Premier Conseil des ministres : Quatre missions essentielles confiées au Gouvernement de Transition

Bamako, 17 juin (AMAP) Le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta a confié quatre missions essentielles au Gouvernement de Transition, lors du premier Conseil des ministres, tenu mercredi, dans la salle de Banquets du Palais de Koulouba, a constaté l’AMAP. Les quatre chantiers d’importance égale concernent l’amélioration de la sécurité, les réformes politiques et institutionnelles, la bonne gouvernance, la transparence et la réduction du train de vie de l’Etat, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale et l’organisation d’élections crédibles aux échéances prévues. Le chef de l’Etat a donc engagé le Premier Ministre à travailler et fédérer l’ensemble des forces patriotiques et suscité leur adhésion au projet commun, dont l’objectif final est de « refonder et transmettre à nos successeurs un Etat fort, des institutions stabilisées et adaptées à nos réalités ». Le chef de l’Etat, tout en exhortant Dr Choguel Kokalla Maïga et son équipe à plus de cohésion et de solidarité dans l’accomplissement de ces missions, a assuré l’équipe gouvernementale de son « soutien total ». « Vous n’avez droit, ni à l’erreur, ni à l’échec. Chaque ministre, de par ses initiatives innovantes, doit s’efforcer d’être une partie de la solution et non du problème », a conclu le président de la Transition. « Vous avez assigné à la Transition le cap à atteindre. Il nous revient de concevoir et de réaliser les outils et instruments de navigation pour atteindre le cap indiqué », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga. Il a tenu à dissiper les divergences quant aux objectifs de la Transition. En effet, alors que d’aucuns la voudraient rupture et refondation ; d’autres la souhaiteraient circonscrite juste à l’organisation d’élections transparentes. Mais, pour le Premier ministre, la divergence n’est qu’en apparence. « Les mêmes maux produisant les mêmes effets, nul ne saurait concevoir l’organisation d’élections sans au préalable créer les conditions de leur crédibilité. Or, précisément, la création de ces conditions exige rupture et refondation afin d’éviter de nouvelles cassures de l’ordre constitutionnel », a argumenté Dr Choguel Kokalla Maïga. Le Premier Ministre a promis que toutes les compétences seront mises à contribution pour le succès du redressement auquel notre pays aspire. Avant d’annoncer qu’il développerait, dans un avenir très proche, devant le Conseil national de transition (CNT) les grandes lignes de la politique qu’il entend mener pour atteindre les objectifs assignés. ID/KM (AMAP)

Front social : le Premier Ministre rencontre l’UNTM

Bamako, 16 juin (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a rencontré mardi à la Bourse du Travail, le bureau exécutif de l’Union des Travailleurs du Mali (UNTM), dans le cadre de ses prises de contact avec les personnalités, les partenaires sociaux,… a constaté l’AMAP. En l’absence du Secrétaire général, Yacouba Katilé empêché, c’est le 2è Secrétaire général-adjoint de la Centrale syndicale, Abdrahamane Hinfa Touré qui a dirigé les débats pour le compte du syndicat. Cette rencontre avait pour but d’aplanir la situation avant que la partie gouvernementale ne prenne langue avec les syndicalistes. La réussite de la Transition dépend, à n’en pas douter, de l’apaisement du front social. Dr Choguel Kokalla Maïga en est conscient et a tenu, hier, un discours d’apaisement qui a été bien accueilli par ses interlocuteurs. En retour, le bureau exécutif national de l’UNTM est d’abord revenu sur un certain nombre de faits qui ont récemment mis le front social en ébullition. Ainsi, la plus grande Centrale syndicale du pays avait-il déposé un préavis de grève qui a été sanctionné par un procès-verbal de conciliation. La centrale syndicale espère que la nouvelle équipe gouvernementale fera des efforts dans ce sens pour l’instauration d’un climat de confiance avec les partenaires sociaux.  « Le Premier ministre a pris bonne note de tout ce qui a été dit », a conclu le syndicaliste, avant d’annoncer que le bureau exécutif de l’UNTM aura d’autres rencontres avec Dr Choguel Kokalla Maïga. En rappel, le procès-verbal contenait neuf points avec 32 sous-points qui ont tous fait l’objet d’accord. L’application de ces points devait commencer le 31 janvier 2021. « À partir du 31 janvier 2021, nous devons être rentrés dans l’application de la nouvelle grille indiciaire qui harmonisait tous les salaires des Maliens afin d’éviter des problèmes sociaux» a ainsi rappelé Abdrahamane Hinfa Touré. Mais, a déploré le responsable syndical, l’accord n’a pas été respecté pour des raisons jusque-là inconnues de l’UNTM. Cette situation de négligence est restée en l’état alors que l’octroi du droit des compressés et des partants volontaires à la retraite devait commencer à partir du 31 mars 2021, a dit Abdrahamane Hinfa Touré, avant de renchérir : « Qu’est-ce qui a fait que cette date n’a pas été respectée ? L’UNTM ignore les raisons ». C’est ce qui a poussé la centrale syndicale à déposer un préavis de grève en avril, avant d’observer deux semaines d’arrêt de travail. Après ce rappel, les responsables de l’UNTM ont rappelé au Premier ministre qu’ils tiennent à l’application de tous les accords signés avec le gouvernement. « Les dates retenues pour l’application des accords doivent être respectées, à défaut, le gouvernement doit nous donner des explications pour éviter des incompréhensions », a souligné Abdrahamane Hinfa Touré. Pour le 2è secrétaire général-adjoint de l’UNTM, c’est la communication et le respect du partenaire qui ont manqué au gouvernement sortant. La Centrale syndicale espère que la nouvelle équipe gouvernementale fera des efforts dans ce sens pour l’instauration d’un climat de confiance avec les partenaires sociaux. « Le Premier ministre a pris bonne note de tout ce qui a été dit », a conclu le syndicaliste, avant d’annoncer que le bureau exécutif de l’UNTM aura d’autres rencontres avec Dr Choguel Kokalla Maïga. OD/KM (AMAP) 

