Angola : 28 personnes ont trouvé la mort dans un éboulement sur un site d’orpaillage illégal dans la province de Bengo

Bamako, 25 mai (AMAP) Au moins 28 personnes ont trouvé la mort, après un éboulement survenu samedi sur un site d’exploitation aurifère illégale dans la province de Bengo, dans le nord-ouest de l’Angola, ont annoncé les autorités locales. Les services provinciaux de la protection civile et des sapeurs-pompiers ont indiqué dimanche que quatre personnes avaient été secourues à la suite de l’accident. Les opérations de recherche sont terminées. Selon les autorités, les victimes étaient âgées de 16 à 35 ans. Dans un communiqué, les services de secours ont précisé que « les opérations de recherche ont été conclues » après l’intervention menée sur le site touché par l’éboulement. L’accident figure parmi les plus meurtriers enregistrés ces dernières années dans le secteur de l’exploitation minière illégale en Angola. L’exploitation minière illégale en Angola a longtemps été associée à l’extraction de diamant. Toutefois, la stratégie de diversification du secteur minier engagée par le pays a favorisé l’essor de l’exploitation artisanale d’autres minerais, notamment l’or. Grand producteur africain de diamant, l’Angola cherche à développer la production de métaux tels que l’or et le cuivre, dans un contexte marqué par la baisse du prix du diamant et la progression de diamant synthétique sur le marché mondial. OS/KM(AMAP)

Ebola : l’OMS avertit que l’épidémie en RDC progresse rapidement

Bamako, 25 mai 2026 (AMAP)  L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté lundi sur la progression rapide de l’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC), où 101 cas confirmés et 10 décès confirmés ont été enregistrés, tandis que plus de 900 cas suspects et 220 décès suspects font l’objet d’investigations. Lors d’une réunion organisée par Africa CDC, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que le risque avait été relevé à « très élevé » au niveau national en RDC. En Ouganda, cinq cas confirmés et un décès ont été signalés. Le CDC Afrique est une institution autonome de santé publique de l’Union africaine (UA) qui a pour mandat de prévenir et de contrôler les maladies en Afrique en fournissant une orientation stratégique et un soutien aux 55 États membres de l’UA. L’OMS a souligné que le retard dans la détection de l’épidémie, l’insécurité dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu ainsi que la méfiance de certaines communautés compliquent la riposte. « Nous faisons face à une flambée extrêmement grave et difficile. La situation va empirer avant de s’améliorer », a déclaré Tedros. L’organisation a annoncé la mise en place, avec Africa CDC, d’une équipe continentale de gestion de crise et le déblocage de 3,9 millions de dollars pour soutenir les opérations. Elle a également rappelé qu’aucun vaccin ni traitement homologué n’existe actuellement contre le virus Bundibugyo. L’OMS a déclaré le 17 mai l’épidémie d’Ebola en RDC comme une urgence de santé publique de portée internationale. Le virus Bundibugyo n’avait auparavant provoqué que deux flambées connues, en Ouganda en 2007 et en RDC en 2012. OS/KM(AMAP)

