Moutons de Tabaski : Discussions ministérielles à Bamako pour l’approvisionnement du marché sénégalais
Bamako, 25 juin (AMAP) Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a eu, jeudi, avec son homologue sénégalais en charge de l’Élevage et des Productions animales, Ali Saleh Diop, une séance de travail sur l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons pour la prochaine fête de Tabaski. «Je conduis la délégation qui, à la veille de chaque fête de Tabaski, se rend au Mali pour discuter avec les autorités. Ces discussions ont pour objectif d’assurer l’approvisionnement en moutons du Sénégal pour la fête de Tabaski. Cette dernière revêt une dimension religieuse, économique et sociale extrêmement importante pour le Sénégal», a déclaré le ministre Ali Saleh Diop. Le ministre sénégalais a ajouté que l’objectif de ce déplacement au Mali est de faciliter cette opération. «Comme d’habitude, nous avons rencontré une oreille attentive auprès de notre collègue du Commerce. Cette initiative devrait permettre aux marchands de bétail (en l’occurrence les moutons) de mener des opérations lucratives dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant», a souligné M. Diop. Il a précisé qu’il est porteur d’une «directive présidentielle» qui instruit l’ensemble des ministères sénégalais impliqués afin qu’ils assurent l’aboutissement de cette opération, à travers des facilités d’opérations accordées aux opérateurs maliens pour le plus grand bénéfice de nos deux États. «Je sors très satisfait des échanges que j’ai eus avec mon collègue en charge du Commerce», s’est réjouit Ali Saleh Diop, qui assure que ces échanges augurent une bonne activité commerciale entre les deux pays. «C’est une tradition entre le Mali et le Sénégal, à l’approche de chaque fête de Tabaski, de faciliter les transactions du commerce du bétail de nos opérateurs afin qu’ils puissent approvisionner les marchés sénégalais», a rappelé, pour sa part, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. Il a ajouté que les discussions ont porté sur tous les contours de l’opération. «La fête de Tabaski est sacrée pour les deux pays. Par conséquent, le Mali va jouer sa partition pour que les marchés sénégalais soient approvisionnés à la satisfaction des populations», a assuré le ministre. BBC/MD (AMAP)
Sikasso : Une mission de l’union européenne rencontre les autorités régionales et locales
Sikasso, 25 juin (AMAP) Une mission de l’Union européenne (UE), conduite par son ambassadeur, Bart Ouvry, a rencontré jeudi à Sikasso (Sud), les autorités régionales et locales de la 3ème région, notamment le représentant du Gouverneur, Moussa Diallo et le président du Conseil de Cercle, Yaya Bamba, a constaté l’AMAP. Outre l’ambassadeur Ouvry, faisaient partie de la mission de nombreux diplomates venant de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Allemagne, de la Suède, des Pays-Bas, de l’Espagne, de la République tchèque et du Luxembourg, des membres de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM) et de la Mission de soutien aux capacités de sécurité intérieure malienne (EUCAP). Les échanges ont porté sur les réalisations, les difficultés, les perspectives, les projets de développement en cours dans la zone, avant des visites de terrain. « Sikasso, c’est non seulement le grenier du Mali, c’est une terre fertile mais, aussi, une grande région culturelle surtout celle des Sénoufo. C’est en reconnaissance de cette richesse culturelle que nous venons ici », a déclaré l’ambassadeur de l’UE Bart Ouvry. Selon lui, cette mission leur permettra d’établir les faits et de voir comment améliorer leur coopération avec les autorités des collectivités territoriales de la région. « Je remercie la délégation pour ses multiples interventions dans la Région de Sikasso », a déclaré le président du Conseil régional qui a souhaité que ces interventions se multiplient et mettent davantage les collectivités territoriales au centre de la maîtrise d’ouvrage du développement économique, social et culturel. Yaya Bamba a, enfin, souhaité avoir une zone industrielle dans la région. Toute chose qui permettra de booster les activités industrielles. La délégation a, enfin, visité les locaux du nouveau bâtiment administratif du Conseil régional de Sikasso qui offre toutes les commodités de travail au personnel de la collectivité régionale. MD/KM (AMAP)
