Mali: Soutien ferme de la CMAS aux autorités de la Transition

Bamako, 18 Oct (AMAP) Le coordinateur des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), Issa Kaou N’Djim, a réaffirmé, vendredi, le soutien ferme de son organisation aux nouvelles autorités du pays dans la mise en œuvre de la charte de la Transition. Dans une déclaration lue lors d’une conférence de presse, la CMAS s’est dite «prête à accompagner la transition à travers sa participation au Conseil national de la Transition qui sera mis en place ». Elle a exigé que « justice soit rendue aux victimes des crimes commis lors des événements des 10, 11 et 12 juillet derniers à travers la poursuite des auteurs ». Pour ce faire, l’organisation a indiqué suivre « avec une attention particulière l’évolution de la procédure dont l’ouverture a été annoncée par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III ». Par ailleurs, l’organisation a félicité les autorités de la Transition pour avoir réussi la libération de l’ex chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé. « La CMAS réaffirme son soutien total et inconditionnel à son parrain l’imam Mahmoud Dicko tout en condamnant fermement et énergiquement les allégations calomnieuses dont il fait l’objet », a dit son coordinateur général, Issa Kaou Djim. Il a, en outre, annoncé que son organisation est en train de poursuivre ses activités de structuration sur l’ensemble du territoire national et auprès de nos compatriotes établis à l’extérieur. BD/MD (AMAP)  

Mali-Institutions de Bretton Woods: Reprise effective de la coopération 

Bamako, 16 Oct (AMAP) Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, s’est entretenu avec les responsables du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, mardi, dans l’après-midi, sur les modalités de la reprise effective de la coopération entre le Mali et les institutions de Bretton Woods, qui a connu un ralentissement suite aux évènements du 18 aout 2020, indique un communiqué du département publié vendredi. Le ministre a d’abord échangé, par visioconférence, avec  la Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Soukeyna Kane, et l’équipe Mali de la Banque mondiale à Washington. Il a, ensuite, reçu en audience, le Représentant résident du FMI au Mali, M. René Tapsoba. Le Ministre malien de l’Economie et des Finances a rassuré les responsables du FMI et du Groupe de la Banque mondiale sur « la détermination des plus hautes autorités à poursuivre les programmes en cours et à respecter les engagements convenus » auparavant avec ces deux institutions. Enfin, le M. Sanou a affirmé toute sa disponibilité pour une meilleure qualité de la coopération entre le Mali et ses partenaires technique et financiers en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations. MD (AMAP)

