Kéniéba : L’académie récompense 100 filles méritantes pour leurs résultats du 1er trimestre

Kéniéba, 30 mars (AMAP) La nouvelle Académie d’Enseignement a récompensé vendredi dernier à Kéniéba cent (100) filles méritantes pour leurs résultats du 1er Trimestre 2021-2022 dans huit (08) Communes du Cercle, a constaté l’AMAP. Dans le cadre de la sensibilisation pour la scolarisation des filles, l’Académie d’Enseignement de Kénièba a procédé à la remise des kits et fournitures scolaires à cent (100) filles de la 6ème, 9ème et des Établissements secondaires Publics et Privés qui se sont distinguées après les évaluations du premier trimestre 2021-2022. Cette cérémonie, première du genre ayant touché la grande majorité des Communes du Cercle, était placée sous le Parrainage de Mamadou Alpha Diallo et madame Keita Awa Sy, Promotrice du Restaurant Falèmé. Elle a été financée pour un coût de trois millions de Francs cfa par la Société minière Diak Gold en ce qui concerne les kits et fournitures scolaires et sponsorisée pour le volet organisationnel par les mairies de Dabia et Faraba et la société immobilière Koundji Service. Le Préfet du Cercle de Kéniéba, Mahamadou Dicko, a, dans son intervention, loué le courage du Directeur de l’Académie d’Enseignement de Kéniéba.  Au nom de tout le Cercle de Kénièba et des hautes autorités du Pays, il l’a rassuré de son soutien indéfectible dans sa noble tâche. Le directeur de l’Académie d’Enseignement de Kéniéba, Mohamed Bassirou Bamba, dans son intervention a tout d’abord remercié les partenaires qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour la réussite de cette cérémonie. Il a saisi l’occasion pour déclarer qu’aucun sacrifice ne sera de trop pour faire de son Académie une référence dans la région de Kayes en particulier et dans le reste du Pays en général. Pour cela, a dit le Directeur de l’Académie d’Enseignement, « nous devons être unis pour l’atteinte de nos objectifs ». MFS/KM (AMAP)                                 

Niono : Renforcement des capacités des acteurs de la famille des producteurs d’actes d’état civil

Niono, 29 mars (AMAP) La salle de conférence du cercle de Niono a abrité lundi la cérémonie d’ouverture de l’atelier de capacité des acteurs de la famille des producteurs d’actes d’état civil de la commune urbaine de Niono, sous la présidence de Mme Diassana Fatou Daou, adjointe du préfet, a constaté l’AMAP. C’était en présence du maire de la commune urbaine, Abdramane Touré, des représentants de la direction nationale de l’état civil et des participants venus de la commune urbaine de Niono. L’objectif de l’atelier financé par l’Union Européenne, est de professionnaliser les métiers en charge des fonctions clés du système de gestion de l’état civil au Mali et accompagner leurs évolutions pour faire face aux changements des pratiques liées à l’informatisation prochaine du dispositif. Pendant 05 jours des participants constitués du secrétaire général, des officiers d’état civil, des agents de déclaration, des agents d’état civil recevront des fondamentaux de l’état civil. Il s’agit entre autres les généralités et historiques de l’état civil, les départements et les personnes en charge de l’état civil, les types de centre, les règles légales régissant l’enregistrement des naissances, des mariages et des décès. Une formation continue est toujours nécessaire dans le cadre de l’amélioration des résultats a dit Mme Diassana Fatou Daou. C’est pour cela qu’elle a invité les participants à une participation active afin d’atteindre les objectifs visés.  MS/KM (AMAP)

Kangaba : Organisation de la 6ème édition du Festival Arts-Femmes International de Dèguela

