Nouvelle baisse des infections de Covid-19, au Mali avec 08 cas mercredi

Bamako, 3 fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, mercredi, huit nouvelles infections à la Covid-19, sur plus de 800 échantillons testés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Aucun décès lié au coronavirus n’a été constaté, depuis mardi, et on note, en revanche, une quarantaine de patients guéris, D’après le commuiqué, les infections du jour ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest) et Sikasso (Sud), ainsi que dans les Communes ll, lV et V du District de Bamako, la capitale. À ce jour, la situation cumulée, au Mali, fait état de 8.119 cas positifs sur lesquels on note plus 6.000 malades guéris contre 333 décès. AT/MD (AMAP)

Quatre morts et six blessés dans une attaque contre le camp de l’Armée malienne à Boni (Centre)

Gao, 3 fév (AMAP) Le bilan provisoire de l’attaque, mercredi, du camp militaire de Boni, sur la Route nationale (RN16), à 90km de Douentza (Centre) est de quatre morts et six blessés du côté des Forces armées maliennes (FAMa), selon une source sécuritaire. Par contre, un autre bilan provisoire des FAMAs fait état de 4 morts côté FAMa et d’une dizaine de blessés. « Les FAMa ont riposté avec les appuis aériens de la Force Barkhane et de l’Armée de l’Air malienne », note un tweet de l’Armée qui précise que « les opérations de ratissage sont en cours ». Selon un habitant joint par téléphone, des tirs à l’arme lourde sont entendus au nord de la ville. Cette attaque meurtrière contre un détachement FAMA a eu lieu aux environs de 6 h du matin. La même source indique que les réseaux téléphoniques ont été coupés et que le camp militaire de Hombori est aussi menacé. Selon cette source locale, des mirages de Barkhane sont intervenus. AT/MT/MD (AMAP)  

Bandiagara: La cheffe de bureau d’OCHA Amy Martin rencontre ses partenaires et la population

Bandiagara, 03 fév (AMAP) Une rencontre, lundi, à Bandiagara, entre la Cheffe de bureau de l’Agence humanitaire des Nations unies (OCHA), Amy Martin, et les acteurs humanitaires et les autorités a permis aux acteurs concernés de passer en revue les challenges en matière de coordination, a constaté l’AMAP. Elle a, aussi, permis d’évaluer les besoins et les réponses humanitaires, entre collègues, de plaider pour la protection des populations et pour le respect des principes humanitaires et la sécurité des acteurs humanitaires. Mme Martin, était en visite pour soutenir la coordination humanitaire et échanger sur les questions prioritaires dont l’accès humanitaire et le plaidoyer. Le tout dans le but de renforcer la collaboration avec les autorités régionales (gouverneur, directeurs de services techniques, notabilités de la ville), acteurs humanitaires (ONG nationales et internationales, ainsi qu’agences des Nation unies) et tous les acteurs de sécurité et la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Cette visite se tient au moment où le Cercle de Bandiagara fait face, entre autres, aux défis de l’insécurité, des attaques de villages poussant aux déplacements massifs de populations. Selon le chef service local du développement social et de l’économie solidaire, le Cercle de Bandiagara a enregistré 24.960 déplacés soit 11.763 hommes et 13.197 femmes le nombre correspond à 4.472 ménages. Ces déplacés sont repartis entre les sites de Bandiagara ville, Doucombo, Muetoumo, Sangha, Kendié, Bara-Sara, Sangha, Timiniri. Les représentants des ONGS partenaires, ont fait, chacun, un exposé des activités menées dans le cadre de l’appui et de la prise en charge des Personnes déplacées internes (PDI) et des personnes vulnérables. Ils ont aussi rappelé les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans la mise en œuvre des activités. Les difficultés majeures évoquées sont l’insécurité, la non accessibilité de certaines zones d’intervention des projets les questions relatives à l’éducation et à la promotion de femme et des jeunes. La cheffe de bureau OCHA et ses proches collaborateurs ont dit avoir pris bonne note de toutes les préoccupations soulevées et ont assuré que « des dispositions seront prises pour endiguer le fléau pour le bonheur des populations civiles ». En marge de cette rencontre, la délégation s’est rendue sur les sites de déplacés de ATTBougou et du Musée de Bandiagara. Cette visite a permis aux membres de la délégation de constater les problèmes auxquels les déplacés sont confrontés et des activités d’insertion socio professionnelles qu’ils mènent. Amy Martin était accompagnée du directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Bakary Bengaly, de la Cheffe du sous bureau OCHA, Ghislaine GATHO, du Chef de sous bureau UNICEF Ibrahim Shire, de la Cheffe de sous bureau PAM, Bineta Bal et du Chef du sous bureau PNUD, Henri Mashagiro. La rencontre, qui était présidée par le 2e adjoint au préfet, Abdoulaye Traoré, a enregistré la présence des services techniques, des ONGs intervenants dans le domaine de l’humanitaire, la société civile. OG/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 février 2021

