Mali: Onze nouveaux cas de Covid-19 avec 03 décès mardi

Bamako, 02 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré, mardi, onze nouveaux cas de Covid-19, sur 918 échantillons prélevés et trois décès, annonce le communiqué du ministre de la Santé et du Développement social. Cependant, les médecins ont déclaré 11 patients guéris au cours des dernières 24 heures D’après le communiqué, les cas du jour ont été identifiés dans les Régions de Koulikoro (près de la capitale) et Gao (Nord) ainsi que dans toutes les six Communes du District de Bamako. Au Mali, au total, quelque 8.111 personnes ont été testées positives à la Covid-19 dont 5.970 guéries du virus, selon les statistiques officielles qui précisent que 333 décès sont à déplorer. AT/MD (AMAP)

Patrouille militaire de grande envergure à la frontière Mali- Burkina Faso

Bamako, 02 fév (AMAP)Les Forces armées maliennes (FAMa) ont lancé, du 15 au 29 janvier 2021, une patrouille de grande envergure, pour sécuriser et nettoyer le long de la frontière Mali-Burkina, rapporte l’Armée. Dans un document parvenu à l’AMAP, les FAMa indiquent que l’opération a consisté, dans un premier temps, à contrôler le quadrilatère Madiakuy-Tominian-Timissa-Koro, dans le Centre, qui constitue une véritable zone de prédilection pour les Groupes armés terroristes (GAT) et les bandits armés. Dans un second temps, il s’est agi de contester aux GAT leurs libertés d’action et rassurer les populations. Cette patrouille a concerné, entre autres, les localités de Madiakuy, Yerakuy, Behekuy, Koula, Yèrè, Fangasso, Kouna, Bidi, Bambara, Toun, Pêh, Lanfiala, Ouenkoro et Soukoura. Cette volonté des FAMa d’aller traquer les terroristes jusque dans leur fief a été vivement saluée par les populations des villages environnants, selon l’Armée. L’opération Kèlètigui-1 a pris son départ au poste de contrôle de Bénéna. Il y a juste quelques jours, ce poste avait été attaqué par des hommes lourdement armés, créant  la psychose dans le secteur. «Leur (FAMa) présence rassure la population. Malgré des attaques passées, nous sommes aujourd’hui en sécurité”, a dit le chef de village de Bénéna, cité par le document de l’Armée. Il a ajouté qu’il “attendait impatiemment ce jour, se réjouit de ce passage des FAMa dans son village. “Mais, nous aurions, surtout, souhaité que l’État songe au déploiement d’une force d’intervention afin de garantir la sécurité de la localité », a-t-il poursuivi. Partout où les FAMa sont passées, elles se sont entretenues avec les notabilités. Ces échanges ont porté, principalement, sur l’insécurité grandissante dans le secteur. C’est pourquoi, les populations ont encouragé les FAMa à effectuer des patrouilles régulières afin de neutraliser les terroristes qui opèrent dans la zone. Selon ces notabilités, cela contribuera, sans doute, à étendre une large couverture de sécurité sur tout le long de la frontière avec le Burkina-Faso. Le chef d’Escadron, Ousmane Dabitao, coordinateur de l’Opération Kélètigui-1 a rassuré les notabilités que l’objectif de cette Opération consiste, à terme, à détruire tous les lieux servant de refuges aux groupes terroristes afin de permettre à la population civile de vaguer librement à ses occupations. Il a exprimé sa grande satisfaction par rapport à cette Opération pour vaincre le terrorisme et a sollicité l’accompagnement et le soutien de la population civile. “J’invite les populations à collaborer plus avec les FAMa dans la lutte contre le terrorisme. Nous faisons face à un ennemi versatile qui profite de la moindre faille pour commettre ses forfaits”, a dit le chef d’Escadron, Dabitao. ”Cette lutte de longue haleine requiert, par consequent, l’implication de tous. C’est ensemble que nous parviendrons à bouter ces forces du mal hors de nos contrées ’’, a précisé l’officier supérieur. Pour sa part, le chef du détachement du RCP, le capitaine Sibiry dit Ousmane Camara, s’est dit impressionné par la qualité de la coopération interarmes qui a prévalu tout au long de l’opération. ‘’Cette mission a été très bénéfique pour moi. Il y avait une synergie d’actions et une franche collaboration entre nous. Toutes choses qui nous ont facilités la tâche’’, a-t-il déclaré. MD (AMAP)    

