Festival Holà Bamako ! : Rendez-vous vendredi prochain au Musée national du Mali.
Bamako, 10 mai (AMAP) La 5è édition du «Festival Hola Bamako !» se déroulera du 13 au 14 mai prochain au Musée national du Mali sous le thème: «Culture et jeunesse : pilier du vivre ensemble», a annoncé, lundi, l’ambassadeur d’Espagne au Mali, José Hornero Gomez. Lors d’une conférence de presse animée, à la représentation espagnole à Bamako, M. Gomez a indiqué que l’objectif de ce rendez-vous culturel est de créer un cadre de promotion des échanges culturels entre l’Espagnol et ld Mali, et travailler pour la restauration de la paix à travers la musique. L’ambassadeur avait a ses cotés le chargé culturel, Luis Tapis, et un membre de la commission d’organisation de l’événement, Bandjougou Diabaté. Au cours du Festival, artistes espagnols et maliens présenteront leurs œuvres et créations artistiques au grand public. La grande innovation de cette année sera la participation de deux groupes musicaux espagnols (Argentina et David Palomar), tous artistes de Flamenco. Plusieurs artistes ou groupes musicaux maliens se produiront en concerts. Il s’agit de Mohamed Diaby, Mariam Bah, Mamou Sidibé, Oumou Diarra, Fousco, Doudou Tamasna, les orchestres de l’Institut national des arts (INA) de Bamako et du Conservatoire des arts et métiers Balla Fasseké Kouyaté. Le diplomate a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers qui soutiennent, depuis sa première édition, le Festival Holà Bamako organisé par l’ambassade d’Espagne au Mali. Selon M. Gomez, qui a expliqué les diversités culturelles de son pays, l’ambassade d’Espagne travaille, depuis 5 ans, « avec ses partenaires pour faire de la culture un vecteur de paix, de cohésion sociale et de compréhension entre les peuples ». Le diplomate a, également, évoqué ce que « nous avons en commun, mais aussi les diversités culturelles de nos deux pays ».Pour lui, ce rendez-vous est un moyen de rapprochement des deux peuples, mais aussi de promotion de la musique malienne et celle de son pays. Il a ajouté que, malgré la Covid-19, le Festival poursuit son petit bonhomme de chemin en vue de développer le secteur de la culture au Mali. Aux différentes interrogations ou préoccupations des journalistes, les conférenciers ont apporté des réponses. Ils ont soutenu que le Festival a su s’agrandir, d’année en année, et permettre de faire la promotion des artistes maliens. AS/MD (AMAP)
Fédération nationale des chasseurs du Mali : Salif Togola Investi « Dossoba » (chef des Chasseurs)
Bamako, 10 mai (AMAP) Salif Togola a été investi «Dossoba» par la Fédération nationale des chasseurs du Mali, succédant, ainsi, à ce poste, à Goché Niakaté. De nombreuses délégations de chasseurs venus de l’intérieur du Mali ainsi que de la Côte d’Ivoire et du Burkina-Faso, ont participé à la cérémonie, organisée à cet effet, dimanche dernier, à Faladiè, à Bamako,. L’intronisation a été présidée par le représentant du Premier ministre, Salia Samaké. Dans son intervention, le tout nouveau chef de la Fédération nationale des chasseurs du Mali a invité ses camarades à l’union. Salif Togola a, ensuite, souhaité le retour de la paix au Mali, avant de réitérer le soutien de son organisation a cet objectif. Le Dossoba a demandé l’accompagnement des autorités aux côtés des chasseurs. Pour sa part, le représentant du Premier ministre a, lui-aussi, demandé aux chasseurs de se rassembler autour du Mali et de leur chef. Salia Samaké a noté que les chasseurs se sentent concernés par tout ce qui se passe au Mali. Il faut souligner que le Dossoba est élu pour un mandat à vie. Pour rappel, la Fédération nationale des chasseurs du Mali a été créée en 1993. BD/MD (AMAP)
Exportation du coton du Mali : Le chemin mène au port de Conakry