Vente à la sauvette : Une activité rentable, mais risquée

Bamako, 25 mai (AMAP) A Bamako, si, bon nombreux de commerçants vendent dans les normes ou à un point de vente normalement aménagé, d’autres, dans la plupart des cas, notamment certains jeunes et adolescents évoluent dans des conditions d’irrégularité et de désordre. Ceux- ci vendent plusieurs sortent d’article de commerce au bord des routes et sur des artères de la voie publique. Il s’agit notamment des casques, des télé- commandes, des ventilateurs, des portes clés, des bidons d’eau, des chapelets, des contre poussières. Ils font cette activité malgré la mise en garde des responsables administratives des municipalités. Une activité rentable pour les jeunes et les adolescents Dans le district de Bamako, de nombreux concitoyens, notamment, des jeunes choisissent de vendre leurs marchandises au bord de la route plutôt que dans une boutique. C’est le cas de Bourama Diarra, un revendeur qui partage son expérience et sa vision de cette activité. Selon lui, « travailler dans une boutique familiale limite souvent la liberté d’action.  Quand tu es avec tes parents dans une boutique, tu ne peux pas faire tout ce que tu veux, parce que cela ne t’appartient pas », explique-t-il. En revanche, au bord de la route, le vendeur devient indépendant, il fixe ses prix, choisit ses produits et gère lui-même ses bénéfices », enseigne Bourama Diarra. Il affirme que « cette liberté peut permettre de réaliser plus de profits. Comme par l’exemple d’un mini-ventilateur acheté à 7 500 F CFA et le revendre entre 8 500, 9 000, voire 10.000 F CFA. Une fois le fournisseur remboursé, le revendeur garde la différence comme bénéfice. Il est également possible de prendre des marchandises en gros chez un fournisseur, voire chez un parent, pour les revendre à son propre prix », dit-il. Il  explique cependant, « cette activité n’est pas sans difficultés. Les vendeurs au bord de la route font face à la chaleur intense, restant debout toute la journée sous le soleil. De plus, les clients ne sont pas toujours au rendez-vous, et certains automobilistes ou passants manquent de respect, ce qui peut nuire à notre image. À cela, s’ajoutent des contraintes administratives, notamment la mairie du district de Bamako», évoque Bourama Diarra. Il reconnaît que la vente au bord de la route est une activité  interdite par les autorités municipales. « Il arrive que la mairie saisisse nos marchandises. Pour les récupérer, on doit payer des frais parfois plus élevés que le prix d’achat », déplore-t-il. Dans certains cas, dit-il « les vendeurs sont contraints d’abandonner leurs produits. Malgré ces obstacles, beaucoup continuent d’exercer ce métier par ce que tout le monde n’a pas les moyens d’ouvrir une boutique et cette activité devient alors une solution de survie économique », fait savoir M. Diarra. Une activité non règlementée  Youssouf Samaké aussi, jeune vendeur de maillots, installé au bord de la route, non loin la  place de la liberté. Ce dernier a initié cette vente à la sauvette, il y a trois ans, afin de lui permettre de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, malgré qu’il sait que c’est non réglementé et anti norme. Mais qui lui permet, aujourd’hui, de vivre sans dépendre de quelqu’un. Il propose principalement des maillots pour enfant, souvent inspirés des grandes équipes comme le Barça, le Real Madrid. Pour Youssouf Samaké,  « la vente à la sauvette est une étape qui permet à beaucoup de jeunes de  rêver d’avoir un jour sa propre boutique ». « Si les maillots sont de bonne qualité, les clients viennent acheter », laisse-t-il comprendre. Son activité n’est, cependant pas sans, difficultés. Il fait face à des  ruptures de marchandises,  surtout lorsque les clients demandent des modèles variés ou des tailles spécifiques. « Parfois, je ne peux pas proposer ce que les acheteurs recherchent, ce qui entraîne des pertes de ventes », évoque-t-il. Le travail de Youssouf est aussi marqué par des conditions difficiles. Exposé au soleil pendant de longues heures, il peut rester de 9h à 14h sans véritable repos, sauf lorsqu’il y a peu de clients. « Je m’adapte au rythme du marché : le pause,  la prière, le repas puis la reprise d l’activité sous le soleil et la chaleur », dit M. Samaké. Cependant, la vente au bord de la route et du goudron n’est pas sans risque, rappelle-t-il. « La circulation intense et le mauvais stationnement de certains véhicules créent parfois des dangers, pouvant provoquer des accidents », fait-t-il savoir. Il espère sortir de la vente à la sauvette un jour, pour créer sa propre boutique et construire un avenir plus stable, souligne-t-il. « Nous avons choisi cette activité parce que nous n’avons ni place, ni boutique au marché. Et, c’est ici que nous essayons de trouver une solution à ce problème et de rechercher à la fois  les frais de condiments au quotidien », explique Adama Traoré, vendeur de casque depuis 2006. « Cette activité nous permet de trouver les moyens d’ouvrir une boutique à notre compte », explique également, M. Traoré. Il témoigne qu’il a une connaissance qui a débuté cette activité avant de posséder ses propres boutiques (quatre au total de nos jours). « C’est une activité qui vaut mille fois que de rester les bras croisés et à ne rien faire, que de penser à voler ou  faire des braquages.  Quant on est en chômage et qu’on reste sans rien faire, cela peut provoquer la dépression » conseille Adama Traoré. « Le seul problème auquel on est confronté dans l’exercice de cette activité, est la mairie du district de Bamako, qui nous empêche de fréquenter le bord des routes, sinon ça va mieux dans l’ensemble », assure-t-il. Adama Traoré regrette, jusque-là, de ne pas pouvoir faire assez de réalisations, car, dit-il, ce qu’il dépense est plus que ce qu’il gagne. Beaucoup d’usagers de la route se plaignent du comportement des jeunes vendeurs Un agent de la mairie du district qui a requis l’anonymat affirme que le petit métier occupe les jeunes. Il poursuit en disant que les usagers de la route se plaignent beaucoup de ces  jeunes qui provoquent des accidents de circulations et

