Mali : Jean Yves Le Drian entame une visite de deux jours à Bamako
Bamako, 25 Oct (AMAP) Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, qui était annoncé, samedi, est arrivé, dimanche après-midi, à Bamako, pour une visite de deux jours. A son arrivée, M. Le Drian a été accueilli par son homologue malien, Zeïni Moulaye Haidara, et par l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer. Il s’est entretenu avec son homologue malien aux premières heures de sa visite. Lors de cette visite de 24 h, le chef de la diplomatie française fera le point sur les récentes avancées positives dans le processus de transition au Mali devant aboutir à la tenue d’élections crédibles et au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Il sera, également, questions de la poursuite des engagements pris au sommet de Pau, de soutien en matière de développement et de combat commun contre le terrorisme en mettant en œuvre la stratégie de Pau. Le ministre français signera avec la partie malienne plusieurs conventions de l’Agence française de développement (AFD) pour un montant de plus de 140 millions d’euros, dans le domaine des infrastructures et de l’eau, de la politique sociale et de l’autonomisation des femmes. Lundi, dans la matinée, Jean Yves Le Drian aura un tête à tête avec le Premier ministre Moctar Ouane à la Primature où il prendra part, également, à une cérémonie de signature de plusieurs conventions. Puis suivra un point de presse animé conjointement par les deux personnalités. Le ministre français sera, ensuite, reçu en audience par le président Bah N’Daw et le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, avant de s’envoler pour Brazzaville, au Congo. TC/MD (AMAP)
Infrastructures au Burkina Faso : Fiches techniques des ponts de Boromo et de la Sirba
Bamako, 25 Oct (AMAP) Le pont de la Sirba a été inauguré le 25 septembre 2018. Plus long pont réalisé au Burkina Faso depuis l’accession du pays à l’indépendance, avec 309 mètres, il a été construit en neuf mois, conformément au délai contractuel. Il soulage les usagers et les riverains de la Route national (RN18) et profite à toute l’Economie de la province de la Gnagna et, plus largement, à la Région de l’Est, qui dispose d’un vaste potentiel touristique, halieutique, cynégétique et agro-pastoral. Il a été réalisé par un groupement d’entreprises pour un montant de 2,040 milliards de Fcfa, sur le budget de l’État. Le 28 septembre 2018, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a inauguré le pont mixte de Boromo sur le fleuve Mouhoun. L’ouvrage est situé sur la Route nationale (RN1) qui relie Ouagadougou à la Côte d’Ivoire, au Mali et à la deuxième ville du pays, Bobo Dioulasso. Long de 106,2 mètres, il est constitué d’un tablier en béton armé reposant sur une charpente métallique de 180 tonnes, ce qui en fait le premier pont mixte acier-béton réalisé au Burkina Faso. Son financement par les Partenaires techniques et financiers (PTF) du Burkian Faso est estimé à 6,5 milliards de Fcfa. MD (AMAP)
Burkina Faso : En dépit des vents contraires
Par Moussa DIARRA Envoyé spécial Bamako, 25 Oct (AMAP) Il n’y a pas que la distance qui rapproche le Burkina Faso et le Mali (moins d’une heure trente minutes par avion), ni la longue frontière de plus de 1000 km qui les séparent ou, plus précisément, réunit leurs populations, de part et d’autre. Il y a, fondamentalement, l’adversité que ces deux pays ont en commun : un défi de développement, plus souvent, contrarié par la nature et, aujourd’hui, fortement chahuté par une crise sécuritaire. Pour ce qui est du Burkina Faso, la résilience, doublée d’une forte volonté, au service du développement, rencontre des bourrasques de vents contraires qui, malgré leur force, ne sont pas parvenues à remettre en cause les actions et leurs résultats Ici, la promotion de la consommation des produits locaux reste une priorité pour le gouvernement. Cette option, mise en œuvre à travers le mot d’ordre du « Consommons burkinabè », se concrétise par la volonté du gouvernement qui a pris des mesures pour susciter la consommation des produits locaux, au sein de l’Administration publique. Une circulaire du 13 janvier 2017 du Chef du gouvernement, a instruit “les structures publiques à consommer, prioritairement, les produits locaux dans le cadre de la commande publique”. Un arrêté du 31 janvier 2017, qui porte achat des produits alimentaires locaux par les structures étatiques, dans le