Route Nioro-Diéma : Trois morts à la suite du braquage d’un minibus (Témoins)

Diéma, 23 Nov (AMAP) Trois passagers ont perdu la vie et plusieurs autres ont été gravement blessés, lorsque le minibus, à bord duquel ils voyageaient, a été attaqué par des bandits, dans la nuit de samedi, aux environs de 23h 30m, entre Bougoudéré et Diongomané, dans le Cercle de Nioro du Sahel (Ouest), ont indiqué des témoins. Les braqueurs, au nombre de quatre, circulaient à motos, ajoutent les mêmes sources. Pendant que le véhicule, en provenance de Diéma (Ouest), roulait à vive allure, des coups de feu ont retenti de part et d’autre de la route. Des bandits, qui s’étaient cachés dans un endroit boisé, ont ouvert le feu sur le véhicule. Le chauffeur a voulu forcer le passage malgré les barricades mais a reçu une balle à l’épaule. En dépit du choc, il a essayé de poursuivre son chemin. Mais, après quelques mètres, il a perdu le contrôle du véhicule qui a continué sa course dans les broussailles. Le minibus a percuté un gros arbre et trois passagers ont perdu la vie. Il y a aussi eu plusieurs blessés graves.. Les attaques nocturnes sont devenues fréquentes sur ce tronçon. Les bandits opèrent, très souvent, entre 19h00 et minuit. Dans beaucoup de cas, les passagers sont dépouillés de tous leurs biens. Les populations de la zone appellent les autorités à prendre les dispositions nécessaires pour sécuriser cette route très fréquentée par les gros porteurs en partance ou en provenance de la Mauritanie et du Maroc. MD/MD (AMAP)