Célébration du 25 mai au Mali : La Tour de l’Afrique vibre au rythme de la Journée de l’Afrique

Bamako, 25 mai 2026 (AMAP)-, Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a présidé à la Tour de l’Afrique la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs marquant la célébration de la Journée de l’Afrique, a constatél’AMAP. Placée cette année sous le thème national : «L’éducation et la culture de l’eau pour garantir le bien-être des populations du Sahel», la commémoration a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont Mossa Ag Attaher, ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, et Mamou Daffé, ministre de l’Artisant, de la Culture, de l’Industriehôtelière et du Tourisme, aux côtés du corps diplomatique, des chefferies traditionnelles et d’une forte délégation des communautés africaines résidant au Mali. ​Dès les premières heures de la matinée, le monument s’est paré de couleurs festives. Drapeaux en main, arborant affiches et t-shirt, les représentants des différentes communautés ont célébré l’intégration africaine dans une ambiance chaleureuse rythmée par les chants et les tambours des mouvements panafricains. Après l’accueil protocolaire du Chef du gouvernement à 8h30, l’assistance a vibré aux sons de l’hymne national du Mali et de celui de l’Union africaine. ​Devant la presse, le Général de division Abdoulaye Maïga a salué la mémoire des pères fondateurs et dressé un bilan glorieux des luttes pour l’indépendance. Faisant écho au thème de cette édition, il a rappelé que la souveraineté repose sur la maîtrise des ressources stratégiques comme l’eau. Il a également mis en avant la création de la Confédération des États du Sahel (AES) par les Présidents du Burkina Faso, du Mali et du Niger comme un choix existentiel face aux défis mondiaux. Lancant un appel à l’émancipation, il a martelé : «Personne ne fera l’Afrique à notre place.» Avant d’inviter les Maliens à faire bloc derrière le Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, pour vaincre le terrorisme. ​Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a pour sa part réaffirmé la fidélité du Mali à l’idéal panafricain porté dès l’origine par le Président Modibo Keïta. Saluant l’intégration exemplaire des milliers de ressortissants du continent qui vivent en parfaite harmonie avec les populations locales, il a souligné que leur mobilisation constante témoigne de la vitalité de l’unité africaine sur le sol malien. ​SS/CMT (AMAP)

Néguéla : le préfet Ousmane Keïta multiplie les actions de proximité avec les populations

