Mali : Un soldat français tué et neuf autres blessés à Gao (Nord) dans une attaque au mortier
Bamako, 23 janv (AMAP) Un militaire français a trouvé la mort après une attaque au mortier du camp militaire de Barkhane, à Gao, (Nord du Mali), samedi 22 janvier, dans l’après-midi, a annoncé le chef d’état-major des armées françaises, le général d’armée Thierry Burkhard. Dans un communiqué publié, ce dimanche 23 janvier, l’état-major français explique que le brigadier Alexandre Martin, de la plateforme opérationnelle désert (PFOD),appartenant au 54ème régiment d’artillerie de Hyères, a été grièvement blessé après plusieurs tirs indirects sur le camp. « Il a immédiatement été pris en charge par le détachement médical de la plateforme de Gao mais a succombé à ses blessures. Neuf autres militaires ont été légèrement blessés. Leur état n’inspire aucune inquiétude », précise le communiqué. Et la même source d’ajouter : « Une patrouille d’hélicoptères d’attaque a été engagée pour intercepter et neutraliser les terroristes à l’origine des tirs ». Le chef d’état-major des armées salue la mémoire de ce militaire mort pour la France. « Ses pensées accompagnent sa famille et ses frères d’armes, en particulier ceux blessés au cours de cette opération et tous leurs proches », conclut Thierry Burkhard. Dans un tweet, la ministre française des Armées, Florence Parly, dit s’incliner devant la mémoire du brigadier Martin. « J’adresse toutes mes condoléances à sa famille, ses proches et ses frères d’armes » a-t-elle ajouté. Pour sa part, le président français, Emmanuel Macron salue « avec respect la mémoire de ce soldat, mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission ». SS/MD (AMAP)
Bamako annonce l’ouverture une enquête après la mort de sept Mauritaniens à la frontière avec le Mali
Bamako, 22 janv (AMAP) Le gouvernement du Mali a annoncé, samedi, avoir décidé de certaines actions dont l’ouverture d’une enquête transparente et diligente sur l’incident qui a coûté la vie à sept citoyens mauritaniens sur le territoire malien, selon un communiqué officiel. A l’issue d’une séance de travail avec une délégation mauritanienne dépêchée à Bamako, le même jour, les autorités maliennes ont indiqué que les résultats de ces investigations seront partagés avec la partie mauritanienne. Bamako indique avoir « été informé par les autorités de la République islamique de la Mauritanie d’un incident sécuritaire suite auquel sept (07) citoyens mauritaniens ont perdu la vie, entre Tarabakoro et Akor, dans la Région de Nara, le 17 janvier 2022 ». Face à la situation, les autorités maliennes décident, aussi, « de prendre toutes les mesures pour arrêter et traduire devant la justice les auteurs de ces actes tragiques mais, également, encourager la coopération dans la lutte contre l’insécurité avec les forces de défense et de sécurité mauritaniennes ». Par contre, le gouvernement malien décline « toute responsabilité et souligne qu’à ce stade, aucun élément ne met en cause les Forces armées maliennes (FAMa) qui respectent la sacralité de la vie humaine et possèdent la professionnalisme dans leur lutte contre le terrorisme », ajoute le communiqué. Par ailleurs, poursuit le texte, « face à l’adversité à laquelle notre pays fait face, le Gouvernement trouve troublant la survenance de cet incident, 24h, après une importante visite de travail effectuée à Nouakchott en vue d’assurer l’approvisionnement normal des populations maliennes qui subissent les sanctions illégales et inhumaines de la CEDEAO de l’UEMOA ». Dans le même communiqué, Bamako présente ses « sincères condoléances au Gouvernement et au Peuple mauritaniens ainsi qu’aux familles endeuillées ». Et garantit, aussi, « les liens d’amitié et de fraternité qui ont toujours unis nos deux Peuples». MT/MD (AMAP)
Goundam (Nord) : Assassinat d’un homme accusé par les djihadistes d’être un informateur
Goundam, 22 janv (AMAP) Un ressortissant de l’arrondissement de Farach, dans le Cercle de Goundam, dans ke Nord du Mali, , a été assassiné. au nord de Goundam, par de présumés djihadistes, ont annoncé, vendredi, les proches de la victime. Mohamed Aiy Ag Mohamed Alhadj, 23 ans, de la tribu des kel-Antsar, était longtemps dans le viseur de ses assassins qui l’accusaient d’être un informateur des forces de défense régulières, ont indiqué les mêmes sources. Selon toujours ses proches, c’est sur le chemin du retour dans sa fraction, en quittant Goundam, qu’il a été intercepté et enlevé par de présumés djihadistes. Son kidnapping n’a été su que quelques jours plus tard par sa famille. Pendant quatre mois, depuis son enlèvement, sa famille n’a reçu aucun signe de vie. La nouvelle de sa décapitation par ses ravisseurs a suscité.tristesse et émoi dans toute sa communauté qui soutient qu’il a été accusé à tord parce qu’il n’avait de rapport avec personne. AMAP
