Mali : Les commandants des forces internationales se concertent
Bamako, 16 mars (AMAP) La réunion trimestrielle de l’Instance de coordination militaire du Mali (ICMM) s’est tenue, vendredi dernier, au Quartier général de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), à Bamako, selon un communiqué rendu public, lundi, par la Mission onusienne. Le Commandant de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM), ceux du G5 Sahel et de la Force Barkhane ainsi que le chef d’état-major général des Forces armées du Mali (FAMa) y ont également pris part. Au cours de la réunion, sous la présidence du Commandant de la force de la MINUSMA, le général Dennis Gyllesnsporre, les Commandants des forces internationales au Mali ont fait un premier bilan de l’application des décisions prises lors de la rencontre de l’ICMM du 05 novembre dernier. «La cellule de veille nouvellement créée sous le commandement des FAMa y a notamment mis en avant ses travaux sur les différentes feuilles de route validées. Cette réunion intervient près d’un mois après le dernier sommet du G5 qui a eu lieu à Ndjamena au Tchad », indique le communiqué. Le texte rappelle que l’Instance de Coordination militaire du Mali a pour but de renforcer la coordination des responsabilités en matière de sécurité, d’échange d’informations et de soutien. Aussi, ajoute la même source, les réunions trimestrielles de l’ICMM répondent-elles à une exigence de la résolution 2531 du Conseil de sécurité des Nations unies sur le mandat de la Minusma. SS/MD (AMAP)
Visite du gouverneur de la Région de Tombouctou à Niafunké, dans le Nord du Mali
Niafunké, 16 mars (AMAP) Le gouverneur de la Région de Tombouctou, Bakoun Kanté, en visite, dimanche, à Niafunké, « pour s’imprégner de toutes les préoccupations des populations », a eu des échanges avec les forces vives du Cercle. Après un mot de bienvenu du maire de Soboundou et une présentation détaillées du Cercle par le Préfet Namakan Touré, le gouverneur a répondu aux nombreux sujets brûlants évoqués, au cours des échanges, dont la sécurité, de façon générale. Il a, ainsi, demandé une participation des populations, en terme de collaboration et de renseignements ainsi qu’une volonté ferme « sans lesquelles aucune solution ne sera pérenne ». «Il ne faut pas se leurrer, les seules forces de sécurité ne peuvent pas », a-t-il admis. A proposant de la situation de la partie du Gourma, couvrant le Cercle de Niafunké (Communes de Banikane, Koumaira, Sarféré et N’Gorkou), où les populations sont soumises aux braquages, enlèvements, qui, depuis plusieurs années, est occupée par des groupes armés et où, il n’y a aucun représentant de l’Etat, M. Kanté a fait remarquer que cette zone relève du domaine de compétence de la Zone militaire de Mopti et Sévaré. Il a, cependant, promis que cette « préoccupation sera transmise à qui de droit ». La situation de l’éducation dans le Cercle de Niafunké se caractérise par la fermeture de plus de 70% des écoles du Cercle, à cause de l’insécurité mais, aussi, du départ massif des enseignants vers le Sud du pays par des mutations. Par exemple, le Lycée de Niafunké a vu six professeurs mutés qui n’ont pas été remplacés. Dans cet établissement, Il n’y a aucun professeur de français. Le gouverneur a suggéré la démarche des populations de la Commune de Tonka (Nord) où les autorités locales ont pu obtenir des groupes armés, qui contrôlent la zone, un consensus afin de rouvrir les écoles. Il a conseillé aux autorités coutumières, religieuses, politiques et administratives de parler avec les groupes armés alignés sur l’Accord de paix et autres « afin de sauver l’avenir des innocents enfants ». Il a demandé aux enseignants qui, « volontairement et délibérément abandonnent leur travail, de revenir, à ceux qui négocient et demandent constamment leur mutation vers d’autres régions alors qu’ils sont d’ici, d’être conscients pour ne pas oublier que la plupart d’entre eux ont été recrutés pour servir leur région ». Le gouverneur et le directeur régional du développement social ont clairement conseillé aux populations « de ne pas s’entêter à résider dans des bas-fonds et les rizières. Ils ont fait constater que ce sont les mêmes quartiers, villages qui sont inondés, chaque année, tandis que les populations persistent à y résider. Selon eux, il faut urbaniser les lieux d’habitation. Quant à la mauvaise gouvernance, à travers des détournements et autres prévarications, le Gouverneur a assuré que les portes de son bureau sont ouvertes. Il a promis la « tolérance zéro » pour tout cas avéré « car nul n’est