Mali: message de condoléances du président Bah N’Daw suite au décès du Maréchal Idriss Deby Itno
« Je viens d’apprendre avec une profonde tristesse le décès brutal, au combat, les armes à la main de notre frère et ami, le Maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno, président de la République, Chef de l’État, Chef suprême des armées du Tchad. En cette douloureuse circonstance, je m’incline devant sa mémoire. J’adresse au peuple, aux Autorités tchadiennes et à la famille de l’illustre disparu, mes condoléances les plus attristées. La disparition du président Idriss Deby Itno est une lourde perte, non seulement pour son pays, le Tchad pour lequel il est allé jusqu’au sacrifice suprême, mais aussi pour la région sahélienne et l’Afrique. Il s’est illustré dans notre histoire récente qu’il a d’ailleurs contribué à façonner par son engagement et sa vision d’une Afrique unie et forte. En ces moments de grande tristesse, le peuple et le gouvernement du Mali témoignent de leur reconnaissance et de leur gratitude au peuple et au gouvernement du Tchad pour le soutien multiforme apporté, sous la direction du Maréchal à la paix, à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme au Sahel. Puisse Allah l’accueillir dans son Paradis Firdaws ».
Tchad : le fils de Déby, le général Mahamet Idriss Déby Itno prend le pouvoir
Bamako, 20 avr (AMAP) Les autorités tchadiennes ont mis en place un conseil militaire présidé par le général Mahamat Idriss Déby Itno, qui esr le fils de Idriss Déby et est chargé de remplacer le président défunt, a annoncé l’Armée à la radio d’Etat. Il a été désigné pour diriger cette instance de transition, moins de 24 heures après la disparition de son père, le maréchal Idriss Deby Itno, âgé de 68 ans, mort des suites des blessures lors de combats contre des rebelles. Âgé de 37 ans, Mahamat Idriss Déby Itno dit Mahamat Kaka va diriger la Transition pour une durée de 18 mois, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. En attendant, les frontières tchadiennes restent fermées après la mort du président Idriss Déby. TC/MD (AMAP)
Le président tchadien Idriss Déby Itno mort des suites de blessures au combat
Bamako, 20 avr (AMAP) Le président tchadien Idriss Déby Itno est décédé, mardi, des suites de blessures alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles, a annoncé le porte-parole de l’Armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à la télévision nationale, TV Tchad. « Le président de la République, chef de l’Etat, chef suprême des Armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille. C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad », a dit le général Azem Bermandoa Agouna Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans, a été grièvement blessé dans le Nord, durant le week-end, a annoncé le porte-parole de l’Armée sur la télévision d’Etat. Âgé de 68 ans, le président tchadien venait tout juste d’être réélu pour un 6è mandat, avec 79,32% des suffrages exprimés, selon des résultats provisoires énoncés lundi soir par l’instance électorale nationale. TC/MD (AMAP)
Nara : Un véhicule enlevé et ses occupants dépouillés par des hommes armés non identifiés
Nara, 20 avril (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont attaqué samedi une mission de l’ONG AFAD vers Kaloumba, sur l’axe Nara et Moudiah, faisant descendre les occupants de l’engin, les dépouillant de tous leurs biens, composés d’ordinateurs, de téléphones portables et de l’argent avant d’emporter leur véhicule 4X4 immatriculé AA 3122 MD, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source des hommes armés non identifiés ont attaqué vers 8H l’équipe de la mission de l’AFAD, dépouillant ses occupants avant d’emporter leur véhicule. Ce genre d’attaque est très récurent sur le tronçon Nara-Mourdiah selon notre source qui déclare que de janvier 2021 au 17 avril 2021 sept (7) véhicules ont été emportés dans les mêmes circonstances et sur le même axe. BC/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : Les services sanitaires ont enregistré 75 cas positifs lundi
