Kayes : le Gouverneur de région en France dans le cadre de la coopération décentralisée
Kayes, 15 juillet (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le Colonel Moussa Soumaré effectue en ce moment une visite en France dans le cadre de la coopération décentralisée, a appris l’AMAP de source locale. Le chef de l’exécutif régional a été invité par la coordination des Associations pour le développement de la Région de Kayes en France pour participer à la semaine régionale des acteurs franciliens à Montreuil, qui a débuté le 12 juillet et se poursuivra jusqu’au 18 de ce mois. L’objectif de la rencontre est de redynamiser les coopérations décentralisées entre les collectivités de la Région de Kayes et des communes de la France. « Après une séance de travail avec les membres de ladite coordination, le Gouverneur Moussa Soumaré s’est rendu tour à tour, à la mairie de Montreuil, puis à l’Ambassade du Mali en France pour une visite de courtoisie », a indiqué la cellule de communication du gouvernorat. Pour rappel, cette semaine régionale est un cadre idéal pour aborder avec chaque cercle de la Région l’état des lieux, sur son développement, ses défis et ses perspectives, après une longue période de crise sanitaire qui a bouleversé toutes les activités. BMS/KM (AMAP)
Sécurité alimentaire : lancement officiel des activités du plan national de réponses 2021 à Tombouctou
Tombouctou, 15 juillet (AMAP) La cérémonie de lancement officiel des activités du plan national de réponses 2021 dans les régions de Tombouctou et de Taoudénit, a été présidée mercredi à Tombouctou, par la commissaire adjointe à la sécurité alimentaire, Mme Dicko Bassa Diané, a constaté l’AMAP. C’était en présence des directeurs de cabinet des gouverneurs de Tombouctou et Taoudéni, des élus, des responsables administratifs, politiques, des représentants des services techniques, des partenaires et des chefs coutumiers et religieux. « Des distributions alimentaires gratuites seront opérées dans les régions de Tombouctou et de Taoudéni au cours de cette période de soudure au titre de l’année 2021. 43 000 Tonnes de céréales seront distribuées sur l’ensemble du territoire du Mali pour 1 307 000 personnes bénéficiaires potentielles. Les régions de Tombouctou et de Taoudéni recevront respectivement dans ce lot 2 551 tonnes et 100 tonnes de céréales pour 158 832 personnes à cibler par nos partenaires d’exécution opérationnelle sur la base des stocks déjà acquis, sous la supervision de l’Administration publique et la participation effective des commissions locales de distribution », a déclaré Mme Dicko Bassa Diané. La commissaire adjointe a fait savoir par ailleurs, que le commissariat à la sécurité alimentaire (CSA), à travers le Programme de Soutien au Dispositif National de Sécurité Alimentaire, communément connu sous le nom de PRESA, envisage d’opérer du cash transfert direct, pour un montant total de 242 572 000 FCFA dans sa zone d’intervention de couverture. A cet effet, les cercles de Tombouctou et de Niafunké seront concernés par ce cash transfert, pour une somme totale de 82 702 000 FCFA. Mme Dicko Bassa Diané a saisi l’occasion pour préciser que les Partenaires Techniques et Financiers accompagnant le secteur de la SAN, s’associeront à ces réponses au titre de 2021 pour un financement attendu de 126 425 600 000 FCFA, à travers des appuis multiples en cash, en nutrition, en amélioration des moyens d’existences et en assistance multiformes. Le Directeur de Cabinet du gouverneur de Tombouctou, Issaka Bathily, parlant au nom des 2 régions, dira que le choix de « nos régions pour recevoir cette importante quantité n’est pas fortuit ». « En effet, l’insécurité alimentaire est devenue structurelle dans les régions désertiques comme les nôtres. Les effets néfastes du changement climatique, la sécheresse, les mauvaises pluviométries, les déprédateurs de cultures, l’inaccessibilité de certaines zones agricoles à cause de l’insécurité liée à la menace terroriste ont aggravé l’insécurité alimentaire dans les deux régions » a -t – il fait remarquer. « Le secteur très porteur de l’élevage n’est pas épargné des difficultés citées. Quotidiennement, nos populations sont obligées d’abandonner les villages et fractions pour emprunter des chemins périlleux de l’immigration clandestine. Aussi, l’avènement du Covid-19 dans la région de Tombouctou et les mesures de restrictions prises ont eu un impact très négatif sur les conditions de vie des professions très vulnérables comme celles des acteurs des filières Agropastorales et artisanale dont dépendait en partie l’économie de nos deux régions » a déclaré M. Bathily. En terminant, il a, au nom des 158.832 bénéficiaires soit 145 876 personnes vulnérables identifiés dans la région de Tombouctou et 12 956 personnes de la région de Taoudéni, remercié les plus hautes autorités de notre pays pour la mise à la disposition de ce stock à nos deux régions. MS/KM (AMAP)
