San : Un mort et 3 blessés dans un accident de la circulation à Toura

San, 15 septembre (AMAP) Une fillette a trouvé la mort et trois autres personnes ont été blessées lundi, dans un accident de la circulation sur la RN 13,  aux environs du village de Toura, dans la Commune rurale de Dah, cercle de San, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise qu’une fillette de 4 ans transportant sur son dos une autre âgée de 2 ans, voulant traverser la route, a été renversée par un motocycliste transportant un passager, circulant dans le sens San –Koutiala. Selon la source, la fillette transportée au dos est décédée et trois autres personnes dont celle qui l’a transportait, le motocycliste et son passager ont été blessés dans cet accident de la circulation qui serait dû à l’excès de vitesse et à l’inobservation des règles élémentaires de la circulation routière par le pilote de l’engin. Les blessés ont été acheminés au centre de santé de référence de San  par des agents de la protection civile pour des soins appropriés selon notre source qui précise que les éléments de la  brigade territoriale de la gendarmerie ont été dépêchés  sur les lieux pour établir les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)

Etablissements scolaires et universitaires publics : Reprise effective par endroits

Bamako, 15 sept (AMAP) La reprise des cours pour les classes d’examens et intermédiaires et les autres activités pédagogiques est effective depuis lundi dans tous les ordres d’enseignement public du pays (préscolaire, primaire, fondamental et secondaire), suivant la décision du secrétaire général du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Kinane Ag Gadéda. Cette réouverture des classes intervient après la signature, vendredi, au prytanée militaire de Kati d’un procès-verbal sanctionnant les négociations entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et les sept syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016. L’accord entre les deux parties a abouti à un projet d’ordonnance relatif à la modification de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale et ainsi que du projet d’arrêté interministériel relatif à la transposition du personnel concerné. Notre équipe de reportage s’est rendue dans certains établissements de la capitale pour constater l’effectivité de la reprise des cours. Au lycée public Kankou Moussa, à Daoudabougou, les élèves avaient répondu présents massivement. Jeunes garçons et filles étaient visiblement heureux de se retrouver et d’avoir la possibilité de suivre les cours. L’ambiance était bon enfant dans la cour de l’établissement. Certaines classes étaient déjà dans le vif du sujet tandis que d’autres attendaient leurs professeurs. Au niveau du Groupe scolaire « OPAM », à Quinzambougou, beaucoup de classes avaient repris les cours. Même si la reprise s’est faite dans des conditions pas très convenables, la cour de l’établissement étant inondée par des eaux de pluie. Certaines salles de classe sont sans toitures et délabrées. Les hautes herbes ont colonisé certains endroits de la cour, offrant un refuge commode aux moustiques et autres insectes nuisibles. La directrice de l’OPAM 1, Mme Diarra Brigitte Traoré, a assuré que des problèmes ont été signalés au Centre d’animation pédagogique (CAP). « Le CAP a confié l’affaire au Comité de gestion scolaire (CGS) qui, à son tour, a transmis les doléances à la mairie de la Commune II », nous a confié la directrice. La réouverture de toutes les classes est également effective au lycée Bouillagui Fadiga à Missira. Ici, tous les enseignants étaient présents et ont récupéré les emplois du temps pour le démarrage des cours. Le proviseur du lycée Sékou Salah Dolo a même envoyé un rapport circonstancié à l’Académie d’enseignement de Bamako-rive gauche. Quant aux Institutions d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (IES), fermées depuis mars dernier, à cause de la pandémie du coronavirus, elles ont officiellement rouvert leurs portes lundi. Au niveau de la Faculté de droit privé (FDPRI), sur la colline de Badalabougou, le comité local de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), le syndycat estudiant, ne s’est pas fait prier pour relater les difficultés auxquelles les étudiants sont confrontés. Les cours n’ont pas démarré. Quelques étudiants occupent un amphithéâtre pour assister à une assemblée générale. Cheick Guèye et Sadou Diallo, deux leaders du comité local AEEM, nous ont confié que la FDPRI vit toujours au rythme de l’année universitaire 2018-2019. Autrement dit, l’année académique 2019-2020 n’a pas encore démarré, Les deux leaders estudiantins ont ajouté que les examens de l’année universitaire ont eu lieu en 2019. Sur 6000 étudiants, 114 ont été déclarés définitivement admis. En outre, les admis n’ont toujours pas reçu leurs attestations. « Nous ne reconnaissons pas les résultats avec un taux de passage de 1%. Des résultats publiés avec des irrégularités et des omissions », soutiennent certains étudiants. Tandis que d’autres clament : « Trop, c’est trop. Nous voulons nos attestations ». Rencontré dans son bureau sur le boycott des cours par les étudiants, le vice doyen nous a renvoyé au rectorat de l’Université des sciences juridiques et politiques (USJPB). A la Faculté d’histoire et de géographie (FHG), la reprise des cours n’est pas effective. Des amphithéâtres sont fermés. De nouveaux étudiants cherchent leurs noms sur une liste. Des anciens attendent les professeurs. Mais un avis signé par le doyen de la FHG et affiché sur un tableau informe que les nouveaux étudiants, inscrits en Licence de l’année universitaire 2019-2020, sont conviés à une rencontre d’information, le lundi 14 septembre 2020, à 10 heures, au palais de la culture Amadou Hampaté Ba. Par ailleurs, les nouvelles dates des examens de fin d’année scolaire 2019-2020 des enseignements fondamental, normal, secondaire général, technique et professionnel ont été fixées. Ainsi l’examen des épreuves écrites du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2020 se tiendra du 12 au 14 octobre 2020. Le Baccalauréat aura lieu du 19 au 22 octobre 2020. L’examen des Instituts de formation des maitres (IFM) se déroulera du 19 au 23 octobre 2020. Le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) est prévu du 26 au 29 octobre 2020, le Brevet de techniciens (BT) du 9 au 12 novembre 2020 et le BT agro-pastoral, se déroulera du 16 au 20 novembre 2020. SYW/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 2271 guérisons, 128 décès sur les 2912 cas positifs

