Insécurité dans le Cercle de Tominian (Centre) : Vivre la peur au ventre

Tominian, 8 sept (AMAP) Dans les Communes de Lanfiala et de Timissa, au nord du Cercle de Tominian (Centre) vivre la peur au ventre est devenu le quotidien des communautés, après les multiples attaques dans les villages frontaliers avec le Burkina Faso. Des centaines de déplacés des deux communes affectées par l’insécuritésont àLanfiala et d’autres àTimissa. En plus de cette insécurité, la Commune de Lanfiala connait plusieurs affrontements, depuis environ un mois, d’après une source locale. Des chasseurs traditionnels (donzo) qui veulent protéger les populations s’opposent àdes présumés djihadistes qui, d’après une autre source sure, sont retranchés dans les grottes du village de Tasselima, un dans la Commune de Timissa et à Matinani, village de la Commune de Lanfiala, frontalier avec le Burkina Faso. D’après des sources locales, la présence des hommes armés dans les grottes de Tasselima, qui sont le prolongement des falaises de Bandiagara dans la région de Mopti, a étéconstatée par les communautés frontalières qui auraient donnél’information aux autorités du pays. Les récentes attaques entre assaillants et dozons ont conduit ces derniersàun repli stratégique au cours duquel ils auraient enregistrétrois morts dans leurs rangs et perdu des dizaines de motos. Deux autres engins auraient étébrûlés. Côté assaillants,  il y aurait eu des pertes d’hommes sans qu’on puisse en conntaitre le nombre. Selon les autorités communales, les forces de défense et de sécuritéauraient étésaisies.   ST/MD (AMAP)

Le Commandant du théâtre des opérations Est « Maliko » prend contact avec les médias de Gao

Gao, 8 sept (AMAP) Le commandant du théâtre des opérations Est «Maliko», le colonel-major Toumani Koné, a rencontré, lundi, dans la salle de réunion du gouvernorat de Gao les hommes des médias de la région de Gao, pour une prise de contact afin de mener à bien les missions sécuritaires qui lui sont assignées. Nombreux au rendez-vous, ont demandé à l’officier qu’elle était l’état des relations entre les forces de défense et de sécurité maliennes et les troupes étrangères (Barkhane et onusiennes). Le directeur de la radio « Adar-Koïma », Kader Touré, a dit que le grand souci des médias est « la sécurité de nos communautés parce que c’est notre raison d’être ». Pour lui, le problème au niveau des forces de sécurité maliennes est qu’elles préfèrent communiquer avec la presse nationale voire internationale qu’avec la presse locale qui, selon lui, « est mieux écoutée par les populations locales ». Le chef militaire a dit qu’il compte beaucoup sur le concours de la presse régionale pour la bonne marche de ses opérations dans la Région. Il a ajouté que les forces de défense et de sécurité maliennes ont des limites parmi lesquelles « la méconnaissance de la population ». Il a expliqué, aussi, les tirs de sommation pour la presse afin de relayer l’information à la population de Gao sur leurs supports. Le colonel-major Toumani Koné a souligné que les Forces armées maliennes (FAMa) et les autres forces étrangères travaillent, en étroite collaboration, pour traquer un seul et même ennemi. AT/MD (AMAP)

