Opérations d’envergure Barkhane-Armée malienne  en décembre (État-major des armées françaises) 

Bamako, 05 janv (AMAP) L’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (ULRI) n°6 des Forces armées maliennes (FAMa), a conduit, du 14 au 19 décembre 2021, une mission de reconnaissance offensive et de harcèlement dans une zone située entre In Kadewane et Tidermène, à plus de 90 kilomètres au nord de Ménaka, annonce l’État-major des armées françaises. Lors de cette « première mission dans la durée et en profondeur », l’unité malienne a été appuyée par le Task group (TG) n°2 franco-tchèque, ajoute l’État-major des armées françaises dans un communiqué. Selon la même source, « l’objectif de cette opération de grande ampleur engageant les unités sur deux fuseaux était de harceler et de repousser les Groupes armés terroristes (GAT) d’une zone forestière identifiée comme dangereuse et de réduire la menace autour de la Base opérationnelle avancée (BOA) de Ménaka », dans le Nord du Mali. Pour cela, les militaires maliens ont procédé à des fouilles de villages, à la mise en place de check points sur les axes principaux, à des interceptions mobiles « ainsi qu’à des infiltrations sur des points d’intérêt ». Ces actions dynamiques ont obligé les GAT à se retirer plus au nord pour éviter la confrontation avec l’armée malienne et la TF Takuba. Au-delà de ces résultats, l’ULRI n°6 s’est confrontée au terrain dans une zone dangereuse, maîtrisant la coordination des patrouilles motorisées et agissant en discrétion en infiltration de nuit.  Enfin, cette opération a permis de valider la coordination avec la Quick reaction force (QRF) suédoise via le Joint operational center (JOC). Du 16 au 17 décembre 2021, l’ULRI n°3 d’Ansongo (Nord), appuyée par le Task Group (TG) n°1 franco-estonien de Gao (Nord), a mené une opération de reconnaissance et de réassurance dans les environs d’Ansongo. Les objectifs de cette opération étaient multiples : conduire des entretiens d’opportunités dans la région avec des autorités civiles et militaires (préfet, sous-préfet, chef de la police locale et chef de la brigade de gendarmerie) et évaluer la situation sécuritaire. « Les militaires maliens et français ont préparé et conduit conjointement une mission de contrôle de zone en ville lors du jour du marché et ont reconnu les points de contrôle environnants », indique le communiqué. Le lendemain, une reconnaissance conjointe de 70 km a pu être menée, avec le TG 1 en appui d’une section de l’ULRI 3. « Tout en réaffirmant la présence de l’État dans cette zone, les soldats maliens ont démontré leur capacité à conduire des missions de reconnaissance et de présence au plus près des populations locales », selon l’Etat-major français. Du 21 au 25 décembre 2021, le Groupement tactique désert (GTD) Korrigan a escorté un convoi d’une cinquantaine de camions civils, dans le cadre d’une opération logistique entre la Plateforme opérationnelle désert (PfOD) de Gao et la Base opérationnelle avancée (BOA) de Gossi. L’opération a permis de ravitailler les unités du GTD Auvergne. Alors qu’ils effectuaient le trajet retour, les militaires du GTD Korrigan ont passé le réveillon de Noël en plein désert, en Base opérationnelle avancée temporaire (BOAT) et en présence du général de division Laurent Michon, commandant de la Force Barkhane, venu rendre visite aux unités déployées sur le terrain. Du 1er au 29 décembre, les avions de la Force Barkhane ont réalisé 692 sorties, parmi lesquelles 96 sorties chasse, 160 sorties ISR et 436 missions de transport ou de ravitaillement. MD (AMAP)

