Kangaba : Atelier de finalisation, impression et dissémination du livret sur les dispositions du Code pénal relatives au genre et Violences basées sur le Genre

Kangaba, 25 juin (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de Finalisation, impression et dissémination du livret sur les dispositions du Code pénal relatives au genre et Violences basées sur le Genre, a été présidée mercredi à Kangaba, per la chargée de mission au Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Fatoumata Siré Diakité, a constaté l’AMAP. Prennent part à cet atelier, le Directeur du Programme National pour l’Abandon des Violences Basées sur le Genre, Youssouf Bagayoko, les représentants de la Direction régionale de la Promotion de la femme de l’enfant et de la famille, de la Direction régionale de la Santé, de la Direction régionale du Développement Social, de la Direction régionale de la Police et de la Gendarmerie, du Tribunal , des Légitimités Traditionnelles, des ONG, de One stop center, de la CAFO et de l’Académie. Il vise surtout à assurer la finalisation, l’impression et la dissémination efficace et systématique du livret sur les dispositions du Code pénal relatives au genre et VBG à tous les niveaux institutionnels et communautaires du pays. Il s’agira spécifiquement d’intégrer les contributions faites lors de l’atelier de validation du livret, d’imprimer la version finale du livret, de disséminer le livret auprès des acteurs intervenant dans le domaine des VBG et d’assurer le suivi des activités et la production du rapport des activités. La chargée de mission du Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille a dans son intervention placé l’atelier dans son contexte. En effet, dans la lutte contre les VBG, l’Etat et ses partenaires ont fourni assez d’efforts, notamment la ratification des textes juridiques internationaux et régionaux. Au plan national, le gouvernement du Mali a pris des mesures politiques, juridiques, institutionnelles et stratégiques pour prévenir et répondre aux cas de Violences Basées sur le Genre (VBG) en l’occurrence la Politique nationale genre, la Politique nationale pour l’abandon de la pratique de l’excision, la constitution du Mali, le Code pénal, la création du programme national pour l’abandon des Violences basées sur le genre (PNVBG), la Stratégie nationale holistique pour mettre fin au VBG. Malgré ces efforts, les VBG demeurent des obstacles majeurs au respect des droits humains, à l’égalité entre les sexes et à la cohésion sociale. Pour renforcer la réponse institutionnelle et juridique face à ce phénomène, le gouvernement a procédé à la révision du Code pénal, un cadre juridique salutaire. Toutefois, plusieurs défis persistent car la majorité des citoyens, des acteurs communautaires, et parfois même des intervenants institutionnels ne maitrisent pas suffisamment les dispositions du Code pénal en matière de VBG. C’est dans ce contexte que le PNVBG a produit un livret sur les dispositions du Code pénal relatives au genre et VBG, simplifié, adapté aux différents niveaux d’acteurs pour faciliter la vulgarisation de ces dispositions. Cet atelier de finalisation, impression et dissémination du livret est la suite logique de l’élaboration de ce livret. SD/KM (AMAP)
Santé : « À ce jour, il demeure difficile de guérir la drépanocytose qui impacte considérablement la vie des patients », dixit Mody Coulibaly, médecin traitant

Bamako, 25 juin (AMAP)La drépanocytose est une maladie génétique de l’hémoglobine, une substance contenue dans les globules rouges qui assure le transport de l’oxygène dans tout l’organisme. À ce jour, il demeure difficile de guérir cette maladie qui impacte considérablement la vie des patients. Elle peut entraîner un retard staturo-pondéral, un ictère, des ulcères de jambe ou encore des ostéonécroses aseptiques (ONA). Autant de complications qui altèrent la qualité de vie, affectent l’image de soi et peuvent, à la longue, provoquer de l’anxiété, de la dépression et un isolement social. La drépanocytose entraîne également des absences répétées à l’école pouvant conduire à l’abandon scolaire, ainsi que des absences au travail. À cela s’ajoutent les coûts de la prise en charge et les nombreuses nuits blanches pour les parents. Dans cet entretien, Mody Coulibaly, médecin traitant au Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose, aborde les signes de cette maladie, les traitements disponibles et les progrès réalisés dans sa prise en charge. « En cas de drépanocytose, l’agglomération de l’hémoglobine S conduit les globules rouges à prendre la forme d’une faucille. C’est pourquoi la drépanocytose est parfois appelée anémie falciforme ou anémie à hématies falciformes », explique le médecin traitant au Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose. Selon le spécialiste, l’anémie désigne un manque d’hémoglobine ou de globules rouges et se traduit par une fatigue excessive ainsi qu’une sensation de faiblesse. « Lorsque l’anémie est assez sévère, le malade peut avoir des difficultés à respirer (essoufflement) et une accélération des battements du cœur (tachycardie) », précise-t-il. Parmi les autres signes de la maladie figurent les crises douloureuses, également appelées crises vaso-occlusives, dues à une mauvaise irrigation sanguine de certains organes. Selon ses explications, ces crises se manifestent par des douleurs vives et brutales dans certaines parties du corps et peuvent, à la longue, entraîner la destruction de certains organes ou de certaines parties d’organes, un phénomène appelé nécrose. Ces douleurs, qui constituent les manifestations les plus fréquentes de la maladie, peuvent être soudaines, aiguës, transitoires — durant quelques heures ou quelques jours — ou encore chroniques, s’étendant sur plusieurs semaines. Poursuivant ses explications, il souligne que ces souffrances sont favorisées par la déshydratation, raison pour laquelle il est recommandé de boire abondamment de l’eau. Par ailleurs, Mody Coulibaly indique qu’elles peuvent également être déclenchées par le froid, l’altitude, le stress, les efforts physiques excessifs ou encore les infections. « Les enfants, et dans une moindre mesure les adultes, sont très sensibles aux infections bactériennes. Celles-ci peuvent se développer de manière fulgurante et doivent donc être traitées rapidement », prévient le spécialiste. Traitement Selon le médecin traitant au Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose, il est possible de soulager les douleurs pendant les crises, de prévenir les infections graves et de prendre en charge les complications de la maladie. « On ne sait pas encore guérir la drépanocytose », rappelle-t-il. Toutefois, il précise que le Centre dispose, en phase intercritique, d’un traitement mensuel comprenant l’acide folique, le zinc et un traitement antipaludique préventif. Certains patients bénéficient également de l’Hydréa. En phase critique, notamment lors des crises vaso-occlusives, les traitements utilisés comprennent les antalgiques de niveaux 1, 2 et 3 — paracétamol, tramadol, Néfopam et morphine — ainsi que la transfusion sanguine et les échanges transfusionnels. Difficultés Abordant les difficultés rencontrées dans la prise en charge, le médecin évoque notamment la disponibilité de certains médicaments, les ressources financières limitées de certains parents, qui compliquent le suivi des patients, ainsi que les défis liés à la sécurité transfusionnelle. « La population n’est pas suffisamment informée. La sensibilisation au dépistage est primordiale, car elle permet de freiner la transmission de la drépanocytose », confie Mody Coulibaly. Selon lui, plus la maladie est dépistée tôt, meilleure sera la prise en charge et plus grandes seront les chances de survie de l’enfant. Le spécialiste dénonce également les discriminations dont sont victimes les personnes atteintes de drépanocytose. « Les drépanocytaires ne doivent pas fournir d’efforts physiques intenses. Ils sont donc souvent dispensés des cours d’éducation physique et sportive. Aux yeux de l’enfant, cela peut être perçu comme une forme de discrimination. Nous avons également vu certains de nos patients perdre leur emploi lorsque leur employeur a appris leur statut », regrette-t-il. Progrès réalisés S’agissant des progrès réalisés dans le traitement de cette maladie héréditaire, Mody Coulibaly met l’accent sur l’Hydréa, la transfusion sanguine, les échanges transfusionnels ainsi que l’érythraphérèse. BBC/KM (AMAP)
Missions diplomatiques et consulaires du Mali : Cinq nouveaux chargés de communication mis en route