Conservation des Archives: Mission d’exploration dans la Région de Kayes 

Kayes, 8 sept (AMAP) Le directeur national des Archives du Mali (DNAM), Sékou Diabaté, a conduit, du 2 au 4 septembre 2020, une délégation à Kayes, en prélude  de la construction d’une direction régionale des Archives prévue en 2022. La délégation, qui s’est rendue sur les ruines de la préfecture et de la sous-préfecture, a pu constater et mesurer l’ampleur des dégâts provoqués par l’incendie des bureaux du préfet et de ses adjoints et des archives irrécupérables de la capitale de la 1ère Région administrative du Mali. « Nous sommes venus à Kayes pour voir les archives incendiées. Il s’agit, pour nous, de récupérer ce qui peut l’être, d’aider la préfecture dans la formation d’archivistes. Nous travaillons, également, sur la numérisation des dossiers page par page », a expliqué le Sékou Diabaté. Après avoir eu une séance de travail avec le préfet du cercle de Kayes, Bernard Coulibaly, les membres de la délégation de la DNAM se sont rendus dans les anciens locaux de la préfecture et de la sous-préfecture, tous situés au cœur de la ville. Ils ont été ébahis de constater des bâtiments en ruines, des documents consumés, totalement ou en partie. Dans le lot, on retrouve des archives de 1896 à nos jours, des cartes NINA (Numéro d’identification nationale), des actes administratifs et judiciaires, parmi tant d’autres. Les papiers étaient éparpillés par terre et pour visiter l’intérieur des bureaux, les visiteurs sont obligés de marcher sur tout ce fatras de papiers, aggravant le risque de perte de ces précieux documents. Ces bureaux contenaient 300 mètres linéaires (mesure des archives) de documents. Ensuite, M. Diabaté et sa délégation ont rencontré le gouverneur, l’inspecteur général de police, Mahamadou Zoumana Sidibé, avant de visiter la salle des archives. Le même spectacle de désolation attendait les visiteurs au gouvernorat de Kayes où certains documents étaient entamés par les eaux de pluie qui coule sur une partie du sol. Cependant, à la différence de l’ancienne préfecture, beaucoup de documents sont en bon état au gouvernorat. Mais les conditions de leur conservation doivent être améliorées. Les agents des archives aspirent à une amélioration de leurs conditions de travail. Une autre tâche qui attend les autorités est sans doute la reconstruction ou la rénovation des bâtiments abritant les archives. La DNAM souhaite obtenir une parcelle de 1ha200 pour construire le siège de sa direction régionale dont le coût est estimé à 403 888 388 Fcfa. Elle mise sur le Budget spécial d’investissement (BSI) pour le financement de ce projet. D’après Sékou Diabaté, le processus de création et de construction de cette direction régionale sera engagé si ses services parviennent à obtenir les documents de la parcelle avant fin mars 2021. Le gouverneur de Région s’est proposé de saisir les services compétents pour trouver une parcelle qui abritera la future direction régionale des Archives de Kayes. La préfecture, la sous-préfecture et le gouvernorat de Kayes sont considérés comme les temples des archivistes maliens. En plus des archives de la 1ère région administrative du pays, on y retrouve, également, des documents, comme le plan du Palais de Koulouba, datant de l’époque coloniale et qui retracent l’histoire de l’ancienne colonie française du Soudan, aujourd’hui Mali. Beaucoup de chercheurs, notamment des étrangers, consultent fréquemment les archives du gouvernorat et de la préfecture. L’incendie de la préfecture et de la sous-préfecture, le 13 mai 2020, est consécutif aux manifestations des populations de Kayes contre la mort d’un jeune motocycliste, Seyba Tamboura (17 ans) survenue dans la nuit du 11 au 12 mai 2020. Deux autres jeunes, Kalifa Kané (30 ans) et Bakary Traoré (12 ans) ont, aussi, trouvé la mort lors de ces troubles. C’est la deuxième fois que des manifestants s’en prennent aux bureaux de l’administration dans la Région de Kayes. En 2018, des jeunes avaient saccagé les locaux du Cercle de Kéniéba qui abritent aussi des archives très anciennes. BMS/MD (AMAP)

Bankass : Une saison des pluies prometteuse (services techniques)

Bankass, 8 sept (AMAP) La campagne agricole 2020-2021 a démarré dans les conditions caractérisées par une accessibilité et une disponibilité des produits alimentaires sur les marchés locaux , de la main d’œuvre agricole quoique insuffisante, par endroits, compte tenu de la situation sécuritaire », a déclaré le chef secteur d’agriculture, Allaye Guindo. La situation pluviométrique est « assez favorable dans toutes les communes, une situation phytosanitaire relativement calme », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter qu’ « il faudra signaler le retrait des différents projets et programme à cause de l’insécurité, (qui) a laissé un vide, en termes d’appui des intra et de renforcement des capacités des producteurs pour la mise en place de cette campagne ». Selon la même source, un retard a été pris pour la délivrance des autorisations d’achat pour les engrais subventionnés dont le quota est très insuffisant. Malgré l’insécurité, le déplacement des producteurs vers les grandes villes, les superficies emblavées sont 5.750 ha pour le riz, 300 ha pour le maïs, 2.950 ha pour le sorgho, 146.250 ha pour le mil, 2.000 ha pour le fonio, 6.000 ha pour l’arachide et 3.200 ha pour le voandzou. La superficie totale emblavée est de 180.355 ha, toute spéculation comprise pour les cultures sèches et légumineuses. En générale, les conditions hydrométéorologiques sont meilleures à celle de l’année dernière, dans toutes les communes. Pour ce mois de septembre, les cultures sont favorables et en début épiaison. AKG/MD (AMAP)