Sky Mali: Vol inaugural sur la ligne Bamako-Tombouctou

Envoyée spéciale Fadi CISSÉ Bamako, 02 fév (AMAP) La compagnie Sky Mali a effectué, lundi, son premier vol commercial sur la ligne Bamako-Tombouctou qu’il desservira deux fois par semaine, tous les lundis et vendredis. La compagnie, qui relie déjà Bamako et Kayes, utilise des avions de 114 places. C’est vers 9h33 du matin que l’avion Sky Mali, avec à son bord 97 passagers dont le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, son collègue de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Kadiatou Konaré, et le directeur général de Sky-Mali, Tahir N’Diaye, a décollé de l’Aéroport international président Modibo Kéïta Sénou, pour la Cité des 333 saints. Après 1h10 de vol, l’appareil a atterri sur le tarmac de l’aéroport de Tombouctou, sous les applaudissements nourris des passagers. La délégation ministérielle a été accueillie par les autorités administratives et politiques de la 6ème Région administrative du Mali. Après ce cérémonial, la délégation a visité la partie de la direction de cet aéroport qui a été, récemment réhabilitée par la direction générale des  Aéroports du Mali (ADM). L’ouverture de cette ligne par Sky Mali va contribuer au désenclavement de Tombouctou et au renforcement du cordon ombilical entre Bamako et le Nord du Mali. Selon Makan Fily Dabo, cette réalisation est la concrétisation d’un devoir accompli, d’un devoir de solidarité envers Tombouctou, « ville de culture et d’histoire ». « Une nouvelle dynamique est lancée au niveau du transport aérien, à travers le ministère dont j’ai la charge, notamment pour le développement économique et le désenclavement du Mali. Nous sommes déterminés à ce que la connectivité aérienne soit tangible afin de contribuer à l’essor du tourisme et à la promotion des échanges culturels et commerciaux », a confié le ministre des Transports et des Infrastructures. M. Dabo a assuré que les services techniques compétents de son département apporteront toute l’assistante à Sky Mali « pour son épanouissement et son essor afin que ce bel oiseau continue à voler durablement dans le ciel malien, sous régional et international ». Il a souhaité une bonne chance à la compagnie Sky-Mali car dans un contexte de concurrence, selon lui, « rude et impitoyable ». Quant à la ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, elle a expliqué que ce vol va permettre de renouer le trafic aérien avec la 6e Région qui, depuis mars 2012, n’avait pas reçu de vol commercial. Pour Mme Kadiatou Konaré, la reprise du vol va donc permettre au tourisme de rebondir et de se développer dans la région. Le directeur général de Sky-Mali a expliqué qu’il fallait ce vol sur l’axe Bamako-Tombouctou qui consacre l’accomplissement du business plan de sa compagnie pour bâtir un réseau domestique efficace permettant aux Maliens de se déplacer en toute sécurité. «Il n’est pas normal que le Mali ne soit pas doté d’un instrument aérien qui puisse renforcer son intégration», a souligné Tahir N’Diaye, ajoutant que Sky-Mali répond aux besoins des autorités qui œuvrent pour qu’il y ait un brassage et une intégration nationale. FC/ MD (AMAP)

Redynamisation de la coopération Mali/France au menu d’une audience à la présidence

