Mopti : Commémoration de la Journée mondiale de la Protection Civile
Mopti, 2 mars (AMAP) La région de Mopti, à l’instar des autres localités du pays a célébré le mardi 1er mars la Journée Mondiale de la Protection Civile, sous la présidence du gouverneur de région, le Colonel-major Abass Dembélé a constaté l’AMAP. C’était en présence de plusieurs personnalités dont le premier vice-président du conseil régional de Mopti, Haïballa Ould, le représentant du maire de Socoura, Moussa Tamboura, le directeur régional de la Protection Civile, le colonel Namaké Keïta directeur régional de la protection civile de Mopti, des partenaires de la région et de nombreuses personnes déplacées. Cette commémoration qui a pour objectif d’attirer l’attention du public sur son rôle majeur dans la vie quotidienne des populations et de les sensibiliser sur les mesures à adopter en cas de catastrophes naturelles est célébré le 1er mars de chaque année, partout dans le monde. Au regard du thème choisi cette année par l’Organisation Internationale de Protection Civile (OIPC) : « protection Civile et Gestion des personnes Déplacées en cas de Catastrophes et Sinistres ; Rôle des Volontaires et Lutte contre les Pandémies », les autorités régionales ont choisi le site des personnes déplacées internes de Socoura pour abriter l’évènement. Au-delà de la sobriété qui a caractérisé l’évènement compte tenu du contexte des sanctions injustes infligés à notre pays, les autorités régionales, la direction de la protection civile et ses partenaires ont fait parler leur cœur pour rester en phase avec le thème de l‘année avec la remise aux déplacées du site de 300 couvertures, le même nombre de sceaux de défécation Bébé et de bidon de conservation d’eau potable. Le don comprenait aussi 150 kits de dignité, 20 cartons de savon de lessive, 5 cartons de gel hydro alcoolisé, 2 cartons d’eau de javel et 20 paquets de 50 bavettes. La célébration de la journée a aussi été marquée par l’adresse du représentant du maire, Moussa Tamboura qui s’est réjoui du choix du site de sa collectivité pour la tenue de l’évènement et de la donation en faveur de ce groupe vulnérable. Le témoignage du mouvement des jeunes de Mopti pour le soutien aux Famas dont le président Mamadou Pléa a remis une distinction au directeur régional de la protection civile pour ses efforts, l’intervention du porte-parole des bénéficiaires, une formation grand public en secourisme au profit de la population et l’utilisation des extincteurs ont été des temps forts de l’évènement. Selon le chef de l’exécutif régional, la symbolique du choix du site d’un camp de populations déplacées relève du bon sens et de l’esprit solidaire de la corporation sapeur-pompier. « Nous avons jugé très pertinent la formation publique qui a été présenté pour sauver un accidenté avant l’arrivée des spécialistes. Nous exhortons les sapeurs-pompiers qui ont comme devise sauver ou périr a performé les résultats acquis et à faire bon usage des équipements mis à leur disposition. Nous invitons les populations a mémorisé les numéros d’appels pour que les agents de la protection civile soient informés à temps pour une intervention optimale » a conclu le gouverneur de région. Pour le directeur régional de la protection civile, le colonel Namaké Keïta, sa structure assure le lead du cluster abris, biens non alimentaire et artisan principal du plan de contingenc multi-risque de la région à ce titre, il est normal de venir célébrer cet anniversaire avec les 163 000 PDI dans leur site officiel de Socoura et surtout leur accompagnement en kit non alimentaire et surtout avec les kits de lutte contre la Covid 19 qui est en lien avec le thème de l’année. Grace à l’appui des plus hautes autorités nationales et régionales en termes de recrutement et la mise à disposition de personnels qualifiés, les formations de perfectionnement et la mise à disposition d’équipements de travail collectif et de protection individuel pour mieux exécuter nos missions avec ces gestes la DRPC n’a pas été sollicité par rapport à un cas de sinistre qu’elle n’a pas eu à surmonté a souligné le colonel Namaké Keïta. DC/KM (AMAP)