Bamako, 15 septembre (AMAP) Quelque  2271 guérisons, 128 décès sur les 2912 cas positifs enregistrés au Mali avec les 3 nouveaux cas découverts vendredi, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent  sur les 3 nouveaux cas enregistrés vendredi, 1 cas a été découvert à Kéniéba (1ère région), 1  cas en CII et 1 cas en CV du district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 497 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)          

Sommet à Accra sur le Mali : La CEDEAO change d’approche

Envoyés spéciaux Issa DEMBELE et Oumar DIOP Accra, 15 sept (AMAP) La délégation malienne, conduite par le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi, Goïta est arrivée, à Accra, au Ghana, lundi après-midi, pour participer au sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali qui se tient aujourd’hui, mardi, dans la capitale ghanéenne. Le colonel Assimi Goïta a été, aussitôt, reçu en audience par le président ghanéen, Nana Akufo-Addo. Le président du CNSP a fait le point de la situation à son hôte qui assure la présidence en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, depuis le dernier sommet tenu, à Niamey, au Niger, le 9 septembre dernier. A la fin de l’audience, le colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du CNSP a confié à la presse que la délégation malienne est venue au Ghana pour expliquer « de vive voix, la volonté exprimée par le peuple malien à travers la concertation nationale ». «Nous voulons que la CEDEAO accepte les conclusions de cette concertation et nous aide à construire le Mali», a-t-il ajouté. A l’adresse des chefs d’Etat de la CEDEAO, le colonel-major Wagué a indiqué que le CNSP agit en «responsable» et qu’il a organisé des concertations inclusives dont les «conclusions doivent servir de base de travail pour l’organisation de la Transition». Pour beaucoup d’observateurs, l’enjeu principal du sommet d’Accra tourne autour des conclusions de la concertation nationale sur la Transition tenue du 10 au 12 septembre à Bamako. Les participants à la rencontre ont convenu de la mise en place de trois organes pour gérer la Transition : le président et le vice-président de la Transition, le gouvernement de la Transition, avec à sa tête un Premier ministre, et le Conseil national de transition (organe législatif). Le président et le vice-président de la Transition (civils ou militaires) seront choisis par un collège mis en place par le CNSP. Le gouvernement sera formé de 25 membres au plus. Tandis que le Conseil national de transition comprendra 121 membres issus des forces vives de la Nation. Par ailleurs, la durée de la transition a été fixée à 18 mois par les participations de la concertation nationale. Cependant, ces propositions ont été rejetées par le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui était opposé au régime déchu. En outre, hier lors d’une conférence de presse, le collectif des députés de l’Assemblée nationale dissoute a fait savoir qu’il s’opposait à la mise en place du conseil de transition proposée par la concertation nationale. Ces anciens députés entendent utiliser toutes les voies de recours dans le but de continuer leur mandat d’autant plus que, argumentent-ils, « la Constitution n’a pas été suspendue après les évènements du 18 août dernier ». Le sommet d’Accra est certainement l’occasion pour la CEDEAO d’apprécier les conclusions de la concertation nationale. L’organisation sous régionale, bien impliquée dans la résolution de la crise sociopolitiqueau Mali, dès le début, avait exigé que la transition soit dirigée par un président et Premier ministre civils pour une durée de 12 mois. Selon une source proche de la commission de la CEDEAO, l’enjeu du sommet d’Accra est, pour le nouveau président en exercice, «de convaincre le CNSP de nommer un civil à la tête de la transition au Mali». En invitant le président du CNSP à prendre part à la rencontre d’aujourd’hui, le nouveau président en exercice de l’organisation ouest-africaine veut certainement lui donner l’opportunité d’échanger de vive voix avec les autres dirigeants de la sous-région et donner au Mali une chance de sortie de crise. ID/MD (AMAP)    