Tirs de roquettes sur la base de la force Barkhane et le camp Firhoun de Gao (Nord)
Gao, 22 janv (AMAP) Plus de sept roquettes ont été lancées, respectivement, sur la base de la force Barkhane et le camp Fihroun Ag Alincar des forces armées maliennes (FAMa), à Gao, dans le Nord du Mali. Les tirs d’obus ont eu lieu aux environs de 15h30mn (GMT). Ce sont des fragments de roquettes qui sont tombés au niveau du camp des FAMAs. Des hélicoptères survolent la ville. Pour le moment, aucune autre information sur ces tirs. Amap Gao
Approvisionnement du marché malien : Les assurances de la Mauritanie
Cheick M. TRAORÉ Envoyé spécial Nouakchott, 18 janv (AMAP) Une forte délégation ministérielle malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoualye Diop, a été reçue, mardi, à Nouakchott par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani qui a exprimé la disponibilité de la Mauritanie à aider le Mali dans ces moments très difficiles. A ses hôtes et « frères maliens », qui s’étaient d’abord rendus en Guinée, le dirigeant mauritanien a réaffirmé la volonté ferme de son pays d’accompagner le Mali en ces moments pénibles. La rencontre qui a duré plus d’une heure s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed. Côté malien, il y avait aussi le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et celui des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. À sa sortie d’audience, le chef de la diplomatie malienne a confié à la presse être porteur d’un message d’amitié , de solidarité et de fraternité du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à son «grand-frère», le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Message d’assurance qui intervient dans un contexte marqué par la tenue, fin décembre, des Assises nationales de la refondation dont les conclusions ont été portées à l’attention du président Ghazouani. L’objectif visé est de demander ses conseils, ses orientations et son implication aux côtés des frères Maliens pour que «nous puissions trouver une solution à ces difficultés», a indiqué le ministre Abdoulaye Diop. Et d’aider, également, à faire face à des sanctions de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) imposées injustement au peuple malien et «qui posent des difficultés au Mali et au voisinage immédiat». «À ce propos, le chef de l’État m’a demandé de rassurer le président Ghazouani de l’engagement constant du Mali pour trouver une réponse à ces problèmes à travers le dialogue, la concertation. Cela, en œuvrant à trouver le bon équilibre entre les aspirations du peuple malien et les demandes de la communauté internationale», a affirmé le ministre Diop. Ils ajouté que cette visite en Mauritanie, aussi, pour but, d’exprimer la grande reconnaissance et la gratitude des autorités et du peuple maliens à ce pays voisin pour sa solidarité agissante auprès du Mali. La délégation a donné les assurances nécessaires que «nous allons continuer à cheminer, main dans la main, pour que le processus de Transition au Mali puisse se terminer dans un cadre consensuel, de dialogue et souhaiter que la communauté régionale, africaine et internationale puisse aussi faire le pas nécessaire pour mieux comprendre et apprécier la situation au niveau de notre pays», a indiqué le chef de la diplomatie malienne. «Sur l’ensemble de ces questions, nous avons eu des assurances de la part du président de la République de Mauritanie que tout ce qui est nécessaire sera fait et, qu’en tant que pays ami et frère, tout ce qui touche la Mauritanie touche le Mali et vice-versa», a signalé Abdoulaye Diop, ajoutant que le président mauritanien a assuré que «tout sera fait pour le confort des populations maliennes, notamment en ces moments difficiles». SATISFACTION – Auparavant, Maliens et Mauritaniens ont eu une séance de travail au ministère mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération. À la fin de ces travaux en groupe, chaque ministre malien a rejoint son homologue mauritanien pour approfondir les échanges dans le but de nouer des partenariats