Mali : Deux soldats tués et huit blessés dans une embuscade à Tessit (Nord)

Bamako, 16 mars (AMAP) Deux soldats maliens engagés sur le théâtre Est, secteur 1 de l’opération Maliko ont trouvé la mort et huit autres ont été blessés, lundi, selon communiqué de l’Armée. La relève montante du poste de sécurité de Tessit, localité située à 55 km au Sud-Ouest d’Ansongo, Région de Gao (Nord), “a fait l’objet d’une embuscade tendue par des groupes armés terroristes aux environs de 13h30” entre Lellehoye et Tessit, précise l’armée.   « Après de violents combats, le bilan fait état de deux morts et huit blessés côté FAMa », precise la même source qui ajoute que « les opérations de ratissage sont en cours dans le secteur ». “Les évacuations des blessés sont assurées par la Mission intégree multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA)”, conclue le communiqué publié sur le site internet de l’armée. MT/MD (AMAP)

Mali: Vingt nouveaux cas de Covid-19 et trois décès lundi

Bamako, 16 mars (AMAP) Les agents de santé maliens ont enregistré vingt nouvelles personnes atteintes du coronavirus, sur la base de 647 prélèvements effectués et trois décès, lundi, selon le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Au même moment, on note huit patients guéris au cours des dernières 24 heures, ajoute la même source. Il ressort du communiqué ministériel que les nouveaux malades du jour sont identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest) et Koulikoro (près de la capitale), ainsi que dans les six Communes du District de Bamako. Au total, le Mali compte, à ce jour, 8.933 cas positifs de Covid-19 sur lesquels on note 6.511 patients guéris contre 363 décès. AT/MD (AMAP)

Le ministre en charge des Transports insiste sur le paiement de la redevance péage par passage

Bamako, 15 mars (AMAP) Le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, a réitéré, samedi, l’exigence du paiement de la redevance péage par passage et invité tous les assujettis à s’acquitter de leur devoir. S’exprimant en marge de sa visite des travaux de réhabilitation et de renforcement du tronçon Kati-Didiéni, sur 150 km, il a indiqué que dans tous les pays du monde, il existe, aujourd’hui, deux sources de revenus pour l’entretien routier. «La première, c’est la redevance des produits pétroliers. Tout litre consommé doit être payé pour entretenir la route. La seconde ressource, c’est le péage. La politique d’entretien routier est basée sur la commercialisation de la route. C’est-à-dire la route nous rend un service, en retour, il nous faut payer ce service rendu. Chacun de nous doit le faire», a argumenté le ministre Dabo, qui s’est acquitté de ses droits au poste de péage de Kati, près de Bamako. «C’est une règle internationale, africaine et communautaire. Les ressources collectées à partir de ces péages sont utilisées pour entretenir nos routes et tout le monde a le souci d’avoir des routes de qualité. Ces ressources sont prévues dans les textes organiques et de création de l’Autorité routière», a précisé le ministre en charge des Transports. Le ministre Dabo a rappelé qu’aujourd’hui, «le parc automobile du Mali compte 500.000 véhicules, tous assujettis au payement de la redevance de péage, à l’exception de trois catégories : les convois militaires, les corbillards et les ambulances». Il a aussi rappelé que le payement se fait par passage. BBC/MD (AMAP)