Nioro du Sahel : Le premier convoi de coton par le Corridor Bamako-Nouakchott est passé lundi
Nioro, 02 mar (AMAP) Le premier convoi de 53 camions chargés de coton fibre par le corridor Bamako-Nouakchott, via Nioro du Sahel (Ouest) est parti, lundi, de Gogui, dernière ville frontalière du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Le lancement officiel de ce premier convoi s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement avec les pays qui n’ont pas voulu s’aligner sur les sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) imposées au Mali, notamment la Mauritanie, la Guinée et l’Algérie. Vendredi dernier, la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a lancé cette première opération d’évacuation de la fibre de coton, via le Port autonome de Nouakchott, en Mauritanie. Le départ a été donné à Kati, près de Bamako, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Keita, accompagné du président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, du président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, le maire de Kati, Yoro Ouologuem, les autorités traditionnelles et coutumières de la ville garnison et des syndicats de chauffeurs. «Aujourd’hui, le premier convoi de 53 camions va transporter 1.600 balles de fibre de coton vers Nouakchott. Le Mali doit transformer l’embargo en une opportunité car certains ont voulu nous asphyxier. On va repartir notre fret sur l’ensemble des ports de la Guinée, de la Mauritanie et de l’Algérie», a déclaré Modibo Keita. « C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens », a assuré le président du CMTR, Youssouf Traoré. Il a rappelé que les initiatives de dialogue commencées, il y a déjà quelques années, n’avaient pas abouti. «Dorénavant, on ne va plus mettre tous nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations», a-t-il insisté, à la satisfaction des chauffeurs. Au regard du contexte actuel, marqué par la fermeture des frontières des pays membres de la CEDEAO, les deux ports de Nouakchott et de Conakry constituent, d’une part, un véritable moyen de désengorgement des usines d’égrenage de la CMDT et, d’autre part, une assurance pour le respect strict des clauses relatives aux délais des contrats signés avec les clients. La cérémonie officielle de l’ouverture de ce corridor, à Gogui, s’et déroulée en présence de la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, du ministre en charge du Développement rural, Modibo Keita, du Président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, le président du Conseil malien des chargeurs (CMC), Youssouf Traoré, du vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Ibrahim Diawara ainsi que des autorités de la Région de Nioro du Sahel, avec à leur tête, le gouverneur Aly Annaji. MD/MD (AMAP)
Vidéos de Ainea Ibrahim Camara : le gouvernement du Mali demande au Parquet une enquête
Bamako, 01 mar (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux a saisi le procureur général près la Cour d’Appel de Bamako pour ouvrir une enquête contre le président du Parti « Mouvement Républicain », Ainea Ibrahim Camara qui a organisé une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré être « le président de la Transition Civile à compter du 27 février 2022 ». Selon une correspondance en date du 28 février, le Garde des sceaux indique que « dans une vidéo remontant probablement au 10 janvier 2022 », le mis en cause « s’est livré à des attaques avec des propos injurieux et subversifs contre les Autorités de la Transition dans un élan d’appel à un soulèvement contre celles-ci.» « D’autres vidéos retrouvées sur les mêmes réseaux sociaux, ces derniers jours, traduisent clairement la volonté de l’intéressé, manifestement rassuré des complicités dont il pourrait bénéficier, dans un pays voisin où il tenait ses propos, de poursuivre son entreprise malveillante de déstabilisation des Institutions de la Transition », poursuit le ministre de la Justice et des Droits de l’homme dans sa correspondance. Et de demander au procureur de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’ouverture immédiate d’une enquête par le parquet compétent » devant « la gravité de ces faits, susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales, conformément à la loi », souligne la correspondance. MT/MD (AMAP)