Covid- 19 au Mali : Quelque 10.908 guérisons, 528 décès sur 14.992 cas positifs enregistrés
Bamako, 15 juillet (AMAP) Quelque 10.908 personnes sont guéries de la Covid- 19 au Mali, 528 décès constatés sur les 14.908 cas enregistrés avec les 6 nouveaux cas découverts mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. Selon les services sanitaires, deux cas ont été décelés dans la région de Koulikoro, un en CII, un en CIII, un en CV et un cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) précise par ailleurs, que 124 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier, avant d’inviter les populations au calme et au respect des mesures barrières. Les services sanitaires ont enfin précisé que 147.869 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 53. 428 personnes la seconde dose. KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 14 juillet 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 juillet 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – Procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Chef de Cabinet au Secrétariat Général du Gouvernement : Madame Fatoumata BALDE, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS – Chef de Cabinet : Monsieur Aliou Abdoul Karim DIALLO, Médecin. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Secrétaire permanent du Conseil de Sécurité nationale : Général de Division Yamoussa CAMARA. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Secrétaire Général : Monsieur Abdoulaye TOUNKARA, Conseiller des Affaires Etrangères. – Chargé de mission : Monsieur Alassane DIOP, Traducteur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Chef de Cabinet : Monsieur Bourama TOURE, Economiste. – Conseillers techniques : Monsieur Diakaridia DEMBELE, Inspecteur des services économiques ; Monsieur Mamadou Cheick THIAM, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Joël TOGO, Inspecteur des Finances ; Monsieur Mohamed Bouba TRAORE, Inspecteur des Impôts ; Monsieur Boniface SANOU, Magistrat. – Chargés de mission : Monsieur Mahamet TRAORE, Economiste ; Monsieur Souahibou DIABY, Gestionnaire ; Monsieur Sékou Amadou N’DOURE, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES, DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur Général à l’Office National de la Recherche Pétrolière : Monsieur Badara Aliou KONE, Spécialiste en Environnement et Eau. – Administrateur au Conseil d’Administration de la Société Malienne de Patrimoine de l’Eau Potable : Monsieur Abdoulaye DIANE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Chef de Cabinet : Monsieur Ahmed BABA, Médecin. – Conseiller technique : Monsieur Hamadoun Ali DICKO, Ingénieur Sanitaire. – Chargés de mission : Monsieur Daouda Zoumana TRAORE, Journaliste réalisateur ; Monsieur Adou TRAORE, Informaticien ; Monsieur Sékou N’DIAYE, Cadre de Sécurité sociale. – Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène publique : Monsieur Cheick Amadou Tidiane TRAORE, Médecin. – Directeur Général de l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux : Monsieur Sékouli Fadjadji TOURE, Administrateur civil. – Directeur Général de l’Institut National de Santé publique : Monsieur Samba Ousmane SOW, Professeur. – Directeur Général de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale : Monsieur Ichaka KONE, Gestionnaire des Organismes sociaux. – Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur de la Santé, du Développement Social et de la Promotion de la Famille : Monsieur Moussa KAMISSOKO, Médecin. AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU DIALOGUE SOCIAL – Chargés de mission : Monsieur Namakan KEITA, Professeur ; Madame Mariam Ina KOITA, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Madame Oumou TOUNKARA, Docteur en Pharmacie ; Monsieur Boubou DOUCOURE, Spécialiste en Communication et Relations publiques ; Monsieur Mama CAMARA, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENARIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Directeur national de la Formation professionnelle : Monsieur Yacouba Garba MAIGA, Professeur de l’Enseignement secondaire général. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Chef de Cabinet : Monsieur Oumar DIALLO, Enseignant Chercheur. – Chargés de mission : Monsieur Diakaridja YOSSI, Professeur de l’Enseignement secondaire général ; Madame Fatou N’DAW, Ingénieur en Génie Civil ; Madame Aïssata Cheick SYLLA DOUCOURE, Journaliste ; Monsieur Tahirou DICKO, Juriste ; Monsieur Hamidou B. TOURE, Enseignant. AU TITRE DU MINISTERE DELEGUE CHARGE DES REFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES – Conseiller technique : Monsieur Sidiki COULIBALY, Professeur de l’Enseignement secondaire général. – Chargé de mission : Monsieur Lougaye ALMOULOUD, Juriste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 14 juillet 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national