Bamako, 20 avril (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré lundi, 75 cas positifs à la Covid-19, portant le nombre total à 13. 145 au Mali dont 7493 guérisons et 441 décès, a appris l’AMAP de source sanitaire. Ces 75 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 2819 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Mali: Non-lieu pour les personnalités accusées dans l’affaire de complot contre le pouvoir
Bamako, 20 avr (AMAP) Les six personnalités dont le chroniqueur vedette Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath, inculpes pour « déstabilisation de la Transition et complot contre le gouvernement, association de malfaiteurs et outrage contre la personne du chef de l’État» ont retrouvé, lundi, la liberté après que la Cour suprême a confirmé la demande d’annulation des poursuites contre les accusés et ordonné leur libération immédiate. Au cours de son audience de lundi 19 avril 2021, la Chambre criminelle de la Cour suprême, en tant que la plus haute juridiction en République du Mali, a rejeté le pourvoi en cassation du procureur général près la Cour d’appel de Bamako, contre l’arrêt de la Chambre d’accusation à l’issue de sa délibération du 02 mars dernier. Dans cette délibération, la chambre d’accusation avait demandé l’annulation de la procédure contre les sept accusés dans cette affaire. « Le rapport qui été entériné aujourd’hui reproche au pourvoi du procureur général le fait qu’aucune des trois raisons avancées dans son mémoire d’ampliatif ne repose sur un des neufs cas d’ouverture à renvoi. Donc la Cour l’a rejeté pour ce motif-là », a expliqué Christian Drissa Diassana. Face à une foule de partisans et de journalistes rassemblés devant la Maison centrale d’arrêt de Bamako, Ras Bath a remercié ses nombreux soutiens et promis de reprendre, dès ce mercredi son émission « grands dossiers ». Afin de continuer à oeuvrer « pour la réussite de la Transition en luttant contre l’injustice et mauvaise gouvernance», a-t-il déclaré. Dans un communiqué publié après cet arrêt, l’ancien Premier ministre Dr Boubou Cissé, poursuivi et non détenu dans cette affaire, a salué « une décision de justice qui va permettre à des innocents abusivement détenus depuis près de quatre mois, de recouvrer la liberté et de retrouver leur famille ». En grand nombre devant la Cour suprême, les partisans du chroniqueur Ras Bath ont laissé éclater leur joie à l’annonce de la décision de la plus haute juridiction. La foule a porté en triomphe le chroniqueur qui venait d’être libéré. Ras Bath avait comme coaccusés l’ancien Premier ministre Dr Boubou Cissé et cinq autres personnalités. Il s’agit du directeur général du Pari mutuel urbain (PMU-Mali), Vital Robert Diop, du directeur général adjoint de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel (AGEFAU), Aguibou Tall, du payeur général du Trésor public, Mamadou Koné, de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Sékou Traoré, et du receveur général du district de Bamako, Souleymane Kansaye. AT/MD (AMAP)
Cercle de Niono : Accord de cessez-le-feu définitif entre chasseurs traditionnels et djihadistes
Bamako, 19 avr (AMAP) Les groupes armés de donzos (chasseurs traditionnels) et djihadistes qui font régner l’insécurité dans la circonscription administrative de Niono, (Centre), notamment dans le village de Farabougou, sont parvenus à une entente, le 16 avril dernier, grâce aux efforts du Haut conseil islamique du Mali (HCIM). Dans un communiqué, la commission de bons offices et de médiation du HCIM révèle que l’accord de cessez-le-feu signé entre les «Donzos et les djihadistes, dans le Cercle de Niono, est devenu un accord de cessez-le-feu définitif entre ces deux groupes. Cet accord définitif a été conclu ce vendredi 16 avril dans la forêt de Hadji-wêrè, dans le Cercle de Niono ». Selon la même source, le texte inclut « toutes les clauses de l’Accord du 14 mars dernier, sauf le départ des Forces armées maliennes (FAMa) de Farabougou. De ce fait, le départ de l’Armée n’est plus une condition pour la paix et la réconciliation dans le Cercle de Niono». La Commission, poursuit, le communiqué, remercie le président du HCIM et le ministre de la Réconciliation nationale pour « leur implication personnelle et leur sens élevé pour la paix et la réconciliation, les groupes donzos et djihadistes pour leurs engagements et leur disponibilité à inscrire désormais leurs actions dans l’intérêt des populations du Cercle de Niono