Mali : Eclosion des Centres de formation et académies de football
Par Boubacar KANTE Bamako, 07 mai (AMAP) Si le football de catégorie d’âge du Mali est, aujourd’hui, l’un des plus enviés d’Afrique, c’est en grande partie le fruit du travail des écoles de foot qui existent, presque partout, dans le pays. Comment les enfants sont-ils recrutés et formés par les centres, quelles sont les difficultés auxquelles font face les encadreurs et quel avenir pour ces écoles ? à travers ce reportage, L’AMAP vous fait découvrir ces centres formateurs de joueurs qui font, aujourd’hui, la fierté du football national. Double champion d’Afrique U17 (2015, 2017), vice-champion du monde de la catégorie 2015, demi-finaliste du Mondial U17 (2017), 3è au Mondial U20 (2015) et champion d’Afrique U20 (2019) : ces dernières années, le football de catégorie d’âge du Mali a été l’un des plus en vue du continent, voire du monde. Ces succès s’expliquent en grande partie par l’éclosion des centres de formation de football à travers le pays et l’organisation régulière des compétitions de jeunes. Certes, les centres de football existent au Mali depuis plusieurs décennies et presque tous les grands clubs disposent d’équipes de catégories d’âge, mais ces dernières années, les centres et les académies de football ont pris une nouvelle dimension, devenant ainsi des partenaires stratégiques pour ne pas dire incontournables pour les sélections nationales de catégorie d’âge. Aujourd’hui, les joueurs issus des centres de football ne se comptent plus au sein des équipes nationales et se distinguent par leurs caractéristiques communes, à savoir leur maîtrise des fondamentaux du football et leur technicité. Créé en 2019, le Centre espoir de Kambila (CEK), un village situé à une trentaine de km de Bamako fait partie des multiples écoles de foot du pays. Le centre est bâti sur une superficie de 4 hectares et a été lancé par Mady Sy, contrôleur des impôts et grand passionné de football. Au total, 119 enfants, répartis en trois catégories (minimes, cadets et juniors) sont pensionnaires de cette école et les mômes s’entraînent trois fois par semaine : les mercredis, jeudis et samedis. Mais pendant les congés scolaires, les entrainements se déroulent tous les jours, sauf les dimanches. Les jeunes joueurs intègrent par deux voies : le paiement des frais d’inscription et de la cotisation mensuelle fixés, respectivement à 10.000 Fcfa et 2.000 Fcfa. Le premier responsable du CEK indique que l’objectif du centre est de former les jeunes joueurs pour un futur meilleur. «Ce centre fait la fierté de tout le village de Kambila et ses environs », se réjouit le promoteur Mady Sy. « Le centre permet aux enfants de se retrouver mais leur offre, également, l’opportunité d’exprimer leur talent et démontrer leur savoir-faire. Nous travaillons avec les moyens du bord, nous avons un mini bus pour nos déplacements. Pour réaliser nos rêves, nous avons besoin de l’aide de tout le monde, partenaires, instances sportives, autorités», dit notre interlocuteur. Comme le CEK, le Centre Vamara Bamba de Lassa (CVB) est, également, basé à quelques km de la capitale. Il a été créé en 2013 et est dirigé par Vamara Bamba, avec comme entraîneur principal Seydou Coulibaly «Maestro». Ici, il y a 63 enfants répartis en trois catégories, les pupilles (23), les minimes A (20) et les minimes B (20). «Nous faisons la partie la plus difficile du travail, c’est-à-dire, la formation à la base, mais les centres qui ont plus de moyens que nous et les académies viennent chercher nos produits finis », déplore Maestro. « Nous n’avons pas les moyens pour garder nos enfants. Même si on veut les garder, leurs parents s’y opposent sous la pression des centres plus huppés et des agents de joueurs. C’est le plus grand problème que nous avons», fulmine le technicien. Au CVB, les frais d’inscription sont fixés à 1.000 Fcfa contre 500 Fcfa pour la cotisation mensuelle. «Cet argent est symbolique, c’est juste pour impliquer les parents dans le projet, sinon c’est le président seul qui prend le centre en charge. A travers ce centre, notre ambition est de permettre aux enfants de faire carrière dans le football, donc les aider à préparer leur avenir», indique Maestro. Après le CVB, retour à Bamako et cap sur le Centre de football de Korofina Sud (CFKS). Cette école a été portée sur les fonts baptismaux en 1996, avant d’être affiliée à la Fédération malienne de football (Femafoot) en 2013. Le Centre est présidé par Adama Cissé et compte 150 enfants qui s’entraînent tous les jours sur le terrain Tata Bambo. «Au début, les enfants ne payaient rien, mais par la suite, nous avons été rattrapés par les difficultés dues, en grande partie, au succès de l’école. C’est ainsi que nous avons instauré des frais d’inscription de 2.000 Fcfa et une cotisation mensuelle de 1.000 Fcfa pour chaque enfant. En début d’année, nous demandons aux enfants d’apporter un jeu de maillot sur lequel nous floquons le logo du club et un numéro», indique l’entraîneur Sidy Sy. «Nous n’avons pas suffisamment de moyens pour l’encadrement des enfants dont le nombre augmente chaque année. Le premier problème, c’est le terrain qui est trop petit et en même accidenté. L’état du terrain n’est pas adéquat et empêche les enfants d’exprimer leur vrai talent. Le centre a aussi, besoin d’équipements», explique le technicien du CFKS. Même constat au Centre olympique de Sirakaro Méguetana (COSM), en Commune VI. L’école a été créée en 2007 et compte aujourd’hui 122 enfants répartis en trois catégories : les poussins, les minimes et les pupilles. «Nous sommes dans un quartier où la population est majoritairement composée de familles démunies. Chez nous, il n’y a ni frais d’inscription, ni cotisation mensuelle. nous demandons simplement aux enfants d’apporter un maillot», confie l’entraîneur Youssouf S. B. Traoré. Comme beaucoup d’autres centres, le COSM est également confronté à de nombreuses difficultés qui entravent le bon fonctionnement de l’école. «Nous avons besoin d’aide, le président Madou Traoré ne peut continuer seul à prendre tout en charge. Comme dans les autres centres, nous allons bientôt instaurer les frais d’inscription et la cotisation mensuelle», annonce le technicien Baïchou. CENTRES HUPPES
Kangaba : L’analyse des indicateurs et l’élaboration du plan de résultats trimestriel au centre d’un atelier
Kangaba, 7 mai (AMAP) Un atelier sur l’analyse des indicateurs et l’élaboration du plan de résultats trimestriel, à l’intention du personnel du district sanitaire a pris fin le 30 avril dernier à Kangaba, a constaté l’AMAP. Cette formation se situe dans le cadre du Financement Basé sur les Résultats du Projet pour l’Amélioration de la Couverture Sanitaire Universelle (FBR/PACSU). Les participants ont échangé sur entre autres, l’analyse des indicateurs, l’élaboration du plan de résultats trimestriel, l’analyse des données quantitatives, l’analyse des données des enquêtes communautaires, l’analyse des données financières, les indicateurs de viabilités et l’analyse des données de l’outil indice. Ils ont également échangé sur l’équilibre des recettes et de dépense, des résultats de l’enquête communautaire des 3ème et 4ème trimestres 2020 aussi bien que ceux de l’outil indice. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, le paiement du subside FBR du mois de décembre 2020, la revue du bonus d’équité pour les Cscom derrière le fleuve, la différenciation entre le registre de consultation du médecin et de celui de l’infirmier et l’adaptation des supports aux critères d’évaluation des données FBR. Le FBR est un mouvement mondial rapide et irréversible pour l’atteinte de la couverture sanitaire universelle. C’est une approche de Gestion du Système de Santé Axée sur des Résultats préalablement définis en Quantité et en Qualité des Services Produits, mettant l’accent sur les Personnes Vulnérables. SD/KM (AMAP)
Mali : La Police interpelle le chroniqueur Ras Bath
Bamako, 7 mai (AMAP) La Police du 5ème arrondissement de Bamako a interpellé jeudi, dans les environs de 19 H, le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bathily à son domicile de Lafiabougou, a appris l’AMAP de sources concordantes. Ras bath est visé par une plainte conjointe introduite par le syndicat autonome de la magistrature (SAM) et le syndicat libre de la magistrature (SYLIMA), datant du 02 mai dernier, auprès du procureur de la République près le Tribunal grande instance de la Commune lV pour des faits constitutifs de délit d’outrage à magistrats, de menace et injures commises par le biais d’un système d’information. Selon les syndicats de la magistrature auteurs de la plainte, ces faits spécifiés et qualifiés sont prévus et punis par les dispositions de l’article 147 de la loi N°01-079 du 20 août 2001 portant code pénal en république du Mali. Ainsi que les articles 21 de la loi N°2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité et 222 du Code pénal. Cette interpellation a été suivie de vives altercations entre les forces de l’ordre et les militants du Collectif pour le développement de la République (CDR), dont Mohamed Youssouf Bathily (Ras Bath) est le porte-parole. AT/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 31 nouveaux cas positifs enregistrés jeudi
