La Cité des Enfants a tenu jeudi, la 26ème session de son Conseil d’administration
Bamako, 22 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de la 26ème session du Conseil d’administration de la Cité des Enfants a été présidée jeudi au siège de l’institution, sis à Niamakoro en Commune VI du district de Bamako, par la Ministre de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Bintou Founè Samaké, a constaté l’AMAP. C’était en présence de la Directrice de la Cité des Enfants, Mme Amina Cissé Koumaré, du Directeur adjoint de la Cité des Enfants, Famara Keïta, du Conseiller Teccnique chargé des questions de l’enfance au département de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Birama Coulibaly et des administrateurs venus de plusieurs départements ministériels, de la Mairie du district et de la Fédération Nationale des Parents d’élèves. Les membres du Conseil d’administration ont adopté le compte rendu et l’état de la mise en œuvre des recommandations de la 25ème session du Conseil d’administration de la Cité des enfants. Ils ont examiné le bilan des activités 2020 et le point d’exécution du budget 2020, le plan d’action 2021 ; le budget 2021 et d’autres questions dont le contrat annuel de performance avant de les adopter. Les membres du Conseil ont félicité la direction pour les activités dont le taux de réalisation est évalué à 73% avec un budget d’un peu plus de 610 millions et la gestion de la pandémie de Coronavirus qui a influé sur les actions de la Cité des Enfants avec le rétrécissement de ses activités. Sur 26 activités programmées pour l’année 2020, 16 ont été totalement réalisées, 3 réalisées partiellement et les 7 non réalisées reconduites pour 2021. Les activités de la composante 1 (renforcement du cadre institutionnel) ont concerné la tenue de la 25ème session du Conseil d’administration (CA), l’organisation des deux sessions du Comité culturel et pédagogique (CCP), la tenue d’une session extraordinaire du CA. S’agissant de la composante II relative aux équipements et aux infrastructures, les activités ont tourné autour de l’achèvement et l’équipement de la médiathèque, l’achèvement et l’équipement du parc d’attraction, l’acquisition de matériels roulants (1 tricycle et 2 motos) et l’entretien des équipements et des infrastructures. Les activités de la composante III (Développement des ressources humaines), réalisées sont la formation des agents dans le domaine de l’informatique, le secourisme, les VBG, les techniques d’animation et de communication, la formation des agents du parc d’attraction et l’expression des besoins en ressources humaines. Pour ce qui est des activités de la composante IV (activités socio-éducatives et culturelles) elles ont concerné l’organisation de 4 journées thématiques, la célébration des journées commémoratives, l’organisation de collectivités éducatives, l’initiation des enfants aux TIC, l’organisation de la semaine sportive du district de Bamako et l’organisation de la 5ème édition du Salon de l’Enfance de Bamako (SEBA). Sur la prise en charge sanitaire (composante V), la Cité a organisé des journées de consultations médicales gratuites et procédé à des dons de médicaments. La recherche de nouveaux partenaires (composante VI), la création d’une cellule audio visuelle, la validation et la mise en œuvre du Plan de Communication, la célébration du 22 Septembre à travers une série d’activités, la création d’un centre d’accès universel, la célébration de la journée de l’Enfant Soldat, la participation à la 4ème édition des Equations Nomades et la campagne de sensibilisation des jeunes sur les questions migratoires (composante VII) ont été également des activités réalisées par la Cité des Enfants. Les activités prévues dans le plan d’action 2021 de la Cité des Enfants s’articulent autour du renforcement du cadre institutionnel, les équipements et les infrastructures, le développement des ressources humaines, les activités socio éducatives et culturelles, la prise en charge sanitaire, le développement du partenariat et la communication. Dans son allocution d’ouverture, Mme la ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a