stratégiques pour le bonheur de nos deux peuples. C’est ainsi que la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et les opérateurs économiques maliens ont rencontré leurs homologues mauritaniens au ministère de la Pêche. «La visite de travail a permis de passer en revue l’ensemble des documents cadres existants, c’est-à-dire les protocoles relatifs au transit routier et maritime. La délégation a eu satisfaction sur tous les points sur lesquels le Mali avait des réserves grâce à l’implication personnelle du président de la République mauritanienne qui a donné des instructions, en demandant de lever tous les obstacles à la fluidité du trafic pour faciliter le ravitaillement de notre pays. La partie mauritanienne s’est proposée de faire un autre port qui permettra d’approvisionner notre pays, en passant par Nioro et Selibabi. Ce qui permettrait d’atteindre Bamako sur des distances assez raisonnables », a déclaré la ministre Sissoko. « Nous sommes prêts à saisir ces opportunités. Le trafic malien sur Nouakchott est un peu faible. Grâce à toutes ces facilitées qui viennent d’être offertes aux Maliens, nous allons accroître la desserte de notre pays via les cotes européennes. Cette période d’embargo sera mise à profit pour diversifier les opportunités de ravitaillement du pays. Notre souhait est d’éviter que le maximum de notre trafic soit détenu par un seul port de transit pour éviter des situations comme celles que les Maliens vivent aujourd’hui. De nouvelles relations ont été tissées avec les autorités guinéennes. Des réflexions sont en cours pour voir comment rendre les ports spécifiques, c’est-à-dire faire transiter un ou des produits spécifiques par un port. Par exemple le Mali peut décider de faire transiter les produits pétroliers par un port, les produits alimentaires par un autre et ainsi de suite. Nous voulons faire de notre continentalité une opportunité, en diversifiant les tronçons de rentrée ou de ravitaillement de notre pays », a ajouté la ministre des Transports et des Infrastructures . La délégation malienne a, aussi, visité le port autonome de Nouakchott, dont les capacités sont estimées à plus de 580.000 tonnes par an. À la faveur de travaux réalisés, ces dernières années, il peut accueillir les navires de troisième génération. Le quai fait près de 600 km et permet d’accoster deux bateaux en même temps. Ce qui permet de réduire le temps que mettent les marchandises avant d’être évacuées. Les visiteurs maliens ont
Coupe du monde féminin de basket-ball : La participation des Aigles dames est-elle menacée ?
Bamako, 22 janv (AMAP) Du 10 au 13 février prochain, les Aigles Dames défendront les couleurs du Mali pour une qualification à la Coupe du Monde en Australie. Une génération montante des Aigles pleine de promesse. Médaillés de bronze en 2019 à Dakar, médaillés d’argent en 2021 à Yaoundé, le Mali et le Nigeria représenteront l’Afrique. 40è au classement mondial, le Mali peut probablement entendre l’opportunité de frapper fort. Une victoire contre l’autre représentant africain, le Nigeria, pourrait suffire et cela ne semble pas impossible, surtout si on peut s’assurer la présence de l’imposante Mariam Coulibaly au sol avec la perspective du repêchage de la WNBA 2022 et la jeune sensation Sika Koné à ses côtés. Le plus gros problème sera probablement le score en zone arrière et la capacité de l’équipe à éliminer certains triples, ce qui a été un problème dans le passé. Le Mali cherchera à faire son retour à la Coupe du monde de basket féminin pour la première fois depuis 2012. La sélection nationale entend jouer crânement sa chance et se qualifier pour le rendez-vous mondial. Les Aigles espèrent également toucher les deux primes des dernières compétitions. À Yaoundé, elles ont donné un sursis, en participant à la compétition, montrant que le Mali est au dessus de tout. Cette fois-ci, le voyage en Serbie pourrait être compromis. SSK (AMAP)
Un deuil national de trois (03) jours en hommage au défunt président Ibrahim Boubacar Keïta
Bamako, 21 janvier (AMAP) Un deuil national de trois (03) jours est déclaré sur toute l’étendue du territoire national, en hommage au défunt Ibrahim Boubacar KEITA, ancien Président de la République, ancien Chef de l’Etat, a appris l’AMAP de source officielle. Le décret officiel pris par le président de la Transition le 20 janvier précise par ailleurs que les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments et édifices publics pendant toute la durée du deuil. Pour rappel, l’ancien président IBK est décédé dimanche 16 juin 2022 à son domicile à Sébénicoro, en CIV du district de Bamako, à l’âge de 77 ans. La cérémonie officielle de ses obsèques auront lieu ce vendredi à la Base militaire et il sera inhumé dans sa résidence au cours d’une cérémonie religieuse. KM (AMAP)