Néguéla, 24 mai (AMAP)– Le préfet du Cercle de Néguéla, Ousmane KEÏTA, a mené, la semaine dernière, plusieurs activités de terrain destinées à renforcer la présence de l’État et le dialogue avec les forces vives locales, a appris l’AMAP de sources locales. Dans ce cadre, il a effectué une visite de prise de contact auprès des autorités militaires en poste à Néguéla afin de consolider la collaboration entre l’administration civile et les forces armées au service de la sécurité et de la cohésion sociale. Le préfet s’est également rendu au Groupe scolaire Wassolo Moussa Sidibé, retenu comme centre d’examen du DEF en remplacement du Groupe scolaire de Néguéla actuellement occupé par les FAMa, pour s’enquérir des dispositions prises en vue du bon déroulement des épreuves. Dans le cadre de l’appui aux services sociaux de base, Ousmane KEÏTA a remis des dons composés de bancs-chaises et d’une table au village de Katibougou-Nyalenco, dans la commune rurale de Bossofala, qui abrite un site d’agent de santé communautaire. Le préfet a également rencontré les populations pour leur réaffirmer la présence de l’État à leurs côtés et les exhorter à soutenir les FAMa, tout en les appelant à faire preuve de sérénité face aux informations diffusées sur les réseaux sociaux évoquant une prétendue implication de notables de Néguéla dans des affaires de terrorisme, alors qu’aucune enquête n’a confirmé ces accusations. ALK/CMT (AMAP)

Football/CAF : le Mali honoré lors de la finale de la Ligue des champions africaine

Bamako, 25 mai (AMAP)– Le Mali a été distingué dimanche à l’occasion de la finale retour de la Ligue des champions de la Confédération africaine de football (CAF), remportée par Mamelodi Sundowns Football Club d’Afrique du Sud face à AS FAR (Association sportive des Forces royales) du Maroc, a appris l’AMAP des sources sportives. L’ancienne gloire des Aigles du Mali, Seydou Keita alias Seydoublé, a été choisie par la CAF pour transporter le trophée officiel de la compétition avant le coup d’envoi de la rencontre. La présence de l’ex-capitaine malien à cette cérémonie protocolaire a marqué l’un des temps forts de cette finale continentale, en reconnaissance de son parcours et de sa contribution au football africain. Le Mali était également représenté dans l’organisation du match à travers Sékou Massiré Sylla, désigné commissaire de la finale retour par la CAF. Cette nomination illustre la place croissante des cadres maliens dans les compétitions continentales et les instances du football africain. KD/CMT (AMAP)

Actualité : Le Sénégal convoque l’Assemblée nationale pour la réintégration d’Ousmane Sonko et l’élection d’un nouveau président

Dakar, 25 mai (AMAP) L’Assemblée nationale du Sénégal tiendra une séance plénière mardi 26 mai 2026 à 09h00 pour examiner la réintégration du député Ousmane Sonko et procéder à l’élection du nouveau président de l’institution. Selon la convocation officielle signée le 24 mai par le vice-président Dr Ismaila Diallo, les députés de la XVe législature sont appelés à statuer sur ces deux points inscrits à l’ordre du jour. La séance intervient dans un contexte politique marqué par la nécessité de réintégrer le député Ousmane Sonko au sein de l’hémicycle et de pourvoir à la présidence de l’Assemblée nationale, poste devenu vacant. « Mesdames et Messieurs les Députés sont convoqués en séance plénière le mardi 26 mai 2026 à 09 H 00 », indique la convocation officielle. Cette réunion plénière constitue une étape importante pour la normalisation du fonctionnement de l’institution parlementaire sénégalaise. OS/KM(AMAP)

France : Rassemblement de soutien au Mali à Stains, après les attaques du 25 avril