Bamako, 10 mai (AMAP) Une trentaine de camions chargés de fibre de coton pour environ 1.000 tonnes a quitté, vendredi dernier, Kourémalé, pour la capitale guinéenne, Conakry. Ces camions de fibre de coton de la production 2021/2022, qui part de la frontière Mali-Guinée, transitera par le Port de Conakry. Le top départ de ce premier convoi a été donné par le ministre du Développement rural. Modibo Keïta était accompagné de ses collègues en charge des Infrastructures et des Transports, Mme Dembélé Madina Sissoko, et de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Oud Mohamed. C’était en présence du directeur général du Port autonome de Conakry, Mamadou Biro Diallo, du directeur général adjoint de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), Cheick Oumar Tidiane Doucouré, des responsables des douanes et opérateurs économiques des deux pays. Le gouvernement malien est résolu de faire du Port autonome de Conakry, concédé à la société de droit turc Albayrak, géré par sa filiale guinéenne Alport Conakry, le principal débouché du Mali sur la mer pour son commerce extérieur. Redynamisée à cet effet, suite à l’embargo imposé au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la coopération économique et commerciale entre Bamako et Conakry continue de se renforcer. « C’est après la rénovation des magasins et des aires de stockage conformément aux exigences de stockage du coton que ce premier convoi quitte Kourémalé », a précisé le ministre du Développement rural. Des missions de prospection commerciale de la CMDT ont séjourné en Guinée de janvier à avril 2022. Elles ont défini tous les contours de cette opération qui doit se dérouler dans les meilleures conditions de transport, de transit, de chargement sur bateaux et d’expédition. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la matérialisation de la volonté de diversification des voies d’exportation des produits maliens. «Dans le cadre de la diversification de l’accès à la mer, le Mali a signé avec l’ensemble des pays frontaliers des Accords de coopération en matière de transport et transit maritime. Aujourd’hui, nous sommes sur le corridor Bamako-Conakry, le corridor le plus proche du Mali (environ 900 km) comparé aux ports que nous fréquentons», a expliqué la ministre des Infrastructures et des Transports Mme Dembélé Madina Sissoko, Elle a exhorté l’ensemble des opérateurs économiques à œuvrer pour la redynamisation de ce corridor qui, selon elle, n’avait reçu un trafic de ce genre depuis plus de 23 ans, c’est-à-dire l’exportation de produit essentiel du Mali qui est l’or blanc. INVESTISSEMENTS – « Produit essentiel car le coton est le principal produit d’exportation de notre pays après l’or, il reste un espoir sûr pour le Mali au regard du rôle important qu’il joue dans le développement économique, politique, social et culturel du pays », a souligné le ministre Modibo Keïta. Selon lui, la transformation locale du coton étant encore peu significative, seule son exportation reste, pour le moment, la solution de sa valorisation. « Il importe alors de transcender notre continentalité pour diversifier les voies et moyens de faciliter l’accès de notre coton au marché international», a dit le ministre Modibo Keïta. L’exploitation du corridor Conakry-Bamako, jusqu’à une date récente, était restée timide. Elle a commencé à se développer grâce aux efforts d’investissements routiers de la partie guinéenne. Des investisseurs étrangers tel que le turc Albayrak font l’effort de mettre en valeur ce corridor pour diversifier les ports de desserte du Mali et faciliter le transit des marchandises à l’importation et à l’exportation. Toute chose qui justifie l’ouverture à Bamako de la représentation d’Alport Conakry au Mali. Cet élan s’est renforcé suite à la déclaration des autorités de Conakry de ne pas fermer leurs frontières terrestres et aériennes au Mali, au lendemain de l’embargo imposé au Mali par les chefs d’État de la CEDEAI. Cela en raison non seulement des liens historiques qui lient la Guinée et le Mali mais aussi, et surtout, en reconnaissance du fait que notre pays est le seul à n’avoir pas fermé ses frontières aux citoyens guinéens pendant l’épidémie de la maladie à virus Ebola. COOPÉRATION – Les autorités portuaires guinéennes ont confirmé leur engagement par des efforts énormes d’investissements. Ce qu’a illustré le directeur général