Il s’agissait pour le gouvernement de formuler des conseils, des orientations et des attentes à l’endroit de ces professionnels de média Bamako, 24 juin 2026 (AMAP)– Cinq nouveaux chargés de communication nommés dans les ambassades et consulats du Mali ont été mis en route, ce mercredi 24 juin 2026 au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, par le gouvernement. C’était à la faveur de la session d’échange avec ces professionnels de média. La rencontre a été présidée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui avait à ses côtés ses collègues de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement le Général de brigade Issa Coulibaly, et de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a constaté l’AMAP. Ces cinq chargés de communication sont Agaly Ag Guissa, affecté à l’ambassade du Mali à Abidjan en Côte d’Ivoire, Habibatou Koyan Diakité en poste à l’ambassade du Mali à Bruxelles en Belgique, Mahamadou Koné affecté à l’ambassade du Mali à Addis-Abeba en Ethiopie, Ousmane Daou en fonction à l’ambassade du Mali à Dakar au Sénégal et Tiéssira Dembélé affecté à la mission permanente du Mali auprès des Nations unies à New-York. Cette rencontre a été précédée par l’organisation d’une session d’orientation et d’information à l’intention de ces chargés de communication, mardi dernier. Au cours de leurs interventions, les ministres ont formulé chacun en ce qui les concerne des conseils, des orientations et attentes à l’endroit de leurs interlocuteurs. Le ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation a appelé les chargés de communication à être très «réactifs» soulignant que «l’information, quand on ne la donne pas, on vient de nous la retirer». Le Général Issa Coulibaly les a également invités à démonter les narratifs «hostiles» à notre pays. «Quand on veut trainer notre pays dans la boue, il faut être là pour le défendre», a-t-il conseillé. De son côté, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration a invité les chargés de communication de représenter fidèlement la voix du Mali et de soutenir sa position «officielle». Il s’agit également de défendre l’image et les intérêts du pays au niveau de leurs juridictions respectives. Alhamdou Ag Ilyène les a invité à beaucoup plus de professionnalisme et à travailler «main dans main» avec leurs homologues de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a exhorté les nouveaux conseillers en communication dans les missions diplomatiques et consulaires du pays à «maintenir la garde». Abdoulaye Diop les a ensuite invités à garder à l’esprit qu’ils sont investis d’une mission de représentation de l’État et à ne tenir que des propos qu’ils sont en mesure d’assumer pleinement. En retour, le porte-parole des chargés de communication Mahamadou Koné a remercié les autorités pour leur nomination à ces postes. Il a assuré que les trois principes qui guident désormais l’action publique dans notre pays, constitueront leur boussole à savoir le respect de la souveraineté du pays, le libre choix des partenariats et la défense des intérêts du peuple malien. «Nous resterons toujours à l’écoute des orientations des ambassadeurs afin d’aider le Mali à aller de l’avant et à être le plus envié au monde», a déclaré Mahamadou Koné, soulignant qu’ils sont prêts à aller sur le «front». BD/CMT (AMAP)
Météo : Orages et pluies attendus dans plusieurs régions du Mali

Bamako, 24 juin (AMAP) Des orages accompagnés parfois de pluies d’intensité faible à modérée sont prévus au cours des prochaines 24 heures dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Nioro, Nara, Kita, Bougouni, Sikasso, Dioila, Koutiala, San, Gao, Ménaka et Kidal, ainsi que dans le district de Bamako, selon le bulletin de Mali-Météo. La visibilité reste affectée par la poussière en suspension (4 à 7 km) dans les régions du Nord, tandis qu’elle est bonne à assez bonne (7 à 10 km) dans le reste du pays. Les températures maximales connaîtront une légère hausse dans les régions du Sud et resteront globalement stables ailleurs par rapport à la veille. Le bulletin précise que les maximales atteindront notamment 42°C à Tombouctou, 41°C à Ménaka, 40°C à Gao et Kidal, et 39°C à Mopti et Nara, avec des vents généralement faibles à modérés. OS/KM (AMAP)
Actualité : Le Burkina Faso rejette une résolution du Parlement européen

