Koulouba : Le chef de l’Etat malien reçoit la Vice-présidente du Bénin
Bamako, 19 mai (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, mercredi, au palais de Koulouba, la vice-présidente du Bénin, Mme Mariam Chabi Talata Zime, porteuse d’un message du président Patrice Talon malien, au chef de l’Etat malien. À sa sortie d’audience, Mme Mariam Chabi Talata Zime s’est dit satisfaite de sa rencontre avec le président Goïta. «Le chef de l’État a été très sensible au contenu du message qu’il a reçu», a-t-elle déclaré, avant de remercier le président de la Transition, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Kéita, pour la marque de considération et de fraternité à l’endroit de sa délégation. La vice-présidente du Bénin avait été accueillie, mardi dernier, à l’aéroport international président Modibo Keïta-Sénou par le Premier ministre. OD/MD (AMAP)
Une délégation ministérielle à Moscou : Explorer de nouvelles pistes de coopération entre le Mali et la Russie
Envoyé spécial B. TOURÉ Moscou, 19 mai (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, conduit une délégation ministérielle arrivée, mercredi, à Moscou et qui séjournera dans la capitale russe jusqu’à samedi. La délégation est composée des ministres des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, des Mines, de l’Energie et de l’Eau Lamine Seydou Traoré et de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou. La mission de ces quatre membres du gouvernement malien est d’établir des liens de partenariat solides entre les acteurs économiques du Mali et de la Fédération de la Russie et le Mali, Elle « a pour but d’établir une relation politique et économique solide avec la Russie, a expliqué le ministre Diop à son arrivée à Moscou. Les ministres ayant effectué le déplacement dans la capitale russe mettront tout en œuvre pour trouver des solutions à des défis pressants dans le cadre de l’approvisionnement du Mali en hydrocarbures, en intrants agricoles, en produits de consommation notamment le blé, le ciment. Les échanges entre partenaires maliens et russes porteront, aussi, sur les projets d’infrastructures. A ce propos, le Mali peut compter sur l’appui des Russes pour faire de la relance du chemin de fer une réalité. Les contacts ont débuté, dès l’arrivée de la délégation malienne par une rencontre avec le vice-président directeur général de la société russe opérant dans le domaine des chemins de fer. Les deux parties ont manifesté leur intérêt pour un partenariat dans ce domaine. Une nouvelle rencontre est prévue aujourd’hui (Ndlr, jeudi) pour approfondir les discussions techniques afin que la partie russe puisse davantage appréhender les défis qui sont les nôtres dans le secteur ferroviaire et proposer des appuis efficaces. Toujours jeudi, le programme prévoit une rencontre avec le directeur du département de la coopération internationale et du développement de l’exportation des produits du complexe agronomique auprès du ministère de l’Agriculture de la Fédération de Russie. Cette rencontre vise à explorer les opportunités de partenariat dans le domaine agricole. Rappelons que la Russie est un grand producteur agricole et un géant de la production d’engrais chimiques. Le programme prévoit, vendredi, un entretien avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Cette rencontre, qui est le clou de la visite, sera suivie d’un échange avec la presse et d’un déjeuner de travail. Ce sera l’occasion, pour les deux chefs de la diplomatie, de réaffirmer la solidité des relations de coopération entre la Russie et le Mali. Abdoulaye Diop devrait rappeler l’attachement du Mali à affirmer sa souveraineté et à faire prévaloir sa volonté de traiter avec les pays qui respectent ses choix stratégiques. Le partenaire russe a déjà exprimé son soutien à ces aspirations du Mali. Nul doute qu’il le réitèrera et fera connaître les appuis que son pays entend apporter au Mali qui en a fortement besoin aujourd’hui. Le programme de la journée du vendredi prévoit, aussi, un entretien avec le vice-ministre de l’Industrie et du Commerce de la Fédération de Russie. BT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 18 mai 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 mai 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant modification du Décret n°2017-0576/P-RM du 18 juillet 2017 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Etat- major Général des Armées ; b. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction de la Justice Militaire ; c. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction Centrale du Service de Santé des Armées. La restructuration en cours des Forces Armées a révélé l’impérieuse nécessité de relire les textes de création, d’organisation et de fonctionnement de certaines structures, notamment l’Etat-major Général des Armées, la Direction de la Justice Militaire et la Direction Centrale du Service de Santé des Armées. Les projets de texte adoptés visent à corriger les insuffisances décelées dans l’organisation et le fonctionnement de ces structures en apportant des innovations, notamment : – la création de nouvelles structures adaptées pour des besoins opérationnels ; – la redéfinition des missions assignées à la Direction de la Justice Militaire ; – la réorganisation des structures concernées ; – la reformulation de la dénomination de la Direction Centrale des Services de Santé des Armées ; – la prise en compte des prestations de services de la Direction Centrale du Service de Santé des Armées au profit du personnel non militaire. L’adoption de ces textes permet de renforcer le professionnalisme des Forces Armées et de Sécurité afin de mieux répondre aux défis sécuritaires. 2. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant approbation des marchés relatifs à la fourniture de 55 000 tonnes de riz importé en trois lots (lots n°1 et 3 à livrer dans le magasin OPAM de Bamako) et de 20 000 tonnes de riz local en cinq lots (lot n°5 à livrer dans le magasin OPAM de Tombouctou). Le marché du lot n°1 relatif à l’achat de 20 000 tonnes de riz importé à livrer dans le magasin OPAM de Bamako est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société BATHILY CEREALE IMPORT EXPORT pour un montant toutes taxes comprises de 6 milliards 800 millions de francs CFA et un délai d’exécution de cent vingt (120) jours. Le marché du lot n°3 relatif à l’achat de 20 000 tonnes de riz importé à livrer dans le magasin OPAM de Bamako est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société DJIKINE GLOBAL SERVICES SARL pour un montant toutes taxes comprises de 6 milliards 800 millions francs CFA et un délai d’exécution de cent vingt (120) jours. 2 Le marché du lot n°5 relatif à l’achat de 5 000 tonnes de riz local à livrer dans le magasin OPAM de Tombouctou est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société Etablissement DEMBA BAH pour un montant toutes taxes comprises de 2 milliards 25 millions francs CFA et un délai d’exécution de soixante (60) jours. La conclusion de ces marchés, entièrement financés par le budget national sur l’exercice budgétaire 2022, s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale d’Anticipation du Renchérissement des prix et risque de rupture de stocks des produits de première nécessité. 3. Sur le rapport du ministre du Développement rural, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2016-004 du 12 février 2016 régissant la pharmacie vétérinaire. Dans le cadre de la réforme de la pharmacie vétérinaire engagée en 2006, le Conseil statutaire des Ministres de I’UEMOA a adopté deux textes fondamentaux, notamment la Directive n°07/2006/CM/UEMOA du 23 mars 2006 relative à la pharmacie vétérinaire. A l’instar des autres pays de l’espace UEMOA, le Mali a transposé cette directive à travers l’adoption de la Loi n°2016-004 du 12 février 2016 régissant la pharmacie vétérinaire. Le présent projet de décret est adopté pour fixer les modalités d’application de cette loi. Il précise les conditions d’ouverture et d’exploitation des établissements pharmaceutiques vétérinaires ainsi que les conditions d’importation, d’exportation, de fabrication et de distribution de médicaments vétérinaires. 