La justice prépare son retour au Centre et dans le Nord du Mali
Bamako, 01 mar (AMAP) Des «Journées de réflexion et de planification stratégique sur la réforme de la justice et le déploiement des autorités judiciaires et pénitentiaires dans le Centre et le Nord» ont commencé, lundi, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Le principal objectif de cet atelier de trois jours est la réalisation de la réforme en cours du secteur de la justice, le fonctionnement et la sécurisation des effectifs du service public de la justice dans le Centre et le Nord du Mali. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, qui a présidé l’ouverture de l’atelier, a indiqué que « l’amélioration de la situation sécuritaire grâce aux efforts remarquables fournis, ces derniers temps, par les Forces armées maliennes (FAMa), incite à engager une réflexion, afin que les zones libérées du joug des terroristes et autres forces obscurantistes, puissent être occupées rapidement par les services de l’État. Selon M. Kassogué, le retour de la sécurité, qui est un préalable à la présence de l’État dans les zones concernées, devient de plus en plus une réalité. Il a loué l’engagement des FAMa « dont la bravoure et l’abnégation continuent de séduire largement au-delà de nos frontières ». La rencontre est organisée par le ministère en charge de la Justice avec le soutien financier de la Mission intégrée multidimensionnelle pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Au cours de la session, les participants auront droit à trois principales présentations portant sur une meilleure appropriation par les acteurs de la justice de la Loi d’orientation et de programmation du secteur de la justice (LOPJ) et son plan d’actions 2020-2024 ; des textes législatifs et règlementaires en cours de relecture par la Commission permanente législative, abritée par la direction nationale des affaires judiciaires et du sceau. S’ajoute l’état de mise en œuvre de l’accord passé entre le gouvernement et les syndicats pour assurer la sécurité des acteurs de la justice au centre et au nord du pays. En outre, le garde des Sceaux a relevé la pertinence des questions relatives à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, et de la LOPJ, adoptée en 2019. Pour le ministre de la Justice, « les réformes législatives envisagées, notamment dans le secteur de la justice, participent, pour une large part, de la refondation de notre pays qui a besoin d’un changement qualitatif et quantitatif durable dans la vie de la nation et de nos concitoyens ». «Facteur de paix et de cohésion, la justice est considérée, à juste titre, comme l’un des socles majeurs pour la conduite de ce changement visant à bannir les comportements subversifs et placer le citoyen au cœur de l’action de l’État», a relevé Mahamadou Kassogué. Avant d’assurer que son département ne lésinera pas sur les moyens pour soutenir les réformes nécessaires dans les différents domaines, notamment la relecture du Code pénal et du Code de procédure pénale. Ce, pour renforcer l’efficacité dans la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes. Le directeur national des affaires judiciaires et du sceau, Mohamed Maouloud Najim, qui était à ses côtés, a souligné qu’à l’issue de la rencontre, chaque acteur de la justice et chaque partenaire devra être associé, désormais, à des échanges sur un plan concerté de mise en œuvre des conditions de sécurisation des acteurs de la justice déployés au Centre et dans le Nord du pays. Pour sa part, la représentante de la MINUSMA, Marie Guiraud, elle a réitéré l’engagement de son organisation à soutenir le département de la Justice pour la réalisation de ses reformes. AT/MD (AMAP)
Bankass : Marche pacifique des femmes pour la libération des otages détenus par leurs ravisseurs