cadre de leur approvisionnement, exige la priorisation des produits locaux dans la commande publique. Il a été révisé le 10 février 2020 pour élargir la liste des produits de 10 à 26. “Nos pays, comme on le sait, sont riches en ressources naturelles et regorgent d’énormes potentialités pour la production agricole. Malheureusement, ces ressources sont peu transformées. Et même transformées, ils sont peu consommés par rapport aux produits exotiques et importés”, constate le ministre burkinabè du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré. “Fort heureusement, nos gouvernements actuels, conscients de cette situation et de ses enjeux, ne tarissent pas d’initiatives. D’où l’institution de ce « mois du consommer local dans l’espace de l’Union monétaire et économique ouest africaine (UEMOA)», s’est réjoui M. Kaboré, s’exprimant lors de la célébration du “consommons local”, dans le cadre du mois dédié à cette initiative, dans l’espace UEMOA, le 15 octobre 2020, à Ouagadougou. Au Burkina Faso, dans le but de disposer, à l’horizon 2023, d’un secteur industriel dynamique, compétitif et durable qui accroît sa contribution à la transformation structurelle de l’économie nationale, le pays s’est dote, en avril 2019, d’une Stratégie nationale d’industrialisation. Dans cette même dynamique, un nouveau Code des investissements a été adopté en octobre 2018, pour promouvoir la transformation des matières premières du pays. De 2017 à 2020, c’est au moins 425.590.783.224 Fcfa qui ont été injectés dans l’achat des produits locaux par les structures publiques burkinabè. Les retombées de ces achats pour les Petites et moyennes entreprises (PME) ne se traduisent pas seulement en chiffres d’affaires, mais ce sont également des emplois qui sont créés. A titre d’exemple, le gouvernement burkinabè, à travers le Plan national de développement économique et gocial (PNDES), s’est donné comme cible, d’atteindre un taux de transformation des produits agricoles de 25%, en 2020. “Toutefois, il sied de reconnaitre que la consommation par nous-mêmes de notre production locale reste un défi à relever. Pourtant, la dynamique de la transformation structurelle et le contexte d’instabilité du marché international nous invitent à faire de la consommation de cette production locale une priorité”, a plaidé M. Kaboré. En fait, les actions de développement au Burkina Faso sont suivies par le bien-nommé Bureau de suivi du programme présidentielle (BSPP), comme un aiguillon de l’Administration publique, « le moteur de l’action de développement, tout comme le capital humain qui sont autant de facteurs de développement de l’Economie pour créer des emplois », ainsi que le résume le directeur du BSPP, Dr Mathias Somé. Comme pour, encore une fois, tester la résilience du pays, les tout débuts du mandat du président actuel, Roch Marc Christian Kaboré, ont été mis à rude épreuve par l’irruption inattendue du terrorisme, avec une première attaque d’envergure sur la capitale, Ouagadougou. Au début des cinq dernières années, il faut aussi noter, outre l’insécurité, l’équilibre instable d’un budget plombe par les « engagements du gouvernement de transition » et dont a hérité le pouvoir démocratiquement élu, relève Dr Somé du BSPP. Si on ajoute au cocktail quasi-explosif le réveil du front social avec les revendications syndicales devenues plus impatientes et pressentes, avec l’insurrection qui a mis fin au pouvoir ancien, les couleurs des difficultés étaient annoncées. Cinq ans après, Dr Somé énumère les résultats : un accès plus large aux soins de sante avec la gratuité des soins aux femmes en grossesse et aux enfants de moins de cinq ans, l’assurance maladie, des infrastructures, moins de classes sous paillotes et plus de salles en dur. « En somme, 85% de réussite dans tous les domaines », assure-t-il. Si on note que le BSPP avait tablé sur 626 engagements dont il a fallu tirer 147 engagements traceurs qui ont conduit aux réalisations à impacts, dans une approche de « delivery », il est aisé de comprendre que les 6 domaines (Santé, Eau, Energie, Agriculture, Nutrition, Infrastructures) soit retenus comme ayant le plus atteint les populations, dans la vraie vie, au quotidien. Il s’est agi, pour le BSPP, dans sa vision, de faire face à l’insécurité, qui a causé le déplacement de près du million de personnes et la fermeture des services sociaux de base, en œuvrant pour le retour des populations et de l’Administration, la cohésion sociale en péril, la réconciliation nationale, avec en toile de fonds la création des conditions du développement national. « Ce qui ne va pas sans le renforcement de l’Etat et de l’Administration publique, à travers une réforme constitutionnelle, pour plus d’accessibilité des populations aux services publics et sociaux de base », selon Dr Mathias Somé. Le but ultime est, ainsi, un changement des mentalités afin de sortir « d’une Administration de procédures pour celle de résultats ». Le très politique Simon Compaoré, Président du non moins parti présidentiel, Mouvement du peuple pour
