Mali : Deux soldats tchadiens de la force du G5 Sahel ont trouvé la mort jeudi
Bamako, 16 avril (AMAP) Deux soldats du bataillon tchadien de la force antidjihadiste du G5 Sahel ont trouvé la mort jeudi dans l’explosion de leur véhicule dans le centre du Mali dans la zone dite des trois frontières (Mali, Burkina Niger), a appris l’AMAP de source onusienne. « Un véhicule des éléments de l’armée tchadienne a sauté sur un engin explosif tuant deux soldats tchadiens dans le centre de Mali”, a déclaré à l’AFP Mahamat Saleh Annadif, le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma). “Ces deux soldats font partie des 1.200 éléments envoyés dans le cadre du G5” Sahel aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, a-t-il précisé, en référence à la Force conjointe antidjihadiste constituée par l’organisation régionale G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad). En rappel, quatre Casques bleus tchadiens avaient été tués et une quinzaine été blessés le 2 avril, dans une attaque djihadiste contre le camp de de la Minusma à Aguelhok, dans le nord-est du Mali. KM (AMAP)
Mali: 239 nouveaux cas de Covid-19 et 02 décès jeudi
Bamako, 16 avr (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, jeudi, quelque 239 nouvelles contaminations sur plus de 1.500 échantillons testés et 02 décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. La même source confirme, ainsi, la troisième vague du coronavirus qui continue sa propagation au Mali avec des centaines de cas positifs par jour depuis plusieurs semaines. Elle ajoute, cependant que 23 malades ont été guéris du virus depuis mercredi. Par ailleurs, le communiqué indique que les nouveaux malades du jour sont identifiés, principalement, à Bamako, la capitale, avec plus de 200 cas positifs dont 65 enregistrés dans la seule Commune V du District. A l’intérieur du pays, les Régions de Kayes, (Ouest) Koulikoro (près de Bamako) et Gao (Nord) ont, également, enregistré de nouvelles infections. Ces nouvelles informations portent le nombre de cas positifs, au Mali, à 12.706 parmi lesquels 7.261 patients guéris et 421 décès. AT/MD (AMAP)
Mesures anti-covid 19 : petit tour dans les banques
Par Oumar SANKARÉ Bamako, 15 avr (AMAP) Jeudi dernier, 413 Maliens ont été testés positifs à la Covid-19, un record de contamination en un jour depuis le premier cas en mars 2020. Pour rompre rapidement la chaîne de propagation du virus mortel, le gouvernement a décidé, entre autres, de faire respecter les mesures barrières dans les endroits publics et d’interdir les rassemblements de plus de 50 personnes. Les centres de loisirs ont été purement et simplement fermés pour deux semaines. Mais des sceptiques ne croient toujours pas à l’existence du virus ou font semblant de l’ignorer. Dans les marchés, les transports publics, les «grins», les mesures barrières sont foulées au pied. La distanciation physique n’est pas respectée et la plupart des gens ne portent pas de masque. Cependant, dans certains endroits, on essaye de faire respecter les mesures barrières en exigeant le port du masque, le lavage des mains au savon, l’utilisation du gel hydro-alcoolique, voire la distanciation sociale. C’est le cas de certaines institutions financières de la place. Mardi aux environs de 9h sur la rive droite du fleuve Niger à Bamako, les banques ont déjà ouvert leurs portes. Les opérations s’y déroulent en toute sérénité même si l’affluence est faible en cette matinée. À cause peut-être du fait que nos compatriotes ont débuté le jeûne ce jour-là. À l’agence Bacodjicoroni Golf de la Banque malienne de solidarité (BMS), cinq personnes sont assises côte à côte à la porte. L’espace est étroit pour permettre le respect de la distanciation sociale. Chacune d’elles possède un masque. Mais une seule personne a son masque sur le nez. Trois tiennent les leurs en main. Une autre personne met son masque sur le menton, le nez et la bouche à l’air libre. Ibrahima Diarra, un des membres du groupe, soutient que la chaleur extrême de Bamako n’encourage pas le port du masque. Comme c’est exigé pour entrer dans la banque, il est donc obligé de se conformer à la règle. À une trentaine de mètres de là, est implantée une agence de la Banque de développement du Mali (BDM S.A). Ici, un