Présence des juifs dans le septentrion du Mali : La communauté des Ida Houssak, la treizième tribu d’Israël ?

Par Dr Ibrahim MAÏGA ibrahimmaiga@yahoo.fr Bamako, 11 mar (AMAP) La structuration de la population, la composition de la nation malienne sont connues. Elles sont même la force de cette vieille nation dont la culture de la tolérance est portée par une intense production scientifique, artistique et littéraire.  Dans cette série, nous traitons de la présence des « Ida Houssak », la composante juive au sein de la grande Confédération des Oulliminden. Les « Ida Houssak » seraient une descendance du Prophète Issac, donc d’origine israélite. Certains ont même conclu qu’ils seraient la treizième tribu d’Israël ! De l’Orient via l’Ethiopie ou l’Egypte, d’Espagne ou du Portugal, du Sahara, et plus récemment encore à travers le commerce syro-libanais et la colonisation française, d’importants matériaux sont à la disposition des chercheurs. Pour ce qui est précisément de l’arc de cercle qui va de Kidal à Ansongo et Ménaka, nous mettons la lumière sur  la communauté des « Ida Houssak », peuple vivant au sein de la grande confédération des touaregs Oulliminden sans en faire partie véritablement.  La présence des « Ida Houssak » au sein des touaregs a été documentée initialement à travers les écrits de certains officiers français qui ont « pacifié » le cercle de Ménaka après les tragiques évènements de 1916 à Anderamboukane, la mare fatidique. Le capitaine Bretaudeau, un officier des affaires musulmanes de l’armée française, dont le souvenir reste toujours vivace dans la région, a évoqué les « Ida Houssak » en tant que communauté distincte disposant de sa propre langue. Mais très prudent, le capitaine Bretaudeau a émis une hypothèse de travail. Sans se lancer dans de grands développements, il  pensait qu’il était fort probable que cette communauté soit issue d’un courant migratoire en plusieurs étapes à partir du Sahara. Cette prudence est justifiée comme on le verra dans les publications suivantes. Edmond Bernus, dans son phénoménal travail sur les touaregs, a pu collecter des versions orales qui feraient des forgerons touaregs des éléments venus d’Israël, à partir du Maroc. (Bernus E. Touaregs, chronique de l’Azawak, Ed. Plume, 1991, p. 11). Les forgerons dont il parle ont la particularité d’être orfèvres. Le Père de la Foucauld et Henry Lhote ont fait le même constat que Bernus. Ils ajoutent que les « Dawsak » sont réputés pour leur grande maîtrise de l’élevage. André Chaventré a aussi travaillé sur les « Ida Houssak ». Il a publié les résultats de ses recherches dans « évolution anthropo-biologique d’une population touareg ; les kel Kummer et leurs apparentés ». (Institut national d’études démographiques, Travaux et Documents, Cahier n°103, Presses Universitaires de France, 1983).  Chaventré commence par reconnaître l’originalité de cette communauté chez les touaregs de l’Azawakh. Il parle d’un « isolat » et en distingue deux fractions principales : les Anakaten et les Ibaghaniaten. Les Anakaten se retrouvent à Talataye, (Ansongo) et les Ibaghaniaten dans la sous-préfecture de Tchintabaraden au Niger. Sur leurs origines, Chevantré reprend les versions orales les plus confirmées. Certains pensent que les « Ida Houssak » seraient « les descendants de juifs maghrébins et sahariens chassés vers le sud par l’invasion hilalienne, d’où leur nom de Dawsahak qui serait la déformation de Ida ou Isaac ». D’autres pensent que les « Ida Houssak » « auraient pour ancêtre Hayta, un des fils du prophète qui serait venu du Tafilalet ». A ces deux versions, s’ajoute une troisième selon laquelle « Ida Houssak » « aurait  une origine commune avec les Djerma, leur ancêtre Bramait étant le frère du père de ces derniers ». A l’appui de cette version, le fait que le vocabulaire des « Ida Houssak » est principalement emprunté au Songhoy et le fait aussi que les « Ida Houssak » et les Songhoy ont toujours été en bonne entente. Cette version a été soutenue par l’historien nigérien Boubou Hamma.  Chaventré continue : « Les Dawsak sont blancs, beaucoup plus clairs en général que tous les autres habitants de la zone sahélienne  Imajeghan et Imghad compris. Il n’est pas rare de trouver chez eux des sujets blonds ou roux avec des yeux verts ou bleus…Les Dawsak, si l’on se réfère à d’autres critères, sont tout aussi dissemblables des autres « Touareg » avec lesquels on les a confondus et on les confond encore ».  L’auteur peut alors s’appuyer sur une analyse génétique pour soutenir la particularité des « Ida Houssak », à travers les résultats d’une analyse de sang. « En 1977, nous avons pour la première fois étendu aux Dawsak et aux Iklan, les études hématologiques pratiquées jusqu’ici chez les Imajhgen. Nous avons constaté en étudiant deux marqueurs bien définis : l’hémoglobine et la G6PD, que les Dawsak se différenciaient très nettement des autres groupes avec lesquels ils vivent en complète symbiose », fait-il observer. Chaventré s’est, aussi, intéressé à la richesse de cette communauté : «  Sur le plan économique, les Dawsak sont les éléments les plus intéressants de la Confédération. Remarquables bergers, ne ménageant jamais leur peine quand il s’agit de bétail, ils ont pu passer la période de la sècheresse qui vient de s’achever avec des pertes relativement moins importantes que les autres catégories sociales. Depuis, et c’est logique, leur cheptel augmente proportionnellement beaucoup plus que celui des autres groupes, ce qui fait actuellement des Dawsak les hommes les plus riches de tout l’Azawakh avec tout ce que cela implique : considération accrue des autorités administratives, poids beaucoup plus important dans les coopératives, assemblées régionales, instances politiques locales… ». Aujourd’hui encore, les « Dawsak » constituent une communauté à part quand bien même ils sont sous la coupe de l’Amenokal des Oulliminden. Les Français ont rapidement fait ce constat avant de finir avec l’implantation de l’administration. Elle a ainsi ouvert, pour le profit des enfants « Dawsak » et les enfants des autres communautés, l’une des premières écoles nomades à Talatay, dans le cercle d’Ansongo dans les années 1950. Pour conclure, un retour à Edmond Bernus est nécessaire. Dans son ouvrage déjà évoqué, il a insisté sur la qualité et

