Kangaba : La situation sécuritaire au menu à Minidian
Kangaba, 12 janvier (AMAP) Le comité consultatif de sécurité de la commune rurale de Minidian a récemment tenu une réunion dans la salle de délibération de la mairie sur la situation sécuritaire dans la commune, a constaté l’AMAP. Présidée par le maire de la commune monsieur N’Zié Sinayoko, cette rencontre a été élargie à tous les acteurs impliqués dans la recherche de la paix et de la sécurité dans la commune à savoir, les conseillers communaux, les leaders communautaires, traditionnels et coutumières, les tombolomas, les chasseurs, les jeunes, les femmes, les ONG et les forces de sécurité. Selon le maire, des rumeurs font état de l’arrivée des djihadistes sur la rive gauche du fleuve Niger précisément dans le cercle de Kangaba. Ainsi après le nord et le centre du pays, ces ennemis communs se dirigeraient semble-t-il vers le sud du Mali notamment le sud de Bamako. Mieux vaut prévenir que guérir disait le président du conseil de Cercle, Bakay B. Keïta, lors de cette rencontre. Pour ce faire, les participants venus des 11 villages de la commune ont échangé sur les mesures à prendre dans les villages et hameaux afin d’informer le plus rapidement possible les agents de sécurité. La collaboration avec les forces de sécurité en leur fournissant les renseignements sur toutes les personnes étrangères qui errent entre les villages a été la principale recommandation de la rencontre. Plusieurs autres mesures et recommandations ont été adoptées à savoir, le contrôle permanent au niveau des postes de contrôle et de sécurité, l’interdiction de la traversée nocturne sur le fleuve sauf cas de force majeure, la discrétion des autorités pour les éventuels dénonciateurs, l’augmentation du nombre d’agents de sécurité dans le cercle, la création de comité villageois de sécurité, l’ouverture du commissariat de police, du camp des gardes et de la protection civile tant attendu à Kangaba, la multiplication des postes de sécurité dans le cercle et surtout sur la rive droite du Niger et l’implication de tous dans la lutte contre la prolifération des armes légères. A l’issue de la rencontre, les participants ont recommandé de multiplier de telles rencontres dans les communes du cercle. Pour rappel, le cercle de Kangaba comprend 09 communes et le chef-lieu de commune de la commune rurale de Minidian est la ville de Kangaba. SD/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des Ministres du lundi 10 janvier 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire, le lundi 10 janvier 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Au cours de cette session, le Conseil des Ministres a examiné les conclusions des Sommets extraordinaires de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenus le 09 janvier 2022 à Accra au Ghana. A l’issue de ces sommets, les deux organisations ont décidé de maintenir les sanctions initialement prises à l’encontre de notre pays et des autorités de Transition et d’imposer des sanctions économiques et financières supplémentaires. Face à ces mesures extrêmes prises à l’encontre d’un Etat membre sans littoral et en guerre contre le terrorisme depuis une décennie, qui malgré, tout enregistre des progrès notables dans la sécurisation du territoire et dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel, le Gouvernement de la République Mali : – appelle l’ensemble de la population et de la diaspora à une mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire national, le vendredi 14 janvier 2022 ; – demande aux autorités religieuses et coutumières d’organiser des séances de prières dans tous les édifices de culte ; – décide de l’élaboration d’un plan de riposte pour sauvegarder notre souveraineté et préserver l’intégrité de notre territoire national ; – invite l’ensemble des partenaires sociaux à une trêve afin de faire face aux défis de l’heure ; – félicite les Forces Armées et de Sécurité pour les résultats obtenus dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation du territoire ; – remercie l’ensemble des peuples africains pour leur soutien et leur solidarité. Le Gouvernement appelle la population à rester sereine et rassure que toutes les dispositions seront prises pour faire face aux effets des mesures édictées par la CEDEAO et l’UEMOA. Bamako, le 10 janvier 2022 P/Le Secrétaire général du Gouvernement/P.O La Secrétaire générale Adjointe du Gouvernement Madame KONATE Salimata DIAKITE Chevalier de l’Ordre national
Discours à la Nation du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita
Mes chers compatriotes, Comme vous le savez, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a prononcé hier 9 janvier 2022 des sanctions contre le Mali lors du Sommet d’Accra. La lecture des communiqués de la CEDEAO et de l’UEMOA donne le sentiment que la complexité de la situation du Mali n’a malheureusement pas été prise en compte. Il est regrettable que les efforts des autorités de la transition aient été ignorés. Chers compatriotes, L’heure est au rassemblement de tous les Maliens sans exclusive pour réaffirmer nos positions de principe et défendre notre patrie. Chaque Malienne, chaque Malien où qu’il se trouve, doit se comporter en défenseur des intérêts supérieurs du Mali. Nous mesurons la gravité de la situation. Il revient à chacun de taire les divisions de quelque nature que ce soit et de se retrouver autour de l’essentiel qu’est le Mali, notre patrie. Aussi, j’en appelle à une mobilisation constante et à une résilience face à la situation. Chers compatriotes, nous avons tenu les Assises nationales de la Refondation afin de recenser l’ensemble de vos préoccupations pour bâtir un Mali nouveau. À cette occasion, je m’étais engagé à transmettre à la CEDEAO ses conclusions assorties d’un chronogramme des élections. C’est dans ce cadre que j’ai dépêché une mission interministérielle, le 31 décembre 2021, auprès du Président de la Conférence des Chefs d’État pour expliquer notre démarche. Mes chers compatriotes, L’histoire sociopolitique de notre pays nous a prouvé à maintes reprises qu’il nous fallait impérativement revoir en profondeur notre système afin d’éviter un éternel recommencement. C’est cela que nous avons tenté de faire comprendre aux Chefs d’État de la CEDEAO, car le Mali est un pays pour qui l’intégration africaine vaut la renonciation à une partie de son territoire. Il est donc temps pour nous, chers Maliens de nous retrouver, de nous renforcer afin de pouvoir exister, exister en tant que nation, exister dans toute notre diversité. Mes chers compatriotes, Je vous demande de rester calme et serein, car nous avons fait le choix d’être sincère afin de prendre notre destin en main en forgeant notre propre voie. Gardons à l’esprit que le chemin qui mène au bonheur est une voie dure et très dure. Toutefois, avec courage et dévouement nous allons y arriver. Telle est l’essence de notre hymne national. La CEDEAO et l’UEMOA se sont assumées, nous en feront autant. Nul besoin de procéder à des actions de violences cela n’a jamais caractérisé les maliens que nous sommes. Nous avons espéré qu’avant la conférence extraordinaire de la CEDEAO, un examen minutieux serait fait du chronogramme soumis et une période serait donnée pour discuter sur notre proposition avant de se prononcer. Je dois vous dire que même si nous regrettons le caractère illégitime, illégal et inhumain de certaines décisions, le Mali reste ouvert au dialogue avec la CEDEAO pour trouver un consensus entre les intérêts supérieurs du peuple malien et le respect des principes fondamentaux de l’organisation. Notre engagement pour un retour à l’ordre constitutionnel normal, apaisé et sécurisé n’a jamais failli. Nous appelons la CEDEAO, une fois de plus, à une analyse approfondie de la situation de notre pays en plaçant l’intérêt supérieur de la population malienne au-dessus de toute autre considération. Mes chers compatriotes, j’ai bien conscience des inquiétudes quant aux conséquences de ces mesures, mais je tiens à vous rassurer que des dispositions sont prises pour faire face à ce défi et que les actions d’approvisionnement se poursuivront. Mes chers compatriotes, depuis que nous avons pris nos responsabilités face à notre destinée, nous avons toujours œuvré pour le bien-être de l’ensemble des populations maliennes dans toute leur diversité et nous continuerons à nous y atteler. Malienne, Maliens, je ne saurais terminer sans vous exhorter à davantage de solidarité et de résilience face aux nombreux défis de l’heure. Ensemble nous bâtirons le Mali de demain, Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens, Je vous remercie de votre attention.
Union nationale des Chambres consulaires du Mali : « Le marché est suffisamment approvisionné »
Bamako, 11 janv (AMAP) L’Union nationale des Chambres consulaires du Mali rassure la population malienne que le marché est suffisamment approvisionné en produits de première nécessité. Dans un communiqué, l’Union a fait cette déclaration, lundi, suite aux sanctions économiques et financières prises par les chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à l’encontre du Mali, Elle invite les opérateurs économiques à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de l’approvisionnement régulier à partir des autres corridors qui sont ouverts. L’Union nationale des Chambres consulaires du Mali indique savoir compter « sur l’esprit de civisme et de patriotisme de tous ». Le communiqué est signé par la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), le Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) et le Conseil malien des chargeurs (CMC). MD (AMAP)
Dossier sanctions de la CEDEAO contre le Mali : Torrents d’indignation sur les réseaux sociaux
Par Mohamed TOURE Bamako, 19 janv (AMAP) Indignation, colère mais aussi inquiétudes sur les réseaux sociaux depuis dimanche dernier. Si la toile a accueilli une déferlante de réactions, c’est parce que l’annonce de sanctions « injustes, disproportionnées et illégales» prononcées contre le Mali par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a choqué plus d’un. Lire la suite sur : http://lessor.ml
…Pas de panique au niveau des banques
Bamako, 11 janv (AMAP) Les chefs d’Etat de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pris des sanctions contre le Mali, dont le gel des avoirs maliens au sein de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la fermeture des frontières entre le Mali et les États membres de l’organisation, la suspension des transactions avec Bamako, à l’exception des produits médicaux et des produits de première nécessité. Lire la suite sur : http://lessor.ml DC (AMAP)
Dossier sanctions de la CEDEAO : Les Bamakois entre colère et inquiétude