au-dessus de la loi ». S’agissant de la transition, le gouverneur Kanté a demandé aux populations d’accompagner les autorités transitoires dont la « durée de la présence est connue et qui doivent organiser des élections très prochainement afin d’espérer un Mali nouveau, prospère et juste entre tous les fils du pays ». Cette visite a permis au gouverneur et sa délégation de constater l’avancée des travaux de construction des locaux de la Police nationale à Niafunké. Le séjour a, aussi, été l’occasion pour le commissaire principal de Tombouctou, Broulaye Coulibaly et son adjoint d’assurer les populations de l’ouverture prochaine du commissariat de la localité, dans le cadre du renforcement de la sécurité des personnes et dd leurs biens. Le gouverneur a salué les efforts, depuis plusieurs années, du préfet Namakan Touré, pour le retour de l’administration dans le Cercle de Niafunké avant d’assurer les populations de sa volonté de faire de son « mieux pour le bonheur de tous ». Le chef de l’exécutif régional était accompagné d’une forte délégation composée de directeurs régionaux des services techniques de l’État, des forces de sécurité. Il a été accueilli par les notabilités et l’ensemble des forces vives du Cercle de Niafunké. La délégation a rendu une visite de courtoisie à l’Imam de la grande mosquée, Ibrahima Hamahady, et au chef de village, Baba Gatta. SAM/MD (AMAP)
Exposition Photos de l’AMAP à l’occasion du 30ème anniversaire du 26 mars 1991 sous le thème « Un regard sur le passé »
Covid-19 au Mali : Quelque 6.511 guérisons et 363 décès sur 8933 cas positifs enregistrés
Bamako, 15 mars (AMAP) Quelque 6.511 personnes sont guéries de la Covid – 19 et 363 décès constatés sur 8.933 cas positifs enregistrés au Mali avec les 20 nouveaux cas découverts lundi, a appris l’AMAP de source officielle. Ces 20 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare, par ailleurs, que 1.078 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Mali : le Mauritanien El-Ghassim Wane aux commandes de la MINUSMA
Bamako, 16 mars (AMAP) Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a annoncé, lundi, la nomination du Mauritanien El-Ghassim Wane en tant que nouveau représentant spécial et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). El-Ghassim Wane succède à Annadif Khatir Mahamat Saleh du Tchad, à qui le secrétaire général est “reconnaissant pour sa contribution inestimable aux efforts de paix et de réconciliation au Mali”. Il apporte 25 ans d’expérience dans la prévention des conflits, la médiation et le maintien de la paix, après avoir été chef de cabinet et conseiller principal du président de la Commission de l’Union africaine (UA) (2017-2019) et sous-secrétaire général des Nations unies aux opérations de maintien de la paix (2016-2017). Il a occupé plusieurs postes de direction au sein de l’UA, y compris en tant que directeur de la paix et de la sécurité de la Commission de l’UA et chef de la Division de la gestion des conflits, ayant contribué au développement de la stratégie et de la politique clés de l’UA en matière de prévention et de résolution des conflits et engagé dans la prévention, processus de médiation et de consolidation de la paix à travers le continent. Le nouveau patron de la MINUSMA a été professeur invité des affaires internationales à l’Université George Washington, a enseigné à Sciences Po Paris et a été chercheur principal invité à l’African Leadership Center, King’s College de Londres. Il est titulaire d’une maîtrise en droit public international et relations internationales et d’un diplôme de troisième cycle en études internationales et européennes des universités de Dakar (Sénégal) et de Lille II (France), respectivement. El-Ghassim Wane parle couramment le français et l’anglais. SS/MD (AMAP)
Pratiques coloniales: La déportation, l’internement et la mort de Aline Sitoé Diatta en 1944
Par Dr Ibrahim MAIGA Bamako, 16 mars (AMAP) A seulement 24 ans, le destin de Aline Sitoé Diatta s’est accompli à Tombouctou en 1944. Elle y avait été condamnée à purger une peine d’internement de dix ans. Elle n’a pas tenu un an, victime du scorbut. A Tombouctou, la mémoire locale n’a pas gardé d’elle beaucoup de souvenirs. Par contre, au Sénégal, le débat sur le rapatriement de ses restes est encore d’actualité dans un contexte où l’engagement mémoriel toise la lecture politique. Dans la mouvance du 8 Mars, nous vous proposons l’histoire de cette résistante à la domination coloniale. On en sait beaucoup sur Gbéhanzin, Samori, Chérif Hamahoullah, tous capturés et brandis comme des fauves de foire