San : Cinq morts dans un conflit foncier entre agriculteurs

San, 29 juin (AMAP) Cinq personnes ont trouvé la mort lundi, dans des affrontements entre deux camps d’agriculteurs dans le village de Bora, Commune rurale de Téné, dans le Cercle de San, a appris l’AMAP de source locale. Depuis des décennies, les deux camps se disputent la possession coutumière d’un espace agricole selon notre source qui précise que le contentieux foncier dont le dossier se trouve à la Justice, a finalement abouti à des affrontements dans le village de Boura ayant occasionné la mort de 5 personnes dans les deux camps. Notre source que la Gendarmerie a constaté trois corps sans vie dans les champs suite aux affrontements qui se sont poursuivis dans le village, occasionnant un autre mort et un blessé qui a finalement rendu l’âme après son évacuation au centre de santé de référence de San. Le principal instigateur de ces affrontements s’est échappé et reste pour le moment introuvable selon notre source qui précise que des éléments de la Gendarmerie présents sur les lieux ont ouvert une enquête pour élucider les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)

Ténenkou : Enlèvement d’un agent humanitaire par des hommes armés à Kadial

Ténenkou, 28 juin (AMAP) Un agent humanitaire de nationalité malienne, travaillant pour l’ONG Debo Alafia a été enlevé dimanche, par des hommes armés non identifiés, sur l’axe Ténenkou- Mopti aux environs de la localité de Kadial, dans la Commune de Togoro Kotya, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Ténenkou, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés ont arrêté un camion de transport avant d’enlever l’agent humanitaire selon notre source qui ne précise pas les motivations des assaillants encore moins les moyens de transport empruntés ou la direction prise après leur forfait. Des recherches sont en cours pour retrouver l’agent humanitaire qui reste injoignable selon notre source qui précise que le préfet du cercle de Ténenkou avait été enlevé le 8 mai 2018 sur ce même tronçon avant de recouvrer sa liberté par la suite. Notre source déclare également qu’un enseignant avait été enlevé le 04 mars 2019, sur ce même axe abandonné par les fonctionnaires du fait des risques élevés d’enlèvement. KM (AMAP)

Covid- 19 au Mali : Trois cas positifs enregistrés dimanche, portant le total à 14 417

Bamako, 28 juin (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré dimanche, 3 nouveaux cas positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 14 417 dont 10 058 guérisons et 525 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 3 nouveaux cas ont été découverts dans la région de Bougouni et en Communes I du district de Bamako, avant de déclarer que 167 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires ont enfin précisé que 136.618 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 47.371 personnes la seconde dose. KM (AMAP)