Kangaba, 28 mars (AMAP) La 6ème édition du Festival Arts-Femmes International de Dèguela s’est déroulée du Jeudi 24 au dimanche 27 mars 2022 à Dèguela, village de la commune rurale de Minidian à 5 km de Kangaba, sous la présidence de monsieur Yamoussa Fané chef de Cabinet du Ministre de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme. Le thème retenu pour cette édition est « Femmes, Cohésion Sociale et Sécurité ». Selon la promotrice du Festival Arts-Femmes International de Dèguela natif de ce village, les quatre premières éditions se sont déroulées à Bamako. Mais, pour le développement de ce village qui se fera incontestablement avec les braves femmes de cette localité, Mme Mama Koné a transféré le désormais Festival Arts -Femmes International à Dèguela. Elle a remercié le Ministère en charge de la Culture et les sponsors qui ne ménagent aucun effort pour la soutenir dans cette œuvre qu’elle dédie aux femmes rurales sans lesquelles le développement local reste inachevé. Elle invite les femmes de Dèguela à se donner la main, à s’entraider, à s’écouter mutuellement et à former des coopératives féminines pour aller à l’autonomisation. Pour sa part, elle ne ménagera aucun effort pour aider les femmes sur le plan matériel et intellectuel. Pour preuve, elle a permis de former une vingtaine de jeunes filles du second cycle de Dèguela en informatique. Le représentant du Ministre a profité de la cérémonie d’ouverture de cette 6ème édition pour donner les attestations de formation à ces jeunes filles. Avant la remise des Attestations de formation, le représentant du Ministre de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme a salué la promotrice de ce festival pour ce type d’initiative qui vient renforcer les multiples actions de protection et de promotion du patrimoine culturel de notre pays. Pour le chef de Cabinet du Ministre de la Culture, le thème de la présente édition à savoir Femmes-Cohésion et Sécurité nous interpelle à plus d’un titre car elle se tient au mois de mars dédié aux activités de promotion et d’émancipation de la femme. En effet, les femmes représentent le groupe le plus vulnérables de la société. Ce festival magnifie la femme qui est l’un des maillons essentiels de la société tant traditionnelle que moderne. Aussi, des actions de formation liées aux activités culturelles permettent de donner aux femmes, les moyens nécessaires pour leur participation au développement et de la sécurité sociale. Elles participent aussi au raffermissement de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la culture de la paix. Le Département de la Culture toujours selon le chef de cabinet, a apprécié les initiatives de ce genre qui, non seulement, perpétuent nos cultures mais également fait de nos braves femmes de Dèguela des actrices majeures du réveil culturel. Le chef de Cabinet a au nom de son Ministre salué la promotrice du festival Arts-femmes International de Dèguele pour cette heureuse initiative, sa vision et sa foi de faire de la culture un levier pour le développement du Mali en général et de Dèguela en particulier. Durant les quatre jours du festival, les festivaliers ont participé à une conférence débat sur le thème du festival au cours de laquelle, des explications ont été données sur le rôle et la place de la femme rurale dans la cohésion sociale et la sécurité. Les festivaliers ont également eu droit à des spectacles et activités comme le théâtre, les danses, de la music locale et nationale et les visites touristiques. Il faut signaler que les braves femmes de Dèguela ont ramassé des noix de karité, elles travaillent dans les jardins et disposent de leurs stocks d’arachide. Tout cela pour leurs permettre de joindre les deux bouts pendant le mois de ramadan et pendant l’hivernage.  SD/KM (AMAP)

Tominian : L’ONG World Vision outille ses partenaires locaux sur la thématique « Ne Pas Nuire »