Mise en place du CNT : À la recherche d’un terrain d’entente

Par Bembablin DOUMBIA & Massa SIDIBÉ Bamako, 23 Nov (AMAP) Deux semaines après la signature par le chef de l’État, Bah N’Daw, des décrets fixant les modalités de désignation et celui fixant la clé de répartition des membres du Conseil national de Transition (CNT), une grande partie de la classe politique, pour ne pas dire la quasi-totalité des principales forces politiques du Mali, continue de camper sur sa position de refus de siéger à l’organe législatif transitoire sur la base des règles édictées. Quant aux autorités de la Transition, elles insistent sur la nécessité de se tenir à équidistance entre les forces politiques. Ainsi, la mise en place de cet organe se fait-elle toujours attendre. Contactés dimanche, en début d’après-midi, plusieurs responsables politiques ont fait savoir qu’ils n’ont pas encore changé d’avis. A l’image d’Oumar Ibrahima Touré de l’Alliance pour la République (APR), Abdoulaye Amadou Sy de la Coalition des forces patriotiques (COFOP), Amadou Aya d’«Espérance Nouvelle-Jigiya Kura» et Daouda Touré de l’Union pour la République et la démocratie (URD). Ces leaders politiques soutiennent que les partis et regroupements auxquels ils appartiennent n’ont pas encore été consultés par les autorités en vue d’échanger sur la mise en place du CNT. La rencontre du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, jeudi dernier, au Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT), avec les responsables des partis politiques, n’a pu être mis à profit pour trouver un terrain d’entente. Le ministre Maïga était accompagné par ses collègues en charge de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, Mohamed Coulibaly. Cette réunion constituait une prise de contact du ministre Abdoulaye Maïga avec la classe politique. Il a réaffirmé, à ses interlocuteurs, sa disponibilité à animer régulièrement le Cadre de concertation nationale aussi bien dans sa formation politique que technique. Et d’exhorter la classe politique à se mobiliser pour accompagner «le gouvernement sur les différents chantiers des réformes confiées à la Transition». «Au demeurant, les autorités de la transition veulent la conduire avec l’accompagnement de l’ensemble des forces vives de notre nation dans la neutralité et l’impartialité», a indiqué le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. ESPRIT CONSTRUCTIF – Dans le souci de la bonne organisation des élections générales au Mali, le ministre Maïga a annoncé la création, au sein du département en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, d’une Cellule d’appui au processus électoral. « Cette cellule, a-t-il expliqué, pourra recevoir les contributions des différents intervenants dans le cadre du processus électoral au nom de l’inclusivité et de la transparence ». Par ailleurs, il a invité ses interlocuteurs à réfléchir à la réduction des coûts de l’organisation des élections dans notre pays. Au cours de cette rencontre, les préoccupations de la classe politique ont essentiellement porté sur le décret portant sur la clé de répartition des membres du Conseil national de la transition (CNT). En réponse, le ministre Maïga a promis de rapporter ces préoccupations aux plus hautes autorités du pays. De son côté, le ministre de la Réconciliation nationale a attiré l’attention sur le fait que notre pays est, aujourd’hui, menacé dans son existence en tant qu’État démocratique. Il a exhorté les hommes politiques à épauler les autorités de la Transition pour faire sortir le pays de la situation peu enviable qu’il traverse. « Je vous demande de nous mettre ensemble dans un esprit constructif», a soutenu le ministre Wagué qui a souligné le rôle vital des partis politiques dans la gestion du pays. Pour sa part, son collègue en charge de la Refondation de l’État, Mohamed Coulibaly, a relevé que la crise a révélé beaucoup de failles dans notre système étatique. D’après M. Coulibaly, «nous devrions travailler à corriger les exclusions qui ont amené la crise de l’État». Pour lui, le cumul des injustices a fait que les Maliens ont fini par ne plus avoir confiance en leur État. «Il est important aujourd’hui que dans notre démarche, nous puissions travailler à redonner à l’État sa crédibilité, à redonner aux Maliens la confiance», a dit le ministre Coulibaly qui estime, également, qu’il y a lieu de revoir les règles du jeu politique. Les appels des membres du gouvernement n’ont pas permis de faire bouger les lignes. La classe politique continue de rejeter les décrets du président de la Transition. Les hommes politiques crient à la marginalisation, voire au mépris. De son côté, le gouvernement jure, la main sur le cœur, que la répartition des sièges au sein de l’organe législatif de la transition n’a obéi qu’au souci de rester à équidistance des forces politiques dont la vocation est la conquête du pouvoir. Si le souci majeur des deux parties est de travailler ensemble pour sortir le pays de cette situation, elles devraient pouvoir arriver à un minimum de consensus. Il appartient à l’exécutif de travailler à ramener la classe politique dans la gestion de la transition. Ce n’est pas difficile de comprendre que les partis politiques entendent peser sur l’élaboration du nouvel outil législatif qui encadrera les prochaines joutes électorales. Il est tout aussi aisé de comprendre que les dirigeants de la transition redoutent d’être taxés de favoritisme au profit d’une partie de la classe politique. BD/MS/MD (AMAP)  

Tournoi U20 UFOA A : Le Mali fait appel de sa défaite sur tapis vert contre la Guinée Bissau

Bamako, 23 Nov (AMAP) La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a annoncé, lundi, avoir fait appel de la décision de la commission d’organisation du tournoi de la zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA) qualificatif pour la CAN U20 Mauritanie 2021, de donner match perdu au Mali, sur tapis vert (0-2), contre la Guinée Bissau. La FEMAFOOT a saisi le président du jury d’appel du tournoi parce que la sélection nationale n’a pas pu disputer son premier match du fait que 15 membres, dont huit joueurs de la délégation malienne, ont été testés positifs au Covid-19, empêchant la rencontre Mali-Guinée Bissau, samedi . La FEMAFOOT demande à la commission d’organisation tournoi de reconsidérer sa décision et de faire rejouer le match Mali-Guinée Bissau. La FEMAFOOT rappelle que la délégation malienne, avant son départ de Bamako, a effectué des tests Covid-19 dont les résultats ont été négatifs. La FEMAFOOT indique, également, qu’une commission médicale de la CAF doit superviser les tests Covid-19 “pour garantir leur neutralité dans la mesure où une association pourrait profiter de cette faille réglementaire pour faire disqualifier leurs adversaires et gagner les matches sur tapis vert”. Le Mali joue ce lundi contre la Guinée pour le compte de la 2è journée du groupe B. Le Sénégal s’est qualifié pour les demi-finales après sa victoire devant la Gambie (4-1) dimanche. LMD/MD (AMAP)

Horloger : Un métier en voie d’extinction ?