Lutte contre le terrorisme : L’armée poursuit la traque des terroristes 

Bamako, 11 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) continuent de détruire les sanctuaires terroristes dans le cadre du plan Maliko et de l’opération spéciale Kélétigui au cours desquels plusieurs actions majeures ont été menées, depuis le début du mois, par les soldats maliens contre un ennemi en débandade qui tente de se réorganiser, annonce l’état-major général des Armées  . Dans un communiqué en date du mercredi dernier, l’état-major général des Armées indique que sur le théâtre-Est de l’opération Maliko, les FAMa ont exploité et consolidé les acquis de la réaction vigoureuse contre l’attaque de l’emprise de N’Tahaka, sur l’axe Gao-Gossi (Nord).  De même que « les leçons apprises des tirs de six obus essuyés par le camp FAMa-Takuba-Minusma de Ménaka le 07 mars 2022 avec la précision des indices sur d’éventuelles complicités. »  « Sur le théâtre Centre de l’opération, dans la Région de Ségou, poursuit le communiqué, les reconnaissances offensives de fouilles ont été conduites dans la forêt de Ouagadou, zone refuge des terroristes, avec un focus sur la zone des puits N. » Au cours de ces reconnaissances, « un véhicule suspect, parmi les quatre en fuite, a été immobilisé par des tirs de sommation aux environs du puits de Cheick Ahmed. Les cinq occupants, dont deux blessés pris en charge par les FAMa, ont été remis au chef de tribu de la source d’eau», explique la source miliaire. La même unité FAMa a réagi à une embuscade dans la forêt de Ouagadou avec un bilan de 18 terroristes neutralisés, cinq AK-47, autant de fusils, un lance-roquette antichar (Lrac), un lit picot, cinq motos récupérés et quatre Engins explosifs improvisés (EEI) détruits.  Par ailleurs, dans le secteur de Niono, (Centre) une unité FAMa a désarmé des chasseurs en possession de huit PM. Dans les Régions de Mopti et de Bandiagara, (Centre) « cinq terroristes poseurs d’EEI ont été neutralisés et six EEI détruits:, ajoute le communiqué. Également, une mission d’appui embarquée par hélicoptère pour une opération sur une position ennemie dans la localité de Kargué, à une trentaine de kilomètres de Sevaré, a neutralisé une vingtaine de terroristes sur des motos et en embuscade contre une patrouille de l’Armée.   En outre, une reconnaissance offensive dans les zones de Pissa et Baye, dans le Cercle de Bankass (Centre), a permis de récupérer 66 fusils de chasse, 10 pistolets automatiques, six AK-47 et une quantité importante de munitions en vrac. L’opération a, également, abouti à la récupération de trois AK-47, six carabines, cinq motos, cinq bidons remplis de salpêtre, du matériel de fabrication d’EEI détruit, deux radios de longue portée et 10 mortiers artisanaux, précise la note.  Le communiqué de l’état-major ajoute que dans la Région de Koutiala, (Sud), les reconnaissances offensives ont été effectuées dans les forêts de Boura et de Mahou. La patrouille a interpellé et remis à la gendarmerie un suspect terroriste lors de la reconnaissance offensive à Boura. Dans les Régions de Sikasso, Bougouni (Sud) et Koulikoro, les priorités ont porté sur la précision des renseignements ayant permis de localiser des complices terroristes. «Des dispositions sont en cours pour les mettre hors d’état de nuire », annonce l’état-major. Il rassure les populations que les FAMa resteront fidèles à leurs missions régaliennes de protection de personnes, des biens et de sauvegarde de l’intégrité de l’ensemble du territoire national. AT/MD (AMAP) 