ainsi que toutes les bonnes volontés qui ont accompagné les médiateurs du HCIM durant tout le processus de la médiation». Depuis septembre 2020, ce village de la Commune rurale de Dogofri (Cercle de Niono) est devenu tristement célèbre à cause des groupes armés qui ont empêché ses 4000 âmes de mener leurs activités et ont commis des exactions sur la population. Le HCIM que dirige le prêcheur Chérif Ousmane Madani Haïdara a offert sa médiation. Une commission de bons offices et de médiation conduite par Moussa Boubacar Bah, membre du HCIM, président de Sabati 2012 et ancien ministre, est parvenue à arracher un accord de cessez-le-feu partiel entre les sédentaires et nomades, le 14 mars 2021, à Farabougou. Pour que cet accord se concrétise sur le terrain, les groupes terroristes avaient posé plusieurs conditions parmi lesquelles le départ des Forces armées maliennes (FAMa) de Farabougou. TOUT SAUF LE DÉPART DES FAMa – Cette condition a été jugée inacceptable par les autorités maliennes. Le ministre de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, s’est rendu le 12 avril dernier à Farabougou, certainement pour marquer la présence de la force publique dans la localité. Un communiqué de son département précise que cette visite «fut l’occasion pour le ministre de la Réconciliation nationale de transmettre le message de soutien et d’encouragement du gouvernement». «Il s’est dit satisfait de retrouver les populations de Farabougou requinquées, malgré les évènements douloureux qui ont émaillé le secteur », indique le communiqué. Quatre jours après cette visite du ministre Wagué, les belligérants sont parvenus à un accord de cessez-le-feu définitif qui satisfait toutes les parties. Les autorités avaient envoyé un détachement des FAMa sur place, le 15 octobre 2020, pour sécuriser la population. L’opération appelée “Farabougoukalafia”, était conduite par le colonel Assimi Goïta, vice-président de la Transition. Auparavant, l’Armée avait largué des vivres et des médicaments pour secourir rapidement les habitants dans le besoin. Les forces étrangères (Barkhane et Minusma) sont aussi intervenues à Farabougou mais uniquement à titre humanitaire (largage de vivres et de médicaments à la population). SIX CIVILS TUÉS – La présence des FAMa à Farabougou n’a pas permis de contenir les assauts incessants des groupes armés. Ayant quitté le village, ces derniers se sont repliés sur les principaux axes d’accès empêchant les villageois d’aller dans leurs champs où dans d’autres villages, comme Dogofri, chef-lieu de la Commune. Un habitant que nous avions contacté témoignait: « L’axe Dogofry-Farabougou est sous le contrôle des terroristes. Tant que cette voie n’est pas libérée, la population de Farabougou va continuer à souffrir. Il n’y a pas de marché à Farabougou. Les habitants font tous leurs échanges commerciaux au marché de Dogofry… C’est vrai que l’Armée a apporté des vivres et des médicaments, mais ce n’est pas suffisant. Il faut que la route Dogofry-Farabougou soit accessible ». Le blocus des terroristes était devenue une préoccupation aussi bien nationale qu’internationale. Le secrétaire général des Nations unies, dans son rapport sur le Mali en septembre 2020, a écrit: « La situation dans le Centre du Mali reste très préoccupante. Une série de violences graves a été enregistrée dans la région de Ségou où, depuis début octobre, le village de Farabougou et des villages voisins de la Commune de Dogofri, dans le Cercle de Niono, ont été la cible d’attaques et de blocus de la part de ce que l’on présume être des combattants extrémistes. » Le siège et le blocus des villages ont causé la mort d’au moins six civils et fait des dizaines de blessés, et se sont traduits par l’enlèvement d’au moins 20 civils, le déplacement de plus de 2.000 familles des villages des communes de Dogofri, de Mariko, de Siribala et de Sokolo et des vols de bétail. On estime que près de 4.000 personnes sont actuellement bloquées dans le village de Farabougou, privées d’accès aux biens de première nécessité et aux soins de santé et, constamment, menacées de violences. MK/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 90 nouveaux cas positifs enregistrés dimanche
