Journée et nuit du Mali à Dubaï : Le premier ministre rend hommage aux opérateurs économiques et aux artistes

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 25 fév (AMAP) La Journée et la Nuit du Mali à l’Exposition universelle 2020 de Dubaï ont mobilisé, mercredi dernier, autour du Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement, des opérateurs économiques, des artistes et nos compatriotes établis aux émirats arabes unis.  Dr Choguel Kokalla Maïga a, à l’issue de cette nuit, rendu un vibrant hommage aux opérateurs économiques et aux artistes pour le rôle éminent qu’ils jouent dans le contexte difficile que traverse le Mali. Plusieurs artistes maliens se sont succédé sur la scène où ils ont tenu en haleine les nombreux visiteurs. Il s’agit, entre autres, de Cheick Tidiane Seck, Oumou Sangaré, Safi Diabaté, Bassékou Kouyaté, Ami Sacko, Sidiki Diabaté. Après le concert auquel il a assisté avec sa délégation, le Premier ministre a fait savoir que les chansons que les artistes ont chantées en hommage à nos braves soldats engagés dans une lutte sans merci contre le terrorisme lui ont fait couler des larmes. Il a salué les artistes et leur ministre de tutelle, Andogoly Guindo qui était sur place. Pour lui, les chansons de bravoure et de patriotisme ont un grand rôle dans la galvanisation et le réarmement moral des militaires sur le front. Dr Choguel Kokalla Maïga a ajouté que les militaires sont en train de défendre notre patrie dans toutes les Régions du pays nuit et jour. « Et au moment où ils se battent, dira-t-il, nos artistes sont en train de composer et chanter des chansons qui leur procurent du courage et de la bravoure. Mais, aussi, pour le réarmement moral des autorités et même des populations dans les conditions difficiles que le pays traverse ».  Le chef du gouvernement a salué les hommes et les femmes de culture ainsi que leur ministre en tête pour leur engagement. Avant de promettre d’être désormais leur porte-parole auprès des plus hautes autorités du pays. Selon Dr Choguel Kokalla Maïga, le président de la Transition a l’habitude de dire en Conseil des ministres que le Mali nouveau doit d’abord se construire dans les esprits des uns et des autres. Et pour ce faire, les hommes de culture ont un grand rôle à jouer.  Pour lui, les soldats sont sur les théâtres d’opérations et doivent être ravitaillés en nourriture, médicaments, munitions et en carburant. Et ce sont les opérateurs économiques qui font ce travail. Dans la situation de guerre que le Mali traverse, il estime que ceux-ci sont en train de jouer leur rôle.  Par ailleurs, le Premier ministre a souligné qu’avec l’embargo illégal décidé contre le Mali, l’objectif était d’asphyxier économiquement notre pays et faire tomber le gouvernement de Transition. En réponse, il a indiqué que les opérateurs économiques ont promis que le Mali ne manquera de rien et ils sont en train de tout faire pour que les populations maliennes ne manquent de rien. Le chef du gouvernement a qualifié, ces opérateurs économiques de « soldats ». « Et même s’ils n’ont pas les armes à feu comme les militaires, ils ont l’arme économique au même moment où les artistes ont l’arme culturelle », a-t-il dit.  Dr Choguel Kokalla Maïga a souhaité que dans un futur proche, un grand concert accompagné de défilé de mode soit organisé dans toutes les régions et localités du Mali avec les artistes et artisans pour magnifier le retour de la paix et de la securité sur l’ensemble du territoire national. DD (AMAP) 