Tominian, 25 mars (AMAP) La salle de délibération de la mairie de la commune rurale de Koula a abrité du 22 au 25 mars 2022, un atelier de formation des leaders locaux, sur l’approche Do Not Harm, qui signifie « Ne Pas Nuire », sous la présidence du Sous-préfet de Koula, Bréhima Doumbia, a constaté l’AMAP. L’objectif de cette formation, selon le représentant de Word Vision Modibo Konaté, était de former les élus communaux et les leaders communautaires des communes de Koula et Lanfiala sur la consolidation de la paix selon l’approche « Ne Pas Nuire ». Le maire de la commune rurale de Koula, Rémy Coulibaly a, dans son allocution, souhaité la bienvenue aux participants de cet important atelier dans sa localité. Le représentant du chef de l’Exécutif local, avant d’ouvrir les travaux de l’atelier, a appelé les participants à plus de participation, en vue de mieux comprendre cette thématique. World Vision est une organisation Humanitaire, Chrétienne et Internationale focalisée sur le bien-être de l’Enfant. Sa vision est : « Notre Vision Chaque Enfant : la vie dans sa Plénitude, Notre prière pour chaque être : La volonté d’y parvenir ». En vue de promouvoir le bien-être des enfants vulnérables dans leurs familles et communautés, World Vision s’est fixée quatre objectifs à savoir : les enfants jouissent d’une bonne santé, les enfants sont éduqués pour la vie, les enfants sont protégés et participent, les enfants connaissent l’amour de Dieu et participent. Le Mali a connu une crise multidimensionnelle suite aux évènements de Mars 2012. Cette crise a sérieusement affecté le Nord avant de s’étendre vers le centre et le Sud touchant d’une manière ou d’une autre toutes les régions et les populations qui y vivent sur le plan sociopolitique et sécuritaire. Les enfants constituent une importante frange de la population victime de la crise et se trouvent priver de leurs droits les plus essentiels. Cette crise de nature multidimensionnelle dénote la complexité de sa résolution pour raison des causes sous-jacentes qui aggravent la détérioration des mécanismes communautaires que sont la cohésion sociale et la résilience. World vision, une organisation dont l’objectif global est d’œuvrer pour le bien-être des enfants particulièrement les plus vulnérables, à travers ses activités de « Consolidation de la paix et la Protection des enfants » œuvre pour mieux protéger ces enfants et promouvoir un environnement protecteur et paisible dans leurs communautés. C’est dans cette optique que World vision Cluster de San à travers son Programme de Duwa, compte former quelques élus communaux et leaders communautaires sur la consolidation de la paix selon l’approche Do No Harm c’est à dire, Ne Pas Nuire, pour le maintien et le renforcement de la cohésion sociale et la paix dans toutes les communautés de sa zone d’intervention.  ST/KM (AMAP)