De fortes pluies font des dégâts matériels à Kayes

Kayes, 14 sept (AMAP) Des maisons se sont effondrées au quartier de Légal-Ségou, à Kayes, dans l’Ouest du Mali, suite aux fortes pluies qui ont arrosé la ville lundi et dimanche, a constaté l’AMAP sur place. Parmi les sinistrés, un notable, Sékou Diarra, qui déplore l’écroulement de six chambres. Le vieil homme, dont la famille compte onze membres, a assuré avoir dépensé 60.000 Fcfa pour faire des briques pour la reconstruction de deux pièces. La famille, de Souleymane Coulibaly, du même quartier, a été contrainte de démanager dans la concession voisine depuis le 1er septembre. Sa maison est inondée depuis des pluies intermittentes de ce jour-là, sur la capitale de la 1ère Région administrative du Mali. L’eau a pénétré jusque dans les chambres, emportant des documents dont les actes de naissance des enfants et des vivres. Cette maison en dur (ciment), est à la croisée de caniveaux non curés et de ruisseaux. Un pan du mur de clôturé a été détruit par les eaux de ruissellement et de pluies. D’après Djénéba Coulibaly, qui indique que leur famille cohabite avec trois locataires, les dégâts matériels sont estimés à plus de 200.000 Fcfa. Du 24 juin au 4 septembre 2020, les inondations survenues dans la Région de Kayes ont touché 566 ménages, 6 .40 personnes dont 3.387 femmes et 869 enfants de 0 à 5 ans. Les directions régionales (Protection civile, Développement social et Economie solidaire) font de leur mieux, malgré leurs moyens « limités » pour alléger les souffrances des victimes d’inondation et d’autres sinistres. Ces deux directions dénoncent la lenteur administrative dans la gestion des crises au niveau des Collectivités territoriales. De leur côté, les Collectivités se disent sensibles aux préoccupations des populations. Elles expliquent que leurs procédures d’intervention ne sont pas « automatiques », tout en soulignant les difficultés de recouvrement des taxes qui constituent l’essentiel de leurs ressources. BMS/MD (AMAP)  