Sikasso : Lancement du processus d’élaboration de la 2ème génération du plan stratégique de développement régional

Sikasso, 15 juin (AMAP) Un atelier sur le lancement du processus d’élaboration de la 2ème génération du plan stratégique de développement régional (PSDR) pour la période 2021-2030, a regroupé vendredi à Sikasso, les membres du comité régional d’orientation de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) venant des sept cercles de la 3e région, sous la présidence de la représentante du Gouverneur, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du président du conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba et de plusieurs responsables des collectivités régionales et locales de la 3ème région. Il s’agissait d’intégrer les enjeux liés aux changements climatiques sensibles au genre dans le PSDR de la région de Sikasso, contribuer à améliorer la cohérence politique, spatiale et temporelle des documents de planification. Avec la prolongation du projet d’appui à la mise en œuvre de la stratégie nationale d’adaptation aux changements climatiques de la GIZ, le Conseil régional de Sikasso et ce projet allemand ont convenu de poursuivre leur collaboration. La représentante du chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour remercier la GIZ pour son accompagnement dans le cadre de l’élaboration de la 2eme génération du PSDR. Le président du Conseil régional de Sikasso, pour sa part, s’est réjoui de l’intérêt que la GIZ accorde à cette thématique en acceptant d’accompagner la collectivité régionale dans l’élaboration de la 2eme génération du PSDR qui couvrira la période 2021-2030. Yaya Bamba a rappelé que la 1ère génération du PSDR, élaborée dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la décentralisation et au développement économique régional (PADDER) est arrivé à terme en 2020. M. Bamba a enfin souligné l’importance du Plan Stratégique de Développement Régional qui est le document de référence au niveau régional, car il définit les orientations et les axes stratégiques de développement dans lesquels tous les intervenants dans la région doivent s’inscrire. Au cours des travaux les participants impliqués dans le processus d’élaboration du plan stratégique de développement ont été largement édifiés sur les outils d’intégration des changements climatiques sensibles au genre dans les documents de planification régionale et locale. Le processus d’élaboration du PSDR se poursuivra dans les commissions techniques locales et régionales jusqu’en juillet 2021. FD/KM (AMAP)