Souleymane Koné : «Les dirigeants de la transition doivent être profondément convaincus de la nécessité du changement»

Bamako, 8 sept (AMAP) (AMAP) L’ancien ambassadeur et membre du comité stratégique du M5-RFP donne son appréciation sur les termes de référence de la concertation nationale. Il se prononce également sur les derniers développements de la situation sociopolitique du pays. L’Essor : Quelle est votre lecture de la situation sociopolitique du pays ? Souleymane Koné : Le contexte actuel est très difficile pour le Mali, parce que nous traversons une crise multidimensionnelle. C’est peu de le dire, parce que tout le monde voit comment nous sommes empêtrés dans cette crise depuis sept ans. La crise est sécuritaire, politique, économique, sociale. Nous avions pensé, qu’après la transition de 2012, les élections de 2013, que le plus difficile, c’était de rassembler les Maliens, les mettre au travail, créer un consensus national autour d’un objectif commun : comment relever le Mali. Malheureusement, ceux qui ont pris le pouvoir l’ont fait pour la jouissance, et non pour le rassemblement des Maliens, non pour le travail et le Mali. Pendant sept ans, on a assisté au pillage systématique de notre pays. Ce qui fait mal, c’est pendant que nous sommes en crise que les ressources destinées à l’équipement de nos soldats sont systématiquement détournées. Nos militaires étaient cantonnés dans leur propre pays. Tout était fait pour paralyser l’Armée malienne. De cette façon, on a totalement manqué de stratégie de reconquête de notre territoire, de stratégie de sortie de crise sécuritaire de façon générale. Ce que le Mali a de plus cher aussi a été atteint : le vivre ensemble construit depuis des siècles à travers l’institutionnalisation de ce que nous appelons aujourd’hui le cousinage à plaisanterie, le Sinankouya et d’autres formes de cohabitations. L’ancien régime s’est systématiquement attaqué à ce vivre ensemble en mettant les communautés les unes contre les autres ; en mettant les clans les uns contre les autres à l’intérieur des communautés. Pour en finir, depuis le nord jusqu’au centre, cette politique aussi a été menée dans le sens de la conquête ou de la conservation du pouvoir. Tous ceux qui peuvent intervenir dans la médiation, quand il y a un conflit majeur, ont été déstabilisés, delégitimés, désacralisés par l’ancien régime. L’école a été abandonnée ; la santé a été totalement ignorée et d’autres secteurs comme celui de l’agriculture ont été détruits. C’est extraordinaire que cette année nous allons passer de 400.000 tonnes de coton à 180.000 si encore… Parce que, par une politique qu’on ne peut même pas qualifier, les agriculteurs, majoritairement, ont refusé de cultiver du coton cette année. On peut prendre secteur par secteur pour se rendre compte que la destruction du pays était systématique. Voilà le contexte dans lequel, le M5-RFP s’est retrouvé en se disant que la question fondamentale pour sauver le Mali était de changer de président de la République. Pendant trois mois, nous avons voulu cette lutte pacifique, démocratique et constitutionnelle. Voilà pourquoi, nous nous sommes basés sur l’article 121 de la Constitution qui dit que lorsque la forme républicaine de l’État n’est plus respectée, le peuple a le droit à la désobéissance civile. Ce n’est pas parce qu’il y avait des institutions de la République, mais il fallait interroger leur fonctionnalité. On s’est rendu compte qu’aucune des huit institutions de la République ne fonctionnait normalement. La façon dont les jeunes militaires sont venus parachever ce mouvement pacifique du M5, qui a tenu pendant trois mois en faisant sortir des centaines de milliers de personnes sans casser, a été une leçon pour l’avenir. Non seulement pour la jeunesse malienne, mais aussi pour la jeunesse africaine, notamment dans l’espace Cedeao. L’Essor : Comment voyez-vous l’architecture, les missions et la durée de la transition ? Souleymane Koné : La mission de la transition doit être refondatrice du Mali. En trente ans, la démocratie a beaucoup apporté au Mali, c’est un fait. Il se trouve que la façon dont les pouvoirs successifs ont géré cette démocratie a laissé beaucoup d’amertume voire d’incompréhensions par rapport à l’objectif démocratique des années 90 et aux attentes de développement du pays. Ce qui a manqué surtout, c’est la façon de gouverner. L’implication citoyenne dans le processus décisionnel est devenu un problème. Nous sommes à un tournant où le citoyen ne doit plus être pris en compte, mais il doit compter. Son intervention dans l’action publique doit être la norme. Pour cela, il nous faut des institutions capables d’assurer cette participation du citoyen. Probablement, le format ou les noms de nos institutions actuelles ne vont pas changer, mais la façon d’y adhérer doit être totalement refondée. Le Mali a besoin aujourd’hui de deux choses. La première, c’est un système électoral qui doit être tel que, lorsqu’on est élu, on est sûr qu’on a été élu et qu’on représente réellement l’expression du suffrage. Pour cela, il faut revoir l’ensemble du système électoral. Deuxièmement, il faut qu’aujourd’hui chaque Malien, où qu’il se trouve, soit en mesure de défendre l’intégrité territoriale et l’unité nationale. Pour cela, il nous faut des réformes administratives, des découpages qui reflètent réellement l’adhésion des populations. Par rapport au profil, ceux qui ont parachevé la lutte du M5-RFP ont, dans leur première déclaration, dit qu’ils vont venir faire une transition politique et civile. Donc, à mon avis, le profil de la transition doit être civil. Cela dit, tous les patriotes militaires qui se sont engagés dans ce processus pour abréger la souffrance du peuple malien, pour faire en sorte que le Mali ne s’effondre pas, doivent être pleinement impliqués dans la réussite de la transition. La tâche fondamentale de la transition, c’est aussi de rassurer que ce pays, ses citoyens et leurs biens sont en sécurité. Pour cela, la transition doit doter notre armée de tout ce qu’il faut. En tout état de cause, patriotes militaires, patriotes civils doivent aller ensemble. À mon avis, il faut un Conseil législatif, en tout cas, une instance qui tient le rôle de l’Assemblée nationale, qui est dissoute. Il faut forcément un chef d’État qui assure le rôle de président, il faut un Premier ministre et un gouvernement. Mais, il faut que ce gouvernement soit le