Reprise des activités scolaires : Au rythme des Régions

Reportage : Dramane Coulibaly, AMAP-Mopti, Abou Sissoko AMAP-Yélimané, Bandé Moussa Sissoko, AMAP-Kayes, Mahamadou SAMAKE, AMAP-Niono Mopti, 14 sept (AMAP) Excepté dans les écoles fermées pour cause d’insécurité dans des localités sous la menace de terroristes, les élèves et enseignants ont repris le chemin de l’école, lundi, sur toute l’étendue de la Région de Mopti, dans le Centre du Mali. Cela soulève un réel espoir chez les parents et les élèves qui étaient hantés par la perspective d’une année blanche contre laquelle les scolaires ont organisé une marche, jeudi dernier, et réclamé la tenue des examens. Après l’accord trouvé pour la reprise des classes et la fixation des dates des examens de fin d’années scolaires dont les épreuves du Diplôme d’études fondamentales (DEF) se tiendront du 12 au 14 octobre et celles du baccalauréat, du 19 au 22 octobre 2020, la question qui alimente les débats est bien : « Est-ce possible de sauver l’année scolaire ? » Pour Amadou Kodio, un sexagénaire venu accompagner sa fille en classe de 7ème année à ATT Bougou, cette réouverture est une lueur d’espoir qu’il faut, à tout prix, consolider car l’école est le lieu où les enfants doivent se trouver pour apprendre et cela a un temps. Selon Moussa Guindo, proviseur du Complexe scolaire, le lycée technique privé (CATD) de Sévaré, « au niveau des écoles privées, il n ya pas de problème majeur ». « Les privées ont travaillé au moins 6 mois sur 9. Beaucoup ont atteint un très bon niveau d’exécution des programmes », dit M. Guindo. « Les 10 èmes et 11 èmes (lycée) ont été évaluées. S’il y a des soucis c’est au niveau des écoles publiques. A l’état actuel des choses, vouloir sauver l’année sans empiéter sur l’année académique à venir, c’est sacrifier la génération », indiqué le proviseur Guindo. Optimiste, Moussa Dicko, le proviseur du lycée public de Mopti, pense que l’on peut encore sauver l’année scolaire. « Après un premier trimestre de cours sans perturbation et une petite reprise des classes d’examens dans le cadre de l’allègement des mesures barrières Covid 19 et avec cette nouvelle programmation des dates d’examens, je pense que l’année peut être bien sauvée », estime M. Dicko. Selon lui, la recette est de mettre fin à la recréation à tous les niveaux.  « Même si le temps d’apprentissage, si tous les enseignants, en bons pédagogues, s’emploient à mettre à profit le mois, et, comme on le dit,  »A cœur vaillant, rien d’impossible », nous pouvons atteindre l’objectif de sauver notre école », a martelé Moussa Dicko. Le proviseur du lycée public de Mopti souhaite vivement que cela soit « une reprise effective et définitive afin de sauver l’année scolaire qui n’a que trop duré dans les zones de turbulence ». ENTHOUSIASME A YELIMANE – Les écoles ont rouvert effectivement dans le Cercle de Yélimané pour le grand bonheur des élève très enthousiastes. Des parents soulagé, d’où l’exclamation de l’un d’eux :  » Enfin ! Nous espérons que ce sera, cette fois-ci, la fin du problème  ». La majorité des enseignants est également présente même si certains, qui ont quitté leur poste pendant la crise scolaire, n’ont pas pu encore les rejoindre. Le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Yélimané apprécie. Il a dit s’attendre à des retardataires, sur les 48 à 72 h. « Au delà, il faudra justifier le retard », prévient-il. Il est 7h30mn à l’Ecole fondamentale (1er cycle) des Logements sociaux de Kayes, situé à Soutoucoulé, dans la Commune rurale de Kouloum. Malgré la pluie, les enseignants et leurs élèves ont, tous, répondu à l’appel à la reprise des cours lancé par le Collectif des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016, qui a, enfin, décidé de mettre fin au boycott des cours entamé le 17 août 2020. A ATT Bougou, les maîtres sont assis devant la direction de l’école tandis, Des élèves s’amusent ou bavardent devant leur classe dont les portes sont encore fermées. Ils attendent d’autres élèves mais le directeur qui, selon un enseignant, détient les clés des salles. « A cause de la pluie, il a pris du retard », explique-t-il. L’eau de pluie stagne en certains endroits de l’établissement qui n’est pas de mur d’enceinte. Idem pour le Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes (LDKK) dont le côté ouest du portail est souvent menacé par des flaques d’eau, surtout la petite chaussée submersible. REPRISE TIMIDE – Contrairement à l’école d’ATT Bougou, la pluie de lundi n’a pas totalement perturbé les cours. « Il y a eu une reprise timide des cours », indique le proviseur du LDKK, Sidi Ahmed Ag Alhassane, visiblement satisfait. En réalité, le Conseil de Cercle de Kayes a entrepris des travaux d’aménagement dans la cour de son établissement pour limiter les dégâts, en cas d’inondations. Notamment, le pavage de certains endroits. Dès qu’on franchit le seuil de cet établissement secondaire, on aperçoit des briquettes et des tas de sable un peu partout, au niveau de la stèle de Dougoukolo Konaré dont l’établissement porte le nom. D’après le proviseur Sidi Ahmed Ag Alhassane, le Conseil de Cercle s’est engagé aussi à aménager devant le lycée. La reprise n’est pas effective au collège privé Boubou Sow de Soutoucoulé, où quelques élèves, qui, à partir de leur établissement, scrutent l’horizon, espérant voir venir les autres élèves et les enseignants. Mais contacté au téléphone par une parente d’élève, le directeur de cette école fondamentale privée a laissé entendre que les maîtres ne pourront pas venir à cause de la pluie. Les cours ont repris dans les différents ordres d’enseignement à Niono (Centre) à l’instar des autres localités du Mali. Cette reprise s’est effectuée de façon timide, en raison de l’inondation dans les écoles et la présence de familles sinistrées dans des salles de classe. Face à cette situation, une rencontre a réuni, lundi, le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), les maires des douze Communes du Cercle de Niono, des chefs de services techniques locaux dans la salle de délibération de la commune urbaine de Niono. Cette rencontre avait pour objectifs de recenser les difficultés par rapport à cette reprise des cours mais,