Diéma : Une encombrante « pierre précieuse » 

Diéma, 11 mar (AMAP) Un ressortissant de Diéma (Ouest), d’une soixantaine d’années, cultivateur de son état, père d’une nombreuse famille, est en possession, depuis environ trois ans, d’une « pierre précieuse », dont personne dans le milieu ne connaît la nature. La pierre a la forme ronde, d’un poids estimé à 500 grammes, de couleur noir d’ébène et est parsemée de petites points jaune or que Gabougou Magassa dit avoir ramassée quand il se promenait au bord d’un bras de rivière non loin des habitations. La pièce est magnifique. Elle s’allume sous l’action de la lumière ou des rayons solaires et devient bleuâtre à l’intérieur et éblouissante. Toutes les personnes contactées ont avoué ne pas connaître la nature de cette pierre que son détenteur a pris soin de conserver dans une pochette en tissu, qu’il porte, en permanence sur lui, « pour échapper, disait-il, aux arnaqueurs ». A l’époque de la trouvaille, Magassa s’est rendu à Bamako pour présenter la pierre précieuse à une société aurifère italienne qui n’a pas intéressée, après analyse. Gabougou Magassa est aujourd’hui dans l’embarras : il ne peut pas jeter sa « pierre précieuse », par crainte de perdre une possible chance de s’enrichir. Il ne peut pas, non plus, continuer à la garder éternellement, sinon il n’aura jamais l’esprit tranquille. Il avait pris la décision d’aller voir le Premier ministre, pour lui présenter sa découverte, mais, après, il a changé d’avis.  A qui s’adresser, finalement, pour valoriser sa « pierre précieuse », afin qu’elle lui rapporte « beaucoup d’argent » ? Faut-il aller voir le Ministre des Mines avec la pierre p ? Voilà des questions qui taraudent l’esprit de notre bonhomme, ces derniers temps.   En attendant de vendre sa « pierre précieuse » qu’il considère comme du vrai diamant, Gabougou Magassa, ne sait plus à quel Saint se vouer.  OB/MD (AMAP)

Coopération Mali-UNICEF : Tenue d’un atelier de validation du plan de Travail Roulant(PTR) 2022-2023 à Nioro