4. Sur le rapport du ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Cellule d’appui à l’Emploi et à la Formation professionnelle des Diplômés et Formés en langue Arabe. La problématique de l’insertion des diplômés de l’école malienne en général et celle des diplômés et formés en langue arabe en particulier constitue une préoccupation majeure des plus hautes autorités. Face au nombre croissant de diplômés et formés en langue arabe, le Gouvernement a mis en place un cadre institutionnel dont l’objectif est de procurer à chaque citoyen une éducation et une formation lui permettant de s’insérer dans le tissu productif et socio-économique du pays. La Cellule d’appui à l’Emploi et à la Formation professionnelle des Diplômés et Formés en langue Arabe aura pour mission d’entreprendre toute action appropriée visant à renforcer l’employabilité et faciliter l’insertion professionnelle des diplômés et formés en Langue Arabe. L’adoption des présents projets de texte consacre de la création Cellule d’appui à l’Emploi et à la Formation professionnelle des Diplômés et Formés en langue Arabe et permet de le doter pour les cinq (5) prochaines années en personnel nécessaire à l’exécution de sa mission. AU CHAPITRE DES
Pénurie de gazole à Bamako : Les déboires de Chaka, le taximan
Par Amadou CISSE Bamako, 18 mai (AMAP) Trois grosses gouttes de sueur dégoulinent le long de ses mâchoires alors que Chaka, chauffeur de taxi de son état, ne voit pas le bout du tunnel. « Depuis 5 heures du matin, je cherche du carburant. Jusqu’à présent rien », confie l’automobiliste, au fond de son taxi. Il est bientôt midi. Les stations-service ne sont que peu fréquentées. Les véhicules qui carburent à l’essence n’ont aucun problème d’approvisionnement. Pour le moment. Les voitures à gazole, elles, rencontrent des difficultés qui commencent à paralyser les transports, le commerce et même le service public. A l’entame de la montée de Samé, en Commune III de Bamako, la capitale malienne, un chapelet de stations de carburant s’aligne. Position très stratégique du fait du passage à flux tendu des camions qui partent et reviennent du port de Dakar. Mêmes les géants (Total, Shell et Oryx) s’y sont installés. PAS D’EMBARGO – Malgré le nombre de stations-service, Chaka n’a pas de gazole. Le tableau de bord de sa vieille allemande affiche le rouge : le réservoir est à sec. « Tu vois non ? L’aiguille est au rouge. Depuis le matin, de bonne heure, je suis planqué là, dans l’espoir d’avoir un peu de carburant pour la journée. Vraiment, si c’est comme ça la Transition, nous les pauvres, on a rien compris », balbutie le désespéré. En vérité, la pénurie de carburant n’est pas imputable aux sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali. Mais, plutôt à la guerre menée sur le sol ukrainien par la Russie. Chaka « s’en fout » de cette conjoncture internationale. Il veut juste un peu de gazole pour travailler et assurer le minimum vital à sa famille nombreuse. La quarantaine bien sonnée, Chaka a deux épouses. Chacune d’entre elles a plusieurs « bouts de bois de Dieu ». Pour lui, fataliste jusqu’au bout, Dieu donne toujours à l’homme les moyens de nourrir sa progéniture. « Pour ce faire, il faut tout de même arriver à travailler », poursuit le chauffeur. LA force de galérer, il est devenu philosophe. Stationné à l’angle nord-est de la station Yara Service, il attend encore la livraison annoncée de gazole. « C’est vrai que nous attendons une citerne qui prend du retard. Sinon ,nous sommes l’une des rares stations à servir du gazole », se tape la poitrine le pompiste. En attendant, Chaka prend son mal en patience. Une heure plus tard, le réservoir du tacot est toujours vide, selon le chauffeur. Un peu plus loin, dans le vieux quartier de Badialan, la station Total est fermée. Quelques policiers assurent la sécurité. Le personnel est en grève pour protester contre le niveau bas de leur salaire. Même atmosphère chez Shell, au quartier du fleuve et Oryx sur la route de Sébéninkoro. CRISE MONDIALE – Il y a quelques semaines, la structure des prix fixée par l’Office nationale des produits pétroliers (ONAP) annonce une augmentation du coût des hydrocarbures à la pompe. « Le problème n’est pas le prix. La difficulté réside au niveau de l’approvisionnement », se plaint un automobiliste qui craint le pire dans les jours à venir. Lui, comme beaucoup de nos compatriotes, préfèrent les véhicules diesel à l’essence, à cause de la consommation. La guerre entre la Russie et l’Ukraine est surtout une guerre pour un nouvel ordre mondial avec le pétrole au cœur des rapports de force. Le Mali, n’étant pas encore producteur de pétrole est obligé de jouer sur différents tableaux pour s’approvisionner. En recevant une cinquantaine de citernes de gazole la semaine dernière, les responsables des Douanes, de l’ONAP et de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) ont promis de tout faire pour éviter le chaos. Avec une consommation journalière de plus d’un million de litres, le Mali aura du mal à joindre les deux bouts. « La crise est mondiale. Avec ou sans l’embargo, la guerre et les sanctions internationales contre la Russie conduisent forcément à une crise mondiale du pétrole », commente un responsable du Ministère de l’Economie et des Finances. AC (AMAP)