Chantier Kati-Didiéni : L’exigence de qualité

Bamako, 15 mars (AMAP) Les travaux de réhabilitation et de renforcement du tronçon Kati-Didiéni, sur 150 km, avancent normalement, a constaté, samedi, le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, qui a effectué une visite partie du poste de péage de Kati. Cette route a une épaisseur de 14 cm (9 cm pour la couche de base en grave de bitume sur toute la plateforme et le revêtement en béton bitumineux est de 5 cm d’épaisseur pour la chaussée). Le ministre a apprécié la qualité des travaux qui, selon lui, répondent aux standards internationaux et qui permettront au corridor Bamako-Dakar, par le Nord, de résister pendant plusieurs années sans entretien. «Je repars à Bamako satisfait. Cette route est en train d’être construite selon les standards internationaux. La qualité des travaux que j’ai vue me rassure. Le chantier est bien approvisionné en matériaux», s’est-il réjoui. Exhortant l’entreprise à persévérer dans cette dynamique, le ministre Dabo s’est montré très regardant sur la qualité des travaux, conformément à la vision préconisée par les autorités. «Depuis l’adoption de la Politique en matière des infrastructures de transports et de désenclavement, en octobre 2015, nous avons dit que toutes les routes vont être, dorénavant, construites selon les normes internationales, afin de faire 15 à 20 ans sans être entretenues», a rappelé le chef du département en charge des Transports, avant d’inviter l’entreprise à rattraper rapidement le retard constaté. «Le retard est dû au montage du projet initialement prévu pour un délai de 30 mois, mais compte tenu de l’état de dégradation très avancé de la route en son temps, nous avons procédé, assez rapidement, à un entretien lourd. Ce qui a fait qu’au lieu de 30 mois, les travaux vont durer 42 mois», a expliqué Makan Fily Dabo. L’entreprise «Sogea Satom» s’est engagée à respecter le délai contractuel, avant de corroborer la thèse soutenue par le ministre. «Le projet a démarré en 2018, nous avons passé 14 mois à travailler pour rendre la route carrossable, afin d’assurer le confort des usagers. C’est après cet entretien lourd qu’on a démarré réellement les travaux qui vont prendre fin en mai 2022», a promis Mahamadou Sacko, responsable de l’entreprise «Sogea Satom», précisant qu’il est possible de finir en avril, si les efforts financiers fournis jusque-là par l’Etat se poursuivaient. L’objectif de ce projet est de réhabiliter, renforcer et améliorer le niveau du service sur le tronçon Kati-Didiéni. Tout en œuvrant pour la réduction de la pauvreté par l’acheminement des productions agricoles des populations riveraines vers les centres urbains. Il vise, entre autres, à assurer la continuité du trafic sur le corridor Bamako-Dakar, par le Nord, réduire le délai et le coût du transport mais, aussi, les accidents de la route. BBC/MD (AMAP)

Le G5 Sahel plaide pour une restructuration totale de la dette de ses pays membres

Bamako, 15 mars (AMAP) Les cinq pays membres du G5 Sahel appellent à une restructuration profonde de leur dette afin de leur permettre de continuer à répondre aux attentes urgentes et légitimes de leurs populations, en matière de sécurité et de développement. Le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad ont exprimé cette demande, dans un rapport dévoilé, vendredi, à Abidjan, lors d’une cérémonie virtuelle marquee, notamment, par des échanges de haut niveau entre le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Akinwumi A. Adesina, et le prix Nobel d’économie, Pr Joseph Stiglitz. Dans une déclaration adoptée, après leur 7e Sommet des 15 et 16 février 2021. à N’Djamena, la capitale du Tchad, les cinq pays sahéliens estiment que le moratoire sur la dette des pays les plus pauvres décidé, en avril 2020, par le G20 n’est pas suffisant. « Les chefs d’État du G5 Sahel, préoccupés quant à la capacité des pays d’Afrique subsaharienne à supporter le poids de leur dette en raison des conséquences de la pandémie de Covid-19 et du poids des dépenses sécuritaires, appellent à la mobilisation de toutes les parties prenantes pour une restructuration profonde de la dette des pays du G5 Sahel », insiste la déclaration ad hoc sur la dette. Les pays du G5 Sahel consacrent entre 17 et 30% de leur budget aux dépenses militaires et sécuritaires, fait remarquer la Déclaration. Partenaire stratégique des pays du G5 Sahel et première institution de financement du développement en Afrique, la BAD a consacré, cette année, son rapport phare, « Perspectives économiques en Afrique 2021 » à la question de l’endettement sur le thème « De la résolution de la dette à la croissance économique : une feuille de route pour l’Afrique ». De nombreux enjeux tels la reprise économique post-Covid-19, les systèmes de gouvernance économique en Afrique et la gestion prudente de la dette ont été abordés par le président Adesina et le Pr Stiglitz auxquels se sont joints, lors d’un panel, Lesetja Kganyago, gouverneur de la Banque centrale d’Afrique du Sud, Ernest Kwamina Yedu Addison, gouverneur de la Banque centrale du Ghana, Aia Eza Nacilia Gomes da Silva, secrétaire d’État au Budget et aux Investissements publics de l’Angola ainsi que Masood Ahmed, président du Centre for Global Development. Le rapport Perspectives économiques en Afrique dresse, chaque année, un état des lieux de l’économie africaine et fait des développements sur les forces et faiblesses de chacune des cinq régions du continent : Afrique australe, Afrique centrale, Afrique de l’Est, Afrique du Nord et Afrique de l’Ouest. Cette publication emblématique de la BAD dissèque, à travers une fiche-pays, la situation économique de chacun des 54 pays membres régionaux. La publication annuelle des Perspectives économiques en Afrique est très attendue par les États, le monde universitaire, les milieux d’affaires et les partenaires au développement, qui y voient une solide référence en matière d’analyse et de mise en perspective des économies africaines. SS/MD (AMAP)