Route de Yirimadio : des bouchons malgré le viaduc

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 05 janv (AMAP) Chaussée occupée par des vendeuses de fruits, de légumes et de produits divers, stationnement anarchique des minibus de transport en commun (Sotrama), des moto-taxis et des conducteurs de pousse-pousse ! Tel est le décor quotidien le long du viaduc long de 193 m, à Yirimadio, en Commune VI de la capitale malienne, Bamako), inauguré seulement le 15 novembre 2021. Cette situation crée des bouchons monstres, notamment aux heures de pointes. Entravant ainsi la fluidité du trafic au niveau de ce carrefour stratégique dans la capitale. Le viaduc est sur la Route nationale (RN 6), principale voie pour rallier les Régions de Ségou, Mopti (Centre), Gao, Tombouctou (Nord), etc. Elle vise la modernisation du réseau routier dans le District de Bamako, l’embellissement de la ville, l’amélioration du cadre de vie des populations riveraines, la fluidité de la circulation sur la section urbaine de la RN6 (Bamako-Ségou) et la voie d’accès au 3è Pont de Bamako, l’amélioration de la mobilité urbaine et la sécurité routière dans le District de Bamako, la diminution de la congestion du trafic au carrefour de la RN6. Il s’agit, également, de mettre fin au calvaire des populations des quartiers de Baguinéda, Yirimadjo, Niamana, N’Tabakoro, qui éprouvent des difficultés énormes pour rejoindre le centre-ville. Ces populations et autres usagers continuent de subir les mêmes difficultés imposées par l’occupation anarchique de la chaussée. Très tôt le matin, elles se trouvent piégées par un grand embouteillage qui se dessine à proximité du marché de Yirimadio, longeant la voie principale. Cette infrastructure marchande est située à environ une centaine de mètres de l’échangeur. Dans ce tohu-bohu, les piétons peinent à se frayer un chemin. La chaussée se rétrécit chaque jour davantage, de part et d’autre de la route, du fait de son occupation par les vendeuses installées de façon illicite. Une d’elle, Hawa Bah, quadragénaire, expose sa marchandise sur la chaussée depuis dix ans. Elle explique : «La mairie ne nous a pas autorisé à l’occuper. Si on est là, c’est parce qu’il n’y a pas de place de l’autre côté du marché. On paie chaque jour 50 Fcfa à la mairie en guise de taxe.» Mère de six enfants, Mah Kané est vendeuse saisonnière. Elle dit être consciente des dangers auxquels elle s’expose en étalant ses produits sur la chaussée. Chaque jour, des véhicules écrasent ses articles. Un jour, un véhicule a même renversé sa voisine enceinte qui a accouché le lendemain. «Si l’on se plaint, les conducteurs nous rappellent qu’on n’a pas le droit d’occuper cette place. Nous n’avons nulle part où aller, sauf si la mairie nous trouve un endroit», se défend Mah Kané. Non loin d’elle, Ina Dabo, assise dans sa voiture, crie son ras-le-bol. La mine serrée, les bras croisés, elle dit : «À ce niveau, c’est toujours comme ça. À cause de l’embouteillage d’ici, je préfère sortir tôt le matin ou attendre 11 heures». « Aux heures de pointe, le bouchon va du marché jusqu’au 3è pont », dit-elle, expliquant que les conducteurs de voiture font de leur mieux pour éviter les vendeuses. «En cas d’accident, ça serait une catastrophe», estime Ina Dabo.   