petit espace est réservé aux clients. Ils doivent attendre pour être autorisés à y rentrer. A côté, un kit de lavage des mains qui ne dispose ni de savons ni de gel hydroalcoolique. Interrogé, un agent commercial, sous couvert de l’anonymat, explique : «On fait tout pour limiter le nombre de clients à l’intérieur de la banque. Ici, les gens rentrent par groupe de cinq personnes». À l’intérieur, la distanciation est bien respectée. Il y a au moins une chaise vide entre chaque client assis. Le sol est marqué pour signaler où s’arrêter. Au niveau de la caisse, seule une personne est acceptée. Le constat est le même dans au moins cinq autres agences de banque que nous avons visitées. Nous avons également constaté qu’à l’entrée de certaines banques, l’espace aménagé pour accueillir les clients n’est pas adapté aux mesures barrières contre le coronavirus. C’est le cas à la Banque of Africa (BOA), où est installée une tente servant de salle d’attente pour les clients et autres visiteurs. À la Banque nationale de développement agricole (BNDA), les clients qui faisaient la queue à l’entrée, étaient obligés de se rapprocher les uns des autres pour se mettre à l’abri du soleil. «On est massé à l’entrée. Une fois à l’intérieur de la banque, on nous parle de mesures barrières. C’est un peu contradictoire», déplore un client. Cet autre client estime que c’est paradoxal d’exiger les mesures barrières dans les banques alors qu’elles sont complètement ignorées dans les superettes, les supermarchés, les boucheries, les marchés et même dans les services de l’administration. Sur la rive gauche, des banques arrivent à faire respecter les mesures barrières malgré quelques difficultés. À Orabank, installée à l’ACI 2000, on exige le lavage des mains au savon, l’application du gel hydroalcoolique et le port obligatoire du masque. Point de rassemblement à l’entrée. Plus loin, United Bank for Africa (UBA) applique tant bien que mal les dispositions nécessaires. Une dizaine de personnes se suivent. Debout, elles ne respectent aucune mesure barrière. Quelques minutes plus tard, quatre personnes sont invitées à entrer. L’agent de sécurité prend leur température. Il les laisse passer après cet exercice. Ici, la disposition des chaises destinées aux clients est également conforme à la distanciation physique. Les clients respectent-ils cette disposition ? Dans la pratique, pas sûr. En notre présence, une cliente s’installe et invite son amie à venir s’assoir à côté d’elle. Marqués sur les chaises, une croix rouge et un message alerte portant : «Pour raison de Covid-19, respectons les mesures barrières». Tout le monde observe la scène, s’indigne, en bourdonnant. Exaspéré, un agent les regarde sans rien dire. Interrogé, il justifie son comportement : «Très souvent, ils font des histoires quand on les interpelle. Certains refusent catégoriquement de coopérer. D’autres obtempèrent momentanément avant de fouler au pied les mesures barrières». D’autres personnes, une fois à l’intérieur de la banque, retirent leur masque. C’est dire qu’elles ne portent le masque que pour pouvoir avoir accès à la banque. OS (AMAP)
Mali : Les dates des prochaines élections fixées
Bamako, 15 avr (AMAP) Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a annoncé, jeudi, que l’élection présidentielle malienne, couplée à celle des députés à l’Assemblée nationale, aura lieu le dimanche 27 février 2022. “Les seconds tours de ces scrutins, le cas échéant, sont prévus, respectivement, pour le dimanche 13 mars 2022 et le dimanche 20 mars 2022”, précise le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Dans un chronogramme du référendum constitutionnel et des prochaines élections générales, rendu public, le département en charge de l’organisation des échéances électorales prévoit la tenue du scrutin référendaire, le dimanche 31 octobre 2021. L’élection des Conseillers des collectivités, c’est-à-dire des Conseillers communaux, des Conseillers de cercle, des Conseillers régionaux et des Conseillers du District, est programmée pour le dimanche 26 décembre 2021. MT/MD (AMAP)
Epouses de migrants : Interminable attente