Divagation des animaux : A Bamako, les bêtes disputent la priorité aux humains

Par Babba B. COULIBALY  Bamako, 15 Oct (AMAP) Les animaux domestiques se promènent dans les rues, dans la circulation causant d’énormes dommages aux humains et à l’environnement faisant de la divagation des animaux, dans la capitale malienne, Bamako, un haut lieu d’incivilités ou de défiance à la loi. Au vu et au su de tous, les bêtes abandonnées par leurs propriétaires errent un peu partout dans la capitale : sur les trottoirs, les chaussées et les grandes artères. Et avec tous les risques pour les animaux et pour les humains. Car, en plus de la puanteur de leurs excréments, ces animaux causent des dommages énormes aux particuliers ou au domaine public. C’est le cas à Bacodjicoroni ACI. Là-bas, Fousseyni Samoura est victime des bêtes en liberté qui trainent dans ce quartier résidentiel. « Au-delà des accidents de la circulation qu’elles provoquent, ces bêtes se baladent dans les rues et les maisons. C’est vraiment inadmissible. J’avais planté des arbustes devant ma maison, mais les chèvres et les moutons du voisin ont tout brouté. Les animaux n’y sont pour rien, c’est le propriétaire qui est responsable», déplore notre interlocuteur qui ajoute que «la place des animaux, c’est à la ferme, à défaut de cela, le propriétaire doit veiller à ce qu’ils n’importunent pas les voisins». Comme lui, Oumar Diawara, nouvellement installé à Kalabancoro plateau, est confronté au même problème. Sur sa parcelle sans enclos, il a cultivé du maïs et de l’arachide. Mais l’agriculture intramuros semble un exercice quelque peu risqué dans ce quartier. «Les animaux domestiques (bœufs, moutons, chèvres, volaille) abandonnés par leurs propriétaires pâturent dans notre petit espace aménagé où nous avons cultivé diverses céréales. Cela, en notre absence et à des heures irrégulières comme s’ils suivaient tous nos mouvements», dénonce M. Diawara, déplorant le fait qu’il n’y a pas de fourrière animale dans la Commune. Cet enseignant dit avoir alors passé l’information à la mosquée la plus proche pour attirer l’attention des fidèles musulmans sur cette pratique dont il est victime au quotidien. «Les responsables de la mosquée m’ont dit qu’ils en ont parlé en vain. Comme solution, ils m’ont conseillé de faire une clôture à ma parcelle», soupire l’éducateur, obligé de prendre son mal en patience.   ACCIDENTS DE LA CIRCULATION – La Direction de régulation de la circulation et du transport urbain (DRCTU) révèle que plus de 10% des accidents de la circulation enregistrés à Bamako impliquent des animaux en divagation. « La majorité de ces incidents surviennent dans les environs ou sur les routes nationales », précise la DRCTU. Pourtant, il y a des structures en charge de la question. En la matière, la Direction du bon ordre et de la protection de l’environnement du District de Bamako, qui relève de la mairie du District, a pour mission de combattre le phénomène. Son directeur, le contrôleur général de police, Adama Coulibaly, que nous avons rencontré est formel : « Aujourd’hui. Bamako est confrontée à un problème de fourrière où l’on peut enfermer, pendant une durée limitée, les animaux abandonnés ou errants recueillis sur la voie publique», a-t-il dit. La Commune IV du District de Bamako dispose d’une petite fourrière. « Le travail est tout sauf facile dans ces conditions », avoue-t-il. Ainsi, «même si l’on venait à appréhender les animaux on ne sait pas où les mettre. Sinon, les textes existent et sont très clairs», avoue-t-il. En plus du problème d’installation d’accueil pour les bêtes en errance, « nous n’avons que deux véhicules pour l’ensemble de nos activités », révèle M. Coulibaly. A cela, il faut ajouter, selon lui, la crise du personnel. « A ce jour, nous avons un effectif de moins 120 éléments pour tout Bamako », précise Adama Coulibaly. Qu’à cela ne tienne, « la loi doit être, dit-il, appliquée dans toute sa rigueur pour dissuader les propriétaires d’animaux en divagation ». Un arrêté interministériel a été pris dans ce sens, le 28 août 1989, par le gouverneur du district. « Il s’agit de l’arrêté n° 67, dont l’article 2 parle de la divagation des animaux », répond l’officier de police. Il expose : «Quiconque aura sur le territoire du district de Bamako encombré ou embarrassé la voie publique en y laissant errer les animaux sans conducteurs sera puni de peines prévues à l’article 317 du Code pénal».   PEINES D’EMPRISONNEMENT – Le Code stipule que «quiconque aura lâché dans la nature ou dans une agglomération des animaux domestiques sans emprise effective, les prédisposant par ce seul fait à causer des dégâts à autrui ou à gêner la circulation sur les voies publiques sera puni de 11 jours à 6 mois d’emprisonnement et d’une amende de 20.000 à 100.000 Fcfa», lit l’officier. L’article 3 du même arrêté précise que « dans le district de Bamako, ces animaux abandonnés seront en outre saisis et mis en fourrière et les contrevenants, indépendamment des sanctions prévues à l’article précédent, sont astreints jusqu’au jour de l’enlèvement, du paiement d’un droit journalier de fourrière et de gardiennage », fait-il remarquer. L’amende est, selon Adama Coulibaly, fixée à 1.500 Fcfa par jour et par tête pour les chameaux, les vaches, les ânes et les bœufs. « Elle est de 500 Fcfa, par jour et par tête, pour les chèvres, moutons, chiens et les porcs », ajoute-t-il. Pour plus d’efficacité dans la lutte, notre interlocuteur propose la révision de cet arrêté. «D’abord, il n’y a pas de fourrière de pénalité. Les contrevenants sachant que l’amende est dérisoire, continuent à laisser les animaux divaguer sans se soucier des torts causés à autrui. Dans les jours à venir, nous allons proposer à la mairie du district de faire des réaménagements, pour que la sanction soit plus lourde», annonce-t-il. Le Conseil du district de Bamako avait, lors sa 3è session ordinaire tenue en septembre dernier, sous la présidence du maire central, Adama Sangaré, annoncé la construction de deux fourrières sur les deux rives du fleuve Niger à Bamako. « Car, la ville de Bamako ne dispose d’aucun endroit approprié pour recevoir les engins saisis en infraction, les animaux en divagation », avait reconnu Adama Sangaré. BBC/MD (AMAP)