San : Rencontre d’information sur l’organisation des journées citoyennes

San, 24 mars (AMAP) Le Préfet de Cercle, Dieudonné Sagara, a initié mercredi dans sa circonscription, une rencontre d’information sur l’organisation des journées citoyennes à l’attention des fonctionnaires et assimilés du cercle de San, a constaté l’AMAP. À l’ouverture des travaux, le chef de l’exécutif local a précisé que l’objectif de la rencontre est d’informer et sensibiliser tous les fonctionnaires et assimilés dans les communes du cercle sur l’accomplissement de leurs devoirs civiques dans le cadre du paiement des impositions et taxes communales, car selon lui , le citoyen doit participer à l’édification et au développement de sa localité de résidence et d’ajouter que le refus de paiement des impositions et taxes est puni par le code pénal. C’est pourquoi il a présenté et expliqué le contenu de la loi no 2011- 036 du 15 juillet 2011 relative aux ressources fiscales des communes, des cercles et des régions. Il a également tenu à donner beaucoup plus de précision sur le refus collectif ou individuel de payer les impositions, contributions et taxes assimilées. Les représentants des structures des collectivités territoriales et de la société civile ont apprécié l’initiative du préfet de cercle et souhaitent que celle-ci soit élargie au niveau de toutes les communes. Au terme de la rencontre, il est convenu de procéder au lancement officiel des opérations de paiement des impositions et taxes, prévu le mardi 29 mars 2022, à la mairie de la commune urbaine de San. Ces opérations vont se poursuivre dans les jours suivants, et tous les fonctionnaires et assimilés établis dans la commune urbaine de San sont invités à s’acquitter de ce devoir civique dans les plus brefs délais. Des indicateurs performants sont mis en place pour analyser le taux de réalisation de cette activité au jour le jour. NC/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 mars 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 mars 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté : a. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Université de Sikasso. b. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Université de Tombouctou. c. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Université de Gao. Le Mali a engagé depuis son accession à l’indépendance, de nombreuses réformes de l’enseignement en vue d’améliorer la qualité de l’éducation et de disposer des cadres dont le pays avait besoin pour ses plans de développement. Malgré les résultats encourageants enregistrés dans la mise œuvre de ces réformes, l’enseignement supérieur reste confronté à des difficultés liées entre autres à l’évolution des effectifs des étudiants toujours croissants, à la faiblesse des capacités d’encadrement et de gestion et à l’insuffisance des infrastructures et équipements. Pour pallier ces difficultés, le Gouvernement a décidé de diversifier l’offre de formation et de l’adapter aux besoins de l’économie locale par le développement de pôles universitaires régionaux. L’adoption des présents projets de texte permettra de doter les régions concernées d’universités composées de structures de formation et de recherche en fonction des potentialités de la région, de campus pédagogique et social avec les équipements nécessaires. A terme, le Gouvernement prendra les dispositions utiles pour doter chaque Région administrative d’une université en vue d’une valorisation des potentialités existantes au niveau local. Des missions universitaires seront mises place à cet effet. 2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les conditions de création et les principes fondamentaux de fonctionnement des Centres de Santé Communautaire. Dans le cadre de l’application de la Loi n°02-049 du 22 juillet 2002, modifiée, portant loi d’orientation sur la santé, le Gouvernement du Mali a adopté le Décret n°05-299/P-RM du 28 juin 2005 fixant les conditions de création et les principes fondamentaux de fonctionnement des Centres de santé communautaire. La création des Centres de Santé Communautaire a permis de promouvoir la participation de la communauté locale dans la prise en charge et la gestion des problèmes de santé des populations. En dépit des avancées enregistrées, l’analyse de la situation sanitaire a montré que de nombreuses populations rencontrent encore des difficultés d’accès aux Centres de Santé Communautaire et aux soins de santé, en raison, entre autres, de la distance, de l’accessibilité géographique et de la faible couverture des populations. La Stratégie « Soins Essentiels dans la Communauté » adopté par le Gouvernement vise pour apporter une solution à ces difficultés en faisant administrer aux populations les soins et services de santé par des Agents de Santé Communautaire. Le projet de décret est initié pour prendre en compte les évolutions constatées dans le secteur afin de pérenniser les acquis de la mise en œuvre de la Stratégie «Soins Essentiels dans la Communauté ». Les innovations apportées sont entre autres : – la possibilité pour les Centres de Santé Communautaire de relever leur plateau technique en cas de nécessité et dans des conditions précises avec l’autorisation du ministre chargé de la Santé ; – la fourniture de soins et de services de santé dans les villages, fractions ou quartiers par les Agents de Santé et relais communautaires sous le contrôle du Centres de Santé Communautaire. L’adoption du présent projet de décret permettra d’étendre la couverture sanitaire dans le respect des normes requises. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Inspecteurs à l’Inspection de l’Intérieur : Monsieur Issaka BATHILY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Bagna Mahamoudou DJITEYE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Moussa DIABATE, Administrateur civil. – Directeur de Cabinet du Gouverneur du District de Bamako : Monsieur Dieudonné SAGARA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Sikasso : Monsieur Bernard COULIBALY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Tombouctou : Monsieur Mamadou TEMBELY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Bougouni : Monsieur Abdoulaye GOÏTA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de San : Monsieur Abdramane DEMBELE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur du District de Bamako : Monsieur Mangoro KONATE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de la Région de Kayes : Monsieur Boikary TRAORE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de la Région de Koulikoro : Monsieur Mohamar Assagaïdou HAIDARA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou : Monsieur Mohamed Aboubacrine AG MOHAMED ALY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Economiques et Financières du Gouverneur de la Région de Ségou : Monsieur Mamadou TRAORE, Planificateur. – Conseiller aux Affaires Economiques et Financières du Gouverneur de la Région de Tombouctou : Monsieur Malick GUINDO, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Conseiller aux Affaires Economiques et Financières du Gouverneur de la Région de Taoudénit : Monsieur Lassine FANE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Conseiller aux Affaires Economiques et Financières