ABSENCE D’ARRÊT DES SOTROMA – À quelques mètres de là, Ousmane Magané est assis sur sa moto garée sur la chaussée. Le quinquagénaire reconnaît qu’il ne doit pas y stationner. Toutefois, il accuse les chauffeurs de Sotrama d’être à l’origine des bouchons qui causent le malheur des usagers. Une accusation que réfutent les conducteurs de Sotrama. Ceux-ci, à l’instar de Sékouba Traoré, 30 ans, rejettent la responsabilité sur les vendeuses, motocyclistes et sur les conducteurs de pousse-pousse. «Il n’y a pas d’arrêt réservé au transport public ici. Le peu d’espace est occupé par les motocyclistes et les conducteurs de pousse-pousse. On nous accuse à tort. Nous demandons aux autorités de faire dégager les vendeuses pour libérer la route», dit Sékouba qui opère sur l’axe Yirimadjo, depuis plus de sept ans. Son collègue Aboubacar Traoré insiste sur la nécessité de la réalisation de Bases d’arrêt de transport ouverte (Bato) pour eux. «Nous continuons de prendre et de déposer les clients au niveau de notre ancien arrêt», insiste-t-il. Balla Moussa Sacko, un autre chauffeur, demande aux autorités de leur trouver une place où ils peuvent stationner pour prendre et déposer les clients. «Il nous faut une place dédiée, sinon on ne peut pas avoir de clients», plaide le conducteur. Maire délégué de Yirimadio, Commune VI du District de Bamako, Mamadou Coulibaly assure que des dispositions sont en train d’être prises à cet effet. « Récemment, précise l’élu, le maire en charge du développement et le secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures ont, au cours d’une réunion, décidé de mettre un garde-fou entre les vendeuses et la route ». «Le marché officiel est en construction sur un autre site. Les gens sont provisoirement installés dans ce marché, en attendent la fin des travaux», explique-t-il. Concernant le paiement de la taxe par les vendeuses, l’édile précise que cela ne les autorise pas à s’installer de façon anarchique. «La cotisation contribue au développement de la commune. Elle est une obligation, même pour les vendeurs ambulants», dit-il. Selon le conseiller municipal, le plan de la nouvelle infrastructure marchande prévoit un arrêt réservé aux Sotramas. Toute chose qui confirme la volonté des autorités de fluidifier la circulation. L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), la Direction urbaine du bon ordre et de la protection de l’environnement du District de Bamako (DUBOPE), les mairies des six Communes ainsi que la police avaient annoncé entreprendre, du 6 au 31 décembre dernier, des opérations de libération des voies publiques et accès des passerelles piétonnes dans la capitale. AG (AMAP)