Bankass, 1er mars (AMAP) Une marche pacifique a été organisée dimanche par les femmes à Bankass pour exiger la libération des otages détenus depuis le 10 novembre dernier par leurs ravisseurs, a constaté l’AMAP. Notre source précise que les femmes de Bankass sont sorties massivement pour marcher tout au long de la voie publique de la localité avec en mains des balais, des pilons, des louches, des gourdins en chantant en dogon, d’autres pleuraient, pour exiger la libération des otages. Selon la même source elles invitent aux autorités de la transition de s’investir pour la libération de leurs frères, fils, maris kidnappés depuis le 10 novembre 2021 au niveau de Parou sur l’axe Bankass- Bandiagara. Les manifestantes soutenaient qu’elles sont sans nouvelle des otages et que Dieu seul sait dans quelle condition ils vivent précise notre source qui précise qu’elles invitent également toutes les bonnes volontés de s’investir pour que les otages puissent revenir sain et sauf afin de regagner leur famille respective. AKG/KM (AMAP)
Des armes et des munitions saisies par la police dans une famille à Bamako
Bamako, 28 fév (AMAP) Les policiers du 6ème arrondissement ont saisi une dizaine de Pistolets automatiques (PA) améliorés, des munitions ainsi que des Pistolets mitrailleurs (PM) en cours de fabrication, lors de l’interpellation, mardi 22 février, d’un des suspects du braquage de la laiterie de Kalaban-Coura. Selon des sources policières, les hommes du commissaire divisionnaire Oumar Dembélé ont, également, trouvé chez lui deux pistolets automatiques améliorés avec des munitions, deux motos et une Mercedes 220 appartenant à un commerçant de la place. Le suspect a été interpellé par les éléments de la Brigade des recherches (BR) du commissariat. D’apres les mêmes sources, son interpellation est consécutive à l’exploitation des images de caméra de surveillance et du renseignement policier. Les limiers sont allés le cueillir en son domicile dans un secteur de Banconi-plateau, en Commune I du district de Bamako que couvre territorialement le commissariat. Les investigations ont permis de savoir qu’il se procurait en arme chez une famille de fabricants et de vendeurs d’armes de la place. Une descente policière musclée en ce lieu a permis de mettre la main sur plusieurs armes et munitions ainsi que l’interpellation de trois personnes dont deux hommes et une femme. Le jeune homme, en bande organisée, a braqué une laiterie à Kalaban-coura, vendredi 18 février 2022, aux environs de 22 heures. La scène a été filmée par la caméra de surveillance de la boutique. Sur les images, le groupe armé de quatre individus a fait irruption dans le magasin de vente de lait, mettant tout le monde en joue, avant de leur faire les poches. Ils ont, ensuite, vidé les caisses, avant de se fondre dans la nature. TC/MD (AMAP)
Diéma : L ’herbe, si rare et si cher pour les éleveurs !
Par Ouka BAH Diéma, 28 fév (AMAP) Dans le cercle de Diéma, (Ouest) l’herbe est devenue si rare et coûte si cher qu’une charretée est vendue à 7 500 voire 10 000 Fcfa, alors que pour un chargement de tricycle, il faut débourser jusqu’à 25 000 Fcfa ! Jamais, de mémoire de doyen, le prix de l’herbe n’a atteint de tels sommets. Une situation difficile, surtout dans une localité de Diéma où l’élevage demeure la deuxième activité économique. Selon les constats, la cherté de l’herbe est surtout liée au déficit pluviométrique enregistré durant cette campagne agricole. Cela a influé négativement sur le couvert végétal. Il faut ajouter, également, l’action destructive des feux de brousse, provoqués souvent de façon volontaire, l’arrivée progressive des transhumants de pays voisins, en quête de pâturages, ainsi que l’exploitation abusive des réserves d’herbe par des transporteurs de Nioro qui viennent incessamment, charger leurs véhicules. Ici, tout le monde s’accorde à dire, sans que cela soit vérifiable, que des personnes malintentionnées ont provoqué des feux commandités par certains marchands de tourteaux, afin que leurs stocks soient vite écoulés et qu’ils puisent en tirer d’importants bénéfices. A propos, Fodé Doumbia, un bricoleur, dit avoir quitté Torodo, récemment. « Sur ce tronçon, tout est calciné, il n’existe aucune surface d’herbacée. Du côté de Kana, en allant vers le