avant d’être déportés dans des territoires aux conditions climatiques rudes, en Martinique, en Guinée, en Côte d’Ivoire, en Mauritanie, au Gabon, à Madagascar, au Soudan français… S’y ajoute le flot d’assignation à l’intérieur de chacun des territoires colonisés par la France, la grande nation des droits de l’Homme. C’était l’époque des « camps d’internement », des « camps d’enfermement administratif » et même des « camps de concentration » sous les tropiques, dans l’ombre de la deuxième guerre mondiale ! Aline Sitoé Diatta, elle, a été « affectée » au Soudan français. D’armes, elle n’avait que son intelligence. De munitions, elle n’avait que son charisme, et son verbe ! Elle n’a pas été jugée par un tribunal, car l’administration n’a jamais pu réunir contre elle des preuves. Elle a, cependant, été condamnée à un « internement administratif à titre préventif » parce que son engagement en faveur de l’autonomie et de la renaissance de son peuple dérangeait. Mue par une force intérieure propre à l’univers animiste des Diolas de la Casamance, Aline était tout simplement un leader. Elle avait des pouvoirs mystiques. Le lieutenant-colonel Sajous, commandant du cercle de Ziguinchor, à l’époque des faits, donne un portrait de Aline en ces termes : « Servie par le prestige d’avoir procuré aux Diolas un hivernage très pluvieux, gage d’une excellente récolte de riz et succédant à une année 1941 sèche, elle prescrivait à son entourage de féticheurs de ne pas obéir aux Blancs, de leur refuser les hommes pour le service militaire, de ne pas accepter les achats obligatoires de paddy, de ne pas entretenir les routes » (Archives d’outre-mer d’Aix-en-Provence, 14 MI 1835 2G 42, Rapport politique du Sénégal). Ce court extrait résume la volonté du colonisateur d’en finir avec elle. Ces propos seront confortés par Christian Roche, le dernier proviseur français du lycée de Ziguinchor, dans un article intitulé : « Chronique casamançaise. Le cercle de Ziguinchor au Sénégal pendant la guerre de 1939-1945 » (Revue des Outremers, revue d’histoire, 1986). D’après Roche, parce que justement Aline avait une aura et un discours nationaliste, qui débouchait sur une sorte de subversion, le lieutenant-colonel Sajous a décidé de « de frapper les imaginations ». Pour le militaire français, Aline Sitoé pouvait être considérée comme « l’inspiratrice des troubles ». Cette déduction était suffisante pour justifier qu’il se rende en mission dans la zone d’évolution de Aline. Il est d’une grande barbarie. Il tue, frappe et menace de mettre le feu à tous les villages. Pour couper court à cette barbarie qui s’abattait sur des innocents, Aline préfère se rendre. Roche précise que cet évènement a lieu le 31 janvier vers midi. « … la jeune prophétesse, appuyée sur des cannes en raison d’une infirmité congénitale, vint se livrer aux Français afin d’éviter toute effusion de sang », rapporte l’historien. Mais Sajous n’est pas content. Il veut humilier la nationaliste et la gifle. Captive désormais, elle prend la direction de Ziguinchor en même temps que certains de ses proches, entre 20 et 23 personnes. Elle sera condamnée à la déportation. Dans un premier temps, elle est à Kayes. Elle finira à Tombouctou. Pour Roche, Aline a été condamnée parce qu’elle tenait un « message religieux qui préconisait un retour au riz rouge, au lieu du riz blanc recommandé par les Français, par sa prédiction que les Blancs partiraient un jour… ». L’historien sénégalais Papis Comakha Fall qui a travaillé sur les mêmes faits « Automne-hiver 2020 » (page 19, n° 9-10), insiste sur le caractère pacifique de la lutte engagée par Aline Sitoé Diatta. Malgré tout, l’armée française avait décidé de la réduire au silence avec la consigne suivante : « faire respecter les ordres, arrêter les rebelles et mettre fin par la force, à toute tentative de rébellion jusqu’à la soumission complète ». (Télégramme lettre n° 31 adressée au gouverneur général de l’AOF, Saint Louis, 22 janvier 1943). Dès lors, les mobiles ne devaient plus être compliqués. Ils seront condensés en trois points : « mensonges, escroquerie et rébellion », en vertu de l’application d’un décret colonial datant du 15 novembre 1924. La volonté qui sous-tendait l’invocation de ce texte de tous les abus était qu’ « il importe au plus haut point pour le retour de la tranquillité dans le pays que la visionnaire Aline Sitoe Diatta et ses adeptes soient écartés pour longtemps des lieux où ils ont exercé leur emprise ». (Rapport d’ensemble tendant à faire interner la dame de Kabrousse, Aline Sitoe Diatta et ses principaux adeptes, 