Gao : Des élèves marchent pour leur avenir

Gao, 8 sept (AMAP) La coordination régionale des élèves et étudiants de Gao, dans le Nord du Mali, a organisé, lundi, une marche pour protester contre le blocage des négociations entre syndicats d’enseignants et autorités et la menace d’une année scolaire « blanche », a constaté l’AMAP sur place. Les nombreux élèves, toutes classes confondues, ont pris le départ du lycée Yana Maiga pour s’arrêter au gouvernorat de Gao. Les manifestants portaient des pancartes avec des messages tels que : « Les grèves incessantes des enseignants, plus jamais ça au Mali », « Nous voulons étudier. L’éducation est un droit », ou encore « Pas question d’année blanche ». Dans leurs doléances lues par le représentant du coordinateur régional de l’Association des élèves et étudiants (AEEM) de Gao, Ibrahim Ag Iwanadine, ils revendiquent « la tenue d’une rencontre urgente avec les enseignants pour avoir une solution urgente, la recherche d’une meilleure formule pour sauver l’année en cours, l’adoption de mesures de circonstance pour les élèves du Nord, particulièrement ceux de la Région de Gao afin qu’ils puissent avancer dans leurs cursus scolaires ». Parmi les doléances figurent, aussi, « l’application stricte de l’article 39, une concertation régionale des autorités avec les élèves, les enseignants, les autorités et les partenaires de l’école malienne » et l’implication des alliés de notre pays aux solutions des problèmes de l’école dans la région et, enfin, la tenue des examens de fin d’année ». « Nous avons écouté avec intérêt vos doléances qui seront transmises à qui de droit, tout en espérant que les autorités saisissent l’occasion que nous offre la tenue de la concertation nationale sur la transition pour pouvoir débattre de l’ensemble des questions importantes de la Nation dont la question de l’Education » a laissé entendre, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella. AT/MD (AMAP)