Bamako, 24 juin (AMAP) Le gouvernement burkinabè a rejeté mardi avec fermeté la résolution adoptée le 18 juin 2026 par le Parlement européen sur la situation des libertés fondamentales et de l’espace civique au Burkina Faso. Dans ce document signé par le ministère des Affaires étrangères, les autorités burkinabè qualifient la résolution d’« ingérence inacceptable » dans les affaires intérieures d’un État souverain et dénoncent une démarche fondée sur des « desseins néocoloniaux » et des « appréciations partiales ». Le gouvernement estime que le texte ignore les efforts consentis depuis 2022 dans la lutte contre le terrorisme, la reconquête du territoire national et la consolidation de l’économie. Il rappelle également que la crise sécuritaire au Sahel trouve son origine dans les conséquences de l’intervention militaire de l’OTAN en Libye en 2011 . Tout en réaffirmant son attachement à un dialogue « franc, respectueux et mutuellement bénéfique » avec l’Union européenne, Ouagadougou considère que la résolution du Parlement européen est « nulle et de nul effet ». Le Burkina Faso affirme poursuivre sa politique de reconquête territoriale, de refondation de l’État et de défense de ses intérêts fondamentaux conformément aux aspirations du peuple burkinabè. KD/KM (AMAP)
Beijing : Conférence sur l’évolution des progrès politiques chinois

Beijing, 24 juin (AMAP) L’école du Parti Comité Central du Parti Communiste Chinois, a reçu dans la soirée du jeudi, la visite des journalistes africains du Centre International de Presse et de la Communication Chinoise. Cette école est une académie nationale chinoise, qui abrite le musée du parti, et qui cadre les élites politiques et institutionnelles. Elle définit l’histoire du PCC, son fonctionnement et ses objectifs. Il faut souligner le PCC, est le Parti politique au pouvoir en Chine depuis 1949. C’est une organisation très hiérarchisée et centralisée. Il a une structure pyramidale, une base de cellules du Parti dans chaque entreprise, Université, village, administration. Tous les 5 ans, Le Congrès national élit le Comité central de 200 membres. De leur tour, ils choisissent le Bureau politique de 25 membres. Au Sommet, siège sept (7) personnes du Comité permanent du Bureau politique. C’est là que les vraies décisions se prennent. Xi Jinping Secrétaire général du PCC, Président, Chef des armées, dirige l’État, l’armée, et définit les grandes orientations politiques, économiques du pays. A l’interne du PCC, le débat politique, puis une fois la décision prise, tout le monde s’aligne. A la suite de la visite dans les locaux, les professionnels du medias ont assisté à la conférence de presse aminée par le professeur Xie Chuntao, vice président exécutif de l’école PCC. Une conférence au cours de la quelle, il a présenté le projet présidentiel sur la civilisation mondiale et a répondu à des nombreuses des journalistes. Dans son introduction, le professeur a fait savoir que la civilisation mondiale est une initiative diplomatique promue par le Président chinois Xi Jinping depuis le 20 mars 2023. Il vise à promouvoir les échanges culturels, le respect mutuel et la coexistence entre les civilisations du monde entier. Ainsi, les journées internationales pour le dialogue entre civilisations mettent pleinement en œuvre l’avancée de cette initiative. C’est aussi une opportunité et une plateforme mondiale pour accueillir des activités et réaliser cet objectif. « Nous accueillons les chercheurs, les professeurs et les journalistes pour mener un dialogue direct afin de discuter de la mission des médias dans le cadre de l’Initiative pour la Civilisation Mondiale. » Pour promouvoir la compréhension mutuelle et les échanges culturels, les Chinois ne croient pas au choc des civilisations. Par ce que la civilisation chinoise peut vivre en harmonie avec n’importe quelle civilisation. Comme l’a proposé le Président, avec l’Initiative pour la civilisation mondiale : les différentes civilisations doivent se respecter, se tolérer, s’apprendre mutuellement. Les Chinois respectent non seulement toutes les civilisations, mais tolèrent et apprennent d’elles. Le spécialiste, regrette de l’écris d’un éminent universitaire américain « Le choc des civilisations » dans son livre, il parle sur le conflit entre civilisation chrétienne et civilisation islamique. Il considère sa civilisation chrétienne supérieure et ne reconnaît même pas certaines