Reprise des cours à Ténenkou et Macina : Comme une nouvelle rentrée scolaire

Ténenkou, 14 sept (AMAP) Des milliers d’élèves de Ténenkou (Centre) ont repris le chemin de l’école dans la joie et la bonne humeur lundi 14 septembre 2020, donnant l’impression que c’est une nouvelle année scolaire qui débute, après plusieurs mois de fermeture des classes pour cause de grève des enseignants mais aussi de Covid 19, a constaté sur place l’AMAP. Plusieurs élèves que nous avons interrogés étaient impatient de retourner à l’école. C’est la satisfaction et le soulagement chez les parents d’élèves et les enseignants que nous avons rencontrés. A l’école Tahirou Cissé premier cycle où nous avons fait un tour, dans la matinée, la cour était bondée d’élèves. Les enseignants, également présents, étaient nombreux et ont pris possession de leur classe. Cette année scolaire 2019-2020, qui se poursuit, restera dans les annales de l’histoire de l’Education malienne par sa durée. Pandémie de Covid 19 oblige, des masques donnés par l’administration ont été distribués à tous les élèves. Le dispositif de lavage des mains au savon est installé dès l’entrée mais la distance sociale ne peut pas être respectée au niveau des écoles. A l’école Tahirou Cissé premier cycle qui comprend deux cycles A et B,  on a au total 1.517 élèves dont 846 pour l’école B et 671 pour l’école A. Dans ce groupe scolaire, qui ne dispose que de 12 classes, il est impossible de respecter certaines mesures barrières. Malgré toutes ces difficultés, les cours ont démarré, dès le matin, à Ténenkou, dans certaines classes. A Macina, où l’ambiance était, aussi, celle d’une nouvelle rentrée scolaire 2019-2020, les élèves du Cercle, à l’instar des autres écoles du Mali, ont repris le chemin des classes, après cette longue pause scolaire causee par la grève des enseignants, la fermeture des écoles à la suite de la non application de l’article 39 demandé par les Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 et la pandémie du Coronavirus « Covid-19 ». Accompagné, pour la circonstance, par les responsables du monde de l’Education, le préfet du Cercle de Macina, Karimou Coulibaly, s’est rendu, successivement, au Groupe scolaire Moussa Sissoko et au Lycée public. Dès son arrivée, la délégation a eu droit à la montée des couleurs. Dans les établissements visités, on notait la présence des élèves, des membres des Comités de gestion scolaire (CGS), des parents d’élèves, des enseignants, tous prêts pour un redémarrage des activités scolaires 2019-2020. Le préfet a encouragé le personnel enseignant et a saisi cette opportunité pour prodiguer de sages conseils aux parents, aux enfants “pour une année scolaire apaisée, réussie et couronnée de success”. En ces temps de Covid-19, il a “insisté sur le respect des mesures barrières, pour la protection de tous”. A Macina, l’administration scolaire a pris des dispositions particulières pour faciliter cette rentrée. Seul bémol : les établissements scolaires sont envahis par les eaux de pluie, en cette période hivernale. AOK/MD (AMAP)

Bandiagara : Des acteurs locaux du Pays dogon se concertent sur la paix, l’unité et la cohésion sociale