Mali-Maroc : Consultations pour redynamiser la coopération bilatérale
Bamako, 14 juil (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a reçu, mardi, en audience l’ambassadeur du royaume du Maroc au Mali, Hassan Naciri, dans le cadre des consultations régulières entre autorités maliennes et marocaines afin de poser les jalons de la redynamisation des relations entre les deux pays. «Il faut qu’on continue à se concerter et à prendre des mesures qui s’imposent pour aller de l’avant», a dit le Premier ministre malien qui a ajouté que le Maroc est un allié stratégique sur de nombreuses questions. Les échanges entre les deux personnalités ont porté, aussi, sur la situation au Mali. À ce sujet, le diplomate marocain a été briefé par le chef du gouvernement sur tous les aspects de la crise que traverse le Mali. «Il m’a aussi rassuré quant à l’avenir, à travers un certain nombre de mesures qui ont été prises ou qui le seront, surtout en ce qui concerne la cohésion sociale au Mali», a apprécié Hassan Naciri. Il a ajouté qu’il a été aussi rassuré sur le déroulement du programme de la Transition. Et également sur la prochaine présentation de la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant le Conseil national de Transition (CNT). Pour l’ambassadeur du Maroc, les autorités maliennes « ont bien pris en charge les contraintes, les défis à relever pour que l’avenir soit radieux ». «En tant que royaume du Maroc, nous continuons à croire en le Mali. Nous l’avons fait dans le passé et nous continuons à le faire…», a assuré le diplomate chérifien. Le Premier ministre a, ensuite, reçu une délégation du Mouvement démocratique populaire (MDP) comprenant, notamment Dr Allaye Bocoum et Adama Diarra. Devant ses interlocuteurs, Dr Choguel Kokalla Maïga est revenu sur les chantiers prioritaires de la Transition : sécurité, réformes politiques et institutionnelles et apaisement du climat social. Le chef du gouvernement a sollicité l’accompagnement du MDP, qu’il considère comme une force du changement, pour la réussite de la Transition. OD/MD (AMAP)
Covid- 19 au Mali : 13 nouveaux cas positifs enregistrés lundi
Bamako, 9 juillet (AMAP) Treize (13) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés lundi par les services sanitaires, portant le nombre total de la contamination à 14.446 au Mali dont 10.405 guérisons et 528 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise par que 98 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier, avant d’inviter les populations au calme et au respect des mesures barrières. Les services sanitaires ont enfin précisé que 147.869 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 53. 428 personnes la seconde dose. KM (AMAP)
Sikasso : le développement économique régional au cœur des échanges
Sikasso, 13 juillet (AMAP) Le conseil régional de Sikasso a tenu, lundi dernier dans ses locaux, la session du comité de pilotage du développement économique régional (DER) de Sikasso au titre de l’année 2021, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Lt- Colonel, Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. C’était en présence du gouverneur de région, Sinè Dembélé, du président du conseil régional, Yaya Bamba, du maire de la commune urbaine, Kalifa Sanogo, des autorités politiques, administratives des différents cercles ainsi que les notabilités de la ville de Sikasso. Les participants ont échangé sur, entre autres, la présentation du rapport de rendement de l’année 2020, la présentation des grands axes du plan de travail de l’année 2021 et la présentation des grandes problématiques de développement de la région. Il s’agissait également d’exposer les interventions des partenaires techniques et financiers dans la région et de présenter l’état de mise en œuvre des orientations du Plan stratégique de développement régional (PSDR). « J’apprécie à sa juste valeur, cette démarche entreprise par le conseil régional de Sikasso car elle contribuera à créer une dynamique de communication et de dialogue autour des enjeux du développement économique régional mais aussi et surtout au relèvements des défis du développement durable, à l’élimination de la pauvreté et à l’émergence d’une véritable culture des droits