Niono : Contrôle de Farabougou par les forces spéciales maliennes, après l’encerclement du village par les terroristes durant 2 semaines
Niono, 23 octobre (AMAP) Des éléments du Bataillon des Forces spéciales de l’Armée Maliennes sont arrivés jeudi à Farabougou à bord d’un avion de l’Armée de l’Air de type Mi-24, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public jeudi par le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants. « En plus du personnel, beaucoup de colis dont des médicaments ont aussi été largués. Il s’agit d’abréger la souffrance des populations », déclare le communiqué qui précise que cette « situation qui fait l’objet d’une grande préoccupation est suivie avec attention par le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants ». Ces derniers jours, l’Armée avait déjà annoncé avoir largué des vivres en vue de soulager les habitants du village de Farabougou, localité située dans le Cercle de Niono, région de Ségou, qui a subi un blocus des hommes armés non identifiés qui l’ont encerclé deux semaines durant. MT/KM (AMAP)
IBK est de retour à Bamako après son séjour médical aux Emirats Arabes Unis
Bamako, 22 octobre (AMAP) L’ancien chef d’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, a regagné mercredi dans la soirée Bamako après son séjour médical aux Emirats arabes unis, a appris l’AMAP de sources concordantes. L’ex président de la République avait quitté Bamako le 6 septembre dernier, pour un traitement aux Emirats Arabes Unis, suite à une subite dégradation de son état de santé, après sa démission le 18 août dernier et sa détention par la junte militaire à Kati, localité située à une quinzaine de km de la capitale. Le départ de l’ancien Chef d’Etat aux Emirats avait été négocié entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), impliquée dans la résolution de la crise sociopolitique malienne. En rappel, IBK qui est âgé de 75 ans, est arrivé au pouvoir en 2013 et réélu en 2018. Suite à une forte contestation menée par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), Ibrahim Boubacar Keïta a démissionné le 18 août dernier, laissant le pouvoir aux mains des militaires regroupés au sein du CNSP. MK/KM (AMAP)
Transition : les attributions du vice-président dévoilées
Bamako, 21 octobre (AMAP) Les attributions du vice président de la Transition, Colonel Hassimi Goïta et la composition de son cabinet ont été dévoilées vendredi à Bamako, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée par la présidence de la Transition à travers le décret N°2020-0094/PT-RM signé le 16 octobre 2020. Le décret, dans son 1er article précise que le vice-président de la transition est chargé des questions de Défense et de sécurité. A cet effet, il est consulté par le Président de la Transition sur tout projet de texte relatif à l’organisation de la défense nationale et de la sécurité intérieure. Le texte précise également que le vice-président participe aux sessions de Conseil des Ministres à la demande du Président de la transition. Dans ledit décret, il est mentionné que le vice-président est consulté sur les questions de coopération militaire avec les pays étrangers. Selon l’article 2, le vice-président de la transition peut être chargé de toute autre tâche à l’initiative du Président de la transition. Par ailleurs, dans le cadre de l’exercice de ses attributions, le vice-président dispose d’un cabinet et d’une régie de dépenses. Ainsi, son cabinet est composé d’un directeur de cabinet avec rang de ministre, de 5 conseillers spéciaux au plus, de 3 chargés de mission au plus, d’un attaché de cabinet, d’un chargé de protocole, d’ un secrétaire particulier et des agents de sécurité rapprochée. OD/KM (AMAP)
Mali : Célébration de la Journée internationale de la jeune fille