Sécurité et Protection civile : Les grandes réalisations et les chantiers
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 18 mai (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine était, mardi, l’invité de l’émission «Mali kura taasira» de la Télévision nationale. Occasion pour lui d’expliquer les grandes actions réalisées ou en cours pour assurer la sécurité des populations et de leurs biens sur l’ensemble du territoire dans un contexte de montée en puissance des Forces armées et de sécurité. Le ministre Daoud Aly Mohammedine a d’abord fait savoir que la mission de son département est d’assurer la sécurité des populations et de leurs biens sur l’ensemble du territoire. « Dans cette mission, a-t-il dit, le département travaille en collaboration avec celui de la Défense et des Anciens combattants ». Selon lui, le gouvernement actuel a hérité d’une situation sécuritaire difficile. Et, c’est d’ailleurs, la raison pour laquelle dans le Plan d’action gouvernemental (PAG), le premier axe a été consacré au renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire. Parlant des actions réalisées par les autorités de la Transition, le ministre Daoud Aly Mohammedine a cité, entre autres, la création de 13 commissariats de police, de 5 groupements mobiles de sécurité. Il a, aussi, dit qu’un Groupement mobile de sécurité (GMS) et une Compagnie de la circulation routière (CCR) de la police ont été créés sur les deux rives du fleuve Djoliba, à Bamako. D’autres actions majeures que le ministre a citées sont la création de trois centres de secours de la protection civile qui a reçu 68 véhicules dont des ambulances et des véhicules de secours. Le général Daoud Aly Mohammedine a également touché du doigt la lutte contre les stupéfiants et les psychotropes. Les actions menées ont permis d’engranger des résultats notamment la saisie de 8 tonnes de cannabis, de 38 kilos de cocaïne et d’une grande quantité de psychotropes par l’Office central des stupéfiants. S’agissant de la prolifération des armes légères, il a fait savoir que 267 armes légères et des fusils de guerre ont été saisies dans le cadre d’une collaboration entre les forces de sécurité et la douane. La création de trois Pôles sécurisés de développement et de gouvernement (PSDG) dans trois villages pour permettre aux populations de reprendre leurs activités figure également parmi les actions réalisées par le département de tutelle. Comme action future, le général Daoud Aly Mohammedine assure que les Maliens seront bientôt dotés de carte biométrique. D’autres questions ont porté sur le scandale né du dernier recrutement à la police. Le ministre a dit avoir demandé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur cette affaire et situer les responsabilités. Pour le ministre, la première difficulté est la dimension du territoire qui est très vaste. Il reconnait que les moyens humains ne permettent pas aux forces de sécurité d’être présentes dans toutes les parties du territoire. C’est pourquoi, il a demandé aux populations d’accompagner les Forces de défense et de sécurité, en termes de renseignements. Même s’il soutient que les forces de défense et de sécurité ont les renseignements d’ordre technique, il dira que le renseignement humain est très important. Le général Daoud Aly Mohammedine a indiqué que la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité est une réalité. Pour continuer d’assurer la sécurité des populations et de leurs biens, le ministre a souligné les recrutements en cours. à titre d’exemple, il a annoncé 4 250 recrues en formation dont 3 250 de la Police nationale et 1 000 de la Protection civile. Il a rappelé que 2 960 éléments de la police sont sortis, il y a quelques jours, et