Baoulé, de grandes superficies ont été ravagées par le feu », décrit-il. « Certains marchands de tourteaux poussent des individus à mettre le feu aux herbes. Ils se disent que s’il n’y a plus d’herbe, les éleveurs n’auront pas le choix : ils seront obligés de se tourner vers eux », accuse notre interlocuteur. Des mégots de cigarettes jetés, par incivisme aux bords des routes, par certains voyageurs, provoquent des feux de brousse souvent difficile à maîtriser. FEUX CRIMINELS – A Farabougou, selon le directeur technique du Centre de santé communautaire (CSCOM), Bourama Samaké, une charrette d’herbe coûte 2 500 Fcfa. « Je n’ai pas vu de mes yeux, mais beaucoup de personnes rapportent que des marchands de tourteaux paient des gens pour mettre le feu aux herbes. Si cela est vrai, ce n’est pas une bonne chose », dit-il, invitant les auteurs présumés à arrêter ce genre de pratique. L’agent de santé a un travailleur saisonnier pour le stockage de l’herbe sur ses pilotis. Cette année est charnière pour les éleveurs dans le Cercle de Diéma. Déjà, les pâturages ont complètement disparu. Pour avoir de l’herbe, c’est la croix et la bannière. Il faut se lever au premier chant du coq et parcourir des dizaines de kilomètres. Dans le Baoulé, l’herbe foisonne mais, à cause de l’insécurité, rares sont ceux qui osent s’y aventurer. Ainsi, avant l’arrêt des pluies, certains éleveurs, les plus avertis, ont pris le soin de stocker de l’herbe, sur les toits de leurs hangar, pour juguler d’éventuelles crises. Dans de nombreuses maisons, on voit des hangars géants dressés, de la hauteur de monticules. Dramane Boiré est plasticien. Il salue les subventions accordées par le Gouvernement pour rendre plus accessible le tourteau. De 10 000 Fcfa pour le sac de 50 kg, le prix a été ramené à 8 500 F CFA. Dans les jours à venir, poursuit le plasticien, sur un ton monocorde, je sûr que ce montant sera revu à la baisse. C’est une bonne initiative de la part du Gouvernement, car elle permet de soulager bon nombre d’éleveurs qui peinent à entretenir leurs animaux surtout en cette période de crise d’herbe. Moussa Djiré, maraîcher, dispose d’une bonne quantité d’herbe chez lui. Il explique que pour ramasser de l’herbe en brousse, le moyen le plus rapide, à défaut de véhicule, est un attelage avec un cheval. Il a engagé, spécialement, un manœuvre pour le ramassage de l’herbe. EXCEPTION – Mamadou Camara, domicilié à Madina, village à équidistance entre Diéma et Diangounté Camara déclare qu’il n’y a pas de problème d’herbe dans sa localité. « Nos réserves d’herbe sont suffisantes pour couvrir tous nos besoins avant le prochain hivernage », dit avant d’expliquer que chez eux, « on ne connait pas de feux de brousse, du moins pour le moment ». « Nos pâturages sont abondants et le couvert végétal se porte à merveille. Néanmoins, par mesure de prudence, beaucoup d’éleveurs ont commencé à constituer des stocks d’herbe », ajoute-il. Lakami Diaby se frotte les mains. Ce travailleur saisonnier effectue deux transports d’herbe par jour. Il vend une première charretée et garde la seconde sur le hangar de son patron. « Avec mes économies, laisse entendre l’homme, je compte ouvrir une boutique et renoncer au travail des mines ». « Un jour, j’ai suivi un ami qui partait couper de l’herbe. Mais lorsqu’il m’a fait savoir qu’il se rendait dans le Baoulé, j’ai rebroussé chemin pour prendre une autre direction », explique un travailleur saisonnier, en se tordant de rire. Face à cette pénurie de pâturage, les éleveurs du Cercle de Diéma appellent les autorités nationales, pour une solution rapide « avant qu’il ne soit trop tard ». Ils demandent ainsi d’assurer l’approvisionnement correct des éleveurs en tourteaux, faute de quoi, « tout le cheptel risquera d’être décimé cette année ». Selon eux, cette crise affecte dangereusement le monde de l’élevage dans cette bande sahélienne qui souffre, déjà, des séquelles d’une mauvaise pluviométrie. OB/MD (AMAP)
Le Mali teste le corridor avec la Mauritanie pour évacuer son coton