Le bari : Un symbole de l’identité du Bambara

Par Youssouf Doumbia Bamako, 25 fév (AMAP) C’est un instrument de musique traditionnelle des Bambaras des Régions de Dioïla ou «Banico» et de Bougouni (Sud). On le retrouve, aussi, chez leurs voisins des Communes de Koumantou et de Kolondièba. Leurs frères de Kolokani (Ouest)  et de toute la partie nord de la Région de Koulikoro s’identifient également à cette musique  C’est, sans doute, l’un des instruments les plus utilisés par cette ethnie. On le retrouve, également, dans la Région de Ségou (Centre) avec quelques nuances. Ces derniers appellent cette variante le Bara. Le « Bari» est un ensemble de quatre instruments de musique traditionnelle du Banico : le « doundounba » (le grand tambour), le « nèkè » (la moitié d’une grande barrique), le « djembé » (tam-tam) et le « djembédeni » (le petit tam-tam). Ils sont tous joués par les hommes à l’aide d’une baguette en bois dont l’extrémité est recouverte de caoutchouc. Le «Bari» renvoie aussi à la troupe tout entière qui joue. A l’origine, le « Bari» était joué lors de grands travaux champêtres. Il servait alors à galvaniser les braves cultivateurs. Car à l’époque, les hommes valides du village se regroupaient pour travailler dans les champs des familles, à tour de rôle. Ainsi, la famille qui recevait le groupe s’occupait en même temps de la troupe de «Bari». Leur présence permettait aux cultivateurs de labourer en temps record un champ de plusieurs hectares. De nos jours, puisque les champs collectifs se font rares, et la mécanisation de l’agriculture aidant, les troupes de « Bari » sont très peu sollicitées.   « Etant donné que la troupe appartient à tout le village, nous attendons les grandes fêtes populaires pour la mobiliser », expliquait récemment Bou Koné de Koumantou. C’est ainsi qu’il devient l’instrument privilégié lors des cérémonies de réjouissance comme la célébration de la fête de l’indépendance, le 22 septembre et l’accueil de personnalités. Il sert à animer aussi les baptêmes, les circoncisions, les mariages et bien d’autres.  Il se joue sur la place publique, dans un ou plusieurs cercles. Il arrive que des groupes d’âge organisent la fête et s’habillent en uniforme. Dans ce cas, ils forment le premier cercle. Au fur et à mesure que la mayonnaise monte, un second cercle est formé par la foule. Le cercle constitue la scène où dansent énergiquement les hommes et les femmes, dans une file indienne exclusive à chacun. En tête de file, se trouve un homme appelé « Bari nièmogo ». Il donne le ton et les rythmes de danse à adopter. Un seul morceau de « Bari» peut durer jusqu’à 40 minutes. Ainsi, comme partout ailleurs, la danse commence de la même manière par des prières, des actes de grâce aux divinités, des actes d’adoration à leur égard, à l’écart. La danse étant est une expression, elle représente d’ordinaire le phénomène que l’on souhaite. Elle se développe ensuite en figuration de toute une légende d’un épisode mythologique qui donne une place importante à l’expression narrative. Nous recourons généralement à la danse chaque fois qu’un évènement arrive, qu’il soit heureux comme lors du « bari » ou malheureux.  Cette danse, sans rompre avec les attaches religieuses, est un spectacle, c’est-à-dire stylisée afin de présenter une certaine beauté qui n’entache en rien sa signification. Un penseur n’a-t-il pas dit que « la danse est toujours, au moins en partie, et en dépit parfois des apparences, plaisir de danser, plaisir de jouer avec le corps. En ce sens, elle est libération, catharsis. » A la mimique des danseurs s’ajoute, dans certaines situations, une partie dialoguée qui change la danse en véritable représentation dramatique. Le geste précède, accompagne ou suit la parole car elle vaut par lui, tout comme il vaut par elle. Mais les gestes peuvent aussi constituer un langage par eux–mêmes et il était fatal, ce langage se passe du concours de la parole, pour acquérir une beauté indépendante s’appuyant sur des techniques. Les chants sont interprétés par les femmes. La chanteuse principale, appelée parfois «soroké kono» (un oiseau) fait les éloges des vaillants hommes, des grands producteurs de céréales, propriétaires de champs, de bétails ou d’or. Les spectateurs donnent des sommes significatives à la chanteuse pour l’encourager. Les thèmes abordés dans les chansons portent en général sur le succès, l’amour, la mort, la bravoure, la méchanceté. Le principal instrument est fabriqué à partir du tiers d’une barrique dont les deux côtés sont recouverts de peaux de vache. On l’appelle le « doundounba » qui signifie en français le grand tambour. Le « bari »  désigne aussi la troupe traditionnelle musicale.   Les deux derniers instruments sont le « djembe » et le « kete ou djembedeni » qui signifie respectivement le « tam-tam » et le « petit tam-tam ». Tous les instruments du « bari » sont joués à l’aide d’une baguette en bois dont l’extrémité est recouverte de caoutchouc. L’équipe du « bari » est accompagnée d’une chanteuse. Pour les joueurs que nous avons rencontrés, la place de la femme est importante dans la troupe, parce qu’à l’origine le « bari » est destiné aux cultivateurs. Et qui parle de cultivateur parle aussi de la femme parce que ce sont les femmes qui apportent à manger aux hommes.  Le « bari » est joué lors des cérémonies de circoncisions, mariages, baptême, funérailles… Toutes ces occasions sont importantes pour magnifier et faire les éloges des familles concernées. C’est pourquoi, la chanteuse Mamou Koné ne rate pas une occasion de magnifier les hommes braves de la société. « Nos chansons traitent de tout ce qui touche la société comme la jalousie, la méchanceté, le succès, la reconnaissance et bien d’autres », explique-t-elle. Dans la Commune de Massigui, le « bari » a une variante appelée « boyi ». C’est un groupe de plusieurs femmes munies d’une petite calebasse appelée le « Ya » et d’un  djembe joué par une femme. Pour elles, le « boyi » est une danse traditionnelle réservée exclusivement à la femme. « Les hommes peuvent seulement danser mais ne jouent pas des instruments », précise Alima Fomba, lead vocal de la troupe.  Le « boyi » est célébré grâce à la composition d’un ensemble d’instruments de musique traditionnelle. Une grosse calebasse est plongée dans un grand récipient rempli d’eau. L’ensemble

Forum Invest in Mali : Pleins feux sur les opportunités d’investissement dans notre pays