Termes de référence de la Concertation nationale : Les Régions proposent…

Bamako, 8 sept (AMAP) Lors des travaux de l’atelier de validation sur les Termes de référence (TDR) de la concertation nationale, sur  les projets de feuille de route, d’architecture des organe et de Charte de la Transition, samedi et dimanche, en prélude aux assises nationales sur la mise en place de la transition au Mali, les participants des Régions de Mopti, Ségou, Tombouctou, et Koulikoro ont, tous, proposé un gouvernement composé de civils et militaires dont les compétences sont avérées a constaté l’AMAP. Ils ont, également, demandé la mise en place d’un organe législatif/consultatif pour contrôler les actions gouvernementales qui sera composé de membres de la société civile, des collectivités et des forces de défense et de sécurité. Dans les Régions de Mopti, Ségou, Tombouctou, et Koulikoro, les forces vives ont, aussi, suggéré la mise en place d’une Assemblée constituante composée de militaires, de représentants des partis politiques, de la société civile, de la diaspora et des autorités religieuses et coutumières. Dans toutes ces régions, les participants ont proposé, soit un président civil, soit militaire. A Mopti (Centre), en plus des propositions en lien avec les thématiques, les forces vives de la Région ont recommandé de prendre en compte les résolutions et recommandation issues de la Conférence d’entente nationale et du Dialogue national inclusif (DNI), la finalisation et l’adoption de la stratégie nationale de stabilisation du Centre et son plan d’action, enfin l’application de la loi sur le genre, la politique nationale genre et son plan d’action. La Région de Ségou (Centre) a préconisé la révision de la Constitution et de la loi électorale, l’organisation des élections générales communales transparentes et crédibles, la relecture de l’Accord d’Alger, le maintien de la sécurité sur l’ensemble du territoire, l’amélioration de la gouvernance politique et administrative, la résolution de la crise scolaire. Au niveau de la Charte, l’atelier a recommandé la mise en place d’une transition d’une durée minimum de 12 mois à 3 ans maximum, l’interdiction aux membres des organes de transition de se présenter aux élections générales et la réduction du train de vie de l’Etat. Par contre, à Tombouctou (Nord), les participants ont souhaité une transition de 18 mois, sans pouvoir se mettre d’accord sur le choix du président. Cependant, ils ont proposé un Premier ministre technocrate à la tête du gouvernement transitoire. A Koulikoro (Centre-Ouest), les participants ont validé un président civil (personnalité neutre n’ayant pas une double nationalité), un vice-président militaire et un gouvernement de mission de 25 membres, dirigé par un technocrate civil, conformément aux conclusions du DNI. Ils opté pour une durée de 24 mois. Par ailleurs, la Région de Koulikoro a élaboré une feuille de route axée sur la sécurité, l’éducation, les réformes, les élections et la justice. On rappelle que les concertations, proprement dites, se tiendront les 10-11-12 au Centre international de conférence de Bamako (CICB). DC/MS/BD/AM/OD/MD (AMAP)

Gao : Des élèves marchent pour dire non à l’année blanche

Gao, 8 septembre (AMAP) La coordination régionale des élèves et étudiants de Gao a organisé lundi une marche pour réclamer leur droit à l’éducation, notamment sauver l’année en cours, après l’échec des négociations entre les gouvernants et les syndicats d’enseignants, a constaté l’AMAP. Ils étaient nombreux, les élèves de toutes les classes confondues de la cité de Gao, à prendre le départ du lycée Yana Maiga pour le gouvernorat de région, avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire entre autres : « les grèves incessantes des enseignants, plus jamais ça au Mali », « Nous voulons étudier. L’éducation est un droit. Pas question d’année blanche ». Dans le document des doléances lu par le représentant du coordinateur régional de l’AEEM de Gao, Ibrahim Ag Iwanadine, les manifestants  revendiquaient la tenue d’une rencontre urgente avec les enseignants pour avoir une solution urgente, la recherche d’une meilleure formule pour sauver l’année en cours, l’adoption des mesures de circonstance pour les élèves du Nord particulièrement ceux de la région de Gao afin qu’ils puissent avancer dans leurs cursus scolaires. Parmi les doléances figurent également, l’application stricte de l’article 39, une concertation régionale des autorités avec les élèves, les enseignants, les autorités et les partenaires à l’école malienne et l’implication des alliés de notre pays au problème de la situation des élèves de la région et enfin la tenue des examens de fin d’année. « Nous avons écouté avec intérêt vos doléances qui seront transmises à qui droit tout en espérant que les autorités saisissent l’occasion que nous offre la tenue de  la concertation nationale sur la transition,  pour pouvoir débattre de l’ensemble des questions importantes de la nation dont la question de l’éducation » a déclaré le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella. AT/KM (AMAP)