Covid- 19 au Mali : Quelque 10043 guérisons et 525 décès sur 14396 cas positifs enregistrés
Bamako, 25 juin (AMAP) Quelque 10043 personnes sont guéries de la Covid-19, 525 décès constatés sur 14396 cas positifs enregistrés au Mali avec les 6 nouveaux décelés jeudi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 6 nouveaux cas ont été découverts dans la région de Koulikoro et dans les Communes I, V et VI du district de Bamako, avant de déclarer que 144 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires ont enfin précisé que 133.317 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 46317 personnes la seconde dose. KM (AMAP)
L’Amap en deuil : Mama Toumagnon, chauffeur- mécanicien est décédé mardi
Bamako, 24 juin (AMAP) Les travailleurs de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) sont durement éplorés par la perte de leur collaborateur, Mama Toumagnon, chauffeur-mécanicien en service au niveau du bureau régional de l’Amap à Ségou. Il s’est éteint dans la nuit de mardi dernier à mercredi. L’annonce de ce décès a été accueillie dans la surprise et la consternation par ses collègues. Depuis la ville de Ségou, il ne se passait pas deux jours sans que cet agent n’appelle pour s’enquérir des nouvelles de la maison mère. Nombreux sont ses collègues chauffeurs à avoir échangé avec lui durant le week-end dernier. Tous témoignent des qualités humaines du défunt. Ils s’accordent à reconnaître que Mama Toumagnon était fidèle en amitié mais surtout très attachant. « Il était prêt à servir tout le monde du mieux possible », explique le chef du parc automobile de l’Amap, Fama Bagayogo. Tous deux ont presque commencé à fréquenter au même moment le garage auto de l’ancien ministère des Télécommunications dans les années 1980. Ses collègues gardent de lui l’image d’un homme affable qui était toujours présent aux évènements sociaux. Sur le plan professionnel, le chef du parc auto insiste sur la disponibilité de ce chauffeur. Il est fréquent dans une rédaction comme celle du Quotidien national que des reportages tombent même en fin de journée. Mama était de ceux qui ne rechignent pas à la tâche. Quand il s’agit de voyager en dehors de la ville de Bamako, Mama était toujours disponible mais surtout prêt à allumer le moteur pour avaler des kilomètres pour rallier la destination indiquée. En 2014, la direction de l’Amap devait muter un chauffeur à Ségou. Aussitôt la proposition faite, il se porta volontaire pour regagner la Capitale des Balanzans à la surprise générale de ses collègues. L’homme n’avait cure des considérations mesquines. Pour lui, il fallait simplement servir la structure et le pays partout où besoin est. Il était très professionnel dans tout ce qu’il faisait. Il nacquit le 2 avril 1967 à San et fréquente l’école primaire de Torokorobougou de Bamako. Élève assidu, il a été contraint d’abandonner les études et s’engage dans l’apprentissage de la mécanique. Dans le garage de l’ancien ministère des Télécommunications, il se fait la main dans ce métier. Il y apprend en même temps à conduire et passe son permis. En 2005, il a été recruté à l’Amap et sera affecté à la division publicité. Il fera le tour du pays pour transporter les équipes d’implantation des panneaux publicitaires. En 2010, il rejoint la section reportage de L’Essor, avant d’aller à Ségou. Mama Toumagnon laisse derrière lui une veuve et cinq orphelins éplorés. Dors en paix cher collègue. Youssouf DOUMBIA
Covid- 19 au Mali : Six (6) nouveaux cas positifs enregistrés, mercredi
Bamako, 24 juin (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré six (6) nouveaux cas positifs à la Covid- 19, mercredi, portant le nombre total de la contamination au Mali à 140391 dont 10041 guérisons et 325 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 6 nouveaux cas ont été décelés dans les Communes I, II, V et VI du district de Bamako, avant de déclarer que 163 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires ont enfin précisé que 133.311 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 46317 personnes la seconde dose. KM (AMAP)
Mauritanie : L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz placé en détention