Affaire des « bérets rouges » : Arrêt des poursuites contre Amadou Aya Sanogo et ses 12 coaccusés

Bamako, 15 mars (AMAP) La Cour d’assises de Bamako a ordonné, lundi, l’arrêt des poursuites contre le général Amadou Aya Sanogo et ces 12 coaccusés, dans le procès dit de « l’assassinat des 21 bérets rouges ». Cela ne veut pas dire qu’ils sont déclarés innocents ou acquittés mais qu’il n’y aura plus de procès, a indiqué la Cour dont la décision est motivée par l’application de la Loi d’entente nationale. Cette loi adoptée, en 2019, par l’Assemblée nationale et promulguée par l’ancien régime, permet, dans le cadre de la réconciliation, d’arrêter, dans certains cas, des poursuites contre des personnes accusées de crimes contre, notamment, le dédommagement des victimes ou leurs ayants droit, pendant la crise de 2012. Le président de la Cour a, également, fait référence à un accord de dédommagement conclu entre l’État et les parties civiles, à travers l’Association des parents des victimes des 21 bérets rouges « arrêtés puis assassinés », dont les corps ont été découverts dans une fausse commune près du village de Diago, à quelques kilomètres de Bamako, la capitale malienne. Toutefois, les parties disposent de 72 heures pour se pourvoir en cassation devant la Chambre criminelle de la Cour suprême, en cas d’opposition à cette décision de la Cour. Les accusés ont bénéficié, depuis un an, de la liberté provisoire après avoir passé six années en détention préventive. AT/MD (AMAP)

 Mali: Sur les notes du balafon minianka à Bla (Centre) 