 Pèlerinage 2021 : Pas de Hadj pour cause de Covid-19

Bamako, 15 juin (AMAP) Les fidèles musulmans de nombreux pays, y compris les candidats maliens au Hadj 2021, n’accompliront pas le 5è pilier de l’islam pour la deuxième année de suite, a annoncé, lundi, le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné. « Seuls les fidèles musulmans résidant dans le pays des deux Saintes mosquées seront acceptés sur les lieux saints. Il s’agit, précisément, des candidats âgés de 18 à 65 ans. Cette restriction vise à prévenir, en amont, une contamination au coronavirus à large échelle », a précisé M. Koné, au cours d’un point de presse, après sa rencontre avec les représentants des agences de voyage à la Maison du Hadj. Le royaume d’Arabie saoudite, qui abrite les lieux saints de l’islam, a annoncé l’annulation du Hadj pour les pèlerins étrangers. Ceux-ci n’auront donc pas la chance de fouler le sol saoudien cette année et d’accomplir le cinquième pilier de l’Islam. C’était aussi le cas en 2020. La mesure des autorités saoudiennes a créé un vent de panique et de déception chez les pèlerins maliens dont on imagine aisément le désarroi moral. Et pour cause,. « En ce qui concerne le Mali et, conformément aux conditionnalités fixées par les autorités saoudiennes, a indiqué le ministre, toutes les dispositions avaient été prises pour permettre aux candidats déjà inscrits d’effectuer le voyage sur les lieux saints de l’islam en vue de s’acquitter de leur devoir religieux ». Mieux, a révélé Dr Mahamadou Koné, « des contacts permanents sont maintenus et une correspondance avait même été adressée récemment aux autorités saoudiennes en charge du pèlerinage pour leur notifier la disponibilité de notre pays » à participer au Hadj 2021, après avoir satisfait à toutes les conditionnalités édictées, principalement la vaccination contre la Covid-19, en attendant les dernières mesures à envisager dans ce cadre. Le ministre en charge des Affaires religieuses a relevé qu’en retour, toutes les assurances avaient été données par la partie saoudienne sur l’effectivité du Hadj de cette année. « La décision d’annulation du Hadj 2021 pour les pèlerins des autres pays, sans exception, est tombée comme un couperet », a regretté le ministre Koné. «Il faut accepter la volonté divine avec la conviction que le Hadj est déjà agréé pour tout candidat de bonne foi», a-t-il dit. Il a tenu à lever toute équivoque sur une quelconque discrimination de notre pays. Il fait remarquer que c’est une mesure qui frappe tous les pays musulmans dont les pèlerins rallient la Kaaba pour accomplir leur acte de dévotion. Quant au directeur général de la Maison du Hadj, Dr Abdoul Fatah Cissé, il a rappelé que le Guichet unique, dédié à toutes les formalités liées au pèlerinage, demeure fonctionnel de manière permanente pour les campagnes à venir. Cet exercice de clarification, décidé de commun accord entre acteurs étatiques et privés, visait à anticiper les interprétations, à mettre tout le monde au même niveau d’information, en gagnant aussi du temps sur les prochaines campagnes du Hadj, d’un point de vue organisationnel et professionnel. YD/MD (AMAP)    

Bankass : Les deux techniciens et leur chauffeur de la société de téléphonie Orange – Mali ont été libérés par leurs ravisseurs

Bankass, 15 juin(AMAP) Les deux techniciens et leur chauffeur de la société de Téléphonie Orange- Mali, enlevés récemment à Tori, dans le Cercle de Bankass, ont été libérés par leurs ravisseurs sans leur voiture, dans la journée du dimanche à Diallassagou, a appris l’AMAP de source locale. Selon un élu local, les techniciens et leur chauffeur enlevés ont été libérés vers 18 H, grâce à l’intervention du maire de Diallassagou. Notre source précise que les assaillants ont affirmé ne pas voir de corps étrangers dans la localité avant de déclarer qu’ils ont besoin du véhicule 4/4 pour mener leurs opérations. Les deux techniciens et leur chauffeur qui ont été élargis, ont passé la nuit dans les locaux de la mairie de Diallassagou avant d’être acheminer le matin à Bankass.  AKG/KM (AMAP)

Culture : La cantatrice Tata Bambo Kouyaté est décédée lundi, à Bamako à l’âge de 71 ans

Bamako, 15 juin (AMAP) La cantatrice malienne Fatoumata Kouyaté dite « Tata Bambo » est décédée ce lundi 14 juin 2021, à Bamako des suites d’une maladie à l’âge de 71 ans, a appris l’AMAP de sources concordantes. Tata Bambo comme elle était musicalement appelée, est une des divas de la musique malienne avec une voix claire qui faisait danser les amateurs de la musique mandingue et d’ailleurs. Son titre « Bambo », composé tout juste après la proclamation de l’indépendance, aura été le morceau fétiche qui lança l’artiste. Mieux encore, il deviendra aussi son surnom avec le succès planétaire. Un hit dénonciateur qui traduit son combat contre le mariage forcé. Née en 1950 à Niarela, quartier des Niaré à Bamako et Fille de Djéliba Kouyaté, célèbre joueur de N’goni, Tata Bambo commence à chanter lors des différents évènements de quartier (mariages, baptêmes…) avant d’être chaperonnée par Falaba Issa Traoré qui lui apprend les diverses techniques vocales mandingues et la perfectionne. TC/KM (AMAP)