Bamako, 23 juin (AMAP) L’ancien président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a été arrêté mardi, avant d’être placé en détention par un juge du pôle de lutte anticorruption du parquet de Nouakchott-Ouest, a appris l’AMAP de sources concordantes. Trois policiers se sont présentés au domicile de l’ancien président mauritanien, aux environs de 20H, pour le conduire au palais de justice selon nos sources qui précisent que les juges du pôle de lutte contre la corruption, ont signifié à Mohamed Ould Abdel Aziz, son placement en détention, après l’avoir rencontré brièvement. Mohamed Ould Abdel Aziz, qui avait été assigné à résidence depuis le 11 mai dernier, a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019, a été inculpé le 12 mars dernier pour corruption, détournement de biens publics et blanchiment d’argent, des faits qu’il a toujours niés. KM (AMAP)
Covid- 19 au Mali : Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas mardi
Bamako, 23 juin (AMAP) Les services sanitaires n’ont enregistré mardi, aucun cas positif à la Covid -19 au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) a par ailleurs précisé que sur les 14365 cas positifs décelés, 10 038 sont guéries et 524 décédées avant de déclarer que 164 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires ont enfin précisé que 131.807 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 46129 personnes la seconde dose. KM (AMAP)
Diéma : Le matelas en mousse détrône la paillasse
Par Ouka BAH Diéma, 22 juin (AMAP) La paillasse est un matelas traditionnel, vieux de plusieurs siècles. Fabriqué à partir de sacs en jute ou de fibres extraites du baobab, on le bourre, généralement, de pailles ou de rebuts de fibres de coton, et que l’on ficelle en plusieurs endroits. Avant l’apparition du matelas en mousse au Mali, beaucoup de gens utilisaient la paillasse. Elle était présente quasiment dans toutes les maisons. De nos jours, son usage comme couchette tend à se raréfier, et est devenue presque inexistante, même dans les villages les plus reculés. La mousse de matelas est passée par là. La paillasse a ainsi perdu sa valeur d’antan, dans un monde à l’évolution vertigineuse Tout le monde préfère le confort des matelas moelleux au craquement caractéristique des brindilles et pailles assemblées. Aujourd’hui, dormir sur la paillasse est, aux yeux de certains, un signe d’extrême pauvreté. Beaucoup de femmes n’aiment pas la paillasse. Elles arguent que si l’enfant, dans son sommeil, urine dessus régulièrement, la couchette en pailles finira par pourrir. « Or, avec le matelas, soutient la ménagère Yayaré Soucko, il suffit de le laver soigneusement et de le placer au soleil », pour plusieurs utilisations après. Banta Cissé, un long cure-dents à la bouche, en cette heure matinale, accuse certaines femmes de paresse qui ne mettent pas une toile de plastique sous les fesses de leur enfant la nuit, ou ne leur font pas porter de « couchis » (couches), pour absorber l’urine de l’enfant. Par contre, selon quelques conservateurs, qui lui restent toujours attachés, dormir sur la paillasse, permet d’éviter la courbature. D’autres préfèrent la paillasse à cause de son prix abordable. Trois à quatre mille francs cfa, suffisent pour en acquérir de deux places, gaillardement confectionnée. L’égoutier Makan Tamboura, soutient que le matelas n’est pas un luxe, mais plutôt une nécessité. Et un autre de s’insurger : « Le matelas est l’affaire des riches. Celui qui n’a pas assez de moyens ne peut s’en procurer. Pour un matelas à deux places, il faut débourser, au minimum, 30.000 Fcfa. Plus la qualité est meilleure, plus le prix augmente. Or, trois à quatre mille francs cfa suffissent pour avoir une paillasse». « Si on demande mon avis, déclare Madou Sow, je dirais que la paillasse a des avantages. Son utilisation permet d’éviter la courbature à cause de sa surface dure et rugueuse ». « Le seul inconvénient de la paillasse est que, si elle est sale, surtout celle qui contient de la paille, on ne peut pas la laver, au risque de l’abîmer. En plus, si l’urine de l’enfant s’infiltre dans la paillasse, au fil du temps, elle dégagera une odeur nauséabonde », consent Sow. Fousseiny Sissoko, conseiller de chef de village, ne compte pas laisser sa paillasse au profit du matelas. En tout cas « pas de sitôt », jure-t-il. Contrairement à sa co-épouse, qui se couche avec ses enfants sur des paillasses, une nouvelle mariée a refusé la paillasse que son époux lui a achetée. Elle dit préférer un matelas. « Dans notre famille, sans