Gao : Un leader influent de la ville assassiné par des individus armés non identifiés
Gao, 11 février (AMAP) Un leader influent de Gao, Abdoulaye Kaba Koné, entrepreneur de son état a été assassiné mardi tôt le matin à son domicile par des individus armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. «Ablo», comme l’appelait affectueusement ses proches, était très apprécié et surtout engagé auprès notamment des jeunes de la Cité des Askia, en témoigne la teneur des hommages qui lui sont rendus. Pour Anass Maïga, bloggeur et leader auprès d’organisations de jeunes à Gao, la mort brutale d’Abdoulaye Kaba Koné est particulièrement triste d’autant plus qu’il était « l’ami de toute la jeunesse de Gao d’abord, mais de tous ceux qui l’ont connu à Gao ». « Abdoulaye Kaba Koné était un homme qui dit ce qu’il pense même si cela devait lui coûter la vie. J’étais témoin à plusieurs reprises de ses bagarres avec certains éléments du MNLA en 2012 pour ses prises de positions, sous l’occupation de Gao », a commenté un jeune internaute sur Facebook. « Il était toujours avec la jeunesse sans aucune distinction. Avec sa mort, la jeunesse perd un immense soutien et Gao, un grand fils. De 2012 à sa mort, il a été de tous les grands rendez-vous. À travers les différents témoignages sur les réseaux sociaux, Gao lui rend un hommage mérité », souligne un jeune bloggeur. En effet, les exécutions se sont accentuées ces dernières semaines et mois dans la ville, même s’il reste difficile de faire la part des choses entre les crimes crapuleux et les assassinats ciblés. En rappel, une marche avait été organisée, le 27 janvier dernier, par des organisations de la société civile pour dénoncer « l’insécurité grandissante ». Une enquête ouverte par la Police permettre d’élucider cet énième meurtre qui vient d’endeuiller la ville de Gao MT/KM (AMAP)
Mali: Onze nouveaux cas de Covid-19 mercredi
Bamako, 10 fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, mercredi, onze nouvelles contaminations à la Covid-19, sur la base de 1120 échantillons testés, annonce le communiqué quotidien du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs, on note une dizaine de patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures. Selon le département, les nouveaux cas du jour ont été identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest) et Koulikoro (près de Bamako), ainsi que dans plusieurs Communes du District de Bamako, la capitale. À ce jour, la situation cumulée au Mali est de 8.203 cas positifs, 6.100 personnes guéries du coronavirus contre 339 décédées. AT/MD (AMAP)
Mopti : Une vingtaine de Casques bleus blessés dans une attaque à Kéréna (Centre)
Mopti, 10 fév (AMAP) Une vingtaine de Casques bleus ont été blessés, mercredi, dans une attaque contre une base temporaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Kéréna, dans le Cercle de Douentza, Région de Mopti (Centre). Dans un communiqué rendu en mi journée, la MINUSMA indique que, le mercredi, vers 7h du matin, sa base temporaire à Kéréna, située dans les environs de Douentza, a été la cible d’une attaque complexe. «La réponse robuste des Casques bleus a eu pour effet de repousser les assaillants, qui ont pris la fuite. Suite à l’attaque et selon un bilan provisoire, une vingtaine de Casques bleus ont été blessés», précise le communiqué. Le chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, a fermement condamné cette «attaque lâche» contre les soldats de la paix. «Nous menons depuis plusieurs mois de nombreuses opérations de sécurisation dans cette partie du Mali dont l’objectif principal est de contribuer à réduire les violences sur les populations, à ramener le calme dans les zones où les tensions communautaires sont signalées, et à réduire la menace des engins explosifs improvisés, comme c’est le cas dans la Région de Douentza », a dit M. Annadif. « Ces opérations dérangent les ennemis de la paix, mais nous restons engagés aux côtés des Maliens, pour les Maliens», a-t-il ajouté. Le chef de la MINUSMA, selon le communiqué, s’est assuré que toutes les mesures ont été prises pour que les blessés reçoivent rapidement les soins appropriés, auxquels il souhaite un prompt et complet rétablissement. MK (AMAP)
Sahel : Les sénateurs français favorables au maintien de Barkhane