Marche des administrateurs civils pour la libération de leurs collègues pris en otages

Bamako, 18 Oct (AMAP) Les travailleurs du ministère de l’Administration territoriale ont marché, jeudi, à Bamako, pour réclamer la libération des autres otages civils et milliaires, notamment des représentants de l’État et des travailleurs des collectivités territoriales. Ils estiment qu’ils sont d’autant plus fondés à demander la libération de ces derniers des mains des ravisseurs que tout récemment trois «Occidentaux ont retrouvé la liberté contre celle de plus 200 terroristes». Un acte que les manifestants n’ont pas apprécié, estimant que ces «étrangers» ne valent pas mieux que nos compatriotes toujours en captivité. Le slogan : «libérez les autres otages» que les manifestants n’arrêtaient pas de scander au cours de la marche traduit éloquemment leur ressentiment. Foulard rouge attaché au bras gauche (signe de leur colère), les marcheurs brandissaient la photo du préfet de Gourma Rharous, Drissa Sanogo, et celle du sous-préfet de Farako (Cercle de Ségou), Ali Cissé, tous deux enlevés depuis plusieurs mois. Partie du monument de l’Indépendance, en passant par l’École normale supérieure (Ensup) et le Centre international de conférences de Bamako, la marche a pris fin à la Primature où une délégation des manifestants a été reçue par le Premier ministre, Moctar Ouane. Cette rencontrem qui s’est déroulée à huis clos, a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement. Après les échanges avec la délégation, conduite par le secrétaire général du Syndicat autonome des administrateurs civils, Ousmane Christian Diarra, le Premier ministre et les membres du gouvernement ont rejoint les autres manifestants sur l’esplanade de la Primature. Sur place, Ousmane Christian Diarra, au nom des syndicats des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale, a lu une déclaration relative à la demande de libération des otages civils et militaires, dont une copie a été remise au chef du gouvernement. Dans cette déclaration, les manifestants ont exprimé leur totale incompréhension devant «l’indifférence, le mépris et l’absence d’empathie des autorités maliennes face aux désespoirs des otages, les souffrances de leurs familles et l’angoisse de leurs collègues». Ils ont, aussi, exprimé leur déception, leur humiliation et leur indignation face à cette «priorisation des otages occidentaux au détriment de nos compatriotes enlevés». Autre doléance : une plage de soutien et de solidarité nationale dans le journal télévisé de 20h de l’ORTM jusqu’à la libération des otages maliens. En réponse, le chef du gouvernement a rassuré ses interlocuteurs que leurs doléances seront examinées avec toute l’attention requise. Moctar Ouane a rendu hommage aux collègues et proches des manifestants qui ont perdu la vie. Pour lui, l’État, c’est d’abord ses serviteurs à commencer par les administrateurs civils qui sont au contact des populations régulièrement. «C’est en cela que je voulais, aussi, saluer toute la noblesse du métier que vous exercez et toute la dignité des fonctions qui sont les vôtres », a déclaré le premier responsable de l’administration. Le Premier ministre a, par ailleurs, confié avoir indiqué, au cours de son entretien avec la délégation des manifestants, son intention de satisfaire des requêtes dans une démarche participative, inclusive, d’écoute régulière et attentive de tous. Il a invité ses interlocuteurs « à compter sur le gouvernement en vue d’un examen diligent et approprié des requêtes signalées ». BD/MD (AMAP)  