Discours du Colonel Assimi GOITA, Président de la transition, à l’occasion de la fête de l’armée
Officiers, Sous-officiers Militaires du rang, Le peuple malien commémore demain le 61ème anniversaire de la création de notre armée nationale. À cette heureuse occasion, il me plait tout d’abord de saluer la mémoire des pères fondateurs qui ont pris cette décision historique. Je voudrais nommer le Président Modibo Keita et ses illustres compagnons, civils et militaires. Officiers Sous-officiers Militaires du rang, La commémoration de l’anniversaire de notre armée nationale intervient à un moment critique de l’histoire de notre pays. En effet, depuis une dizaine d’années, nous faisons face à une guerre qui nous a été imposée par des groupes armés terroristes ayant décidé de semer la désolation dans nos contrées, empêchant nos paisibles citoyens de vaquer librement à leurs activités. Cette année, le contexte a pris un caractère particulier en raison des récents évènements dans l’espace de la sous-région ouest-africaine. Contrairement à l’objectif recherché par certains, à travers ces évènements, les Maliens, ont su se surpasser dans un vaste élan de communion autour de ce que nous avons de plus cher, notre patrie. En tout état de cause, l’Armée est entièrement solidaire du peuple malien dont elle est partie intégrante. De sa création à nos jours, elle a été de tous les combats que notre peuple a menés pour son épanouissement et son développement économique et social. Elle est, et demeure une composante stratégique fondamentale de l’État et de la nation. Voilà pourquoi la célébration de la Fête du 20 janvier représente à mes yeux, un moment de méditation sur le parcours glorieux de notre vaillante Armée dont la bravoure, l’engagement et la solidarité dans l’épreuve doivent servir de repère pour les citoyens. Loin de leurs foyers, sur des terrains parfois hostiles, face à des adversaires qui ne reculent devant aucune atrocité et qui ne respectent aucune règle ou norme d’une guerre conventionnelle, nos Forces armées se battent au quotidien avec une foi, une ardeur, un courage et un dévouement qui forcent l’admiration et imposent le respect de tous. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Les Assises nationales de la Refondation qui viennent de prendre fin il y a quelques semaines, ont été le véritable baromètre de l’engagement du peuple malien à prendre son destin en main. Elles ont démontré que le peuple malien avait un grand souci de sa défense et de son Armée qui ont été un sujet majeur de discussion. En effet, l’Armée républicaine du Mali est actuellement engagée sur plusieurs fronts. Qu’il s’agisse de la défense de l’intégrité du .territoire, de la protection des personnes et de leurs biens, ou de la participation aux actions de développement du pays, l’Armée a toujours répondu à l’appel de la mère patrie. D’où la nécessité de renforcer, sans relâche, ses capacités opérationnelles et d’améliorer les conditions de vie des soldats qui ont décidé de défendre le pays au prix de leur vie. C’est dans cette optique que le Gouvernement de la Transition, malgré la situation économique difficile du moment, est en train de consentir de gros efforts pour hisser notre Armée à la hauteur de nos ambitions. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Cette fête du 20 janvier nous offre aussi l’occasion, de saluer à juste titre, le dynamisme de notre politique de coopération militaire qui a contribué à l’amélioration des capacités opérationnelles des Forces armées maliennes. Je citerais ici, l’obtention de plusieurs bourses de formation au profit de nos Forces, des appuis importants en termes d’acquisition d’équipements, de construction et de rénovation d’infrastructures militaires. Par une analyse objective du contexte actuel et en tenant compte des intérêts vitaux de notre pays, nous avons demandé la relecture de certains accords de coopération militaire. Dans le même temps, de nouveaux accords ont été signés, toujours avec comme objectif essentiel, la sécurisation des Maliens et de leurs biens. Ainsi, à ce jour, les efforts de l’État se sont focalisés sur l’amélioration de la gouvernance de l’institution militaire, marquée par la réforme du système de gestion des ressources humaines et du renforcement des capacités opérationnelles de notre Armée. Dans le but de faire de notre outil de défense, la véritable expression de notre souveraineté nationale, de profondes réformes ont été engagées afin de le moderniser et de l’adapter au contexte sécuritaire et sociopolitique de notre pays. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la mise en place du Système intégré de Gestion du Personnel de la Défense. Par ce système, l’Armée entend davantage se professionnaliser tout en garantissant un plan de carrière plus efficient. Une des lignes directrices de ce processus de professionnalisation, reste l’adaptation continue de la doctrine et des concepts. L’impact de cette nouvelle orientation stratégique de l’Armée est déjà appréciable au regard du renforcement conséquent des ressources humaines et des capacités opérationnelles des Forces armées maliennes. Sur le plan opérationnel, les efforts ont essentiellement porté sur l’acquisition d’armements majeurs, aériens et terrestres, avec un accent particulier sur le renforcement des chaînes d’approvisionnement et de soutien aux Forces. Le renforcement des ressources humaines à travers les programmes de formations continues adaptées, et l’aguerrissement des hommes, ont considérablement amélioré le niveau opérationnel des troupes. Une autre grande avancée constitue la création et l’opérationnalisation de l’École de Guerre du Mali, dans l’optique de compléter le cursus de formation. Les conditions de vie et de travail étant par excellence, un souci constant de la hiérarchie, de nombreuses réalisations ont été enregistrées dans ce sens. Une des réalisations majeures dans le processus de reconstruction de l’Armée et de sa montée en puissance est sûrement le lancement de la construction de l’hôpital militaire de niveau 4 répondant à toutes les normes internationales. Sur le plan sécuritaire, plusieurs actions ont été initiées pour endiguer l’insécurité grandissante à laquelle le pays fait face. Au départ, préoccupante eu égard aux actions des groupes armés terroristes qui s’étaient étendues à certaines parties du territoire, avec des attaques régulières qui ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines, la situation sécuritaire connaît de nos jours une nette amélioration dont les populations elles-mêmes se font l’écho. C’est avec une grande satisfaction que nous
Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 19 Janvier 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 janvier 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant modification du Décret n°2015-0894/P-RM du 31 décembre 2015 portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion au Mali ; b. un projet de décret portant modification du Décret n°2015-0895/P-RM du 31 décembre 2015 portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission d’Intégration. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, le Gouvernement a créé, sous l’autorité du ministre chargé de la Défense, la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et la Commission d’Intégration, respectivement par les Décrets n°2015-0894/P-RM et n°2015- 0895/P-RM du 31 décembre 2015. Conformément à la configuration actuelle du Gouvernement, la coordination des actions concourant à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation fait partie des attributions du ministre chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. A ce titre, il doit disposer de l’ensemble des structures chargées de la mise en œuvre de l’Accord. Les présents projets de décrets sont adoptés pour formaliser ces changements d’ancrage institutionnel. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché n°0209/DGMP-DSP-2017 relatif aux travaux de réalisation de génie civil du Projet de doublement de la capacité de la Centrale hydroélectrique de Sotuba II (Lot n°1) ; b. un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché n°00355/DGMP-DSP-2017 relatif à la fourniture et à l’installation des équipements hydro-électromécaniques du Projet de doublement de la capacité de la Centrale hydroélectrique de Sotuba II (Lot n°2). Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de doublement de la capacité de la centrale hydroélectrique de Sotuba II, le Gouvernement de la République du Mali a conclu, respectivement avec les entreprises CGGC et SINOHYDRO CORPORATION LMT, les marchés relatifs aux travaux de réalisation de génie civil, de fourniture et d’installation des équipements hydro-électromécaniques. La mise en œuvre du projet a été perturbée par des contraintes liées, notamment au changement du régime fiscal des marchés de travaux et à l’arrêt des opérations de déroctage sur le site. Les projets de décret adoptés visent à apporter des solutions aux difficultés rencontrées dans l’exécution des deux marchés. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Au grade de général de Division : Général de Brigade Sidiki SAMAKE de l’Armée de terre ; Général de Brigade Oumar DIARRA de l’Armée de terre. – Au grade de général de Brigade : Colonel-major Daoud Aly MOHAMMEDINE de l’Armée de Terre ; Colonel-major Brahima DIABATE de l’Armée de l’Air ; Colonel-major Mohamed Alpha DIAW de la Direction Centrale du Service de Santé des Armées ; Colonel-major Harouna SAMAKE de l’Armée de Terre ; Colonel-major Sambou Minkoro DIAKITE de la Direction Générale de la Gendarmerie nationale ; Colonel-major Mamadou Laurent MARIKO de l’Armée de Terre ; Colonel-major Ousmane WELE de la Direction du Génie Militaire ; Colonel-major Felix DIALLO de l’Armée de Terre ; Colonel-major Bougouri Diatigui DIARRA de la Direction du Génie Militaire ; Colonel Jean Elisé DAO de la Garde nationale ; Colonel El Halifa COULIBALY de la Direction des Transmissions et des Télécommunications des Armées ; Colonel Alou Boi DIARRA de l’Armée de l’Air ; Colonel Badara Aliou DIOP de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et des Transports des Armées ; Colonel Moussa Toumani KONE de la Direction Générale de la Gendarmerie nationale ; Colonel Oumar Yoro SIDIBE de l’Armée de l’Air. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Au grade d’Inspecteur Général de Police : Contrôleur Général de Police Souleïmane TRAORE. – Inspecteurs à l’Inspection des Services de la Sécurité et de la Protection civile : Colonel Sapeur-pompier Adama TOUNKARA ; Contrôleur Général de Police Youssouf BINIMA ; Contrôleur Général de Police Issa KONATE ; Contrôleur Général de Police Mamoutou DEMBELE ; Colonel Sapeur-pompier Tiécoura SAMAKE ; Colonel Sapeur-pompier Méry DIAKITE ; Colonel Sapeur-pompier Djibril TAMBOURA. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur Général de l’Autorité Routière : Madame CAMARA Mariam KASSOGUE, Ingénieur des Constructions civiles. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Tunis : Madame Sirandou SOUCKO, Contrôleur des Finances. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Rabat : Madame Mariam TRAORE, Contrôleur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Téhéran : Madame Zalihatou Moussa TOURE, Contrôleur des Finances. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Washington D.C : Monsieur Modi SALL, Inspecteur des Finances ; – Secrétaire Agent Comptable à la Mission Permanente du Mali à New York : Monsieur Youssouf TOURE, Inspecteur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Rome : Monsieur Lassana TOURE, Inspecteur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à N’Djamena : Monsieur Souleymane DANFAGA, Contrôleur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Malabo : Madame Salimata KONE, Inspecteur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Berlin : Madame Tonta GUINDO, Contrôleur des Finances. – Secrétaire Agent Comptable
Mali : Le Général de division Souleymane Y. Sidibé est décédé mardi à l’âge de 73 ans
Bamako, 19 janvier (AMAP) L’ancien ministre et ancien diplomate du Mali, le général de division, Souleymane Yacouba Sidibé dit Bebel est décédé mardi à Bamako, à l’âge de 73 ans, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Il est issu de la 4e promotion de l’Emia, la même que ATT. L’officier général de la gendarmerie nationale a été ministre des Affaires étrangères du 5 avril au 26 août 1991 ainsi que ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile du 14 juin 2002 au 2 mai 2004 avant d’être ambassadeur du Mali au Canada, en Éthiopie, entre autres. Il a également dirigé l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Beye et la direction de l’Agence nationale de la Sécurité routière (Anaser). Un compagnon fidèle de l’ancien président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré dit ATT, le général Souleymane Y Sidibé est né le 24 mai 1949 à Bamako. SS/KM (AMAP)