invité les participants à observer la minute de silence à la mémoire de feu Diadié Tékété et feu Mamadou Lamine Fela Camara respectivement membres du Conseil d’administration et du Comité Culturel Pédagogique. Mme Bintou Founè Samaké a saisi l’occasion pour féliciter la direction de la Cité des Enfants pour les résultats obtenus au courant de l’année 2020. « Malgré les contraintes budgétaires et la crise sanitaire dûe à la maladie à Coronavirus, la cité des Enfants a pu exécuter son budget à hauteur de 97% avec un taux de recouvrement en recettes de 96%, un taux qui dépasse largement celui de 2019 » a déclaré Mme la ministre. La première responsable du département a, par ailleurs, souligné que la crise sanitaire a empêché la tenue de certaines activités telle la 5ème édition du salon de l’Enfance de Bamako (SEBA). A l’issue de leurs travaux, les administrateurs ont recommandé à la direction de la Cité des Enfants, de prendre attache avec l’AGETIC pour la relance de E- Festival et d’associer la direction nationale de la Jeunesse à l’organisation des activités socio- éducatives. En rappel, la Cité des Enfants est une structure conçue pour être un lieu de liberté, d’apprentissage, un espace attrayant, de conditionnement physique, moral et intellectuel où l’enfant, à travers les activités de son choix, participe à son éducation et à sa formation. KM (AMAP)
Légère hausse des infections au Covid-19 avec 23 cas et 03 décès vendredi
Bamako, 20 fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, vendredi, quelque vingt trois nouveaux cas positifs, sur la base de 1.171 échantillons testés, et trois 03 décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Les contaminations à la Covid-19 connaissent une légère hausse, ce début de week-end, après plus d’une semaine de baisse soutenue. Toutefois, on note quatre patients guéris depuis jeudi, selon le communiqué. Les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de la capitale), Mopti (Centre), Tombouctou et Gao (Nord), constituent les foyers de contamination du jour, ainsi que plusieurs Communes du District de Bamako. Avec ces nouveaux chiffres, le Mali compte à ce jour 8.283 cas positifs de Covid-19 et 6.266 patients guéris contre zéro 347 décès dont 279 survenus dans les centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)
Le Premier ministre malien présente le plan d’action de son gouvernement devant le CNT
Bamako, 19 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Moctar Ouane, a présenté, vendredi après-midi, le Plan d’action de son gouvernement devant le Conseil national de Transition (CNT), parlement de la période transitoire, a constaté l’AMAP. « Je viens traduire les hautes orientations données au gouvernement par le président de la Transition, conformément à l’esprit et à la lettre de la Charte et de la feuille de route de la Transition », a déclaré Moctar Ouane qui a précisé que ce plan d’action comporte six axes déclinés en vingt-trois objectifs adossés à deux cents soixante-quinze actions à évaluer à travers deux cents quatre-vingt-onze indicateurs. Le premier axe porte sur le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, le second sur la promotion de la bonne gouvernance, le troisième sur la refonte du système éducatif, le quatrième concerne les réformes politiques et institutionnelles tandis que le cinquième porte sur l’adoption d’un pacte de stabilité sociale et le sixième sur l’organisation des élections générales. Le chef du gouvernement a indiqué que sa présence devant le CNT entre dans le cadre du renouveau de la gouvernance qui impose une obligation de planification de l’action publique ainsi que le double devoir de transparence dans la gestion des affaires de la Cité et de la redevabilité. En application de l’article 88 du règlement intérieur du CNT, après l’audition du chef du gouvernement, la séance est suspendue pour 48 heures. Ainsi, les débats proprement dits sur le document auront lieu, lundi prochain, avant de passer au vote des membres du Conseil national de Transition. DD/MD (AMAP)
Tontines des femmes : Sur un air de nouvelles solidarités urbaines