Bamako, 19 avril (AMAP) Quatre-vingt-dix (90) cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés dimanche, portant le nombre total à 13. 070 au Mali dont 7432 guérisons et 433 décès, a appris l’AMAP de source sanitaire. Ces 94 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 2784 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Les disciples de Chérif Hamahoullah déportés à Ansongo en 1941
Par Dr Ibrahim MAÏGA Bamako, 16 avr (AMAP) En 1941, plus de cinq cents disciples de Cheickh Hamahoullah ont été condamnés à des peines d’internement par le tribunal de deuxième degré de Nioro, pour « insurrection contre l’autorité de la France » et « troubles politiques graves ou manœuvres susceptibles de compromettre la sécurité publique ». Hamahoullah, lui-même, après un séjour en Algérie va être embastillé en Guyane avant son transfert à Montluçon. Il y est mort en janvier 1943. Ses disciples ont été internés principalement à Bourem et Ansongo, pour un séjour d’une durée de trois à dix ans, par un arrêté du Haut-commissaire Pierre Boisson, le « Pétain » des tropiques. La République pouvait toujours abuser de la liberté des indigènes. Retour sur les péripéties d’une négation systématique des droits de l’homme, à travers une série de publications sur la réalité des « camps pénaux de travail » dans notre pays. À Ansongo, pour travailler sur ce qu’a été le « Camp pénal », il faut bien se raviser, car pour tout le monde, il s’agit du « Camp pinari ». Le « Camp pinari » en fait est un néologisme fondé sur un barbarisme qui, lui-même, remonte à la langue bambara, la langue majoritairement parlée par les gardes qui faisaient marcher la prison. Eux, dans leur français de tirailleurs, disaient « Camp pinali » à la place de « Camp pénal ». La population, elle, a entendu « Camp pinari » ! Elle n’avait pas tort dans le fond car dans le pays beaucoup de camps ont pris les noms des officiers qui les ont installés, comme celui du chef de bataillon d’artillerie de marine Louis Digue, dont plusieurs édifices portent le nom, à Bamako, après la construction des infrastructures de Koulouba. Près de quatre-vingt ans après les faits, la mémoire s’étiole dans tous les sens. L’administration coloniale, collabo de Vichy, n’a pas laissé beaucoup de documents. Les victimes n’ont pas écrit, contribuant à refouler, sans doute pour contenir, le douloureux souvenir. Des universitaires africains de la région concernée ont travaillé sur la personne de Cheickh Hamahoullah. On peut citer Alioune Traoré, de la Mauritanie, dans « Cheikh Hamahoullah, homme de foi et résistant » (Paris Maisonneuve et Larose 1983 278p). Cet ouvrage est issu de sa thèse de doctorat. Alioune Traoré peut être considéré comme un « spécialiste » de Cheickh Hamahoullah au vu de sa production. Séïdina Oumar Dicko a écrit « Hamallah, le protégé de Dieu » (Jamana 1999 et Albustane 2002). Cet ouvrage a également été réalisé à partir d’un mémoire de maîtrise à l’école normale supérieure de Bamako et d’un Diplôme d’études Approfondies « : mémoire d’une figure de la Tijaniyya » (Aix- en -Provence 1994). Hamadou Boly a soutenu en 2013, à l’université de Strasbourg, sa thèse de doctorat sur « Le soufisme au Mali du XIXème siècle à nos jours ; religion, politique et société ». Cette thèse a été publiée sous le même titre chez « Omniscriptum Gmbh & Company Kg » en 2014. Il y a aussi Boukary Savadogo qui a soutenu à Aix-Marseille, en 1998, sa thèse de doctorat intitulée « Confrérie et pouvoir, la Tijâniyya hamawiyya en Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger) : 1909-1965 ». Tous ces ouvrages traitent de la biographie de Chérif Hamaoullah, de sa résistance pacifique par rapport à l’arbitraire colonial, de ses différentes déportations, les circonstances de sa mort et la portée de sa voie dans la grande famille de la tidjaniya en Afrique. Ils insistent beaucoup sur la particularité de cette voie qui trouve sa concrétisation dans la façon unique par laquelle Cheickh Hamaoullah a entrepris de répéter la « perle de la perfection », « onze jawaharatu-l-kamali », onze fois au lieu de douze avant lui. Pour ce qui est de la vie même des disciples de Hamahoullah internés à l’intérieur du Mali, il n’y a quasiment peu ou pas du tout de production scientifique. Apparemment, le sujet n’a pas retenu l’attention des étudiants en histoire. Les