Gaz butane : La pénurie encore et encore !

Par Makan SISSOKO Bamako, 05 janv (AMAP) Depuis quelques semaines, on constate une pénurie de gaz butane à Bamako et ses environs. Le problème, qui serait dû au retard de la subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz, se pose, pratiquement, chaque année, pénalisant les consommateurs. «Nous connaissons tous les dangers de la coupure du bois mais si on n’arrive pas à trouver une solution au manque de gaz, nous n’avons d’autre choix que d’utiliser du bois et du charbon pour faire cuire nos aliments», s’exprime ainsi un chef de famille sous le couvert de l’anonymat. «Depuis plus d’un mois, je n’arrive pas à recharger mes deux bonbonnes de gaz. Aujourd’hui, je me suis réveillée à 4 heures du matin pour faire le feu de bois et préparer le petit déjeuner», explique la ménagère Assan Keïta. Abondant dans le même sens, une autre ménagère, Oumou Traoré, soutient qu’avec la rareté du gaz en ville, le prix de recharge de la bouteille de 6 kg a connu actuellement une augmentation dans son quartier à Kalabancoura. Selon elle, le prix a flambé de 3000 Fcfa à 4000 Fcfa voire 5000 Fcfa dans certains points de recharge. Au marché Dibidani où notre équipe de reportage a constaté que de nombreux magasins de vente de gaz n’avaient plus de stock. Le revendeur Hamady Diawara explique que depuis deux semaines, il ne parvient plus à avoir le produit auprès des fournisseurs. «Nous vendons et rechargeons des bonbonnes de gaz. Mais maintenant nous ne disposons pas de gaz», déplore le commerçant. « Néanmoins, dit-il, certains fournisseurs continuent à ravitailler le marché ». Le revendeur Souleymane Simpara signale que certains de ces collègues profitent de cette situation pour augmenter les prix de la bouteille de 6 kg à 4000 ou 5000 Fcfa alors que le prix normal est de 3000 Fcfa. Cheickna Bocoum est distributeur de gaz. Il pense que cette pénurie est, en grande partie, due au problème de subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz. «C’est un problème qui revient pratiquement chaque année. Nous les distributeurs, nous en subissons directement les conséquences. Nous souhaitons que l’État fasse quelque chose pour que nous puissions avoir du gaz pour satisfaire nos clients», plaide-t-il Rencontrée dans son bureau à Hamadallaye ACI 2000, la directrice générale de la Société d’importation, de conditionnement et de distribution de gaz «Kama Gaz», Fatoumata Koudy Diallo, explique que cette pénurie de gaz est une conjugaison de plusieurs facteurs. «Nous nous approvisionnons essentiellement sur l’axe Dakar. Courant décembre, il y avait un mouvement d’humeur des transporteurs à Dakar qui a impacté un peu nos activités. Par ailleurs, le fait que la subvention de l’État ne tombe pas encore, la plupart des sociétés d’importation de gaz n’arrivent pas à tenir au niveau de leurs trésoreries», détaille Fatoumata Koudy Diallo. Cependant, notre interlocutrice précise que sa société est dans la tendance habituelle d’importation et de distribution de gaz. «À notre niveau, nous disposons suffisamment de gaz et nous continuons à le distribuer aux prix habituels. À travers des courriers, nous avons instruit nos distributeurs de respecter les prix consensuels », dit-elle.   La directrice de Kama Gaz fait remarquer que les prix du gaz connaissent actuellement une hausse mondiale. « Et cela nous impacte considérablement. En ce moment, il nous faut engranger beaucoup plus de trésoreries pour pouvoir payer suffisamment de gaz», explique-t-elle. Elle ajoute, aussi, le fait qu’il y a beaucoup de retard par rapport à la subvention du gaz par l’État qui joue énormément sur les opérateurs gaziers. «L’Etat subventionne pour que les consommateurs aient le gaz à un prix raisonnable. Mais quand les subventions ne tombent pas à temps, ça devient un peu compliqué pour les opérateurs», argumente Fatoumata Koudy Diallo. Pour en savoir davantage sur la subvention de l’État dans ce secteur, nous avons tenté d’approcher les responsables de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rural (AMADER) et d’autres sociétés de gaz, nos efforts sont restés vains. MS/MD (AMAP)  