Bamako, 7 mai (AMAP) Trente un (31) nouveaux cas positifs à la Covid -19 ont été enregistrés jeudi, portant le nombre total à 14029 au Mali dont 8878 guérisons et 493 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services de santé précisent, par ailleurs, que les 31 nouveaux cas ont été enregistrés jeudi dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare également que 1792 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Mali : Echanges entre le président de la Transition et le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques
Bamako, 07 mai (AMAP) Les responsables du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ont proposé, jeudi, un certain nombre de mesures pour la réussite de la Transition, au président Bah N’Daw qui a assuré avoir pris bonne note et appelé les uns et les autres à l’accompagner dans la conduite de sa mission. Au cours d’une rencontre au palais de Koulouba, le porte-parole du Comité stratégique du M5-RFP, Choguel Kokalla Maïga, a déclaré que « la lutte implacable contre la corruption, la réduction du train de vie de l’État, la transparence et la redevabilité à tous les niveaux’, sont des de mesures concernant la vie de la Nation qui s’imposent. Exposant la vision du Mouvement pour le changement de système et la refondation du Mali, le Comité stratégique du M5-RFP, par la voix de son porte-parole, a estimé que d’énormes ressources pourraient ainsi être affectées à la satisfaction de la demande sociale pour freiner la paupérisation croissante et la hausse insupportable du coût de la vie. Aussi, le premier responsable du Mouvement a-t-il souhaité la mise en œuvre de véritables poursuites judiciaires contre les commanditaires, auteurs et complices des tueries et exactions contre les victimes de la crise. S’y ajoute l’audit du patrimoine immobilier de l’État et des collectivités territoriales ainsi que des ressources publiques allouées à certains départements ministériels, services stratégiques et projets de développement. Par ailleurs, Choguel Kokalla Maïga a plaidé pour l’organisation des Assises nationales pour la refondation devant aboutir à un large consensus national sur les grandes préoccupations de la Nation ainsi qu’à la conclusion d’un Pacte national de stabilité sociale, sécuritaire et de croissance. Ce, « afin d’obtenir une trêve globale (politique, sécuritaire, syndicale, sociale et économique, etc.) et créer un climat d’apaisement, de sérénité, de confiance mutuelle ». Pour les membres du Comité stratégique M5-RFP, la révision «consensuelle et inclusive» de la Constitution doit passer par le respect de son article 118. Tout comme, la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger doit être révisé conformément aux recommandations unanimes de nombreux fora. Cela, après une évaluation des six années de «tentatives d’application», et dans le respect des principes fondamentaux d’unité nationale, d’intégrité du territoire, de souveraineté de l’État et de sa forme républicaine et laïque. S’agissant de l’organisation des élections, Choguel Kokalla Maïga a insisté sur la mise en place d’un organe unique de gestion des élections tel que réclamé «unanimement par la classe politique et la société civile». Le porte-parole du Mouvement a demandé la «dissolution du gouvernement et de l’actuel Conseil national de Transition (CNT)» et son remplacement par un organe plus respectueux de la loi et plus légitime».Il a aussi insisté sur la création des conditions sécuritaires pour le retour de l’administration et la fourniture des services sociaux de base. En outre, le porte-parole du M5-RFP a rappelé que la Transition doit durer 18 mois, «pas plus». À cet