Macina : L’éducation en période de conflits au centre des échanges

Macina, 23 mars (AMAP) L’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS) sur financement d’ERIKS Development PARTNER, à travers son partenaire SMC (Conseil des Missionnaires Suédois), a entamé ce mercredi l’organisation de trois cadres de concertations des acteurs de l’éducation dans les communes rurales de Macina, Monimpébougou et Boky- Wéré, a constaté l’AMAP. Ces rencontres interviennent après le bilan au titre de l’an 1 des activités du PARE (Projet d’Appui à la Réscolarisation d’Enfants, suite aux attaques d’écoles dans le cercle de Macina. L’objectif principal de ces rencontres trimestrielles est d’échanger avec les membres des cadres de concertation sur l’éducation en Période de Conflits. Il s’agit de façon spécifique de faire le point de l’état de mise en œuvre des activités du PARE dans les trois Communes conformément au plan d’actions, de faire le point des réalisations faites par les membres des cadres de concertation et d’identifier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités par le conseiller. Il s’agit également de proposer des solutions concrètes pour la bonne réalisation et la coordination des activités et d’échanger sur le plan d’action des sixièmes trimestres du Projet PARE (Avril, Mai, et Juin 2022). Durant trois (3) jours, de Macina en passant par Monimpébougou et Boky-Wére, les différents acteurs de l’éducation plancheront sur l’état de lieu des différentes écoles et feront une évaluation intégrale de l’état d’exécution du Projet, les difficultés rencontrées, les solutions à apporter et feront des recommandations. Après une présentation suivie d’échanges et de discussions fructueux, les participants ont été bien outillés sur leurs rôles et responsabilités afin de bien conduire ce projet salvatrice pour le bonheur des enfants. A l’issue de la rencontre, il revenait aux différents Sous-Préfets des trois communes concernées par le Projet à savoir Macina, Monimpébougou, et Boky-Wèrè d’inviter les différents acteurs impliqués à ne rien ménager pour la parfaite réussite de l’an 2 du Projet PARE, afin de gagner le pari d’une école « paisible et performante » Cette rencontre a regroupé les Sous-Préfets de Macina, Monimpébougou, Kolongo les maires, les points focaux des services techniques, les jeunes, les directeurs d’école, les associations des Mères d’Enfants (AME), les Comités de gestion scolaire (CGS) et les associations des parents d’élèves (APE). AOK/KM (AMAP)  

Kangaba : Les compétences de vie dans le cadre de la mise en place des espaces sûrs au menu

Kangaba, 23 mars (AMAP) La cérémonie de lancement de l’atelier de formation des mentors sur les compétences de vie dans le cadre de la mise en place des espaces sûrs dans la région de Koulikoro a été présidée jeudi dernier à Kangaba, par le préfet de cercle, Alidji Bagna, a constaté l’AMAP. Cette activité se situe dans le cadre du projet d’autonomisation des femmes et Dividende Démographique au Sahel. Elles sont au nombre de 16 venues des villages partenaires du projet à prendre part à cette formation d’une semaine à l’issu de laquelle, elles doivent être capable, de décrire et d’expliquer non seulement le concept de mentorat et d’espace sûr mais aussi les qualités d’un bon mentor et de décrire le cadre idéal d’un espace sûr en l’occurrence la condition d’hygiène, la disposition de l’espace sûr, la décoration etc. Dans son discours d’ouverture, le préfet a précisé que le projet pour l’Autonomisation des femmes et Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) est une initiative conjointe du Groupe de la Banque Mondiale, des nations Unies et de neuf pays du Sahel dont le Mali. Il vise l’accélération de la transition démographique en vue de la capture du dividende démographique et de la réduction des inégalités entre les sexes tout en améliorant le niveau d’autonomisation des femmes et des adolescentes. Selon le préfet, le projet a été mis en œuvre sur la période 2015-2020 et bénéficié d’une phase additionnelle couvrant la période 2021-2024. La mise en œuvre de la première composante du projet SWEDD vise à créer la demande pour l’utilisation des produits et services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle en favorisant le changement social et comportemental et l’autonomisation des femmes et des adolescentes. Pour la mise en œuvre de cette composante, un mécanisme de financement régional a été mis en place pour la conception et l’évaluation de projet visant à autonomiser les femmes et les filles. S’agissant de la deuxième composante, pour son opérationnalisation, tous les pays membres ont proposé des initiatives de renforcement de la santé reproductive des adolescents et des jeunes femmes et leurs compétences de vie dont l’une des stratégies d’intervention est la mise en place des espaces sûrs dans les communautés et à l’école. Ces espaces sûrs sont des structures communautaires et scolaires d’encadrement et de renforcement de capacités des jeunes filles mariées ou pas, sur les thématiques relatives aux compétences de vie, à la santé sexuelle et reproductive, au genre et aux droits de humains en vue de promouvoir l’autonomisation des femmes et des filles. C’est dans ce contexte que l’ONG ASDAP en partenariat avec le projet SWEDD a mis en œuvre le sous projet de renforcement des compétences de vie et leadership des adolescentes et des jeunes dans la région de Koulikoro.  SD/KM (AMAP)