Bandiagara, 14 sept (AMAP) Les acteurs locaux des localités de Bandiagara, Bankass, Douentza et Koro, dans la Région de Mopti (Centre), se sont rencontrés, récemment, afin de trouver des voies et moyens pour une sortie de crise et de renforcer l’unité et la cohésion sociale entre les fils et filles de toutes les ethnies. A l’issue de la rencontre, il a été proposé de mettre en place un comité au nom des quatre cercles pour trouver une solution aux problèmes que vivent les communautés. Pour cela, chaque cercle se fera représenter par cinq personnes pour la mise en place de ce comité. Les recommandations formulées sont, entre autres, liées à la coordination de toutes les actions futures allant vers la stabilisation et la paix entre tous les cercles, la tenue de rencontres périodiques, l’identification des autres groupes armés opérant dans la zone afin d’engager des pourparlers, l’implication de Dan Nan Ambassagou dans toutes les actions allant dans ce sens, l’implication de l’ONG HD pour la réalisation de ces activités. Cette rencontre a été une véritable tribune d’expression pour les représentants des cercles concernés. Car, chacun, en ce qui le concerne, a fait un exposé sur la situation actuelle de sa localité et fait des propositions de solutions sanctionnées par de fortes recommandations. Pour le président du bureau de coordination de Dan Nan Ambassagou, Boureima Sagara, cette rencontre est une occasion pour les uns et les autres de se donner la main et d’aller dans la même direction. Il a aussi rappelé le rôle du mouvement Dan Nan Ambassagou dans la sécurisation et a invité ses « parents de Koro » de revoir la stratégie de médiation entamée dans leur cercle, ces derniers mois, et qu’à partir de cette date, ils entreprennent les actions futures avec les autres cercles. Cela témoignera, sans nul doute, « de la volonté manifeste des populations à aller à la recherche d’une paix durable comme un seul homme ». Boureima Sagara a rappelé la volonté manifeste du chef d’état-major général de Dan Nan Ambassagou, Youssouf Toloba, a à aller vers la paix qui est tant recherché par tous. Pour sa part, le conseiller de l’ONG HD, M. Bamadio, a remercié les initiateurs qui, pour lui, « sont de véritables acteurs pour le retour d’une paix durable ». Il a donné l’assurance de l’accompagnement de sa structure pour toute action allant vers la paix. Des autorités traditionnelles, des leaders religieux, des représentants de Dan Nan Ambassagou, des jeunes des Cercles de Bandiagara, Bankass, Douentza et Koro ont participé à cette rencontre, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes de Bandiagara, sous la présidence du 2ème adjoint au préfet de Bandiagara, Abdoulaye Traoré. A l’ouverture des travaux, le représentant des notabilités traditionnelles, Yalema Kassogué, et le maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Housseini Saye, ont, dans leur intervention respective, souhaité la bienvenue aux participants, tout en remerciant les initiateurs de la rencontre et leur partenaire l’ONG HD. Dans son discours d’ouverture Abdoulaye Traoré s’est dit satisfait de la tenue de cette rencontre, une initiative qui « aidera le gouvernement dans les actions de pacification du pays ». Il a aussi invité les participants à tout mettre en œuvre afin que les objectifs soient atteints et cela « pour le bonheur des populations ». OG/MD (AMAP)

Gao : Le Collectif des syndicats de l’Education a boycotté la rentrée des classes