effet, a-t-il indiqué, «les missions et tâches qui ne seront pas exécutées dans ce laps de temps devraient être transférées à des équipes plus légitimes et plus compétentes». Le président de la Transition a répondu que « c’est avec beaucoup de plaisir et de sérieux qu’il prend en compte tout ce qui a été dit » par Choguel Kokalla Maïga. Il a assuré qu’il demeure dans l’esprit et la lettre de son serment du 25 septembre 2020. «Plaise à Dieu qu’aux termes de ces 18 mois que nous puissions avoir le président souhaité par tous les Maliens. Plaise à Dieu qu’il nous donne cette chance», a-t-il dit, tout en invitant ses hôtes à l’accompagner. «Aussi, je voudrais simplement vous demander votre accompagnement dans ce labeur», a indiqué le chef de l’État, ajoutant que le Mali a besoin de tous ses fils. Le président de la Transition a rappelé les conditions dans lesquelles cette mission lui a été confiée, exhortant les uns et les autres à «mettre leur égo de côté» pour construire ensemble le pays. Ce rendez-vous, premier du genre, entre le président de la Transition, Bah N’Daw et les membres du Comité M5-RFP ayant favorisé la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta, en août 2020. a été présenté comme une volonté partagée de se mettre autour de l’essentiel qui est le Mali. La rencontre s’est déroulée en présence du Premier ministre, Moctar Ouane, et du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mohamed Sidda Dicko. OD/MD (AMAP)
Le nouveau patron de la MINUSMA, El Ghassim Wane, est arrivé à Bamako, au Mali
Bamako, 06 mai (AMAP) Le nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’ONU (RSSG) pour le Mali et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El Ghassim Wane, est arrivé mercredi, à Bamako. « Je suis très reconnaissant au secrétaire général des Nations Unies pour la confiance qu’il a placée en ma personne. Je suis évidemment conscient de l’ampleur de la tâche, de sa complexité et des difficultés qui sont inhérentes à tout processus de transition et à tout processus de paix », a déclaré le nouveau représentant special, à sa descente d’avion, accueilli par le secrétaire général du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. El Ghassim Wane s’est convaincu que la tâche n’a rien d’insurmontable. « Je suis très encouragé par les jalons qui ont déjà été posés par les autorités de la Transition pour bâtir l’édifice de la paix, par les avancées qui ont été faites pour essayer de conforter l’unité du Mali et, évidemment, essayer de promouvoir la réconciliation entre les fils et les filles du Mali (…) pour essayer d’apporter des améliorations tangibles et répondre, ainsi, aux aspirations de la population », a-t-il dit. El Ghassim Wane de Mauritanie a été nommé à la tête de la MINUSMA, le 15 mars dernier, par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. C’est fort d’une solide expérience de 25 ans dans la prévention des conflits, la médiation et le maintien de la paix que M. Wane vient conduire la MINUSMA, après avoir été, notamment, directeur de Cabinet du président de la Commission de l’Union africaine ,de 2017 à 2019, et sous-secrétaire général des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix, de 2016 à 2017. SS/MD (AMAP)
Mali : La Douane saisit quatre tonnes de résine de cannabis
Bamako, 06 mai (AMAP) La douane a saisi, mardi matin, 3 tonnes 745 kg de résine de cannabis dont la valeur marchande est estimée à 4,5 milliards de Fcfa, ont indiqué le service des enquêtes douanières. Selon Salifou Traoré, chef de la patrouille des enquêtes douanières à la direction générale des douanes, cette saisie fait «suite à une information reçue, très tôt mardi matin, faisant état d’un déchargement frauduleux à Djicoroni coura ». « C’est dans le magasin d’un opérateur économique connu de nos services que nous avons procédé à cette saisie». Dans un premier temps, il y a eu un manque de coopération, ce qui a poussé les douaniers à saisir la police judiciaire afin de pénétrer dans l’entrepôt. Une fois à l’intérieur du magasin, des parties climatisées ainsi qu’un lot d’objets minutieusement emballés ont attiré l’attention des soldats de l’économie », a explique M. Traoré. « Le trafiquant a d’abord prétendu que c’était du petit cola, ensuite du tabac pour chicha », précise notre source. «Nullement convaincue par