts de concilier en permanence le triptyque ‘’paix-sécurité-développement’’ dans leurs approches », a dit Attaher Ag Iknane. De son côté, le chef d’État-major général des Armées a exhorté les participants à faire de la réunion un point de repère important en termes d’avancées dans la mise en œuvre des questions de défense et de sécurité relative à l’Accord pour la paix et la réconciliation. Le général Oumar Diarra a, par ailleurs, annoncé la rentrée prochaine dans les centres de formation militaire de 451 ex-combattants, reconnus aptes à l’issue des opérations de rattrapage. « Ils seront bientôt intégrés dans les forces armées », a-t-il ajouté. Au cours de cette rencontre, plusieurs thématiques seront débattues : le concept des ‘’forces armées et de sécurité reconstituées’’, la définition des quotas (civils et militaire) et la gestion des combattants anciennement membres des forces armées et de sécurité. La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger constitue l’un des axes stratégiques majeurs de l’action du gouvernement de Transition. BD/MD (AMAP)
Mine d’or de Loulo-Gounkoto : Une vision axée sur le développement des entreprises locales
Par Yacouba TRAORÉ Bamako, 9 fév (AMAP) « Nous sommes venus dans la mine de Loulo pour prendre part au conseil d’administration, faire part au président directeur général du groupe Barrick Gold Corporation (ancienne société RandGold), Mark Bristow, du soutien du gouvernement, rappeler l’espoir que fonde l’État sur le secteur minier et visiter les installations », a expliqué le ministre des Mines, l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, en visite de terrain, samedi dernier, sur le site. Il était 10h environs lorsque l’avion du ministre et sa délégation a atterri à Loulo. Les visiteurs du jour ont été contraints de faire le test Covid-19 avant d’entamer la visite. Le ministre a commencé par le parc à résidus, situé à 7 km de la mine. Ce dispositif d’une capacité de 80.000 mètres cubes est bâti sur une superficie de 500 ha. Il sert à recycler l’eau. Un système de pompage permet aux trois usines de la mine de drainer leurs eaux usées vers cette station pour les recycler (elles sont ensuite réutilisées). Le ministre a également visité le champ solaire qui s’étend sur 32 ha. L’usine émet plus de 40 kilotonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an. Cependant ces 18.000 panneaux solaires constitués en bloc tournent ensemble. L’objectif est de réduire le CO2. Les spécialistes ont expliqué que cela permet de faire une économie de près de 10 millions de litres de carburant (du diesel) Le responsable des opérations Afrique de l’Ouest, Chaka Berthé, a expliqué qu’en plus de la préservation de l’environnement, il y a le développement communautaire parce qu’à la fin de l’exploitation de la mine, il y aura un plan d’utilisation pour cette infrastructure qui est facile à transférer à la communauté. En effet, le coût de maintenance est beaucoup plus faible que celui des centrales thermiques. La mine d’or de Loulo, située à 500 km de Bamako, a produit 8 millions d’onces en 2019. Selon Chaka Berthé, la société aurifère Barrick fait, depuis plusieurs années, du développement des capacités des nationaux une priorité. Il a relevé que la société a, au cours des 23 dernières années, énormément apporté à l’économie nationale à travers les taxes mais aussi les salaires des nationaux et le règlement des factures des fournisseurs locaux. « Les mines de Loulo et Gounkoto, a soutenu le responsable des opérations Afrique de l’Ouest, profitent le plus à la population locale ». Pour lui, le Mali, avec une production totale de 50 tonnes onces d’or est, aujourd’hui, classé 2è producteur d’or en Afrique et la mine d’or de Loulo, elle seule, produit 20 tonnes d’or par an. Il a aussi expliqué qu’en 2012, une année noire pour l’économie malienne, pendant que les sociétés minières et autres ONG se retiraient, le groupe Barrick a accompagné le Mali avec une contribution de près de 10% au budget national. Ce qui a permis d’apporter une réelle bouffée d’oxygène à l’économie du pays. Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a expliqué qu’il était important pour lui de venir échanger avec Mark Bristow en tant que 1er complexe minier au Mali qui produit autour de 20 à 22 tonnes d’or par an. Lamine Seydou Traoré s’est dit heureux de savoir qu’aujourd’hui, l’exploitation souterraine de l’or est plus qu’une réalité au Mali et cela augure, selon lui, d’une augmentation future de la production minière dans notre pays. Des réflexions ont débouché sur un nouveau Code minier qui a été finalisé en septembre 2019 avec un décret d’application qui a été pris par les autorités de la Transition. « Il s’agit maintenant de faire en sorte que toutes les innovations contenues dans ce Code soient appliquées», a dit le ministre. «Pour que l’or brille pour le Mali, il faut mettre en relief la chaîne de valeur, réfléchir à la mise en place d’une agence qui s’occupera de la gestion du patrimoine minier qui va utiliser des ressources humaines qualifiées et des outils pour mieux comprendre le secteur et lever des fonds pour aider les entreprises locales», a-t-il ajouté. « Une stratégie d’appui aux entreprises maliennes intervenant dans la mine a été élaborée », a relevé le directeur général de la mine de Loulou, Abbas Coulibaly. Il a, aussi, indiqué que la société minière a élaboré un programme d’incubateur où on sélectionne les entreprises pour une formation afin qu’elles puissent faire des prestations en dehors du Mali. « Mark Bristow, en plus de la contribution qu’il donne à l’État et aux collectivités, veut marquer de son empreinte le développement des capacités nationales », a declaré M. Coulibaly. « Certaines préoccupations ont été abordées avec le ministre en charge des Mines, notamment les défis liés à la sécurisation des permis. Nous comptons beaucoup sur l’État afin de relever ces défis », a encore dit Abbas Coulibaly. (AMAP)