du Port autonome de Conakry, Mamadou Biro Diallo, en citant la reconstruction complète de la route Lankan-Conakry, des échangeurs de désengorgement à Kagbelen et km 36, et la construction de la pénétrante routière de 4,2 km au Port de Conakry avec un parking de stationnement de 1.200 camions dont un espace dédié spécialement aux camions maliens. Autres acquis, de l’avis du directeur du Port de Conakry, la construction de quais supplémentaires et l’aménagement des aires de dépotage pour les marchandises maliennes, la modernisation des installations du terminal à conteneurs du Port de Conakry, l’acquisition des portiques et des grues mobiles permettant d’améliorer la cadence de déchargement des conteneurs à 60 EVP/heure. Pour la sécurité des biens et marchandises, le dispositif d’éclairage public et de vidéo surveillance des installations portuaires a été renforcé. S’y ajoutent, selon M. Diallo, la mise aux normes de sécurité des magasins dédiés au coton malien et la fonctionnalité du Port de Conakry 24/24 et 7/7. Les autorités maliennes ont demandé aux chauffeurs de camions et autres accompagnateurs du convoi de respecter les lois et réglementations du pays d’accueil pour préserver la bonne image du Malien et les relations exemplaires qui ont toujours existé entre nos deux États. Interrogé à la fin de la cérémonie, le directeur général adjoint des douanes du Mali, Ahmed Ag Boya, a assuré que toutes les mesures sont prises pour éviter les tracasseries au cours de cette opération. BBC/MD (AMAP)
Aigles du Mali : Eric Sékou Chelle promet « de l’intensité sur le terrain »
Bamako, 09 mai (AMAP) L’ancien international, Eric Sékou Chelle, a été nommé nouveau sélectionneur national, samedi par la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), en remplacement de Mohamed Magassouba. Premier test pour le franco-malien, le 4 juin au stade du 26 Mars contre les Diables du Congo, au compte des éliminatoires de la Couoe d’Afrique des nations (CAN) 2023. Décidément, Éric Sékou Chelle, 44 ans, aime le Congo. Le 16 novembre 2006, il a disputé son dernier match avec le Mali contre le Congo (1-0 en match amical en France). Ce jour-là, Éric Sékou Chelle était titulaire dans l’axe de la défense et Koly Kanté avait inscrit l’unique but de la partie dans le temps additionnel (90è min +1). Ironie du sort, seize ans après, l’ancien international va jouer contre le même Congo (le 4 juin, éliminatoires de la CAN, Côte d’Ivoire 2023), mais cette fois, Eric Sékou Chelle ne sera pas sur la pelouse, mais plutôt sur le banc pour diriger la sélection nationale. Titulaire d’un brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF), le plus haut diplôme d’entraîneur français et équivalent de la licence UEFA Pro, le natif d’Abidjan (il est né le 11 novembre 1977) a été désigné nouveau sélectionneur des Aigles, samedi par la FEMAFOOT et succédera à Mohamed Magassouba. En fait, la nomination de l’ancien international a été actée vendredi, dans l’après-midi, lors de la réunion extraordinaire du comité exécutif de la FEMAFOOT, mais c’est seulement samedi qu’elle a été officialisée par l’instance dirigeante du football national. «A l’unanimité, les membres du comité exécutif (de la FEMAFOOT, ndlr) ont validé le choix d’Éric Sékou Chelle», a révélé un membre de la FEMAFOOT, ajoutant que le technicien a été informé 24h plus tard, c’est-à-dire samedi. L’ancien international a été choisi au terme d’un processus enclenché le 11 avril dernier. Au total, 57 dossiers de candidature ont été déposés à la FEMAFOOT qui a ensuite élaboré une short-liste de trois techniciens : Éric Sékou Chelle, l’Allemand Winfried Schäfer et le Portugais Ricardo Formosinho. L’entretien avec les trois candidats s’est déroulé par visioconférence le 4 mai dernier. Dans un premier temps, c’est le nom du technicien allemand de 72 ans, Winfried Schäfer qui a circulé sur les réseaux sociaux comme successeur de Mohamed Magassouba. Dans la foulée, on a également donné le nom d’Eric Sékou Chelle comme sélectionneur national adjoint. Une autre source proche du dossier