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 25 fév (AMAP) Le Premier ministre malien et des membres du gouvernement au cours de la rencontre Forum Invest in Mali, jeudi, à Dubaï, ont exhorté les investisseurs à explorer les possibilités qu’offre la puissance agro-industrielle en Afrique de l’Ouest.  Les échanges ont eu lieu dans le cadre de l’Exposition universelle 2020. Cette exposition, initialement prévue du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021, a été reportée du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022 à cause de la crise de la Covid-19. Avant cette édition, le Mali a participé aux quatre dernières expositions universelles qui ont eu lieu en 2000 à Hanovre en Allemagne, en 2005 à Aichi au Japon, en 2010 à Shanghai en Chine et en 2015 à Milan en Italie. Le thème du forum est « le Mali, une puissance agro-industrielle en Afrique de l’Ouest ». Après les mots de bienvenue du Dr Mohammad Al Kindi, ministre de l’Environnement et de l’Eau des Émirats arabes unis, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Youssouf  Bathily, a remercié les autorités émirats pour l’appui et les facilités accordées à notre pays pour sa participation à cette exposition.  M. Bathily a attiré l’attention des investisseurs émiratis sur le fait que le Mali regorge d’énormes ressources au niveau de son sous-sol et bien d’autres richesses dont le coton qui n’attendent que les investisseurs pour leur transformation. C’est pourquoi, il a invité ces investisseurs à prospecter toutes les richesses dont dispose le Mali. Mieux, il a demandé au chef du gouvernement de les inviter pour un séjour au Mali afin de prospecter les nombreuses potentialités de notre pays.  Dans son intervention, le Premier ministre a souligné que ce forum est une session d’information sur les opportunités économiques que regorge le Mali. Dr Choguel Kokalla Maïga s’est réjoui de la présence massive des investisseurs à ce forum. Avant de transmettre aux autorités émiraties, les salutations fraternelles et la profonde reconnaissance des plus hautes autorités du pays. Pour lui, la participation du Mali à l’exposition universelle Dubaï 2020 vise à faire connaître notre pays, son présent et son histoire.  « En venant à ce rendez-vous universel, nous avons fait le choix de mettre en lumière la contribution substantielle de la nation malienne au progrès de l’humanité à travers le concept de diatiguiya », a indiqué le chef du gouvernement. Selon Dr Choguel Kokalla Maïga, la dénomination du Pavillon du Mali « ben so diatiguiya » tire ses origines de notre civilisation millénaire. Il a rappelé que notre pays a fait le choix de bâtir une économie libérale. Et le gouvernement fait du secteur privé, le moteur de la croissance économique et du développement.  « L’État s’est progressivement retiré du système de production et de commercialisation pour se recentrer sur son rôle d’orientation et de régulation de l’activité économique », a-t-il souligné. Avant d’ajouter qu’à ce titre, plusieurs réformes institutionnelles et du cadre législatif et réglementaire ont été entreprises faisant du Mali une destination et un pays plus attractif.  PLUS DE 10 MILLIONS D’HECTARES – Le chef du gouvernement a fait savoir que le panorama du Pavillon du Mali à l’Expo Dubaï 2020 illustre l’énorme potentiel hydro-agricole et sylvo-pastoral de notre pays. À cet effet, Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que le Mali est arrosé par deux fleuves lui offrant la plus grande surface de terre arable et cultivable avec plus de 10 millions d’hectares. Il a ajouté que le Mali produit 800.000 tonnes de coton en moyenne par an dont 2% sont transformées sur place.  Le chef du gouvernement a, aussi, dit que le cheptel malien est le deuxième plus important en Afrique, après celui du Nigeria et continue à exporter le bétail vivant. Dans le domaine des mines, il a précisé que le Mali exporte 64 tonnes d’or en moyenne par an.  Le Premier ministre a souligné les avancées réalisées par notre pays dans le classement Doing business. Avant de soutenir que le Mali est une bonne destination pour les investisseurs. C’est pourquoi, il a invité les nombreux investisseurs présents au forum à y faire un tour et à faire le pari du Mali qui est un pays d’opportunités. Il les a invités pour un voyage au Mali.       Au cours de ce forum, il y a eu un thème sur les secteurs d’opportunités au Mali avec des présentations sur le cadre législatif et réglementaire des investissements au Mali, les textes législatifs et réglementaires sur le cadre de partenariat public-privé au Mali, sur les filières porteuses au Mali tirées de la stratégie nationale de développement des exportations par le ministre du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. S’en est suivi un autre panel sur le thème « un pays unique, des possibilités infinies ». Au niveau de ce panel, les présentations ont concerné les secteurs prioritaires dans les domaines de l’énergie, notamment les énergies renouvelables par le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.  Une autre présentation a été faite par la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko sur les secteurs prioritaires  dans les domaines des infrastructures et des transports. À l’issue des présentations suivies de débats, le Premier ministre et sa délégation ont invité les investisseurs émiratis à venir prospecter les immenses potentialités économiques que regorge le Mali. DD (AMAP)