Bamako, 25 mai (AMAP) Des Maliens établis dans la municipalité de Stains, en Seine-Saint-Denis, ont organisé vendredi un rassemblement de soutien au peuple malien suite aux attaques du 25 avril 2026 qui ont visé plusieurs localités du Mali, a appris l’AMAP de sources locales. La rencontre a réuni des membres de la communauté malienne, des habitants de la ville ainsi que des élus locaux autour d’un message de solidarité envers les victimes des attaques et les forces de défense et de sécurité maliennes. Dans une déclaration lue au cours du rassemblement, les organisateurs ont condamné «la barbarie» et le « terrorisme » ayant frappé le Mali, tout en exprimant leur soutien aux familles endeuillées, aux blessés et aux populations affectées. Les intervenants ont également appelé à l’unité des Maliens, à la cohésion nationale et à la mobilisation contre le terrorisme, estimant que «le Mali restera debout face à la violence». Le texte souligne également la nécessité d’un soutien international dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et invite la jeunesse malienne à préserver l’espoir malgré le contexte sécuritaire. Le rassemblement s’est achevé par des messages de solidarité et de soutien au peuple malien ainsi qu’un appel à la paix et à l’unité des peuples. KD/KM (AMAP)

‎Fête de la Tabaski : La Capitale Bamako se vide

A quelques jours de le la fête de Tabaski, les autogares de la capitale malienne sont prises d’assaut. En cet après-midi de dimanche ensoleillé à l’autogare de Sogoniko, le ciel commence à se faire menaçant, annonçant la couleur de la soirée à venir. L’horizon s’assombrit. Mais l’attention se porte sur le guichet d’une compagnie de la place. Voyageurs, convoyeurs, et intermédiaires vont et viennent sous une température modérée. « Je rentre à Tingrela pour célébrer la fête de Tabaski avec ma famille », confie Moussa Diallo, trentenaire et commerçant au Grand Marché de Bamako. ‎Les fêtes de Tabaski sont l’occasion pour de nombreuses gens de rejoindre leurs terres natales afin de les célébrer en famille. En dépit des nouvelles restrictions de déplacement devenues monnaie courante, les devantures des compagnies ne sont pas désertes. « Malgré la situation, rien ne nous empêchera de rentrer pour la fête », ajoute Moussa. ‎Comme lui, nombreux sont ceux qui partagent ce sentiment. « Plusieurs centaines de passagers défilent devant notre guichet chaque jour ces derniers temps », confie le billeteur d’une compagnie locale qui a souhaité garder l’anonymat. Selon lui, il existe un lien puissant qui attache les gens à leurs villages, et rien ne les décourage de faire le trajet. ‎Si pour certains c’est une initiative personnelle, d’autres sont contraints par leurs proches de rentrer pour la fête. Mohamed Traoré en est un exemple. « Je n’avais pas prévu de rentrer pour la fête, mais mon père s’y oppose », déplore ce jeune vendeur de téléphones. Il explique que la veille au soir, il avait reçu un appel de son père et sa réponse n’était pas favorable. Le lendemain matin, un coup de fil de sa mère le réveille pour lui dire de rentrer pour la fête. « Les parents ne nous comprennent pas souvent. Ils disent toujours que les autres sont rentrés : pourquoi pas toi », ajoute Mohamed, qui s’apprête à faire le chemin vers Ségou. ‎À cet instant, la liste d’appel des passagers vient d’être bouclée. Le car tente de se frayer un chemin entre les nombreux passagers et les vendeurs ambulants de circonstance. Aussitôt, un autre car tente d’occuper l’espace. Dans cet environnement, chacun y trouve son compte. Vendeurs d’eau en sachets, de dentifrices ou de vêtements, chacun se frotte les mains. Fatoumata Traoré est une vendeuse de longue date sur les lieux. « À l’approche de la fête, mes chiffres d’affaires montent en flèche », témoigne Fatoumata. Selon elle, cela lui permet d’acheter des vêtements pour ses enfants. « Les enfants ne sont jamais conscients de la pauvreté des parents. Il faut les vêtir en ces jours de fête pour qu’ils n’envient pas les autres », ironise-t-elle. ‎Dans le même temps, Badara Aliou agit en tant qu’intermédiaire. Autrement dit, il cherche des clients pour une compagnie de transport. « Pour chaque client, je gagne entre 500 FCFA et 1.000 FCFA selon les localités », précise Aliou. Il lui arrive également de recevoir des pourboires en offrant le meilleur service à ses clients. Avec une mimique ecclésiastique qu’aucun profane ne saurait reproduire, il s’empare du sac d’un troisième client en l’espace de trente minutes pour se diriger vers le guichet de son entreprise. Sur le trajet du Pont Fad, les stations d’essence sont envahies de motocyclistes. Deux trentenaires en viennent aux mains pour non-respect de la file indienne. « Il y avait cinq motos entre lui et moi. Il a tenté de passer avant nous, ça ne marche pas comme ça », se plaint Bakary, qui attend son tour depuis près de trente minutes sous un soleil de plomb. Il explique qu’il se ravitaille pour anticiper les sorties de la fête. ‎Interrogé sur la disponibilité de l’essence, le gérant de la station assure qu’il n’y a aucun risque de pénurie et qu’il s’étonne de cette foule qui s’entasse depuis le matin dans sa station. ‎Il convient de rappeler qu’en marge du traditionnel point de presse de la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA) tenu le 6 mai dernier, le Sous-directeur des relations publiques des Armées, le commandant Djibrila Maïga, a indiqué que les attaques terroristes du 25 avril 2026 s’inscrivaient dans «une tentative vaine et désespérée de déstabilisation de l’État». ‎Dans une déclaration liminaire, l’officier avait précisé que l’axe Ségou-Bamako était praticable, tandis que les axes Kayes et Kita restaient sous pression, faisant l’objet d’opérations de sécurisation. ‎À ce jour, les axes Ségou, Kayes ainsi que Kita demeurent praticables grâce aux opérations de sécurisation des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), même si quelques incidents persistent. ‎La fête de Tabaski de cette année 2026 se déroule dans un contexte particulier au Mali. À la suite des attaques du 25 avril dernier, qui ont coûté la vie au Général d’Armée Sadio Camara ainsi que d’autres victimes civiles et militaires, de nombreuses campagnes visant à semer la psychose au sein de la population ont lieu. Cependant, aux autogares, la réalité est tout autre. ‎Alors que le soleil amorce son dernier virage dans sa marche crépusculaire au Marché Sougouni-Coura de Bamako, d’autres passagers se rassemblent devant le guichet d’une compagnie de renom qui assure la desserte de Kita. «Dans tous les cas, nous sommes déjà nés, sic», soupire Salif dans un ton d’humour, prêt à prendre son billet pour Kita. Comme pour dire qu’en dépit des risques, la fête se déroulera loin des tintamarres de la Cité des Trois Caïmans auprès des siens sur la terre qui l’a vu naître. ‎KD/CMT (AMAP)