Par Baya TRAORE Bamako, 23 Nov (AMAP) La profession d’horloger vit des jours difficiles parce que les clients ne se bousculent pas aux portillons. Ceux-ci doivent se réinventer pour ne pas disparaître. Cette situation est plutôt préoccupante quant à la survie de cette profession au Mali. Ici, une vision restrictive ramène les horlogers à la simple réparation des montres et autres pendules. Alors que Le Petit Larousse définit l’horloger comme une personne qui fabrique, répare et vend des montres. Aujourd’hui, ceux qui évoluent dans ce métier vivent des moments compliqués. Ils ont l’impression, selon l’expression consacrée, de pisser dans un violon. Au grand marché de Bamako, ce jour de novembre, le marché grouille de monde. Le trafic est dense. Automobilistes, motocyclistes et autres usagers de la voie se disputent le moindre espace pour sortir rapidement de la nasse. Les coups de klaxon des voitures se mêlent aux cris, notamment des vendeurs à la sauvette de différents articles. Le tout dans une ambiance indescriptible. Aux environs de la grande mosquée de Bamako, des horlogers installés dans un coin, se tournent les pouces. Tous s’accordent sur les difficultés actuelles de leur profession. La faute à une clientèle qui se fait toujours désirer. Issa Sissoko, les cheveux grisonnants, est horloger. Vêtu d’une chemise bleue et d’un pantalon assorti, ce professionnel de l’horlogerie nous accueille, avec un sourire sur le coin des lèvres, dans son petit atelier où il exerce son art. Il accepte volontiers de répondre à certaines interrogations sur le métier d’horloger et sans faire dans la langue de bois. Il explique réparer des montres et autres pendules. Mais faute de clientèle, il se concentre plutôt sur la vente des montres et à changer, quelques fois, les piles. «Je n’ai même plus l’outillage nécessaire, à part un tournevis, pour exercer mon art», explique-t-il désabusé. Il n’apprécie guère de vivre cette situation de débrouillardise. A quelques encablures des lieux, un homme trapu, au teint d’ébène, visiblement du troisième âge, a installé son étal sur lequel on retrouve, pêle-mêle, des pièces de montres, notamment des vis, des cadrans, des remontoirs, des trotteuses ou aiguilles qui marquent les secondes dans une montre, des montres dont les vitres sont cassées, mais aussi des pièces de radios, entre autres. Celui qu’on appelle affectueusement Tonton Diarra explique exercer ce métier d’horloger depuis 42 ans. Il s’empresse de préciser qu’il continue de le pratiquer simplement par passion. Il exerce, aussi, parce qu’il n’a pas d’autres alternatives, sinon il ne gagne quasiment plus rien dans cette profession. Avec les importations de montres de la Chine et qui sont cédées à des prix accessibles à la bourse du Malien moyen, les choses se sont compliquées pour les horlogers. Nos compatriotes ne se donnent plus la peine, en tout cas globalement, de réparer les montres. « Il faut exercer ce métier pour comprendre la situation précaire que nous vivons », explique Tonton Diarra. «Je ne trouve même pas une seule montre à réparer par jour. Alors qu’auparavant, c’était une niche et on pouvait repartir à la maison avec une recette journalière de 5.000 Fcfa», relève le vieil horloger. Il rappelle la menace réelle qui pèse sur la profession qui, selon lui, est en voie d’extinction. Il estime que les horlogers finiront par se compter sur les doigts d’une main puisque beaucoup de gens ont abandonné ce métier par manque de revenus alors qu’ils doivent faire face à des charges familiales. «J’avais des collègues dans les environs de la grande mosquée de Bamako. Mais tous ont disparu parce qu’ils ont compris que c’est, désormais, une perte de temps et d’énergie que de vouloir vivre de cet art», dit Tonton Diarra. En ce moment précis de notre entretien, tonton Diarra comme pour lui dire de garder un peu d’espoir, l’imam Alou Cissé se présente avec sa montre pour en changer le bracelet. L’homme de foi explique que pour lui, c’est une question d’habitude de porter une montre. Sans montre, il ressent un grand vide. «Je porte la montre par routine mais aussi pour me situer sur les heures de prière. Si celle dont je viens de changer le bracelet s’arrête, j’en achèterai une nouvelle» pour ne pas me compliquer la tâche. Souleymane Ouédraogo, un vieillard de 76 ans. Il est horloger de père en fils. Il exerce cette profession depuis plus de 50 ans dans l’enceinte de sa famille, à Bagadadji. Il explique clairement que le téléphone portable a nui au métier. Car ce moyen de communication est équipé d’un système qui indique le temps, notamment l’heure, la minute voire la date. Il souligne même que c’est pour cela que nos compatriotes, à l’exception des connaisseurs, n’achètent plus de montres. Le vieux Ouédraogo exprime sa crainte de voir disparaître ce métier d’horloger dans les années à venir, peut-être même un peu avant. Il évoque comme facteur le désintérêt de la jeune génération pour ce métier qui, surtout ne rapporte plus. Dans ce contexte, la menace de disparition de la profession se précise de plus en plus. Il exhorte la jeune génération à s’intéresser à ce métier et à le moderniser pour sa survie mais aussi pour que les horlogers puissent vivre de leur «science». Cheick Oumar Traoré, la vingtaine, explique que dans le contexte actuel de l’évolution du monde, porter une montre relève de la frime. « Ceux qui portent une montre au bras sont très souvent bien vus ». Même s’il reconnait l’utilité de la montre à bien des égards, il ne la porte pas pour regarder l’heure parce qu’il estime avoir son téléphone pour cela. Pour lui, il est clair que c’est pour vraiment frimer. BT/MD (AMAP)  