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 10 fév (AMAP) Plusieurs élus français se sont montrés, plutôt, favorables au maintien du dispositif antiterroriste français au Sahel, lors d’un débat sur « l’Opération Barkhane : bilan et perspectives », mardi, au Sénat. La présence des forces armées françaises au Sahel est un sujet que regarde de près la Haute assemblée. En effet, si cette action militaire a remporté d’importants succès, elle est aussi une charge très importante pour l’État français. Le Sénat a donc jugé qu’il était indispensable d’organiser un débat permettant la confrontation des points des vues sur ce dossier et la discussion des options de sortie progressive de la crise dans cette région. Lors des débats, plusieurs élus favorables au maintien du dispositif au Sahel, on estimé qu’il a mis en échec le projet funeste de création d’un Califat et permet aujourd’hui aux armées locales de prendre le dessus sur les terroristes. «Ce n’est pas au moment où le bilan de l’opération Barkhane s’améliore qu’il faut baisser la garde», a déclaré le sénateur Joël Guerriau du Groupe des indépendants (INDEP), tout en précisant que le retrait ne devrait être envisagé que lorsque Paris aura réussi à mobiliser le maximum de contingents européens pour combler le vide. « Le retrait n’est pas une option, parce qu’il ruinera tous nos efforts. Certes Takuba est une avancée, mais elle est insuffisante », a renchéri Bruno Retailleau du Groupe les républicains. Des sénateurs ont estimé que les récents succès militaires ne devraient pas faire perdre de vue la forte capacité de régénération des groupes armés terroristes. « Aujourd’hui encore, a enchainé Olivier Cigolotti de l’Union centriste, force est de reconnaître que la guerre est loin d’être gagnée». La situation impose, selon lui, un renforcement de la coopération européenne, qui ne peut se limiter à l’EUTM. Aussi a-t-il jugé « insuffisant » le dispositif G5 Sahel, qui devrait s’élargir aux pays côtiers. Les résultats mis en avant pour convaincre de l’utilité du dispositif Barkhane, semblen,t à la limite, insignifiants pour le sénateur Guillaume Gontard du Groupe écologiste, solidarité et territoire (GEST) qui a déclaré que le «bilan laisse perplexe, huit ans après l’engagement de la France». « Le coût s’est amélioré au fil des ans, mais pour quel résultat ? », s’est interrogé l’élu. Pour lui, la neutralisation d’individus de haut rang ne fera pas disparaître le terrorisme. Et surtout, la solution militaire ne remplacera jamais la solution politique. « Raison pour laquelle, a-t-il plaidé, il faut donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali ». En somme, la majorité des sénateurs reconnaissent l’importance de la présence de Barkhane au Sahel. Selon eux, il s’agit donc de persévérer, en faisant adhérer le maximum de partenaires européens à la cause sahélienne et en aidant les forces locales à poursuivre leur montée en puissance. Le tout chapeauté par de véritables actions de développement. Ainsi, tout en saluant le professionnalisme des soldats français, plusieurs intervenants ont évoqué les volets politique, diplomatique et de développement de la stratégie déployée au Sahel. SURSAUT DIPLOMATIQUE – À cet égard, ils sont en phase avec Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. «Le sommet de Pau a été le sommet du sursaut militaire et celui de N’Djamena, sera le sommet du sursaut diplomatique, politique et de développement», a ainsi annoncé le chef de la diplomatie française. Concernant singulièrement le Mali, le sursaut politique espéré devra se concrétiser à travers la mise en œuvre effective de l’Accord pour la paix et la réconciliation. « Maintenant, il faut passer aux actes », a déclaré Jean-Yves Le Drian, pour qui cet « appel vaut pour tous les acteurs ». Il a indiqué que la réunion annoncée du Comité de suivi de l’Accord à Kidal est un signal positif. Globalement, le ministre Le Drian a soutenu que les lignes ont considérablement bougé au Sahel. Et depuis le sommet de Pau, d’énormes progrès ont été faits dans le cadre de la «Coalition pour le Sahel». Pour lui, non seulement la lutte contre le terrorisme au Sahel a pris une dimension internationale (plus de 45 pays impliqués), mais aussi les différents appuis aux États du Sahel ont permis des progrès dans les domaines de la sécurité intérieure et du renforcement de la chaîne pénale. Il a, aussi, insisté sur le redéploiement de l’administration dans les zones libérées au Mali et la mise en place de projets d’urgence, notamment la création d’infrastructures scolaires et sanitaires. Abondant dans le même sens, Florence Parly, ministre des Armées, est revenue sur les succès opérationnels dans la zone dite des trois frontières. « L’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS) a été fortement entravé», s’est-elle réjouie, tout en faisant remarquer que les forces locales n’ont, depuis Pau, subi aucune attaque d’ampleur. Autre motif de satisfaction pour elle : la montée en puissance des armées locales qui sont désormais capables de résister et de répliquer. «Notre présence n’est pas éternelle», a martelé à plusieurs reprises Florence Parly devant les sénateurs. Et c’est en cela qu’il importe de mobiliser les partenaires européens pour prêter main forte à Paris. ID/MD (AMAP)