Les présidents Embalo et Goita évoquent les engagements du Mali face à la CEDEAO

Bamako, 27 juin (AMAP) Le président de la Transition au MaIi, colonel Assimi Goïta, et le président de la Guinée-Bissau, le général Umaro Sissoco Embalo, ont évoqué, samedi, à Bamako, les engagements pris par le Mali vis-à-vis de la Communauté economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la lutte contre le terrorisme et les opportunités de coopération qui s’offrent à leurs deux pays. Au terme d’une séance de travail au Palais de Koulouba, le président bissau-guinéen, qui a effectué une visite d’amitié et de travail, a indiqué avoir échangé avec le président de la CEDEAO qui l’a «chargé de transmettre au colonel Assimi Goïta les préoccupations de l’Organisation sous régionale ». Selon lui, « tout le monde souhaite que la feuille de route et le calendrier soient respectés, et qu’on puisse trouver une voie de développement pour le Mali ». Le général Umaro Sissoco Embalo a tenu à rappelé que le Mali, bien que suspendu des instances de l’Organisation, en est membre fondateur. Président d’un pays qui a connu plusieurs crises politiques, il dit mieux comprendre l’impérieuse nécessité de prêter main forte au Mali en ces moments critiques de son histoire. L’hôte de Bamako a donc plaidé la cause malienne, en évoquant l’expérience de la Guinée-Bissau qui a « passé beaucoup d’années dans les turbulences politiques». « Aujourd’hui, on a retrouvé le chemin», a-t-il ajouté avec un sentiment de fierté. Selon le colonel Goïta, la séance de travail lui a permis de faire le point du processus de Transition, conformément aux engagements pris lors du sommet consacré à notre pays par la CEDEAO à Accra (Ghana). Au nombre des progrès, il a cité la mise place d’un gouvernement inclusif, dirigé par un Premier ministre civil. Le chef de l’Etat entend honorer également l’engagement de tenir les élections aux échéances prévues. Il a assuré que des instructions ont été données dans ce sens au Premier ministre. Les deux chefs d’Etat ont évoqué un autre sujet important : la situation sécuritaire au Mali et, plus globalement, au Sahel. Les deux délégations ont ainsi discuté des possibilités d’action pour améliorer la sécurité au Sahel. « L’insécurité qui touche cette zone peut, par prolongement, se retrouver en Guinée-Bissau. Aujourd’hui, c’est l’inquiétude générale », a déclaré le chef de l’Etat. Avant de donner l’assurance que les autorités maliennes vont «continuer à améliorer cette condition sécuritaire avec l’ensemble des partenaires ». Les parties ont fait un tour d’horizon des axes de la coopération bilatérale. Entre nos deux pays, il existe des commissions mixtes sur tous les domaines. L’ambition affichée de part et d’autre est de booster cette coopération, en actualisant notamment les accords dont certains datent de 1983. Depuis cette année-là, ils n’ont pas été revus. «Cela est inacceptable», selon le général Umaro Sissoco Embalo qui pense que le moment est venu de revitaliser l’axe Bamako-Bissau. Déjà, a-t-il souligné, « beaucoup d’hommes d’affaires maliens sont présents en Guinée-Bissau». Les chefs d’Etat ont instruit aux ministres en charge des Affaires étrangères d’identifier les voies et moyens en vue une coopération approfondie. Le président de la Transition a bien apprécié la démarche du chef de l;’Etat de Guinée-Bissau qu’il considère d’ailleurs comme un frère parce que « sa mère est malienne ». Il a tenu à le remercier pour cette visite, la deuxième en l’espace d’une année. Et ce, en dépit de la situation particulière que traverse le Mali. Par ailleurs, il a affirmé que le Mali et la Guinée-Bissau disposent de beaucoup d’opportunités pour une coopération dynamique au profit des deux peuples. ID/MD (AMAP)

Mali: Sept morts dans deux attaques simultanées contre l’Armée (Communiqué)

Bamako, 27 juin (AMAP) Deux attaques terroristes contre deux postes militaires basés à Boni, au Nord-est de la Région de Douentza (Centre), ont fait, vendredi après-midi, sept mors dans les rangs des Forces armées maliennes ( FAMa), annonce une source militaire. Les FAMa ont «violemment riposté», indique un communiqué du chef d’état-major de l’Armée rendu public, samedi, qui précise que “les blessés ont tous été évacués sur Mopti”. L’Armée attribue cette attaque à un Groupe armé terroriste (GAT), non encore identifié, à bord de plusieurs véhicules et sur des motos. Le communiqué ajoute que le chef d’état-major général prie “pour le repos de l’âme des disparus, présente ses condoléances les plus attristées aux familles et souhaite un prompt rétablissement aux blesses”. « Le chef d’état-major général des Armées renouvelle sa confiance et son soutien aux Forces armées maliennes qui ne ménagent aucun effort pour le rétablissement de la paix et de la sécurité », poursuit le communiqué. Enfin, selon la même source, le chef d’état-major général des Armées tient à rassurer les populations que les FAMa resteront attachées à leur mission régalienne de défense de l’intégrité du territoire et de sécurisation des personnes et des biens. SS/MD (AMAP)