Bamako, 21 octobre (AMAP) Le Mali à l’instar de la Communauté internationale a célébré mardi à la Cité des enfants à Niamakoro, la Journée internationale de la Jeune fille dont la date est le 11 octobre, sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Bouaré Bintou Founè Samaké, en présence de la représentante du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), Mme Sylvie Fouet, a constaté l’AMAP. Pour la suite contacter la rédaction au 66 78 42 35 ou écrire à elkadermaiga1@yahoo.fr AD/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 19 nouveaux cas enregistrés lundi
Bamako, 15 octobre (AMAP) Dix neuf (19) nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés lundi, portant le nombre total de la contamination à 3407 cas positifs dont 2588 guérisons et 132 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Pour la suite, vous pouvez appeler au 66 78 42 35 ou vous écrivez à l »adresse mail: elkadermaiga1@yahoo.fr
Niono : Le village de Farabougou assiégé depuis plus d’une semaine par des groupes terroristes
Niono, 19 octobre (AMAP) Le village de Faraougou, dans le Cercle de Niono est assiégé depuis plus d’une semaine par des éléments des groupes terroristes armés, a appris l’AMAP de source locale. Il est impossible pour les habitants de sortir de leur logis pour se rendre dans leur champ ou se déplacer pour d’autres localités dans le but de se ravitailler en produits de première nécessité selon notre source qui précise que cette situation a conduit à une pénurie de denrées de première nécessité et de médicaments Les autorités locales ne restent pas les bras croisés selon notre source qui déclare que le jeudi dernier, un convoi de l’armée, chargé de provisions, n’a pas pu atteindre le village à cause du mauvais état de la route. Notre source déclare que le déchargement avait été fait dans un magasin à quelques kilomètres de Farabougou et que le lendemain, les FAMa sont revenus récupérer ces vivres et médicaments. Présentement, les provisions sont stockées à Diabaly, a confié à l’AMAP le maire de la Commune rurale de Dogofry. Selon la même source, des actions de médiation sont en cours entre les communautés pour un dénouement heureux et la même approche de pourparlers est privilégiée par les populations d’autres localités qui ont vu des milliers de leurs bêtes emportées par ces individus armés. Les ravisseurs exigent pour la remise du bétail que chacun des villages donne l’assurance qu’il n’héberge pas de chasseur selon notre source que le village de Farabougou doit ses malheurs à sa réputation de localité abritant des guerriers intrépides. Situé à la lisière de la forêt du Wagadou, Farabougou a toujours résisté farouchement aux razzias, très fréquentes dans la zone avant la pacification imposée par la colonisation. MS/KM (AMAP)
Conseil national du patronat du Mali : La bataille judiciaire a déjà commencé
Par Babba B, COULIBALY Bamako, 18 Oct (AMAP) Diadié dit Amadou Sankaré se déclare nouveau président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM). De son côté, Mamadou Sinsy Coulibaly, candidat à sa propre succession, se dit réélu. La justice va trancher entre les deux camps. Ainsi, le CNPM va, progressivement et sûrement, dans une impasse qui fragilisera davantage nos opérateurs économiques dont les caisses sont mises à rude épreuve par les effets de la Covid-19 et la crise sociopolitique que vit le Mali. En effet, après l’imbroglio illustré par la tenue de deux assemblées générales électives, organisées le 26 septembre dernier par le Comité statutaire, à la demande de la liste dirigée par Diadié dit Amadou Sankaré, et le 8 octobre par le secrétariat général de la structure à la demande du bureau sortant, dirigé par Mamadou Sinsy Coulibaly, et candidat à sa propre succession, le CNPM est déjà au cœur d’une bataille judiciaire. En témoigne la teneur d’un communiqué de presse publié, lundi 12 octobre 2020, par celui qui se présente sur Twitter : «président du CNPM Diadié dit Amadou Sankaré». Cet avis d’information dont nous avons reçu une copie, est on ne peut plus clair : «Suite à une décision de justice, Diadié dit Amadou Sankaré, élu président du Conseil national du patronat du Mali à l’issue de l’assemblée générale ordinaire du samedi 26 septembre 2020, a été installé dans ses fonctions, ce lundi 12 octobre 2020 dans les locaux du patronat sis à l’ACI 2000 pour un mandat de cinq ans à compter de ce jour». Cette ordonnance délivrée par un tribunal aurait, ainsi, validé l’élection de Diadié dit Amadou Sangaré