CHAN 2021 : Les nouveaux vice-champions d’Afrique accueillis avec les honneurs
Par Seïbou S. KAMISSOKO Bamako, 9 fév (AMAP) Les Aigles locaux sont rentrés au bercail lundi, vers 15h30 par un vol transportant également le sélectionneur national, Nouhoum Diané e qui a atterri à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou de Bamako. À leur descente d’avion, les nouveaux vice-champions d’Afrique ont été accueillis avec tous les honneurs par les autorités du pays et plusieurs centaines de supporters. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher et le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré « Bavieux », qui étaient à Yaoundé avec les joueurs figuraient parmi la délégation. Dès l’apparition des joueurs, la troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) a donné le ton en chantant l’Hymne nationale. Suivra, une séquence d’animation qui va durer une bonne dizaine de minutes, avant que la délégation ne monte à bord du bus, direction, le stade Mamadou Konat, escortée par une foule en liesse. « Les mots nous manquent après cet accueil des Maliens. Nous disons grand merci à nos concitoyens. On voulait remporter cette coupe, mais Dieu en a décidé autrement. C’est la deuxième fois que nous perdons la finale de cette compétition, la troisième fois sera la bonne Inch-Allah », a déclaré le capitaine-keeper, Djigui Diarra. Visiblement ému, le milieu de terrain des Aigles locaux, Moussa Ballo, a dit : « C’est simplement merveilleux. On est fier de porter les couleurs de la Nation. Nous remercions l’ensemble de nos supporters pour leur soutien, sans oublier le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attahe,r et le président de la Femafoot, Mamoutou Touré, qui étaient avec nous durant la compétition ». Siaka Bagayoko «Chato», premier buteur du Mali au CHAN (1-0 contre le Burkina Faso), a également exprimé sa joie et sa fierté de voir autant de monde à l’aéroport pour accueillir l’équipe. « On n’était pas orphelin au Cameroun car on était avec des supporters là-bas. Et en arrivant à Bamako, on est escorté par la police jusqu’au stade, il y a des journalistes partout, c’est fantastique, juste trop bien », a commenté l’arrière latéral des Aigles locaux Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports a salué le parcours réalisé par les joueurs de Nouhoum Diané et adressé ses remerciements aux autorités pour leur soutien et leur accompagnement. « L’équipe nationale locale a fait son travail, l’encadrement a, également, fait son travail et mention spéciale à la Fédération malienne de football qui a tout mis en œuvre pour que l’équipe ramène cette place de deuxième du CHAN. Je tiens à adresser mes sincères remerciements aux supporters et à toute la population malienne qui ont vibré en même temps que nous pendant la durée de la compétition, de Kayes à Kidal et même à l’extérieur du pays », a dit Mossa Ag Attaher. Il a annoncé que le pays prendra en charge le traitement du défenseur central Mamadou Doumbia qui s’est gravement blessé en demi-finale contre la Guinée (double fracture genou-péroné). « Le jeune Mamadou s’est blessé pour la République, nous allons le prendre en charge », a promis le ministre Ag Attaher. À l’instar du ministre de la Jeunesse et des Sports, le président de la Fédération malienne de football a rendu un vibrant hommage aux vice-champions d’Afrique, avant de les exhorter à continuer sur la même lancée. « Le message que j’ai pour ces jeunes, c’est toujours d’avoir l’esprit de combativité, d’incarner les valeurs sociétales de notre pays, se comporter en digne Malien. C’est ce qu’ils ont fait tout au long du CHAN. Cette compétition, qui vient de s’achever au Cameroun, nous a permis de comprendre que si nous sommes unis, nous pouvons tout faire », a dit Mamoutou Touré « Bavieux ». Il a remercié le ministre de la Jeunesse et des Sports pour son engagement patriotique d’avoir tenu à être aux côtés des enfants, d’être venu au stade pour galvaniser les joueurs dans un cadre convivial. « Aujourd’hui le résultat est là », s’est-il réjoui. Après le cérémonial d’accueil, les vice-champions d’Afrique ont embarqué à bord d’un bus qui sera escorté par une foule en liesse jusqu’au stade Mamadou Konaté. A leur arrivée au stade, Nouhoum Diané et ses joeurs ont été accueillis par plusieurs centaines de supporters présents dans les gradins. Parmi les spectateurs, il y avait, également, des artistes qui ont chanté à la gloire de la sélection nationale. Une journée mémorable que le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers n’oublieront pas de sitôt. SSK (AMAP)