Gao 14 sept (AMAP) Le collectif des syndicats de l’Education de la Région de Gao a commencé une grève, lundi, date de la reprise des cours et du travail dans toutes les structures de l’Education, à la suite d’un accord intervenu, vendredi, entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et les sept Syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016. Le motif de la grève du collectif des syndicats de Gao est le non paiement des salaires du mois d’août de leurs collègues de l’enseignement secondaire de la Région. Il compte « suivre le mot d’ordre de grève jusqu’au paiement intégral » des salaires des enseignants concernés. « Tant que les enseignants n’ont pas leur salaire d’août en poche, nous n’irons pas en classe », a déclaré, au correspondant de l’AMAP, le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement secondaire (SYNESEC), Hamil Boubacar. Le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement fondamental des collectivités territoriales, Abdoul-Aziz Ibrahim Maiga, a ajouté : « Depuis 2012, nous sommes victimes du mauvais comportement des services financiers de la Région de Gao qui résident à Bamako. Nous décrions la lenteur dans le traitement des salaires des enseignants de la Région ». « Nous sommes en grève parce que nous n’avons pas perçu nos salaires du mois d’août 2020 et nous craignons que cela ne soit une habitude des services financiers de la Région. C’est la raison de notre grève. Nous ne rentrerons pas en classe tant que ce problème ne sera définitivement résolu », a indiqué M. Maiga. Le directeur de l’Académie de l’enseignement (AE) de Gao, Sadou Abdou, a rappelé qu’au niveau national, la grève est levée mais « continue au niveau de la Région de Gao parce que les enseignants du secondaire n’ont pas reçu leur salaire du mois d’août 2020 ». « En tant que directeur de l’AE de la Région de Gao, j’ai instruis à tous les directeurs généraux, les proviseurs, les directeurs des Centres d’animation pédagogique (CAP) de prendre des dispositions idoines pour le bon déroulement des examens », a déclaré Sadou Abdou. « Ce matin (Ndlr, lundi), l’administration était là et les élèves sont venus mais les enseignants étaient absents. A l’heure où je parle, les examens de l’Education physique et sportive (EPS) se passe sur les terrains sportifs », a-t-il indiqué. « Le Collectif des syndicats de l’Education m’ont assuré qu’avec un bon engagement, les enseignants reprendront les cours », a précisé le directeur de l’Académie d’enseignement. Le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella, a dit, pour sa part, que le gouverneur de la Région de Gao est saisi de ce dossier afin que les enseignants perçoivent leurs salaires « très rapidement ». A notre passage, certaines écoles étaient totalement fermées : ni élèves ni enseignants n’étaient présents. Même le lycée Yana Maiga est fermé. AT/MD (AMAP)

Fin de la grève des enseignants : Reprise effective des cours ce lundi

Bamako, 14 sept (AMAP) Après plusieurs mois de crise scolaire, les cours reprennent, ce lundi, dans les établissements secondaire, fondamental, professionnel et de l’éducation préscolaire et spéciale. Le ministère en charge de l’Education nationale a, aussitôt, fixé de nouvelles dates pour les examens de fin d’année scolaire 2019-2020. Le Diplôme d’études fondamentales (DEF) aura lieu du 12 au 14 octobre. Le Baccalauréat est prévu du 19 au 22 octobre. Avec cette reprise effective du travail, c‘est la réouverture de toutes les structures de l’Education, ainsi qu’il ressort des principales annonces, vendredi, à l’issue des négociations engagées par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) avec les sept Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 à Kati. Cette bonne nouvelle, qui apporte du baume au cœur des élèves et de leurs parents, est intervenue après des rencontres entre le CNSP et les syndicats de l’éducation, entre le 28 août et le 11 septembre 2020, sur l’application du procès-verbal de conciliation du 17 juin 2020. Signé entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation, ce procès-verbal est relatif à l’application immédiate, complète et pleine de l’article 39 de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Au cours des discussions, le CNSP et les syndicats ont fait des concessions pour convenir d’un projet d’ordonnance relatif à la modification de la loi n°2018-007 du 16 janvier 2018 ainsi que du projet d’arrêté interministériel relatif à la transposition du personnel concerné. Les deux parties ont aussi convenu de l’alignement de l’indice plafond de la catégorie A à 1267 sur le salaire du mois de novembre 2020, le paiement des rappels des mois de janvier à octobre 2020 sur le salaire du mois de novembre 2020, le paiement de la première moitié des arriérés de 2019 au mois de décembre 2020. Le CNSP et syndicats sont, également, tombés d’accord sur le paiement des arriérés de la seconde moitié de 2019 au mois de mars 2021, sur l’alignement de l’indice plafond de la catégorie A à 1382 à compter du 1er janvier 2021 et de la reprise effective des cours et des activités pédagogiques dans les écoles des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale à partir de ce lundi 14 septembre 2020.   Dans une déclaration, le porte-parole des syndicats de l’éducation, Adama Fomba, a salué l’implication de tous les acteurs de l’école notamment les conciliateurs, le leader religieux, Ousmane Chérif Madani Haïdara et le colonel Sadio Camara. Les travaux étaient dirigés par le 2è vice-président du CNSP, le colonel Sadio Camara, qui avait à ses côtés d’autres membres du CNSP et des techniciens des ministères en charge de l’Éducation nationale et du Dialogue social. SYW/MD (AMAP)