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 février 2021, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de textes ; procédé à des nominations ; et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES Au titre du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de textes relatifs à l’Adhésion du Mali à l’Accord portant création de Africa Finance Corporation, adopté le 28 mai 2007 au Nigeria. Africa Finance Corporation est une société financière multilatérale, créée par des Institutions financières et des Etats africains en 2007 au Nigeria, dans le but de favoriser la croissance économique et le développement industriel en Afrique. Africa Finance Corporation a pour mission, notamment : de mobiliser des ressources et d’accorder des prêts aux Etats membres ; de garantir des transactions réalisées par d’autres institutions financières ; de fournir une assistance technique à la préparation, au financement et à l’exécution de projets et de programmes de développement ; de réaliser des opérations bancaires, boursières et financières. Africa Finance Corporation intervient, notamment, dans le développement et le financement des infrastructures, des ressources naturelles et des actifs industriels destinés à améliorer la productivité et la croissance économique des Etats. Les secteurs prioritaires ciblés sont l’énergie, les ressources naturelles, les transports, l’industrie lourde, l’exploitation minière et les Télécommunications. L’adhésion du Mali à cet accord lui permettra, entre autres, de bénéficier de services-conseils pertinents pour la formulation de projets d’investissements publics et d’accéder à des financements à faible coût pour la réalisation de projets stratégiques et structurants. des projets de textes relatifs à la ratification de la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale et de la Convention d’extradition, signées à Bamako, le 28 octobre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République française. Le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République française ont signé, le 28 octobre 2019 à Bamako, deux conventions relatives à l’entraide judiciaire et à l’extradition. La coopération judiciaire entre les deux pays est fondée sur l’accord de coopération en matière de justice, signé à Bamako, le 09 mars 1962 et sur de nombreuses conventions multilatérales. La révision de l’Accord de 1962, à travers la signature des deux conventions, s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’efficacité de la coopération judiciaire entre le Mali et la France, notamment dans la lutte contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers. Au titre du ministère de l’Economie et des Finances Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi autorisant l’annulation de certains impôts et taxes. un projet de décret portant reconnaissance du caractère extraordinaire de la pandémie de la COVID-19. En vue d’atténuer l’impact de la pandémie de la COVID-19 sur les populations et les activités économiques, le Gouvernement a adopté un plan de riposte comportant diverses mesures sanitaires, sociales, économiques, financières et fiscales. En matière de fiscalité intérieure, les mesures concernent entre autres : le report de la date de dépôt des déclarations fiscales ; l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur les factures d’eau et d’électricité des mois d’avril, mai, juin, décembre 2020 et du mois de janvier 2021; les remises d’impôts portant sur la contribution forfaitaire à la charge des employeurs du secteur privé et de la taxe-logement sur la période allant du 1er avril au 31 décembre 2020 et sur les pénalités d’assiette et de recouvrement issues de contrôles fiscaux achevés à la date du 30 avril 2020. L’adoption des présents projets de textes s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de ces mesures. Le projet de loi adopté autorise l’annulation des sommes dues par les employeurs du secteur privé au titre de la contribution forfaitaire et de la taxe-logement sur la période allant du 1er avril au 31 décembre 2020. Le projet de décret adopté reconnait le caractère extraordinaire de la pandémie de la COVID-19 en vue de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur les factures d’eau et d’électricité. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de réhabilitation du tronçon Sandaré-Kayes du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise COVEC-MALI, pour un montant toutes taxes comprises de 85 milliards 440 millions 466 mille 46 francs CFA et un délai d’exécution de 36 mois. La réalisation de ces travaux contribuera à la modernisation du réseau routier, à la fluidité du trafic sur le tronçon, au désenclavement intérieur et extérieur du pays, à l’amélioration de la sécurité routière et du cadre de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : Au titre du ministère de la Sécurité et de la Protection civile Directeur Général adjoint de la Police technique et scientifique : Commissaire Divisionnaire Hervé SANGARE. Au titre du ministère de la Communication et de l’Economie numérique Directeur Général de l’Office de Radio et Télévision du Mali: Monsieur Hassane DIOMBELE, Journaliste-Réalisateur. Au titre du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme Conseiller technique : Monsieur Yaya SINAYOKO, Attaché de Recherche. Chargés de mission : Madame SIDIBE Mariétou COULIBALY, Economiste/Gestionnaire ; Monsieur Almamy Ibrahima KOREISSI, Spécialiste du Tourisme. Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de Pêche Directeur du Comité national de recherche agronomique : Monsieur Fagaye SISSOKO, Chargé de Recherche. Directeur du Centre National de Lutte contre le Criquet Pèlerin : Monsieur Sory CISSE, Chargé de Recherche. Directeur Général du Laboratoire Central Vétérinaire : Monsieur Boubacar Madio dit Aladiogo MAIGA, Attaché de Recherche. Secrétaire Général de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali : Monsieur Issa TOGO, Chargé de Recherche. Au titre du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle Directeur général de l’Agence pour l’Emploi des Jeunes :