CAN U17 : Le Mali éliminé en quarts par le Sénégal aux tirs au but

Maroc, 24 mai 2026 (AMAP)– Le Mali a été éliminé par le Sénégal (1-1, 4-2 t.a.b.) ce dimanche 24 mai au Complexe Mohammed VI, lors des quarts de finale de la CAN U17. ​Les Sénégalais ont ouvert le score dès la 18e minute grâce à un penalty transformé par Souleymane Commissaire Faye. Le match a ensuite basculé à la 36e minute avec l’expulsion directe du défenseur sénégalais Cheikh Thior, réduisant son équipe à dix. ​En supériorité numérique, les Maliens ont dominé la seconde période et ont fini par égaliser à la 90e minute par l’intermédiaire de Djigui Koïta. Le score restant de 1-1 à l’issue du temps réglementaire, les deux sélections se sont départagées aux tirs au but, exercice où le Sénégal s’est imposé (4-2). ​En demi-finale le 28 mai, les Lionceaux de la Teranga affronteront le Maroc, vainqueur du Cameroun (1-0). Dans l’autre partie du tableau, la Tanzanie s’est qualifiée aux dépens de l’Algérie (3-3, 4-3 t.a.b.) et joue contre le vainqueur du match Côte d’Ivoire-Égypte. Envoyé spécial  Ladji Madihéry DIABY