en l’autorisant à occuper les lieux. Et pour y tenir sa cérémonie d’intronisation à la tête du Patronat malien. Cela sous la protection des forces de sécurité. Si cette décision judicaire est fêtée comme une victoire par le bureau dirigé par Diadié dit Amadou Sankaré, elle sonne le début d’une bataille judicaire, entre les deux camps. Contacté, lundi après-midi, un membre influent du nouveau bureau de Mamadou Sinsy Coulibaly avait confirmé que son camp s’emploie pour la levée rapide et irrévocable de cette ordonnance. «La tendance Diadié a amené une ordonnance délivrée par le président du Tribunal de la Commune IV. Nous aussi, nous avons envoyé nos avocats. Nous sommes en train de les attendre. Il faut la levée de cette ordonnance. Et dans ce cas de litige, il y aura un procès», indique notre interlocuteur. Ce dernier confirme que le camp de Diadié occupait les lieux pour le moment, mais pas pour longtemps. «Nous avons commis trois avocats, qui sont à pied d’œuvre pour obtenir la levée de l’ordonnance délivrée à Diadié. Après la levée de l’ordonnance, c’est nous qui allons occuper les lieux en attendant que le procès ait lieu», commentait notre source, visiblement confiante. En attendant, c’est Diadié dit Amadou Sankaré et son bureau qui occupent le siège du CNPM depuis le lundi dernier, jour de son investiture. À l’occasion, il a prononcé une allocution solennelle au ton rassembleur. «Désormais, les élections sont derrière nous. Les élections sont l’expression de l’exercice démocratique au sein d’une organisation, il ne saurait donc y avoir ni gagnant, ni perdant et que le CNPM doit être désormais un», a déclaré Diadié dit Amadou Sankaré. Il n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage «au président sortant Mamadou Sinsy Coulibaly» qui a, selon lui, su maintenir le flambeau au cours des cinq dernières années. Il a appelé ensuite à l’union : «Plus que jamais le secteur privé malien a besoin de s’unir dans toute sa diversité en vue de créer une force commune capable de mieux porter sa voix sur les chantiers clés». La réaction du bureau dirigé par Mamadou Sinsy Coulibaly ne se fera pas, sans doute, attendre. En attendant, l’évidence est que le secteur privé malien est plus que jamais divisé. Et il faudra plus que du temps pour recouvrer l’harmonie qui régnait dans les milieux d’affaires maliens. À titre de rappel, les hostilités entre les deux listes de candidatures ont commencé le samedi 26 septembre 2020. Ce jour-là devrait se tenir l’assemblée générale élective de renouvellement du bureau du Patronat qui comprend 20 membres et du Comité statutaire (7 membres). Élection à laquelle la liste du président sortant Mamadou Sinsy Coulibaly était candidate pour un autre mandat de cinq ans, contre celle du PDG du Groupe SAER Diadié dit Amadou Sankaré. Avant le jour du scrutin, un avis du secrétaire général du Patronat, «notifié par voie d’huissier» aux deux têtes de listes, le report de l’élection prévue pour le samedi 26 septembre dernier. Pourquoi ce report ? «Quand j’ai reçu les deux listes de candidatures déposées le même jour, j’ai constaté des noms qui revenaient sur les deux listes. J’ai adressé une correspondance aux deux têtes de liste pour attirer leur attention sur la situation. J’ai transmis la liste de Coulou à Diadié et vice-versa. Les personnes concernées ont alors commencé à écrire aux têtes de liste de les retirer de leur liste au profit de l’une ou de l’autre. Une personne a demandé à être retirée des deux listes si les candidats n’arrivaient pas à s’entendre. Nous nous sommes retrouvés dans une situation où les deux listes étaient incomplètes (c’est-à-dire aucune liste n’avait obtenu 20 personnes nécessaires pour la composition du bureau», expliquait le secrétaire général, rencontré à son bureau au siège du Patronat. Rappelons que l’article 11 du statut du CNPM stipule : «le bureau est composé de 20 membres. Le bureau comprend un président et les vice-présidents élus par l’assemblée générale…» Face à cette situation, «j’ai fait un avis de report, et convoqué une réunion de bureau pour le mardi 29 septembre», rappelait Modibo Tolo. Qui ajoutait que l’avis de report a été envoyé par voie d’huissier aux deux candidats et aux délégués. Le bureau du CNPM devait statuer ce mardi-là et dicter la conduite à tenir, précisait-il, ajoutant que seul le président du CNPM peut convoquer l’assemblée générale élective. Cependant, la liste de candidatures