Paix et cohésion sociale à Kayes : Des mécanismes traditionnels pour consolider les solutions

Kayes, 03 Fév (AMAP) Les participants à un « atelier régional sur la promotion de la culture de la paix et de la cohésion sociale à Kayes ont fait des recommandations qui se résument essentiellement au recours aux mécanismes traditionnels pour la résolution des conflits sociaux. Lors de cette rencontre, les 29, 30 et 31 janvier, ils ont, aussi recommandé la signature de pactes sociaux entre les communautés, l’implication de la diaspora dans les activités de la région, le respect des textes en vigueur, la prise en compte de certains passages de la Charte de Kuru Kan Fuga dans la Constitution. Jouissant d’une hospitalité légendaire, Kayes offre une diversité ethnique, source d’un brassage séculaire qui a valu à la cité l’appellation « Kayesba Diébakhaté ». Les populations, composées de diverses communautés, ont toujours vécu en parfaite harmonie dans la paix et la convivialité, selon le gouverneur, le colonel Moussa Soumaré, qui a présidé la rencontre avec les forces vives de la région, dans la salle de conférence de la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). « Malheureusement, ces dernières années, le vivre ensemble, qui a fait la richesse culturelle de cette région, s’effrite dangereusement, mettant en péril la cohésion sociale et menaçant, du coup, le fondement même de notre pays, en tant que nation. Aujourd’hui, nous assistons à des phénomènes auxquels une solution doit être trouvée sans délai », a fai constater le colonel Moussa Soumaré. Il s’agit, notamment, de la mise en cause de certaines pratiques traditionnelles ancestrales, des atteintes à l’intégrité morale et physique des personnes, les expropriations illégales, les cas litigieux autour des titres fonciers, de l’arrêt d’activités de développement, de l’exclusion sociale », a expliqué le gouverneur de la Région de Kayes. C’est dans ce contexte que les autorités administratives et politiques, ainsi que la société civile de la Région de Kayes organisent cet atelier régional pour permettre aux populations de débattre, ensemble, de ces phénomènes de société et de convenir des remèdes à leur apporter. Les thèmes portaient sur « Coutumes et traditions : facteurs de paix et de cohésion sociale », « Rôle de la diaspora dans la résolution des conflits sociaux » et « Citoyenneté et civisme ». Cet atelier avait pour objectif général de promouvoir et de consolider la paix, la cohésion sociale et l’entente entre toutes les communautés de la région. Il a balisé le terrain pour le forum sur l’esclavage prévu dans quelques mois dans la Cité des rails. Cette question qui fait l’objet de diverses interprétations a été esquissée lors de la rencontre. BMS/MD (AMAP)  