Mali : Liberté provisoire pour Dr Oumar Mariko

Bamako, 04 janv (AMAP) Le président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), Dr Oumar Mariko, a été mis en liberté provisoire, mardi, par le tribunal de Grande instance de la Commune IV de Bamako. Le tribunal a, ainsi, donné suite à une demande des avocats du leader politique qui avait été placé en garde à vue le 6 décembre dernier. L’ancien député élu à Kolondiéba (Sud) a été, ensuite, placé sous mandat de dépôt. Il est accusé d’avoir tenu, dans un enregistrement sur les réseaux sociaux, des propos injurieux contre le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Son jugement est prévu pour 15 février 2022. Bakary Camara, administrateur de la radio Kayira, co-accusé de M. Mariko dans la même affaire a, également, été mis en liberté provisoire le même jour. Une semaine auparavant, Boucabar Soumaoro dit Bouba Fané, mis en cause dans le même dossier, a été aussi libéré. MT/MD (AMAP)

Koulikoro : La sécurité au cœur des préoccupations

Koulikoro, 4 janvier (AMAP) La salle de conférence du gouvernorat  a abrité, du 27 au 28 décembre 2021, l’atelier de renforcement des capacités des membres du comité consultatif de sécurité de la région de Koulikoro, a constaté l’AMAP. Présidé par le directeur de cabiné du gouverneur de région, Soufiana MAIGA, il  a regroupé le représentant du commissariat à la reforme de la sécurité Al Maamoun  KEITA, les membres du corps préfectoral ,les élus ,des chefs de services régionaux  et la société civile. Organisé par le commissariat à la reforme du secteur de la sécurité avec le concours financier de la mission multidimensionnelle des nations unies pour la stabilité au Mali.(MINUSMA), atelier visait  entre autres objectifs, le renforcement des connaissances et compétences des membres des comités consultatifs de sécurité sur les défis sécuritaires ,le concept de  coproduction de la sécurité, la présentation sommaire sur l’environnement ,les menaces et les défis sécuritaires, les missions  des différentes  forces de défense et de sécurité et leur complémentarité ,le concept de coproduction de la sécurité ,la police de proximité. Selon Al Maamoun Keita. « Il y’a de cela quelques années maintenant que nous avons entamé le processus de reforme du secteur de la securité dans notre pays, à travers un cadre institutionnel de la reforme du secteur de la securité composé d’un conseil national pour la reforme du secteur de la securité ( CNRSS),d’un commissariat à la reforme du secteur de la sécurité (CRSS)et des comités consultatifs de sécurité (CCS) au niveau régional et communal.les comités consultatifs visent à mettre les citoyens au cœur du dispositif pour garantir la « securité humaine ».Ils sont  issus d’une disposition de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali dans son article 28 » a précisé le représentant du commissariat à la reforme du secteur de la sécurité. « La situation sécuritaire générale du Mali s’est fortement dégradée ces dernières années et se matérialise sous diverses formes. Des attentats terroristes aux attaques contre les positions des forces de sécurité en passant par les vols à main armée et les bandits de grand chemin qui sèment la terreur dans nos villes et campagnes. La région de Koulikoro n’est malheureusement pas épargnée par ce fléau » a souligné Soufiana MAIGA. Durant deux jours, plusieurs thèmes ont fait l’objet de communication parmi lesquelles l’état des lieux des défis sécuritaires au Mali, la notion de sécurité, son évolution et la nécessité de la coproduction de sécurité, la rédaction d’un compte rendu de réunion. Les débats ont porté sur le fonctionnement des comités, ses activités, son plan d’action, la méfiance   entre les populations et les forces de défense et de sécurité, les rapports entre les  comités consultatifs  ,rapport entre associations des chasseurs et forces de défense et de sécurité ,la création des cellules de veille, l’implication des autorités traditionnelles dans la sécurisation des populations, la police de proximité. Elles ont aussi porté sur l’implication massive des femmes, comment aller à une synergie d’action, comment coproduire la sécurité, l’apport de la société civile, pourquoi coproduire et pourquoi la police de proximité. Toutes ces questions ont été répondues à la satisfaction de tous les participants. « Votre participation effective, active et mutuellement enrichissantes à cet important événement et l’intérêt que vous avez porté aux quatre (4) thématiques développées et la qualité de vos interventions ont été à la hauteur des attentes » s’est réjouie Al Maamoun KEITA, le représentant du commissariat à la reforme du secteur de la sécurité AM/AD/KM (AMAP)

Macina : Lancement de la 2ème phase des branchements sociaux d’adduction en eau potable

Macina, 3 janvier (AMAP) Le lancement de la 2ème phase des branchements sociaux d’adduction en eau potable à Macina a été présidé lundi 27 décembre 202, par le maire de la Commune rurale, Mourzouck Yattara, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, politiques, les élus, les leaders religieux et coutumiers, les Jeunes, les femmes et la société civile. L’objectif global de ce projet est d’améliorer la desserte en Eau potable des populations rurales, spécifiquement la réalisation de 100 branchements sociaux pour la première phase et l’extension du réseau sur une distance de 5 Km pour la deuxième pour une population cible de 14679 habitants. Le système comprend un Château d’eau en béton armé de 150 m3, érigé à 25m sous cuve, un réseau de conduites de 10700 mètres linéaires de long, 16 bornes fontaines à 2 robinets, un groupe électrogène de 13,5 KVA sous abri, un local avec dispositif de chloration, divers équipements techniques et un forage d’alimentation de 21m3/heure. Satisfait de ce Joyau de fin d’année, le maire de la Commune, Mourzouck Yattara, a exhorté les futures bénéficiaires à bien entretenir les installations pour le bonheur de la cité et a conclu que « Qui donne l’eau, donne la vie ». La délégation de gestion de la Commune est confiée au Service de la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable(SOMAGEP) de Macina dirigé par Mahamadou Sow, avec un prix de vente de l’eau à la Borne Fontaine fixé à 500F/mètre cube et 25F/40litres. AOK/KM (AMAP)

Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le Mali dimanche prochain

Bamako, 02 janv (AMAP) Un sommet extraordinaire de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur le Mali se tiendra le dimanche 9 janvier 2022, à Accra, Ghana, annonce un communiqué de l’organisation communautaire. En prélude à ce sommet, le médiateur de la CEDEAO pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, est attendu à Bamako, mercredi 5 janvier 2022, précise la même source. Ces annonces de l’organisation sous régionale interviennent un jour après la visite d’une forte délégation ministérielle malienne à Accra, au Ghana, en vue de présenter les recommandations des Assies nationales de la refondation (ANR) au président Addo Akufo-Addo, président en exercice de la CEDEAO. La mission conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a présenté un projet de chronogramme des élections au président de l’organisation sous régionale. MT/MD (AMAP)

Le ministre Abdoulaye Diop à Accra pour présenter les conclusions des ANR au président de la CEDEAO

Par Issa DEMBELE Envoyé spécial Accra, 1er jan (AMAP) Une importante délégation malienne est arrivée, vendredi, à Accra, au Ghana, pour présenter les conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR) au président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. « Le président de la Transition a tenu à ce que, très diligemment, nous puissions porter les conclusions des ANR, à l’attention du président en exercice de la CEDEAO afin qu’il puisse en informer les autres chefs d’Etat », a expliqué le ministre Diop, à la sortie d’une audience accordée, vendredi après-midi, par le président Nana Addo, à Jubilee House. « Cette démarche, a-t-il poursuivi, s’inscrit dans le cadre du « respect » que le président Assimi Goïta a pour l’organisation sous-régionale, mais c’est aussi pour « montrer sa bonne foi et son ouverture au dialogue, à la concertation pour pouvoir trouver des solutions ». Cette délégation a été dépêchée, quelques heures après la fin des ANR, par le président de la Transition. Elle était conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et comprenait, notamment, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko, ainsi que le président du Panel des hautes personnalités des ANR, Zeïni Moulaye. Les dirigeants ouest-africains et les autorités maliennes n’ont toujours pas trouvé un terrain d’entente sur la durée de la transition. Sur le sujet, les Maliens se sont prononcés. Et la délégation dépêchée à Accra a « fidèlement » rapporté ce qui a été décidé « par rapport à la durée de la transition pour faire en sorte que ceci soit la base d’un dialogue avec la CEDEAO à l’effet de pouvoir arriver à un consensus sur les exigences de notre communauté régionale avec les préoccupations et les demandes des Maliens », a expliqué le ministre Diop. « Mais, il y a toujours des discussions possibles sur les différentes options qui ont été arrêtées », a-t-il précisé, tout en se gardant d’en dire plus sur le « chronogramme qui fait partie des éléments présentés au président ghanéen et qui feront l’objet de partage et d’examen par l’ensemble des chefs d’Etat de l’Organisation sous-régionale ». En retour, espère le ministre Abdoulaye Diop, « la CEDEAO pourra venir pour engager les discussions techniques et voir dans quelle mesure nous pourrons avancer vers une solution consensuelle et l’adoption d’un chronogramme qui puisse consacrer le retour à un ordre constitutionnel normal». « Le président ghanéen a pris bonne note et promis de partager l’ensemble de ces informations avec les autres chefs d’Etat à l’effet de faire l’objet d’un examen », selon le ministre Abdoulaye Diop. ID (AMAP)