vont être déployés dans les différentes unités. Le ministre a assuré que le moral des effectifs est bon car ils ont les moyens de leur travail. Pour lui, la Loi de programmation pour le secteur de la sécurité (2017-2021) a fait effet puisqu’elle a permis d’équiper les forces de sécurité. Selon le général Daoud Aly Mohammedine, la première phase (2017-2021) est bouclée et les autorités sont en train de travailler sur la deuxième phase. Comme autres réalisations, le ministre a cité la création de la police scientifique, la réorganisation de la Forsat en Force anti-terroriste (FAT) avec trois groupements. Selon lui, il s’agit d’une réorganisation avec plus d’effectifs dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. DD/MD (AMAP)
Processus de DDR au Mali : Des avancées notables
Bamako, 18 mai (AMAP) La Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR) a organisé, lundi, à Bamako, un atelier de mise au point du programme national DDR. L’objectif principal de la session est de permettre, à travers les échanges fructueux, d’identifier les difficultés rencontrées depuis l’opérationnalisation du DDR et de faire des propositions concrètes pour les surmonter. A l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère de la réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, Sidi Camara, a affirmé que l’initiative d’organiser cette rencontre trouve sa pertinence dans la complexité, la délicatesse et la sensibilité du processus DDR d’une part et la multiplicité des acteurs nationaux et internationaux d’autre part. M. Camara, en présence du président sortant de la CNDDR, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a souhaité de cet atelier des pistes qui mènent au désarmement général, à la démobilisation, qui constituent des facteurs incontournables pour la restauration de la paix et de la sécurité au Mali. Et par rapport au volet sécuritaire, il y a eu des avancées importantes. «La première avancée est la mise en confiance de tous les Maliens qui ont accepté d’être ensemble pour pouvoir discuter de leurs problèmes. Et le cessez-le-feu est respecté depuis la signature de l’Accord», a salué le président sortant de la CNDDR. Le deuxième acquis, a-t-il ajouté, a trait aux avancées dans les concepts comme l’Armée reconstituée qui existe à travers des bataillons présents à Kidal, Gao, Tombouctou et Ménaka, dans le Nord du Mali. En ce qui concerne les quotas, Zahabi Ould Sidi Mohamed a indiqué que le gouvernement de Transition a pu élucider cette question qui a fait l’objet de blocages pendant plus de trois ans. «Finalement, il y a un travail qui a été fait au niveau de tous les ministères et l’État fera un effort d’intégrer à peu près 13.000 ex-combattants dans les différents services des corps de l’État. C’est une discussion qui est en voie de finalisation», a-t-il déclaré. La Commission a, aussi, travaillé sur l’importante question de l’enregistrement de tous les ex-combattants qui sont évalués à près de 74.000. « Sur cet effectif, a précisé le président sortant de la CNDDR, il y en a 26.000 qui ont été enregistrés avec des armes et les autres avec des munitions ». Au cours de la journée, un rapport de fin de mission du président sortant de la CNDDR (de novembre 2016 à mai 2022) a été présenté. La cérémonie s’est déroulée, également, en présence du président de la CNDRR, le colonel-major Faguimba Ibrahima Kansaye. SS/MD (AMAP)
Administration territoriale et Décentralisation : Les axes prioritaires, selon le ministre
Par Namory KOUYATE Bamako, 17 mai (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga a eu les mots justes, lundi, pour répondre aux nombreuses questions de nos deux confrères, Ibrahim Traoré de l’ORTM et Ousmane Mohamed Touré du journal Le Poing. Invité de l’émission «Mali kura taasira» de la Télévision nationale, le colonel Maiga, dans un entretien qui a duré plus d’une demi-heure (37 minutes pour être précis), a abordé plusieurs sujets dont le retour de l’Administration sur toute l’étendue du territoire, le processus de réorganisation territoriale, la question de l’état civil, la décentralisation. Selon le ministre en charge de l’Administration du territoire, « le département travaille dans la sérénité et le moral est au beau fixe pour satisfaire les usagers de l’administration avec abnégation