Mali-CEDEAO : Vers un chronogramme consensuel

Bamako, 25 fév (AMAP)  Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, en visite, jeudi, à Bamako, a déclaré être venu s’informer de l’évolution de la situation politique afin d’affiner les discussions.  La Transition au Mali devrait s’achever le 28 février. « Mais, nous savons qu’il y a eu quelques difficultés et que cette date pourrait ne pas être honorée», a dit Goodluck Jonathan qui explique sa mission par « le besoin d’affiner les discussions pour voir comment nous pouvons aller de l’avant ».  Il est venu écouter les autorités de la Transition pour « rapprocher les positions et bien relancer le dialogue » entre notre pays et l’organisation sous-régionale. Il a été reçu en audience, dans l’après-midi au Palais de Koulouba, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Les rencontres entre le médiateur de l’organisation sous-régionale et les dirigeants maliens ont permis de procéder à un échange de vues sur les évaluations opérées par le groupe technique regroupant les experts maliens, des responsables de la CEDEAO, de l’Union africaine (UA) et des Nations unies. Depuis mercredi, un document circule sur les réseaux sociaux à propos des propositions que la Cedeao aurait faites concernant le chronogramme de la transition. Interrogé à ce sujet, M. Goodluck a reconnu qu’il y a « certains points qui ne sont pas entièrement faux. « Mais ce document n’est pas la dernière version (…) du cadre élaboré par le groupe de travail technique », a-t-il précisé.  Un groupe de travail, composé de représentants de la CEDEAO, de l’UA, de l’ONU et du Mali, a été constitué et les conclusions auxquelles il est parvenu ont permis d’élaborer un « cadre de recommandations qui permettront de voir comment affiner les décisions à prendre », selon le médiateur.  « Le document qui circule n’est pas totalement à rejeter, mais il y a d’autres points qui ne s’y trouvent pas pour l’instant. Quand il sera finalisé, nous allons le partager avec la partie malienne qui va réagir là-dessus et permettre la poursuite des discussions », a-t-il insisté. LEVÉE DES SANCTIONS – Avant de rencontrer le chef de l’État, l’émissaire de l’organisation sous-régionale s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale,  Abdoulaye Diop et le colonel Abdoulaye Maïga, en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions et Fatoumata Sékou Dicko, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles. C’était en présence du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la Minusma, El-Ghassim Wane et du haut représentant de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, Maman Sambo Sidikou.  Cette visite du médiateur de la CEDEAO intervient à un moment où le Mali se trouve sous embargo de l’organisation sous-régionale.  Suite à ces sanctions, les autorités transitoires ont mis en place un groupe technique qui réunit les experts maliens, des responsables de la CEDEAO, de l’UA et des Nations unies, pour discuter des questions diverses liées à la transition. À ce propos, le médiateur de la CEDEAO a soutenu, au terme de la rencontre, qu’ils examinent les recommandations de ce groupe pour voir quelles sont les mesures que «nous pouvons prendre et les étapes à suivre».  «Dans nos échanges, il y a des documents sur lesquels on a travaillé. Mais la partie malienne examinera, bientôt, un de ces documents qui ne lui est pas encore parvenu», a confié Goodluk Jonathan.  L’ancien président nigérian a, ensuite, ajouté que très bientôt les parties vont se retrouver pour échanger sur ce document. «Quand cela sera fait, nous pouvons mieux nous prononcer sur la durée de la Transition et quand est-ce que les élections pourront se dérouler», a-t-il déclaré.  Il s’agit, également, selon lui, de savoir de quelle manière le processus pourrait être mis en œuvre pour le bonheur de tous et notamment pour une éventuelle levée des sanctions.  De son côté, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que cette rencontre visait à procéder à un échange de vues afin de prendre connaissance des évaluations techniques qui ont été opérées pouvant conduire à un chronogramme consensuel. Abdoulaye Diop s’est félicité que «nos équipes aient pu procéder à une évaluation technique afin de convenir des éléments qui sont dans ce document. Pour ce qui concerne le reste, il est jugé nécessaire que les discussions puissent se poursuivre pour pouvoir arriver à un chronogramme consensuel». Il a espéré que les choses vont avancer vite dans les prochains jours. ID/BD/MD (AMAP

Macina : Organisation de la 3ème édition de la Coupe de Football : « Macina Dambé »

Macina le 24 février (AMAP) Placé sous le thème de la « Refondation : Facteur de paix et de Développement » neuf (9) équipes de football des Cercles de Macina, Niono, et Ségou ont commencé les matchs d’élimination de la 3ème édition de la Coupe « Macina Dembé) depuis le 20 février dernier, a constaté l’AMAP. Organisé par treize (13) Jeunes, tous fans de football et sur fond propre à raison de cinquante mille (50 000F CFA) par adhérant pour une valeur de six cent cinquante mille francs (650 000F CFA) et présidé par M. Bara Tamboura dit « Coach » ce tournoi de football se veut inclusif pour ramener la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble à travers cette activité sportive. Sous la présidence de l’adjoint du préfet, Tiemoko Diaguiri Magassa en présence des autorités administratives, politiques, les leaders religieux et Coutumiers, la CAFO, les Jeunes, le match d’ouverture qui a opposé les équipes de Macina et Niono s’est soldé par un match nul de 2 buts partout. Véritable brassage entre les Communautés, la finale de cette coupe « Macina Dambé » est prévu le 1eravril 2022 prochain au Stade Municipal Yacouba Sidibé de Macina avec 500 000F CFA pour le 1er Prix de et 300 000F CFA pour le 2e prix .  AOK/KM (AMAP)