Message de vœux 2022, du président de la transition

Mes chers compatriotes, Au seuil du nouvel an 2022, j’adresse à vous tous, de l’intérieur comme de l’extérieur, mes vœux ardents de bonheur, de prospérité, de santé et de longévité, mais aussi et surtout de stabilité. L’année écoulée aura été des plus éprouvantes pour le Mali au regard des évènements vécus depuis le début de la Transition. C’est l’occasion pour moi de prier intensément Allah le miséricordieux, afin qu’il renforce la paix sociale, l’unité, la cohésion et la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Je voudrais, à cette occasion, rendre un vibrant hommage au nom du peuple malien, à tous ceux et celles qui ont perdu la vie courant l’année 2021 du fait de la barbarie humaine et dont les familles sont éplorées et très certainement inconsolables. Que celles-ci trouvent entre ces lignes, l’expression de notre compassion, mais aussi celle de la reconnaissance de la Nation tout entière. Puisse le Tout-puissant, accorder sa grâce aux disparus et assurer un prompt rétablissement aux blessés, civils et militaires. La situation d’insécurité que connaît notre pays a provoqué de nombreux déplacements internes. Face à cette situation, le gouvernement mettra tout en œuvre pour le retour sécurisé des déplacés dans leurs localités respectives. A un moment où l’environnement international est marqué par une redéfinition des relations entre les nations libres, notre pays s’est résolument orienté vers un nouveau pacte social sur fond de refondation. Pour y arriver, des Assises nationales de la Refondation se sont tenues au mois de décembre 2021, avec comme objectif de donner la parole aux Maliens dans leur diversité et à tous les niveaux afin de tracer la voie royale de la renaissance du Mali. C’est avec un grand soulagement que nous avons pu noter la volonté ferme des Maliens d’amorcer un nouveau départ. Fidèle à notre serment de serviteur de la nation, nous y veillerons sans relâche afin de mériter de la confiance du peuple. Je voudrais adresser également mes vœux les meilleurs à la jeunesse qui est, par excellence, le levier du développement économique et social de tout pays. Que cette jeunesse comprenne le rôle moteur qui lui revient dans le processus de refondation et de stabilisation du Mali. Qu’il s’agisse de sensibiliser sur les accidents de la circulation, devenus une préoccupation pour les pouvoirs publics; ou d’aider à l’observation des mesures de prévention et de protection contre la maladie à Corona virus, qui fait des ravages à travers le monde entier, l’apport de la jeunesse est déterminant dans le renforcement de la citoyenneté. J’en appelle enfin, à une vision partagée des idéaux de la Transition, facteur de réalisation de l’unité d’action pour l’atteinte des objectifs de refondation du Mali. Bonne et heureuse année 2022 dans la paix, la sécurité et la stabilité. Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens. Le Président de la Transition Colonel Assimi GOITA    

Conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR) : Un condensé des préoccupations nationales