et acharnement ». « Le département, a-t-il assuré, se porte très bien, en termes de réalisations et de projets d’envergure ». Evoquant le retour de l’administration, le ministre porte-parole du gouvernement a expliqué deux éléments clés de ce secteur. Le premier, c’est le traumatisme collectif vécu par le Mali, à savoir le contrôle de 70% du territoire national par des groupes terroristes appuyés par des groupes séparatistes en 2012. « Cela a engendré un véritable choc et un ébranlement des piliers de l’Etat. Le second élément, c’est la désaffection d’une partie de la population pour l’Etat », a dit le colonel Abdoulaye Maïga. Selon lui, cet état de fait a facilité le départ de l’administration. Conformément à la vision du chef de l’Etat, le premier responsable du département en charge de l’Administration territoriale affirme que la satisfaction des préoccupations des Maliens doit être au cœur de l’action gouvernementale. Ainsi, des mesures ont été prises comme la reconquête «des cœurs et des esprits des Maliens», le redéploiement des membres du corps préfectoral civil dans les zones relativement plus sécurisées, la réhabilitation des infrastructures détruites, notamment les bureaux. Concernant les endroits censés être des milieux d’insécurité, le ministre a indiqué que le personnel militaire, avec le feu vert du ministère de la Défense et des Anciens combattants, remplace les administrateurs civils pour assurer la présence de l’Etat. « Mais, avant, tout déploiement, les militaires commis d’office pour ces postes suivront un programme de formation accélérée pour maîtriser le travail des préfets et sous-préfets », a précisé le colonel Maiga. Aujourd’hui, le ministre se réjouit que tous les postes de gouverneurs soient pourvus et seul un poste de préfet est vacant (soit 99% d’occupation). Toutefois, il révèle que 66 postes de sous-préfets, sur un total de 330 demeurent vacants (soit 80% d’occupation). Dans le cadre de ce retour, le ministre en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a dit que les autorités de la Transition accordent une grande importance à l’amélioration des conditions de travail et de vie des représentants de l’Etat. A cet effet, une loi de programmation sera bientôt adoptée. Il est prévu, grâce à l’Agence de gestion du fonds d’accès universel (AGEFAU), de moderniser le réseau de communication de la représentation de l’Etat en y déployant un système de communication sécurisé, permettant la connexion Internet et la géolocalisation. DE LA CARTE BIOMETRIQUE A LA CARTE D’ELECTEUR – S’agissant du processus de la réorganisation territoriale, le colonel Abdoulaye Maïga a rappelé qu’avec l’adoption de la loi n°2012-017 du 2 mai 2012, portant création de circonscriptions administratives en République du Mali, les régions sont passées de 8 à 19. Le processus de réorganisation administrative continue avec les avants projets concernant les collectivités territoriales. Ainsi, plusieurs textes ont été relus dont le Code des collectivités territoriales, la loi déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales, la loi portant statut particulier du District de Bamako et les textes relatifs aux conditions de nomination des représentants de l’Etat dans le District de Bamako. Les questions de délivrance de l’état civil, notamment le Numéro d’identification nationale (Nina), ont été également au cœur des échanges. Abdoulaye Maïga a indiqué que la carte Nina a été suspendue au profit de la carte d’identité biométrique qui servira de carte d’électeurs. Il a précisé, aussi, que la fiche descriptive est suffisante pour effectuer les formalités administratives. Parmi les grandes réalisations de la Transition, le ministre Maïga a cité, entre autres, les 223 infrastructures de santé qui ont coûté plus de 3 milliards de Fcfa, les 856 infrastructures scolaires pour un montant de plus de 10 milliards de Fcfa, les 277 projets dans le secteur de l’eau pour un budget de plus de 3 milliards de Fcfa. NK/MD (AMAP)
Transition : Le levier de la diplomatie de crise