Par Baya TRAORE Bamako, 19 fév (AMAP) Les Maliennes ont l’imagination fertile. Dans le contexte difficile que traverse le Mali, à cause de la Covid-19 et de la crise sécuritaire, les ingénieuses épouses arrivent à aider les époux à faire bouillir la marmite. Ces femmes ont mis sur pied une chaîne hebdomadaire solidarité, à travers des tontines dans leur domaine d’activité. L’originalité dans cette solidarité résout ainsi, chaque jour, des petits problèmes dans les ‘Ténèni’, au ‘Taratani’, ‘Arabani’, ‘Alamoussani’, ‘Dioumani’, au ‘Sibiribi’ au « Karini », du nom en bambara de chaque jour de la semaine qui devient le label du maillon de solidarité. A Bamako, particulièrement, rares sont les femmes qui n’adhèrent pas à ces tontines dans les quartiers, les marchés et les services publics. La contribution journalière à la cagnotte des centaines de tontines varie entre 200 et 1.200 Fcfa. Les membres se retrouvent, au moins, une fois par semaine pour verser la somme convenue. Les tontines aident à économiser de l’argent pour des réalisations. Au-delà du côté financier, les réunions sont des occasions de détente et d’information sur les mariages, les baptêmes et les décès. Nous sommes dans une famille du quartier Samé, quartier non nanti de Bamako. Les membres de la tontine ici sont des amies. Elles sont assises les unes à côte des autres. Elles sont habillées en uniforme : une tenue cousue dans le même tissu Wax. Les foulards de plusieurs conceptions sont bien attachés. Les discussions vont bon train au sein de petits groupes. Un peu à l’écart, une bonne volonté se charge de faire bouillir du thé ou du bissap (oseille rouge). Une secrétaire de séance circule, au milieu du cercle, munie d’un cahier et d’un stylo. Elle dresse la liste des adhérentes présentes. Elle encaisse l’argent et met une croix devant le nom de celle qui vient de s’acquitter du montant de sa cotisation. Cette scène se déroule un ‘arabani’ (mercredi). La responsable de cette tontine est Mme Diallo Coumba Diallo. Elle nous révèle que son association accueille 73 femmes mariées résidant à Samé. « L’objectif de notre ‘arabani’ est de se réunir entre femmes, une fois par semaine, pour échanger, discuter et gérer ensemble des évènements sociaux », a-t-elle déclaré. « Tous les mercredis, chaque adhérente paie 1.200 Fcfa. Il est prélevé 200 Fcfa qui sont versés dans notre caisse. Le montant total de la collecte des 1000 Fcfa, qui reste, s’élève à 73 000 Fcfa. Cette somme est partagée entre deux personnes après un tirage au sort », a expliqué notre interlocutrice. A la fin de chaque tour de tontine, le dépôt dans la caisse est utilisé pour acheter des chaises et des bâches utilisées lors des cérémonies sociales. Quand un membre de la tontine organise un évènement social, mariage, baptême ou décès, les chaises et les bâches sont gratuitement mises à sa disposition. Une personne retenue après le tirage au sort, dont le besoin d’argent n’est pas pressant, peut céder la main à une autre adhérente dans une situation plus difficile. Selon Mme Koumaré Assétou Ballo, la tontine de Samé, lui a permis de payer les frais d’école de ses enfants. Et elle rappelle les circonstances : « Je suis vendeuse de condiments au marché de Samé. Mon mari est maçon. J’ai reçu l’argent de « arabani » pour inscrire mes enfants à l’école. Mon mari est malade, depuis quelques mois. Il ne peut plus travailler. Raison pour laquelle j’ai utilisé l’argent pour l’éducation de nos enfants » Mme Keita Adiaratou Doumbia est fonctionnaire. Elle est, aussi. un membre de la tontine de Samé. A l’issue du tirage effectué en notre présence, elle a été retenue pour recevoir le montant de ce ‘arabani’. Son projet ? « Je vais utiliser cet argent pour le mariage de ma nièce. Je suis la marraine (demba diala tigui)’, a-t-elle revelé. « Cette tontine permet de se regrouper entre femmes. Je vous jure que j’attends impatiemment les réunions des ‘arabani’ pour me détendre et me divertir », ajoute Mme Keita. Un autre quartier, une autre manière de faire. Nous sommes à la réunion du ‘dioumani’ (vendredi) du Banconi, quartier populeux de Bamako. Une adhérente, Mme Touré Korotoumou Lah, retrace le parcours de son association : « Nous avons commencé le ‘dioumani’, il y a plus de six ans. Nous nous regroupons, tous les vendredi soirs, à partir de 16h. Chacune verse la somme de 325 Fcfa. Cette somme est gardée dans la caisse pendant un an. A la fin de l’année, la cagnotte est ouverte en présence de nous toutes. Le montant collecté est partagé entre les membres, après déduction des frais d’organisation de notre fête solennelle animée par un groupe artistique renommé ». La Covid 19 a ralenti les regroupements de personnes à Bamako, notamment les membres de la tontine ‘taratani’ (mardi) de Djélibougo dont Mariétou Togola est la présidente. « Depuis le début de la pandémie, la tontine ne se réunit plus. Tous les mardis, chacune trouve le moyen de me faire parvenir son argent. Auparavant, tous les mardi soirs, les femmes se regroupaient chez moi. Chacune me versait la somme de 700 Fcfa’, a-t-elle expliqué. Sur cette somme, le total du prélèvement de 500 Fcfa est partagé entre les membres. Les 200 Fcfa restants sont versés dans la caisse qui sert de « banque ». « L’argent des gagnantes aux tirages au sort, qui ne sont pas dans le besoin, est gardé dans notre banque. Ce fonds est mis à la disposition de tous les membres qui veulent emprunter de l’argent. Tout prêt est remboursé avec un intérêt de 5%. Ce samedi, il est 11h, au marché de Ouolofobougou-Bolibana. La dame Fatoumata Diawara passe d’un étal à un autre. Elle reçoit 200 Fcfa de chaque vendeuse, du lundi au samedi. Pour le compte de sa tontine, ‘sibirini’ (samedi), elle reçoit 1200 Fcfa de chaque adhérente. L’objectif est de consolider les relations entre plusieurs vendeuses exerçant dans le marché. La caissière souligne les difficultés que rencontrent les vendeuses sur les marchés. En effet, les marchandises coûtent cher. Les tontines aident toujours à renouveler les fonds de commerce en cas de perte. Les plus
Bandiagara (Centre): Des attaques d’individus armés font cinq morts et 13 blessés
Bandiagara, 19 fév (AMAP) Une attaque d’hommes armés non identifiés contre un car de transport en commun, a fait, jeudi, cinq morts et treize blessés, sur la Route nationale (RN15), aux environs du village de Tillé (Centre), a appris l’AMAP de source locale. L’attaque, vers 7 heures, le matin, contre ce véhicule, en provenance de Bamako pour Koro (Centre), est intervenue au même moment où une position du groupe d’autodéfense Dan Nan Ambassagou a été la cible de tirs, selon notre source. Le bilan de ces deux attaques fait état de trois morts et huit blessés dont trois graves et un véhicule calciné. Dans l’après midi vers 13 heures, sur le même tronçon, un véhicule de transport, venant de Mopti (Centre), a été attaqué au niveau du pont Parou par des hommes armés non identifiés. Le bilan est de deux morts et cinq blessés dont deux graves. Dans les deux cas, une équipe mixte de la gendarmerie et de la police, dirigée par le chef d’escadron, le capitaine Sékou Kariba Konaté, s’est rendue sur les lieux pour porter secours aux blessés. Ceux-ci ont été tous transportés au Centre de santé de référence (CSRéf) de Bandiagara et les cas graves référés à l’hôpital Sominé Dolo de Sevaré. Les populations de cette zone, victimes à plusieurs reprises de violences, invitent le gouvernement à sécuriser leur vie et leurs biens. OG/MD (AMAP)
Mali : La campagne agricole 2021-2022 se prépare
Bamako, 18 fév (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Mohamed Ould Mahmoud, a visité, mardi, des services techniques pour s’imprégner de leurs conditions de fonctionnement et leurs difficultés, dans le cadre de la préparation de la campagne 2021-2022. Au Centre d’apprentissage agricole de Samanko (CAA), le ministre a visité les installations pédagogiques et le périmètre maraicher. Après avoir présenté sa structure, le directeur du CAA, Yaya Coulibaly, a déploré les effectifs pléthoriques dans les classes et l’insuffisance de matériels pédagogiques et de la connexion Internet. Mohamed Ould Mahmoud a, ensuite mis le cap sur l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (Icrisat), où il a suivi une présentation sur les activités de cette structure qui fait de la recherche agricole pour le