Bakary Diawara, profession armurier 

Bamako, 22 mar (AMAP) En dehors du tatami où il s’est fait connaitre, Bakary Diawara dit Yankee, ceinture noire, 7è dan en Taekwondo, est un armurier de métier. Il fabrique, vend et entretient des armes. Assis sur une chaise en fil élastique un peu élevée, le sexagénaire nous accueille devant sa boutique, sise à Bamako-Coura en Commune III du District de Bamako. Ici, on vend plusieurs catégories d’armes, notamment des fusils de chasse, des fusils à pompe, des carabines de chasse et des pistolets semi-automatiques. Sa boutique fournit aussi des balles de fusil. « Nous ne vendons pas les armes de guerre », tient à préciser Bakary Diawara. Notre interlocuteur informe qu’il a commencé ce travail depuis 1968. « Je suis le premier armurier au Mali après le départ des Blancs », déclare celui qui a été formé par le Français Dupé, le premier armurier de la sous-région.  Yankee précise, par ailleurs, qu’il ne vend pas ses armes sans autorisation. « Il faut être autorisé pour que je vous les vende. Personne n’a accès à mes armes sans une autorisation», insiste-t-il.  Dans sa boutique, les prix des armes varient. « Il y a des fusils qui coûtent par exemple 250 000 Fcfa, d’autres un million », fait-il savoir.  Bakary Diawara et ses huit agents réparent également les armes. « Pour cela, affirme-t-il, il faut que l’arme soit identifiée ». « Si tu as un permis de port d’armes, tu peux venir et on répare ton arme. À défaut, nous ne pourrons pas te satisfaire », souligne celui qui est chevalier de l’Ordre national depuis 2015. « Souvent, les clients nous trouvent trop rigoureux. Mais c’est la règle du travail. Il y en a qui pensent qu’on peut acheter les fusils de chasse sans autorisation comme en Europe. « Cela n’est pas permis au Mali», explique Yankee qui précise que les lois sur la détention d’arme diffèrent d’un pays à un autre. BD (AMAP)