affirmait que les négociations avec Winfried Schäfer avaient échoué à cause des prétentions salariales du technicien allemand. Vrai ou faux? En tout cas, c’est Eric Sékou Chelle qui a été nommé, samedi nouveau sélectionneur des Aigles «Hier soir (vendredi, ndlr), j’ai vu sur les réseaux sociaux que je suis le nouveau sélectionneur des Aigles. J’étais un petit peu surpris, j’ai ressenti beaucoup de fierté et un grand honneur. C’est beaucoup de responsabilités, c’est un poste important. J’ai l’envie de vite commencer le travail pour préparer les premiers matches de qualification qui arrivent très vite. C’est très difficile de décrire ce que je ressens, c’est beaucoup d’excitation», a déclaré Eric Sékou Chelle, dans une interview accordée à nos confrères de l’ORTM. «Les grands chantiers ? C’est d’abord bien préparer le match du 4 juin contre le Congo. Dès dimanche (hier, ndlr), je vais commencer à appeler les joueurs, à commencer par le capitaine (Hamari Traoré, ndlr) pour échanger avec eux et les motiver pour ce premier match. Ensuite, le travail va être basé sur la continuité des bonnes choses qui ont été faites avant moi et y ajouter ma vision du football. Sur un plan purement technique, c’est d’abord l’animation offensive », a indiqué le nouveau sélectionneur malien. « On va s’atteler à améliorer ce compartiment de jeu. J’arrive avec un projet sportif qui se décline dans un projet de jeu et qui est basé sur l’attaque, l’intensité. Il est également basé sur des valeurs auxquelles j’adhère et qui m’ont construit, des valeurs maliennes, tels que le travail, la rigueur, le sacrifice. Ce projet de jeu basé sur un football offensif a pour but de fidéliser un public, un peuple, une nation pour obtenir de résultats. J’ai beaucoup de certitudes, je suis très en phase avec ce que je veux faire et ce que je vois pour cette équipe», a dit l’ancien défenseur des Aigles. «Je suis Malien, j’ai joué en équipe nationale. Ma mère est Malienne, mon grand-père vient du village de Dioro. J’ai toujours porté le Mali dans mon cœur, a poursuivi Eric Sékou Chelle. « J’ai arrêté ma carrière de footballeur en 2014, mais c’est en 2012 que j’ai commencé à entraîner. J’arrive avec beaucoup d’ambitions, d’énergie et de motivations. Je peux promettre qu’il va y avoir de l’intensité sur le terrain», a-t-il ajouté. Quid des objectifs du nouveau sélectionneur des Aigles ? «Les objectifs sont simples. Déjà, c’est de se qualifier pour la CAN 2023, ensuite être dans le dernier carré du tournoi, en Côte d’Ivoire », martèle Eric Sékou Chelle. « L’idéal, ce serait au moins la demi-finale en 2023 et le sacre en 2025, mais si on peut gagner dès 2023, on ne va pas s’en priver. Le deuxième objectif, c’est la qualification à la Coupe du monde 2026. Ce sont des objectifs ambitieux, clairs et précis », a-t-il ajouté. « Je remercie le public malien pour son soutien, pour la confiance placée en moi. Je voudrais, aussi, remercier les autorités du pays et la fédération pour cette marque de confiance. Je reviens en équipe nationale avec mon sang malien et mon envie malienne. J’ai beaucoup de certitudes et j’ai hâte de commencer», a encore dit Eric Sékou Chelle. Le nouveau sélectionneur des Aigles a été formé à l’AC Arles (1995-1998, France), où il a fait ses débuts, avant de rejoindre le FC Martigues (1998-2003). Après Martigues, il évoluera successivement avec Valenciennes (2003-2008) et au Racing club de Lens (2008-2011) où il a porté le brassard de capitaine, à Istres (2011-2013) et à Niort (2013-2014). Avec les Aigles, il a totalisé six sélections entre 2003 et 2006. Après avoir raccroché les crampons, éric Sékou
La Chambre de commerce du Mali et le Port autonome de Conakry main dans la main