Bamako : Exposition d’art plastique sur la beauté noire

Bamako, 3 Fév (AMAP) L’exposition, « The Crow », (la couronne en anglais), des œuvres d’Eolia, artiste à la double nationalité nigérienne et béninoise, se tient, depuis la semaine dernière, à la Galerie Médina, à Bamako, la capitale malienne. Une dizaine de tableaux, conçus dans un style original et dans des formats divers, restituent à travers une série de visages et de portraits géants, la coiffure afro des années 60. Les tableaux d’Eolia, une riposte à la ségrégation raciale, sont vendus entre 500.000 et 2 millions de Fcfa. Ainsi, à travers le mode de coiffure ou l’expression des visages, elle fait ressortir l’engagement et la résistance des hommes et femmes contre l’injustice et le racisme. Elle tire ses inspirations de la lutte pour la sauvegarde de l’identité africaine, de la lutte contre le racisme. Elle prend, aussi, en compte les lois contre les actes de violence et l’injustice à l’égard de la race noire. Le vernissage de l’exposition s’est déroulé, jeudi dernier, en présence du chef de cabinet du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Yamoussa Fané, du directeur de la Galerie Médina, Igo Diarra, de l’artiste elle-même et du consul du Bénin au Mali. Selon l’artiste « c’est une responsabilité mais aussi un devoir de travailler sur la beauté noire ». « C’est dans l’authenticité que je travaille pour faire sortir les caractéristiques de la femme noire et le combat contre la race noire. L’exposition est une célébration de la beauté noire », a-t-elle dit. A travers ses tableaux, l’artiste Eolia célèbre le choix d’être nous-mêmes sans concession. Pour elle, l’histoire des cheveux noirs est importante. Longtemps rejeté par les normes de beauté euro centriques, le cheveu afro a été souvent considéré comme un symbole de défi politique. Son exposition fait suite à plusieurs actions contre la discrimination des cheveux naturels le 3 juillet 2019, en Californie (Etats-Unis), l’interdiction faites aux employeurs et aux écoles de discriminer les coiffures telles que les afros, les tresses, les twists et les dreadlocks. Yamoussa Fané a exprimé l’engagement du département en charge de laCulure à soutenir la démarche de l’artiste. « Après la reprise des activités culturelles, nous sommes très ravis de magnifier les œuvres d’une jeune artiste très engagée », a déclaré le chef de cabinet. Il a aussi salué la Galerie Médina pour ses actions en faveur des artistes. Lassana Igo Diarra a exprimé sa « réelle satisfaction » d’accueillir cette belle exposition. « C’est un privilège de recevoir ces belles factures de la création artistique », a-t-il commenté. Pour sa part, le collectionneur Mamadou Kanda Keïta a estimé que c’est un travail bien fourni avec une technique ancienne. « L’artiste utilise le charbon et le bois pour faire sortir la beauté de la femme africaine dans la lutte contre l’apartheid et l’identité culturelle. C’est un travail de qualité, car il y’a une harmonie entre la technique, les matériaux et la thématique », a ajouté M. Keita. L’artiste Eolia a un parcours atypique dans le domaine de la création artistique. Elle est diplômée en marketing et a décidé, après sa formation, de faire carrière dans la création contemporaine. Son exposition reste accrochée jusqu’au 15 février prochain, avant de s’envoler pour Los Angeles (États-Unis). AS (AMAP)