me vanter, dit la dame, entre deux longs jets de salive, du plus petit au plus grand, tout le monde dort sur un matelas». Avant d’avoir un matelas, un jeune célibataire, qui préfère garder l’anonymat, avait honte que ses visiteurs sachent qu’il passe la nuit sur une paillasse. C’est pourquoi, il fermait la porte de sa chambre, chaque fois, que quelqu’un arrivait. Dans le Cercle de Diéma, les fabricants de paillasses se comptent, aujourd’hui, sur le bout des doigts. A l’entrée de la ville, avant de franchir le pont, à l’emplacement d’une vieille station-service abandonnée, on en voit souvent quelques-unes alignées le long du mur et proposées à la clientèle. Djiguiba Sissoko, ancien fabricant de paillasses, domicilié à Darsalam, a arrêté d’exercer son métier, car il n’en tirait plus aucun profit, à cause de la rareté des clients. A l’époque, il pouvait gagner par jour 25.000 Fcfa, voire plus avec la vente de ses paillasses. « C’est avec l’introduction du matelas dans notre village, par l’entremise de nos ressortissants à l’étranger, que tous ont tourné le dos à la paillasse », dit l’artisan désœuvré. « C’est dommage », regrette-t-il, se pinçant la lèvre inférieure. « J’ai commencé à faire des paillasses avec des sacs de fibres de baobab, puis j’utilisais des sacs en plastique qui sont plus résistants. Mon métier ne me rapporte plus…», raconte Issa Dembélé, la soixantaine révolue. Fatamba Diarra, fontainier à Ballabougou, explique qu’il n’existe plus de fabricant de paillasses dans son village. Le dernier a plié bagages après avoir vu ses affaires marcher à merveille, un moment, puis péricliter en raison de la mévente de ses marchandises. Les Maures, dans leur majorité, refusent la paillasse tout comme le matelas. Youba Coulibaly, notable à Missira, dans la Commune rurale de Grouméra, venus à Diéma avec des enfants pour leur enrôlement, explique que cette communauté préfère le ‘Kapta’, confectionné avec des tiges de bambou, assemblées en lit. Plusieurs personnes peuvent dormir ensemble sur le ‘Kapta’, contre une ou deux personnes seulement sur la paillasse ou le matelas. « Avec le ‘Kapta’, après la pluie, on peut le replacer sur ses pieds et continuer à siroter du thé », ajoute son compagnon de route. « Avec l’évolution de notre monde d’aujourd’hui, on ne sait plus ce qui est bon pour nous ou ne l’est pas », dit un chef traditionnel, un brin philosophe, laissant entrevoir sa préférence. OB/MD (AMAP)
Transition au Mali : Le ministre des Affaires étrangères plaide la solidarité de la communauté internationale
Bamako, 22 juin (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a invité, lundi, la communauté internationale à prendre la pleine mesure de la situation particulière du Mali plongé, depuis 2012, dans une crise multidimensionnelle. «Nos efforts doivent être concentrés sur la réussite de la Transition. Une levée des mesures de suspension et un engagement constructif avec les autorités de la Transition et l’ensemble des acteurs maliens y contribueront grandement», a dit M. Diop devant les ambassadeurs et représentants des organisations internationales accrédités au Mali. Tout en prenant acte de toutes les mesures prises contre le Mali, M. Diop a indiqué qu’il est important que la communauté internationale prenne la pleine mesure de la situation particulière malienne qui affecte, aujourd’hui, les pays du Sahel et même l’Europe. D’après lui, les sanctions ne peuvent que fragiliser davantage son pays et exposer encore plus la Région du Sahel. Selon lui, le Mali a plus besoin de la solidarité de la communauté internationale pour retrouver sa stabilité et non de sanctions qui ne feront que le fragiliser davantage. C’est pourquoi, il a plaidé la compréhension de la communauté internationale et une lecture plus réaliste et pragmatique des évènements du 25 mai 2021. Abdoulaye Diop a exprimé sa gratitude aux pays africains frères et à la communauté internationale pour les sacrifices consentis aux côtés du Mali. Mais également aux pays et organisations internationales, particulièrement, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour son accompagnement constant à travers ses sommets spécifiques consacrés à la situation du Mali. Selon le ministre Diop, suite à l’avènement de nouvelles autorités à la tête de la Transition, le sommet extraordinaires des chefs d’État de l’organisation, tenu