Par Moussa OUERE Bla, 15 mars (AMAP) Le balafon des communautés Minianka (Minianka bala) a son icône dans la Commune de Somasso, à 25 km de Bla, dans le Centre du Mali. Il s’agit de Zagan Dao dit Zampèrè, grand balafoniste traditionnel de la Région de Ségou, après feu Dougakoro Diarra de Sinèni. Natif de Somasso, Zampèrè, un quinquagénaire marié à deux femmes et père de neuf enfants, a hérité le balafon de son défunt père. « J’ai appris le balafon avec mon père, aujourd’hui décédé. Je suis devenu le roi du balafon traditionnel dans la Région de Ségou, après le décès de mon grand frère. J’ai plus de trente ans de carrière comme balafoniste », dit fièrement Zampèrè, Zagan Dao nous révèle que son surnom ‘Zampèrè’ que lui a été donné sa grand-mère a supplanté son vrai nom de Seydou après qu’il a été converti à l’islam. « J’étais très petit et très mince, c’est pour cela que ma grand-mère m’appelait Zampèrè, en Minianka. Certains m’appellent Zampèrè, d’autres Seydou », dit-il. « Depuis mes dix ans, j’imitais mes parents à jouer le balafon. Quand les autres travaillaient sur le balafon, moi, j’utilisais de vieilles jantes de vélos que j’alignais sur mes pieds pour reproduire des rythmes du balafon », se souvient Zampèrè. Le balafon, également appelé bala ou balani est un instrument de percussion idiophone mélodique que l’on retrouve dans plusieurs régions de l’Afrique. L’instrument produit seize à vingt-sept notes à travers des lames de bois que l’on percute avec des baguettes et dont le son est amplifié par des calebasses disposées en dessous. C’est une sorte de xylophone, pentatonique ou heptatonique. On retrouve le balafon dans beaucoup de pays d’Afrique tels que le Mali, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Guinée. Au Mali, il y a différents sortes de balafon : le balafon des communautés Miniankas, Sénoufos, Bobos et Malinkés. En milieu Minianka, le balafon est présenté comme l’instrument de musique le plus « diabolique ». N’importe qui ne peut devenir un grand et populaire balafoniste, sans avoir certains pouvoirs occultes. Le balafon contribue beaucoup à la consolidation de la cohésion sociale et à l’intégration des communautés dans les Régions de Ségou, San (Centre) et Sikasso (Sud). C’est un instrument qui rassemble du monde dans toutes ces régions. « Je suis cultivateur, mais tous mes revenus et biens, aujourd’hui, proviennent du balafon », dit-il avant d’ajouter qu’au village, on ne peut s’adonner uniquement à un seul métier ou travail. « On est obligé de suivre les ancêtres dans la culture de la terre, sinon le balafon est mon activité principale », poursuit le musicien qui estime que cet instrument de musique peut nourrir son homme. « Mais, prévenir vaut mieux que guérir », conseille-t-il. « Je joue avec un balafon de dix-neuf lames de bois percutées avec des baguettes qui produit plus de vingt-sept notes. Ce balafon des communautés Minianka est notre histoire, notre identité culturelle c’est pour cela que je tiens à garder toujours la même gamme traditionnelle Minianka. » « J’achetais le balafon avec les fabricants, comme mes prédécesseurs l’ont fait (mes grand-père, père et grand frère). Mais, après avoir accumulé une bonne expérience dans le domaine et mes recherches très approfondies, à travers le monde et auprès de personnes plus âgées, moi-même je fabrique le balafon, aujourd’hui », dit Zampèrè. En fait, il n’est pas donné à n’importe qui de fabriquer un balafon qui donne un bon son. « Il y a beaucoup de choses sécrètes pour y parvenir », dit l’artiste, plus énigmatique que jamais. Et d’ajouter : « Etre le roi du balafon, aussi, dans une localité n’est pas fortuit. Cependant, je suis toujours un apprenant, car on ne finit pas d’apprendre ». Zampèrè dirige une équipe de dix personnes composée de danseurs, chanteurs et balafonistes. « Auparavant, on se déplaçait sur des motos. Aujourd’hui, j’ai eu un véhicule 4×4, don d’une personne de bonne volonté. Mon fils ainé me suit, pas à pas, pour me dépasser, un jour…’, dit encore notre interlocuteur. Du début de sa carrière à nos jours, il a sillonné toutes les dix-sept communes du Cercle de Bla à maintes reprises. « Nous avons été appelés à jouer en dehors du Mali, en Côte d’Ivoire et dans beaucoup de localités au Mali, comme Bamako, Sikasso, Ségou, lors des fêtes nationales du 22 septembre à Bla,. « Nous nous produisons lors de cérémonies traditionnelles et aussi culturelles à l’image du Nampou de Diaramana, Bèlèni de Somasso, de festivals comme le Festrako de Korodougou Nampasso, lors de cérémonies de mariage, baptême, etc.) ou encore des inaugurations, etc. MO/MD (AMAP)  

Visite du chef de l’État en Algérie : Un nouveau souffle aux relations de coopération