CHAN 2021 : Le Mali en finale

Bamako, 3 fév (AMAP) Le Mali a battu la Guinée (0-0, 5-4 t.a.b.), mercredi soir, au stade de Japoma à Douala, et se qualifie, au bout du suspense, pour la finale de la 6è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) qui se déroule au Cameroun depuis le 16 janvier. Les Aigles locaux, comme lors des quarts de finale, ont décroché leur ticket, après l’épreuve des tirs au but dans ce derby de l’Afrique de l’Ouest qui a connu un engagement physique des vingt-deux acteurs dès les premières minutes de jeu. Le défenseur malien, Mamadou Doumbia est sorti sur blessure, dès la 3è minute et conduit, immédiatement à l’hôpital, et le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé, blessé a, également, cédé sa place à Makan Samabaly (30è min). Les Guinéens ont dominé la première période et se sont créés les meilleures occasions de la partie. Victor Kantabadouno et le buteur maison, Yakhouba Gnagna Barry, ont été les plus dangereux durant la première mi-temps. Le gardien Djigui Diarra a été le joueur le plus en vue dans cette rencontre, multipliant les parades, à l’image du tir de Yakhouba Barry à la 14è minute. Maliens et Guinéens se sont neutralisés pendant les 90 minutes et les prolongations. Ainsi pendant 120 minutes, aucune équipe n’a pu débloquer le tableau d’affichage. Aux tirs au but, le Mali a réussi l’essentiel en remportant la série (5-4) malgré l’entrée en jeu du gardien Sékouba Camara à la place de Camara Moussa à la 119’. Les Aigles s’assurent le premier ticket pour la finale du CHAN 2020, prévue dimanche prochain à Yaoundé. Ils joueront contre le Maroc qui a dominé le Cameroun par un score sans appel de 4 à 0 Le Mali va jouer la deuxième finale de CHAN de son histoire, après celle de 2016, au Rwanda, perdue devant la RD Congo (0-3). Réactions d’après-match Entraîneur de la Guinée, Kafory Lappé Bangoura « Comme toujours, les derbys Mali-Guinée sont des matchs très difficiles. On a bien joué mais il y a eu une baisse de régime. Une répétition de retards, coupures d’électricité pendant les entraînements. Beaucoup d’aléas qui nous ont déstabilisés. La victoire a choisi le Mali, on n’a pas eu la chance. Les enfants ont mouillé le match, il y a beaucoup de forfait. On ne s’est pas reposé, on est fatigué. Depuis 1976, la Guinée n’a pas joué de finale, on voulait rentrer dans l’Histoire. Le foot africain a vraiment évolué, ça s’adapte. Les Entraîneurs africains ont été au rendez-vous. » Entraîneur du Mali, Nouhoum Diané « Ce n’était pas facile. La Guinée a eu beaucoup d’occasions. On n’a pas le choix, on se prépare en fonction de l’adversaire. La réalité, on fait tout pour gagner. Les équipes sont désormais difficiles à manœuvrer. Le staff médical mettra tout en œuvre pour qu’on retrouve de la fraîcheur. On a subi le jeu de la Guinée. On est là tranquillement. La Guinée nous a pris de haut, nous avons essayé de mettre la Guinée sous pression. On va essayer de préparer la finale, permettre aux gens de réparer ce qui n’a pas marché dès la 3è minute « . LMD (AMAP)

Bankass : Quatre présumés voleurs d’ovins aux arrêts

Bankass, 02 Fév (AMAP) Le commissariat de police de la ville de Bankass a arrêté, récemment, quatre voleurs d’ovins qui opéraient entre Bankass et Koro (Centre), a appris l’AMAP mardi. Selon le commissaire principal de police de la ville de Bankass, Sékou Mané, lors d’une patrouille en ville, le 26 janvier, l’équipe d’intervention de la police a coïncidé avec un attroupement autour d’un individu et un marchand d’ovins qui se disputaient la propriété de deux moutons. La police a interpellé le marchand d’ovins qui était de passage pour Bamako. Au commissariat, il a déclaré avoir acheté 10 têtes de moutons avec un jeune de Bankass, à la foire de Koro. Une mission dirigée par le chef de la Brigade de recherches (BR), le sergent-chef  Mamadou Z. Coulibaly, s’est rendue à Koro, pour vérifier les allégations du mis en cause. A son retour, les policiers sont revenus avec quatre individus trouvés en possession de neuf têtes de moutons qu’il voulait vendre à Koro. Au cours de leurs interrogatoires, ils ont avoué d’autres forfaits qui ont permis à la police de Bankass de saisir une vingtaine d’ovins. Cette bande opère entre Bankass et Koro depuis plus de quatre ans à bord d’une moto tricycle qu’ils louaient avec des particuliers. Le cinquième membre du groupe de malfaiteurs reste toujours introuvable mais des recherches sont en cours pour son l’interpeler et le mettre à la disposition de la justice à Bankass. AKG/MD (AMAP)