ces différentes allégations, l’équipe d’investigation a saisi la cargaison, déballé le contenu pour être fixée. «C’est après un test au laboratoire que nous avons été fixés sur la nature du produit», ajoute Salifou Traoré. Le haschich était conditionné en plaquettes ou en blocs semblables à des savonnettes. Le produit se compacte assez facilement, ce qui permet aux trafiquants d’en cacher des quantités importantes dans des volumes restreints. Ensuite, les plaquettes sont emballées dans quatre couches différentes de cellophane et films plastiques pour rendre l’emballage hermétique à l’eau et à l’air. S’y ajoute une dernière couche d’emballage de sac de riz. Salifou Traoré a expliqué qu’un tel dispositif peut passer inaperçu même sous le nez des équipes cynophiles et des instruments de détection, car ils sont enduits de produits pour brouiller les pistes. Le haschich ou résine de cannabis est issu d’une extraction de la résine des fleurs femelles de cannabis et peut être mélangé à des matières à moindre coût pour augmenter sa masse et donc sa rentabilité. Pour le directeur du renseignement et des enquêtes douanières, le lieutenant-colonel Ahmadou Sanogo, ce qui est inquiétant aujourd’hui c’est la nature de ce produit qui est destiné à une certaine clientèle. En effet, a précisé le lieutenant-colonel Sanogo, la résine de cannabis est vendue à 1.318.000 Fcfa/kg. Par ailleurs, le douanier a attiré l’attention sur la nocivité de cette drogue. «Contrairement à l’herbe, le haschich est un produit transformé. Les dangers pour la santé restent les mêmes que ceux du cannabis. Il peut accélérer les effets négatifs sur la santé mentale des individus et conduire à la schizophrénie», révèle l’officier supérieur. En outre, selon lui, qu’il est important de se demander si le Mali a quitté l’état de pays de transit de drogue pour devenir un pays de grande consommation. Le trafiquant avait pris la fuite, mais il est actuellement aux arrêts et mis à la disposition du procureur de la République. Il risque une peine de prison pouvant aller de trois mois à trois ans et une pénalité pouvant aller jusqu’au triple de la valeur saisie. En ce qui concerne les produits, « une commission se réunira pour procéder à son incinération », a assuré le directeur du renseignement et des enquêtes douanières. Ahmadou Sanogo a félicité l’équipe qui a mené la saisie, avant d’exhorter la population à davantage de collaboration avec ses services, en continuant à leur donner les informations nécessaires. Car, a-t-il soutenu, les autorités ne peuvent tout savoir et être partout. OS/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Quelque 8856 guérisons, 493 décès sur 13998 cas positifs enregistrés
Bamako, 6 mai (AMAP) Quelque 8856 personnes sont guéries de la Covid- 19, 493 décès sur 13998 cas positifs qui ont été enregistrés au Mali avec les 29 nouveaux cas décelés mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que les 29 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti et le district de Bamako. Les services sanitaires précisent, par ailleurs que 1967 personnes – contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Mali: Une femme accouche de neuf bébés au Maroc
Bamako, 05 mai (AMAP) « La ministre de la Santé et du Développement social est heureuse d’annoncer que ce jour 04 mai 2021, Halima Cissé a accouché, par césarienne, de neuf nouveau-nés au lieu de sept annoncés par les résultats d’échographies faites au Mali comme au Maroc », indique le département dans un communiqué publié ce mardi. « Les nouveau-nés (cinq filles et quatre garçons) et la maman se portent tous bien », indique la même source. Pour l’issue heureuse de cette grossesse à fœtus multiples, la ministre en charge du Développement social, Dr Fanta Siby, remercie le président de la Transition dont la générosité a permis « de diligenter et d’assurer la prise en charge financière de l’évacuation sanitaire de Halima Cissé. Pour rappel, après un séjour médical de deux semaines à l’hôpital du Point G de Bamako, sur instruction du président de la Transition, Bah N’Daw, Halima a été admise le 30 mars 2021 dans une clinique marocaine pour prise en charge de sa grossesse. Tout en saluant la coopération de la famille Cissé, les personnes de bonne volonté pour leurs contributions multiformes et tout le peuple