Covid-19 au Mali : 55 nouveaux cas enregistrés mercredi

Bamako, 15 octobre (AMAP) cinquante cinq nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés mercredi, portant le nombre total de la contamination à 3352 cas positifs dont 2550 guérisons et 132 décès, a  appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 55 nouvelles contaminations, 8 cas ont été enregistrés à Kayes, 22 à Kéniéba (1ère région), 9 à Kalaban Coro, 1 cas à Kati (région de Koulikoro), 3 cas en CI, 1 cas en CIII, 5 cas en CIV, 3 cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut  de santé publique déclare par ailleurs que 514 cas-contacts font l’objet d’un suivi quotidien, invite la population à la quiétude et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Mali : Trois jours de deuil national suite à une attaque meurtrière contre l’Armée

Bamako, 15 Oct (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’Etat, Bah N’daw a décrété trois jours de deuil national, à compter du jeudi 15 octobre 2020, à 00 heure, après l’attaque terroriste du mardi 13 octobre 2020 contre le poste militaire de Sokoura, Cercle de Bankass, das ld Centre du Mali, qui a fait plusieurs vicitmes civiles et militaires. Le communiqué du Conseil des ministres de mercredi, qui l’annonce, ajoute que le chef de l’Etat a, également, présenté ses « condoléances les plus attristées aux familles des disparus et souhaité prompt rétablissement aux blessés ». AT/MD (AMAP)  

Travailleurs de l’Administration territoriale : Une grève de 15 jours en vue à partir de lundi (Communiqué)