Bamako, 11 janv (AMAP) Hier, lundi, il était environ 13 heures au Quartier du Fleuve. En cette journée, un peu ensoleillé, Adama Sidibé et Ibrahima Mahamane étaient dans un « grin » (groupe d’amis) sous un fromager, non loin de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le sujet du jour ? Les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali. Lire la suite sur http://lessor.ml BD (AMAP)
Dossier sanctions de la CEDEAO : Les commerçants maliens plus indignés qu’inquiets
Bamako, 11 janv (AMAP) Lundi matin, les sanctions économiques et financières prises à l’encontre du Mali, à l’issue des sommets extraordinaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), tenus le 09 janvier 2022 à Accra, en Ghana, étaient sur toutes les lèvres. Lire la suite sur http://lessor.ml
Air France arrête ses vols sur Bamako
Bamako, 10 janv (AMAP) « Air France » ne transporte pas de passagers vers Bamako ce 10 janvier 2022, a annoncé la compagnie aérienne française. La compagnie confirme qu’elle ne pourra pas assurer la desserte de Bamako, au Mali, ce jour, “en raison de tensions géopolitiques régionales” liées à un embargo décidé par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’information est donnée via les réseaux sociaux par les équipes d’Air France qui disent être « mobilisées pour assister les clients dont les vols sont annulés ». AC/MD (AMAP)
Sanctions de la CEDEAO et l’UEMOA : Le gouvernement dénonce une injustice et annonce des mesures de réciprocité
Bamako, 10 janv (AMAP) Le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, a dénoncé, dimanche soir, comme une injustice, les sanctions économiques et financières prises à l’encontre du Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). A la télévision nationale, en tenue militaire, le ton grave, quelques heures après les sanctions économiques et financières prises contre le Mali par la CEDEAO et l’UEMOA, dimanche 09 janvier 2022, lors d’un double sommet à Accra, au Ghana, le colonel Abdoulaye Maïga, a annoncé des “mesures de réciprocité”, donnant ainsi la réaction du gouvernement par un communiqué. « D’ores et déjà, sur la base de la réciprocité, le Mali décide de rappeler ses ambassadeurs accrédités dans les Etats membres de la CEDEAO et de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec les Etats concernés », a indiqué le porte-parole du gouvernement. Ces annonces de Bamako interviennent en attendant « des mesures nécessaires » que le gouvernement prendra « dans les heures à venir en vue de riposter à ces sanctions malencontreuses », a martelé le colonel Maïga. Le gouvernement « dénonce et rejette » les décisions de la CEDEAO à l’encontre du Mali. Il s’agit de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali, la suspension des transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali. Mais également le gel des avoirs du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO, le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO. Le gouvernement rassure « l’opinion nationale que des dispositions ont été prises pour assurer l’approvisionnement normal du pays par tous les moyens appropriés ». Le communiqué indique, aussi, qu’« au regard des violations répétées des textes, principes et objectifs de ces organisations, le gouvernement du Mali tirera toutes les conséquences et se réserve le droit de réexaminer sa participation à ces entités ». Le gouvernement du Mali a, également, « énergiquement » condamné les « sanctions illégales et illégitimes prises par l’UEMOA et la CEDEAO ». “Ces mesures, note le communiqué, contrastent avec les efforts fournis par le gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la CEDEAO sur le chronogramme des élections au Mali ». Elles émanent d’organisations « pourtant fondées sur la solidarité et l’idéal panafricain, curieusement au moment où les Forces armées maliennes engrangent des résultats spectaculaires dans la lutte contre le terrorisme, ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’une décennie », regrette le gouvernement. Le gouvernement précise que l’embargo décidé par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, “applicable à un Etat souverain constitue une violation manifeste du Traité de l’UEMOA et des statuts de la BCEAO ». En outre, poursuit le communiqué, « le gel des avoirs d’un Etat, des entreprises publiques et parapubliques ne saurait être appliqué par la Banque centrale qui reste un organe indépendant auquel chaque Etat membre a concédé son droit souverain d’émission ». Le gouvernement du Mali regrette aussi que des « organisations sous régionales ouest africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra régionales aux desseins inavoués », note le communiqué. Il déplore « le caractère inhumain de ces mesures qui viennent affecter les populations déjà durement éprouvées par la crise sécuritaire et la crise sanitaire, notamment celle de la COVID-19 ». Le gouvernement invite les populations au calme et à la retenue. Et, « face à toute éventualité de déploiement des forces étrangères contre” le Mali, il appelle les Forces de défense et de sécurité, ainsi que la population, à redoubler de vigilance et à rester mobilisées », souligne le communiqué. Le texte appelle « à la solidarité et à l’accompagnement des pays et institutions amis ». MT/MD (AMAP)