Nioro, 11 mars (AMAP) Un atelier de validation du plan de Travail Roulant(PTR) Mali – UNICEF 2022-2023 s’est tenu jeudi à Nioro, sous la présidence du Gouverneur de Région, le Colonel Major Aly ANNAJI, a constaté l’AMAP. L’objectif principal de l’atelier était la validation du Plan de Travail Roulant (PTR) 2022-2023 de l’UNICEF à Nioro avec l’ensemble des partenaires de mise en œuvre. De manadière spécifique, il s’agissait de présenter le PTR 2022-2023 par pilier, de valider et de signer le PTR de Nioro par le Gouverneur. Cette rencontre fait partie du dispositif de gestion du programme de coopération Mali/Unicef 2020-2024. Le plan de Travail Roulant (PTR) 2022-2023 s’inscrit en droite ligne avec l’opérationnalisation du programme de coopération Mali-Unicef 2020-2024. Ces plans (régionaux et National) consolident les activités à mettre en œuvre au sein de chaque composante du programme, en précisant le cadre de mesure des résultats (indicateurs et cibles), les parties prenantes engagées et les budgets affilies, ainsi que les responsabilités pour l’exécution des activités convenues. Une procédure harmonisée a été mise en place au niveau global afin de fixer les exigences minimales pour l’élaboration, l’examen et l’approbation des PTR en tant qu’outil de gestion clé pour atteindre les résultats décrits dans le Document de Programme de Pays (CPD) et les Notes de Stratégie de Programme (PSN). Les activités proposées seront strictement en lien avec les outputs définis dans les CPD ainsi que le PIBD Code de Vision. Les plans de travail seront roulants (PTR) couvrant les années 2022-2023. Elle contribue à consolider le partenariat dynamique et constructif avec tous les acteurs dans la recherche des meilleures solutions consensuelles à la mise en œuvre du programme en vue d’un changement durable dans la situation des enfants et femmes de la région de Nioro. Trois heures durant, les participants composés d’Elus, de Chefs de services techniques et de représentants d’Organisations de la société civile ont fait   l’état des lieux des activités planifiées par secteur à travers des débats francs et courtois. Pour le Gouverneur de la Région de Nioro le Colonel Major Aly ANNAJI, les résultats des constituent d’ores et déjà de réels espoirs en matière d’accès à des services de santé, d’éducation et de protection de qualité pour les populations des localités concernées. Il dira aussi que l’occasion est tout à fait idoine, pour adresser ses vives félicitations, au nom des autorités de la région, à l’Equipe de l’UNICEF, non seulement pour la qualité de ses prestations, mais aussi, pour la patience et la courtoisie avec lesquelles elle a collaboré avec tous les acteurs impliqués. Pour terminer, il a exprimé la reconnaissance de l’ensemble des populations de la région et souhaité longue vie à la coopération Mali-UNICEF. Il engage ses collaborateurs et les Chefs de Services Régionaux à ne ménager aucun effort pour la mise en œuvre du Plan de Travail Roulant (PTR) dans la région de Nioro. L’occasion était aussi opportune pour le Chef de zone UNICEF Kayes, Kita et Nioro de saluer les participants d’avoir répondu à l’invitation avant de souligner que l’UNICEF dans sa démarche d’inclusion a décidé la validation de ce Plan de Travail Roulant dans la région de Nioro pour permettre à tous les partenaires de connaitre les activités planifiées, le cout et le temps pour une meilleure facilitation dans la mise en œuvre et de demander l’accompagnement des autorités de la région. Les travaux ont pris fin par la signature des documents par le premier responsable de l’exécutif régional.  MD/KM (AMAP)