Bamako, 28 fév (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a lancé, vendredi dernier, ses opérations d’évacuation de la fibre de coton via le Port autonome de Nouakchott, en Mauritanie, a constaté sur place l’AMAP. «Aujourd’hui, le premier convoi de 53 camions va transporter 1.600 balles de fibre de coton vers Nouakchott. Le Mali doit transformer l’embargo en une opportunité car certains ont voulu nous asphyxier. On va repartir notre fret sur l’ensemble des ports de la Guinée, de la Mauritanie et de l’Algérie», a déclaré le ministre du Développement rural, Modibo Keita. Le départ de 53 camions de coton fibre a été donné à Kati, près de Bamako, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Développement rural, Modibo Keita, accompagné du président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, du président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, le maire de Kati, Yoro Ouologuem, les autorités traditionnelles et coutumières de la ville garnison et des syndicats de chauffeurs. Au regard du contexte actuel, marqué par la fermeture des frontières des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ces deux ports constituent, d’une part, un véritable moyen de désengorgement des usines d’égrenage de la CMDT et, d’autre part, une assurance pour le respect strict des clauses relatives aux délais des contrats signés avec les clients. « C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens », a assuré le président du CMTR, Youssouf Traoré. Il a rappelé que les initiatives de dialogue commencées, il y a déjà quelques années. n’avaient pas abouti. «Dorénavant, on ne va plus mettre nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations», a-t-il insisté, à la satisfaction des chauffeurs. Daouda Traoré est un l’un des routiers qui se rendent aujourd’hui (vendredi) en Mauritanie. Il procède à une dernière inspection de son camion. «Nous connaissons très bien la route Mali-Mauritanie. Bien qu’elle soit plus petite et plus longue que les autres voies, elle est praticable», soutient le cinquantenaire. Quant à Inza Traoré, la trentaine, il est à son premier voyage sur cet axe. «Il ressort des échanges avec nos aînés qu’ils font face à des tracasseries routières de la part de certains agents de sécurité mauritanienne», confesse-t-il. Leurs responsables ont assuré avoir discuté de cette question avec les autorités mauritaniennes. C’est dans la perspective de la diversification de ses ports de sortie et à cause de l’augmentation importante de sa production que la CMDT a dépêché une mission conjointe CMDT/CMTR de prospection aux ports de Conakry et de Nouakchott. L’objectif de cette mision était d’évaluer les potentialités et opportunités de es sites pour le transit du coton fibre malien. Il est ressorti des conclusions de la mission la possibilité d’exporter via ces deux ports 60.000 tonnes de fibre de la production 2021/2022. OS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 25 février 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 25 février 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction Citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale de la Construction citoyenne. La Politique nationale de la citoyenneté et du civisme adoptée par le Gouvernement prévoit la création d’une direction en charge de la construction citoyenne pour lutter contre l’effritement moral de notre société et l’accroissement de l’incivisme, des incivilités et des actes violents. Les projets de texte adoptés créent la Direction générale de la Construction citoyenne pour assurer l’élaboration des éléments de la politique nationale en matière de construction citoyenne, de veiller à son exécution et d’assurer la coordination des services et organismes publics et privés qui concourent à sa mise en œuvre. Sa création contribuera entre autres : – à renforcer de la culture de la citoyenneté ; – à favoriser l’émergence de citoyens pétris de valeurs et engagés pour l’édification d’un Mali uni, en paix et prospère dans le concert des nations ; – à consolider des valeurs, notamment le respect des us et coutumes et les pratiques positives maliennes qui ont forgé la grandeur du Mali d’antan ; – à promouvoir les attitudes et comportements propices