Par Issa DEMBÉLÉ Oumar DIAKITÉ Bembablin DOUMBIA Aboubacar TRAORÉ Bamako, 30 déc (AMAP) Après trois jours de travaux, les principales recommandations ont été validées, jeudi 30 décembre, par plus de 1.600 délégués de la rencontre. Elles sont sensées résumer les aspirations des Maliens sur le devenir du pays. Pour la durée de la Transition, les participants ont estimé qu’il fallait donner du temps aux autorités pour réaliser les réformes institutionnelles nécessaires à la tenue d’élections crédibles, équitables et transparentes. L’ensemble des participants des quatre ateliers se sont retrouvés dans la salle Djéli Baba Sissoko du CICB pour la validation en plénière des conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR). Le rapport présenté compile les recommandations phares, mais « toutes les propositions faites constitueront une base de données qui sera mise à la disposition du Comité de suivi et d’évaluation», a dit Zeïni Moulaye, président du Panel des hautes personnalités des ANR. Ce comité pourra y puiser au besoin, durant les 25 années que prendra le processus de refondation. Parmi les recommandations relatives aux questions politiques et institutionnelles et à la gouvernance électorale, il faut retenir la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’Opposition ; la fin du nomadisme politique en cours de mandat ; la réduction du nombre d’institutions de la République dans la Constitution ; la révision des compétences de la Cour constitutionnelle en matière électorale ; la mise en place d’un Sénat et d’une Cour des comptes ; l’ouverture au citoyen de la saisine de la Cour constitutionnelle ; la recomposition du Conseil national de la Transition (CNT) conformément à la Charte de la Transition. D’autres mesures concernent le maintien de la forme de l’Etat unitaire, républicain décentralisé, laïc, démocratique et social; la relecture de la loi électorale ; la mise en place d’un Organe unique indépendant de gestion des élections (OUIGE); l’instauration du mode de scrutin proportionnel pour l’élection des députés; l’organisation des élections municipales avant les législatives et les présidentielles; la participation des Maliens établis à l’extérieur aux élections législatives. Pour  la durée de la Transition, les participants ont estimé qu’il fallait donner du temps aux autorités pour réaliser les réformes institutionnelles structurantes et, par conséquent, permettre des élections crédibles, équitables et transparentes. Les délais avancés varient de 6 mois à 5 ans. Sur les questions de défense, de la sécurité, de la souveraineté, de la lutte contre le terrorisme et celles géostratégiques et géopolitiques, il a été convenu de mettre en œuvre la Loi d’orientation et de programmation militaire par la mise en place d’un système informatique pour assurer la maîtrise des effectifs et des moyens mis à la disposition des Forces de défense et de sécurité ; de poursuivre l’équipement des Forces armées maliennes (FAMa) ; d’accroître la formation spécialisée de nos forces de défense et de sécurité en fonction des menaces asymétriques ; d’implanter de nouveaux camps aux effectifs conséquents en fonction de la nouvelle carte sécuritaire et stratégique du pays et surtout de la géographie des menaces ; de développer de nouveaux partenariats militaires avec des puissances militaires pour mieux défendre la souveraineté du Mali; de dissoudre toutes les milices et les reverser dans l’Armée ; de recruter dans tous les villages situés dans les zones d’insécurité ; d’instaurer le service militaire obligatoire à partir de 20 ans ; de déployer les officiers supérieurs sur le terrain et non dans les ministères; de construire des logements sociaux pour les militaires. Pour les besoins de la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la défense du territoire, le président de la République peut pendre un décret en fonction des pouvoirs que la Constitution lui donne pour mobiliser les forces paramilitaires pour la défense de la patrie. S’agissant des recommandations relatives à la justice, on peut retenir les «recrutements dans le cadre de la diversification des administrations judiciaires à travers le pays pour rendre plus rapide et serein le fonctionnement de la justice». Le respect de l’indépendance de la justice par une séparation réelle des pouvoirs, la dépolitisation de la justice et la mise en place de juges des libertés et de la détention sont, aussi, des propositions fortes. En outre, les participants ont demandé de regrouper des services de contrôle judiciaire (Oclei, Vérificateur général, contrôle général des services publics) en une seule structure, de rendre imprescriptibles les infractions en matière de délinquance financière et d’œuvrer à l’effectivité de la médiation pénale pour désengorger les maisons d’arrêt. Sur la politique étrangère, les participants ont insisté sur la nécessité de rendre notre diplomatie plus active et plus professionnelle, d’étendre la carte diplomatique en fonction des intérêts de notre pays et de faire émerger une diplomatie de crise plus efficace avec comme points focaux la défense, la sécurité, l’économie et la protection des Maliens de l’extérieur. Autres propositions: multiplier les partenariats et accords de coopération dans les domaines de la sécurité et la défense, organiser les états généraux de la migration, ouvrir des missions diplomatiques et consulaires dans tous les pays où il y a au moins 1.000 ressortissants maliens, créer la Banque d’investissement de la diaspora. S’agissant des médias, l’une des recommandations est de règlementer le secteur en fonction des nouveaux canaux de communication, tout en préservant la liberté d’expression. Sur les questions relatives aux arts, culture, tourisme, sport, jeunesse,  éducation civique, construction civique, éducation, questions scolaires, universitaires et recherches scientifiques, plusieurs recommandations ont été retenues. S’y ajoutent la formation des jeunes diplômés pour créer de l’emploi  dans le domaine de l’artisanat, l’accélération du rapatriement de nos œuvres d’art et la redéfinition de nos valeurs culturelles en fonction de la Charte de Kurukan Fuga. Il y a, également, l’institution d’une journée nationale du tourisme, l’encouragement des clubs professionnels sportifs à recruter des lycéens, la pacification de l’espace scolaire et universitaire pour en faire un lieu d’acquisition de savoirs et de connaissances et non de