Par Ouka BAH Diéma, 07 avr (AMAP) Les épouses de migrants, dans la zone de Diéma, dans l’Ouest du Mali, comme se plaisent à dire certaines femmes, attendent, avec pour seule compagnie, l’absence d’époux qui ont choisi d’aller faire fortune, souvent très loin. Le cercle est une zone de forte migration. Selon les estimations, 80% des jeunes âgés de 18 à 20 ans, tentent de rejoindre les côtes de la Méditerranée, à leurs risques et périls Les infortunées épouses sont priées de comprendre la situation dans laquelle se trouve leur mari expatrié et de s’armer de patience. En réalité, les conditions des migrants sont souvent difficiles à gérer dans les pays d’accueil. Chaque pays de destination a ses principes, ses lois en matière de migration. De nombreux « sans-papiers » peinent à se mettre en règle, à obtenir une carte de séjour, sans laquelle, aux dires de Kaourou Fofana, ils ne pourraient se déplacer librement encore moins revenir au pays pour rendre visite à la famille, ni occuper des emplois garantis. Dans de nombreux villages et hameaux, aujourd’hui, le besoin de bras valides se pose avec acuité. Ces « aventuriers » ont dans la tête qu’après avoir amassé beaucoup d’argent, ils pourront remplir les greniers de leurs parents, financer des microprojets au profit de leurs communautés, à travers, notamment, la construction de mosquées, d’écoles, de centres de santé, la réalisation de forages. Dans une zone comme Diéma où la campagne agricole est le plus souvent déficitaire à cause de la rareté des pluies, il est difficile de fixer les jeunes dont la plupart ne dispose d’aucun moyen de subsistance. Les jeunes, qui restent aux côtés de leurs parents et auxquels on colle tous les qualificatifs possibles, sont considérés, au mieux comme des vauriens, au pire comme des ratés. Dans ce milieu, celui qui choisit de rester ne pourra pas trouver femme. Toutes les filles se détourneront de lui. « S’il est pauvre, se délectent les méchantes langues, c’est sa faute, parce qu’il n’a pas osé se rendre sur la terre des ‘Oreilles rouges’ (Touloblénou) ». Parce qu’ils ne sont pas partis, dans la pure tradition Soninké de mobilité, ils ne sont pas écoutés dans la société, n’ont aucun pouvoir décisionnel au sein de leur famille. Généralement, avant que le jeune garçon ne parte à l’aventure, (on ne croit pas si bien le dire) ses parents lui cherchent une femme à marier. Il existe plusieurs raisons à cette pratique ancestrale, vieille de plusieurs siècles. D’abord, c’est pour que le fils songe surtout à sa femme restée derrière lui, qu’il évite de jeter tout son argent par la fenêtre, qu’il ne scelle jamais de mariage avec une autre femme, dans son exil, qu’il puisse retourner au bercail quand il le désire. C’est pourquoi, il est difficile de voir, ici, un jeune partir étant célibataire. En donnant femme à leur enfant, beaucoup de parents veulent lui confier plus de responsabilités, afin qu’il s’assume lorsqu’il fera face à de dures épreuves. De nombreux jeunes mariés partent à l’exode dès leur sortie de la chambre nuptiale, laissant les épouses dans l’incertitude et l’angoisse. Mais de nos jours, les mentalités ont changé. De nombreuses jeunes filles refusent le mariage avec des expatriés qui ne constituent plus une assurance tous risques à leurs yeux. Selon Boubacar Kamissoko, gardien à la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), il fut un moment à Kita (Ouest), si tu n’avais pas la tête d’un « Espagnol », d’un « Italien » ou d’un « Parisien », tu ne pouvais pas avoir une femme. Les migrants avaient le vent en poupe. « Mais actuellement, tel n’est plus le cas. Beaucoup de filles détestent les expatriés, car si elles se marient avec eux, ils partent et les oublient », raconte l’homme. « Aujourd’hui, à Lambidou, sur dix filles, huit vous diront clairement qu’elles ont horreur de se marier avec des migrants, qu’elles ont besoin plutôt d’hommes corrects, capables de les nourrir et de pourvoir à leur entretien », estime Fodié Niakaté, producteur agricole à Kobokoto, Commune rurale de Lambidou. Il tranche : «Il n’y a rien à faire, nos enfants iront sur les mers pour chercher fortune en Espagne, Italie ou en France », ajoutant que le problème n’est pas près de trouver une solution. « Généralement, celles des épouses, qui reçoivent un peu d’argent de leur mari, décident d’attendre. Mais une femme seule, vivant sans son mari, c’est