Bamako, 09 mai (AMAP) Le directeur général du Port autonome de Conakry, Mamadou Biro Diallo, a rassuré les opérateurs économiques maliens que toutes les précautions sont prises par la Guinée pour leur donner plus de satisfaction, notamment sur le plan des infrastructures portuaires et de la praticabilité de l’axe Bamako-Conakry. M. Diallo intervenait lors d’une séance de travail qu’il a eue, vendredi dernier, avec les responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Avec le président de la CCIM, Youssouf Bathily, et des opérateurs économiques maliens, le directeur général du Port autonome de Conakry, entouré de spécialistes du domaine, a expliqué aux partenaires maliens les efforts de son pays dans ce sens et ceux en cours. Mamadou Biro Diallo a révélé qu’en la matière, les douanes maliennes et guinéennes sont à pied œuvre pour faciliter les opérations de dédouanement. Le président de la CCIM a, pour sa part, souligné que les opérateurs économiques du Mali, sont attentifs aux engagements des autorités guinéennes relatifs à l’amélioration des conditions d’accès au Port. Selon M. Bathily, ceci permettra une meilleure exploitation du Port de Conakry, « le plus proche de Bamako ». Pour ce faire, «nous exhortons les autorités portuaires à mettre un accent particulier sur la communication à l’international afin de contribuer à la sensibilisation des armateurs et autres traders à l’amélioration des conditions d’accès et des installations logistiques au niveau du Port», a préconisé Youssouf Bathily. Les hommes d’affaires maliens avaient rappelé des difficultés relatives à la praticabilité des eaux et des capacités logistiques du Port de Conakry, à l’insuffisance des infrastructures d’accès à la plateforme portuaire, à l’insuffisance des infrastructures routières et autres équipements marchands tout le long du corridor. S’y ajoutent, les questions de sécurité et les tracasseries douanières de part et d’autre. OD/MD (AMAP)
Bart Ouvry, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali : «La volonté de l’UE est d’être aux cotés des Maliens »
Bamako, 09 mai (AMAP) L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Bart Ouvry, a organisé un déjeuner de presse, vendredi dernier, dans sa résidence sise à Badalabougou. Lors de cette rencontre dans le cadre de la Journée de l’Europe, célébrée chaque le 9 mai, les échanges avec les hommes des médias ont porté sur diverses questions dont les actions de l’UE au Mali, la coopération et le différend entre le Mali et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). «L’UE, avec ses États membres, est un acteur de coopération diplomatique présent au Mali depuis longtemps. Il est important de dire que sa volonté, c’est d’être aux côtés des Maliens, confrontés aujourd’hui à de nombreux défis sur les plans économique, social et sécuritaire», a déclaré l’ambassadeur de l’UE. « De tous les Etats africains, a révélé M. Ouvry, le Niger et le Mali sont les pays qui reçoivent le plus d’appuis de la part de l’Union européenne ». «Déjà dynamique, cette coopération se densifiera dans les mois à venir touchant notamment à la question des frontières, la sécurité alimentaire, l’investissement dans des services sociaux de base, les actions en faveur du secteur privé», a annoncé le diplomate européen. Selon Bart Ouvry, l’UE veut maintenir son action en faveur de la stabilité du Mali. Admettant l’existence d’un différend entre le Mali et l’UE sur la durée de la Transition, Il a rassuré sur la volonté européenne de ne pas aller à la rupture. «Au contraire, nous voulons faire partie de la solution. Nous travaillons avec nos partenaires africains (CEDEAO, Union africaine) et aussi avec les Nations unies pour arriver à une solution », a-t-il fait savoir. Entre le Mali et la CEDEAO, l’ambassadeur souhaite le dialogue, affirmant que s’il y a un mécanisme de suivi de la Transition et un bon dialogue, ce sont des facteurs de confiance. «Que ce soit la durée ou l’agenda de la Transition, a poursuivi le diplomate européen, l’essentiel d’un accord, c’est la confiance ». Selon lui, « pour cette confiance, il faut un bon dialogue». Par ailleurs, Bart Ouvry a indiqué que la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM) et Eucap Sahel sont dans une logique de continuité, leur mandat restant le même avec la possibilité de mener beaucoup d’activités. MK/MD (AMAP)
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué : «Il n’y a pas droit de cité pour l’impunité»