de l’Homme », a déclaré le Lt-Colonel Abdoulaye Maïga. Le président du conseil régional, Yaya Bamba a, pour sa part, énuméré la réalisation d’investissements structurants et productifs comme les pistes rurales, les aménagements hydro agricoles, la construction et les équipements des unités de transformation des produits agricoles. La construction et l’équipement des centres de formation professionnelle pour la formation qualifiante et l’insertion des jeunes ainsi que le renforcement des capacités des acteurs sur le partenariat privé en font aussi partis. S’agissant des perspectives, le président du conseil régional a évoqué le renforcement des effectifs des services propres au conseil régional, l’organisation du forum régional, la poursuite de la gestion de la crise sanitaire COVID-19 et la crise au niveau des déplacés internes. M. Bamba a saisi l’opportunité pour attirer l’attention du ministre sur l’importance de la ferme de thé de Farako pour l’économie de la région et du Mali. MD/KM (AMAP)
Douentza (Centre) : Des hommes armés interceptent des camions de moutons
Gao, 12 juil (AMAP) Des camions transportant des moutons, de Gao (Nord) à destination de Bamako, la capitale malienne, ont été interceptés en cours de route par des individus armés, a appris dimanche l’AMAP, de sources officielles. Selon des autorités administratives de Douentza (Centre), qui ont requis l’anonymat, les animaux destinés à la vente à Bamako pour la fête de Tabaski, ont été déchargés des véhicules dans la localité de Noubori, entre Boré et Douentza. AT/MD (AMAP)
Gao : La course au mouton de Tabaski a commencé
Abdourhamane TOURE Gao, 12 juil (AMAP) A l’approche de la fête de Tabaski, le premier souci d’un musulman, riche ou pauvre, est le mouton qu’il doit sacrifier. A Gao, il faut débourser, cette année, entre 75.000 et 150.000 Fcfa, selon le constat de la Direction régionale des productions et des industries animales. L’équipe régionale de l’AMAP de Gao (Nord) a fait le tour de différents points de vente d’animaux pour constater le prix d’achat de la bête pour constater a son tour que beaucoup de business se font autour de la vente du bétail. Moussa Diadié est un «coxeur» (intermédiaire) pour les camions transport du bétail à Gao. Depuis quatre ans, il exerce ce métier. « Avant la crise de 2012, nous négocions les camions de transport du bétail à destination de Bamako pour 650.000 à 800.000 Fcfa », a dit le «coxeur» Diadié. «Mais, aujourd’hui, ce prix a grimpé à 1.200.000 Fcfa pour la même quantité de marchandise et la même distance. Ce coût ne comporte pas les frais de poste de contrôle, du surveillant du bétail (le berger), du foin, du chargeur, de la taxe du parc de chargement, de vaccination qui sont à la charge du propriétaire du bétail. Le chargement de tous les bétails (bovins, ovins et caprins et les chevaux) se fait dans un parc, au rondpoint de Diédara, au 8ème quartier de Gao. « Et, le plus souvent, le chargement d’un seul camion gros porteur en bétail peut appartenir à trois ou quatre commerçants », nous a fait savoir le «coxeur» Diadié. Alhabas Ag Mohamed est un vendeur du bétail originaire de Ménaka (Nord-Est). Nous l’avons trouvé à Diédara, assis, tranquillement, sur une natte. En face du camion dans lequel on embarque les bêtes, en direction de Bamako, pour la fête de Tabaski. « Depuis ma petite enfance, je fais ce commerce dont j’ai hérité de mon père. Cette année, j’ai acheté des moutons à Ménaka très chers. J’ai déboursé 80.000 Fcfa pour chaque bélier. Pour ma part, sur le total de 170 bêtes, j’ai 93 têtes que je veux revendre sur le marché de Bamako. En somme, j’ai dépensé 33.000 Fcfa pour la vaccination, 25.000 Fcfa pour l’achat de la paille installée dans les camions, 75.000 Fcfa pour l’accompagnateur des moutons dans le camion. Auquel s’ajoutent 5.000 Fcfa pour le parc d’embarcation et 5.000 Fcfa pour le chargeur ». « Le transport de mes 93 béliers sur Bamako me revient à 1.200.000 Fcfa et les taxes des postes de contrôle, du départ à l’arrivée, coûteront 135.000 Fcfa. Au total, 1.335.000 Fcfa sont à la charge des propriétaires des 170 têtes qui appartiennent à trois revendeurs. Chacun de nous paiera une somme au prorata du nombre de ses bêtes », a expliqué Alhabas. « A Bamako, je compte céder mes béliers entre 95.000 et 120.000 Fcfa par tête », a dit Alhabas Ag Mohamed. Chaïbou Touré est, aussi, revendeur de bétail et a 40 béliers sur les 170 bêtes chargées dans le gros porteur, en direction de la capitale malienne. « Depuis 16 ans, j’exerce ce commerce du bétail. Cette année, il y a beaucoup de bétail mais ça coûte très cher et je ne sais pas la raison », dit-il. Selon lui, le prix d’achat