Mali-Guinée Bissau: le général Umaru Sissoco Embalo à Bamako

Bamako, 26 juin (AMAP) Le président de la Guinée-Bissau, le général Umaru Sissoco Embalo, accompagné de ses proches conseillers, est arrivé à Bamako vendredi après-midi, pour une visite d’amitié et de travail de trois jours, a constaté l’AMAP. À sa descente d’avion, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou, le chef de l’Etat bissau-guinéen été accueilli par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. En plus du chef de l’État malien, le protocole d’accueil du président Embalo était élargi au Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga accompagné de plusieurs membres du gouvernement, au président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw. On notait également la présence d’autres personnalités de haut rang. Après le cérémonial d’accueil, suivi de l’exécution des hymnes nationaux, les deux chefs d’État ont eu un entretien à huis clos dans le salon VIP du pavillon présidentiel. Au sortir de ce tête-à-tête, le président Embalo a confié à la presse être heureux de retrouver « ses frères maliens ». Occasion pour le visiteur de marque dont la mère est d’origine malienne de réitérer son appui au Mali « qui traverse, dit-il, une situation particulière caractérisée par sa suspension par plusieurs organisations de la Communauté internationale », notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). « Il y a la position de la CEDEAO. En tant que membre de cette organisation, je suis cette feuille de route. Mais cela n’empêche pas que je continue de donner mon appui au peuple malien, chaque fois que cela est possible », a déclaré Umaru Sissoco Embalo. Au cours de son séjour, l’hôte du Mali aura plusieurs activités dans son programme. Il est invité à un dîner offert par le président Assimi Goïta au Palais de Koulouba. Ensuite, le président Sissoco Embalo visitera le Musée national, samedi matin, avant un déjeuner de travail avec son homologue. AT/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 25 juin 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 25 juin 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté un projet de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°99-426/P-RM du 29 décembre 1999 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Conseil Malien des Chargeurs. Le Conseil Malien des Chargeurs a été créé par l’Ordonnance n°99-036/P-RM du 23 septembre 1999 avec pour mission l’organisation et la représentation professionnelle des chargeurs. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixés par le Décret n°99-426/P-RM du 29 décembre 1999. L’application de ce décret a révélé des insuffisances relatives, notamment, au mode d’élection des membres consulaires qu’il convient de corriger. Le projet de décret adopté corrige ces insuffisances en remplaçant le mode de scrutin uninominal par le mode de scrutin de liste comme mode d’élection des membres de l’Assemblée consulaire du Conseil Malien des Chargeurs. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE Directeur Général de la Protection Civile: Général de Brigade Boukary KODIO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Directeur National du Trésor et de la Comptabilité Publique : Monsieur Boubacar Ben Bouillé, Inspecteur des Services Economiques. Directeur Général du Budget : Monsieur Ahmadou Tijani HAIDARA, Inspecteur des Finances. Directeur Général du Paris Mutuel Urbain : Monsieur Fasséry DOUMBIA, Gestionnaire. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES, DE L’ENERGIE ET DE L’EAU Chargés de mission : Monsieur M’Baye COULIBALY, Journaliste-Reporter ; Monsieur Abdoulaye SYLLA, Gestionnaire des Ressources Humaines ; Madame Diahara DIABATE, Gestionnaire ; Monsieur Lassana TOURE, Consultant dans les mines ; Madame Fily COULIBALY, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE Secrétaire Général : Monsieur Adama Yoro SIDIBE, Magistrat. Chef de Cabinet : Monsieur Sidi Ahmed OULD SIDI SALEM, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale. Conseillers techniques : Madame Mariame MAIGA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural ; Monsieur Oumar AG MOHAMEDOUN, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Boubacar BALLO, Inspecteur des Services Economiques ; Monsieur Issa Idrissa MAIGA, Inspecteur des Services économiques ; Monsieur Demba TOUNKARA, Inspecteur des Services économiques ; Madame DIARRAH Assa SYLLA, Administrateur civil. Chargés de mission : Monsieur Moulaye Abderahmane HAIDARA, Gestionnaire ; Monsieur Ahmed Hamady YOUSSOUF ALFAKY, Comptable ; Monsieur Chérif Ag Mohamed IBRAHIM, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Ould ALWATA MOHAMED, Ingénieur en Génie civil ; Monsieur Alhazim AG OUMA, Gestionnaire des Ressources humaines. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION Secrétaire Général : Madame Assa SIMBARA, Ingénieur Informaticien. Chef de Cabinet : Monsieur Sambel Bana DIALLO, Ingénieur des Constructions Civiles. Conseillers techniques : Madame Tiouta TRAORE, Journaliste-Réalisateur ; Monsieur Baba NADIO, Ingénieur de l’Information et de l’Audiovisuel ; Madame M’Batogoma Aminata SOGOBA, Ingénieur Informaticien ; Monsieur Souhahebou COULIBALY, Ingénieur Informaticien. Chargés de mission : Madame Zeinabou Souma TOURE, Gestionnaire des Ressources humaines ; Monsieur Harouna BARRY, Gestionnaire ; Monsieur Modibo Hamadoun DICKO, Juriste ; Monsieur Malick Ag ELJIMIT, Ingénieur structures du Génie civil ; Madame Kadeja Mint TALEB, Gestionnaire des Ressources humaines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2022-2024. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet au Gouvernement d’informer les députés sur l’évolution des finances publiques, sur les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme en matière d’équilibre budgétaire et financier. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2022-2024 prend en compte les priorités d’allocation du Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement durable 2019-2023 et les actions contenues dans le Programme d’Actions du Gouvernement adopté par le Conseil national de Transition. Il est établi sur la base d’une prévision de croissance réelle de 5,3% en moyenne et un taux de pression fiscale en moyenne de 16,4%. Les ressources budgétaires sont estimées en 2024 à 2 mille 717 virgule 6 milliards de Franc CFA, elles connaitront une croissance moyenne de 9,5%. Les dépenses s’élèveraient en moyenne à 2 mille 942 virgule 9 milliards de Franc CFA sur la période 2022-2024 avec un rythme de progression moyen de 5,8%. Sur la période 2022-2024, la politique budgétaire sera soumise à des contraintes diverses et variées. Ces contraintes sont entre autres l’obligation de respecter les critères de convergence communautaire de l’UEMOA et de la CEDEAO, la mise en œuvre des engagements souscrits avec le Fonds Monétaire International dans le cadre du Programme économique et financier et le service de la dette intérieure. Les dépenses seront orientées vers la prise en charge des engagements du Gouvernement pour lesquels la priorité sera accordée en termes d’allocations budgétaires, notamment : le renforcement de la défense et de la sécurité ; l’organisation des élections générales ; le renforcement du système judiciaire ; la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ; la refonte du système éducatif ; le maintien des efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement ; la consolidation des acquis sociaux et le renforcement du capital humain. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas

Prix de condiments : Sempiternel sujet de controverse dans les foyers

Par Baya TRAORÉ Bamako, 25 juin (AMAP) Ousmane Diarra et Assitan Kéita sont mariés depuis plus de 10 ans. Le couple a accepté de nous parler, l’un en présence de l’autre, dans une scène digne de joutes verbales, du vieux sujet de controverse du prix de condiments, Au sein des couples, ce montant fixé, conventionnellement, à charge pour le mari de remettre à son épouse, tous les matins ou tous les mois, est parfois, un thème de plaisanterie entre époux ou, souvent, carrément, de dispute entre eux. « Assitan, chaque fois que tu prépares, je te remets 2.000 Fcfa. Tu ne complètes pas le prix de condiments. Tu utilises une partie de cet argent à d’autres fins», dit le mari à son épouse. Alerte, la femme répond aussitôt à l’accusation, soutenant qu’avec 2.000 Fcfa, elle achète un demi kilogramme de viande à 1.500 Fcfa et le bois à 500 Fcfa. Ainsi, le tour du montant est fait. «Après, je complète pour acheter de la pâte d’arachide à 700 Fcfa, des légumes et autres condiments à 400 Fcfa», réplique Assitan Kéita, en enfonçant le clou. En réponse à son époux qui soutient revenir à la maison, parfois, avec des légumes ou de la viande, la dame rétorque : «Tu peux rester six mois sans apporter de condiments. Donc, acceptes que je complète ton prix de condiments ». Après, en discutant avec nous, Assitan Keita admet que tous les deux doivent faire quelques sacrifices pour contribuer cette charge récurrente de la famille qu’est le prix de condiments. « Sinon, personne ne pourra manger le plat familiale », explique-t-elle. Elle soutient que ce que les hommes donnent « est toujours insuffisant ». « Je vends de la nourriture devant chez-moi. Mes bénéfices sont engloutis dans le prix de condiments », explique-t-elle. Depuis toujours, de nombreuses femmes au foyer, soutiennent compléter le prix de condiments, en l’arrondissant, pour, disent-elles « faire plaisir aux époux et aux autres membres de la famille ». De plus en plus, il est admis que les femmes contribuent aux charges du foyer. Elles aident l’homme à assurer à la famille les trois repas quotidiens. Ainsi, contribuer à « la popote », pour les femmes, n’est pas un exercice aisé. Il s’agit, pour elles, de suivre au centime près son budget au quotidien. Le sujet suscite beaucoup de débats dans les foyers maliens. Devant la gestion du prix de condiments, l’homme et la femme sont-ils réellement à charges et responsabilités égales ? La gestion de la « popote » relève-t-elle de la responsabilité de l’homme. Mme Coulibaly Astou N’diaye, infirmière, est mariée depuis plus de six ans.. Elle habite à Kalaban Coura, dans la grande famille de son mari. Elle, aussi, nous dit qu’elle complète le prix de condiments. Elle soutient que toutes les femmes au foyer en font autant. Mme Coulibaly va plus loin en précisent que celles qui vivent dans les grandes familles sont les plus fatiguées. « Car, justifie-t-elle, dans la grande famille, il faut beaucoup plus de condiments pour que la nourriture soit acceptable ». « Mon mari me donne 1.500 Fcfa, par jour. Je complète cette somme à 2.000 Fcfa pour préparer seulement à midi. Le repas du soir ? C’est moi-même qui m’en occupe. Parfois, je peux dépenser 1.000 Fcfa ou plus», dit la dame. Quant à Mme Sissoko Oulématou Diagouraga, ménagère depuis quatre ans, elle plaint les femmes qui souffrent beaucoup en ce qui concerne la gestion du prix de condiments. Car, selon Mme Sissoko, « sur les marchés, tout est cher et, tous les jours que Dieu fait, les commerçants augmentent les prix des produits ». En plus de cela, la famille s’agrandit au fil des années, avec l’arrivée des enfants. « Depuis le début de mon mariage, mon mari a fixé le prix de condiments à 1.000 Fcfa, tous les jours. Jusqu’au moment où je vous parle, il il n’a pas augmenté d’un kopek ce montant. Alors qu’avant ce que 1000f pouvait acheter, il ne peut plus aujourd’hui. Elle explique que le prix de la viande, de l’huile, ainsi que des ingrédients de tous les plats ont connu une hausse. «Au début, je pouvais ajouter seulement 100 ou 200 Fcfa. Mais, aujourd’hui, je peux compléter jusqu’à 1.000 Fcfa ou plus. Car, il y a les enfants et la cherté de la vie » dit notre interlocutrice. Face à cette situation, elle plaide la compréhension des hommes qu’elle prie « de revoir (à la hausse) le prix de condiments afin de soulager un peu les femmes ». Compléter le prix de condiments est plus aisé pour les femmes qui vivent dans des familles nucléaires, qu’importe la somme qu’on vous remet. Penda Touré, agent comptable, en convient. « Je suis mariée depuis 11 ans. J’arrive à gérer ce que mon mari me donne comme prix de condiments, parce que je vis avec mon époux et mes enfants seulement. Donc, même si je complète, ce n’est pas avec un montant très important. Et il y a des jours ou je ne complète même pas », dit Penda. Selon elle, il y a des femmes, qui n’ont jamais complété le prix de condiments. Farima Sacko, ménagère à Lafiabougou, mariée à Ousmane Diaby, depuis plus de 20 ans, est de cette rare catégorie. Cette mère de six enfants, nous affirme qu’elle n’a jamais ajouté un franc au prix des condiments, depuis qu’elle s’est mariée. «Dès le début de mon mariage, mon mari m’a demandé de ne jamais dépenser un rond dans la préparation de sa nourriture quelque que soit sa quantité, sans son accord. Sinon, il ne me le pardonnera jamais de toute sa vie », explique Farima. « Depuis ce jour, s’il manque un condiment qui coûte, ne serait-ce que 25 Fcfa, je lui dis et il paye, sans problème. Il veut être sûr que c’est de sa poche que vient tout ce qui sera mis dans la nourriture de la famille», dit-elle. De nombreuses femmes de la capitale ne reçoivent pas de prix de condiments de leur époux. Soit parce que le mari est malade, invalide ou en chômage. C’est le cas de Oumou Bakayoko, une femme dévouée à son mari. Mariée avec