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 20 novembre 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 20 novembre 2020, dans sa salle de délibération au Palais de Koulouba, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de rénovation de 16 km de digues en terre dans les régions de Ségou et Mopti. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’entreprises N’TIOBALA/AKAROSS SARL, pour un montant toutes taxes comprises de 5 milliards 533 millions 543 mille 143 francs CFA et un délai d’exécution de 5 mois. La réalisation du projet contribuera à rendre praticables les digues et les routes retenues pour relier les zones de production aux zones de consommation en toutes saisons. Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au Marché n°0032/DGMP-DSP-2017 relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nossombougou. L’avenant, sans incidence financière, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise COGEB International. Il proroge le délai d’exécution du marché initial de 8 mois pour tenir compte du retard accusé à cause de l’occupation de l’emprise et des servitudes des travaux. Un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la Route Nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries dans les villes de Mopti et de Sévaré et de construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise EGK, pour un montant toutes taxes comprises de 32 milliards 601 millions 687 mille 65 francs CFA et un délai d’exécution de 30 mois. L’exécution du marché contribuera notamment à fluidifier le trafic à l’intérieur et sur la voie reliant les villes de Sévaré et de Mopti par la réalisation d’ouvrages modernes et à améliorer la sécurité et la qualité de vie des citoyens dans les villes de Mopti et de Sévaré. Un projet de décret portant approbation des Avenants n°2 : – au Marché n°0959/DGMP-DSP-2016 relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire en République du Mali-lot 1 : Tronçon Zantiébougou-Bessina (75 km). – au Marché n°0960/DGMP-DSP-2016 relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire en République du Mali-lot 2 : Tronçon Bessina-Côte d’Ivoire (64,217 km). Les avenants sont conclus entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’entreprises ETEP/EGK pour un délai d’exécution supplémentaire de 6 mois et pour : – un montant de 1 milliard 843 millions 353 mille 234 francs CFA hors taxes, hors droits de douanes pour le Lot 1 ; – un montant de 2 milliards 683 millions 334 mille 783 francs CFA hors taxes, hors droits de douanes pour le Lot 2. Les avenants conclus visent à prendre en compte les travaux de modification du revêtement des accotements de la route et le changement intervenu dans la source de financement du marché initial. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les pupilles en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à cette qualité. En application des dispositions de cette loi, les projets de décret adoptés accordent le statut de pupille de la Nation à 244 enfants qui bénéficieront entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux et des frais de scolarité au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire ; – de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – du placement ou de l’adoption en institution spécialisée. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT Commissaire au Développement institutionnel : Monsieur Ahmed Mohamed YAHYA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Conseiller technique : Madame SIDIBE Gabdo TOGO, Conseiller des Affaires Etrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Membre de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières : Monsieur Modibo SACKO, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS Chef de Cabinet : Monsieur Moctar TRAORE, Ingénieur Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DE L’ECONOMIE NUMERIQUE Secrétaire Général Madame Assa SIMBARA, Ingénieur Informaticien. Chef de Cabinet : Monsieur Hassane DIOMBELE, Journaliste-Réalisateur. Conseillers techniques : – Monsieur Abdoulaye DIAKITE, Ingénieur Informaticien ; – Monsieur Karamoko PORGO, Administrateur civil ; – Madame Tiouta TRAORE, Journaliste-Réalisateur ; – Monsieur Baba KONATE, Ingénieur des Télécommunications ; – Monsieur Baba NADIO, Ingénieur des Constructions civiles ; – Madame M’Batogoma Aminata SOGOBA, Ingénieur Informaticien. Chargés de mission : – Monsieur Amadou Lamine DIALLO, Economiste ; – Monsieur Bakary MANKANGUILE, Comptable ; – Monsieur Moctar GUISSE, Electrotechnicien ; – Monsieur Alfousseni SIDIBE, Spécialiste en Communication ; – Monsieur Aliou DIAWARA, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Secrétaire Général : Madame DIARRA Haby SANOU, Directeur de recherche. Chef de Cabinet : Monsieur Abdoulaye MAGASSOUBA, Gestionnaire. Conseillers techniques : – Monsieur Amadou OUANE, Maître de Conférences ; – Monsieur Mamoudou COUMARE, Maître Assistant ; – Monsieur Ousmane GUINDO, Administrateur civil ; – Madame Fanta N’DIAYE SYLLA, Administrateur civil. Chargé de