Expo 2020 de Dubaï : Le Mali fait étalage de ses immenses potentialités

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 24 fév (AMAP) Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maiga, a pris part, mercredi, à la Journée du Mali, à l’Exposition universelle Dubaï 2020 placée sous le thème «Connecter les esprits, construire le futur». Le Mali a choisi la thématique «opportunité» arrimée au thème général de l’exposition. La cérémonie, qui était l’activité phare de la journée, a débuté par la montée des couleurs des drapeaux du Mali et des émirats arabes unis suivie de l’exécution des hymnes nationaux des deux pays.  A ce grand rendez-vous, le stand de notre pays invite le visiteur à un voyage enrichissant. Occasion de faire la découverte de notre histoire millénaire, de nos empires médiévaux, de nos villes légendaires comme Tombouctou et Djenné, de notre riche culture, de notre musique, des richesses de notre sous-sol…  Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a présidé la cérémonie en présence du représentant du gouvernement des Emirats arabes unis. Le représentant du gouvernement, membre de la famille royale a, dans son discours, remercié les autorités maliennes pour la participation de notre pays à ce rendez-vous mondial. Selon lui, le panorama du Pavillon du Mali dégage des valeurs de paix, de tolérance et une volonté de coopération avec les autres. Pour lui, le Mali est un pays de culture et de tradition qui offre au monde ses aspirations de paix. à travers ce pavillon, dit-il, on peut découvrir les valeurs traditionnelles et culturelles du pays.  Dans son discours, le Premier ministre a souligné que le Mali se devait d’être présent à ce rendez-vous en raison de ses excellentes relations d’amitié et de coopération avec les émirats arabes unis qui, au demeurant, n’ont ménagé aucun effort pour encourager et faciliter sa participation à ce rendez-vous mondial.  Dr Choguel Kokalla Maïga dira qu’en répondant favorablement à l’invitation à participer à cette exposition, le Mali a voulu partager avec le monde entier sa vision prospective centrée sur l’homme et son bien-être dans un monde de défis et d’opportunités. Pour le chef du gouvernement, le Pavillon du Mali est un voyage le long du fleuve Niger pour découvrir les immenses richesses culturelles, touristiques mais surtout, les potentialités économiques des villes au bord du fleuve.  Le Premier ministre, qui est revenu sur les valeurs historiques caractérisant le Mali, a souligné que le pays est confronté aujourd’hui à une grave crise sécuritaire liée au terrorisme. Toutefois, selon lui, il reste admirablement résilient face aux défis émergents qui se posent à l’humanité. Pour lui, la visite du Pavillon du Mali à l’Expo 2020 fait voyager à travers ce vieux et grand pays  d’Afrique, une terre de savoirs et de mémoire, qui a établi dès le Moyen âge, des relations commerciales et diplomatiques avec les nations du Maghreb, du Sud de l’Europe et d’Orient.  «Si le Mali est célèbre pour son histoire millénaire, ses empires médiévaux, ses villes légendaires comme Tombouctou, Djenné, le pays dogon, il est aussi riche de son présent, de sa culture, de sa musique, des immenses richesses de son sous-sol, de ses paysages, de ses terroirs, de ses écosystèmes, de son cheptel et de ses nombreux cours d’eau», a développé le chef du gouvernement.  3è PRODUCTEUR D’OR – En participant à l’Exposition universelle 2020, souligne-t-il, le Mali espère transformer les immenses atouts offerts par ses cours d’eau, dont le fleuve Niger et les gisements miniers et énergétiques en opportunités pour booster son développement et lutter contre la pauvreté. «Avec un fort potentiel irrigable, le Mali dispose de ressources nécessaires pour devenir l’un des piliers agricoles de l’Afrique de l’Ouest.  Cela passe nécessairement par une diversification des bases de la production en vue d’atteindre une croissance accélérée, durable, créatrice d’emplois et d’activités génératrices de revenus», a soutenu le Premier ministre, ajoutant que cette croissance sera soutenue par le secteur minier. à cet effet, il a rappelé que le Mali, troisième producteur d’or en Afrique, dispose d’importantes ressources notamment en or, fer et bauxite. Mieux, il dira que les perspectives offertes par les récentes découvertes notamment celles du lithium ou de l’hydrogène permettront d’élargir la base et le spectre de la production minérale au Mali.  En plus de ces richesses minières, le chef du gouvernement a cité le coton, l’arachide où la production a encouragé l’implantation d’unités industrielles. Il a cité aussi le secteur de l’élevage et fait cas du potentiel qui existe dans le développement de l’industrie des matériaux de construction dans notre pays. Il rappellera ensuite que notre pays occupe la 148è place sur 190 pays avec une facilité à faire des affaires à 52,9 sur 100. Enfin, Choguel Kokalla Maïga a souhaité que cette journée raffermisse davantage les relations d’amitié et de coopération existant entre les deux pays.  La cérémonie a pris fin par une prestation musicale groupée des artistes, entre autres, Bassékou Kouyaté, Oumou Sangaré, Safi Diabaté, Ami Sako, Vieux Farka. S’en est suivie la visite du Pavillon du Mali et celle des émirats arabes unis par le Premier ministre et le représentant du gouvernement des émirats arabes unis. La fête s’est poursuivie dans la soirée par un dîner offert au chef du gouvernement et par une soirée culturelle dédiée au Mali avec la prestation de nombreux artistes maliens qui ont tenu les nombreux visiteurs en haleine. En plus de plusieurs membres du gouvernement, de nombreux opérateurs économiques et nos compatriotes établis aux émirats arabes unis ont massivement pris part à cette journée. DD (AMAP)