difficile à supporter. C’est pourquoi, certaines se cachent pour faire le planning familial sachant bien que leur époux est absent », constate Alpha Diombana, président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE). A force d’attendre son mari parti aux Amériques, depuis une dizaine d’années, Saba Coulibaly, a été obligée d’abandonner le domicile conjugal, avant, argumente-t-elle, « que je ne devienne vieille et incapable de faire des enfants ». Aussi, se bouche-t-elle les deux oreilles, chaque fois qu’on évoque les questions de migrants. Elle ne veut plus en attendre parler. PATIENTE ATTENTE – La présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) de la communale de Diangounté Camara, Mme Banta Camara, dans un élan de sincérité non feinte, affirme que les femmes, qui acceptent de rester dans leur foyer, en l’absence de leur époux, n’en peuvent plus d’attendre. « On les traite, souvent, de menteuses, de prostituées, etc. Certains migrants restent cinq à dix ans voire plus sans revenir au pays, soit par manque d’argent ou de carte de séjour. Leurs femmes, nos brus, je voulais dire, endurent toutes sortes de souffrances, elles sont parfois laissées pour compte », dit Mme Camara. « Malgré tout, quand le mari revient, au lieu de féliciter sa femme pour son courage et sa patience, la première vacherie qu’il lui fait, c’est d’épouser une nouvelle femme », s’étouffe notre interlocutrice. La pauvre se voit alors trahie, abandonnée par celui-là même sur qui elle a fondé son espoir. La situation devient plus compliquée, plus conflictuelle lorsque la femme accouche d’un enfant alors que son mari n’est pas présent. Dans la plupart des cas, l’époux refuse de reconnaître l’enfant illégitime et le divorce s’en suit. La fille d’Anthioumana Camara, notable à Diangounté Camara,
Campagne agricole 2021 : Prometteuse

Par Cheick M. TRAORÉ Bamako, 15 avr (AMAP) Après une campagne agricole 2020 en demi-teinte marquée, notamment, par diverses crises au plan social, politique, sécuritaire, sanitaire et économique, le Mali dévoile ses prévisions de productions pour la nouvelle campagne agricole. Lancée mardi 30 mars 2021 par le président de la Transition, Bah N’Daw, à la faveur du Conseil supérieur de l’Agriculture, cette campagne, qui s’ouvre pourrait être, pour le Mali, celle de la reconquête de sa place légendaire, en matière de production cotonnière, de consolidation des acquis concernant les cultures céréalières. En la matière, le ton est donné par le département en charge du Développement rural qui place cette campagne sous le signe de la reprise de la production cotonnière après le coup d’arrêt, suite au mouvement de boycott dans toutes les zones de production. Pour y arriver, la production nationale pour la campagne 2021 est estimée à 820.000 tonnes de coton graines pour une superficie de 810.000 hectares. Ce qui correspond à un rendement moyen de 1.012 kg/ha. Au Mali, les parcelles de coton représentent environ 31% de l’ensemble des superficies des cultures du système coton pour une norme recommandée de 33%. Cela permettra d’accroître les superficies coton sans compromettre l’équilibre entre les cultures. Le coût de l’intensification du système coton pour cette campagne est estimé à 135.709.746.000 Fcfa. Ce coût est calculé sur la base des prix de cession des intrants au comptant en vigueur depuis la campagne 2020. A rappeler que pour la filière coton, la production totale a été évaluée à 147.200 tonnes en 2020, dont 11.300 en zones Office de la haute vallée du Niger (OHVN), soit une baisse de production de 77% et de superficies de 78%, par rapport à 2019. Cette chute historique est due à la baisse du prix d’achat du coton graine aux producteurs, au transfert de la subvention de l’Etat des engrais au prix d’achat du coton graine, à la contestation relative au renouvellement des instances, au retard constaté dans l’installation des pluies et à la mauvaise répartition de la pluie dans le temps et dans l’espace. Quant à la production céréalière attendue au terme de la campagne 2021, elle est estimée à 11.300.776 tonnes, en hausse de 10,43% par rapport à celle de 2020. Une légère baisse de 0,3% des superficies est toutefois constatée par rapport 2020. Cette réduction serait due à la baisse