Détention illégale d’arme à feu : Le phénomène s’amplifie

Bamako, 22 mar (AMAP) Le commerce illicite aux différentes frontières a entraîné une prolifération d’armes au Mali. Outre les Régions du Centre où de nombreux compatriotes se procurent, illégalement, des armes pour se défendre, la course à cet outil de défense  prend des proportions plus en plus inquiétante à Bamako.  Si de paisibles citoyens entrent en possession d’armes pour se protéger et protéger leurs familles ainsi que leurs biens, les bandits et autres criminels s’en servent pour commettre leurs forfaits.  Depuis un certain temps, des voleurs de motos Djakarta appelées «popoman» opèrent aussi avec des armes à feu qu’ils n’hésitent pas à utiliser contre leurs victimes qui tentent de résister. M. T habite dans un quartier de la rive gauche de Bamako. Le jeune homme d’une trentaine d’années, sans être porteur d’uniforme, détient un pistolet automatique (PA) de type «bloc 36».  Notre interlocuteur s’est procuré cette arme très facilement. «On peut avoir une arme à tous les prix, là où on veut et quand on veut», confie-t-il. Le jeune homme nous montre, fièrement, dans son téléphone, une photo où il tient son PA. Il explique l’avoir eu à travers un lien familial, sans en préciser le prix. «Mon objectif, en portant cette arme, est d’assurer ma propre protection et celle de ma famille», se justifie-t-il, ajoutant que sa maison a été plusieurs fois cambriolée. «Quelqu’un qui est capable de rentrer chez toi et prendre ta moto peut être armé. Et dans ce cas, il faut pouvoir se défendre», pense le jeune homme.   M. T. avoue qu’il n’a pas l’autorisation pour porter une arme. « Je ne peux pas chercher un permis de port d’arme parce que la manière dont j’ai eu mon arme, ne me permet pas d’avoir un papier», avoue le trentenaire, qui n’ignore pas les conséquences de son acte. M. T. invite les autorités à faciliter l’accès aux armes pour ceux qui sont dans le besoin.  ATTAQUES DE BANDITS – A.C possédait une arme de petit calibre de 12 coups. Vendeur de véhicules de son état, il affirme l’avoir acquise pour se protéger contre d’éventuelles attaques de bandits.  «Je voyageais beaucoup à l’époque. Je partais prendre les voitures dans les pays voisins. Et au cours des trajets, il y avait le risque de tomber sur des malfrats», raconte notre interlocuteur. A. C a dû se débarrasser de son arme à cause de sa famille qui, selon lui, était exposée du fait de la présence de cet outil à la maison.  Le phénomène n’épargne pas non plus l’espace universitaire où des étudiants armés sèment la terreur. La détention d’arme illégale est devenue un fait banal dans nos universités. Beaucoup d’étudiants détiennent frauduleusement des armes à feu surtout ceux qui se réclament de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Certains s’en servent lors des élections de membres du bureau de l’AEEM. En 2017, il y a eu un affrontement sanglant entre deux clans rivaux à la Faculté des sciences et techniques de Bamako (FAST) qui s’était soldé par la mort d’un étudiant par balle. Deux autres ont été blessés, selon des sources officielles. Par la suite, il y a eu l’interpellation de 16 personnes et la saisie de quatre pistolets automatiques de fabrication artisanale par la police. PERMIS DE PORT D’ARME – Sur la question, le directeur de la sécurité publique, le contrôleur général de police, El Hadj Youssouf Maïga, explique que la sécurité des personnes et de leurs biens incombe à l’État. « Cependant, la situation actuelle que vit le Mali, fait qu’il y a des endroits où les forces de défense et de sécurité sont absentes », dit-il. « Ce qui, poursuit-il, a amené beaucoup de personnes à entrer illégalement en possession d’armes à feu pour se protéger ».  Il explique qu’au Mali, la détention d’arme est règlementée par une nouvelle loi. Il s’agit de la loi n° 2021-028 dont le décret d’application autorise les civils à détenir une certaine catégorie d’armes, sous réserve d’avoir le permis de port d’arme. Ces armes sont, notamment les pistolets, les revolvers et les fusils de chasse. Notre interlocuteur a ajouté que cette autorisation est donnée par le ministère en charge de la Sécurité. «Toutefois, la détention d’armes dites de guerre est formellement interdite aux civils», précise l’officier supérieur de police.  « Pour avoir l’autorisation, précise-t-il, il faut avoir au moins 18 ans. Mais aussi, des raisons valables pour ce faire ». À ce propos, le directeur de la sécurité publique indique que lorsqu’on mène certaines activités, on peut être souvent exposé à un certain nombre de dangers, pouvant amener à se procurer une arme. « Comme par exemple, les personnes qui font de grands retraits bancaires ou qui exercent des activités qui les laissent, souvent, en possession de beaucoup de liquidités », explique El Hadj Youssouf Maïga. Avant d’ajouter que lorsqu’on détient une arme sans en avoir la qualité et l’autorisation, on doit être traduit devant les juridictions compétentes. « Quand les services de sécurité se rendent compte que quelqu’un détient une arme, ils l’interpellent et le présentent au juge », assure notre interlocuteur.  Selon M. Maïga, les armes qui circulent proviennent du commerce illicite aux différentes frontières. Mais, également, elles sont infiltrées par les groupes terroristes et les groupes d’autodéfense en plus de celles subtilisées dans les stocks nationaux d’armes par des agents véreux.  «Lors de plusieurs évènements au Mali, il y a eu beaucoup de magasins d’armes qui ont été pillés», reconnaît-il. Il ajoute les armes fabriquées et vendues illégalement par les fabricants artisanaux qui ne respectent pas souvent les règles de vente en la matière.  «Nous sommes en train de chercher à inverser la tendance avec le maillage territorial en occupant pratiquement l’ensemble du territoire national», assure le directeur de la sécurité publique. BD/MD (AMAP)