La gomme arabique : Un créneau porteur 

Par Cheik Amadou DIA Bamako, 19 mar (AMAP) Dans le vaste entrepôt situé en Zone industrielle de Bamako, l’usine de bois de la Société de gestion forestière Abdoulaye Halidou Cissé (SGF-AHC) était autrefois animée par le bruit assourdissant des scies électriques utilisées pour la transformation du bois d’œuvre destiné à l’exportation. Aujourd’hui, dans la cour de cette gigantesque infrastructure, on n’entend plus que le bourdonnement harmonieux de l’activité de tri et de conditionnement de la gomme arabique. De petites mains ingénieuses de femmes et de jeunes filles, une soixantaine à notre passage, assisses sous des hangars, nettoient, trient et tamisent des tas de gomme arabique entassés devant elles. Dans une ambiance de fourmilière.  Chaque jour, depuis plus d’un an, ces dames du quartier abritant le site et ses environs, viennent y travailler pour gagner leur pain quotidien. Toutes des ménagères ou mères célibataires démunies. Aminata Traoré est l’une de ces journalières travaillant à l’usine. Elle nous approche avec un grand sourire sur les lèvres. «Quand je commençais le travail ici, je n’arrivais même pas à m’acheter un bonbon», confie-t-elle. Grâce à cette activité, Aminata gagne 2.000 Fcfa par jour, soit un salaire mensuel d’environ 60.000 Fcfa. Mariée, la mère de trois enfants arrive ainsi à aider son conjoint (travailleur journalier) dans l’entretien de sa famille. Coiffé d’une casquette de couleur blanche, un tablier imprimé de l’arbre d’acacia en survêtement, Bakary Sidibé est le chef du volet gomme arabique de la SGF-AHC. Au milieu de ses poulains, ce détenteur d’un Master en agro-économie est enthousiaste quand il nous explique l’organisation du travail au sein de son entreprise. DE TOUT SEXE ET DE TOUT AGE – Si les dernières activités avant le conditionnement du produit se font sur place à l’usine, la chaîne commence à des centaines de kilomètres de Bamako, sur les terres arides de la première Région, Kayes. Nous nous sommes transportés sur les milliers d’hectares qu’exploite la SGF-AHC dans les Communes rurales de Toukoto, Sourasan, Oualéa, Sefeto Ouest (Cercle de Kita). Dans les champs d’acacias (arbre qui produit la gomme arabique) étendus à perte de vue, l’on aperçoit hommes et femmes de tout âge. Ils collectent le précieux produit.  «Nous sommes une entreprise à la fois commerciale et solidaire», déclare le coordinateur général de la SGF-AHC. Selon Adama Coulibaly, sa société est résolument engagée dans la lutte contre la pauvreté tout en œuvrant pour la protection de l’environnement. C’est pourquoi, elle privilégie l’emploi local. Tous ceux qui travaillent ici sont de la localité », indique-t-il.  « Auparavant, avec l’exploitation du bois d’œuvre, on employait peu de main d’œuvre locale, car ce secteur nécessite une main-d’œuvre qualifiée », souligne le manager. En décidant de sortir du «tout bois», la société constate qu’elle peut utiliser de la main-d’œuvre locale et peu qualifiée. Ainsi, elle forme ses employés aux techniques simples de collecte de la gomme arabique sans grande difficulté. « Cela permet de créer de «l’emploi vert» au niveau local, tout en détournant les populations rurales de la coupe du bois et de la production du charbon de bois qui étaient leurs principales activités de subsistance, estime Adama Coulibaly.  Avec la promotion de la filière des produits non ligneux dans ses activités d’exploitation des ressources forestières, la SGF-AHC entend mettre en œuvre une vraie approche de développement préservant durablement nos forêts. Dans cette dynamique, elle travaille avec les coopératives villageoises, les autorités communales des zones d’intervention, les coopératives des exploitants forestiers et les services techniques de l’État, à travers la direction nationale des eaux et forêts. REVENUS – La société a, à ce propos, créé des jardins botaniques de proximité dans les communes concernées par son domaine d’exploitation. Le but étant d’initier les coopératives villageoises à la production de plants en pépinière. Elle a réalisé des parcelles de reboisement et emploie des ressources humaines qualifiées avec le recrutement d’agents de suivi de plan d’aménagement et de gestion.  Toute chose qui permettra une meilleure application des technologies de défense et de restauration du périmètre d’exploitation. Tout ceci combiné avec un développement socio-économique au profit des populations riveraines. Ainsi, la société appuie dans ses zones d’intervention, les activités génératrices de revenus (AGR) telles que le maraîchage. Elle participe également à la réalisation des infrastructures de base (centres de santé, écoles, etc.) et leur équipement. De l’usine de bois du Mali, créée en 1968 sous le régime du président Modibo Keïta et, inaugurée en 1969 par le président Moussa Traoré, la SGF-AHC est issue d’un processus de privatisation enclenché en 1990 sous le nom : Entreprise «Faguibine». C’est en 2006 qu’elle prendra le nom de Général industrie de bois (GIB) avant de devenir la SGF en 2014. Leader de la gestion forestière au Mali, elle s’est fixée comme objectifs, la gestion durable des ressources forestières, l’organisation et la planification des travaux de valorisation des ressources forestières dans notre pays.  Conformément à la loi n°10-028 du 12 juillet 2010, portant règlementation de l’exploitation des produits dans le domaine forestier national, la société élabore des plans d’aménagements, réalise des travaux de restauration, soutient les services techniques de l’État et anime des campagnes d’informations et de sensibilisation des populations rurales sur les bonnes pratiques de gestion. Un bel exemple qui mérite d’être répliqué par ses pairs, dans un contexte de lutte contre la déforestation. CAD (AMAP)

Incident Mali-Mauritanie : Une mission de haut niveau se rendra à Nouakchott

Bamako, 10 mar (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta a « décidé d’envoyer une mission de haut niveau à Nouakchott, dans les plus brefs délais,, annonce un communiqué, mercredi 9 mars. Cette mission est destinée à « engager des actions vigoureuses pour raffermir davantage la fraternité et la coopération entre nos pays notamment dans le domaine de la gestion de nos frontières communes, de la défense et de la sécurité des personnes et des biens », précise la même source. Ce communiqué du gouvernement malien intervient après la convocation, le lundi 07 mars 2022, de l’ambassadeur du Mali, au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, pour lui signifier « l’assassinat de citoyens mauritaniens survenu sur le territoire malien, vers notre frontière commune ». Le colonel Assailli Goïta, à la suite de cet incident, a échangé avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. À l’issue de cet entretien, le chef de l’État « a instruit d’ouvrir une enquête pour élucider la situation », précise le communiqué. Le gouvernement malien a aussi adressé au gouvernement et au peuple mauritaniens, ainsi qu’aux familles des disparus, « sa profonde compassion et ses condoléances les plus émues en cette circonstance particulièrement douloureuse ». Bamako a condamné « énergiquement ces actes criminels destinés à porter atteinte à l’excellente qualité des relations entre nos deux pays » et  « trouve, une fois de plus, troublant la survenance de ce genre d’incident malheureux ». À un « moment où ce pays frère et ami, la République Islamique de la Mauritanie apporte son soutien particulièrement pour l’approvisionnement normal des populations maliennes qui subissent les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA », indique le communiqué. Cependant, le gouvernement « souligne qu’à ce stade, aucune preuve ne met en cause les Forces armées maliennes (FAMa) qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans leur lutte contre le terrorisme ». « En outre, les autorités maliennes ne ménageront aucun effort pour rechercher et retrouver les coupables de ces crimes odieux pour les traduire devant les juridictions compétentes », assure le communiqué. Tout en soulignant « les liens séculaires d’amitié et de fraternité qui ont toujours unis nos deux Peuples »,  le gouvernement du Mali remercie celui de la Mauritanie « pour son accompagnement multiforme et surtout sa solidarité agissante à l’ endroit de la République sœur ». MT/MD (AMAP) 