Accord pour la paix et la réconciliation : Vers la redynamisation des actions de défense e de sécurité
Bamako, 10 fév (AMAP) Les travaux de la réunion de niveau décisionnel des parties à l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, se sont ouverts, mardi, à Bamako, pour redynamiser certains aspects de défense et de sécurité. « L’objectif des autorités est de redynamiser les cadres inclusifs de concertations inter maliennes afin de diligenter la mise en œuvre du document et pérenniser la paix, la stabilité et les équilibres politiques et institutionnels, économiques et sociaux du pays », a déclaré le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, qui a présidé la rencontre, rappelant l’attachement du gouvernement à la mise en œuvre intégrale de l’Accord. Cet engagement politique repose, selon lui, sur une exigence de stabilisation progressive de la situation sécuritaire dans le Nord et le Centre du Mali, qui appelle à l’affinement de la compréhension commune de certains aspects de défense et de sécurité « Il s’agit, pour nous, de pallier les retards constatés dans l’exécution de certaines actions en matière de défense et sécurité », a précisé le ministre de la Défense et des Anciens combattants, ajoutant que ces retards s’expliquent en partie par la brièveté des délais, la pandémie de la Covid-19, la non appropriation du processus et des concepts par certaines parties à l’Accord. Sans oublier le manque d’attributions requises à d’autres pour prendre valablement des engagements au sein des différents mécanismes de mise en œuvre de l’Accord. « Il s’agit, pour nous, de trouver ensemble des réponses consensuelles appropriées, nécessaires et réalisables à ces questions, comme nous l’avons fait, maintes fois, lors de nos précédentes réunions…», a indiqué le colonel Camara Il a invité les participants à approfondir la réflexion et prendre des décisions concrètes sur des questions spécifiques susceptibles de faire avancer sensiblement l’application de l’Accord pour une stabilisation du Mali et un retour définitif de la paix. En effet, ces questions tournent autour du « Concept des forces armées et de sécurité reconstituées ; des quotas (civils et militaires) à intégrer dans les corps constitués de l’État (y compris les forces armées et de sécurité) ; du processus de réintégration des combattants anciennement membres des Forces armées et de sécurité S’y ajoute l’intégration des éléments de mouvements signataires, suivant les critères retenus, dans les Forces armées et de sécurité, les services paramilitaires et les fonctions publiques. « Ce sont là autant de défis qui exigent, pour être surmontés, une entente entre nous Maliens », a signalé le ministre Camara. Cette rencontre offre l’occasion de faire un état des lieux des avancées substantielles accomplies dans la mise en œuvre des principales dispositions de l’Accord. Mais aussi, et surtout, de prendre des mesures concrètes pour l’exécution de ce qui reste à réaliser sur la base des actions prioritaires de la feuille de route actualisée du 18 décembre 2020. Cette rencontre est aussi, une opportunité pour parachever les ambitions de l’Accord et assurer, ainsi la préservation de l‘unité nationale, de l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’État du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et de son caractère laïc. Les ministres en charge de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, et de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, étaient présents à la rencontre. L’on notait également la présence de la hiérarchie militaire et des représentants des mouvements signataires de l’Accord B D/MD (AMAP)
Comité d’état-major opérationnel conjoint : Le général Mohamed Ould Bamba Ould Meguett de la Mauritanie aux commandes