Mali-Union européenne : Maintenir les bonnes relations

Bamako, 23 fév (AMAP)  Une forte délégation de l’Union européenne (U.E), conduite par le secrétaire général adjoint du service diplomatique européen chargé des questions de sécurité et défense, Charles Fries, a rencontré, mardi, à Bamako, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, en compagnie de ses collègues de la Défense, le colonel Sadio Camara, de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine et de l’Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maïga.   Au cours de l’entretien, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, les deux parties ont discuté des voies et moyens pouvant aboutir au raffermissement des liens de coopération entre l’UE et le Mali Cette mission européenne intervient dans un contexte diplomatique marqué par des incompréhensions et malentendus dans les relations entre notre pays et certains partenaires européens. Notamment la France et le Danemark mais aussi l’UE, elle-même, après la décision de son Conseil de prendre des mesures restrictives à l’encontre de cinq personnalités maliennes, y compris le Premier ministre.  Selon M. Fries, la délégation européenne séjourne à Bamako pour discuter avec nos autorités afin de voir dans quelles conditions les deux parties peuvent continuer à travailler dans la confiance surtout de façon efficace à poursuivre le travail engagé. «Nous sommes déterminés à essayer de voir comment est-ce que nous pouvons continuer à travailler de façon efficace au profit de la paix et de la sécurité de ce pays que nous aimons tant», a-t-il déclaré. Cette mission se tient aussi dans une situation sécuritaire fragile et humanitaire précaire dans notre pays impacté par les effets des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA). Toutefois, dans le prolongement des initiatives de certains pays frères, ainsi que l’Union africaine (UA) et l’Organisation des Nations unies (ONU), le Mali a décidé de la mise en place d’un Mécanisme de concertation pour trouver une issue heureuse au dialogue avec la CEDEAO. C’est pourquoi la partie malienne a saisi l’occasion pour questionner le partenariat et décider ensemble des actions futures en tenant compte de la sensibilité des défis liés à la paix et à la sécurité. Il s’agissait, également, d’exhorter les partenaires européens à être à l’écoute des demandes des populations. Notamment leur aspiration aux changements à travers une gouvernance vertueuse afin de réorienter leur réponse à la situation que vit notre pays.  Le ministre Abdoulaye Diop a expliqué que « le souhait du Mali est d’établir un partenariat qui s’inscrit dans le cadre du respect de (sa) souveraineté ». Mais, aussi. qui doit prendre en charge les besoins des Maliens pour plus de résultats, notamment dans le domaine de la sécurité. «Pour nous, ce sont les deux dossiers importants», a-t-il indiqué. OD/MD (AMAP)