Bamako, 14 Oct (AMAP) Les administrateurs civils et les travailleurs du ministère de l’Administration territoriale envisagent d’observer une grève de 360 heures (soit 15 jours) reconductibles, allant du lundi 19 octobre au vendredi 6 novembre prochain, si leurs doléances ne sont pas satisfaites, annonce un communiqué cosigné par les syndicats des deux corps. Par ailleurs, ils comptent marcher, jeudi, à Bamako pour demander la libération de deux de leurs collègues enlevés par les terroristes depuis plusieurs mois. Il s’agit du préfet de Gourma Rharous, Drissa Sanogo, et du sous-préfet de Farako (Cercle de Ségou), Ali Cissé. Selon le communiqué sur le préavis de grève, les deux syndicats revendiquent, également, l’octroi d’une prime de sujétion pour risques de 400.000 Fcfa aux administrateurs civils et aux membres du corps préfectoral. Ils demandent, aussi, pour les mêmes travailleurs une indemnité spéciale et une indemnité de résidence pour ceux qui «ne bénéficient pas de logement mis à disposition par l’État». S’y ajoutent la majoration de la prime de fonction spéciale de 300% accordée au personnel des services du ministère de l’Administration territoriale, la fixation du nombre d’agents de sécurité affectés aux représentants de l’État et leur mise à disposition effective au plus tard le 30 octobre prochain, la prise en charge effective des salaires et accessoires des fonctionnaires des collectivités territoriales relevant du cadre de l’Administration générale par le budget de l’État. Autres doléances : la relecture des cadres organiques des services étatiques pour prévoir les corps des fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale et l’élaboration d’un plan de carrière pour les fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale. Mais aussi, le traitement des états de salaire de l’ensemble du personnel des Agences de développement régional (ADR) sur la base des budgets annuels 2020 validés en Conseil d’administration et approuvés par la tutelle, l’application immédiate des accords d’établissement des ADR et l’ouverture d’une concertation pour doter les ADR (établissements publics à caractère administratif) de ressources propres pour un meilleur ancrage régional. BD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des Ministres du 14 octobre 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 octobre 2020, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Le Chef de l’Etat a décrété trois (03) jours de deuil national à compter du jeudi 15 octobre 2020 à 00 heure, à la suite de l’attaque du mardi 13 octobre 2020 du poste des Forces armées et de Sécurité de Sokoura, Cercle de Bankass, ayant occasionné des vicitmes civiles et militaires. Le Chef de l’Etat a également présenté ses condoléances les plus attristées aux familles des disparus et souhaité prompt rétablissement aux blessés. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs : à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako et Rome le 13 mai 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), concernant le Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (MERIT). Par cet Accord, le FIDA accorde au Gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant de 19 millions 113 mille Euros, soit 12 milliards 537 millions 306 mille 141 francs CFA. Le projet vise à renforcer la stabilisation des systèmes de production végétale et animale ainsi que la restauration et la fertilisation des sols en particulier dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou. à la ratification de l’Accord de Prêt signé à Lomé, le 05 mai 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest africaine de Développement (BOAD), en vue du financement partiel du Projet d’Aménagement de la Section Sévaré-Mopti de la route nationale N°6 (RN6) et les voies urbaines de la ville de Mopti. Par cet Accord, la BOAD accorde au Gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant maximum en principal de 20 milliards de Francs CFA dont une tranche concessionnelle de 05 milliards de Francs CFA, une tranche souveraine de 12 milliards de Francs CFA et une tranche marchande de 03 milliards de Francs CFA. Le Projet vise l’aménagement de la Section Sévaré-Mopti de la route nationale RN6 sur un linéaire de 13 km, et de la rue Medina-Coura dans la ville de Mopti sur une longueur de 5 km. Ces aménagements contribueront à fluidifier le trafic par la mise en place d’infrastructures modernes et à améliorer la sécurité et la qualité de vie des citoyens. à la ratification de l’Accord de financement Mourabaha, signé le 12 mai 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société Internationale Islamique de financement du Commerce (ITFC), concernant l’achat de produits alimentaires et leur vente en République du Mali. La Société Internationale Islamique de financement du Commerce met à la disposition de la République du Mali un financement d’un montant maximum en principal de 15 millions d’Euros, soit l’équivalent de 09 milliards 839 millions 355 mille Francs CFA. Cet Accord est initié dans le cadre du Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité alimentaire et Nutritionnelle et de la lutte contre la pandémie du COVID-19. Il permettra à l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) de couvrir une partie de son déficit en produits alimentaires, de disposer de moyens supplémentaires pour faire face aux besoins cruciaux du secteur et de respecter les engagements dans le cadre de la résilience à l’insécurité alimentaire. à la ratification de l’Accord de Gestion de Prêt signé à Lomé, le 22 mai 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel du Projet d’électrification rurale solaire au Mali. à la ratification de l’Accord de Gestion de Prêt signé à Lomé, le 22 mai 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel du Projet d’électrification rurale de 50 localités dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou par des systèmes solaires photovoltaïques, (Projet d’électrification rurale solaire financé par le Fonds Vert pour le Climat). Par ces Accords, la BOAD accorde au Gouvernement de la République du Mali : – un prêt d’un montant de 24 millions 321 mille 475 Euros, soit l’équivalent de 15 milliards 953 millions 841 mille 777 Francs CFA ; – un prêt d’un montant de 08 milliards de Francs CFA. Les projets financés concernent l’installation de centrales solaires photovoltaïques dans certaines localités des Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou. Ils visent à accroitre le taux d’accès des populations à l’électricité en milieu rural au Mali à travers la valorisation du potentiel solaire du pays. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Secrétaire Général : Monsieur Adama SISSOUMA, Administrateur civil. – Chef de Cabinet : Monsieur Haminy Belco MAIGA, Gestionnaire. – Chargé de mission : Monsieur Almahmoud AG IBRAHIM, Communicateur. – Attaché de Cabinet : Monsieur Youssouf SANGARE, Agent de Transit. – Secrétaire particulier : Monsieur Mamadou Lamine SYLLA, Secrétaire. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Secrétaire Général : Monsieur Mama DJENEPO, Administrateur civil. – Chef de Cabinet : Monsieur Abdoulaye Chaba SANGARE, Economiste. – Directeur National des Routes : Monsieur Abdoulaye DAOU, Ingénieur des Constructions civiles. – Directeur Général de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier (AGEROUTE) : Monsieur Sékou KONTAGA, Ingénieur des Constructions civiles. – Attaché de Cabinet : Caporal Salif KONATE. – Secrétaire particulière : Madame Nassoum SIDIBE, Attaché d’Administration. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Chef de Cabinet : Monsieur