Mali-Mauritanie : Bientôt une mission de haut niveau à Nouakchott après un incident

Le gouvernement a été informé de la convocation de l’Ambassadeur du Mali en Mauritanie, le 08 mars 2022, au ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, annonce mercredi 9 mars un communiqué du gouvernement. Au cours de cette convocation, il a été signifié à l’Ambassadeur, « l’assassinat de citoyens mauritaniens survenu sur le territoire malien, vers notre frontière commune ». À la suite d’un incident, informe le communiqué, le Président de la Transition, colonel Assimi Goïta a échangé avec son homologue de mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. À l’issue de cet entretien, le chef de l’État « a instruit d’ouvrir une enquête pour élucider la situation », précise le communiqué. Le président de la Transition a également « décidé d’envoyer une mission de haut niveau à Nouakchott, dans les plus brefs délais, afin d’engager des actions vigoureuses pour raffermir davantage la fraternité et la coopération entre nos pays notamment dans le domaine de la gestion de nos frontières communes, de la défense et de la sécurité des personnes et des biens ». Le gouvernement a aussi adressé au gouvernement et au Peuple mauritaniens, ainsi qu’aux familles des disparus, « sa profonde compassion et ses condoléances les plus émues en circonstance particulièrement douloureuse ». Le gouvernement a condamné « énergiquement ces actes criminels destinés à porter atteinte à l’excellente qualité des relations entre nos deux pays » et « trouve, une fois de plus, troublant la survenance de ce genre d’incident malheureux ». À un « moment où ce pays frère et ami, la République Islamique de la Mauritanie apporte son soutien particulièrement pour l’approvisionnement normal des populations maliennes qui subissent les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA », indique le communiqué. Le gouvernement « souligne qu’à ce stade, aucune preuve ne met en cause les Forces Armées Maliennes (FAMA) qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans leur lutte contre le terrorisme ». « En outre, les autorités maliennes ne ménageront aucun effort pour rechercher et retrouver les coupables de ces crimes odieux pour les traduire devant les juridictions compétentes », assure le communiqué. Tout en soulignant « les liens séculaires d’amitié et de fraternité qui ont toujours unis nos deux Peuples », le gouvernement du Mali remercie celui de la Mauritanie « pour son accompagnement multiforme et surtout sa solidarité agissante à l’ endroit de la République sœur ».