Bamako, 02 fév (AMAP) L’ancien ministre français, Jean-Marie Bockel et le député, vice-président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, Bruno Fuchs, ont été reçus en audience par le président de la Transition, Bah N’Daw, dimanche, à la Villa des hôtes. Au cours des échanges, il a été question de la redynamisation de la coopération de la France avec le Mali dans les domaines de la sécurité, de la défense, de la paix, de la relance économique, de l’efficacité de l’action de l’État… À l’issue de l’audience accordée par le chef de l’État à ses hôtes, l’ancien ministre français a déclaré à la presse avoir évoqué, avec son hôte, la qualité de la relation entre la France et le Mali. Selon Jean-Marie Bockel, l’audience a porté sur les questions sécuritaires, de développement, de gouvernance, de la présence de l’administration sur tout le territoire, sans lesquels on ne peut parler de paix. « Ce sont des questions auxquelles le président de la Transition est extrêmement sensible et sur lesquelles les partenariats peuvent s’approfondi r», a-t-il estimé. Jean-Marie Bockel dit avoir, aussi la volonté du président Bah N’Daw de préparer le processus électoral et démocratique avec l’ensemble des composantes de la société. De son côté, l’élu français, Bruno Fuchs, a indiqué qu’il s’agit de voir comment contribuer au retour de la paix, permettant aux populations d’avoir un niveau de vie plus agréable. « Nous sommes à la disposition du président et du gouvernement pour voir comment on peut contribuer à ce mouvement », a-t-il assuré. Après la rencontre avec le président de la Transition, les personnalités françaises, accompagnées par l’ambassadeur de la France au Mali, Joël Meyer ont eu, lundi, une séance de travail, à la Primature, avec le Premier ministre, Moctar Ouane. Les ministres de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, de l’Économie et des Finances, Alousséini Sanou, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, de la Refondation de l’État chargé des Relations avec les Institutions, Mohamed Coulibaly, et le secrétaire général de la présidence, Dr Kalilou Doumbia ont pris part à la rencontre. Selon l’ancien ministre français, il s’agissait de décliner les principes évoqués avec le président Bah N’Daw. « Parce que, a-t-il dit, les progrès dans le partenariat passent également par la sécurité, le développement et le soutien à la gouvernance ». Tout cela dans le respect de la souveraineté du Mali qui est « essentielle ». « Je veux que cette démarche engagée réussisse. Nous sommes dans cet état d’esprit et nous y serons, également, de retour à Paris », a soutenu Jean-Marie Bockel. Le député Bruno Fuchs a confié qu’il a été question de décliner tous les programmes de coopération et de partenariat que les deux pays peuvent mener ensemble. Moctar Ouane a partagé avec ses interlocuteurs les priorités du Mali : sécurité, relance économique, refondation de l’État et échéances électorales. Afin de faire face à ces défis, le Premier ministre a souligné la nécessité de renforcer la coopération militaire, la coopération décentralisée de façon inclusive avec la diaspora. « Un partenariat voulu, assumé et équilibré », a précisé Moctar Ouane. OD/MD (AMAP)