développement, en faveur des zones en Asie et en Afrique subsaharienne. A ce titre, l’Institut aide les populations à surmonter la pauvreté, la faim, la malnutrition et la dégradation de l’environnement, grâce à une agriculture meilleure et plus résiliente. L’Icrisat mène des activités de recherche pour mettre au point des technologies améliorées en vue d’accroître la productivité agricole du sorgho, du mil et de l’arachide. Son directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Ramadjita Tabo, a sollicité l’appui financier du gouvernement malien pour la réalisation de ces projets. «Ma présence témoigne la solidarité du gouvernement avec l’Icrisat, pour les efforts que vous fournissez en termes de recherche et son applicabilité, sa pertinence et la valeur ajoutée de cette recherche au niveau national, sous régional et mondial», a dit le ministre Mohamed Ould Mahmoud. Au périmètre maraîcher de Samanko, le ministre a été témoin des difficultés auxquelles sont confrontées les sociétés coopératives des exploitants des parcelles aménagées. «Le bras du fleuve qui reçoit la station de pompage est au dessus du niveau du lit du fleuve. A partir de janvier déjà, il est difficile d’avoir de l’eau. Les producteurs ont pu développer des techniques de résilience pour pouvoir maintenir l’activité», a souligné leur porte-parole. «Nous avons un cahier de charges avec ces maraîchers. Nous allons forcement leur apporter de l’eau», a promis le ministre Mohamed Ould Mahmoud, en réponse aux doléances exprimées par ses interlocuteurs. A la Société d’assemblage de tracteurs S.A (Mali-Tracteurs, ndlr), fruit de la coopération entre le Mali et l’Inde à travers le partenariat stratégique Angélique international Ltd, la délégation ministérielle a été reçue par le directeur général, Anil Kumar Bansal, et son personnel. Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a visité les installations de cette usine qui produit 8 à 12 tracteurs par jour et dont la mission est de piloter la mécanisation agricole au Mali et fournir des agroéquipements à des prix abordables. Au Centre d’études et d’expérimentation du machinisme agricole (CEEMA), dernière étape, la délégation ministérielle a visité l’atelier de prototype pour la fabrication des outils agricoles, des infrastructures pour la formation et de stockage. AG/MD (AMAP)
Bankass : Trois villageois tués par des hommes armés à Bagourou et à Yabatalou dans la commune de Kani Bonzon
Bankass, 18 février (AMAP) Trois villageois ont trouvé la mort, mercredi, dans une attaque simultanée d’hommes armés non identifiés dans les localités de Bagourou et de Yabatalou, dans la Commune de Kani Bonzon, Cercle de Bankass, Région de Mopti, (Centre ), a appris l’AMAP de source locale. Des individus non identifiés lourdement armés, sur plusieurs motos, ont attaqué ,vers 17 H, Bagourou où deux personnes ont trouvé la mort et Yabatalou où une personne a perdu la vie. Selon notre source, les assaillants, en se retirant, ont incendié les greniers et emporté le bétail des deux localités de la Commune de Kani Bonzon. Notre source précise que le maire principal de la commune a informé les autorités régionales pour l’envoi d’un détachement des forces armées afin de sécuriser ces zones. La même source soutient que ces attaques de la commune sont liées au refus de Kani Bonzon de signer un accord de paix, contrairement aux 8 autres communes sur les 12 du Cercle qui ont déjà signé un accord de paix dans la commune de Diallassagou. AKG/KM (AMAP)
Bientôt des dispositions contre la fraude et la fuite de sujets d’examen au Mali