Bamako, 10 fév (AMAP) Le président en exercice sortant du Comité d’État-major opérationnel conjoint (CEMOC), le chef d’État-major général des armées maliennes, le général Oumar Diarra, a passé le témoin au rentrant, son homologue de la République islamique de Mauritanie, le général Mohamed Ould Bamba Ould Meguett. C’était à l’issue des travaux de la réunion annuelle du CEMOC, mardi, à Bamako, sous la présidence du général Oumar Diarra. L’organisation, qui regroupe le Mali, l’Algérie, la Mauritanie et le Niger, s’étend de la frontière libyenne à l’Est à celle du Sahara espagnole à l’Ouest. La zone d’intérêt commune est longue d’environ 1.956 kilomètres. Dans son discours d’ouverture, le chef d’État-major général des armées du Mali, a indiqué que la vocation de cette organisation est d’œuvrer à assurer aux populations de l’espace, les conditions optimales d’un développement harmonieux auquel elles aspirent légitimement. Selon le général Oumar Diarra, cette réunion, faisant suite à la rencontre annuelle de Tamanrasset, fera le point des opérations militaires conjointes transfrontalières (OMCT) effectuées au cours de l’année 2020. « Elle statuera également sur l’état d’avancement des différents projets sécuritaires relevant de l’axe défense et sécurité des États membres du Comité », ajoutera l’officier général. Il a fait savoir que tous les efforts déployés seront vains si la sécurité et la paix ne règnent pas dans l’espace du Comité Auparavant, le chef d’état-major du CEMOC, le colonel-major Abdoul Faye du Mali, avait procédé à la présentation sommaire du Comité conjoint, fait le bilan d’exercice annuel des activités et proposé de meilleures solutions pour la nouvelle année. L’on retient de cette présentation que le CEMOC a pour objectifs de lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée le long des frontières des pays membres ; de favoriser les échanges d’informations en temps réel entre les différentes forces. Pour atteindre les objectifs ci-dessus cités, le Comité d’État-major opérationnel conjoint est chargé, entre autres, de gérer et de maintenir en état de fonctionnement les réseaux de communication radio sécurisée, pour l’échange en temps réel de renseignements et d’informations sécuritaires ; de mettre à jour les documents réglementaires de coordination et de coopération. En termes de difficultés rencontrées lors de l’exercice écoulé, figure en bonne place la non effectivité des rencontres au niveau des bornes frontières en raison de la Covid-19. Mais, aussi, la lenteur du système de géolocalisation dans le cadre des poursuites sécuritaires le long des frontières. En vue d’améliorer le fonctionnement de l’organisation commune, le colonel-major Abdoul Faye a recommandé, entre autres, de rendre opérationnelle la cellule logistique afin d’assurer efficacement les patrouilles ; conjuguer les opérations militaires par les efforts politiques soutenus en vue d’éradiquer le phénomène du terrorisme transfrontalier. De même, prévoir un drapeau CEMOC installé au siège de l’organisation auprès des autres emblèmes nationaux… Pour sa part, le représentant du chef d’État-major de l’armée algérienne a rappelé que les efforts de son pays, ayant trait à la fourniture de matériels et à la formation de composantes maliennes, visent à permettre au Mali, de disposer de potentiels de combat à même de sécuriser notre frontière commune. « Dans ce cadre, l’Algérie est disposée à examiner d’autres demandes en la matière, pour permettre à l’armée malienne de se déployer dans la partie nord de son territoire », a assuré le général-major Kaïdi Mohamed, ajoutant que cette offre concerne également les frères Nigériens et Mauritaniens La cérémonie a enregistré la présence des chefs d’État-major ou représentants des pays membres du CEMOC. AT/MD (AMAP)
Coopération Mali-Chine : 4,5 milliards de fcfa pour financer des projets
Bamako, 10 fév (AMAP) Le gouvernement chinois s’engage à mettre à la disposition du Mali, à titre de don, un montant de 4,5 milliards de Fcfa destiné à financer des projets qui seront déterminés ultérieurement par les deux parties. L’accord de coopération économique et technique a été signé, mardi, au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, et l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, Zhu Liying. La signature de cet accord de coopération économique et technique est la mise en œuvre des huit initiatives du dernier sommet du Forum de coopération sino-africain (Focac), tenu à Beijing les 3 et 4 septembre 2018. Selon le diplomate chinois, l’utilisation de ce montant sera définie, de commun accord, par les parties, de telle sorte qu’il soit bénéfique au développement économique et social du Mali et au renforcement de la capacité de ses institutions. Pour Zhu Liying, c’est un nouveau fruit de l’amitié et de la coopération sincères entre les deux grands