Mali: Vers la création d’une cellule d’appui au processus électoral  

Bamako, 22 Nov (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, a annoncé, jeudi, au Centre de formation des collectivités territoriales, la création, au sein de son département d’une Cellule d’appui au processus électoral. Cette cellule, dans un souci de bonne organisation des élections générales au Mali « pourra recevoir les contributions des différents intervenants dans le cadre du processus électoral au nom de l’inclusivité et de la transparence », a dit le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga qui s’est entretenu avec les responsables de la classe politique. Par ailleurs, le ministre a invité les acteurs politiques à réfléchir sur la réduction du coût de l’organisation des élections dans notre pays. Il a exhorté la classe politique à se mobiliser pour accompagner « le gouvernement sur les différents chantiers des réformes confiées à la transition ». «Au demeurant, les autorités veulent conduire la Transition avec l’accompagnement de l’ensemble des forces vives de notre nation dans la neutralité et l’impartialité », a ajouté le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga qui était accompagné par ses collègues en charge de la Réconciliation nationale, le colonel Ismaël Wagué, de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Mohamed Coulibaly. Au cours de cette rencontre, les préoccupations de la classe politique ont essentiellement porté sur la suspension du financement des partis politiques et la clé de répartition des membres du Conseil national de la Transition (CNT). A ce propos, le ministre Maïga a promis de rapporter les préoccupations exprimées aux plus hautes autorités du pays. BD/MD (AMAP)

Yélimané : La campagne agricole très satisfaisante grâce à une pluviométrie exceptionnelle

Yélimané, 22 Nov (AMAP) La campagne agricole 2020-2021, dans le Cercle de Yélimané (Ouest), a connu des taux de réalisation très satisfaisants avec de très bonnes hauteurs de pluies, bien réparties dans le temps et dans l’espace, selon les services techniques. Le service local de l’agriculture a annoncé des rendements de 20153,5 tonnes sorgho, 5880,8 tonnes d’arachide, 2260,75 tonnes de niébé, 56,4 tonnes de maïs, 17,02 tonnes de riz et 11 tonnes de mil. Toutes ces données donnent un taux de réalisation de 97,21%. Mme Diallo Fanta Zanga Traoré, une agricultrice de Yélimané se dit très heureuse et satisfaite de l’hivernage de cette année. Elle et tous ceux qui ont semé, cette année, ne le regrettent pas. Malgré tout, le Cercle de Yélimané reste déficitaire en céréales à hauteur de -29108,016 tonnes. Pour le chargé de suivi évaluation, Siaka Coulibaly, la recherche de l’autosuffisance alimentaire aura sa réponse dans une intensification de la diversification de la production agricole, celle de l’adaptation au changement climatique et celle de la culture du riz. AS/MD (AMAP)  