Bamako, 09 mai (AMAP) L’affaire dite « des ristournes des producteurs de coton », le sort des rapports des structures en charge de la lutte contre la corruption, la liberté d’expression au Mali sont les principales questions que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a abordées, la semaine dernière lors de l’émission «Invité de la semaine» de la Télévision nationale Pour rappel, l’affaire dite « des ristournes des producteurs de coton », dans laquelle l’ancien président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola est poursuivi, a récemment connu un nouveau rebondissement. L’acquittement de ce dernier et de ses 11 coaccusés, par la Cour d’assises spéciale de Bamako, a été cassé par la Cour suprême, en avril dernier. Pour le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, cet arrêt de la Cour suprême est un tournant dans la lutte contre la corruption. Pour Mahamadou Kassogué, cette affaire était un des dossiers emblématiques de la lutte contre la corruption, ajoutant que son jugement devait couronner tous les efforts qui ont été consentis durant toutes ces années. Et ce, afin de montrer que « nous sommes dans un système où il n’y a pas droit de cité pour l’impunité». Le Garde des Sceaux a, ensuite, indiqué que cette affaire doit être rejugée. Toute chose qui montre qu’au-delà de tout ce qui peut être fait par les uns et les autres pour essayer de mettre en mal la conduite des procédures pénales, on peut toujours se rattraper à travers les voies de recours, avertira-t-il. « Donc, c’est un message fort qui est adressé à tous ceux qui tentent, par des petits moyens, d’essayer de mettre en mal la procédure et l’appareil judiciaire », a renchéri celui qui connaît le contenu de ce dossier comme « la paume de sa main » pour avoir été procureur de la République en charge du Pôle économique et financier de Bamako. « J’étais vraiment très surpris quand cette décision a été rendue, surtout que nous avons eu des remontées qui ont fait état qu’au cours du jugement de ce dossier, il y a eu des actes qui, techniquement, ne sont pas compatibles avec l’éthique et la déontologie du magistrat », a déploré le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Mahamadou Kassogué a, en outre, informé que l’enquête administrative a établi des faits contre certaines personnes qui étaient dans la composition de ce jugement comme ayant commis des fautes professionnelles susceptibles de les conduire devant le conseil de discipline. TOLERANCE ZERO – Le chef du département de la Justice a, par ailleurs, assuré que les rapports des structures en charge de la lutte contre la corruption, notamment le Bureau du Vérificateur général, ne sont pas mis dans le tiroir. Mahamadou Kassogué a informé que les audits sur la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM), la Loi de programmation relative à la sécurité intérieure (LPSI), des institutions et la cession des bâtiments publics ont été réalisés. Il a, par la suite, affirmé que les rapports de certains de ces audits sont « entre les mains du procureur de la République en charge du Pôle économique et financier », ajoutant que d’autres sont à la Brigade économique et financière. Assurant qu’il n’y a pas de justice sélective, encore moins de chasse aux sorcières, Mahamadou Kassogué a, néanmoins, déclaré que « les jours à venir beaucoup de dossiers connaitront des développements très importants ». Et le chef du département en charge de la Justice de rappeler que la lutte contre la corruption est au cœur de l’action gouvernementale. Selon lui, la vision des autorités de la Transition, c’est de mener une lutte implacable contre le fléau. Donc, a insisté le ministre, c’est tolérance zéro en matière de lutte contre la corruption. Outre la répression, la lutte efficace contre la corruption passera, également, par le recouvrement des avoirs dilapidés. « Sur la période de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1.462. Sur ce chiffre, 690 dossiers ont été bouclés et transmis, 275 dossiers ont déjà été totalement jugés », a revelé le ministre Kassogué. Ajoutant que les montants en cause sont de l’ordre de 126,1 milliards de Fcfa. Au titre des remboursements, la somme de 4,2 milliards de Fcfa a pu être versée au Trésor public. Pendant la même période, les cautions versées, pour les remises en liberté et autres sont de l’ordre de 15, 3 milliards de Fcfa. Aussi, en vue de mener une lutte implacable contre la corruption, d’importantes réformes sont en train d’être menées par les autorités. La création d’un Pôle national économique et financier ainsi que la toute prochaine mise en place de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs criminels figurent au nombre de ces réformes majeures. Actualité oblige, le ministre Kassogué a soutenu qu’il n’y a pas de rétrécissement d’espace de liberté. Pour lui, les lois, qui sont en train d’être appliquées, existaient bien avant . D’après le Garde des Sceaux, ce que ces textes ont prévu, n’a pas été, peut-être, appliqué correctement en temps normal. « Mais chaque fois qu’un pays est en guerre contre le terrorisme, avec beaucoup d’adversité de part et d’autre, on ne peut pas se permettre de dire certaines choses », a-t-il dit. BD/MD (AMAP)
Alimentation : La tradition de la boisson « manchi » se perd sur les rives du fleuve Niger
Par Mohamed GAKOU Gourma Rharous, 08 (AMAP) Le manchi » est la principale boisson traditionnelle, commune à tous les constituants du peuple Songhoy, traditionnellement, tous implantés sur les rives du fleuve Niger, d’où le nom de « Issa Bôrô », qui signifie, « gens du fleuve », autrement, les riverains. Toutes ces sous-composantes Songhoy, boivent ce sirop, issu d’un fourrage aquatique, appelé « Bourgou », depuis des dizaines de siècle. Cette plante pousse, dans le lit du fleuve, parfois, sur ses berges, pendant la crue du fleuve. Elle sert de fourrage aux animaux, pendant les périodes de soudure, et est en même temps, transformé en boisson pour la consommation humaine, selon un procédé de sélection, immuable depuis des siècles. « Manchi » est un dérivé alimentaires du « bourgou », scientifiquement appelé « Echinocloa stagnation ». Cette boisson multi-séculaire, est désaltérante, tonifiante et est, un délice pour le palais, à cause de son goût caramélisé. Le processus de production de cette boisson est laborieuse et passe par, de nombreux procédés. La boisson « manchi » est un produit dont la chaîne de production est basée sur une parfaite connaissance du « bourgou », la matière première. Celle-ci, est récoltée en période de basses eaux et, dès cet instant, les producteurs, véritables initiés, sélectionnent les tiges qui serviront à confectionner la précieuse boisson. Celles-ci, sont d’apparence épaisses. Elles ont une couleur verte, qui tirent vers le brun foncé, quand elles sont sélectionnées, elles prennent désormais le nom de « koundou », et mises à sécher au soleil. Les gerbes constituées par les tiges sont disposées de façon savante au soleil pour le séchage, qui est rigoureusement suivi, pour éviter l’excès de déshydratation de celles-ci. Il faut noter que, la chaîne de fabrication de cette boisson, implique les hommes aussi bien que les femmes à toutes les étapes, sauf pour la coupe du « bourgou » qui est exclusivement réservée aux hommes. Quand, les gerbes sont séchées à point, elles sont mises à fumer, pendant une période déterminée, dans de grands fours en terre séchée. Ce procédé permet au « koundou » de se bonifier à souhait. Le fumage se fait généralement avec, les crottes de chameaux séchées. Elles ont la particularité de donner au « koundou », un fumet particulier, qui rappelle, celui du caramel. Le fumage terminé, il revient, alors, aux femmes de concasser finement les tiges . Elles sont méticuleusement entassées, dans de grands mortiers où les gerbes sont écrasées grâce à de lourds pilons. Le produit obtenu de ce concassage ressemble, à un mélange homogène de fines brindilles et de poudre, à la couleur blanchâtre. Au goût, il est sucré. Cette substance devient, alors, l’ingrédient basique du « manchi ». La préparation, proprement