pays. L’ambassadeur chinois a, par ailleurs, rassuré que son pays se tiendra toujours aux côtés du Mali. « À tout moment et en toutes circonstances, nous nous prêtons compréhension et soutien mutuels sur tous les dossiers fondamentaux : la sauvegarde de l’unité nationale, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, le maintien de la paix et de la stabilité et le renforcement du développement économique et social », a détaillé Zhu Liying. De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a déclaré que le peuple et le gouvernement maliens sont heureux d’avoir un partenaire constant et soucieux du développement socioéconomique du Mali. « La signature de cet accord de don, a-t-il indiqué, magnifie les excellentes relations de coopération entre la République du Mali et celle populaire de Chine ». Le chef de la diplomatie malienne est persuadé que cet accord ouvrira davantage la voie à d’autres. « Il vient à point nommé et intervient à un moment de crise et de baisse des revenus de l’État dans un contexte marqué par la maladie à coronavirus », a expliqué Zéïni Moulaye, avant d’assurer que le gouvernement veillera à une utilisation rationnelle de cette importante enveloppe. Le ministre Zéïni Moulaye a remercié le gouvernement chinois pour ses nombreux appuis en faveur du Mali, notamment dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 mais, aussi, son apport à la stabilisation du pays. OD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 10 février 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 février 2021, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT Sur le rapport du ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction du Centre de Formation du Service national des jeunes à Sounsounkoro dans la Commune rurale de Sanankoroba, Cercle de Kati. Le Service national des jeunes est créé par la loi du 17 juillet 2016 et a pour mission de contribuer, avec d’autres structures à l’éducation et à la formation militaire, civique et professionnelle des jeunes âgés de 18 à 35 ans. Dans le cadre de l’exécution de cette mission, le Service national des jeunes est confronté au manque d’infrastructures adéquates pour accueillir les auditeurs en nombre suffisant et répondre au besoin croissant de formation. En vue de doter le service d’un centre de formation adéquat, une parcelle de terrain, d’une superficie de 50 hectares environ a été identifiée dans la localité de Sounsounkoro, Commune rurale de Sanankoroba. La réalisation des travaux de construction du Centre de formation du Service national des Jeunes sur cette parcelle empiète sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction de l’hôpital de Koulikoro. Le Programme de développement social et sanitaire prévoit le renforcement des infrastructures sanitaires à travers, notamment la construction d’hôpitaux modernes dans certaines régions du Mali dont la région de Koulikoro. Le nouvel hôpital de Koulikoro sera bâti sur une superficie de 15 hectares environ. Sa construction permettra d’améliorer la prise en charge sanitaire des populations de Koulikoro et de réduire le nombre d’évacuations sanitaires vers les hôpitaux de Bamako. La réalisation des travaux de construction empiète sur certaines propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. un projet de décret portant affectation au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°136 du Cercle de Mopti. La parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°136 du Cercle de Mopti, d’une superficie de 01 hectare 05 ares 00 centiare, sise à Sévaré, Commune urbaine de Mopti, est destinée à la construction de l’Antenne du Pôle judicaire spécialisé de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité transfrontalière à Mopti. Le projet de construction s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. La réalisation du projet bénéficie de la contribution de l’Union Européenne à travers le projet «Soutien à la composante Police de la Force du G5 Sahel». AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS Sur le rapport du ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction nationale de l’Industrie et des Directions régionales de l’Industrie. La Direction nationale de l’Industrie est créée par Ordonnance n°2012-015/P-RM du 19 mars 2012 et a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale de développement dans le domaine de l’Industrie et de veiller à sa mise en œuvre. Elle est représentée au niveau régional par des Directions régionales créées par le Décret n°2012-185/P-RM du 21 mars 2012. Les projets de décrets