Burkina Faso: La présidentielle et les législatives se sont déroulées dans le calme

Bamako, 22 Nov (AMAP) Les élections présidentielle et législatives couplées se sont déroulées dans le calme, dimanche, au Burkina Faso où les bureaux de vote ont ouvert dès 6 heures, selon des sources locales contactées par l’AMAP Les électeurs burkinabè, sortis massivement, ont pris d’assaut les lieux de vote pour accomplir leur devoir civique, ajoutent les mêmes sources. Le chef de l’État sortant, candidat à sa propre succession, le président du Faso, Roch Kaborė, a accompli son devoir citoyen, dans la matinée, au bureau de vote numéro 1 de l’école primaire de la Patte d’Oie B, située derrière la cité universitaire à Ouagadougou. Après avoir voté, le président Kaborė, candidat à ce scrutin présidentiel pour un second mandat de cinq ans, a appelé tous les Burkinabè à accomplir leur devoir citoyen. Pour le chef de l’Etat, cité par la Direction de la communication de la présidence du Faso, ce scrutin participe à l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit au Burkina Faso. C’est pourquoi, il a demandé aux Burkinabè de « ne pas faire preuve de paresse, parce qu’il s’agit de la démocratie du Burkina, du développement et de la paix dans notre pays». Plus de six millions d’électeurs étaient appelés dimanche aux urnes pour élire le président du Faso et les 127 députés devant siéger à l’Assemblée nationale. Treize candidats sont en lice pour le scrutin présidentiel. Selon Radio France internationale (RFI) le dépouillement a commencé dans le centre de vote du lycée de Paglairie, dans le sud de la ville. Ce sera d’abord le vote pour la présidentielle puis pour les législatives. Ces résultats qui seront envoyés au centre communal pour une première compilation. La Commission électorale nationale indépendante (CENI), par la voix de son président, Newton Ahmed Barry, s’est réjoui à la mi-journée, de l’ambiance plutôt sereine de cette journée électorale qui s’est passée sans incident majeur La CENI a, tout de même, reconnu certains retards, des problèmes de logistiques, de matériel qu’elle devait acheminer dans l’après-midi. Toujours selon RFI, sur son site, dans certaines zones, où la CENI ne pensait pas pouvoir ouvrir des bureaux, certains bureaux ont pu ouvrir. Et dans d’autres zones, principalement en raison de la situation sécuritaire, des bureaux prévus n’ont finalement pas pu ouvrir et certains ont même dû fermer.   MD (AMAP)

La BAD signe avec le Mali 9 accords pour plus de 50 milliards

Bamako, 22 Nov (AMAP) Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, et la responsable pays du Groupe de la Banque africaine de Développement (BAD), Mme Haly Louise Djoussou-Lorng, ont signé, jeudi, à Bamako, neuf accords de 50,82 milliards de Fcfa pour financer cinq projets, annonce un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances (MEF). Ces Accords, en dons et en prêts, financent le Programme d’appui en réponse à la crise de la COVID-19 dans les pays du G5Sahel (Parc COVID-19 – G5 Sahel) sous forme d’appui budgétaire, le Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako (PDZSTA-KB), le Programme d’adhésion de la République du Mali à l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA). Ces opérations de la BAD financent, également, le Projet d’urgence exceptionnel en faveur des pays à faible revenu, membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de Renforcement des systèmes de santé de la Gambie, du Mali et du Niger pour lutter contre la Pandémie de COVID-19 ainsi que le projet de soutien au développement de l’écosystème entrepreneurial des MPME/MPMI. « La cérémonie qui nous réunit, aujourd’hui, revêt un caractère particulier car elle s’inscrit dans le cadre de la signature d’une série d’Accords de financement suite à la pleine reprise de la riche et fructueuse coopération entre la Banque africaine de développement, notre Institution commune, et le Gouvernement de Transition du Mali », a déclaré le Ministre malien de l’Economie et des Finances. M. Sanou a réaffirmé l’engagement et disponibilité des autorités de la Transition malienne “à poursuivre, à renforcer davantage les relations de coopération riche et dynamique” avec la BAD. À travers ces projets, la BAD souhaite réaffirmer son engagement “à soutenir les nouvelles autorités maliennes dans la réalisation de leur mission”, a indiqué la responsable pays de la BAD, Mme Haly Louise Djoussou-Lorng. “La signature de ces accords de financement intervient à un moment crucial et déterminant pour le Mali, à savoir le début d’une transition visant à créer de nouvelles bases pour un Mali plus inclusif et réengagé”, a-t-elle déclaré. MD (AMAP)