1943). L’autorité coloniale parle de la « rébellion d’Effok et des villages environnants qui croient, à la lettre, aux promesses que (Aline) leur avaient faites » (Archives Nationales du Sénégal, Rapport d’interrogatoire du 15 mars 1943). Elle est coupable donc. Sur la condamnation même de Aline Sitoé, nous n’avons pas trouvé meilleure source que Papis Fall. Il écrit que Aline Sitoe a été condamnée le 15 juin 1943, par un Arrêté général du Gouverneur. Le prononcé de son jugement précise qu’il s’agit d’une peine de « dix ans de réclusion à passer dans le cercle de Kayes ». (Procès-verbal d’interrogatoire du 15 mars 1943). On retrouve donc la trace de Aline à Kayes, mais pour quelques temps seulement. L’administration a soudainement pris la décision de durcir les conditions de détention de la prisonnière, en l’envoyant à Tombouctou. Le 27 août 1943, est pris l’arrêté qui fixe désormais son lieu de détention à Tombouctou. (Histoire d’Aline Sitoe : mourir à Tombouctou, Soleil, mardi 11 octobre 1983, p.2). On sait maintenant que le
Réformes institutionnelles et politiques : le comité d’orientation stratégique mis en place
Bamako, 16 mars (AMAP) Le Comité d’orientation stratégique sur les Réformes institutionnelles et politiques pour aider à corriger les dysfonctionnements de l’architecture politico-institutionnelle au Mali a été présenté, lundi, par le Premier ministre, Moctar Ouane, aux forces vives de la Nation, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) . Sous l’autorité du Premier ministre, l’organe s’attèlera à définir le périmètre des réformes au regard du contexte et de la durée de la Transition, de formuler des recommandations sur la base des réformes identifiées par le Dialogue national inclusif (DNI) ainsi que les Journées de concertations nationales et de promouvoir l’esprit des réformes politiques et institutionnelles. Les acteurs politiques et sociaux disposent, désormais de ce cadre formel d’échanges avec le Premier ministre qui s’était engagé, en février dernier, lors de sa rencontre de prise de contact avec la classe politique, à instaurer ce cadre pour débattre des ambitions des autorités de la Transition en matière de reformes institutionnelles et politiques. Plusieurs leaders de partis et de regroupements politiques, de centrales syndicales, d’organisations de la société civile, ainsi que les responsables des mouvements signataires de l’Accord et des dignitaires religieux ont été témoins de l’avènement de ce comité qui devra contribuer à la mise en œuvre des réformes voulues par le peuple. Moctar Ouane a interprété leur présence en grand nombre, au-delà de la courtoisie républicaine, comme une capacité de dépassement des clivages et des appartenances politiques. Ce comité est une «réponse à votre pertinente proposition d’un cadre de concertation et d’échanges avec vous acteurs politiques et sociaux pour nourrir la réflexion du gouvernement et l’aider dans l’action», a déclaré le chef du gouvernement. Il s’est dit convaincu que cet organe constitue la « structure idoine pour réussir les réformes politiques et institutionnelles indispensables pour bâtir un Mali moderne ». Elle doit, en l’occurrence, aider à matérialiser les changements nécessaires à l’émergence du Mali nouveau. Cependant, M. Ouane a mis un bémol, soulignant que ce comité d’orientation stratégique n’est ni une panacée ni une baguette magique. « Et il ne sera, a-t-il ajouté, que ce que notre engagement patriotique, notre loyauté au Mali et notre volonté de bâtir une grande nation en feront». MISSIONS – Une note conceptuelle sur le comité précise ses objectifs, sa composition et ses modalités de fonctionnement. Il y est également rappelé que l’ambition de corriger les dysfonctionnements révélés par la pratique institutionnelle et démocratique au Mali n’est pas nouvelle. En effet, trois tentatives de réformes ont échoué, pour des raisons diverses. Dans l’approche, les autorités de la Transition se distinguent donc par la mise en place de ce comité, au sein duquel toutes les divergences pourraient être réglées. Selon la note conceptuelle, le comité, qui se veut un organe consultatif et inclusif, sera composé de représentants des formations politiques, des syndicats, des mouvements signataires de l’Accord, des organisations faîtières des femmes et des jeunes ainsi que des représentants des régions et des autorités coutumières et religieuses. Après consultations des différentes parties prenantes et sur leurs propositions, le Premier ministre va établir une liste nominative des membres. Les ministres chargés