Négociations avec les chefs terroristes maliens : le gouvernement dément
Bamako, 22 oct (AMAP) Le gouvernement malien a démenti, jeudi, les informations faisant état de sa décision de mener des négociations avec les groupes terroristes à travers le Haut conseil islamique (HCI). « Aucune organisation nationale ou internationale n’a été mandatée officiellement pour mener une telle activité », indique un communiqué officiel lu, jeudi soir, à la télévision nationale Le Gouvernement, qui rappelle les recommandations formulées lors du Dialogue national inclusif (DNI) et la Conférence d’entente nationale, « allant dans le sens de négociations entre tous les fils du pays afin de les réconcilier pour la stabilité du Mali », indique avoir appris « par voie de presse, l’annonce de négociations entre l’État du Mali et les leaders de groupes armés terroristes ». Il « salue les bonnes volontés (qui) se sont manifestées pour mener des négociations… et les remercie des démarches entreprises pour ramener la stabilité et la quiétude dans les différentes régions du pays« , poursuit le communiqué. Cependant, le texte ajoute que « lorsque le Gouvernement de la République du Mali jugera opportun d’ouvrir des négociations avec des groupes armés de quelque nature que ce soit, le peuple malien sera informé par des canaux appropriés « . MD (AMAP)
Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU attendue à Bamako (Mission permanente du Mali)
Bamako, 22 octobre (AMAP) Une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies est attendue à Bamako, pour une visite officielle, samedi 23 et dimanche 24 octobre 2021, annonce la Mission permanente du Mali à New York dans un communiqué. “L’objectif principal de cette mission est d’évaluer la situation politique, sécuritaire, humanitaire, de droits de l’homme, de développement, du calendrier de la Transition ainsi que l’état de la mise en œuvre des mesures prioritaires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger par les parties signataires”, précise la source. Au cours de son séjour, la délégation onusienne aura des rencontres avec les Autorités de la Transition, le personnel de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les différentes parties impliquées dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, ainsi qu’avec les autres acteurs nationaux et internationaux de la crise malienne, selon le communiqué. “Cette mission s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre le Gouvernement du Mali et l’Organisation des Nations unies depuis l’adoption en 2013 de la résolution 2100 (2013) du Conseil de sécurité créant la (MINUSMA)”, rappelle la Mission permanente du Mali au siège de l’ONU Le Conseil de sécurité est investi par la Charte des Nations Unies de la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Après l’étape de Bamako, la délégation onusienne se rendra à Niamey, au Niger. MD (AMAP)
Le Haut conseil islamique négociera avec les chefs terroristes maliens avec l’accord du gouvernement
Bamako, 21 oct (AMAP) Le gouvernement de Transition au Mali a mandaté le Haut conseil islamique (HCI) à engager des négociations avec les chefs terroristes Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghaly, afin de stabiliser le pays en proie aux attaques d’extrémistes dans plusieurs régions dans le Centre et le Nord. Même si le gouvernement n’a pas communiqué officiellement sur la question, le secrétaire général du HCI, Dr Mamadou Diamoutani, confirme l’information. Selon lui, le HCI a été contacté par le gouvernement, à travers le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, pour mener ces négociations. Le dialogue avec les chefs terroristes maliens, Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghaly, est l’une des recommandations fortes de la Conférence d’entente nationale en 2017, du Dialogue national inclusif en 2019 et des Journées de concertation nationale sur la Transition en 2020. Cette option, exprimée au cours de ces différentes assises nationales, découle de cette volonté populaire Dans le Plan d’action du premier gouvernement de Transition dirigé par le Premier ministre Moctar Ouane, le quatrième axe portait sur la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. En vue d’assurer la stabilité et la paix sociale, le gouvernement prévoyait l’organisation de missions de bons offices dans le cadre de la relance du dialogue avec les groupes radicaux maliens. Dans un rapport publié le 28 mai 2019, International Crisis Group a, aussi, souligné que pour sortir