adoptés prennent en compte les nouvelles régions et ouvrent les cadres organiques à d’autres corps de la Fonction Publique pour tenir compte de la transversalité du secteur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Etablissement public hospitalier dénommé « CLINIQUE PERINATALE MOHAMED VI DE BAMAKO ». Dans le cadre de la coopération au développement, le Royaume du Maroc a construit, équipé et offert au Mali un hôpital spécialisé de troisième référence dénommé «Clinique Périnatale Mohamed VI de Bamako». Les projets de textes adoptés consacrent la création, l’organisation et les modalités de fonctionnement de la clinique sous la forme d’un établissement public hospitalier dont l’opérationnalisation contribuera à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Inspecteurs des Services judiciaires : Monsieur Adama SAMAKE, Magistrat Monsieur Lancine KEBE, Magistrat ; Monsieur Mahamoudou HAIDARA, Magistrat ; Monsieur Kemaro KANAKOMO, Magistrat ; Monsieur Amadou TOURE, Magistrat ; Monsieur Dramane BARRE, Magistrat ; Monsieur Diakaridia Issa GOITA, Magistrat ; Monsieur Hamzata HAIDARA, Magistrat. Président de la Section Judiciaire à la Cour Suprême : Monsieur Fatoma THERA, Magistrat. Conseillers à la Section Judiciaire à la Cour Suprême : Monsieur Hamidou BANAHARI MAIGA, Magistrat ; Monsieur Aboubacar DIENTA, Magistrat ; Monsieur Issa TRAORE, Magistrat ; Monsieur Tiécoura MALLE, Magistrat ; Monsieur Amadou HAMADOUN, Magistrat ; Monsieur N’Gouan Tahirou DIAKITE, Magistrat ; Monsieur Youssouf FOFANA, Magistrat ; Monsieur Ibrahim Marga MAIGA, Magistrat. Président de la Section Administrative à la Cour Suprême : Monsieur Madassalia MAIGA, Magistrat ; Conseillers à la Section des Comptes à la Cour Suprême : Monsieur Mohamed Lamine COULIBALY, Inspecteur des Finances ; Monsieur Soumaïla TRAORE, Inspecteur du Trésor ; Monsieur Lamine KONATE, Inspecteur des Services économiques ; Monsieur Bakary DIARRA dit Bô, Inspecteur des Services économiques. Procureur Général à la Cour Suprême : Monsieur Mamadou TIMBO, Magistrat. Premier Avocat Général à la Cour Suprême : Monsieur Cheick Mohamed Chérif KONE, Magistrat. Avocat Général à la Cour
Crise au Mali : La protection des civils, maillon faible de l’action onusienne
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 10 fév (AMAP) Le 29 juin 2020, le Conseil de sécurité a prolongé le mandat de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour une année supplémentaire, en maintenant ses 13.289 soldats et 1920 policiers. Sa principale priorité stratégique reste l’appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, piloté par un Comité de suivi, lequel se réunira, ce jeudi, à Kidal, dans le Nord du Mali, pour la première fois. En prélude à cet événement inédit, l’AMAP fait un gros plan sur la Mission onusienne dont l’action devrait être considérable dans la protection des civils devenus la cible des groupes armés terroristes, particulièrement, dans les Régions de Mopti et Ségou, dans le Centre du Mali. Sans doute, la MINUSMA fait un travail remarquable de soutien au processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, qui prend en compte les dimensions politique et institutionnelle de la crise et les aspects touchant la gouvernance, la sécurité, le développement et la réconciliation. Ce qui a permis d’engranger des résultats sur le terrain. La prochaine session du Comité de suivi de l’accord (CSA), spécialement prévue à Kidal, sera certainement l’occasion de faire un bond en avant. Cependant, les acquis de ce processus de paix, en lequel tout le monde voudrait voir une panacée à la crise, sont quelque peu assombris par la situation sécuritaire dans les Régions de Mopti et Ségou. Nul besoin de rappeler que la MINUSMA n’est pas un outil de guerre et qu’à cet égard, ses éléments n’ont aucunement mandat d’aller au combat contre les groupes armés. Cependant, aujourd’hui, l’efficacité et l’efficience des efforts de la Mission onusienne devraient trouver dans le travail des Casques bleus leur expression la plus visible, à travers une réelle protection des civils contre des groupes armés qui recourent à des méthodes guerrières répugnantes. Tueries de masse, cheptel enlevé, rizières et champs de mil incendiés au moment des récoltes… font l’actualité des Régions de Mopti et de Ségou ces dernières années. Sans compter des milliers de personnes forcées à l’exode, abandonnant villages et champs. Le dernier rapport du Cadre harmonisé de novembre 2020 annonce, pour la période de soudure agricole (juin à août 2021), 955.000 personnes en