de ses béliers varie entre 75.000 Fcfa et 120.000 Fcfa sur le marché de bétail de Wabaari, Commune rurale de Gounzourèye, dans le cercle de Gao (Nord). Il compte les revendre à 150 000 Fcfa sur le marché de bétails, à Bamako. L’année dernière, à la même période le prix du mouton sur le marché de Gao variait entre 50.000 Fcfa à 100.000 Fcfa. Mais cette année, ce prix a grimpé de 75.000 à 150.000 Fcfa, a fait constater Aboubacar Habba Maiga, directeur régional des productions et des industries animales de Gao. Amadou Diallo est un berger qui se prépare à accompagner le bétail sur Bamako. Selon lui, avant la crise de 2012, il convoyait 200 à 250 têtes du bétail de Gao à Konna, à pied, pendant 18 jours, à raison de 50.000 Fcfa. Mais, aujourd’hui, à cause de la crise qui prévaut au Mali, certains commerçants de bétail ne viennent plus. «Il y a trois semaines, nous avons chargé du bétail dans cinq camions, dans ce même parc, à destination de Bamako. Mais ce bétail a été déchargé par des bandits armés dans la zone de Douentza. Et leurs propriétaires sont partis en faillite et cette situation décourage certains commerçants de bétail», nous confie l’accompagnateur du bétail. Mohamed Alassane est le gérant du parc. Depuis quarante ans que le parc de Diédara existe, les vaches, les chevaux, les moutons sont chargés dans des véhicules ici, à raison de 5.000 Fcfa pour les moutons, 6.000 Fcfa pour les chevaux et 7.500 Fcfa pour les bœufs. Abdouramane Touré, est un boutiquier dans la Commune de Bamba que notre équipe a approché. A l’approche de chaque fête de Tabaski, il achète des moutons au marché de Gombo, un village de l’arrondissement de Bamba, qu’il revend à Gao, derrière la gendarmerie au centre-ville. «Généralement, mes clients sont les revendeurs de moutons de Bamako. Cette année, j’ai fait venir soixante un béliers de Bamba dont certains m’ont coûté 60.000 Fcfa par tête et d’autres 90.000 Fcfa. Les frais de transport de chaque mouton reviennent à 2.500 Fcfa », dit-il. Il a perdu onze moutons en cours de route « à cause de la chaleur et la distance ». « Le marché est lent, mais j’ai pu écouler certains à 100.000 Fcfa et d’autres à 110.000 Fcfa. Actuellement, il me reste une dizaine. Mais le business des moutons demande beaucoup de dépenses. Cette année, le marché est bien fourni en bétail. Mais à cause de l’insécurité sur l’axe Gao-Sévaré-Bamako, les clients potentiels ne viennent plus sur le marché de Gao», a expliqué ce vendeur occasionnel de béliers. Amadou Daou, agent du gouvernorat de Gao, soutient que cette année, le prix du mouton de Tabaski a grimpé. Parce que, selon lui, la qualité du mouton qu’il a l’habitude d’acheter à 75.000 Fcfa, cette année, pour la même bête, il
Koulikoro renforce les capacités des acteurs de la chaine pénale de la région
Koulikoro, 12 juillet (AMAP)La 8ème session de formation en droit international humanitaire, en droit international pénal et en droit international des droits de l’homme, destinée aux acteurs de la chaine pénale (magistrats, officiers de police judiciaire et agents de l’administration pénitentiaire) s’est achevée vendredi à Koulikoro, sous la présidence de M. Abdoul Karim Diarra, conseiller au département de la Justice, en présence du procureur de Koulikoro, Brehima Tamboura a constaté l’AMAP. Organisée par le ministère de la Justice, cette session de formation a été financée par le budget national avec le concours de la Fondation Friedrich NAUMANN, la division des droits de l’homme de la MINUSMA, le service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France et l’Ecole de Maintien de la Paix, Alioune Blondin BEYE. Les participants ont échangé sur entre autres, la distinction entre le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme, la qualification juridique des situations de violence, la mise en œuvre des droits de l’homme, la répression des crimes internationaux, la coopération judiciaire du droit international. « On a remarqué qu’il y avait une espèce de vide car les concepts paraissaient nouveaux pour la plupart des magistrats. Ils sont confrontés à des problématiques dont ils n’ont pas la spécialité comme les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes de génocides » a constaté M. Diarra. Selon lui cet atelier a permis à certains de la chaine pénale de renforcer leurs capacités et à d’autres d’être initiés. Cette session a permis aux participants de connaitre les instruments juridiques de protection des droits de l’homme, les principes essentiels de droit international humanitaire et de susciter en eux la réflexion et les discutions sur l’interaction entre les juridictions nationales et internationales AM/KM (AMAP)