Cité des Enfants : La Covid-19 et la mobilité des enfants au centre des échanges

Bamako, 2 février (AMAP) La Cité des Enfants en partenariat avec Terre des Hommes Lausanne a organisé samedi à son siège, sis à Niamakoro en CVI du district de Bamako, sa première journée thématique sur le thème « La Covid-19 et la mobilité des Enfants », sous la présidence de sa directrice générale, Mme Amina Cissé Koumaré, a constaté l’AMAP. C’était en présence du représentant de Terre des Hommes Lausanne, Boncana Maîga, du directeur général adjoint de la Cité des Enfants, N’Famara KeÏta, des représentants des structures partenaires, des encadreurs et de nombreux enfants venus du parlement, de l’APJEC, du Lycée Tigana Daliba et du Centre d’écoute communautaire de Sabalibougou. Au constat, les mesures barrières ont été respectées avant le début de l’activité à l’entrée de la cité et sur le lieu de la tenue de l’activité notamment la distanciation sociale, la mise en place du dispositif de lavage des mains, l’utilisation du gel hydro alcoolique et le port du masque par tous les participants. Dans son mot de bienvenue, la directrice de la Cité des Enfants a tout d’abord remercié les structures partenaires pour leur collaboration qui a permis, sans nul doute d’obtenir des résultats assez encourageants dans la promotion des droits de l’enfant dans notre pays. Mme Amina Cissé Koumaré a expliqué que l’aggravation de la pandémie à travers l’augmentation du nombre de contamination et de décès tant dans le monde entier que dans notre pays, a permis à sa structure de retenir le thème de la Covid -19 en rapport avec la mobilité des enfants pour sa 1ère journée thématique. Elle a enfin invité les enfants à bien écouté la présentation sur le thème afin de mieux comprendre la pandémie, ses impacts, les mesures préventives afin d’être des relais auprès de leurs camarades et de leur parents, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Le conférencier, Birama Coulibaly, expert des questions de l’enfance a présenté le thème intitulé « La Covid-19 et la mobilité des enfants ». Dans sa présentation, M. Coulibaly a défini la Covid-19 comme une maladie infectieuse causée par un virus appelé coronavirus, dont les symptômes sont la toux, la perte de l’odorat, la toux, la fièvre, entre autres, pouvant entrainer la mort surtout au niveau des personnes de plus de 60 ans. Le conférencier fera connaître également que 20% des personnes atteintes par le virus ne présentent aucun signe (porteurs sains) sont majoritairement composés d’enfants. « C’est pour cela que les enfants doivent à tout prix observer les mesures barrières notamment la distanciation sociale, éviter les accolades, se donner les mains, éternuer dans le coude, laver les mains au savon et utiliser le gel hydro alcoolique » a-t-il soutenu. M. Coulibaly a rappelé que dans notre pays 8063 cas ont été enregistrés vendredi dont 5888 guérisons, 267 décès dans les centres, 67 dans la communauté et 1398 personnes – contact. L’expert en définissant le second volet important à savoir la mobilité des enfants l’a défini comme le déplacement d’un individu d’un point à un autre à la recherche de connaissance, de ressources et d’un meilleur cadre de vie. Il trouvera que ces aspects de la mobilité sont positifs. Cependant, au cours de son mouvement, l’enfant peut être confronté à des difficultés indépendamment de son gré. Ainsi, on pourra retrouver dans ces situations, la traite des enfants, la mendicité, le travail forcé et l’exploitation sexuelle entre autres. S’agissant de la mobilité des enfants en Afrique de l’Ouest, le conférencier a déclaré que le nombre d’enfants concernés par cette situation n’est pas connu. Il préciser qu’aucune statistique fiable n »existe en la matière. Cependant, pour ce qui concerne le Mali, les dernières données disponibles en juillet 2020, font état de 391.193 personnes déplacées dont 55% de femmes et 62% d’enfants de moins de 18 ans. Ces déplacements internes qui sont liés à des conflits armés, à la pauvreté extrême dans les zones rurales concernent les enfants de 8 à 16 ans. Afin de minimiser les risques de la mobilité des enfants, l’expert a proposé des actions à entreprendre qui sont, entre autres, le renforcement des dispositions légales conformément à la mise en œuvre de la convention des droits de l’enfant (CDE) et le renforcement de la coopération étatique sur les accords relatifs à la protection des enfants. M. Coulibaly propose également la participation effective des enfants sur les questions les concernant, l’articulation du partenariat (s’aligner sur la politique de l’Etat) et le renforcement des systèmes locaux d’éducation et d’infrastructures. Le conférencier a évoqué, par ailleurs, les impacts de la Covid-19 sur la mobilité des enfants. Il s’agit de l’insuffisance ou de l’absence de moyens de protection, de la non observance des mesures barrières, du faible accès des services sociaux de base et de divertissement (fermeture de la Cité des enfants depuis 5 mois pour raison de Covid) et l’accentuation des violations des droits de l’enfant (enfants dans les rues sans abris pouvant être contaminés). Les interrogations des enfants ont porté sur les actions d’assistance de l’Etat aux personnes déplacées, la commande de vaccin contre la Covid-19 et le nouveau variant de la pandémie, l’invention et la dissimulation du virus pour gérer la question démographique dans le monde. Le représentant de Terre des Hommes Lausanne a saisi l’occasion pour évoquer les multiples actions de l’Etat et des ONG dont sa structure pour venir en aide aux déplacés sur les sites à Bamako en termes d’éducation, de santé, de distribution de vivres et de vêtements. Sur la commande de vaccin, l’expert a précisé que le Mali a déjà passé des commandes et que la vaccination contre la pandémie débutera fin mars, selon une source officielle. Pour ce qui est de l’invention et de la dissimulation de la pandémie, le conférencier a conseillé de ne pas rentrer dans ce sujet car les pays développés payent déjà un lourd tribut avec une augmentation du nombre de contamination et du nombre de décès. Enfin, pour le nouveau variant, M. Coulibaly a expliqué que notre pays n’a pas

Mali: Baisse des contaminations avec neuf nouveaux cas de Covid-19 lundi

Bamako, 1er fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, lundi, neuf nouveaux cas de Covid-19 sur un total de 465 échantillons testés, indique le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs, on note 14 patients guéris contre zéro décès, au cours des 24 dernières heures,. Les Régions de Kayes (Ouest) et Koulikoro (près de la capitale), ainsi que les Communes l, lll, lV et Vl du District de Bamako, constituent les foyers de contamination du jour, selon les données du département en charge de la Santé. Avec ces nouveaux chiffres, le Mali compte, à ce jour, 8.100 cas positifs, 5.959 malades guéris du virus et 330 décès. AT/MD (AMAP)