insécurité alimentaire. L’ampleur du drame devrait amener à faire de la protection des civils une priorité. Et contribuer ainsi à atténuer l’exaspération de ces agriculteurs et éleveurs dans la précarité qui servent désormais de munitions au terrorisme. Hélas ! Le partenaire fait mine de battre sa coulpe à coup d’enquêtes, de communiqués de condamnation et de discours sur les responsabilités en matière de protection des populations. La rhétorique sur la responsabilité première de l’État n’est certes pas dénudée de sens, mais il n’en demeure pas moins que c’est aussi le devoir de la communauté internationale de prévenir la violence dans les zones où les forces nationales sont dans l’incapacité de le faire. RÉDUIRE LES VIOLENCES – Les différentes résolutions du Conseil de sécurité rappellent cette part de responsabilité. On parlait, par exemple, dans la Résolution 2423 (2018) de « patrouilles énergiques et efficaces dans les zones où les civils sont en danger », et on en vient à prioriser en 2019 (Résolution 2480) des « mesures évolutives, souples, énergiques et proactives pour protéger les civils ». Puis dans la résolution 2531 (2020), le Conseil demande, « instamment aux autorités maliennes de prendre rapidement des mesures pour protéger les civils… Et à la MINUSMA, une protection des civils sous une menace imminente de violence physique…» Le progrès dans le discours est tout à fait considérable, chacun doit en convenir ! Dans la pratique, soutient-on au sein de la Mission, plusieurs opérations militaires ont été lancées pour contribuer à réduire les violences sur les populations et à ramener le calme dans les zones où les tensions communautaires sont signalées. Durant les six derniers mois (jusqu’au 26 janvier 2021), plus de 691 patrouilles auraient été réalisées dans le cadre de l’opération Buffalo. En plus de ce dispositif, les Casques bleus ont conduit une série d’opérations dites proactives qui auraient permis de desserrer l’étau des groupes armés terroristes sur les populations civiles. On souligne, également, le déploiement de moyens pour dissuader les attaques et protéger les civils, notamment à la suite d’alertes reçues à travers la ligne verte gratuite qui a été lancée à Mopti, depuis le 16 janvier 2020. Pour autant, la MINUSMA ne demeure pas moins, aux yeux de la majorité des populations de Mopti, qu’un adepte du faire semblant. « Les Casques bleus ne répondent presque jamais aux alertes. On les informe des menaces, mais ils ne font rien » », fulmine Mamadou Goudienkilé, membre du groupe d’autodéfense Dana Ambassagou. Dramane Yalkouyé de l’Association Ginna Dogon renchérit : « Les organisations de la société civile ont plusieurs fois rencontré la MINUSMA sur la question de protection. Mais, il n’y a pas de suivi. Il n’y a jamais de retour même quand on leur donne des informations vérifiables sur le terrain. A la limite, je crois que ces rencontres sont justes organisées pour la forme ». Ces sentiments sont largement partagés dans la région. Une combinaison de facteurs – que ce soit le manque de réactivité de la Mission, réel et perçu, ou une manipulation politique délibérée – a eu pour résultat que les civils détestent les Casques bleus. D’où la récurrence des manifestations contre la Mission. On se souvient, notamment, du spectacle dramatique de pillards portant sur la tête le butin provenant des containers éventrés de la MINUSMA, en octobre 2019 à Sévaré (Centre). Et depuis janvier 2020, plusieurs associations de Bandiagara et de Bankass demandent à la Mission onusienne d’évacuer son personnel de la région. Les récriminations en disent long sur le décalage entre la demande et l’offre de sécurité, particulièrement dans le plateau Dogon. Il convient, cependant, de noter que la MINUSMA est tributaire des contributions en matériel et en hommes que lui apportent plusieurs pays. Or, chaque pays
Covid-19 au Mali : 11 nouveaux cas enregistrés mardi
Bamako, 10 février (AMAP) Onze nouveaux cas positifs à la Covid- 19 ont été enregistrés mardi au Mali, portant le nombre total de la contamination sur le territoire national à 8.192 dont 6.090 guérisons et 339 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Ces 11 nouveaux cas dans notre pays, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Koulikoro (près de la capitale), Mopti (Centre) et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare, par ailleurs ,que 922 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien, avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP) <!– [if gte mso 9]> Name= »List Conti