de l’impasse, le dialogue, avec les terroristes et leurs soutiens, doit être une option à prendre très au sérieux par les autorités maliennes. Le groupe de recherche préconisait de dialoguer avec Amadou Koufa, le chef de la Katiba Macina qui sème la terreur au «Centre» du pays, avec tous ceux qui ont des griefs contre l’État et qui les expriment en soutenant les terroristes ». Tout comme ces chercheurs, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a parlé, il y a quelques mois, d’établir un dialogue avec certains groupes extrémistes. Également, le commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité, Smaïl Chergui, dans une tribune, a appelé à « explorer le dialogue avec les extrémistes » au Sahel pour faire taire les armes, en tirant le bilan de huit années d’intervention étrangère et en faisant le parallèle avec l’Afghanistan. Fin décembre 2020, la France, qui était fermement opposée à tout dialogue avec les groupes terroristes opérant au Sahel, a également fléchi sa position. La ministre française des Armées, Florence Parly, au cours d’une audition devant la commission défense de l’Assemblée nationale française, a déclaré que des négociations sont possibles mais pas avec n’importe qui. Sur la question du dialogue, Dr Aly Tounkara, directeur du Centre des études sécuritaires stratégiques au Sahel (CE3S), souligne qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir : le caractère laïc de l’État et sa forme républicaine. Selon le chercheur, il faut organiser une sorte de confrontation entre les terroristes qui se battent au nom de l’islam et des gens bien préparés pour ce dialogue sur la base du Coran. De son côté, Ibrahim Maïga, analyste sur les questions de paix et de sécurité au Sahel, estime que cette annonce concrétise la première tentative de dialogue assumée par le haut. Pour M. Maïga, jusque-là, le dialogue avec ces groupes a essentiellement consisté en des échanges par le bas. Le spécialiste pense, toutefois, que plusieurs aspects dans cette démarche poussent à un optimisme prudent. « En premier lieu, dit-il, le choix du HCI en lieu et place d’une commission de dialogue élargie, comprenant en son sein un ensemble d’expertises pourrait s’avérer peu productif car le prisme religieux peut être réducteur et trompeur ». Il estime aussi que le dialogue n’est pas une panacée. Selon lui, s’il (le dialogue) est déconnecté des autres modes d’action ou d’intervention, il risque d’engranger des résultats à la fois limités et mitigés. DD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 20 octobre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 20 octobre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi portant règlement du budget d’Etat 2018 : La loi de règlement arrête le montant définitif des dépenses et des recettes de l’Etat, ratifie les opérations règlementaires ayant affecté l’exécution du budget, fixe le résultat budgétaire et décrit les opérations de trésorerie. Elle détermine le compte de résultat de l’exercice, qui comprend : – le déficit ou l’excédent résultant de la différence nette entre les recettes et les dépenses du budget général et des budgets annexes ; – les profits et les pertes constatés dans l’exécution des comptes spéciaux. La loi de règlement du budget d’Etat 2018 est la première du genre présentée en mode programme conformément aux dispositions de la Loi de finances. L’adoption du présent projet de loi permet de rendre compte au Conseil national de Transition, du résultat d’exécution du Budget d’Etat 2018 et de constater son règlement définitif. un projet de décret autorisant l’intégration des données à caractère personnel des clients des grands facturiers à la plateforme électronique de partage desinformations sur le crédit : Le projet de décret adopté autorise la mise en œuvre d’un traitement automatisé des données à caractère personnel pour l’intégration des grands facturiers à la plateforme électronique de partage des informations sur le crédit. Il fixe les modalités de collecte et de partage des données à caractère personnel des clients des grands facturiers, notamment les opérateurs de téléphonie, sociétés d’eau et d’électricité et professionnels de la grande distribution au Bureau d’Information sur le Crédit. L’adoption de ce projet de décret, permettra de créer un cadre légal et sécurisé pour la collecte et le partage des données des clients des grands facturiers au profit de la plateforme électronique de partage des informations. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°06-029 du 29 juin 2006 relative à la protection de la voie publique. La loi relative à la protection de la voie publique a été adoptée en vue de lutter contre les pratiques inappropriées sur la voie publique. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret définit les principaux concepts utilisés en matière de voie publique et fixe la procédure d’octroi de l’autorisation préalable du maître d’ouvrage pour toute initiative d’entreposage des objets, des matériaux de construction sur la voie publique et ses servitudes ou la réalisation des travaux d’adduction d’eau, d’électrification, de ralentisseur de vitesse sur la chaussée. Son adoption permettra de renforcer le cadre juridique de lutte contre les pratiques inappropriées sur la voie publique et de rationaliser les dépenses publiques en faisant recours à d’autres modes de financement de la réparation des dommages causés à la voie publique. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les avantages accordés aux membres du Panel des hautes personnalités, aux membres et au personnel d’appui de la Commission nationale d’Organisation des Assises nationales de la Refondation. Pour la conduite des Assises nationales de la Refondation, un Panel de Hautes Personnalités et une Commission nationale d’organisation ont été créés par le Décret n°2021-0729/PT-RM du 16 octobre 2021. L’article 11 de ce décret prévoit qu’un décret pris en Conseil des Ministres fixe les avantages accordés aux membres du Panel des hautes personnalités, aux membres de la Commission nationale d’organisation et au personnel d’appui, chargés de conduire les Assises nationales de la Refondation. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Commandant de l’Ecole de Guerre du Mali : Général Oumar DAO. – Directeur des Etudes supérieures Interarmées de Défense : Colonel-major Yacouba SANOGO. – Directeur des Etudes de Logistiques, d’Administration et de Management : Colonel-major Ibrahima NOMOKO. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPEMENT SOCIAL – Directeur Général de l’Agence nationale d’Assistance Médicale : Monsieur Hameth Ben Hamane TRAORE, Juriste. – Directeur Général de l’Institut national de Prévoyance Sociale : Monsieur Ousmane Karim COULIBALY, Inspecteur principal de Sécurité Sociale. Directeur Général de l’Hôpital de Koulikoro : Monsieur Ousmane DIALLO, Assistant médical. – Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire d’Ophtalmologie Tropicale d’Afrique : Monsieur Ousmane Attaher, Médecin. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions le Conseil a adopté une Communication écrite relative aux projets de Termes de référence et de chronogramme des Assises nationales de la Refondation. La tenue des Assises nationales de la Refondation est indispensable pour un diagnostic sans complaisance de la gravité et de la profondeur de la crise, de ses enjeux et des réformes globales à opérer. Il s’agira au cours de ces assises de tirer les leçons des pratiques de gouvernance et de proposer un nouveau pacte national de stabilité sociale, politique, sécuritaire et économique. Les Assises nationales de la Refondation ont un caractère décentralisé et se tiendront sur toute l’étendue du territoire et dans les pays de résidence des maliens établis à l’extérieur. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au
Mali : La Direction générale de la sécurité d’État devient une Agence nationale
Bamako, 20 oct (AMAP) La Direction générale de la sécurité d’Etat (DGSE) devient l’Agence nationale de la sécurité d’État (ANSE) dont la mission est de veiller à la sécurité de l’État et de ses Institutions sur toute l’entendue du territoire national et à l’extérieur du pays. « Elle constitue, pour le président de la République, un outil d’aide à la prise de décision dans tous les domaines de la vie de la Nation », précise l’ordonnance 2021-013/PT-RM du 01 octobre 2021. L’Agence est aussi chargée « de mener des recherches et des études de toute nature sur les menaces susceptibles d’affecter ou de porter atteinte à l’intégrité ou à la sécurité du territoire national, à la continuité des Institutions de la République et aux intérêts vitaux de l’État ». La nouvelle structure va, également, développer des stratégies en vue de contrer les menaces de toute nature, notamment le terrorisme et l’extrémisme violent, l’espionnage, la désinformation ou l’ingérence dans les affaires politiques et stratégiques. Mais aussi d’anticiper les menaces et les attaques visant les intérêts vitaux de