archives administratives locales n’existent plus depuis que le Septentrion a été pris d’assaut par les barbares politico-islamistes en 2012. Les monographies locales ne parlent presque pas des camps de concentration. C’est donc logique que la jeunesse d’aujourd’hui ne sache rien des conditions d’installation et de fonctionnement de ce mouroir à ciel ouvert qu’était le sinistre bagne. Nous n’avons pas encore mené des investigations du côté de Nioro, pour voir ce que la mémoire locale retient de cet épisode de notre histoire collective. Seulement, nous avons appris et constaté qu’à Ansongo, dans les années 1960-70, une génération de « gens de Nioro » est venue sur les traces de leurs ancêtres ; « voir là où leurs parents sont morts ». Certains ont résidé dans la ville, ont fondé des foyers et surtout mené des affaires commerciales florissantes. Ce courant de communication existe toujours. DES CAMPS DE MORT À CIEL OUVERT – Ces camps étaient des prisons de haute sécurité. Ils tiraient leur base juridique d’une loi coloniale, la loi sur la relégation qui remonte à 1885, loi qui n’a été abolie en France même qu’en 1970. Vichy a ainsi dirigé sur l’Afrique de l’Ouest des « individus indésirables » composés de prisonniers de guerre des forces alliées, des navigateurs grecs, hollandais, danois et britanniques. Les villes de Tombouctou et Koulikoro ont particulièrement été sollicitées à cette époque, à côté d’autres villes comme Sébikotane au Sénégal, Conakry, Kindia et Kankan en Guinée. Au-delà de leur fondement juridique, ces camps d’une grande monstruosité, ont aussi leur histoire en ce qui concerne le motif de leur implantation sur les territoires colonisés, notamment les confins mauritaniens, les parties septentrionales du Niger et du Mali. Ces trois pays étaient des territoires militaires où la présence de l’état ne se manifestait qu’à travers l’armée pour des impératifs sécuritaires. Cette forme d’occupation et d’administration militaire, dont nous vivons les effets encore, a fini par faire une césure entre le pays utile et le pays
La Force conjointe du G5 Sahel capture trente-trois terroristes
Bamako, 16 avr (AMAP) Le 8ème bataillon de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5 S) a capturé trente-trois terroristes et récupéré deux fusils d’assaut et détruit une dizaine de motos, annonce la cellule de communication de la FC G5 Sahel dans un communiqué de presse datant du jeudi 15 avril. Ce bilan fait suite au démantèlement, dimanche, d’un camp d’entrainement de terroristes, aux environs de la localité de Torela, à quelques kilomètres de la frontière nord du Burkina Faso. Lors d’une mission de ratissage, des terroristes ont tenté de résister en ouvrant le feu sur les soldats du G5 Sahel. Les militaires tchadiens du 8ème bataillon ont réussi à en capturer certains dans leur fuite. « Le 02 avril, un individu a été appréhendé en compagnie d’une femme et d’un enfant. L’individu transportait du matériel de préparation d’engin explosif improvisé. Dans cette même journée du 02 avril, deux suspects ont été arrêtés à Bangao », précise le communiqué. La même source poursuit : « le 05 avril, trois terroristes ont été capturés. Cette capture a permis également de saisir quatre motos et un véhicule de type pickup de couleur blanche, dans la localité de Bangawa. Le lendemain, 06 avril, à Kacham, huit présumés terroristes ont été appréhendés ». Et d’ajouter que le 09 avril, un détachement mixte des unités de la Force Conjointe de Dori et de Bankilare a effectué une opération de ratissage dans la localité de Sakarewal, à 44 km au nord de Boulkessi en territoire malien. « Le bilan de cette action s’est soldé par l’interpellation de quatre individus détenant illégalement deux armes. Ces derniers ont été remis à l’unité d’investigation spécialisée de Bankilare pour les enquêtes », rapporte le texte. Enfin, le 13 avril, le 8ème bataillon tchadien a appréhendé deux autres terroristes et saisi trois motos. Le commandant de la Force conjointe G5 Sahel « félicite (ses) unités pour ces bilans encourageants qui contribuent à réduire les capacités opérationnelles des groupes armés terroristes ». Il leur réitère sa « pleine confiance » et les « exhorte à poursuivre la dynamique positive entamée ». SS/MD (AMAP)