du développement socioéconomique et culturel du pays. 2. Sur le rapport du ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Ressources humaines du secteur de la Jeunesse, de l’Emploi, des Sports et de la Culture. La Direction des Ressources humaines du Secteur de la Jeunesse, de l’Emploi, des Sports et de la Culture a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans le domaine de la gestion et du développement des ressources humaines pour les ministères en charge : – de la Jeunesse, des Sports, de l’instruction civique et de la Construction citoyenne ; – de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle ; – de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. L’adoption du présent projet de décret vise à doter, pour les cinq prochaines années, la Direction des Ressources humaines du Secteur de la Jeunesse, de l’Emploi, des Sports et de la Culture, en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Washington D-C (Etats-Unis d’Amérique) : Monsieur Sékou BERTHE, Professeur de l’Enseignement Supérieur. – Ambassadeur du Mali à Tokyo (Japon) : Madame Nina WALET INTALLOU, Juriste. – Attaché de Défense près de l’Ambassade du Mali à Moscou : Colonel Moutian dit Léon KONE. – Attaché de Défense près de l’Ambassade du Mali à Addis-Abeba : Lieutenant-colonel El Hadji Belco DIALLO. – Attaché de Défense près de l’Ambassade du Mali à Ouagadougou : Colonel-major Abdoulaye SIDIBE. – Attaché de Défense près de l’Ambassade du Mali à Niamey : Colonel-major Rhissa Ag SIDI MOHAMED. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 25 février 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national
Mali : Le chef de l’Etat reçoit au palais de Koulouba des ex-otages militaires après leur libération
Bamako, 25 fév (AMAP) Dix-sept éléments des Forces armées maliennes (FAMa) et un civil retenus en otages par des Groupes armés terroristes (GAT) ont recouvré la liberté et ont été reçus au palais de Koulouba, vendredi, en début de soirée, par le chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta. « Les anciens otages dont certains étaient en captivité depuis 2019 ont été libérés grâce aux efforts inlassables des autorités de la transition », indique un communiqué de la présidence vendredi. A l’issue de la rencontre, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, qui les accompagnait, a indiqué que ce « jour est heureux et synonyme d’espoir » à cause de cette libération grâce aux efforts conjugués des forces de défense et de sécurité. Selon le colonel Camara, « ce sont des militaires qui se battent au quotidien au prix de leur vie, de leur santé et de leur liberté pour sécuriser la population et préserver l’intégrité du territoire national ». « Pour cela dit-il, en retour, il est normal que l’Etat fasse tout pour les soulager et libérer tous les otages qui ont été pris par des groupes armés terroristes ». « Ce sont les instructions données par le président de la Transition qui a demandé de tout faire pour libérer tous les otages maliens ou étrangers sur le territoire national », a souligné le ministre Sadio Camara. Il a ajouté que certains de ces militaires ont été enlevés et détenus par des GAT dans le Centre et d’autres dans les Régions du Nord du Mali. Le colonel Sadio Camara a demandé à ceux qui sont toujours retenus otages « de tenir bon car l’Etat malien n’abandonnera jamais ses fils. Et l’Armée malienne n’abandonnera jamais ses frères d’armes ». Il a annoncé que les opérations sont menées et les services travaillent pour obtenir, dans les meilleurs délais, la libération de ceux qui sont encore en captivité .« Sur instruction du chef de l’État, des efforts sont en cours pour libérer tous les otages sur le territoire malien », souligne la présidence. Le chef de l’État a salué « les efforts des forces de défense et de sécurité ainsi que ceux de toutes les personnes de bonne volonté qui ont concouru à leur libération ». Les ex-otages ont été reçus par le chef de l’Etat en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, et du directeur général de l’Agence nationale de la sécurité d’Etat (ANSE), le colonel Modibo Koné. DD/MD (AMAP)