civilisations. « J’ai été bouleversé par l’ancienne civilisation mexicaine et africaine, quand je me suis rendu. Mais je vois que les colonisateurs occidentaux ne considéraient pas souvent la civilisation africaine ou d’autres civilisations comme de « vraies » civilisations. » Pour valoriser cette mentalité, en 2019, la Chine a lancé la Conférence sur le dialogue des civilisations asiatiques. La majorité des participants étaient asiatiques. Une dirigeante hors Asie a été invitée. Elle est l’ancienne présidente grecque, professeure de formation, elle a dit sur place : « Le manque de respect pour une autre civilisation donne des raisons de douter qu’on soit soi-même vraiment civilisé ». Cependant, en réponse aux questions des journalistes concernant les conseils et positions : le professeur a indiqué qu’ils peuvent être déposés auprès du PCC. Pour lui, dans le système politique chinois, il y a une conférence consultative politique du peuple, à tous les échelons, du gouvernement central jusqu’à la base. À la CCPPC, les membres peuvent faire des propositions qui remontent jusqu’aux dirigeants du Parti. Les représentants de l’APN et de la CCPPC ne déposent pas seulement leurs propositions, ils donnent aussi leurs avis sur beaucoup de sujets. Leurs conseils peuvent être transmis aux secteurs concernés via les canaux officiels. Chaque année, les départements doivent répondre aux députés de l’Assemblée nationale populaire et aux membres du Comité national de la CCPPC. Pour certaines questions liées au travail, après étude, on leur donne un feedback via une procédure spécifique. Les canaux pour formuler des suggestions sont donc ouverts, et les canaux pour qu’elles soient prises en compte aussi. Aussi, il faut noter qu’en Chine, le système de coopération multipartite fonctionne sous la direction du PCC. Les autres partis démocratiques ont moins de membres que le PCC. Ils regroupent surtout des intellectuels, scientifiques, professeurs, médecins. Ils participent aux consultations politiques et au contrôle démocratique. MS (AMAP) envoyée spéciale à Beijing
Bougouni : le pilotage de la campagne de distribution massive de moustiquaires imprégnées au centre d’une rencontre

Bougouni 24 Juin (AMAP) Réunion du comité de pilotage de la campagne de distribution de masse de couverture universelle des moustiquaires imprégnées d’insecticides (CDM) 2026 dans le district sanitaire de Bougouni a constaté l’AMAP. 437 150 moustiquaires destinées à 129 847 ménages au bénéfice de 779 084 habitants cibles. Cette rencontre du comité de pilotage de la campagne de distribution de masse en couverture universelle de moustiquaires d’insecticides (CDM) 2026 a pour objectif de contribuer à l’augmentation du taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées (MII) de 62% à 70 %. Elle permettra de réduire les taux de morbidité et de mortalité liés au paludisme au Mali. C’était sous la présidence du premier adjoint au préfet, Makan Bougoudogo le mardi 23 juin 2026 dans la salle de réunion de la préfecture de Bougouni en présence du médecin chef du csref de Bougouni, le Docteur Malla Sylla, des services techniques de la santé, du développement et de l’économie solidaire, de la protection civile, et des acteurs de la société civile. Lors de sa présentation, le médecin chef Adolphe Doumbia, point focal paludisme au csref de Bougouni a rappelé que le paludisme est un problème majeur de santé publique au Mali soit environ 3,7 millions de cas en 2024,1 129 793 cas de paludisme grave avec 1638 décès (1,4‰ de létalité). Ainsi, selon lui, cette campagne se tiendra du 30 juin au 5 juillet 2026 sur l’ensemble du district sanitaire de Bougouni en milieu urbain en dénombrement et distribution simultanée de porte à porte destinée à 75 354 personnes pour 12 559 ménages. Pour le milieu rural elle fait suite à un recensement communautaire suivi de distribution en sites fixes qui cible 703 730 personnes pour 117 288 ménages. En termes de globalité, cette campagne est destinée à 779 084 habitants cibles pour 129 847 ménages pour 437 150 moustiquaires imprégnées MII pour le district sanitaire de Bougouni. Pour la situation du paludisme dans district sanitaire de Bougouni en 2025, ajoute-t-il, elle se présente avec un paludisme confirmé de 108 142 cas (48% de consultation curative), un paludisme simple de 