Par Madiba KEITA Envoyé spécial Alger, 15 mars (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a été reçu, dimanche, à Alger, par son homologue, Abdelmadjid Tebboune, avec tous les honneurs au palais présidentiel, après avoir déposé une gerbe de fleurs au sanctuaire du Martyr sur les hauteurs de la capitale algérienne. «Il m’est particulièrement agréable de d’exprimer, ici et avec force, nos remerciements à l’endroit du peuple et du gouvernement algériens. J’ai nourri cette visite au lendemain de ma prestation de serment à la cérémonie d’investiture’ , a déclaré, à la presse, le président Bah N’Daw, après un entretien en tête-à-tête, suivi d’un déjeuner avec le chef de l’État algérien. Dans sa déclaration, Bah N’Daw s’est dit comblé de se trouver en Algérie. « Comblé dans la mesure où j’ai senti l’attention, le dévouement, l’attachement que le président Tebboune nous a accordés, car nous sortons d’une crise assez difficile et complexe. Sans amis certains, nous n’allons pas nous en sortir», a-t-il dit. Le président de la Transition a ajouté qu’à travers les actions de l’Algérie, le Mali se sent soutenu dans la crise multidimensionnelle qu’il traverse. «Nous nous sentons soutenus, compris, aidés, appuyés dans notre démarche. Je ne peux que dire, une fois encore, merci au peuple de l’Algérie», a souligné le président N’Daw. Pour sa part, le chef de l’État algérien s’est dit très heureux de recevoir «son frère N’Daw». «J’ai souhaité que ce jour soit le plus fructueux. Nous sommes à la disposition de nos frères maliens pour tout ce qui les concerne, pour tout ce qu’ils ont tracé comme plan de redressement chez eux. Ils ont notre soutien moral et matériel. Nous répondrons positivement à tout ce que mon frère N’Daw et les ministres qui l’accompagnent demanderont », a déclaré Abdelmadjid Tebboune. « Je vous remercie beaucoup pour cette visite très fraternelle, très positive. C’est le premier jalon de nos relations futures. Je souhaite, dès que les circonstances le permettent, faire un séjour à Bamako, Mopti, Gao et Kidal», a dit le président algérien. Cette visite d’amitié et de travail du président Bah N’Daw a été marquée par la rencontre avec le chef de l’État algérien. À l’issue de leur entretien, les deux dirigeants ont clairement manifesté leur volonté de renforcer davantage l’axe Bamako-Alger. Le président N’Daw a, ensuite, reçu en audience, en sa résidence, le président du Conseil de la nation, Saleh Goudjil, et le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Lors de ces différentes rencontres, il a été question de la relance du Conseil d’affaires algéro-malien, de défense et de sécurité, de la situation de nos compatriotes vivant dans les 58 Wilayas de l’Algérie et bien d’autres sujets concernant les relations de coopération entre les deux pays frontaliers. Par ailleurs, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, et son collègue en charge de l’Administration territoriale, le lieutenant-colonel Abdoulaye, ont eu un entretien de plusieurs minutes avec le général de corps d’armée Said Changriha, chef d’État-major de l’Armée nationale populaire d’Algérie. Si rien n’a filtré de ces rencontres, on peut penser que les responsables militaires ont certainement parlé de l’appui que l’armée algérienne pourrait apporter aux Forces armées maliennes (FAMa) dans la lutte contre le terrorisme. Arrivé samedi après-midi à Alger pour une visite d’amitié et de travail de deux jours., le chef de l’État malien est accompagné d’une forte délégation composée notamment de quatre ministres : Zeini Moulaye (Affaires étrangères et Coopération internationale), le colonel Sadio Camara (Défense et Anciens combattants), le lieutenant-colonel Abdoulaye Maiga (Administration territoriale et Décentralisation) et Alhamdou Ag Ilyène (Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine). MK (AMAP)  

Tendance à la hausse avec 51 cas de Covid-19 dimanche au Mali

Bamako, 14 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, dimanche, quelque 51 nouveaux cas de Covid-19, sur la base de 1.188 échantillons testés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Les agents de santé ont déclaré une vingtaine de malades du covid-19 rétablis, contre zéro décès au cours des dernières 24 heures,. Selon le communiqué, les nouvelles contaminations ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de la capitale), de Sikasso (Sud) et Mopti (Centre). “En outre, on note des cas confirmés dans plusieurs quartiers des six Communes du District de Bamako”, ajoute le communiqué. À ce jour, la situation cumulée du Mali affiche 8.913 cas positifs, 6.503 patients guéris contre 360 décès. AT/MD (AMAP)

Le président Bah N’Daw en Algérie : Défense, sécurité, paix et coopération au menu