dite de celle-ci, peut commencer. Cette opération de distillation, revient aux femmes. Le concassé de « koundou » est mis dans un récipient plat et délicatement aspergé d’eau. Quand il est bien imbibé, il est soigneusement entassé, au point de prendre l’aspect d’une pâte épaisse, dans un panier cylindrique, percé au flanc et au fond, de plusieurs trous. Quand le panier est bien garni, il est délicatement déposé, sur l’ouverture d’une jarre en argile. Le contenu est arrosé d’eau, de façon intermittente. Le « koundou », ainsi gorgé d’eau, suinte à un rythme espacé et régulier, dans la jarre. Le liquide ainsi libéré, est le « manchi ». Il est de couleur marron foncé, presque moiré. Son goût est sucré et rappelle celui du caramel. À le humer, de près, il sent la brise fluviale. Le fond du liquide, dans la jarre, est concentré et s’appelle « katou ». Il peut être considéré comme la confiture de « koundou ». Étalé sur les galettes ou le pain, il est délicieux. On l’utilise, également, pour garnir les fonds des outres en peau, dans le but de mieux conserver, le beurre de vache et lui donner un goût, particulièrement, bon. Le sirop de « koundou » appelé « manchi », est une boisson désaltérante, qui tonifie l’organisme, surtout après une journée de travail harassante ou pour rompre le jeûne. Il fait intégralement partie du patrimoine culinaire des Songhoy. Aujourd’hui, cette boisson est en voie de disparition. Elle est méconnue et oubliée. Nombreux sont les héritiers de la culture Songhoy qui ne connaissent, aujourd’hui, cette boisson, que par ouï-dire. Sa quasi-disparition est causée, également, par le désintérêt des producteurs qui préfèrent s’adonner à d’autres activités plus lucratives. La vulgarisation des boissons manufacturées a, aussi, fortement, contribué à la disparition du « manchi ». Celui-ci, fait aujourd’hui, presque figure de « boisson de musée ». Il faut sauver ce breuvage historique, en reprenant sa production et en le mettant au jour. MG/MD (AMAP)
Côte d’Ivoire : Décès du président de l’Assemblée nationale
Bamako, 08 mai (AMAP) Le président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, Amadou Soumahoro, est décédé, samedi 7 mai 2022, à l’âge de 68 ans, ont annoncé des sources officielles ivoiriennes. Le défunt souffrait d’un cancer de la prostate dont le traitement l’avait éloigné de son fauteuil parlementaire depuis un an. Né le 31 octobre 1953 à Séguéla, dans la région du Worodougou, dans le Nord du pays, Amadou Soumahoro, était député de la circonscription électorale de Séguéla, sous-préfecture, Bobi-Diarabana commune et sous-préfecture. Depuis le 7 mars 2019, le natif de Séguéla occupait le perchoir de la Côte d’Ivoire. Le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, très ému, s’est exprimé en ces termes sur son compte twitter : « La Côte d’Ivoire perd un valeureux fils, un homme de conviction et de devoir. Je perds un fidèle compagnon, un ami loyal et dévoué ». Et le président ivoirien d’indiquer que l’engagement et le parcours politique de « son jeune frère » et homme d’État ont marqué son pays. MD/MD (AMAP)
Éric Sékou Chelle nommé nouveau sélectionneur des Aigles du Mali
Bamako, 08 mai (AMAP) La Fédération malienne de football (Femafoot) a, vendredi 6 mai, a choisi un ancien international des Aigles, Éric Sékou Chelle, pour succéder à Mohamed Magassouba à la tête de la sélection nationale du Mali. A 44 ans, Éric Sékou Chelle a déjà entraîné US Boulogne dans le National 1 (D3 française) en plus de Marseille Consolat et le FC Martigues. Il est diplômé d’un Brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF). Le nouveau coach du Mali compte six sélections avec les Aigles en 2004 et 2006. Il devrait vite se mettre au boulot car ne disposant que trois semaines pour préparer les prochains matches de qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2023). Les Aigles accueillent le Congo à Bamako, le 4 juin avant se déplacer en Égypte pour affronter le Soudan du Sud, le 8 juin. Au total, 57 entraîneurs ont postulé pour diriger la sélection nationale. MT/MD (AMAP)