Bamako, 17 fév (AMAP) Le Centre national des examens et Concours de l’éducation (CNCE) à pris une disposition contre la fraude et les fuites des sujets qui entachent les examens scolaires et gangrène l’Education au Mali depuis plus d’une dizaine d’années, selon un communiqué repris, mercredi, par les réseaux sociaux. « Je vous demande d’organiser des rencontres au niveau des établissements d’enseignement secondaire technique et professionnel et des Centres d’animation pédagogique (CAP) qui feront l’objet d’une synthèse au niveau des Académies d’enseignement (AE), sous forme de propositions de solutions contre la fraude et la fuite des sujets qui peuvent être physiques ou numériques », a dit le directeur du CNCE, Mohamed Maïga, cité par le communiqué. A l’endroit des directeurs d’AE et les secrétaires généraux des différents Syndicats de l’éducation, M. Maiga a ajouté que les participants, qui mèneront ces activités, doivent rendre compte au CNCE « au plus tard le 26 février prochain ». La raison de cette initiative, selon le Pr Maïga, est de lutter contre ces pratiques et d’être en phase avec l’harmonisation du Baccalauréat dans la zone Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dans quelques années. MD/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 15 nouveaux cas enregistrés mercredi
Bamako, 18 février (AMAP) Quinze (15) nouveaux cas positifs à la Covid- 19 ont été enregistrés mercredi au Mali, portant le nombre total de la contamination à 8256 dont 6347 guérisons et 342 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Ces 15 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 880 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Soutien des Etats-Unis aux efforts du G5 Sahel (Secrétaire d’État, Antony Blinken)
Bamako, 18 fév (AMAP) Les États-Unis ont pris part au sommet du G5 Sahel à N’djaména, à travers le secrétaire d’État, Antony Blinken, qui, dans une vidéo, a réitéré l’appui de son pays aux objectifs de la Coalition internationale pour le Sahel dans la lutte contre l’extrémisme violent. « Nous appuyons les objectifs de la Coalition internationale pour le Sahel visant à coordonner le soutien international apporté à la région, qu’il s’agisse de renforcer sa capacité à lutter contre le terrorisme ou de soutenir le développement économique », a déclaré M. Blinken qui a, également, souligné le soutien de Washington pour la réussite de la Transition au Mali « Le G5 Sahel fait un travail essentiel pour apporter la sécurité, la stabilité et la bonne gouvernance à votre région. Les États-Unis s’engagent à être un partenaire solide à vos côtés », a ajouté le secrétaire d’État américain, exprimant la préoccupation des États-Unis d’Amérique (USA) par la montée de l’extrémisme violent, les problèmes de gouvernance et les problèmes humanitaires dans la région. Alors que Daech et les groupes affiliés à Al-Qaeda cherchent à étendre leur influence à travers l’Afrique, il a assuré que les États-Unis continueront de collaborer étroitement avec leurs partenaires africains. « Nous nous appuierons sur les initiatives existantes en Afrique de l’Ouest et partagerons les enseignements tirés de la lutte mondiale contre l’extrémisme violent. Nous félicitons la Mauritanie pour avoir rejoint le Tchad et le Niger en tant que membres sahéliens de la Coalition mondiale contre Daech », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, pour qui, le travail tactique de lutte contre le terrorisme est essentiel. « Au-delà de la réponse en matière de sécurité, la voie vers une stabilité durable passe par la fourniture de services et d’opportunités économiques, la protection de l’état de droit et la participation des communautés aux décisions qui les concernent », a dit le secrétaire d’État. Il s’est félicite des avancées réalisées par le G5 Sahel, en collaboration avec ses partenaires internationaux, pour mieux prévenir les violations des droits de l’Homme et protéger les civils. M. Blinken a dit que le Mali reste un élément central de la stabilité future du Sahel. « Et pour cela, les États-Unis s’engagent à apporter leur soutien aux actions menées par l’Afrique pour assurer une transition de 18 mois dirigée par des civils, qui aboutira à des élections libres et équitables et au retour d’un gouvernement élu ». «Nous demandons instamment au gouvernement de transition du Mali de mener à bien un processus inclusif et transparent pour ces élections. Nous nous félicitons, également, de leur engagement à répondre aux griefs sous-jacents du peuple malien, notamment en matière de sécurité, de gouvernance, de droits de l’Homme, de renouvellement du contrat social, de réforme électorale et de mise en œuvre de l’Accord d’Alger », a-t-il indiqué. DD/MD (AMAP)