l’État par tous les moyens, y compris les moyens des technologies de l’information et de la communication. Selon le même document, l’ANSE est dirigée par un directeur général, secondé par un directeur général adjoint qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement. Pour accomplir sa mission, l’Agence dispose d’un droit de réquisition. « Les agents de l’ANSE peuvent, dans l’exercice de leur mission, requérir directement le concours de toute personne morale ou physique qualifiée», ajoute l’ordonnance. Elle signale que dans le respect des textes en vigueur, les agents de l’Agence ont droit d’accès à toutes les institutions publiques et privées, dans l’exercice de leur fonction. À cet effet, il ne peut leur être refusé l’accès et la communication d’aucun document, dossier, témoignage ou support. BD/MD (AMAP)
La MINUSMA neutralise deux individus armés lors d’une patrouille de sécurisation
Bamako, 20 oct (AMAP) Les casques bleus du contingent du Royaume-Uni de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) se déplaçant de Gao à Ménaka (Nord), mercredi 20 octobre, lors d’une patrouille de sécurisation des populations, ont repoussé une attaque menée par deux individus armés. Selon le tweet de la Mission onusienne qui donne l’information, « ces derniers ont vigoureusement riposté, en neutralisant les deux individus ». Par l’adoption de la résolution 2164 du 25 juin 2014, le Conseil a décidé d’axer le mandat de la MINUSMA sur des tâches prioritaires telles que la sécurité, la stabilisation et la protection des civils, l’appui au dialogue politique national et à la réconciliation nationale, ainsi qu’à l’appui au rétablissement de l’autorité. SS/MD (AMAP)
Le ministre malien de la Défense reçoit le chef d’état-major général des Armées rwandaises
Bamako, 20 oct (AMAP) Le chef d’état-major général des Armées rwandaises, le général de corps d’armée Jean Bosco Kazura, en visite de travail au Mali, a été reçu en audience, mercredi, par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, rapporte l’Armée. Les échanges entre les hauts responsables militaires ont essentiellement porté sur l’évolution de la coopération militaire entre le Rwanda et le Mali dans la lutte contre le terrorisme. Après un tête à tête avec le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Jean Bosco Kazura a eu une séance de travail avec son homologue malien, le général de brigade Oumar Diarra. AT/MD (AMAP)
Assises nationales de la refondation : La phase finale repoussée à décembre prochain
Bamako, 20 oct (AMAP) La phase finale des Assises nationales de la refondation (ANR), initialement annoncée du 15 au 21 novembre aura finalement lieu du 20 au 26 décembre 2021, a annoncé le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, au sortir d’un conseil de cabinet du lundi à la Primature. Présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, cette réunion a été consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement et à la tenue des ANR. La rencontre a permis aux membres du gouvernement de se pencher sur les avancées de l’organisation des ANR. Sur la question, le gouvernement a été informé de la nomination par le président de la Transition et le Premier ministre des membres d’un panel de hautes personnalités. « Ceux-ci seront chargés, a relevé le ministre Ibrahim Ikassa Maïga, de la recherche du consensus national pour la bonne tenue des Assises nationales de la refondation avec la commission nationale d’organisation dont les membres ont été désignés ». Un projet portant avantages accordés aux personnes chargées d’animer le processus de tenue des Assises nationales de la refondation a été analysé par le gouvernement. Selon le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, c’est un tournant puisque l’un des défis majeurs est de réunir le consensus autour de la vision de la refondation, mais également une union sacrée de tous les citoyens. «Le panel de hautes personnalités a vocation à aller tous azimuts, par tous les moyens, avec leurs carrures, leurs personnalités, leurs entregents pour rechercher ce consensus national, et tenir les Assises nationales et réussir la refondation de notre État », a expliqué le ministre Maïga. Il a souligné que le processus d’organisation des assises a débuté avec la table ronde tenu en fin septembre dernier. « La rencontre au niveau local, a poursuivi le ministre, se tiendra dans les communes, les cercles, les régions, les pays de résidence des Maliens de l’extérieur et le District de Bamako pour aboutir à