Maquilleuses ambulantes : Une centaine déjà formée

Bamako, 23 fév (AMAP)  Les bénéficiaires de la 1ère édition du projet des maquilleuses ambulantes au Mali ont reçu leur attestation, vendredi dernier, à Bamako. Le directeur de l’Institut de développement du secteur africain consulting au Mali, (IDS Afrique. Consulting Sarl), Idrissa Maïga, a procédé à la remise officielle des parchemins,  L’initiateur, M. Maïga, faisant la genèse du projet, a rappelé que c’est lors d’un séjour dans un pays voisin qu’il a vu les maquilleuses ambulantes. Celles-ci arrivaient économiquement à joindre les deux bouts. C’est ainsi qu’il a mûri l’idée de tenter la même expérience au Mali pour aider les femmes en général. C’est de là qu’est parti le projet de maquilleuses ambulantes qui se veut une participation à l’épanouissement des femmes.  Il a, également, souligné qu’au total, 2.400 maquilleuses ambulantes seront formées sur les techniques de maquillage et la manière d’attacher les foulards.  Sur ces maquilleuses, une centaine d’entre elles ont déjà bénéficié de trois mois de formation. Ce sont celles-ci qui ont reçu leurs attestation. « Les autres, a-t-il annoncé, seront formées avant la fin de l’année 2022 ».  Idrissa Maïga a dit que la première promotion de 2.400 maquilleuses ambulantes portera le nom de la marraine du projet, Fatoumata Niane Batouly. Il a, aussi,expliqué que l’inscription était fixée à 5.000 Fcfa et la cotisation mensuelle à 50.000 Fcfa. Pour sa contribution, son institut a apporté une subvention de 25.000 Fcfa par candidate. Il a. aussi, rappelé que son institut a pour objectif de contribuer au développement du pays à travers tous les secteurs.  Enfin, il a précisé qu’un siège de direction sera créé pour les 100 femmes, déjà formées, dans le cadre de l’exercice de leur fonction. Cela permettra à ces maquilleuses d’être contactées à travers la direction, qui par la suite pourrait envoyer l’une d’entre elles vers les domiciles. La représentante de la marraine du projet et présidente du mouvement «An Binko» a rappelé que son organisation est humanitaire et œuvre dans tous les domaines de développement d’où, le rapport de collaboration avec Idrissa Maïga. Elle a ajouté qu’elle est contente de voir la première promotion porter le nom de la marraine qui a promis de prendre en charge les cotisations par mois du reste des maquilleuses ambulantes. Elle a aussi souligné qu’il n’y a pas de critères précis pour être maquilleuse ambulante, donc c’est une opportunité à saisir pour les femmes en vue d’être autonomes économiquement. Quant au représentant du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), il a expliqué que la mission principale de sa structure est de financer et d’accompagner les formations professionnelles. Son collègue de la Direction nationale de la formation professionnelle (DNFP) a indiqué qu’avec ce nouveau projet, les femmes ne feront plus les rangs dans les salons de coiffure, ajoutant que les maquilleuses ambulantes pourraient être indépendantes économiquement par leur travail bien fait.  Mais tous les deux ont remercié l’initiateur du projet pour son idée, avant d’inviter les récipiendaires à bien accomplir leur mission pour l’atteinte des objectifs. Heureuses, les bénéficiaires ont promis d’être à hauteur des attente des Maliennes. AOT/MD (AMAP)

Les Manuscrits anciens et culture de la paix pour éclairer le chemin de la paix au Mali

Bamako, 23 fév (AMAP) Le Projet «Inspiration des manuscrits anciens pour la réconciliation et la paix» a été lancé, lundi, au Mémorial Modibo Keïta.  Ce programme est initié et piloté par l’ONG Sauvegarde des manuscrits anciens du Mali pour la défense de la culture islamique (SAVAMA-DCI) sur financement du Royaume de la Grande-Bretagne à hauteur de 50.000 euros, soit environ 30 millions de Fcfa pour une durée de trois ans. Il couvrira Bamako, Kayes, Ségou et Tombouctou.  «Depuis 2012, le Mali est le théâtre d’une crise sans précédent, marquée par des évènements tragiques et funestes ayant répandu la terreur et semé la psychose partout. Malgré la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, force est de constater que les attaques et conflits meurtriers n’ont cessé d’endeuiller notre peuple, mettant en mal le vivre ensemble millénaire d’un pays universellement reconnu pour son humanisme et sa riche diversité culturelle», a rappelé le secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Hamane Demba Cissé,  Il a remercié « particulièrement le gouvernement et le peuple britanniques pour leur accompagnement ».  Selon lui, ce projet participe de la mise en œuvre du Plan d’action gouvernemental à travers les engagements du département en charge de la Culture pour un Mali réconcilié et en paix. Selon lui ces crises sécuritaires et institutionnelles ont provoqué une déchirure profonde du tissu social, entraîné la méfiance, voire la haine, le repli identitaire, communautaire, des conflits armés entre communautés ayant vécu en parfaite harmonie depuis des siècles, un effritement des valeurs sociétales comme, la tolérance, le pardon, la solidarité, l’entraide, valeurs qui constituent le socle sur lequel s’est bâtie l’unité de la Nation malienne.  La perte de ces valeurs laisse progressivement place à l’intolérance et à la violence qui réduisent considérablement les effets des actions mises en œuvre pour promouvoir la paix et le développement.  Il a relevé aussi que face à cette situation, de nombreuses voies ont été explorées, notamment politique et diplomatique. Malgré l’appui de la communauté internationale, la crise paraît inextricable et persistante.  Hamane Demba Cissé a souligné, aussi, que le Mali est un pays de traditions et de culture millénaires, creuset de vertus et de valeurs qui ont toujours permis de réguler les rapports individuels et collectifs de sorte à assurer en permanence l’unité, la paix et la concorde. Pour lui, il est clair que notre pays doit faire recours à la culture comme alternative à la violence et pour préparer les esprits à cultiver durablement la paix.  La culture malienne renferme tous les ingrédients et les ressorts sur lesquels notre peuple devrait s’appuyer pour rebâtir le havre de paix qu’a toujours été notre pays. «Nos lettrés, nos érudits et nos jurisconsultes ont légué à la postérité des mécanismes traditionnels de gestion des conflits et du vivre ensemble», a-t-il souligné.  Toutes ces bonnes pratiques ont été consignées dans les manuscrits anciens. Les manuscrits constituent une source d’inspiration pour l’éclosion d’un Mali tolérant, pluriel et ouvert au monde, ajoutera-t-il.  A titre d’exemple, on peut citer : Ar-rissalah algal-lawilla de Cheikh Sidi Alkounti Alkabir, Ousmane Fodio. Les manuscrits anciens sont le support de réalités africaines les plus diverses (sociales, économiques et culturelles), de valeurs sur lesquelles, il faut s’appuyer pour définir notre identité, construire le vivre ensemble, la paix et le développement.  Le secrétaire général du département en charge de la Culture s’accorde avec d’autres bons esprits sur une évidence. L’avenir de l’Afrique doit se bâtir sur la compréhension de son passé dont les manuscrits rendent compte. La stabilité et le développement du Mali et de l’Afrique doivent s’enraciner dans la culture et le passé. Cette mission passe nécessairement par la préservation et la valorisation du patrimoine documentaire.  Le président exécutif de l’ONG Savama-DCI, Dr Abdel Kader Haïdara, a surtout remercié tous les partenaires qui ont aidé sa structure, depuis l’ex-filtration des manuscrits anciens de Tombouctou à Bamako en 2012. Il a expliqué que tous ces manuscrits ont été sauvegardés avec l’appui de nombreux partenaires.  Le présent projet vise à démocratiser le contenu des manuscrits anciens à travers des conférences-débats, des émissions radiophoniques et télévisées et permettra de cultiver dans l’esprit des jeunes des valeurs de paix, d’amour, de vivre ensemble et de réconciliation. Quant à l’ambassadeur de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord au Mali, Barry Lowen, il a apprécié particulièrement les valeurs humanistes de la culture de notre pays. Il s’est dit impressionné par la Charte du Mandé ou «Kurukan Fuga», avant d’expliquer que le Royaume Uni accompagnera notre pays dans la recherche de la paix et de la réconciliation sur la base de valeurs endogènes. Enfin, il dit avoir du respect pour le contenu des manuscrits anciens du Mali qui ne méritent de rester entre les quatre murs des bibliothèques. YD/MD (AMAP)