de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de l’Économie et des Finances, de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, ainsi que le Délégué général aux élections en sont membres de droit. Le comité pourra se réunir, au moins, deux fois par mois, sous la présidence du Premier ministre. Et afin d’assurer son fonctionnement de façon efficace et efficiente, il sera composé de quatre groupes thématiques : «Réorganisation territoriale», «Cadre électoral», «Réforme constitutionnelle» et «Régionalisation». Chaque groupe sera dirigé par une personnalité politique ou civile membre du comité. Les groupes thématiques peuvent se réunir chaque fois que de besoin. Par ailleurs, la note précise que le comité va bénéficier de l’appui d’un secrétariat permanent, disposant d’un pool d’assistants. Les ressources nécessaires au fonctionnement du dispositif sont à la charge du budget national. Un appui pourrait être fourni par les partenaires techniques et financiers. Les personnalités dûment mandatées pour en être membres ne percevront pas de rémunération. Toutefois, des indemnités pourraient leur être accordées. Cette rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement. ID/MD (AMAP)
Mali : Deux soldats tués et huit blessés dans une embuscade à Tessit (Nord)
Bamako, 16 mars (AMAP) Deux soldats maliens engagés sur le théâtre Est, secteur 1 de l’opération Maliko ont trouvé la mort et huit autres ont été blessés, lundi, selon communiqué de l’Armée. La relève montante du poste de sécurité de Tessit, localité située à 55 km au Sud-Ouest d’Ansongo, Région de Gao (Nord), “a fait l’objet d’une embuscade tendue par des groupes armés terroristes aux environs de 13h30” entre Lellehoye et Tessit, précise l’armée. « Après de violents combats, le bilan fait état de deux morts et huit blessés côté FAMa », precise la même source qui ajoute que « les opérations de ratissage sont en cours dans le secteur ». “Les évacuations des blessés sont assurées par la Mission intégree multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA)”, conclue le communiqué publié sur le site internet de l’armée. MT/MD (AMAP)
Mali: Vingt nouveaux cas de Covid-19 et trois décès lundi
Bamako, 16 mars (AMAP) Les agents de santé maliens ont enregistré vingt nouvelles personnes atteintes du coronavirus, sur la base de 647 prélèvements effectués et trois décès, lundi, selon le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Au même moment, on note huit patients guéris au cours des dernières 24 heures, ajoute la même source. Il ressort du communiqué ministériel que les nouveaux malades du jour sont identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest) et Koulikoro (près de la capitale), ainsi que dans les six Communes du District de Bamako. Au total, le Mali compte, à ce jour, 8.933 cas positifs de Covid-19 sur lesquels on note 6.511 patients guéris contre 363 décès. AT/MD (AMAP)
Le ministre en charge des Transports insiste sur le paiement de la redevance péage par passage
Bamako, 15 mars (AMAP) Le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, a réitéré, samedi, l’exigence du paiement de la redevance péage par passage et invité tous les assujettis à s’acquitter de leur devoir. S’exprimant en marge de sa visite des travaux de réhabilitation et de renforcement du tronçon Kati-Didiéni, sur 150 km, il a indiqué que dans tous les pays du monde, il existe, aujourd’hui, deux sources de revenus pour l’entretien routier. «La première, c’est la redevance des produits pétroliers. Tout litre consommé doit être payé pour entretenir la route. La seconde ressource, c’est le péage. La politique d’entretien routier est basée sur la commercialisation de la route. C’est-à-dire la route nous rend un service, en retour, il nous faut payer ce service rendu. Chacun de nous doit le faire», a argumenté le ministre Dabo, qui s’est acquitté de ses droits au poste de péage de Kati, près de Bamako. «C’est une règle internationale, africaine et communautaire. Les ressources collectées à partir de ces péages sont utilisées pour entretenir nos routes et tout le monde a le souci d’avoir des routes de qualité. Ces ressources sont prévues dans les textes organiques et de création de l’Autorité routière», a précisé le ministre en charge des Transports. Le ministre Dabo a rappelé qu’aujourd’hui, «le parc automobile du Mali compte 500.000 véhicules, tous assujettis au payement de la redevance de péage, à l’exception de trois catégories : les convois militaires, les corbillards et les ambulances». Il a aussi rappelé que le payement se fait par passage. BBC/MD (AMAP)