Mali-Canada : Plus de 11 milliards de fcfa pour deux projets

Bamako, 19 mar (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et le chef de la Coopération du Canada au Mali, François Picard, ont signé, mercredi, au département des Affaires étrangères, deux protocoles d’entente relatifs à la réalisation du projet «Appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres au Mali» et du projet «Appui à la justice et à la  paix». D’un budget de 4,4 milliards de Fcfa, le projet «Appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres au Mali» (LUCEG sera mis en œuvre par l’École nationale d’administration publique du Canada (ENAP) sur 5 ans. Il vise à renforcer le pouvoir des femmes et des filles face aux pratiques discriminatoires et de corruptions contribuant aux injustices et aux inégalités de genre dans la société malienne.  Ce projet permettra, aussi, d’améliorer les capacités des organismes de la société civile en vue d’une meilleure prise en compte de l’égalité des genres, de l’équité en plus de la représentation des femmes et des filles dans la lutte contre la corruption. Mais, aussi, de renforcer les capacités des institutions pertinentes pour contribuer à la prévention de la corruption. Le projet LUCEG a deux composantes interdépendantes. La première consiste à renforcer les capacités organisationnelles (matérielles, logistiques, techniques et financières) d’une dizaine d’organisations de la société civile et d’associations féminines spécialisées dans la défense des droits des femmes et des filles. Tout comme la promotion de l’égalité des genres ainsi que dans la lutte contre la corruption à Bamako et dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Sikasso (Sud), Ségou , Mopti (Centre) et Gao (Nord).  500.000 BÉNÉFICIAIRES DIRECTS – L’autre composante du projet LUCEG sera mise en œuvre à travers un partenariat avec l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). L’objectif de ce partenariat est d’améliorer l’efficacité de l’OCLEI  dans la lutte contre la corruption à Bamako et dans les régions. Le projet «Appui à la justice et à la  paix» (JUPAX) est réalisé par Avocats sans frontières Canada (ASFC). Il vise à renforcer les capacités des femmes, filles et autres personnes en situation de vulnérabilité (PSV) dans une perspective d’accès à la justice. Ce, afin de défendre et faire respecter leurs droits humains, de lutter contre l’impunité et la corruption, de participer à la réconciliation nationale, au processus de construction et de consolidation de la paix dans notre pays.  Le JUPAX prévoit de toucher plusieurs groupes de bénéficiaires. En particulier, les femmes et filles pour atteindre, approximativement, 500.000 bénéficiaires directs dans le District de Bamako et les Régions de Mopti, Ségou (Centre), Tombouctou, Gao et Kidal (Nord).   D’une durée de 5 ans et pour un budget de plus de 7 milliards de Fcfa, le JUPAX s’inscrit dans un contexte marqué par une crise multiforme qui a débuté en 2012 par un conflit armé dans les Régions du Nord du Mali.  Selon le chef de la Coopération du Canada au Mali, les deux projets se situent dans le cadre de la continuité des efforts du Canada et du Mali à renforcer la société malienne et les institutions autour des questions de lutte contre la corruption et de lutte contre l’impunité.  Après avoir félicité le gouvernement pour l’importance qu’il accorde à l’intégration des femmes dans la refondation, François Picard a soutenu qu’aucun changement réel et important ne peut s’effectuer sans une  présence et une contribution forte des femmes maliennes, à tous les niveaux. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a remercié le Canada avant de rappeler ses appuis constants et soutenus dans les domaines prioritaires. Abdoulaye Diop a noté que la pertinence des projets financés dans le cadre du partenariat exemplaire démontre à suffisance l’engagement et la détermination du partenaire canadien à coller aux préoccupations du gouvernement dans ses efforts tendant à assurer un mieux-être aux populations. «Ils sont, du reste, conformes aux axes prioritaires édictés dans la feuille de route des autorités de la Transition », a-t-il précisé. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres Mahamadou Kassogué (Justice et Droits de l’Homme, Garde des Sceaux), le colonel-major Ismaël Wagué (Réconciliation, Paix et Cohésion nationale) et Mme Wadidié Founè Coulibaly (Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille). OD/MD (AMAP)