des objectifs d’emblavures de maïs et de riz par rapport aux prévisions de 2020. Les quantités de céréales produites en 2020 ont été estimées à 10.217.286 tonnes. Elles sont en baisse de 2,39% par rapport à 2019. Le bilan céréalier au sortir de 2020 dégage un excédent apparent de 3.627.060 tonnes pour les céréales sèches et 205.440 tonnes pour le riz. Le blé enregistre un déficit de 182.390 tonnes. Les quantités d’engrais nécessaires pour couvrir les besoins de la campagne sont estimées à 254.601 tonnes pour un montant de 85.110.703.587 Fcfa. Par rapport au prix de la subvention des engrais, la part des producteurs revient à 51.562.135.490 Fcfa. Il se dégage un écart de 33.548.568.097 Fcfa. Le montant accordé pour la subvention des intrants par l’Etat est de 15,6 milliards de Fcfa correspondant à 124.616 tonnes d’engrais. Cette quantité couvrira, selon la direction nationale de l’Agriculture, 49% des besoins globaux en engrais de la campagne agricole 2021. La gestion de la subvention avait porté en 2020 sur 12.907,25 tonnes d’Urée, 4.948,18 tonnes de DAP et 633.243 tonnes de NPK pour 498.529 bénéficiaires pour un montant total de 10,3 milliards de Fcfa. La promotion des filières gomme arabique et karité fait partie des priorités du gouvernement. La filière gomme arabique apparaît comme la plus importante source de revenus pour les populations démunies des zones arides. Elle est donc un moyen de lutte contre la pauvreté et de croissance pour le pays. Pour ce faire, il est, au titre de la campagne agricole 2021, attendu une production de 10.888 tonnes. Les superficies nécessaires à cet effet sont estimées à environ 75.000 hectares. Quant au karité, les objectifs de la campagne 2021 sont de 188.480 tonnes d’amandes de karité pour une transformation moyenne de 70.680 tonnes de beurre de karité. Le rendement à la transformation se situe entre 35 et 40% du produit brut. En la matière, le Mali est l’un des principaux producteurs mondiaux avec un potentiel estimé à 250.000 tonnes d’amandes. 125.000 tonnes sont réellement exploitées et 53.000 tonnes d’amandes sont exportées. Dans le cadre de la promotion des cultures fourragères, 100.400 kg de semences (différentes espèces fourragères) seront mises en place pour toutes les régions. Il sera également installé 110.000 boutures de l’herbe à éléphant Giant King Grass. Il faut rappeler que le bilan fourrager global calculé en comparant les besoins globaux théoriques du cheptel résident de toutes les régions sont estimés à 25.564.677 TMS. Le disponible fourrager (réel) est évalué à 37.056.243 TMS. Ce qui fait ressortir un excédent fourrager global de l’ordre de 11.491.566 TMS. Une bonne réserve pour engraisser les bêtes. En matière de santé animale et de santé publique vétérinaire, les actions porteront sur la vaccination de 67.398.263 têtes en 2021 (animaux et volailles) contre diverses maladies. Elles consisteront aussi à la réduction de 95% de la densité apparente de glossine dans la zone de lutte, l’acquisition de 180.000 doses de vaccins contre la fièvre aphteuse, la production de 43 millions de doses de vaccins pour toutes valences confondues, le contrôle de 40.000 boutiques, 1.900 foires et marchés. Elles viseront également l’inspection des viandes au niveau de 12 abattoirs et 702 aires d’abattage. Les objectifs de productions contrôlés de viande rouge pour 2021 sont de 110.032 tonnes, soit environ une hausse de 18% par rapport aux réalisations de 2020. 2020 où la production de poissons était en progression de 1,15% par rapport à 2019. L’exportation de poissons a connu une baisse surtout au niveau du port de pêche de Mopti pour raison d’insécurité. Toutefois, à Gao et Ménaka il y a une nette amélioration avec la reprise du trafic entre
Moulin : utile, mais nuit à la santé