Kadiolo : PSI recycle ses promoteurs d’assainissement

Kadiolo, 15 juin (AMAP) Un atelier organisé par PSI- Mali (Population Santé Internationale) à l’intention de ses promoteurs d’assainissement a ouvert ses travaux lundi à Kadolo, a constaté l’AMAP. L’objectif de cette formation qui concerne 16 acteurs venus des Communes rurales de Kadiolo, Dioumaténé, Loulouni, Fourou, Diou, Zégoua et Misséni, est de contribuer à l’amélioration de la santé des populations en milieu rural. Selon le formateur Bouréima Maïga (responsable du projet Eau, hygiène et assainissement), les promoteurs d’assainissement seront formés sur les modules comme la présentation de PSI Mali, la stratégie de vente des produits d’assainissement, le traitement de l’eau à domicile et l’importance du lavage des mains au savon. Les promoteurs d’assainissement sont des jeunes qui sont recrutés pour sensibiliser sur l’hygiène (le lavage des mains au savon, la purification de l’eau avec les comprimés aquatab, la vulgarisation des WC modernes en dalle ou en plastique etc). En rappel, PSI (Population Santé Internationale) intervient dans le domaine de la santé maternelle, la lutte contre le paludisme et les maladies tropicales négligées. NIO/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : Un seul cas enregistré par les services sanitaires dimanche

Bamako, 14 juin (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré un seul cas positif à la Covid -19 dimanche, portant le nombre total de la contamination au Mali à 14 350 dont 9959 guérisons et 523 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP)précise, par ailleurs, que le seul cas a été enregistré en Commune IV du district de Bamako. Les services de santé déclarent également que 187 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Mali : Les grands travaux du nouveau gouvernement

Bamako, 14 juin (AMAP) Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, a défini, dimanche, les priorités de son équipe qui portent sur le rétablissement de la sécurité, l’organisation des élections générales, la lutte contre la corruption et l’impunité, la mise en place des réformes politiques et institutionnelles, la réduction du train de vie de l’État. «Beaucoup d’espoirs sont fondés sur nous. Nous ne devons pas les décevoir », s’est adressé le Premier ministre au gouvernement, lors de ce premier conseil de cabinet, à la Primature, esquissant les ambitions que devront concrétiser les 25 ministres et 3 ministres délégués du nouvel attelage de Transition. Mais, a-t-il poursuivi, «ceci n’est possible que si nous mettons en œuvre une gouvernance de rupture et d’exemplarité». Concrètement, il s’agit de mettre fin à des pratiques qui ont fini par justifier la défiance des populations vis-à-vis de l’État pour fonder « notre action sur la pratique de la vertu, tout en attaquant de front les nombreux problèmes qui assaillent la Nation ». Selon le chef du gouvernement, les efforts seront axés sur l’amélioration de la sécurité, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation d’élections crédibles, la réduction du train de vie de l’État, la moralisation de la vie publique, la fin de l’impunité et la satisfaction d’une part importante de la demande sociale. Pour la sécurité, la recette du gouvernement est d’allier, plus efficacement, les opérations purement militaires avec la création des conditions sécuritaires pour le retour de l’administration, notamment dans les zones les plus affectées par la crise. DIAGNOSTIC – S’agissant des réformes politiques et institutionnelles, elles seront au cœur de la refondation du Mali. Choguel Kokalla Maïga a annoncé, à cet effet, la tenue, très prochainement, des Assises nationales de la refondation (ANR) qui seront l’occasion d’établir. Notamment, un diagnostic partagé de profondeur de la crise, des enjeux, défis et périls, et de nos vulnérabilités structurelles. Le processus sera conduit par une équipe de haut niveau composée de personnalités consensuelles et crédibles. Le nouveau gouvernement s’attachera, également, à obtenir une trêve globale (politique, syndicale, sociale) afin de créer un climat d’apaisement, de sérénité et de confiance mutuelle. La voie sera ainsi balisée pour les réformes nécessaires à la Refondation du Mali. À ce sujet, le Premier ministre a expliqué qu’il s’agira, essentiellement, de créer les conditions d’une refonte consensuelle des textes permettant de garantir l’érection d’une administration professionnelle et moderne, de réadapter la politique de décentralisation, de réviser la charte des partis politiques et la loi électorale. Il envisage, aussi, la création d’un organe unique indépendant de gestion des élections et la mise en place d’un nouveau système d’établissement et de contrôle du fichier électoral. PAR L’EXEMPLE – Autres ambitions affichées par Choguel Kokalla Maïga : la révision consensuelle et inclusive de la Constitution et la relecture intelligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger qui « constitue l’une de nos grandes priLorités». L’action gouvernementale portera, aussi, « sur la fin de l’impunité dans notre pays et la mise en pratique d’une gouvernance de rupture ». Le Premier ministre a promis de véritables poursuites judiciaires contre les auteurs des « tueries et exactions » de juillet 2020. De même, le gouvernement insufflera une politique de lutte implacable contre la corruption, en appuyant de façon systématique les actions judiciaires dans tous les dossiers de détournement de deniers publics. La réduction du train de vie de l’État est, également, érigée au rang de priorité. Le Premier ministre a assuré que lui et tous les responsables suivront l’exemple donné par le président de la Transition qui a décidé de renoncer aux deux tiers de ses fonds de souveraineté. D’autres initiatives, de plus grande envergure, seront prises en vue de réaliser des économies substantielles qui serviront à soutenir des secteurs sociaux prioritaires. Pour gagner ce pari, selon Choguel Kokalla Maïga, «les membres du gouvernement se tiendront la main et feront bloc en renforçant la cohésion autour du président de la Transition pour tenir bon ensemble, contre les vents et marées qui se profilent déjà à l’horizon». En vue d’une appropriation accélérée des méthodes et organisations du travail gouvernemental, un séminaire sera organisé dans les tous prochains jours. ID/MD (AMAP)  