79 051 cas et un paludisme grave de 29 091 cas. Ainsi pour les moins de 5 ans, il a été enregistré par les services de santé 35 311 cas confirmés, pour les femmes enceintes 4 811 cas confirmés pour 46 décès. Pour la campagne de distribution de moustiquaires explique-t-il, 8743 balles de MII soit 437 150, 100% d’unités ont été reçus par le district sanitaire de Bougouni. Après la présentation, les questions réponses ont permis d’édifier les participants sur les difficultés et contraintes et le chronogramme de formation des formateurs au niveau régional et local, de la formation des agents communautaires, de la supervision des activités et de la restitution des résultats de cette campagne de distribution de masse de couverture universelle des moustiquaires imprégnées d’insecticides (CDM) 2026 à Bougouni. Le paludisme demeure ainsi comme un défi majeur de santé publique au Mali, touchant particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Malgré les nombreuses stratégies mises en œuvre par les autorités sanitaires et les partenaires, la lutte contre cette maladie ne peut être efficace sans une forte implication des communautés. BHT/KM (AMAP)
Communication, Economie numérique et Modernisation de l’Administration : les grandes réalisations et les perspectives

Bamako, 24 juin (AMAP) Le ministre Alhamdou Ag Ilyène a présenté le bilan des actions réalisées par son département pendant les cinq dernières années. Il a également évoqué les grands chantiers dans le cadre de l’AES, a constaté l’AMAP. S’il y a un secteur qui a connu de profondes mutations au cours de ces dernières années, c’est bien celui de l’écosystème de la communication, du numérique et de la modernisation de l’administration publique. Malgré l’adversité à laquelle il fait face, notre pays, sous le leadership du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a su apporter une riposte vigoureuse qui lui a permis d’assoir sa souveraineté dans un monde où tous les coups sont permis. Le constat a été fait hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB) par le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène qui a présenté aux hommes de médias, le bilan des actions réalisées par son département pendant les cinq dernières années et les perspectives pour consolider notre souveraineté informationnelle et accélérer la transformation numérique du Mali. Face aux professionnels des médias, le ministre a soutenu que de l’audiovisuel public aux infrastructures numériques, en passant par la modernisation de l’administration, tous les chantiers ont connu des avancées majeures et plusieurs autres initiatives sont en cours. Dans le secteur de l’audiovisuel par exemple, le ministre a évoqué l’avancement du projet de construction et d’équipement de la Tour de l’ORTM dont le taux global d’exécution a atteint les 71%. Le déploiement des équipes de production dans plusieurs régions, la création de plusieurs émissions sont autant d’initiatives qui visent à enrichir les contenus au niveau de la télévision nationale. Concernant l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Alhamdou Ag Ilyène a mis en avant le renforcement des ressources humaines, l’élaboration du plan stratégique 2025-2027, ainsi que la modernisation du journal L’Essor, dont la pagination est passée à 24 pages avec 12 pages en couleurs. La structure poursuit également son développement numérique avec l’installation prochaine d’une imprimerie moderne. Sur le volet numérique, le ministre a mentionné le «Projet Mali Numérique», avec le renforcement du maillage territorial en fibre optique et le déploiement de plusieurs centaines de kilomètres d’infrastructures. La mise en œuvre du Datacenter national, le développement des services cloud souverains et l’amélioration de la connectivité des services publics figurent parmi les grands chantiers engagés. Dans le domaine de la modernisation de l’administration, plusieurs avancées ont été citées, notamment la digitalisation du casier judiciaire, l’introduction des paiements électroniques pour certains services publics et le lancement progressif du Guichet unique administratif. A la faveur de toutes ces avancées, le ministre a révélé que plusieurs milliers d’incidents réseau ont été résolus et cela va se consolider avec le déploiement d’autres solutions numériques destinées à améliorer