Bamako : Grève de certains boulangers

Bamako, 1er fév (AMAP) Certaines boulangeries et pâtisseries de Bamako, la capitale malienne, ont entamé, lundi, une grève de 48 heures pour protester contre la hausse du prix de la farine de blé qui est passé de 17.000 à 20.000 Fcfa. Cependant, la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali (FSBPM) se désolidarise de ce mouvement qu’il considère comme «sauvage». Devant la boulangerie «Djon Gourba», à Bamako Coura, un quartier de la capitale, l’ambiance était morose lundi matin. Les portes et les guichets de vente étaient fermés. Les tables des boulangers vides, les caisses de transport de pain posées à l’écart. Les motocyclettes des livreurs étaient au parking. Trois d’entre eux étaient assis devant la boulangerie. C’est clair et net : pas de travail ce jour. Le regard dans le vide, Seydou Diallo, en compagnie d’autres collègues, se tourne le pouce. « Je suis revendeur ambulant de pain. Depuis 5 heures du matin, nous sommes devant la boulangerie, mais il n’y a pas grand-chose. Nous n’allons sûrement pas travailler aujourd’hui », lance le sexagénaire, affirmant avoir appris la nouvelle de la grève tard dans la nuit. Les clients de la boulangerie ont été obligés de rebrousser chemin, en apprenant qu’il n’y avait pas de pain. Même constat à la boulangerie «Nassiroulaye» à Hamdallaye. À l’intérieur de la fabrique, les étagères sont vides, les machines et fours à l’arrêt. Un groupe d’ouvriers était présent mais certains dormaient. «Vous voyez, on ne travaille pas aujourd’hui ! Les employés qui travaillent à la vente ne sont même pas venus. Depuis hier, après la réunion, le patron nous a informés de la grève de deux jours», explique Ousmane Diallo, un ouvrier rencontré sur place. «On nous a expliqué que le débrayage est dû à la cherté du prix de la farine. J’espère qu’on va vite trouver une solution, sinon cette cessation de travail ne nous arrange nullement», poursuit le jeune employé de la boulangerie, l’air inquiet. Plus loin se trouve la boulangerie «Ba Djelika». À l’image des précédentes boulangeries, ici les rideaux sont baissés et les clients repartent les mains vides, visiblement frustrés de n’avoir pas pu se procurer du pain chaud. Là également, un groupe d’employés est installé autour du thé. Daouda Camara, boulanger en chef, explique que son équipe a arrêté le travail, conformément au mot d’ordre de grève de 48 heures décrété par le syndicat. «Nous avons constaté, depuis plus de deux semaines, une augmentation du prix du sac de farine, passant de 17.000 Fcfa à 20.000 voire 20.500 Fcfa en certains endroits. Cette hausse ne nous arrange pas. Pour éviter une augmentation du prix du pain, nous avons préféré observer une grève», souligne le boulanger. Il indique que le syndicat a demandé à l’Etat une subvention de la farine pour éviter une augmentation du prix de la baguette de pain. Dans le même quartier, une tout autre ambiance règne dans une autre boulangerie-pâtisserie. Celle-ci n’observe pas visiblement la grève. L’odeur du pain et des viennoiseries embaume l’air. Un rang interminable de clients à l’entrée. On se bouscule pour se procurer du pain, devenu précieux. En l’absence de leur patron, les employés des lieux n’ont pas souhaité s’exprimer sur la grève. Dehors, un client très content, vient d’acheter deux miches de pain. «Je ne savais qu’il y avait une grève des boulangers. Je l’ai appris quand j’ai voulu acheter un sandwich », lance-t-il. « Je consomme du pain chaque jour, heureusement, j’ai pu m’en procurer. J’espère qu’une solution sera bientôt trouvée au problème», ajoute-t-il. Joint au téléphone, le secrétaire général de la FSBPM, Ahmed Dembélé, est formel : «Notre syndicat n’a pas appelé à la grève ce lundi. Depuis 2011, nous avons convenu avec le gouvernement que lorsque le prix du sac reste entre 18. 000 et 22.500 Fcfa, le prix du pain est fixé à 300 Fcfa pour la baguette de 300 g et 150 Fcfa pour la baguette de 150 g», explique le leader syndical. Selon Ibrahim Cissé, secrétaire général adjoint du Syndicat patronal des boulangers, aussi membre de la Fédération, aucune grève n’a été décrétée. Mais les boulangeries observent un arrêt de la livraison du pain aux revendeurs pour 48 heures, selon lui. « Cette décision, explique-t-il, est due à l’augmentation du prix du sac de farine, qui est vendu entre 19.000 et 20.000 Fcfa depuis décembre. Pour lui, les consommateurs peuvent s’approvisionner directement auprès des boulangeries ouvertes au prix de 300 Fcfa la baguette de 300 g et de 150 Fcfa celle de 150 g ». Il ajoute que les boulangeries qui ont fermé, l’ont fait parce qu’ils ne peuvent pas travailler dans les conditions actuelles, c’est-à-dire livrer le pain aux revendeurs au prix de 270 Fcfa la baguette de 300 g. La semaine dernière, un communiqué de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCCC) a assuré que le département en charge du commerce avait entamé des discussions avec les acteurs de la chaine d’approvisionnement du Mali afin de parvenir à des prix consensuels. « Car, le prix fournisseur du sac de farine avait aussi augmenté durant la semaine », révèle la DGCCC qui indique que cette hausse est consécutive à l’envolée du prix du blé sur le marché international. Pour éviter que ce renchérissement du prix de la farine ne se répercute sur celui du pain, des concertations avec les partenaires du cadre de concertation de la filière blé/farine/pain ont été organisées, rappelle le communiqué. Ces négociations devraient permettre de parvenir à un prix consensuel du sac de farine, conformément au protocole signé entre le gouvernement et le cadre de concertation de la filière. MT/MD (AMAP)