Par Souleymane SIDIBÉ Bamako, 15 avr (AMAP) Le mois de ramadan est celui de la consommation, par excellence, de denrées en tous genres. A l’occasion, les habitudes alimentaires connaissent un bouleversement quasi total : les mets préférés et les plus succulents étant réservés pour la rupture du jeûne. L’un des repas les plus prisés en cette période est la bouillie à base de farine de mil ou d’autres céréales. Nécessaires, piler et moudre ces graminées, jadis à la main à coup de pilon par les ménagères, sont aujourd’hui réalisés par le moulin. Cette machine électrique aux bruits assourdissants destinée pour adoucir la souffrance de nos épouses, pullule dans les quartiers de Bamako à la grande satisfaction des femmes. Un mercredi de mars dernier, à la meunerie de Bourama Dembélé, près du marché de Taliko, en Commune IV du District de Bamako. Le soleil s’éclipse peu à peu. Mais la température y reste suffocante. L’atmosphère polluée : ronflement du moteur, insalubrité et accumulation de poussières autour des machines. Dans cet environnement, le minotier versait les derniers grains dans un entonnoir en bois. C’était vers le crépuscule. Après cette manœuvre, il éteint la machine, avant de commencer à faire son entretien comme d’habitude. Cela consiste à vérifier et à passer à la règle les dents des lames pour situer les parties usées afin de pouvoir les réajuster. L’engin dispose de deux broyeurs. L’un sert à briser les céréales, l’autre les noix de karité. Le minotier Bourama Dembélé étonne par sa maîtrise du moulin, dont les composantes (moteur, mortiers, décortiqueuse, alternateur), n’ont aucun secret pour lui. Depuis 10 ans, il officie en ce lieu et tous les jours, de 8 à 20 heures. Au fil des ans, il a assisté, impuissant, à la prolifération de machines à moudre dans le quartier. «Le marché est très tendu. Aujourd’hui, tout le monde est devenu meunier. Cela a beaucoup affecté notre chiffre d’affaires et nos revenus», confirme-t-il, préférant taire le montant de sa recette journalière. Il explique que le poids des céréales (le riz, le mil, le sorgho) est déterminé à l’aide d’une boîte de conserve vide. Le kilo coûte 40 Fcfa. Les sacs de riz ou de mil de 50 à 100 kilos sont respectivement moulus à 750 et 1.500 Fcfa, détaille le meunier. Le mercredi est pour Bourama Dembélé le «jour le plus lucratif». « C’est le jour où les vendeuses de beignets (Takoula) vendues les vendredis devant les mosquées, abondent au moulin, » explique-t-il. Tout en sueur, il déplore la cherté de l’électricité. «Ce travail dépend essentiellement de l’électricité. Pendant la saison chaude, le délestage et la volatilité du prix constituent des obstacles au développement de la meunerie», interpelle Bourama. Une aide-ménagère, debout devant la porte de la minoterie, prend son récipient rempli de farine de mil. Elle confie que cette machine a réduit considérablement sa charge de travail quotidien. A côté d’elle, une vieille dame qui se souvient de l’époque où les femmes formaient un cercle autour d’un grand mortier pour piler les noix de karité. «Les jeunes épouses d’aujourd’hui sont paresseuses. Car, elles ne savent pas utiliser le mortier et le pilon», taquine-t-elle. Qu’est-ce qui explique cet abandon ? Rencontrée un samedi de mars dernier dans la maison familiale, Awa Traoré est vendeuse de condiments au marché de Taliko. Assise devant sa cuisine, cette femme au foyer tamise de la farine de mil à l’aide d’un tamis aux mailles très fines. Selon elle, «piler dans un mortier est une pratique qui demande beaucoup d’énergie et empêche souvent de s’adonner aux autres activités». DECHETS TOXIQUES – C’est pourquoi, elle préfère le moulin au mortier. La commerçante Awa conseille, par ailleurs, à ses sœurs d’enlever toutes les impuretés avant la cuisson. « Ceux qui mangent généralement les aliments à base de céréales broyées au moulin sont souvent malades », spécule la ménagère. «Cela est dû, selon elle, à des impuretés venant du moulin ou de grains mal nettoyés». « Ces saletés (cailloux, poussières, pailles, etc.) qui doivent être enlevées, sont si fines et légères qu’on a du mal à les repérer tout de suite », insiste-t-elle. Or, ajoute Awa Traoré, « beaucoup de cuisinières manquent de courage pour faire le nécessaire afin d’enlever ces impuretés de la farine ». A quelques mètres de la maison d’Awa, se trouve «Coulibaly-là (La famille Coulibaly) ». Où discutent, autour du thé, deux coépouses et l’épouse de leur beau-frère, devant la cuisine. «L’utilisation du mortier et du pilon est très pénible, ça enfle la main et donne des maux de dos», répond la femme du beau-frère. Si son mari préfère cette ancienne pratique, la jeune dame est pour l’utilisation du moulin pour transformer les graines de