Situation du Mali : La CEDEAO maintient ses sanctions

Bamako, 8 sept (AMAP) La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), maintient les sanctions économiques contre le Mali et somme le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), au pouvoir, la désignation, d’ici le 15 septembre prochain, d’un président et un Premier ministre civils pour diriger la transition. C’est l’une des principales décisions du 57è Sommet ordinaire des chefs d’États et gouvernements de l’institution sous régionale tenu, lundi à Niamey, la capitale nigérienne, consacrée essentiellement à l’évolution de la situation au Mali. Toutefois, au delà de cette mesure forte, les huit Chefs d’État présents sur les 15 membres de la CEDEAO ont unanimement salué la décision du Comité militaire de permettre l’évacuation de l’ancien président de la République pour ses contrôles sanitaires. Il faut retenir que cette 57è session ordinaire a, aussi, été consacrée à la désignation du nouveau president en exercice de la CEDEAO. Ainsi le président ghanéen, Nana Akufu-Addo, succède au président sortant. Mahamadou issoufi, président du Niger. Ce Sommet ordinaire de la CEDEAO intervient à mi-chemin entre la validation des termes de référence et l’ouverture, jeudi prochain, des concertations nationales maliennes dont l’objectif est d’élaborer la feuille de route de la transition dans la plus grande inclusivité sur initiative du CNSP. AT/MD (AMAP)

Restitution des macarons et véhicules de service du Mali : Les opérations se déroulent normalement

Par Aboubacar TRAORÉ Bamako 8 sept (AMAP) Lundi, à l’entrée de l’immeuble abritant direction générale de l’administration des biens de l’État (DGAB), à Hamdallaye ACI 2000, l’ambiance était nettement différente de celle d’un jour ordinaire de travail. Devant le bâtiment, notre chauffeur a eu de la peine à se frayer un passage. La raison ? L’endroit grouillait de monde au point de créer un petit embouteillage dont le caractère inhabituel sera confirmé, sous couvert de l’anonymat, par l’un des vigiles que nous avons croisé à l’entrée principale du bâtiment. Une fois dans l’enceinte de la DGAB, un organigramme géant, visible de loin, nous indique le secrétariat particulier du directeur général, à l’étage. Dans le couloir, nous avons croisé quelques visages connus de la 6è législature de l’Assemblée nationale dissoute. Aucune des personnalités n’accepte de répondre à nos questions sur l’objet de leur présence. Pour le directeur général de l’administration des biens de l’État, l’inspecteur des finances Ousmane Diarra, les opérations d’enregistrement du dépôt des macarons et des véhicules de services se déroulent normalement, aussi bien dans son service, qu’au niveau du Garage administratif pour la réception des véhicules. «Suite au communiqué passé hier (Ndlr, dimanche) à la télévision nationale, nous avons mis en place, depuis ce matin, deux équipes opérationnelles qui vont nous permettre, ici, à la direction générale de procéder à la réception de l’ensemble des macarons que les ex députés vont mettre à notre disposition», a précisé Ousmane Diarra. Il s’agit, non seulement, des macarons concernant les véhicules, mais aussi ceux que les députés arborent. Le directeur général de l’administration des biens de l’État a ajouté que dès lundi, son service a ouvert la liste de l’ensemble des anciens députés qui ont déjà remis ces objets liés à leur fonction. « Commencées lundi, les opérations se poursuivront mardi, conformément au communiqué du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) », a assuré Ousmane Diarra. En ce qui concerne les moyens de locomotion, le patron de l’administration des biens de l’État a souligné que des véhicules des ministres sortants, comme ceux des ex députés sont tous, en cours d’acheminement au Garage administratif. À ce sujet, M. Diarra a rappelé que la GDAB avait, auparavant, réalisé une opération similaire avec les véhicules neufs acquis par l’État. «Au moment où les manifestations étaient en cours, il était très judicieux pour nous de récupérer les véhicules qui se trouvaient au Garage administratif pour les mettre à l’abri», a-t-il dit. Selon notre interlocuteur, cette opération d’anticipation a permis, effectivement, de sécuriser l’ensemble des véhicules neufs de l’État acquis au cours de l’exercice 2019, au niveau du Groupement mobile de sécurité (GMS) de la police nationale. Dans le même état d’esprit, le DGAB a annoncé qu’il va procéder, de la même façon, avec les véhicules des anciens dignitaires, car au niveau du Garage administratif, il n’y a pas suffisamment de places pour les accueillir. Il nous a confié avoir adressé une correspondance au directeur général de la police nationale pour demander que ces véhicules puissent être accueillis au GMS, en attendant les instructions. A notre passage, lundi vers 12h 30mn, au moins cinq anciens députés avaient fait enregistrer le dépôt de leurs macarons portatifs ainsi que ceux pour leurs véhicules. On rappelle que Le CNSP a publié, dimanche, un communiqué appelant les anciens députés et ministres à rendre les macarons et les véhicules de service de l’État mis à leur disposition, au plus tard, mardi, à la direction générale de l’administration des biens de l’État (DGAB).   AT/MD (AMAP)