Banamba : La gestion des fonds des cantines scolaires au menu

Banamba, 9 mars (AMAP) Une rencontre d’échanges entre administration, collectivités, services techniques et autres acteurs de l’éducation au tour de la problématique de gestion des fonds des cantines scolaires a eu lieu mercredi à la mairie de Banamba sous l’égide du préfet Souleymane Tembely avec à ses côtés le président du conseil de cercle Birama Sissoko, a constaté l’AMAP. Cette rencontre qui a regroupé les sous-préfets auprès des arrondissements, les maires des communes impliquées, le directeur du centre d’animation pédagogique, le percepteur, le délégué du contrôle financier, les présidents du comité de gestion des cantines visait à partager avec ces derniers le contenu d’une correspondance émanant du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation qui a fait un rappel de son instruction sur la gestion des fonds des cantines scolaires par les comités de gestion scolaire. De cette correspondance, il ressort que de graves irrégularités dans la gestion de ces fonds des cantines scolaires ont été constatées, notamment des dépenses exécutées par des maires en rapport avec des services déconcentrés de l’Etat sur les régies de certaines communes pour le compte des écoles à cantine en lieu et place des comités de gestion scolaires (CGS). Ces irrégularités ont été décelées à la suite de constatations faites par une mission de vérification de performance réalisée par le bureau du Vérificateur Général dans une cinquantaine de communes. La présente correspondance nous indique que cette situation découle de la persistance de certains maires et responsables des services déconcentrés de l’Etat à vouloir interpréter différemment les dispositions de l’arrêté interministériel n°2019-3326/MEN-MATD-MEF-SG du 1er octobre 2019 qui précise en son article 6 : « les fonds des cantines scolaires sont transférés aux Collectivités territoriales qui les mandatent au nom des comités de gestion scolaire ». Le même arrêté stipule en son article 7 : « les fonds des cantines scolaires sont gérés par les comités de gestion scolaire » C’est fort de ces constats amers que le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation a instruit aux gouverneurs d’inviter les préfets de leurs ressorts respectifs à prendre des dispositions nécessaires en vue de veiller à l’application stricte des textes régissant les cantines scolaires par les communes de leurs ressorts. En plus de la lettre circulaire, le contenu du texte régissant les modalités de gestion des cantines scolaires et celui fixant le régime de l’alimentation scolaire ont été lus en français et traduits en langue bamanankan pour mieux édifier les acteurs impliqués. Cette rencontre d’échange et d’information donne une opportunité aux acteurs concernés de respecter les textes et corriger les lacunes dans certaines communes s’il y en avait. AT/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 09 mars 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 mars 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.  Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :  –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications.  AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres  a adopté :  a. un projet de décret portant modification du Décret n°2016-0401/P-RM du 09 juin 2016 fixant le cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité.  Le Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité est fixé par le Décret n°2016- 0401/P-RM du 09 juin 2016. Il est composé du Conseil national pour la Réforme du Secteur de la Sécurité, du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité et des Comités consultatifs de Sécurité au niveau régional et local.  Le Conseil national pour la Réforme du Secteur de la Sécurité a pour mission la mise en œuvre de la réforme du Secteur de la Sécurité à travers, notamment :  –  la définition des orientations stratégiques et des priorités nationales en matière de réforme du secteur de la sécurité ; –  la validation des projets de stratégie nationale et de plans à court, moyen et long terme élaborés par le Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité ; –  l’évaluation détaillée du système de défense et de sécurité. Pour plus d’efficacité et d’efficience dans la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, il est apparu nécessaire de changer l’ancrage institutionnel du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité. Le projet de décret adopté rattache le Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité au Ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Ce changement d’ancrage institutionnel permettra entre autres : –  d’induire plus de fluidité dans la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de la Sécurité ; –  de faciliter la préparation, l’équipement et l’emploi des forces de sécurité ; –  d’apporter plus de pro-activité dans l’élaboration des règles et dans la gestion des domaines de la sécurité intérieure et de la protection civile ; –  de contribuer à la lutte contre la délinquance, la criminalité et le terrorisme. b. un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de la Réforme du Secteur de la Sécurité et son Plan d’actions 2022-2024.  Le Conseil des Ministres en sa session du 12 janvier 2022 a pris acte de la communication écrite relative à la Stratégie nationale de la Réforme du Secteur de la Sécurité et son Plan d’actions.  L’objectif global de cette stratégie est de contribuer à la mise en place d’institutions de sécurité et de justice efficaces et respectueuses de l’Etat de droit et des droits humains.  De façon spécifique, elle vise entre autres à :  –  promouvoir la gouvernance dans le secteur de la sécurité ; –  renforcer les capacités de l’Etat à répondre aux attentes des populations en matière de défense, de sécurité et de justice ; – restaurer la confiance entre les populations et les institutions de défense, de sécurité et de justice.  Le projet de décret adopté ouvre la voie à la mise en œuvre des actions préconisées dans le Plan d’actions.  2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière de santé.  La Loi n°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des Collectivités territoriales autorise les organes délibérants des Collectivités territoriales à régler par délibérations les affaires de leur ressort territorial en matière de développement économique, social et culturel relevant de leurs compétences.  Le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales des niveaux Commune et Cercle en matière de santé est fixé par le Décret n°02-314/P-RM du 04 juin 2002.  Le présent projet de décret est initié pour prendre en compte les évolutions intervenues dans le domaine de la décentralisation et de la santé, notamment les collectivités Région et le District de Bamako.  Il fixe le détail des compétences de la Commune, du Cercle, de la Région et du District de Bamako en matière de santé et précise l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de la Santé et du Développement social doivent apporter aux collectivités territoriales dans ce cadre.  L’adoption du présent projet de décret permettra aux collectivités territoriales de mener à bien les actions de développement dans le domaine de la santé et du Développement social. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES  Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :  AU TITRE DE LA PRIMATURE  – Contrôleurs au Contrôle Général des Services Publics :  Monsieur Cheick Oumar TRAORE, Administrateur civil ; Monsieur Amadou TOURE, Administrateur civil ; Monsieur Ibrahim BAGNA, Maître-Assistant.  AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS  –  Inspecteur Général des Armées et Services : Général de Brigade Bréhima DIABATE. –  Inspecteur à l’inspection des Armées et Services : Colonel-major Yaya DIALLO.  –  Directeur de la Justice Militaire : Colonel Boubacar MAIGA. –  Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne : Lieutenant-colonel Modibo Naman TRAORE. –  Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Modernisation de l’Administration : Colonel-major Moriba KONE. –  Chef d’Etat-major Adjoint de l’Armée de l’Air : Colonel d’Aviation Mohamed Sékou SYLLA.  AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Au compte de la Cour Suprême : –  Conseillers à la Section Judiciaire : Monsieur Sombé THERA, Magistrat ; Monsieur Idrissa Arizo MAIGA, Magistrat ; Monsieur Ibrahima KONTA, Magistrat ; Monsieur Diakaridia TOURE,