la phase nationale prévue, après des correctifs de date, du 20 au 26 décembre 2021 ». Le premier point qui avait été discuté au cours de ce Conseil de cabinet était relatif au rapport d’évaluation du Plan d’action du gouvernement pour la période trimestrielle de juin à août 2021. « Son examen a donné une large satisfaction», a fait savoir le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions. Il a, par ailleurs, précisé que le taux de mise en œuvre du plan d’action pour la période évaluée a été estimé à 98%. «Toutes les actions prévues dans le Plan d’action du gouvernement par département ont été mises en mouvement, certaines actions ont été exécutées, d’autres en cours d’exécution», a indiqué le ministre en charge de la Refondation de l’État. Ibrahim Ikassa Maïga a aussi rappelé que l’exercice d’évaluation périodique de la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement, adopté le 2 août dernier, est une «instruction ferme» du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. MT/MD (AMAP)
Bureau du Vérificateur général : Les enquêtes commencent à porter fruits
Par Cheick M. TRAORÉ Bamako, 20 oct (AMAP) À quoi sert le Bureau du Vérificateur général (BVG) s’il ne peut pas contribuer à la réduction de la gestion opaque des affaires publiques, en amenant les agents en charge de gérer la chose publique à plus de transparence et à craindre des suites judiciaires à donner aux actes déontologiquement prohibés qu’ils posent ou auront à poser ? Cette valeur ajoutée recherchée prend peu à peu forme. La preuve par les restitutions immédiates de fonds supposés détournés par certains agents après avoir reçu le rapport provisoire de vérification. Les irrégularités constatées par les vérifications conduisent certains responsables mis en cause à procéder à des remboursements et à des corrections dans les procédures. À la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA), le directeur général et son adjoint avaient racheté leurs véhicules de fonction respectifs sans autorisation du Conseil d’administration et avec une réduction de 70% du prix d’achat. Avant la fin de la mission, le directeur général a transmis au Vérificateur général les décisions d’annulation des deux contrats de cession de véhicules qui ont été réintégrés dans le patrimoine de la Société. Le régisseur spécial d’avances de la direction administrative et financière (DAF) de la Primature a opéré des remises d’espèces non justifiées pour un montant total de 163.405.750 Fcfa. Après le dépôt du rapport provisoire, le DAF a remboursé 15 millions de Fcfa sur ce montant qu’il avait indûment perçus. Quant au régisseur spécial d’avances, il a reversé 1.049.549 Fcfa qu’il n’avait pas justifiés. Le DAF de la Primature n’a pas reversé, au Trésor public, des produits issus de la vente de dossiers d’appel à concurrence pour un montant de 2,6 millions Fcfa. À la suite du rapport provisoire, ledit montant a été rendu le 5 mai 2020. PRÈS DE 105 MILLIONS POUR L’OPAM – À l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM), les enquêteurs du BVG constatent que la directrice financière et comptable ne mobilisait pas des cautions de bonne exécution des prestataires défaillants. À l’issue des travaux de vérification, elle a entamé le processus de mobilisation en passant les écritures de régularisation desdites cautions, au cours des travaux de fin d’exercice de 2019, pour un montant total de 12.070.000 Fcfa. Elle n’effectuait pas, également, un suivi régulier du recouvrement des frais de location des magasins. Suite aux passages des auditeurs, elle a recouvré 19.676.000 Fcfa, à travers les services d’un huissier commis à cet effet. Le PDG de l’OPAMlui, avait ordonné le remboursement partiel de la caution du fournisseur de sacs vides neufs en jute pour un montant de 3.439.466 Fcfa sur un total de 5.137.500 Fcfa alors que le marché n’a pas été totalement exécuté. Après transmission du rapport provisoire, il a fait recouvrer les 3.439.466 Fcfa. Le PDG a également remboursé doublement, au titulaire du contrat n°005/OPAM/2017 du 30 mars 2017, la caution de bonne exécution d’un montant de 5 millions de Fcfa. Suivant restitution des conclusions de la mission, l’OPAM a retenu le montant indûment remboursé de 5 millions de Fcfa sur les paiements d’un autre contrat du même prestataire. La vérification a révélé aussi que le patron de l’OPAM n’a pas reversé dans le compte de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) la part qui lui revient sur les produits issus de la vente des