Mali : Baisse prévue du prix du ciment

Bamako, 25 juin (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et les acteurs du secteur du ciment ont convenu de ramener la tonne du ciment local à 95.000 Fcfa et 100.000 Fcfa pour le ciment importé, a appris l’AMAP, jeudi. À l’issue d’une rencontre avec les importateurs, unités industrielles et distributeurs, pour trouver des mécanismes de stabilisation du prix du ciment sur le marché national, la réunion a décidé de ramener le prix indicatif plafond du ciment local à 87.000 Fcfa la tonne pour les commerçants et 95.000 Fcfa la tonne pour les consommateurs. Concernant le ciment importé, la réunion a convenu qu’à partir de ce vendredi, la tonne sera vendue aux consommateurs à 100.000 Fcfa. « Le ministre, après les échanges avec les autorités sénégalaises, a pris l’engagement d’assurer l’approvisionnement correct du pays et la couverture du gap. Si cela est fait, à partir de lundi, le prix indicatif plafond du ciment importé reviendra aux consommateurs à 95.000 Fcfa», a annoncé  le directeur général de la concurrence et du commerce, Boukadary Doumbia, qui a participé à la rencontre. Le prix du ciment, qui s’était envolé ces derniers jours, a amorcé une courbe descendante. De 5.250 Fcfa, le sac de 50 kg était vendu à 6.500 Fcfa, soit une augmentation de 1.250 Fcfa. « Depuis bientôt quatre mois, on a assisté à une augmentation du prix du ciment sans savoir réellement pourquoi », confirme Yacouba Kanté, vendeur à Kabala. Il dit se souvenir qu’il n’y a pas longtemps, le sac de ciment était vendu à 4.500 Fcfa. Le détaillant rejette la responsabilité de la hausse du prix sur les importateurs qui, selon lui, augmenteraient les prix sans explication. « Aujourd’hui, c’est tout le secteur de la construction qui se trouve affecté », confirme Ousmane Diarra, propriétaire d’un entrepôt de matériaux de construction. Selon lui, une nouvelle augmentation du prix du ciment n’est pas à écarter pour la simple raison que la demande est actuellement plus forte que l’offre. L’entrepreneur en BTP, Moussa Coulibaly, explique que « le Mali est, aujourd’hui, en chantier et la grande partie du ciment consommée sur le marché local est importée du Sénégal ou de la Cote d’Ivoire ». Sékouba Coulibaly est un grossiste en ciment. Les deux sociétés de production de ciment installées au Mali sont ses principaux fournisseurs (Ciments et Matériaux du Mali et Diamond Ciment). Il explique l’augmentation vertigineuse des prix, en grande partie, par la forte demande. Selon le grossiste, les coupures d’électricité intempestives ont impacté la capacité de production des usines de ciment au Mali. Concernant l’importation, M. Coulibaly a dit que le Sénégal et la Côte d’Ivoire font également face aux mêmes problèmes. «Il y a une baisse de production de ciment dans ces pays voisins. Ce qui a amené les autorités sénégalaises et ivoiriennes à prioriser les besoins nationaux. Du coup, nos commerçants ne peuvent pas avoir la quantité qu’ils souhaitent importer», souligne-t-il La flambée du prix du ciment a suscité la réaction de l’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA). « Le Mali a opté pour la liberté des prix et de concurrence. Cette situation permet aux opérateurs économiques de s’enrichir au détriment des consommateurs. Nous n’avons aucun moyen de faire pression, nous ne pouvons que dénoncer», a déploré Salimata Diarra, présidente de l’ASCOMA. OS/MD (AMAP)  