la performance de l’administration publique. Concernant les perspectives, Alhamdou Ag Ilyène a fait savoir que son département entend poursuivre les réformes engagées. Parmi les priorités annoncées figurent la finalisation de la Tour de l’ORTM, le lancement de nouvelles chaînes régionales, la généralisation de la signature électronique, le renforcement de la cybersécurité et l’extension des infrastructures numériques. Le ministre a également annoncé la poursuite de la modernisation de La Poste avec la perspective de sa transformation en société d’État, ainsi que le développement de nouveaux services comme Post’Express et la Banque Postale. La communication au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) figure également parmi les perspectives. A cet égard, le ministre a rappelé la convention de partenariat entre les médias publics du Mali, du Burkina Faso et du Niger, consacrant la création du portail de la Web TV AES, de la TV AES, de la Radio AES et de l’Agence de presse AES. Toutes choses qui traduisent, selon lui, la volonté des Chefs d’Etat de développer des plateformes communes de communication entre les États de l’AES. LA/KM (AMAP)
Sécurité: le couvre-feu prorogé d’un mois avec des horaires aménagés dans la région de Koulikoro

Bamako, 23 juin (AMAP) Le gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, a signé mardi une décision prorogeant d’un mois le couvre-feu en vigueur dans la région, du 24 juin au 23 juillet 2026, avec des horaires modifiés selon les localités, a appris l’AMAP de source officielle. Selon la décision N°2026-00265/GRK-CAB, trois régimes d’horaires distincts sont appliqués. Dans les villages des communes rurales de Kalaban-Coro, Mandé, Sangarébougou, Moribabougou, N’Gabacoro, Dilakorodji et Dogodouman, ainsi que dans la ville de Koulikoro, le couvre-feu s’applique de minuit à 05h30 du matin. Les villes de Kati, Banamba, Kangaba et Kolokani sont soumises à un couvre-feu de 23h00 à 06h00 du matin. L’ensemble des autres localités de la région non citées sont, quant à elles, soumises à un couvre-feu de 21h00 à 06h00 du matin. La circulation des camions bennes reste par ailleurs temporairement interdite dans la région, conformément aux dispositions d’une décision antérieure datée du 15 mai 2026. L’exécution de cette décision est confiée aux préfets, sous-préfets, aux responsables des forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux autorités administratives et locales compétentes. KD/CMT (AMAP)
Bougouni : 437.150 moustiquaires imprégnées seront distribuées à 779.084 personnes

Bougouni, 23 juin (AMAP)– Le district sanitaire de Bougouni distribuera 437.150 moustiquaires imprégnées d’insecticide à 779.084 personnes réparties dans 129.847 ménages, du 30 juin au 5 juillet 2026, dans le cadre de la campagne de distribution de masse à couverture universelle (CDM), a constaté l’AMAP. L’annonce a été faite, mardi, lors de la réunion du comité de pilotage présidée par le 1ier adjoint au préfet, Makan Bougoudogo, en présence du médecin-chef du Centre de santé de référence (Csref) de Bougouni, Dr Malla Sylla, des services techniques, de la Protection civile et des représentants de la société civile. Cette campagne vise à porter le taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées de 62% à 70% et à réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme. Le point focal paludisme du Csref de Bougouni, Dr Adolphe Doumbia, a indiqué que la campagne se déroulera simultanément en milieu urbain et rural. En zone urbaine, la stratégie de porte-à-porte concernera 75.354 personnes issues de 12.559 ménages, tandis qu’en milieu rural, un recensement communautaire suivi d’une distribution sur des sites fixes ciblera 703.730 personnes réparties dans 117.288 ménages. Selon les données présentées, le district sanitaire a déjà réceptionné la totalité des 8.743 balles, soit 437.150 moustiquaires prévues. Les participants ont également examiné le calendrier des formations, de la supervision des activités et de la restitution des résultats. En 2025, le district sanitaire de Bougouni a enregistré 108.142 cas confirmés de paludisme, dont 79.051 cas simples et 29.091 cas graves. Les services de santé ont également recensé 35.311 cas chez les enfants de moins de cinq ans, 4.811 cas chez les femmes enceintes et 46 décès. BHT/CMT-AMAP.