Sikasso : Les journalistes à l’école de la migration

Sikasso, 14 juin (AMAP) Une session de formation sur l’amélioration des contenus éditoriaux sur la migration à l’intention des médias maliens, organisée par l’UNESCO en partenariat avec la Maison de la presse(MP) a pris fin jeudi dernier à Sikasso, sous la présidence du gouverneur de région, Sinè Dembelé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du représentant de l’UNESCO au Mali, Saip Sy, du représentant de la maison de la presse, Daouda Konaté et du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalfa Sanogo. Cette session a été financée par le projet « autonomiser les jeunes dans les médias et la communication » de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS) à travers le ‘’Fondo Africa’’ du Ministère des affaires étrangères et de la coopération Italienne (MAECI). Le chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour déclarer que « le Mali, pays d’émigration, est de nos jours devenu un lieu de transit pour les flux migratoires. La migration est surtout accentuée par des facteurs multiples qui sont d’ordre culturel, économique et environnemental. La migration est aussi liée aux conflits que connait, ces temps-ci, notre sous-région ». Pour une meilleure gestion du phénomène, le chef de l’exécutif régional a souligné que les médias maliens ont un rôle prépondérant. « Ces genres de rencontres permettent d’apporter des réponses à la situation de la migration », a -t-il affirmé avant d’encourager les faitières de la presse malienne à multiplier les initiatives qui visent à promouvoir les contenus des publications et des productions en lien avec les questions de la migration. Selon le représentant de l’UNESCO au Mali Saip Sy, le projet « autonomiser les jeunes dans les médias et la communication » contribue à améliorer l’accès à l’information de l’opinion malienne, notamment des jeunes sur les risques et les opportunités liées à la migration. Durant deux jours, les journalistes venus de Bamako, Kayes, Koulikoro, Mopti et les résidents de Sikasso ont échangé sur les enjeux politiques, économiques, démographiques et sécuritaires de la migration. Il s’agissait également de partager les expériences sur les risques de la migration irrégulière, le rôle des médias dans la déconstruction des mythes et préjugées sur la migration ainsi que les perspectives pour fournir de meilleurs contenus éditoriaux sur la migration. Le représentant du studio Tamani à Sikasso, Christian Dakouo, bénéficiaire de la formation, s’est réjoui de l’initiative avant de solliciter la multiplication de ces genres de rencontre qui permettront de renforcer la capacité des journalistes sur l’épineuse question de la migration au Mali. MD/KM (AMAP)