dossiers d’appel d’offres pour un montant de 5.230.000 Fcfa. La totalité dudit montant a été versée à l’ARMDS. La commission de réception de l’Opam a accepté des sacs non conformes pour un montant total de 68.791.125 Fcfa. Suite aux constatations de la mission, la direction a vendu le stock de sacs pour un montant total de 60.255.000 Fcfa, réduisant ainsi la perte à 8.539.125 Fcfa. SUITE JUDICIAIRE – L’agent comptable de l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) n’avait pas reversé à l’ARMDS sa part sur les redevances de régulation des marchés publics. Après le passage de l’équipe de vérification, il a reversé un montant de 360.000 Fcfa. Il n’avait pas également rapproché les données provenant de la Société concessionnaire de service public de contrôle technique des véhicules à celles provenant des directions régionales des transports terrestres et fluviaux. Après le passage des vérificateurs, il a procédé à un pointage contradictoire en date du 6 février 2020 de la redevance Mali Technic Système (MTS) recouvrée à l’occasion du contrôle technique des véhicules sur la base des tickets délivrés sur la période allant du 15 janvier au 14 novembre 2019. À l’issue du pointage, un écart non reversé de 181.633.100 Fcfa a été constaté et matérialisé par un procès-verbal signé à la même date. MTS s’est engagée à restituer le montant dû à l’ANASER. L’équipe de vérification a également constaté, lors de ses travaux d’effectivité à Sikasso, un écart de 482.500 Fcfa entre les recettes recouvrées et celles reversées dans le compte de l’ANASER. Cette situation a été régularisée par le reversement dudit montant dans le compte bancaire de l’ANASER. À l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE), l’équipe de vérification a constaté que les produits issus de la vente des Dossiers d’appel d’offres (DAO) n’étaient pas reversés. Le montant total, estimé à 2.777.000 Fcfa, a été reversé dans le compte de l’ARMDS par chèque n°1763482 du 3 juillet 2020. Les suites judiciaires des dossiers transmis et dénoncés par le Vérificateur général suivent leur cours. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier, a informé par écrit le Vérificateur général de l’ouverture d’une information judiciaire relative aux trois dénonciations qui lui ont été transmises en 2020. Au niveau du pôle économique et financier de Bamako rattaché au Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, le procureur de la République a fait parvenir par écrit au vérificateur général la situation des suites judiciaires de 18 dénonciations reçues au titre de 2020. Deux dossiers ont fait l’objet de l’ouverture d’informations judiciaires dans les différents cabinets d’instruction. Plus de 16 dossiers
Diplôme d’études fondamentales 2021 : 138.000 élèves réguliers orientés le 22 octobre
Bamako, 18 oct (AMAP) Les orientations des élèves admis au Diplôme d’études fondamentales (DEF), au titre de l’année scolaire 2021-2022, seront proclamées, vendredi, dans toutes les académies d’enseignement du Mali, a appris l’AMAP de source officielle. La liste de tous les détenteurs du DEF sera, aussi disponible sur le site web du ministère de l’Éducation nationale : www.education.gov.ml. Cette année, quelques 138.000 élèves réguliers seront orientés dans les classes de 10è année repartis entre 113 établissements scolaires publics soit 31%. Par contre 1 852 établissements scolaires privés pourront accueillir les détenteurs du DEF soit 69%. Ces chiffres pourront évoluer après les résultats de l’évaluation 2021. Les élèves âgés de 11 à 16 ans seront orientés au lycée. Ceux âgés de 17 à 18 ans feront le Brevet de techniciens (BT et 2). Les détenteurs du DEF dans la fourchette de 19 à 20 ans feront le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Tous les élèves âgés de plus de 20 ans ne sont pas orientables. Il en est de même pour les candidats libres (CL). Le directeur général de la Cellule de planification et des statistiques (CPS) du secteur de l’éducation, Dr Diakalia Koné, a souhaité l’amélioration des conditions de sélection des établissements privés secondaires pour pouvoir maitriser la floraison des ouvertures d’établissements. Il a proposé la construction d’établissements secondaires publics au niveau des centres professionnels et le recrutement d’enseignants professionnels, qualifiés et en quantité. “Pour cela, il est indispensable d’augmenter l’enveloppe financière pour la subvention allouée aux privés” a plaidé le directeur de la CPS Dr Diakalia Koné. SYW/MD (AMAP)