Diéma : La vie du monde interlope du quartier Razel

Par Ouka BA Diéma, 01 fév (AMAP) Le quartier Razel, zone commerciale de la ville de Diéma, doit son nom à l’entreprise de BTP qui a effectué les travaux du tronçon Diéma-Sandaré, sur la route de Kayes, dans l’Ouest du Mali. Le quartier est situé à l’intersection des routes Bamako-Diéma-Nouakchott et Diéma-Kayes-Dakar. A l’absence de taxis et de transports en commun, du genre Sotrama, ce sont des mototaxis qui assurent, quotidiennement, la liaison entre le Razel et les quartiers à l’intérieur de la ville, distant de plus d’un kilomètre. Dans cette partie nord de la ville, il existe des boutiques, des magasins, des logements sociaux, des stations-services, le Centre de santé de référence (CSRéf), des bars, des restaurants, des compagnies de transport, des pharmacies privées, la nouvelle gare routière, le marché à bétail, la centrale hydro-électrique, ainsi que plusieurs autres services. C’est là que se trouve le site du futur aéroport. Malgré la situation sanitaire qui prévaut actuellement au Mali, l’ambiance au Razel reste festive. De jour comme de nuit, des gens déambulent, certains, sans destinations précises. Avec la réalisation de différents corridors de transport, on peut affirmer aujourd’hui, sans risque de se tromper, que le Cercle de Diéma est un important centre pour le désenclavement. La route, selon les spécialistes, est cruciale pour le développement, car elle permet de renforcer les échanges commerciaux, d’attirer des investisseurs et, surtout, de favoriser le brassage des populations. Comme le soutient Hady Coulibaly, géographe. Pour lui, « Sans route, aucun développement digne de ce nom n’est envisageable. « Si certains disent : sans eau, pas de vie. Moi, je dirais plutôt, sans route, pas de vie », renchérit l’homme. Plusieurs gros porteurs, en provenance de Dakar, passent la nuit à Diéma avant de rallier Bamako avec leurs cargaisons de marchandises. On dénombre des dizaines de gros porteurs qui obstruent la voie, rendant difficile la circulation. En se rendant dans son champ, sur sa bicyclette, Bouné Keita peine souvent à se frayer un chemin entre des véhicules stationnés dans le désordre. Au Razel, tout coûte cher. Un article à 500 Fcfa en ville, ici, fait le double du prix.  « C’est à prendre ou à laisser », s’emporte Mariétou, répondant à un client qui l’a traitée de « téfé » (personne qui cherche à réaliser de grande marges sur ses marchandises). La pomme cannelle importée du Maroc, n’est pas à la portée de tous, de même que les légumes.  Selon certains, cette cherté s’explique par le coût du fret que certains commerçants répercutent, selon leurs humeurs, sur le prix de leurs marchandises. Le prix est ainsi à la tête du client. Surtout si celui-ci est un étranger, il hérite d’un prix exorbitant. Au Razel, chacun trouve son compte, Commerçants, entremetteurs, transporteurs, soudeurs, vulcanisateurs, mécaniciens, réparateurs de motos, marchands de bétail, gargotières, vendeurs de café, de thé, vendeuses de « dégué », vendeurs de viande grillée, petits cireurs, tenanciers de débits de boissons, locatrices de chambres de passe, etc. Les mendiants, aussi, gagnent leur pitance. Deux d’entre eux en sont venus aux mains, un