Mine d’or de Morila : Perspective de relance de la production

  Bamako, 03 Fév (AMAP) « Nous sommes en passe de sauver plus de 500 emplois directs et près de 2.000 emplois indirects. Donc, dans ce cadre-là, il était important pour nous de venir voir comment tout cet arsenal se met en place au profit des populations riveraines et, d’une manière générale, au profit de la population malienne », a déclaré le ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, lundi dernier, en marge des travaux de la 2ème session du Conseil d’administration de la mine d’or de Morila sous l’exploitation de Firefinch. Il était accompagné d’une forte délégation comprenant notamment le directeur national de la géologie et des mines, Cheick G. Keita. Depuis son entrée en exploitation en 2000, le site de Morila, situé à quelque 280 km au sud-est de Bamako, a produit plus de 7,4 millions d’onces d’or, à partir de l’extraction à ciel ouvert et du traitement des stocks et des résidus sur 20 ans de propriété de Barrick/AngloGold. Firefinch, anciennement appelé Mali Lithium, est depuis 2011 un explorateur aurifère actif au Mali. Troisième producteur d’or en Afrique, en novembre 2020, la société a acquis une participation de 80% dans la mine d’or de Morila, dans laquelle l’Etat du Mali détient 20%. Morila est une mine d’or en exploitation et dispose d’une usine de traitement de 4,5 millions de tonnes par an et de toutes les infrastructures requises pour un site minier autonome. À leur arrivée, le ministre et sa délégation ont été accueillis dans la salle de conférence de la mine d’or de Morila par son directeur général, Drissa Arama. Lamine Seydou Traoré a, aussitôt, participé à la 2ème session du Conseil d’administration de la mine. A la fin de la rencontre, le ministre a, successivement, visité la carrière d’exploitation de la mine, l’usine de production d’or et le Centre agrobusiness de Morila. Ce centre est composé de trois volets : l’aviculture, la pisciculture et un jardin maraîcher d’environ un demi-hectare. « Aujourd’hui, l’avenir de Morila est sur une bonne tendance. Nous espérons qu’avec les investissements que nous devons avoir, très bientôt, on pourra commencer l’exploitation minière. Aujourd’hui, on peut dire que les choses vont comme nous les avons planifiées », a expliqué le directeur général de la mine d’or de Morila, tout en précisant que la production d’or du site est d’environ 120 kilos par mois. « Nous devons aller vers les 200, 300 jusqu’à une tonne d’or par mois. C’est ce que nous envisageons de faire. Nous pensons que dans le futur, on pourra augmenter la production avec beaucoup plus de ressources », a-t-il dit. Drissa Arama a rassuré le ministre que la société veut travailler dans la transparence. Au terme des différentes visites, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau a déclaré qu’il était important pour lui de venir voir ce qui se passe, afin de prodiguer des conseils et faire aussi des mises en garde. « Une mise en garde pour respecter les clauses du contrat, pour inviter la société à davantage de coopération avec les opérateurs économiques maliens. Et on a été agréablement surpris de constater que c’est le leitmotiv du groupe Firefinch qui nous a démontré clairement que sur 500 employés, il y a à peine 4 expatriés. Ce sont des choses qui doivent être encouragées », a soutenu Lamine Seydou Traoré. Parlant de la 2ème session du Conseil d’administration de la mine d’or de Morila sous Firefinch, le ministre a dit que les signaux sont bons. « C’est vrai qu’avec les projections qui ont été faites par rapport à la fermeture de la mine à l’horizon de juin 2021, elles étaient de nature à déséquilibrer un peu les comptes financiers. Mais des investisseurs sont résolument engagés à faire en sorte que les emplois puissent être gardés et que la mine puisse continuer à être exploitée », a-t-il indiqué. « Les éléments qu’on nous a présentés montrent bien qu’avec l’accompagnement du gouvernement et de la population ainsi que l’engagement des investisseurs, nous arriverons à faire briller encore l’or de Morila pour le bonheur des Maliens », a affirmé le ministre. Auparavant, la délégation ministérielle avait rendu une visite de courtoisie au chef de village de Sanso. AG/MD (AMAP)  

Extraction de sable et gravier : Une porte de sortie pour la population de Koulikoro