céréales en farine. Abdoulaye Maïga, lui, opte pour les céréales transformées industriellement ou précuites. «Il est mieux d’acheter les farines à base de céréales vendues dans les commerces. Ces produits sont dans les bonnes conditions d’hygiène. On les retrouve en poudre très fine ou en semoule emballés dans les sachets plastiques», conseille-t-il. Joint au téléphone sur ce sujet, le Dr Ibrahim Nientao, spécialiste en endocrinologie, maladies métaboliques et vitamines à la Clinique Salomon, confirme que ces outils, comme le moulin, peuvent laisser des déchets toxiques dans les aliments, notamment des métaux comme le fer, le zinc ou le cuivre. Ces métaux provoquent des «problèmes digestifs graves», ajoute le spécialiste, précisant que certains sont suspectés d’être à l’origine de certaines formes de cancer, surtout digestifs. « S’y ajoutent des problèmes d’accumulation au niveau sanguin pouvant occasionner l’apparition de formes de calcul rénal, etc. », souligne le spécialiste. Les aliments préparés contenant un ou plusieurs grains dans son entièreté sont qualifiés de produits de «grains entiers», selon l’expert. Pour lui, ils regorgent de fibres, de protéines, de vitamines et de minéraux qui aident à rester rassasié et en bonne santé. «Quand on parle des machines, on parle de chaleur. Donc, les grains sont écrasés sous la chaleur. Celle-ci peut aussi avoir un impact sur certaines vitamines thermosensibles qui sont toutes dissoutes sous l’effet de la chaleur dégagée par la machine», insiste le spécialiste.
Covid-19 au Mali : Le nombre de cas positifs augmente toujours (288 cas jeudi)
Bamako, 15 avril (AMAP) Le nombre de cas positifs à la Covid-19 augmente considérablement au Mali et si mardi 177 cas avaient été décelés, mercredi 288 personnes contaminées ont été identifiées dans les centres de santé, a appris l’AMAP de source officielle. Les 288 cas positifs à la Covid-19 enregistrés mercredi, portent le nombre total de la contamination au Mali à 12 467 dont 7238 guérisons et 419 décès. Ces 288 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Gao et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 2495 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Assassinat du président de la CMA : Un suspect interpellé mercredi à l’Aéroport de Bamako
Bamako, 15 avril (AMAP) Un homme considéré comme suspect dans l’assassinat du président en exercice de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), a été interpellé, mercredi, dans la matinée ,à l’Aéroport de Bamako, parmi les passagers en partance pour Tombouctou (localité du nord-ouest), a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source précise que le suspect qui est de nationalité malienne et jeune, est à la tête d’une société, propriété de son défunt père. Selon notre source, la sécurité recherche d’autres suspects dans cette affaire qualifiée par d’aucuns de « règlement de comptes », « d’acte terroriste » ou encore de « luttes d’influence dans la Région de Tombouctou ». On rappelle que deux hommes armés non identifiés sur une moto ont tiré sur Sidi Brahim Ould Sidati tôt, mardi., devant son domicile à Sirakoro et transporté d’urgence à l’Hôpital Golden Life de Badalabougou, ou il a succombé à ses blessures. Les autorités maliennes, qui ont condamné cet acte, ont promis que ses auteurs seront recherchés et traduits devant la justice. La Médiation internationale, qui a, également, condamné cet acte, demande aux autorités maliennes de tout faire pour que les auteurs de ce crime soient traduits devant la justice. Les obsèques du président de la CMA auront lieu, vendredi, dans sa région natale de Tombouctou. KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 14 avril 2021