jour, pour un billet de banque qu’un généreux passager leur a jeté, en montant dans le bus. Leurs petits camarades ont accouru. Chacun voulait s’accaparer du billet. Ils se tiraillaient. Il a fallu que le donateur les départage. Les malades mentaux ne meurent pas de faim au Razel. Ha ! Tout sauf ça. Ils trouvent de quoi se régaler avec des restes d’aliments qu’ils ramassent ou reçoivent de personnes de bonne volonté. Souleymane Cissé, dit Haoussa numéro 1, qui tient une dibiterie au Razel, exerce son métier depuis 2003. Ce père de 8 enfants se plaint de la cherté des moutons qu’il abat quotidiennement. Il parcourt des kilomètres pour se rendre à la foire hebdomadaire de Fassoudébé pour acheter ses moutons. A l’en croire, il s’acquitte régulièrement de ses taxes d’abattage. Peu de clients se dirigent vers la dibiterie de Bourama Diarra.  Des fois, il est désœuvré, « Chacun a sa chance », se résigne-t-il. Il préfère abattre des brebis, car, d’après lui, elles ont plus de chair et coûtent moins chères. « Aujourd’hui, je n’ai rien trouvé à égorger », regrette-t-il, devant son thé sur un fourneau qu’il surveille. Yacouba Sanogo, conducteur de mototaxi égrène quelques difficultés de son métier. Premièrement, la cherté de la vignette. Pour un engin de 2m de long, il faut une vignette de 47 500 Fcfa. La vignette de celui d’une longueur de 1m 70 cm, fait 32 000 Fcfa. Deuxièmement, le prix de la course. Pour faire déplacer spécialement une mototaxi, de la ville au Razel, et inversement, on prenait 1.000 Fcfa avec les clients. Actuellement, beaucoup n’acceptent plus ce tarif », dit-il, en prenant place sur son engin amorti. Lorsque les travaux de la nouvelle gare routière seront  terminés, Yacouba Sanogo et ses collaborateurs espèrent obtenir une place pour le stationnement de leurs engins. Cet autre conducteur, Oumar Konaté, se plaint de la multiplicité des motos taxis, qui amenuise ses recettes journalières. « Sinon, dit-il avec insistance, je pourrais gagner plus que ces maigres sous que j’ai en ce moment ». Karamoko Coulibaly, routier, explique qu’à cause de l’état calamiteux de la route, entre Kayes et Dièma, beaucoup de conducteurs préfèrent passer la nuit ici pour se reposer et reprendre des forces. Sur ces mots, l’homme reprend son long et pénible trajet. Une tasse de café, sans pain, chez Adama Traoré, coûte 200 Fcfa. Sa « cafétéria » lui rapportait une recette assez correcte. Mais, avec la pandémie du coronavirus, ses clients se font rares. Makan Dicko, propriétaire de dépôt de boissons au Razel, se frotte les mains. Il peut vendre par jour 80.000 à 100.000 Fcfa. Beaucoup de gens y viennent passer commande. La boisson en canette de 12 unités coûte 7.000 Fcfa, alors que la douzaine en bouteille est vendue à 2.000 Fcfa. Le restaurant de Bavieux Koumaré est bondé de clients. Lorsque les passagers des différents bus débarquent, c’est l’affluence. Ces cinq employés sont débordés.  A ce rythme, il compte augmenter le nombre de serveurs. Seydina Diop est routier. Il dit éviter d’acheter de la viande grillée des rôtisseries (Dibissogo), en cours de voyage, « pour ne pas, explique-t-il, avoir des problèmes

Développement du capital humain : Un nouveau programme conjoint Mali-Nations unies