Union africaine : Le Mali retrouve sa place

Bamako, 14 Oct (AMAP) L’Union africaine (UA) a levé toutes les sanctions qui frappaient le Mali, suite à la déposition par les militaires de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, le 18 août dernier, indique un communiqué de l’UA. Au terme de sa réunion, la semaine dernière, sur la situation au Mali, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a noté, « avec satisfaction les développements politiques positifs » au Mali. Une bonne évolution de la situation, que l’UA a jugée « conforme aux décisions du Conseil de paix et de sécurité et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) » qui a, également, levé son embargo sur le Mali, il y a quelques jours. Le communiqué ajoute que le Conseil de paix et de sécurité de l’UA entérine la déclaration des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO sur le Mali, adoptée le 5 octobre dernier, dans laquelle l’organisation sous-régionale a, entre autres, décidé de lever les sanctions imposées au Mali. Par conséquent, le Conseil de paix et de sécurité a décidé de lever la suspension de la participation du Mali aux activités de l’UA. Il appelle tous les États membres de l’UA, les Nations unies et tous les partenaires pour qu’ils continuent d’apporter « leur soutien, y compris la mobilisation d’une aide financière et humanitaire, au Mali, en particulier à ce stade critique, en vue de reconstruire une société malienne pacifique, ainsi que de créer des conditions propices au redressement économique et au développement ». En outre, l’UA réaffirme son soutien « continu au gouvernement (du Mali) et encourage toutes les autres parties prenantes, à œuvrer en vue de l’aboutissement du processus de Transition, notamment l’organisation d’élections législatives et présidentielle libres, équitables et transparentes qui marqueront la fin de la période de Transition ». L’UA, poursuit le communiqué, « décide également de continuer à suivre de près les développements de la situation au Mali et, à cet égard, demande au président de la Commission de l’UA d’informer régulièrement le Conseil, sur une base trimestrielle, de l’évolution de la situation au Mali, y compris la mise en œuvre de la Charte de la Transition ». MS/MD (AMAP)

Affrontements au campus universitaire de Badalabougou : L’étudiant Sadio Moussa Kanté succombe à ses blessures

Bamako, 14 Oct (AMAP) Un étudiant blessé, lors des violences de lundi, sur le campus universitaire de Badalabougou, notamment à l’Institut universitaire de gestion (IUG) et la Faculté des sciences techniques (FST), dans le cadre du renouvellement des comités de l’Association des élèves et étudiants (AEEM), est décédé, dans la nuit du mardi, annonce l’administration universitaire. Sadio Moussa Kanté, âgé de 19 ans et domicilié à ATTbougou 700 logements, était étudiant en 2é année, option commerce international, à l’Institut universitaire de gestion (IUG). Il avait été admis au Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré pour des soins d’urgence. Selon les informations recueillies auprès de l’administration universitaire, la victime aurait perdu énormément de sang sur les lieux de l’affrontement avant d’être référé à l’hôpital Gabriel Touré où il a rendu l’âme. « Hier on a eu raison de suspendre les activités pédagogiques et administratives. On n’avait pas une idée claire de la gravité de la situation parce qu’on dénombre en réalité 11 blessés, y compris celui qui a perdu la vie », a expliqué le directeur général de l’IUG, Dr Badra Macalou, de retour de l’hôpital où il s’était rendu au chevet des étudiants blessés. «On a fait le tour des étudiants hospitalisés. Il y a 8 d’entre eux qui sont retournés chez eux. Deux autres sont grièvement blessés et gardés en soins intensifs », a, succinctement, expliqué le directeur de l’IUG, déplorant un tel niveau de violence sur le campus. « Maintenant, on a le cœur meurtri parce qu’on était très enthousiaste pour la reprise des cours, après une suspension du fait de la pandémie du coronavirus. Tout le monde s’y est mis, on avait même commencé les évaluations. Aujourd’hui, on a été obligé d’arrêter jusqu’à ce que les dispositions idoines soient prises pour permettre de travailler dans la sérénité. J’espère que les autorités sauront trouver la solution», a dit Dr Badra Macalou, tout en rappelant la suspension des activités pédagogiques et administratives jusqu’à jeudi. SST/MD RAORÉ