à Accra le 30 mai, a suspendu le Mali. Mais, pour autant, la CEDEAO n’a pas abandonné le pays à son sort. Car, selon lui, au cours de ce sommet, elle a, non seulement, réaffirmé sa ferme volonté d’accompagner le processus de transition, mais aussi exhorté l’ensemble de ses partenaires à poursuivre leur soutien au Mali pour la réussite de la Transition. Le chef de la diplomatie malienne a, aussi, évoqué le dernier sommet de la CEDEAO tenu le 19 juin au cours duquel, elle a pris note de l’évolution positive de la situation au Mali, avec la nomination d’un Premier ministre civil et la formation d’un nouveau gouvernement. Il a souligné que dans le sillage de la CEDEAO, d’autres organisations ont décidé de suspendre le Mali de toutes les activités de leurs instances. ENGAGEMENTS – Abdoulaye Diop a réaffirmé la volonté inébranlable des autorités de la Transition à respecter tous les engagements pris ; à savoir l’organisation d’élections crédibles et transparentes aux échéances prévues, la mise en œuvre intelligente et efficiente de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la mise en œuvre des reformes institutionnelles afin de doter le pays de structures de gouvernance crédibles. Et enfin, l’amélioration de la sécurité pour permettre le retour de l’administration sur l’ensemble du territoire. À l’issue de la rencontre, le ministre Abdoulaye Diop a indiqué qu’après sa nomination, une action de sa feuille de route assignée par le chef de l’État est, surtout, de faire en sorte que le Mali reprenne sa place sur la scène internationale et avoir un engagement constructif avec la communauté internationale. D’après lui, c’est de la solidarité de ces pays et de leur compréhension que le Mali a besoin. « Nous avons été très réconforté par les réponses reçues du corps diplomatique qui a indiqué qu’ils sont tous là avec le Mali, sont prêts à accompagner le Mali et qu’ils comprennent nos difficultés», s’est réjoui M. Diop, ajoutant que les diplomates souhaitent que les engagements pris soient respectés, qu’il y ait des actes posés par le gouvernement qui vont dans ce sens. «C’était l’occasion pour nous aussi de comprendre et de décrypter ce qui se passe au niveau de la communauté internationale et de pouvoir rapporter ces messages auprès du chef d’État et du Premier ministre pour que nous puissions cheminer ensemble», a conclu le chef de la diplomatie malienne. Pour sa part, le doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, Hassan Naciri, a signalé que la communauté internationale n’a, à aucun moment, abandonné le Mali. De son côté, Bart Ouvry, ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, a indiqué qu’il est très important de maintenir leur accompagnement à la Transition parce qu’ils reconnaissent la place centrale du Mali dans la stabilisation de tout le Sahel et de toute la zone de l’Afrique occidentale. D’après Bart Ouvry, les assurances données par le ministre sur l’organisation d’élections crédibles dans les échéances sont très importantes pour l’UE. C’est pourquoi, il lui a renouvelé l’engagement des Européens à soutenir l’organisation des futurs scrutins. DD/MD (AMAP)
Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo demande à divorcer de Simone
Bamako, 22 juin (AMAP) L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, de retour depuis jeudi dans son pays, après dix ans d’absence, a déposé lundi 21 juin au tribunal d’Abidjan une demande de divorce d’avec son épouse, Simone Gbagbo. « Laurent Gbagbo annonce qu’en raison du refus réitéré depuis des années de dame Simone Ehivet de consentir à une séparation amiable, au demeurant voie de règlement appropriée à leurs statuts personnel et politique réciproques, il s’est résolu à saisir ce jour, le Juge des affaires matrimoniales du Tribunal de Première Instance d’Abidjan, d’une demande de divorce », précise Me Claude Mentenon, son avocat, dans un communiqué. Le couple s’était marié en janvier 1989 et a eu deux filles. Laurent Gbagbo a été président de 2000 à 2011 et Simone Gbagbo, la première dame de Côte d’Ivoire. Ils ont été arrêtés ensemble en avril 2011. Laurent Gbagbo, 76 ans, vit en couple depuis de nombreuses années avec Nady Bamba, une ex-journaliste de 47 ans. Il est rentré avec elle jeudi en Côte d’Ivoire, après son acquittement et le feu vert du président Alassane Dramane Ouattara. SS/MD (AMAP)