Par Oumar DIAKITE Bamako, 17 mai (AMAP) Le Mali s’est engagé à partager sa position et sa vision holistique de la situation qu’il traverse actuellement, afin de faire face aux incompréhensions constatées et à la mauvaise foi de certains partenaires. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, est revenu, dimanche dernier, dans l’émission «Mali kura taasira», sur la stratégie diplomatique adoptée par notre pays pour se faire entendre. Le Mali traverse aujourd’hui une crise diplomatique. Les autorités de la Transition en sont conscientes et s’emploient, depuis de longs mois, à déconstruire la mauvaise lecture de la situation du pays par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une mauvaise lecture qui est, d’ailleurs, à la base de « sanctions illégales, injustes et inhumaines » imposées à notre pays par l’organisation sous régionale et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). « La posture de ces partenaires nécessite la promotion d’une diplomatie de crise pour expliquer la réalité des faits et éviter que notre histoire ne soit racontée par les autres », a dit Abdoulaye Diop . « Et, surtout défendre la dignité et la souveraineté du peuple malien ». Selon lui, il a fallu exposer au monde la relation fonctionnelle entre la sécurité et le développement. Le Mali a surtout procédé à une prise de contact avec des pays amis comme le Maroc, la République démocratique du Congo, l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), les Emirats arabes unis (UAE). « Une visite a été également effectuée dans certains pays voisins, comme l’Algérie, la Mauritanie, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Sénégal et la Guinée », a poursuivi M. Diop. Notre diplomatie a affirmé, clarifié et défendu les positions maliennes devant les Nations unies. Ce fut lors de discours sur des thèmes majeurs de la situation politique du pays, cette année, aux sessions du Conseil de sécurité des Nations unies par le chef du département des Affaires étrangères ou par notre ambassadeur auprès des Nations unies. L’occasion a été mise à profit pour réaffirmer notre demande d’un mandat robuste pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et répondre, de façon vigoureuse, à des accusations non fondées sur les Forces armées maliennes (FAMa) suite aux évènements de Moura. NOUVELLE IMPULSION – S’agissant de la levée des sanctions contre notre pays, le ministre Diop a expliqué que le président de la République du Togo, Faure Gnassingbé, a été sollicité afin d’apporter une nouvelle impulsion aux pourparlers avec la CEDEAO. «Aujourd’hui, nous sommes plus proche d’une solution que nous ne l’avons jamais été», a dit Abdoulaye Diop. Et d’ajouter qu’ »une solution est toujours possible mais pas à n’importe quel prix ». « Désormais, rien ne se fera sur le dos de notre pays », a-t-il martelé. Les choses vont bien, c’est juste la question de la durée de la Transition qui demeure. La CEDEAO planche sur 16 à 18 mois, alors que la partie malienne tient à 24 mois, a dit le ministre Diop. L’effort diplomatique a permis d’engranger des résultats significatifs avec une meilleure compréhension de la situation et des positions du Mali par la majorité des partenaires. Le chef de la diplomatie malienne rappelle le soutien favorable de plusieurs pays africains à la levée des sanctions illégales et illégitimes des organisations sous régionales. Et, surtout, le soutien et la mobilisation de certains pays frontaliers (Guinée, Mauritanie et Algérie) qui ont également refusé d’appliquer ces sanctions, en maintenant leurs frontières ouvertes avec le Mali. Ce, en vue de permettre l’approvisionnement régulier et permanent du pays. Grâce à sa diplomatie éclairée, notre pays a pu obtenir le soutien de pays amis (Chine et Russie à l’ONU, l’Algérie, l’Ethiopie, le Rwanda à l’Union africaine). Ces soutiens historiques ont abouti à faire échec aux différentes actions d’isolements politiques et économiques du Mali au niveau international. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères note la diversification et le renforcement du partenariat stratégique, particulièrement dans les domaines de la sécurité et de la défense (Russie, Chine, Turquie). Les actions diplomatiques ont également contribué à la mise en place de groupes de travail de haut niveau technique et politique et de rapprocher les positions entre notre pays et la CEDEAO. Abdoulaye Diop annonce que la dynamique amorcée, à travers la diversification des partenariats pour trouver une solution durable à la crise multidimensionnelle, va se poursuivre. Sur la base des priorités du pays, « à savoir la sécurité, les réformes politiques et institutionnelles et les élections ». OD/MD (AMAP)