Envoyé spécial MadibaKEITA Alger, 14 mars (AMAP)Le président de la Transition, Bah N’Daw, accompagné d’une forte délégation composée, notamment de quatre ministres, est arrivé, samedi après-midi à Alger, pour une visite d’amitié et de travail de deux jours en Algérie. Le chef de l’Etat est accompagné des ministres Zeini Moulaye (Affaires étrangères et Coopération internationale), du colonel Sadio Camara (Défense et Anciens combattants), du lieutenant colonel Abdoulaye Maiga (Administration territoriale et Décentralisation) et Alhamdou Ag Ilyane (Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine). C’est aux environs de 13h30 (heure locale) que l’avion présidentiel s’est posé sur le tarmac de l’Aéroport international Houari Boumediene. Le président Bah N’Daw a été accueilli par le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad. Après le cérémonial protocolaire des hymnes nationaux et  de la revue de détachements militaires, les deux personnalités ont échangé dans le salon d’honneur de l’aéroport. Après son installation dans sa résidence, le président de la Transition a rencontré les représentants de la communauté malienne vivant en Algérie. Dans son intervention, l’ambassadeur du Mali, en Algérie, Mahamane Amadou Maiga, a indiqué que nos compatriotes bénéficient de beaucoup de privilèges conyrairement aux immigrés d’autres pays, en raison de la convention sur la libre circulation entre le Mali et l’Algérie. Il a, aussi, souligné que le Mali occupe la première place des pays auxquels l’Algérie accorde des bourses dans divers domaines : enseignement supérieur, sport, formation professionnelle, défense et sécurité. L’ambassadeur a, également, fait savoir que les étudiants évoquent quelques problèmes techniques relatifs aux orientations et filières, « mais la plupart de des problèmes sont résolus avec satisfaction grâce à la bonne coopération entre les universités et instituts et l’ambassade ». Le représentant du Conseil de base des Maliens d’Algérie, Alhousseini Camara, a égrené quelques difficultés auxquelles ses concitoyens sont confrontés comme l’obtention de la carte de séjour en Algérie et de la carte NINA ainsi que des logements sociaux. Sans oublier les difficultés d’envoi des fonds et de rapatriement des corps au Mali. En réponse, le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyane, a d’abord salué l’Algérie pour avoir accepté d’accueillir nos étudiants dans ce contexte de Covid-19 où beaucoup de pays ont fermé leurs frontières aux étrangers. Alhamdou Ag Ilyane a rappelé que la Transition a pour missions d’instaurer la sécurité et d’assurer le retour de l’administration sur l’ensemble du territoire. Sur ce point, l’Algérie sera d’un apport considérable. Ainsi que pour le parachèvement de la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. « Il s’agit, aussi, pour la transition, a-t-il poursuivi, de travailler pour la bonne gouvernance dans le pays avec toutes les réformes qui y sont nécessaires et d’organiser des élections transparentes et crédibles afin de doter notre pays d’institutions légitimes ». Dans son intervention, le président de la Transition a invité nos compatriotes à respecter les lois du pays d’accueil, à savoir l’Algérie qui a énormément fait pour le Mali. Sur les préoccupations soulevées, Bah N’Daw a dit qu’il n’a que des conseils d’usages à l’endroit des uns et autres. A ce propos, il a demandé à tout le monde de retrouver l’hymne national du Mali. « Un peuple-Un but-Une foi…Debout sur les remparts », a-t-il cité, avant de souhaiter bonne année universitaire aux étudiants. Le programme du président Bah est très chargé dimanche. Dans la matinée, il va déposer une gerbe de fleurs au sanctuaire du Martyr. Le président N’Daw sera, ensuite, reçu par son homologue, Abdelmadjid Tebboune. Une autre rencontre est prévue avec le général de corps d’armée Said Changriha, chef d’état major de l’armée nationale populaire. Le chef de l’Etat va déjeuner avec son homologue. Il va recevoir, ensuite, une visite de courtoisie du président du Conseil de la nation, Saleh Goudjil et du Premier ministre Abdelaziz Djerad. Lors des différentes rencontres, il sera question de la relance du Conseil d’affaires algéro-malien, de défense et de sécurité et de la situation de nos compatriotes vivant dans les 58 Wilayas de l’Algérie. MK (AMAP)