Bamako, 1er fév (AMAP) Le Premier ministre, Moctar Ouane, a lancé vendredi, le programme conjoint gouvernement-Nations unies doté d’un budget de 2,172 millions de dollars (soit environ 1,194 milliard de Fcfa), intitulé : « Financer le développement du capital humain au Mali ». Il durera 24 mois, à compter de juillet 2020, pour une enveloppe financière estimée à. Ce montant est composé de 963.000 dollars (environ 529,6 millions de Fcfa) destinés au Secrétariat du fonds commun des Objectifs de développement (ODD) et de 1,209 million de dollars (environ 665 million de Fcfa) destinés aux agences directement impliquées dans sa mise en œuvre, notamment l’Unicef et le PNUD. Ce programme, qui contribuera à renforcer les moyens techniques, humains et financiers en faveur des secteurs de la santé, de l’éducation et de la protection sociale, est un dispositif interinstitutionnel centralisé destiné à soutenir une approche intégrée d’aide à l’élaboration des politiques et financements stratégiques. Il sert ainsi de passerelle entre les acteurs qui agissent pour contribuer, de manière substantielle et efficace, à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Le coordonnateur du projet, Mahamadou Zibo Maïga, a expliqué qu’il s’agit d’un programme préparé par les équipes conjointes du gouvernement du Mali avec celles des Nations unies. M. Maïga a souligné l’importance du projet en matière de développement socioéconomique, « car il doit focaliser ses priorités sur les questions essentielles de l’éducation, de la santé et de la protection sociale ». « Le principe, c’est de faire en sorte que l’espace fiscal pour financer ces secteurs du capital humain puisse être élargi au niveau de la gestion des finances publiques en permettant au gouvernement de collecter davantage de recettes fiscales pour alimenter le budget et faire face aux défis qui sont liés au financement des secteurs du capital humain », a-t-il expliqué. « Une opportunité immense est ainsi offerte à l’équipe pays des Nations unies de renforcer son engagement dans ce domaine, s’est réjouie la représente résidente des Nations unies au Mali, Mme Mbaranga Gasarabwe. Afin, selon elle, d’apporter des changements concrets et pratiques en se concertant avec le gouvernement sur quelques actions spécifiques pour relever les défis de financement du capital humain à travers l’élaboration d’un cadre de financement intégré. « L’objectif est de permettre, à terme, une plus grande disponibilité et une meilleure utilisation des ressources nationales pour accélérer la réalisation des ODD dans les secteurs critiques du développement humain pour les populations les plus vulnérables du Mali », a souligné Mme Gasarabwe. BIEN-ÊTRE – Elle a réaffirmé l’engagement des Nations unies à demeurer mobilisées aux côtés du Mali pour soutenir les efforts entrepris e a révélé que ce lancement se tient au moment où le Système des Nations unies (SNU) travaille sur un programme d’actions pour accompagner le gouvernement de Transition dans l’exécution de sa feuille de route. Prenant la parole à son tour, le chef du gouvernement, Moctar Ouane, a confirmé que le développement du capital humain constitue un impératif majeur pour le Mali. « Nous devons nous doter de moyens techniques, humains et financiers en faveur des secteurs de la santé, de l’éducation et de la protection sociale dont les indicateurs sont peu reluisants, ces dernières années, du fait des effets conjugués des crises multiples qui affectent nos laborieuses populations », a expliqué le Premier ministre. C’est pourquoi, le gouvernement du Mali se réjouit du lancement de ce programme, selon M. Ouane. Pour lui, le programme, qui vise à accélérer la mise en œuvre des ODD, d’une part, « s’inscrit en droite ligne du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD 2019-2023) et du Programme d’action du gouvernement de Transition qui accorde un ordre de priorité élevé, notamment à la promotion de la bonne gouvernance, à la refonte du système éducatif et à l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, d’autre part, Aux Partenaires techniques et financiers, notamment les donateurs du fonds commun ODD, il leur a réaffirmé la ferme volonté du gouvernement de tenir ses engagements. Moctar Ouane a rappelé quelques actions majeures contenues dans le programme et qui sont, selon lui, d’une importance particulière pour son équipe. Il s’agit notamment de celles visant à soutenir la mise en œuvre des recommandations de « l’Open Budget Survey » pour améliorer le score global de transparence du Mali et de la coordination des partenaires pour enregistrer toute l’aide extérieure dans le budget. Moctar Ouane a ajouté que le gouvernement reste attentif au plaidoyer de la Coordonnatrice résidente en faveur d’autres ressources additionnelles en vue du financement de programmes innovants pour l’accélération de la réalisation des ODD. ADS/MD (AMAP)

Quelque 22 nouveaux cas de Covid-19 enregistrés dimanche au Mali

Bamako, 31 Janv (AMAP) Les services de santé ont enregistré, dimanche, au Mali, 22 nouveaux cas de Covid-19, sur 1.273 échantillons prélevés, indique le ministère de la Santé et du Développement social. Le communiqué quotidien du département en charge de la Santé, indique qu’au même moment, on note 08 patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures. Le ministère précise que les cas positifs du jour proviennent des Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako) et celle Tombouctou (Nord). Mais aussi, dans les Communes IV, V et Vl dans la capitale, Bamako. Au total, le Mali compte 8.091 cas confirmés de Covid-19 sur lesquels 5.945 patients ont recouvré la santé. On déplore 330 décès. AT/MD (AMAP)