Eliminatoires CAN U20 : Le Covid-19 compromet la rencontre du Mali contre la Guinée Bissau

Bamako, 22 Nov (AMAP) Huit joueurs maliens et sept membres du staff technique dont l’entraîneur Mamoutou Kané «Mourlé» ont été testés positifs au Covid-19, compromettant l’entrée en lice, dimanche, du Mali contre la Guinée Bissau à 16h. Cette rencontre compte pour le tournoi qualificatif de la zone A de l’Union des fédérations ouest africaines de football (UFOA-A) pour la CAN U20, Mauritanie 2021, qui a commencé, samedi, au stade Lat Dior de Thiès, au Sénégal. Pour le moment, rien n’est décidé pour ce match du Mali quant à un éventuel forfait ou report. La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) tient une réunion de crise sur la situation. En match d’ouverture, le Sénégal a raté son entrée en matière en partageant les points (1-1) avec la Sierra-Leone. Les Lone stars ont ouvert le score à la 54e minute par Abu Musa qui a profité d’une faute de main du portier sénégalais, Boubacar Fall. Les Lionceaux sénégalais ont égalisé, dans le dernier quart d’heure, par l’intermédiaire de Samba Diallo (1-1, 77è min). Lors de la deuxième journée du groupe B, le Mali affrontera la Guinée, le 23 novembre, avant de terminer la phase de poule contre la Mauritanie (le 25 novembre). Le tournoi regroupe sept pays. Le Sénégal, la Gambie et la Sierra Leone composent la poule A tandis que le Mali, la Guinée, la Guinée Bissau et la Mauritanie constituent le groupe B. Les deux premiers chaque poule se qualifient pour les demi-finales, prévues le 27 novembre alors que la grande finale sera disputée le 29 novembre. Le vainqueur du tournoi se qualifie pour la phase finale de la CAN U20. La Mauritanie est qualifiée d’office en tant que pays hôte du tournoi final. Le programme 20 novembre 2020 Sénégal-Sierra Leone : 1-1 21 novembre 2020 16h : Mali-Guinée Bissau 19h : Guinée-Mauritanie 22 novembre 2020 17h : Gambie-Sénégal 23 novembre 2020 16h : Guinée-Mali 19h : Mauritanie-Guinée Bissau 24 novembre 2020 17h : Sierra Leone-Gambie 25 novembre 2020 au stade Lat Dior 16h : Mali-Mauritanie Au stade Alassane Djigo 16h : Guinée-Guinée Bissau DEMI-FINALES 27 novembre 2020 16h : 1er poule B-2è poule A 19h30 : 1er poule A-2è poule B FINALE 29 novembre 2020 17h : Vainq demi1-Vainq demi2   La Liste du Mali Kalifa Coulibaly (Onze Créateurs) Souleymane Coulibaly (AFE) Yoro Mamadou Diaby (Yeleen olympique) Amadou Camara van Leeuwen (APEA Akrotiri FC /Chypre) Lassine Soumaoro (AFE) Ibrahima Cisse (Gantoise /Belgique) Ahmed Diomandé (AFE) Alou Doumbia (AS Black star) Ibrahim Bamba (AFE) Fadi S. Coulibaly (USFAS) Moussa Diaby (AFE) Mahamadou L. Bah (Yeleen olympique) Boubacar Konte (Sarpsborg /Norvège) Mahamadou Sangaré (Red bull Salzburg /Autriche) Kamory Doumbia (Guidars) Daouda Doumbia (AFE) Naman Keita (AS Real de Bamako) Mady Makan Konaté (Châteauroux /France) Saiba Dabo (Guidars) Youssouf Mohamed Simpara (ASKO) Sélectionneur : Mamoutou Kané LMD/MD (AMAP)