malien, Dr Fanta Siby a félicité les équipes médicales du Mali et du Maroc pour leur professionnalisme. « Au nom du Gouvernement du Mali, dont l’élan de solidarité a été manifeste dans la gestion diligente de ce dossier d’évacuation, la ministre souhaite une longue vie aux bébés et à la maman », ajoute le communiqué. AT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 mai 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 mai 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Routes. Créée par la Loi n°02-057 du 16 décembre 2002, la Direction nationale des Routes a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans le domaine des routes et des ouvrages d’art. Elle assure également la coordination et le contrôle de l’activité des services et organismes publics et privés qui concourent à la mise en œuvre de cette politique. Dans son fonctionnement, la Direction nationale des Routes a été confrontée à des difficultés liées notamment : – à la réparation des dégâts causés au domaine public et aux infrastructures routières par les usagers ; – à la non prise en charge des pistes rurales et des autoroutes dans les missions de la direction nationale ; – au chevauchement des activités de la direction nationale avec celles du Service des Données routières. Les projets de textes adoptés érigent la Direction nationale des Routes en Direction générale des Routes dans la perspective de la résolution des difficultés constatées et de la mise en œuvre des recommandations de la Directive de l’UEMOA relative à la stratégie d’entretien routier. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi modifiant la loi n°09-016 du 26 juin 2009 portant création de la Caisse nationale d’Assurance maladie. un projet de décret modifiant le décret n°09-553/P-RM du 12 octobre 2009 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Caisse nationale d’Assurance maladie. Dans le cadre du renforcement de la couverture sanitaire, le Gouvernement a institué en 2009, l’assurance maladie obligatoire en faveur des fonctionnaires, des travailleurs, des députés, des retraités et de leurs ayants droits et le Régime d’Assistance Médicale en faveur des indigents et autres admis de droit. L’institution de ces deux régimes a permis à notre pays d’amorcer un système de couverture maladie basé sur la solidarité et la mutualisation du risque pour certaines catégories de la population. La gestion du Régime d’Assurance Maladie Obligatoire avait été confiée à la Caisse nationale d’Assurance Maladie créée par la loi n°09-016 du 20 juillet 2009. Par la loi n°2018-074 du 31 décembre 2018, le Gouvernement a institué un Régime d’Assurance Maladie Universelle visant à étendre la couverture sanitaire à l’ensemble de la population. Cette loi confie la gestion de ce nouveau régime à la Caisse nationale d’Assurance Maladie. La mise en œuvre par la Caisse nationale d’Assurance Maladie du régime de couverture sanitaire ainsi institué nécessite la modification des textes relatifs à sa création, à son organisation et à son fonctionnement. Les présents projets de textes sont adoptés dans ce cadre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Conseillers techniques : Monsieur Souley BAH, Inspecteur des Finances ; Monsieur Adama DIAMOUNTENE, Planificateur. – Chargés de mission : Monsieur Boubacar Amadou MAIGA, Assistant Médical ; Monsieur Siaka COULIBALY, Spécialiste en technologies socio-économiques ; Monsieur Markatié DAOU, Spécialiste en Science de l’Education ; Monsieur Seydou Séguéré TIMBINE, Cadre en Travail social. – Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Santé, du Développement Social et de la Promotion de la Famille : Docteur Amadou SOGODOGO, Médecin. – Directeur Général de l’Institut National de Santé Publique : Médecin Colonel-major Guédiouma DEMBELE. – Directeur Général de l’Hôpital Gabriel TOURE : Médecin Lieutenant-colonel Moussa SIDIBE. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Conseiller technique : Monsieur Ibrahim DJIBRILLA, Magistrat. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, réitère son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. En vue de consolider la tendance à la baisse observée ces dernières semaines. Bamako, le 05 mai2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Salifou DIABATE Chevalier de l’Ordre national