La Cité des Enfants commémore la journée de l’enfant africain

Bamako, 25 juin (AMAP) La Cité des Enfants a commémoré jeudi, à son siège sis à la Cité UNICEF, la journée de l’enfant africain, célébrée le 16 juin mais différée à cause de certaines contraintes, sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidjé Founè Coulibaly, a constaté l’AMAP. C’était en présence de la directrice générale de la Cité des Enfants, Amina Cissé Koumaré, du Directeur général adjoint de la Cité des Enfants, Famara Keïta, des représentants de la Mairie de la Commune VI, de la Minusma, de l’UNICEF, de Plan Mali, de la Société civile et de plusieurs communautés africaines au Mali. Dans son intervention, le représentant du Parlement des enfants, Samba Oumar Diallo a saisi l’occasion pour remercier les autorités et les responsables de la Cité des Enfants pour leur engagement constant dans la promotion des droits de l’enfant dans notre pays. Il a cependant regretté que malgré tous ces efforts, force est de constater que l’effectivité des droits de l’enfant a subi des coups. Il a rappelé la journée de l’enfant africain, célébrée en mémoire des massacres des enfants sud-africains à Soweto, survenu le 16 juin 1976. « Ces enfants manifestaient pour protester contre la mauvaise qualité de l’éducation qu’ils recevaient et demandaient à être enseignés dans leurs propres langues », a – t-il déclaré. Samba Oumar Diallo a attiré l’attention des autorités sur la situation des enfants déplacé, réfugiés et ceux soumis à l’esclavage afin d’y trouver des solution urgentes. Dr Moussa Sissoko, président de la CONAFE a fait un témoignage sur le Mur des enfants qui existait à l’angle de la direction de PMU Mali avant d’être transféré en l’état à la Cité des enfants avec l’appui de la présidente de l’ONG Agir, Keïta Aminata Maïga. L’initiative de la construction du mur remonte au Forum des artistes et intellectuels réunis à Bamako en mars 1989. Dans son allocution d’ouverture la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a remercié tous les acteurs impliqués dans la promotion des droits de l’enfant dans notre pays. « Cette cérémonie est nous occasion pour nous, de rendre hommage à tous les enfants africains et singulièrement ceux qui font l’objet de violences. La participation des différentes communautés africaines à cet évènement est très significative pour nous. Elle symbolise l’unité des peuples africains à favoriser le vivre ensemble à travers le brassage interculturel », a déclaré Mme la ministre. La cérémonie a été marquée par une animation musicale du mini ensemble instrumental de la Cité des enfants, de la remise de prix à des sélections de football et de Basket Ball qui ont compéti pour la circonstance, du défilé des communautés africaines des enfants de la Centrafrique, du Congo démocratique, du Congo, de la Côte d’Ivoire et du Mali qui ont saisi l’occasion pour véhiculer des messages de paix, de réconciliation, de cohésion, de vivre ensemble et de développement. La rencontre a pris fin par le dépôt d’une gerbe de fleurs par la ministre au pied du mur de la Cité pour rendre hommage à tous les enfants, victimes d’oppression et d’exclusion. Kader MAIGA (AMAP)