Commémoration : Le chef de l’État salue la mémoire du président Modibo Keïta
Bamako, 17 mai (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a déposé, lundi, une gerbe de fleurs sur la tombe de l’ancien président Modibo Keïta qui repose au cimetière d’Hamdallaye, à Bamako. Après avoir loué les qualités exceptionnelles de son illustre devancier, le colonel Assimi Goïta a remercié le peuple malien pour son soutien et son accompagnement constants aux autorités de la Transition Il y a 45 ans disparaissait le père de l’indépendance, malienne, Modibo Keïta, qui a dirigé le Mali du 23 septembre 1960 au 19 novembre 1968. A l’occasion de la commémoration de sa disparition, la nation malienne a rendu hommage au défunt leader politique. A son arrivée sur place, le chef de l’État a été accueilli par les autorités administratives et coutumières de la Commune III et du District de Bamako, en présence du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement. étaient également présents des membres de la famille biologique de l’illustre disparu et de nombreux responsables de sa famille politique, le Rassemblement démocratique africain (RDA Mali). Après l’exécution de l’hymne national et la sonnerie aux morts, le colonel \Goïta a procédé au dépôt de la gerbe de fleurs sur la tombe avant de saluer « la mémoire d’un leader politique charismatique qui s’est battu avec ses compagnons de lutte pour donner au Mali sa souveraineté et sa dignité ». Selon le colonel Assimi Goïta, feu Modibo Keïta, au-delà d’avoir été le premier président du Mali, fut également un homme d’exception qui a su imposer le respect du Mali dans le concert des nations. Pour le président de la Transition, Modibo Keïta était, aussi, un grand panafricaniste qui considérait l’unité africaine comme une nécessité pour coordonner l’ensemble des actions des pays indépendants sur le continent. “Ce jour d’anniversaire doit être pour tous les Maliens un jour de mémoire sans distinction d’ethnie ou d’appartenance”, a dit le président Goïta. Le chef de l’Etat a, ensuite, assuré que les autorités de la Transition mettront « tout en oeuvre pour la sauvegarde, la défense de la souveraineté, la dignité et l’honneur de la patrie dans le strict respect des intérêts du peuple malien ». Né le 4 juin 1915 à Bamako, Modibo Keïta est décédé le 16 mai 1977, en détention au Camp des commandos parachutistes de Djikoroni Para, à l’âge de 62 ans. AT/MD (AMAP)
Mali-Union européenne (UE) : Plus de 32 milliards de Fcfa pour lutter contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle
Bamako, 17 mai (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Bart Ouvry, ont signé, lundi, au ministère des Affaires étrangères, la convention de financement du nouveau programme «Résilience et développement durable au centre du Mali», annonce la page Facebook du diplomate européen. D’un montant de 50 millions d’euros (32,8 milliards de Fcfa) pour une durée de 5 ans, ce nouveau programme servira, « en particulier à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables, prévenir la malnutrition et renforcer les capacités de résilience et de gestion des risques des institutions nationales, locales et des communautés », indique la même source . Egalement, le programme intégrera le Plan national de réponse (PNR) du Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA), en particulier, pour les aspects d’assistance alimentaire et les activités d’appui aux moyens d’existence. « Il s’inscrit dans la continuité des engagements que l’UE a pris vis-à-vis du gouvernement pour soutenir ses efforts afin de garantir à tous les Maliens l’accès à une nourriture suffisante et de qualité, condition indispensable de l’équité sociale et du développement du Mali ». Selon l’ambassadeur de l’UE au Mali, «cette cérémonie traduit, une fois encore et en actes concrets, les engagements de l’Europe (Institutions et États membres) à accompagner le Mali dans ses efforts pour le développement, la sécurité et la paix». M. Ouvry a souhaité la poursuite de cette bonne coopération avec le gouvernement du Mali et l’ensemble des partenaires « dans un esprit de dialogue ouvert ». MD (AMAP)