Mali: Une application pour suivre la qualité des services de télécommunications

Bamako, 23 fév (AMAP) L’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies, de l’information et de la communication et des postes (AMRTP) a lancé, mardi, l’outil «AMRTP-QoE- qualité d’expérience».  Développé par le groupement SFM&FKN, l’AMRTP-QoE- qualité d’expérience est un outil de suivi de la qualité d’expérience des utilisateurs des réseaux mobiles. Autrement dit, les consommateurs des services de la téléphonie peuvent par eux-mêmes apprécier la qualité du service qui leur est offert. En retour, il permet à l’AMRTP de recueillir les informations sur la qualité de service pour les remonter aux opérateurs en vue de leur prise en charge.  C’est une solution automatisée permettant d’assurer un suivi périodique de la QoE à travers une sonde application installée sur les Smartphones des utilisateurs, a laissé entendre le directeur des réseaux et infrastructures de l’AMRTP, Issoufi Maïga.  L’architecture de la solution QoE est constituée de six éléments : network, GPS, serveur, application mobile, internet et application web. L’application mobile collecte les informations et mesures des réseaux des différents services (couverture, SMS, voix et données) tout en spécifiant la localisation géographique. Ces informations et mesures collectées sont transmises à travers Internet au serveur de traitement dans les locaux de l’AMRTP pour stockage, traitement et analyse.  Elles sont accessibles en temps réel via la plateforme web : www.AMRTP.ml. Quant à l’application web, accessible en local, elle permet de faire des analyses statistiques et cartographiques des différents indicateurs de performance et également de générer des rapports.  Cette nouvelle solution a plusieurs avantages pour le régulateur et pour les consommateurs. Pour le régulateur, elle permet d’obtenir les tendances du réseau 24/24 sur tout le territoire national, le suivi de la performance du réseau, la visibilité sur les zones blanches (trous, niveaux de signal bas), la visibilité sur la qualité réellement perçue par l’utilisateur, l’affichage des statistiques des indicateurs de performance : niveaux des signaux, appels échoués, débits moyens.   Et les avantages pour les consommateurs ? Il s’agit de tester les réseaux des opérateurs de téléphonie du Mali en tout lieu et à tout moment, faciliter la remontée des informations et pouvoir saisir le régulateur pour des problèmes de qualité de service, voir par opérateur et par technologie, l’état de la couverture des réseaux grâce aux remontées d’autres utilisateurs et assurer la satisfaction grâce aux actions correctives des opérateurs initiées par le régulateur.  Pour le président directeur général de l’AMRTP, Cheick Sidi Mohamed Nimaga, l’application est simple à utiliser et conçue pour permettre un suivi permanent de la qualité d’expérience (QoE) perçue par les utilisateurs. Le président directeur général de l’AMRTP d’ajouter : «La réussite de ce projet dépend fortement du degré d’utilisation de l’outil. Plus l’outil est utilisé, plus nous aurons une vue de la cartographie d’utilisation du réseau GSM au Mali et particulièrement les endroits où les opérateurs doivent fournir des efforts pour améliorer la qualité des services offerts».  Le nouvel outil est disponible sur App store pour les systèmes Smartphones IOs, sur Play store pour les Smartphones Androïde et sur le site web :  HYPERLINK « http://www.amrtp.ml » www.amrtp.ml OS/MD (AMAP)