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 02 fév (AMAP) Il est environ 8 heures. Sur les berges du fleuve Niger, à Koulikoro, à 60 km de Bamako de la capitale malienne. Des dizaines de pirogues et de pinasses sont accostées. Hommes, femmes et enfants travaillent. Les camions-bennes acheminent des chargements de sables et de graviers sur Bamako. D’autres attendent d’être chargés. En effet, la capitale du Meguétan est l’un des principaux fournisseurs de Bamako en sables et graviers. Ces matériaux sont extraits par des travailleurs venus de l’intérieur du pays. L’activité est une source de revenu pour des centaines de personnes dans cette ville qui a, pourtant, du mal à se remettre de la fermeture de l’Huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA). Elles y gagnent leur pain grâce au développement du secteur du Bâtiment et des travaux publics (BTP). Bamako et ses périphériques sont en permanence en chantier. Le sable et le gravier sont nécessaires en BTP sont utilisés dans la fabrication de briques, la construction des bâtiments et autres travaux publics. Les jeunes parcourent plusieurs kilomètres sur le fleuve pour atteindre les sites d’extraction, situés loin de la ville. Ils plongent dans les profondeurs du fleuve pour extraire les précieux matériaux. Pour ce faire, les «extracteurs» se repartissent en équipe de sept personnes dont six hommes et une femme. Ils embarquent à bord d’une pinasse qui les conduit au milieu du fleuve. Les hommes descendent sous l’eau pour extraire le sable ou le gravier et remplissent l’embarcation. La seule femme présente à bord évacue l’eau pour éviter à la barque de chavirer. Abdoulaye Nago, 35 ans, est originaire de Tombouctou. Habillé en blouson de couleur bleue et d’un jean gris-clair, le trentenaire est l’un des nombreux jeunes qui vivent de l’extraction de sable. «Cela fait 8 ans que j’exerce cette activité. Elle me permet de subvenir aux besoins de ma famille et d’envoyer de l’argent à mes parents au village», explique-t-il, précisant qu’il gagne entre 5.000 et 7.500 Fcfa par jour. Pour cela, le travail dure de 8 heures à 15 heures. «En période de froid, le travail est pénible. Néanmoins, nous arrivons à soustraire par jour 4 à 5 chargements de pirogues. Ce qui correspond à un chargement de benne», explique Abdoulaye. Cette embarcation qu’ils louent appartient à Issa Berthé. Rencontré sous un hangar installé au bord du fleuve, il estime que cette activité nourrit de moins en moins son homme. «Nous avons des difficultés à écouler nos graviers à cause de la concurrence des producteurs de gravier concassé. Pourtant, nous employons plusieurs jeunes», souligne-t-il. La vente de sable reste la principale source de revenu. En la matière, un chargement de camion-benne à 12 roues est cédé à 60.000 Fcfa contre 40.000 Fcfa pour le camion à dix roues et 30.000 Fcfa à 32.500 Fcfa pour six roues. Signalons qu’il existe plus de deux carrières qui produisent du concassé dont la tonne est vendue entre 8.000 et 9.000 Fcfa. Drissa Diarra est également propriétaire de pirogue qui transporte ces matériaux. Elle est équipée d’un générateur électrogène dont la valeur est estimée à 400.000 Fcfa. «Avec 300.000 Fcfa, on pouvait avoir une pirogue neuve. Il faut maintenant dépenser 500.000 Fcfa pour l’achat du bois. Les frais de fabrication sont passés de 50.000 Fcfa à 110.000 Fcfa», regrette Diarra. Les exploitants sont, aussi, assujettis au paiement d’impôts. «A chaque voyage de benne, nous payons 750 Fcfa et 1.000 Fcfa à la mairie. La taxe d’embarcation s’élève à 300.000 Fcfa par an et par plage », détaille-t-il. En plus de ces charges, ils doivent faire face à la présence d’un extracteur sur le fleuve. «La machine peut faire le travail de 100 pirogues par jour. Il n’y a pas de travail dans ce pays et nous avons des diplômés parmi nous », fait remarquer Diarra qui se demande si l’utilisation d’un extracteur réduit le chômage. Des femmes et des enfants ramassent les restes de sable et de gravier dans les pinasses. Ils les vendent pour gagner un peu d’argent. Aminata Tolo, trentenaire, originaire de Douentza, dans le Centre du Mali, en fait partie. «Je suis là depuis l’année dernière. Dieu merci, je gagne un peu d’argent. J’arrive même à envoyer de l’argent à mes parents au village. Par jour, je peux gagner 2.500 à 3.000 Fcfa voire 4.000 Fcfa», confirme-t-elle. Comme elle, Kadidia Dicko, 28 ans, accompagnée de sa fille de 10 ans, vient de Tonga, un village sur l’autre rive du fleuve à Koulikoro. «C’est à cause de la pauvreté que je fais ce travail. Je suis mariée et mère de quatre enfants. Cette activité me permet de joindre les deux bouts et d’aider mon mari», confie la dame qui espère trouver un travail mieux rémunéré. Elle dit avoir fait une fausse couche l’année dernière. « Mon mari me conseille d’abandonner cette activité mais je n’ai pas le choix. Il me faut gagner de l’argent», avoue-t-elle. Selon Bakoroba Kané, maire de la Commune urbaine de Koulikoro, l’extraction de sable et de gravier permet à la collectivité de payer régulièrement les salaires du personnel. « Grâce à cette activité, la population arrive à s’en sortir », estime l’édile. Il envisage alors de la valoriser afin qu’elle en bénéficie davantage. « Car, les camions viennent de Bamako acheter la matière à vil prix pour la revendre très cher dans la capitale », se justifie M. Kané. AG/MD (AMAP)