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 avril 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à N’Djamena, le 13 février 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds de Développement Agricole, relatif au Programme régional conjoint Sahel en réponse aux défis COVID-19, conflits et changements climatiques au Mali. Par cet accord, le Fonds de Développement Agricole accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 9 milliards 941 millions 28 mille 335 francs CFA. Le Programme, objet du présent financement, vise à renforcer la résilience des populations rurales les plus vulnérables de la région du Sahel et à atténuer, notamment les effets de la crise de la COVID-19 et des conflits. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché n°00834/DGMPDSP-2017 relatif à la fourniture, à l’installation et à la mise en service de centrales hybrides photovoltaïques-diesel dans les localités de Diondiori, Diafarabé et Kokry en République du Mali. L’avenant est conclu, entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement SAGEMCOM ENERGY ET TELECOM-MALI SARL, pour un montant toutes taxes comprises de 148 millions 297 mille 156 virgule 58 francs CFA et un délai d’exécution supplémentaire de 20 semaines. L’avenant conclu vise à combler le retard accusé dans la réalisation du projet et à augmenter la puissance de la centrale solaire photovoltaïque pour prendre en charge les besoins d’extension des localités bénéficiaires du projet. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT Sur le rapport du ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de la parcelle de terrain sise à Molobala, objet du titre foncier n° 4130 du Cercle de Koutiala. La parcelle de terrain, d’une superficie de 11 hectares 22 ares 2 centiares, est destinée à satisfaire les besoins d’extension du village de Molobala, à prévenir les risques d’inondations récurrentes et à favoriser les actions de développement socio-économique. un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, des parcelles de terrain sises à Darsalam, objet des titres fonciers n°609 et n°610 de la Commune III du District de Bamako. Les parcelles de terrain, de superficie respective de 24 ares 8 centiares et 16 ares 42 centiares, sont destinées à satisfaire les besoins de construction de bureaux pour certaines agences du système des Nations Unies au Mali. La construction de ces bureaux permettra, notamment d’offrir des locaux aux normes de sécurité du système des Nations Unies, de faciliter l’interconnexion entre les services étatiques et les agences onusiennes et d’organiser le cadre de travail entre les agences onusiennes elles-mêmes. un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de la parcelle de terrain, objet du titre foncier n°12052 de la Commune VI du District de Bamako. La parcelle de terrain, objet du titre foncier n°12052, d’une superficie de 4 hectares 2 ares 59 centiares, abrite la gare routière de Sogoniko en Commune VI du District de Bamako. Son affectation au Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation vise à permettre la reconstruction et la modernisation de cette Gare dans le cadre du partenariat public-privé. La réalisation du projet contribuera, notamment, à l’amélioration du trafic et de la qualité des services offerts aux voyageurs et au renforcement de la sécurité des personnes et de leur bien à la gare. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteur Général adjoint des Armées et Services : Colonel-major Brahima DIABATE. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Directeur général de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales : Monsieur Lassina COULIBALY, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Conseiller technique : Monsieur Amadou CAMARA, Ingénieur sanitaire. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT – Directeur général de l’Administration des Biens de l’Etat : Monsieur Hamadoun BOCOUM, Inspecteur des Impôts. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DE L’ECONOMIE NUMERIQUE – Chef de Cabinet : Monsieur Sékou TAMBOURA, Communicateur. – Conseiller technique : – Monsieur Souhahebou COULIBALY, Ingénieur Informaticien. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Directeur Général de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Monsieur Bakary CAMARA, Professeur de l’Enseignement Supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS – Chef de Cabinet : Monsieur Sidy DIALLO, Cadre de Banque. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation continue du nombre de cas testés positifs. Le ministre a également présenté au Conseil des Ministres le point d’exécution des mesures barrières arrêtées dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la maladie à Coronavirus et le point de l’évolution de la campagne

